Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Tu es la crème de mon café • Aleyde
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Mer 15 Mar - 17:25
Le Café Ecremeuh était empli de monde comme à son habitude. L'enseigne avait su se faire une place au sein de Voltapolis en jouant habilement sur une décoration résolument rétro tout en proposant tout ce qu'il y avait de plus chic et moderne. Les clients adoraient ce concept de déguster une boisson au nom presque imprononçable, ce qui le rendait original, dans le cadre d'un autre monde.

Libseth observait les mouvements de danse des clients se mouvant en contrebas, juché qu'elle était sur son tabouret à l'étage. La vue depuis sa place lui permettait d'observer les entrées et sorties d'un œil, l'autre consultant le flux continuels de SMS sur son portable. Même extirpée hors de son antre, la jeune femme ne brisait pas tout contact professionnel, discutant des derniers points constatés lors de son test. Un énième jeu tentant de se faire une petite place au sein des jeux de cartes interactives. Lisbeth n'en était pas spécialement friande mais elle n'allait pas dédaigner quelques Pokédollars.

Il y eut un mouvement en contrebas, quelque chose qui attira son regard comme un aimant. La Lumisienne se pencha en avant, le sourcil froncé, son œil tentant de percer la foule en quête du détail qui l'avait intrigué. Mais peine perdue. Lisbeth claqua de la langue, excédée. Elle avait eu cette fugace impression d'apercevoir une connaissance, une familiarité sur laquelle elle aurait bien aimer mettre le doigt dessus.

La sensation revint, lui serrant l'estomac lorsqu'une silhouette gravit les marches à la rencontre de l'étage. Quelque chose dans la démarche ravivait des souvenirs. Celle d'une enfant venue passer des vacances au sein des montagnes de Feranium. Un éclat d'originalité au sein d'un quotidien campagnard trop morne au goût de Lisbeth. Cette dernière ne put s'empêcher de se lever d'un bond, sa main serrant son téléphone comme si ce dernier représentait une bouée.

Sa voix explosa dans le café bondé stoppant net plus d'une conversation.

« Aleyde ! »

Il y eut un moment de flottement vite brisé par quelques rires face à cette scène, tandis que d'autres observaient sans mot dire. Lisbeth s'avança vers la jeune femme qu'elle avait interpellé au risque de passer pour un individu louche.

« Je suis Lisbeth. » asséna-t-elle en posant sa main libre sur sa poitrine. « Lizzie. » insista-t-elle en prononçant le surnom qu'on lui donnait enfant.
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Jeu 16 Mar - 17:56
    Encore une journée à courir partout mais malheureusement pas dehors. Ça commençait à être fatiguant de ne jamais être prise au sérieux, de devoir faire quinze bureaux pour obtenir un stupide papier, montrer son badge le double et tomber dans une impasse. Elle se battait pour pouvoir faire parti d'une équipe sur la recherche des fossiles, littéralement. Aleyde savait que ce n'était pas une parti de plaisir mais ne comprenait pas pourquoi c'était aussi difficile. Personne ne voulait de cette place. Mais certains ne voulaient pas d'elle. Trop peu conventionnelle il paraît. Le résultat était simplement qu'elle était coincée à Voltapolis sans pouvoir faire grand chose. Elle connaissait assez bien la ville, habituée à y voyager. Elle savait exactement là où elle devait se rendre : le Café Ecremeuh.

    Plein mais pas bondé, l'ambiance était semblable aux autres fois. Quelques clients dansaient, d'autres étaient assis en haut. Musique doucement électro, un peu lounge, un étrange mélange qui résonnait cependant terriblement bien entre ces quatre murs. Aleyde s'approcha du bar un grand sourire aux lèvres en se déhanchant joyeusement, finalement bien heureuse d'être ici. La serveuse était charmante. D'un sourire intéressé elle lui lança,

    « Un jus d'oranges pressées ! Avec des glaçons s't'eu plaît ! »

    Tentative avortée. Aleyde reparti avec son verre et un grognement de la serveuse, tant pis. En jetant un œil à l'étage il lui sembla distinguer une petite table vide, ce serait parfait. Une voix, souffle coupé.

    « Aleyde ! »

    Elle se retourna d'un mouvement vif. Observa, intriguée la jeune femme qui était face à elle. La dévisagea, avec bienveillance. Souriant. Il semblait que tout le café s'était arrêté pour observer ce face à face entre les deux jeunes femmes. Silence. Eclats de rire. Aleyde était absente, transportée. Son visage, elle le saisissait, son contour semblait familier. Elle ne sait pas pourquoi mais elle voyait de magnifiques montagnes.


    « Je suis Lisbeth. » Aleyde était toujours muette, ses yeux se mirent à s'ouvrir, émerveillés. « Lizzie. »

    Ce moment était absolument indescriptible. C'est comme si une vague d'émotion s'emparait de sa poitrine, écrasait son cœur, malaxait ses intestins et remplissait sa gorge En une demie-seconde tout revient à son esprit. Toutes les images percutantes, les souvenirs, les sons, les couleurs, ces odeurs enivrantes de la montage en été... Comment avait-elle pu oublier ? Comment avait-elle pu sortir de son esprits d'aussi jolis moments ?
    Aleyde fit un pas en avant, incapable de dire quoi que ce soit de plus. Intense. Intense dans tout ce qu'elle pouvait ressentir à cet instant précis. Elle vient serrer Lisbeth doucement dans ses bras. Étreinte fraternelle. Ses dreadlocks chatouillaient les joues de la jeune bêta-testeuse et elle avait presque enfoui son visage dans son épaule. Elle souriait et se sentait emplie de joie. A la fois violente, inattendue mais aussi apaisante et lumineuse.

    «Salut Lizzie... »

    Elle se redressa, quelques larmes aux yeux, riant silencieusement. Déséquilibrée elle avait renversé quelques gouttes de jus d'oranges sur ses vieilles baskets, qu'importe après tout.
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Ven 17 Mar - 16:48
L'étreinte lui assura qu'elle ne s'était pas trompée, que son intuition avait su déceler la petite fille tapie dans le corps de cette jeune femme. Lisbeth rendit cette approche réprimant un éternuement lorsqu'une des dreadlocks de Aleyde lui chatouilla le nez. C'était dingue, absolument dingue qu'elles aient pu se retrouver ainsi, par le plus des hasards, des années après. À la vue des larmes qui embuaient les yeux de Aleyde, Lisbeth lui tapota la joue de sa main libre.

« Ne pleure pas pour si peu, ma belle ! Allons. On va profiter de l'occasion pour fêter ça ! Allez ! »

Lisbeth agrippa Aleyde par le poignet, l'entraînant de force derrière elle jusqu'à la table qu'elle avait occupé auparavant. Sa consommation y trônait encore, aux côtés de son sac. La Lumirisienne insista pour que Aleyde prenne place sur un tabouret avant de se jucher sur le sien, coudes sur la table.

« Il va falloir que tu me racontes tout ce qui t'es arrivé depuis la dernière fois qu'on s'est vues. Ça remonte à … quoi... » Lisbeth compta les années mentalement, ses doigts pianotant en rythme sur la table. « … neuf ans. Oh mazette, neufs ! Je me sens vieille rien qu'à y penser ! »

Avec, pour accompagner le tout, la main allant se poser sur le front de Lisbeth en bonne dramaturge comme si un grand cataclysme venait de s'abattre sur elle. Celui des années la faisant passer du stade de petite fille à celui de femme mature. La main s'égara pour brasser l'air, chassant cette pensée de l'esprit de Lisbeth.

« Pourquoi on ne s'est pas revues avant, sérieux ? Je sais même plus comment on a perdu contact... »
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Ven 17 Mar - 17:49
    Aleyde essuya d'une main légère ses yeux embués. Lisbteh avait raison, malgré l'émotion il était inutile de pleurer. Elle renifla légèrement et rit. Elle rit d'elle même d'être aussi forte et sensible à la fois. Elle ressentait un plaisir immense à revoir la fille des montagnes, c'était magique. Elle s'assit sur le tabouret que lui avait sorti Lisbeth. En tailleur, équilibre qui semblait précaire pour les autres clients et pourtant terriblement confortable. Les coudes sur la table et le visage dans les mains elle l'observa s'installer avec un franc sourire.

    «Neuf ans ? Vraiment ? Déjà ?? »

    Aleyde pris quelques gorgées du jus de fruit. Elle avait changé Lisbeth. C'est vrai. Mais elle aussi ne devait ressembler en rien à ce qu'elle était il y a neuf ans. Elle se demanda même comment la bêta-testeuse avait bien pu la reconnaître. Heureusement qu'elle l'avait regardé.

    «Je ne sais pas... En y pensant ça semble incroyable. Je suppose que c'est ce qu'on appelle "la vie".»

    Aleyde ne put s'empêcher de lui sourire de nouveau. Elle avait raison : pourquoi ? Quelque part elle se sentait coupable, elle aurait pu appeler, envoyer une lettre, enfin faire quelque chose. Ce n'est pas qu'elle ne pensait pas à elle, c'était... Oh. C'était la vie.

    «Sinon, je ne sais pas, il s'est passé milles choses ! Je suppose que c'est pareil pour toi, j'ai vraiment failli ne pas te reconnaître... J'ai honte !» elle rit en se frottant le front, un peu nerveuse de lui avouer. «Je fais de la recherche scientifique maintenant ! J'essaie d'intégrer une équipe pour travailler sur les fossiles mais... C'est compliqué. Je ne sais pas trop pourquoi mais j'ai l'impression que certains ne veulent pas de moi et c'est fatiguant... Ils pensent que je suis folle !» elle ne put s'empêcher d'éclater de rire. Un rire franc et chaud, communicatif. Cette affirmation lui semblait si ridicule. «Et toi alors ? Raconte moi ~ !»
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Sam 18 Mar - 19:33
Lisbeth rit en chœur au trouble de Aleyde, à sa confession de ne pas avoir reconnu Lisbeth au premier abord. En neuf ans la petite fille avait grandi, délaissant ses éternelles tresses – coiffure pratique et fort commune à Feranium – et sa robe lui arrivant aux genoux pour plus de modernité, d'aplomb et une bonne dose de poussée de croissance. La Lumisienne écouta son amie d'enfance tout en veillant à ne produire aucun bruit malvenu en sirotant son café. L’orientation de Aleyde ne l'étonnait pas plus que cela. La jeune femme lui avait souvent parlé d'un oncle, grand modèle de savoir, mentor de son avenir. Qu'elle suive la même voie que lui sonnait juste.

Lisbeth fronça un sourcil, reposant son café si violemment que quelques éclaboussures vinrent marqueter la table.

« Ils te refusent pas, au moins, parce que tu es une fille ? Non parce que ça, hein, c'est pas légal. Sérieux. »

La Lumisienne laissa échapper un sifflement réprobateur, les dents serrées. L'injustice, c'était le truc qui lui tordait les entrailles et mettait ses nerfs en pelote. Lisbeth n'avait jamais su comprendre ces personnes qui jugeaient à l'apparence sans même voir les compétences de la dite-personne.

« Tu peux pas demander à ton oncle de t'aider à percer ? Il doit bien avoir un réseau. Vrai qu'après ça fait un peu entrée et force et je connais des gens, j'ai un laisser passer mais tu peux pas rester sur le palier éternellement. Ou... Ah ! »

Une idée venait de surgir dans l'esprit de Lisbeth, lui faisant écarquiller les yeux. Sa main frappa le rebord de la table.

« Je peux te filer le numéro de mon père. Il est pas chercheur mais comme il bosse dans la météo et tout le toutim, qu'il fait des thèses, il doit connaître des gens. Et si tu le dis que tu viens de ma part, t'inquiète qu'il dira oui. » Sourire appuyé d'un clin d’œil. « Il aidera toujours les amis de sa fille chérie. »

Mais pas que. Emmerich était homme à savoir donner sa chance à tout le monde et à repérer les talents. En attendant que Aleyde accepta, ou non, sa proposition Lisbeth raconta rapidement l'avancée de sa vie sur l'espace de neuf ans.

« Je me suis dégotée un job dans le domaine du jeu vidéo. Je les crée pas, mais je les teste. Histoire de corriger les bugs avant la version finale. Là j'ai un studio qui tente de créer un jeu de cartes virtuelles à l'effigie des Pokémons. La version numérique des vieilles cartes qu'on s'échangeait à la cour de récré. Ça casse pas trois pattes à un Canarticho mais je pense que ça aura son petit public. Je peux te montrer si tu veux. Ils m'ont envoyé la version portable. »
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Dim 19 Mar - 7:43
    Aleyde ne put s'empêcher de sursauter lorsque Lisbeth reposa son café sur la table avec tant de violence. Elle était cependant très touchée que son amie se sente aussi concernée par ses difficultés à obtenir un poste, elle ne put s'empêcher de sourire tendrement, se sentant réellement bien entourée. C'était plaisant de sentir que pour une fois on l'écoutait attentivement et on la prenait un poil au sérieux. Qu'on ne voyait pas que le clown en elle.

    « Je ne sais pas vraiment si c'est ça... Je crois juste que je me fais trop remarquer...» dit elle en secouant une des ses dreadlocks. « Et je crois qu'ils pensent tous que je suis un peu folle parce que j'essaie des expériences... peu conventionnelles. » ajouta Aleyde en riant.

    Elle buvait son jus d'orange à la paille, sans vraiment faire attention aux bruits qu'elle pouvait faire tout en écoutant attentivement Lisbeth. Son oncle ? Elle y avait pensé mais il avait déménagé dans la région d'Alola et n'avais gardé que très peu de contact avec les chercheurs d'ici. Ce n'est pas qu'elle ne pouvait pas compter sur lui mais ça n'aurait certainement aucune influence... Elle soupira.
    Lorsque la main de Lisbeth heurta la table elle fut tirée de sa rêverie et manqua de tomber en arrière, la position en tailleur n'était pas vraiment un équilibre stable. Elle rit et regarda son amie avec étonnement. C'est vrai que le père de Lizzie était lui aussi scientique... En météo. Aleyde ne put s'empêcher de se dandiner, et renversa la fin de son verre sur la table. Maladroite l'enfant. Elle épongea distraitement avec quelques serviettes en papier venant de la table des voisins qu'elle avait prises sans se soucier vraiment de leur avis.

    « Je... oh ce serait vraiment génial... C'est adorable Lisbeth...» Aleyde se contenait vraiment, dififcile de se pas monter sur la table pour faire une petite danse de la joie, elle se contenta d'ajouter avec excitation, comme un enfant, « Merci, merci beaucoup !!!»

    Elle l'écouta alors parler de sa nouvelle carrière, les jeux-vidéos. Amusant. Aleyde n'y avait jamais rien compris. Les nouvelles technologies et elle c'était... compliqué. Elle savait à peine se servir de la vieille cabine téléphonique qui lui servait de portable.

    « Wow ! Je ne comprends absolument rien aux nouvelles technologies et aux jeux-vidéos et compagnie. Je crois que j'ai raté le coche. Mais ça a l'air intéressant... Les cartes étaient plutôt chouettes ! Je suis très curieuse de voir à quoi ça peut ressembler...»
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Lun 20 Mar - 17:18
« Je t'amènerais à Feranium si tu veux. » glissa Lisbeth face à l'explosion de joie de Aleyde, heureuse de la voir si vite reprendre de la graine. Lisbeth se doutait que, dès qu'elle mettrait son amie et son père en contact, ils se lanceraient dans une discussion obscure emplies de théorèmes, de chiffres et d'expériences. La Lumisienne avait haussé un sourcil lorsque Aleyde avait précisé ses expérimentations, se demandant ce que la jeune femme entendait par peu conventionnelles. Néanmoins Lisbeth faisait assez confiance à Aleyde pour éviter de penser au pire des schémas.

Prenant son portable Lisbeth lança l'application. Rapprochant son tabouret de celui de Aleyde jusqu'à être coude à coude auprès d'elle, la Lumisienne posa le portable sur la table, faisant défiler les écrans du bout de l'index.

« Là, tu vois, c'est comme une table de jeu avec, en bas, ton plateau, en haut celui de l'adversaire. Pour les cartes tu en obtiens en gagnant, en achetant des packs. Pour l'instant ils ont installés des cartes à l'effigie des Pokémons communs. Rattata, Roucool, tous ceux qu'on croise facilement. Pour les légendaires ce seront des cartes très rares. Je pense qu'on les gagnera avec des événements. Tu veux essayer ? »

Lisbeth poussa le portable vers Aleyde.

« T'inquiète pas pour le score, c'est encore en bêta. Tu vas voir, ils ont fait des animations selon les cartes. Genre la Salamèche envoie des boules de feu. Je change de sujet je sais mais... En fait, tu veux faire sur tes recherches sur quoi ? J'y connais trop rien. Je sais qu'on a des montagnards et des archéologues à Feranium qui fouillent dans de la roche... »

Lisbeth avait gonflé les joues, se rendant compte combien elle était novice dans ce domaine.
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Mar 21 Mar - 17:18
    Aleyde dansa encore un peu plus sur sa chaise à la simple affirmation de Lisbeth. Bien entendu qu'elle voulait aller à Feranium. Elle n'en gardait que de bons souvenirs. La montagne l'été, l'a douceur du vent, la beauté et la sérénité des lieux. Elle n'avait gardé que quelques images de ces vacances passées enfant mais quelles images. Un merveilleux coup de cœur, un lieu pur, minéral.
    Aleyde restait attentive lors des explications de Lisbeth, fixant son téléphone avec une concentration incroyable, presque religieuse. Elle tentait de se souvenir des règles, de comment on jouait avec ces fameuses cartes. Elle avait oublié, c'était triste, mais aucun doute que ça reviendrait vite.

    « Je peux...? C'est cool, merci. »

    Aleyde prit avec une délicatesse infinie l'objet de haute technologie pour le positionner devant elle. A l'image de nombreuses vieilles personnes, ses deux indexes étaient dégainés, prêts à sérial-cliquer sur l'écran avec une dextérité hors du commun. Aleyde faisait de son mieux pour rester concentrée sur le jeu et sa conversation avec Lisbeth en même temps... Elle ne put s'empêcher de rire un peu à l'évocation des montagnards qui fouillaient la roche.

    «Je... Disons que ça se rapprocherait plus de l'archéologue.» Elle fit une pause un instant, visiblement concentrée sur le jeu. «J'aimerais assez pouvoir... allez extraire... les fossiles.» Aleyde tirait la langue à l'image d'un enfant qui est dans sa phase de concentration maximale. «Mais je voudrais aussi... AAHHH ! SUR QUOI J'AI APPUYÉ ..? Ah, heu ok, non c'est bon. J'aimerais aussi, les étudier. C'était dire... Erf, je... je crois que je perds. C'est à dire... Savoir comment ils se forment, comprendre leur structure...» Elle soupira et recula un peu, levant le nez de l'écran. «J'ai perdu.» Elle ne put s'empêcher d'éclater de rire. «Et comprendre le véritable mécanisme de leur réveil.»

    Aleyde rendit son téléphone à Lisbeth sans manquer de la remercier et finit son jus d'orange d'un coup. Comme assoiffée, épuisée par le jeu qui venait de lui être présenté.

    «C'est éprouvant ton truc ! Tu en testes beaucoup ? Comment s'organisent tes journées ? Tu dois faire des rapports ? Comment ça t'es venu cette idée..?»

    Les enfants posent plus de cent questions par jour...
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Mer 22 Mar - 17:11
Lisbeth avait acquiescé aux paroles de Aleyde tout en se mordant la lèvre pour ne pas rire à la voir aussi concentrée sur le jeu. On aurait dit une enfant qui, penchée sur le plateau de Docteur Maboul, cherchait à extraire un foie en plastique sans toucher les bords électrisés. La Lumisienne tapota l'épaule de Aleyde lorsqu'elle avoua sa défaite.

« Tu t'en es bien sortie. Surtout pour une première fois. »

Lisbeth éteignit le jeu, retournant sur l'écran principal. Vérifiant qu'elle n'avait reçu aucun message entre temps, elle porta sa boisson à ses lèvres, en vida les dernières gouttes. Elle répondit à Aleyde avec un haussement d'épaules.

« Et encore tu n'as pas essayé un jeu de tir. Ou un MMO. Ça peut te bouffer l'énergie plus vite qu'une journée  de cours. Et le temps, hola... Je ne t'en parle même pas. Tu penses courser du Gruiki depuis quinze minutes pour accomplir une quête et, au final, tu te rends compte que tu y as passé la journée. »

Petit sourire contrit de celle qui venait d'évoquer là sa propre expérience. Lisbeth se souvenait encore aussi, plus jeune, des remontrances paternels alors qu'elle passait son temps libre sur l'ordinateur n'entendant pas, ou ignorant délibérément, les heures de repas. Devenue adulte elle pouvait désormais gérer son planning comme elle le souhaitait- - à ses propres risques et périls.

« Je me mets au travail dans la matinée après fait les bricoles d'usage comme le ménage, tout ça, histoire d'avoir la tête libre. Je fais une première session jusqu'à midi, puis j'en relance une mais en notant tout ce qui ne va pas. Les améliorations à faire, les bugs qui se déclenchent et qui empêchent de bien jouer... Je passe mon temps sur un jeu maximum une semaine avant d'envoyer un rapport à mes employeurs en détaillant tout ce qui ne va pas. Parfois je dois répéter le schéma s'ils m'envoient une version corrigée. C'est un peu comme tester plein de modèles de voiture jusqu'à ce que la dernière soit la bonne et puisse être mise sur le marché. »

Lisbeth se rendit compte que, exprimé ainsi, son travail devait paraître carrément rasoir.

« Ce qui est sympa dans ce métier c'est que tu peux toucher à plein styles de jeux. Avant tout le monde. J'ai toujours aimé l'univers du virtuel. Toute ce brassage de créations possibles. Les jeux vidéos c'est un peu ma passion. J'adore cumuler de l'expérience, défier des gens, atteindre un score, décrocher des trophées... » Haussement d'épaules. « C'est peut-être pour ça que je veux faire la course aux badges. »

Lisbeth finit par claquer des mains.

« Est-ce que ça te dit de prendre un peu l'air ? Tu connais déjà Voltapolis ? »
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Mar 11 Avr - 9:46
    Aleyde sourit. Elle était gentille Lisbeth, elle n'avait pourtant pas à faire de remarque, ni même à mentir sur sa performance, qui était, et elle en avait bien conscience : un peu risible. Le premier môme qu'elle aurait attrapé dans la rue aurait certainement été bien meilleur, plus efficace et aurait littéralement explosé son score. Qu'importe, c'était très bien comme ça.
    Elle ne put s'empêcher de rire quand son amie d'enfance se mit soudainement à lister tous les autres types de jeux et diverses actions... enfin vous voyez quoi, son expérience. Aleyde n'y comprenait rien. Mais voir l'enthousiasme et la sincérité de Lisbeth lui faisait entrapercevoir ce monde digital et comprendre, même ne serait-ce qu'en surface les problèmes évoqués.

    En balançant son buste de gauche à droite Aleyde écoutait la journée type de Lisbeth... Le ménage, merde, ça faisait un moment qu'elle aurait dû le faire mais la poussière s'accumulait. C'était comme ça, elle était comme ça, toujours à reporter les choses au lendemain. On verra plus tard. Finalement demain donnait toute cette pile de trucs à jamais et c'est ainsi que le ménage n'avait pas été fait dans son petit appartement depuis bientôt un mois.
    Aleyde comprenait bien l'idée de la voiture, de tous ces test, c'est comme une expérience. Quand on veut reproduire un phénomène qu'on a observé sans savoir ce qui lui a donné naissance. Elle sourit. Lisbeth faisait un peu de la science quelque part.

    «Je crois que j'ai le truc, ça peut ressembler à ce que je fais dans mon labo parfois... » Sourire, yeux au plafond, âme qui vagabonde. Le labo...

    Aleyde imaginait bien Lisbeth courant après les badges, défiant les plus grands champions... Ca lui allait bien. C'était dans sa veine. Elle la fixa un instant, peut-être un peu trop longtemps et sourit en hochant la tête. Oui, c'était elle.

    « Yep ! Ca me dirait bien de bouger ! J'ai eu l'occasion de venir plusieurs fois à Voltapolis mais c'était plutôt pour le travail. Je suis novice en terme de tourisme. On file ?»

    A ces mots Aleyde bondit littéralement de sa chaise et dévala les escaliers tout en vérifiant que Lisbeth la suivait. Elle ne tenait pas en place l'enfant. A la sortie du café, elle tint la porte à sa "vieille" amie, enjouée et impatiente. En route pour de nouvelles aventures.
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Mer 12 Avr - 18:28
C'était parti ! Lisbeth dévalait les marches sur les pas de Aleyde, les pans de son veston ouvert claquant dans la brise nocturne lorsqu'elle sortit du café. La nuit était déjà bien avancée. Ce qui n'empêchait pas Voltapolis de briller de mille feux, illuminé par tous les cafés et boîtes de nuits qui tournaient à plein régime. Sans compter les supérettes, importées d'autres régions, qui maintenaient leurs services 24h sur 24. En fait le choix était tellement vaste que Lisbeth ne savait pas vers où se diriger, ou du moins amener son amie. Sûrement pas un café, elles en sortaient tout juste.

« Qu'est-ce qui te brancherait Aleyde ? À Voltapolis ça grouille de boîtes de nuits et y a un peu de tout. Du vintage club, de la music house, de l'electro... Bon vu nos tenues respectives on va éviter les boîtes trop cotées. De toute façon elles sont trop chères. Un verre là-dedans ça coûte l'équivalent d'un bras. »

Lisbeth avançait dans l'avenue tout en devisant, marchant le long des lampadaires qui éclairaient la voirie. Plus d'un fêtard croisait leur route, souvent des groupes d'amis qui parlaient, voire chantaient selon leur taux d'ébriété. Rien de bien méchant. Juste de l'exaltation poussé à son paroxysme.

« On a aussi des salles d'arcade mais je pense pas que ce soit ta came. Mais si tu veux un peu t'éloigner de la grande frénésie de Voltapolis on peut, peut-être, dégoter un coin au calme. Je ne dis pas que ce sera gagné. Voltapolis vit la nuit, c'est à croire qu'ils sont tous des animaux nocturnes dans cette ville. »

Comme pour parachever le discours de Lisbeth une voiture passa en claironnant sur la route, le conducteur appuyant sur le klaxon et ses amis hurlant des chansons, en passant la tête par les vitres baissées. Lisbeth secoua la tête.

« J'espère qu'ils vont pas causer un incident, les inconscients. »
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Lun 17 Avr - 15:01
    La ville de nuit était sublimes. Une myriade de lumières éclairaient les pavées, à faire rougir les étoiles du ciel de la campagne. Tout semblait vivant, une ville qui ne dort jamais. Aleyde était émerveillée. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle venait ici mais probablement la première fois qu'elle prenait réellement le temps de regarder. La ville usuellement ce n'était pas ce qu'elle préférait. Et pourtant, qu'est-ce qu'elle était belle en cette nuit de printemps. Elle était encore plus excitée qu'une enfant dans une fête-foraine Aleyde, jamais fatiguée.

    «Ahah, non, les boîtes trop cotés, c'est pas trop mon truc, même bien habillée, j'ai essayé une fois et je me suis faite jetée au bout d'une dizaine de minutes... Trop bruyante d'après eux. » Elle rit en se souvenant du fiasco que ça avait été. Jamais, plus jamais, même pour faire plaisir à la plus jolie des filles.

    Voir tous ces gens heureux, même un peu éméchés, titubants parfois, ça lui donnait le sourire. La vie était merveilleuse, un véritable don. Le nez en l'air elle observait chacun des détails de l'architecture et des panneaux publicitaires. Ils vendaient tout et n'importe quoi. Mais surtout des choses dont personne n'avait besoin... Pourtant qu'est-ce qu'ils gagnaient bien leur vie ces idiots. A vendre, vendre, créer un besoin qui n'existe pourtant pas, chez personne. Sérieusement, qui a besoin d'un produit vaisselle qui sent la fleur de Joliflor ?

    « Hmm... En vérité j'aimerais assez que tu me fasses vivre une soirée "typique" pour toi. J'ai envie de voir les lieux où tu aimes aller et découvrir un peu... ton quotidien ? » répondit-elle après mure réflexion.

    L'instant d'après une voiture en véritable excès de vitesse passe à côté d'elles. Le conducteur était visiblement bourré et ses amis aussi... Ca sentait l'accident. Ils furent stoppés à un feu rouge juste en bas de la rue... Pile le temps de ...

    « T'inquiètes aucun risque... »

    Ni une ni deux Aleyde courut près du feu rouge. Elle tenta de se faire assez discrète pour ne pas être repérée par les passagers du véhicule. Sans un bruit elle s'accroupit et sortit un couteau suisse d'une des poches de son sac. Avec une dextérité étonnante elle sortit le poinçon et éventra littéralement un des pneus, apparemment neuf de la voiture. Après avoir étouffé un rire et fait un clin d’œil espiègle à Lisbeth elle se releva en douceur et se mit à marcher dans le sens inverse, revenant de là où elle venait, comme si de rien n'était.
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Jeu 20 Avr - 19:16
Pour le coup Lisbeth était proprement estomaquée par ce que Aleyde venait d'accomplir. Les occupants de la voiture n'avaient rien vu en partie à cause de la dose de Soda Cool additionnée d'alcool présent dans leur sang, mais aussi par l'obscurité qui avait permis à Aleyde de se muer en ombre. La surprise de Lisbeth se mua en rire nerveux lorsque, la voiture tentant de démarrer, le conducteur remarqua que quelque chose clochait. Et que, sortant de son véhicule, il découvrit l'incident sous les rires hilares de ses amis.

« Tu es folle. » souffla Lisbeth lorsque Aleyde la rejoignit, masquant son sourire du mieux qu'elle pouvait, tournant dos à demi au groupe de garçons.

L'affaire n'avait rien de véritablement méchant, juste une leçon donnée à quelques fêtards. D'ailleurs leurs cris génèrent si bien un des résidents proches qu'une fenêtre s'alluma. Une silhouette se pencha à son balcon et, en deux temps trois mouvements, laissa son Carapuce déclencher un Pistolet à O qui submergea le groupe de fêtards aspergeant, au passage, Lisbeth et Aleyde. La jeune femme tira son amie par le bras pour l'empêcher de finir sous la trombe d'eau mais ne put leur éviter quelques éclaboussures. Les fêtards, eux, se réfugièrent dans la voiture, tout bonnement estomaqués.

Lisbeth regarda Aleyde et elle-même, tour à tour, de bas en haut.

« Je crois qu'on est bon pour un changement de tenue. Sauf si tu caches un Salamèche sous ton tee-shirt. »

Et mieux valait ne pas se reposer sur Citrus – encore tout bébé il ne sortait de sa Pokéball que pour se réfugier auprès de sa dresseuse.

« Je vais te conduire chez moi et te filer une tenue. C'est pas très loin d'ici. Et tu verras une partie de mon quotidien. » ajouta-t-elle avec une œillade.

Tournant dos à la rue partiellement inondée, Lisbeth guida son amie à travers voies et ruelles jusqu'à obliquer au sein d'un quartier plus résidentiel. Débloquant l'entrée d'un immeuble, gravissant par l'ascenseur jusqu'au cinquième étage, Lisbeth ouvrit la porte de son domaine. Un appartement chiche mais confortable, assez grand pour vivre commodément à deux – si on ne craignait pas la promiscuité. Ôtant ses chaussures dans l'entrée, Lisbeth fit les présentations.

« La salle de bains est juste là. Je vais te dénicher quelque chose dans mon armoire. Tu peux t'installer dans le... salon/salle à manger/bureau. T'inquiète j'ai pas de petit linge qui traîne, et si y a des résidus de repas c'est sur mon bureau. Le sofa est clean. »

Laissant Aleyde prendre ses aises au sein de la tanière, Lisbeth se rendit tout droit à sa chambre.

« Tu as besoin d'une tenue complète ? » demanda-t-elle à demi engouffrée dans la pièce.
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Ven 21 Avr - 4:59
    Aleyde sourit devant la réaction de Lisbeth. Elle avouait que c'était osé mais ça valait le coup. Folle ? Elle l'était probablement un peu, elle ne répondit que par un clin d’œil, retenant son rire pour ne pas se faire trop remarquer. Les types étaient véritablement en colère mais pour le coup... Ils l'avaient mérités. Faire la justice soit-même n'était pas la solution, Aleyde le savait... Mais c'était vraiment satisfaisant.
    Leurs cris ne firent que s'amplifier et double punition. Ils furent littéralement douchés par le pistolet à O d'un des résident. Attaque qui mouilla aussi Aleyde et Lisbeth, faisant quelques dégâts. Eclats de rire.

    « En effet, je crois que nous y sommes condamnées... Mon Goinfrex ne pourra pas nous aider.» Aleyde regarda Lisbeth qui avait toute une jambe de son pantalon mouillée ainsi que le haut de son tee-shirt. Pas de chance. Aleyde n'avait pas mieux résisté à l'attaque aquatique.

    La scientifique sourit et s'empressa de suivre Lisbeth, elle ne pouvait attendre de voir à quoi ressemblait son lieu de vie. Elle se sentait malgré tout un peu gênée, comme un intrus. Mais... C'était quelque part une invitation.
    L'appartement n'était pas immense mais accueillant. Aleyde rit, c'était quand même bien mieux rangé que chez elles où se chevauchaient livres et publications, où trainaient par terre quelques cartons qu'elle n'avait pas eu le temps de mettre à recycler.

    « Merci beaucoup, le canapé me semble bien confortable... » Sans attendre son reste elle s'y enfonça en faisant attention à ne pas le mouiller « Yep s'il te plaît, le bas du pantalon est trempé... »

    Aleyde regarda calmement autour d'elle et sauta sur l'occasion de laisser un petit mot, elle avait remarqué des post-it sur le bureau et quelques feutres qui trainaient. Elle y dessina rapidement une petite tête de goinfrex et laissa un message. "Merci pour la dose d'aventures en les vêtements sec !" Elle se dépécha et le colla sur l'écran de l'ordinateur portable qu'elle prit bien soin de refermer dans abîmer. Alors qu'elle entendait des pas dans le couloir, elle revient dans le sofa. Juste à temps, Lisbeth arriva dans le petit salon avec des vêtements à elle.

    Aleyde la remercia et se dirigea vers la salle de bain qui lui avait préalablement indiquée par la dresseuse pour les enfiler. Elle revient quelques instants après, riant, comme changée par la nouveau style vestimentaire, avec un petit rire amusé elle ajouta sur un ton qui se voulait moqueur et cliché :

    « Bon, de quoi j'ai l'air ? »
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Ven 21 Avr - 20:00
Lisbeth avait choisi le vêtement au jugé se disant que la constitution de Aleyde devait être peu ou prou la même que la sienne. Ce fut ainsi que son invitée se vit gratifiée d'un pantalon de jogging fluo estampillé d'un imprimé Chetiflor sur une des jambes. Le genre de tenue que Lisbeth portait pour traîner chez elle ou sortir le temps d'aller à la supérette à l'angle de la rue, ou prendre son café au Starbocks en face de chez elle. Lisbeth fit mine de regarder la jeune femme de bas en haut, ses doigts formant un simulacre d'écran.

« Le jaune pétard Psykokwak t'éclaire le teint ! » Plus sérieusement elle ajouta. « Je te le prête. Tu me le rendras à l'occasion. »

Lisbeth s'engouffra, à son tour, dans la salle d'eau. En quelques mouvements la jeune femme ôta ses vêtements pour se retrouver en tenue d'intérieur – sweat à capuche de Laporeille et pantalon lâche qui avait connu des meilleurs jours. La jeune femme ressortit non sans oublier de libérer sa petite starter. La Croquine courut, de toute la force de ses petites pattes, pour suivre sa dresseuse qui se laissa tomber dans le sofa.

« Bah voilà. » annonça-t-elle en écartant les bras. « C'est chez moi. Et là... » précisa-t-elle en désignant son bureau, la tête renversée en arrière. « … c'est mon lieu de travail. »

Lisbeth releva la tête, rassemblant ses genoux contre elle pour finir par s'asseoir en tailleur, sa Croquine se logeant entre ses cuisses.

« J'y pense, ton Goinfrex il devient quoi depuis le temps ? Il a évolué ? »

Si c'était le cas, mieux valait pas que Aleyde le libère au sein de l'appartement. Lisbeth y tenait à ses petits biens matériels et ne voulait pas les voir écrasés sous la masse engraissée d'un Ronflex.
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Mar 25 Avr - 9:38
Aleyde de pouvait s'empêcher de rire de ce pantalon de jogging absolument seyant. Au moins, lorsque Lisbeth allait courir, si elle courait, elle ne risquait absolument pas de se faire écraser, et même de nuit. La scientifique revint d'assoir confortablement dans le sofa. Il fallait avouer qu'elle se sentait bien, un peu comme dans un pyjama bien chaud à la maison.

« Promis, quoi qu'il me va tellement bien que j'aurais presque envie de te le voler...» Rire.

Lisbeth passa à son tour dans sa salle de bain, revenant elle aussi dans une tenue décontracté. Son pull aux oreilles de Laporeille fit rire Aleyde. C'était typiquement le genre de vêtement auquel elle s'attendait. C'était vraiment elle.
Elle libéra sa petit Croquine, adorable pokémon. Aleyde l'observait avec curiosité et bienveillance. C'était totalement le genre de petit Pokémon mignon qu'elle aurait aimé avoir quelques fois. Probablement plus calme que son Groinfex. Mais elle ne regrettait rien, le ventre sur patte animait bien ses soirées.

« Tu dois vraiment être bien ici ! »

Lorsque la petite boule rose vint se loger entre les cuisses de Lisbeth, Aleyde tendit la main vers elle avant de demander à son amie,

« Je peux ? » Puis elle rit à la question de Lis. Non évidemment, il n'avait pas évolué... Est-ce que cela arrivera un jour. Elle se demanda un instant si elle avait la place. Probablement, mais ce qui l'inquiétait surtout c'était son comportement. Il allait lui ramener des falaises.

« Hum il va très bien ! Bon par contre, je ne vais pas te le sortir ici à moins que tu acceptes une tornade dans ton appartement ! Et non, il n'a pas encore évolué... Je dois t'avouer que ça m'angoisse un peu. Il est déjà plutôt... original et dissipé alors j'ai peur qu'avec 150 kilos de plus et un volume quadruplé ce soit difficile à gérer. » Elle réfléchit un instant. « Je suppose que je devrais surtout lui faire confiance... Après tout, je sais qu'il m'aime. Et je pense qu'il se rendra probablement compte...» Tout en regardant la petit boule rose qui semblait bien joyeux et épanouie elle ajouta, comme si elle s'adressait à la Croquine, « Et toi alors ? Comment ça va ? »

Aleyde s'étira, se mettant en boule au creux du sofa, elle commençait à se sentir assez fatiguée. Il faut dire que la journée avait été remplie d'émotions, mais quelle joie de retrouver Lisbeth. Elle sourit, l'esprit un peu ailleurs puis se mit à bailler. Elle espérait ne pas être trop envahissante.
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Mer 26 Avr - 4:17
« Vas-y. » l'encouragea Lisbeth, Citrus s'avançant d'elle-même auprès de la main de Aleyde. La Croquine était peureuse certes, mais elle percevait bien que la jeune femme ne dégageait aucune onde malveillante à son encontre. Lisbeth écouta son amie discuter à propos de son Goinfrex et ses inquiétudes concernant son évolution future.

« Dis-toi qu'il sera bien pratique comme lit. Comme dans ce vieux dessin animé Mon voisin Ronflex. Tu te souviens de la scène de la petite fille qui dort sur son gros ventre ? Avec ça pas besoin de chercher une chambre d'hôtel. Je me demande quelle sensation ça fait. Ce doit être comme un oreiller bourré au coton de Doudouvet... » émit Lisbeth en hypothèse.

À en parler ça donnait envie d'effectuer un test mais, pas de chance, aucune d'elles n'avait un Ronflex sous la main. Tout juste une Croquine qui répondait aux sollicitations de Aleyde par des petits cris joyeux, frottant le sommet de son crâne contre la paume de Aleyde. Avant d'émettre un bâillement rapidement suivi par Lisbeth. Réaction en chaîne depuis le bâillement proféré par Aleyde. Lisbeth se leva du sofa, se frottant un œil.

« On parle, on parle et je te vois t'assoupir. Si je fais rien, je vais te retrouver roulée en boule comme un gros Persian. Tu veux passer la nuit ici ? Ça t'évitera de payer une chambre dans un hôtel. Bon je dis mais, si ça se trouve, tu crèches déjà quelque part. Mais... disons que ça t'évitera de te balader seule, dehors en pleine nuit. Et comme ça on se fera un brunch ensemble demain matin. »

Certaine que Aleyde allait accepter cette proposition d'hébergement, Lisbeth continua tout en faisant le tour du sofa.

« Je peux te laisser mon lit pour la nuit, si tu veux. J'aurais qu'à ouvrir le clic-clac pour moi. » conclut Lisbeth en frappant le sofa du plat de la main.
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Mer 26 Avr - 8:55
Tout en câlinant la Croquine avec douceur, Aleyde écoutait parler Lis' un peu nostalgie. Mon Voisin Ronflex, combien de fois avait-elle pu regarder ce film étant enfant ? Des centaines de centaines de fois. La scientifique se mit à rire de bon cœur.

« Mais oui ! Excellente idée ! Je pourrai virer mon vieux clic-clac tout cassé, ce sera un vrai lit ! Probablement bien moelleux et confortable... Promis quand il aura évolué je te ferai tester. »

Lisbeth semblait elle aussi fatiguée, elle se mit à bailler en réponse. Les yeux d'Aleyde avaient bien du mal à rester ouverts mais les sollicitations de Citrus l'aidaient à garder le cap. Ne pas s’effondrer tout de suite. A y songer, heureusement que Lisbeth et elle n'étaient pas parties en boite ou dans un quelconque autre lieu de fête. Il aurait certainement fallu ramener Aleyde en la traînant par les pieds.

« Wow, merci beaucoup pou l'invitation ! » C'était excitant. Aleyde avait l'impression d'avoir de nouveau une dizaine d'année et d'être invitée à une pyjama party. « Honnêtement ce serait avec plaisir. Je n'avais pas encore réservé d’hôtel ou quoi que ce soit. Je comptais trouver une petite auberge de jeunesse ou un BnB de dernière minute...  » Des pailettes brillaient dans les yeux d'Aleyde. « UN BRUUUNCH ! » C'était typiquement les genre d'activités auxquelles elle adorait participer sans en avoir forcément le temps. « J'irai faire deux trois courses demain matin dans ce cas. » proposa-t-elle « Tu me loges déjà, tu ne vas pas en plus tout préparer... »

Un peu revigorée par la proposition de Lisbteh, la jeune-femme se leva et s'étira. Il était hors de question qu'elle prenne le lit de son amie. Elle dormirait très bien sur le sofa. Après tout, c'est ce qu'elle faisait la plupart du temps.

« Nope, je prends le clic-clac, c'est parfait pour moi. »

Il fallait avouer qu'il était moelleux ce canapé. Lorsque Lisbeth fut levée à son tour Aleyde n'attendit pas pour déplier avec soin le sofa. Délicatement, pas comme une brute pour éviter de le casser. Elle était plus méticuleuse avec les affaires des autres qu'avec les siennes. Gros bourrin. Elle courut vers son sac et sortit un petit sac de couchage qu'elle déplia et jetta négligemment sur le lit d'appoint. Très fière d'elle, elle fit un grand sourire à Lisbeth.

« TADAAAAAM ! Je pense que je vais très très bien dormir. Encore merci Lis'...»
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Ven 28 Avr - 18:43
La proposition du brunch avait touché Aleyde en plein cœur – ou plutôt en plein estomac. Lisbeth n'était guère étonnée et se fit la réflexion que ce trait de la jeune femme devait souvent entrer en accord avec celui de son starter. Son invitée la prit de court en dépliant son sac de couchage. Et la jeune femme semblait si heureuse d'avoir un tel couchage que Lisbeth n'eut pas le cœur de lui proposer drap et couverture. Elle lui sortit tout de même un des oreillers qu'elle utilisait elle-même dans son lit.

« Ce sera plus agréable. » précisa-t-elle, façon implicite pour pousser son invité à accepter. « Si jamais tu te réveilles avant moi, fais comme chez toi. Allez, bonne nuit ! »

Ultime clin d’œil de la part de Lisbeth avant de quitter la pièce à vivre pour rejoindre son lit, sa Croquine se glissant sur un coin d'oreiller à partager. La jeune femme s'endormit rapidement, à poings fermés.


Au matin Lisbeth se réveilla le cheveu complètement ébouriffé, un filet de salive reliant sa bouche à son oreiller. S'essuyant les lèvres du revers de la main, la jeune femme se leva, laissant sa Croquine mener grasse matinée. À petits pas pour ne pas réveiller son invitée la jeune femme traversa le salon, sauta par-dessus le sac de Aleyde jusqu'à rejoindre la cuisine. Lisbeth en ouvrit le frigo, réprimant un frisson en sentant le froid du frigo lui picoter l'épiderme de si bon matin. L'inspection continua au sein des placards.

Percevant un mouvement, Lisbeth se retourna.

« Aleyde ? »

La lumière parvenait seulement vaguement des persiennes. Lisbeth plissa les yeux tentant de percevoir une silhouette.

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