Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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comme un homme (LOUIS)
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Jeu 14 Sep - 6:21

Mon regard toisa calmement les trois petites frappes devant moi. Peut-être n'aurai-je pas dû tenter de leur subtiliser leur porte-feuille. Ils faisaient craquer leurs phalanges dans des airs menaçants, qui faillirent me faire rire ; ils ne voyaient pas, ne percevaient pas mon corps souple comme un roseau et tendu, prêt à se détendre dans des coups vifs. J'étais née pour me battre. Qu'auraient-ils dit si ils avaient appris que, sous mon costume de serveur, ma chemise, mon veston, se cachait la poitrine d'une fille, le coeur d'une dame ? Peut-être auraient-ils hésité. Mais l'hésitation ne faisait pas partie de mon vocabulaire.

Dans un agréable craquement, ma main se détendit vers un nez ; un flot de sang se répandit, mais déjà mon appendice n'était plus là. Je m'étais jetée vers la droite, esquivant à l'instinct les coups éperdus et hébétés. Leur surprise allait leur valoir quelques hématomes. Déjà, l'homme au nez cassé tentait de retenir son carmin vital, dans des cris risibles.

— Comment ai-je pu me louper, avec de tels empotés ?

Ma voix était même éraillée, un rien grave. Et surtout d'un dédain glacial. J'étais pourtant habituée à voler. Bah, une bagarre de plus ou de moins.

Pourtant, leur nombre leur donna un instant l'avantage : nez cassé me donna un coup dans le tibia, et distraite, un coup à ma tempe me fit voir trouble. Dans un grognement digne de Toto, mon rocabot, je heurtais l'un dans le ventre, mon épaule en avant ; je sentis son souffle se perdre dans l'air, alors que mon os poussait, le cognant contre le mur de la ruelle où nous nous étions perdus.

— Putain, mais t'es un ninja ou quoi ? On va te marrave, gamin !

L'énervement rendait leurs gestes lents, maladroits, ou débiles de force. Le secret restait dans la maîtrise. Si ils ne contrôlaient ni leurs gestes, ni leur respiration, ni leurs émotions, ils finiraient à terre, détroussés. Je repoussai mes cheveux en arrière d'une main éclaboussée de sang. Un coup de pied en arrière, souplement, envoya l'autre s'éloigner ; loin de s'avouer vaincus, ils m'entourèrent comme des apitrinis autour d'un peu de miel. Mes yeux, froids et distants, leur lancèrent des éclairs. Le sourire qui ourla mes lèvres était sans joie.

— L'entêtement, c'est une qualité, même quand on est bête comme ses pieds.

Du sang, sur mes doigts, à ma tempe. Le mien, le leur. Ils étaient bien trop bruyants pour des racailles : avaient-ils réellement l'habitude d'user de leurs poings ? Ils encaissaient comme des sacs de sable, sans réactivité. Passifs comme ils l'étaient, ils avaient sûrement l'habitude de frapper quelques coups avant de voir leurs désirs assouvis. Mais j'avais pris l'initiative. J'avais tenté de les voler - ils essayaient de reprendre leur égo, leur territoire. Chiens qu'ils étaient, humains qu'ils étaient. Je les haïssais, non pour leur sexe mais pour leur race. Si j'avais été un pokémon, je les aurai dévoré, souillure du monde sur leurs deux pattes branlantes.

— Si vous n'arrêtez pas, je me fâche.


Je ne faisais que jouer. Je n'étais pas sérieuse - mais je pouvais le devenir. Les lumières ornaient mes pupilles vertes comme l'émeraude, pâles, de reflets rougeâtres. Les trois hommes frémirent, hésitants - je souriais de toutes mes dents. Peut-être la foule au-delà avait-elle entendu des cris, mais ce n'était pas les miens. J'avais déjà trop pleuré, autrefois, pour verser quelques larmes pour un peu de douleur. Ils s'élancèrent vers moi, couverts de sang et de contusions, et essayèrent de tirer avantage de leurs positions. Un coup sur mon épaule me fit serrer les dents ; on ne s'en sortait jamais indemne. Mais ils allaient payer - la facture pour leur simple existence allait se révéler aussi salée que leurs larmes et leur sang.  

Un peu de bruit dans la ruelle détourna mon attention, et un coup de poing heurta ma lèvre inférieure ; ma bouche s'emplit d'un goût cuivré. Je retins de cracher - mon regard voilé d'un peu de sang observait des silhouettes approcher. Une forme ? Deux ? J'y voyais mal, mon regard troublé par la douleur à ma tempe. Je me redressais, les dents dévoilées par mes lèvres retroussées, grondante comme une malosse enragée.
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Jeu 14 Sep - 7:13
« Gnn.. Atchoum ! »

Coup d’œil à gauche, coup d’œil à droite. C'est bon, personne ne l'a vu. Heureusement ! Tout comme les princesses n'ont pas besoin d'aller aux toilettes, les chevaliers n'éternuent pas. Le bémol, c'est qu'avant d'être un preux, Louis est un humain. Un pauvre et simple humain. Alors quoi, doit t-on lui en vouloir pour un subtil élan de faiblesse ?

C'est-à-dire que les derniers jours n'ont pas été faciles. La traversée de la tempête de neige, la mission dans un cimetière en pleine nuit.. Autant d’événements qui n'ont eu de cesse d'éprouver son pauvre corps. En soi, il n'a jamais été d'une petite constitution : jeune, il résistait plutôt bien aux hivers de Kalos, et il s'amusait même parfois à sortir en pleine nuit sans rien de plus qu'un t-shirt cousu main. Mais là, Ô bon Arceus, autant dire qu'il n'y a plus de saisons.

« Brr.. » Il se mouche, l'air fatigué. Le rhume est plus costaud qu'il n'en avait l'air. « Sire Lancelot, je crois qu'un mal insidieux s'est épris de mon nez. Si je meurs, sachez que c'est moi qui ai chipé votre troisième cheeseburger mardi dernier. »

Le Cizayox s'arrête net. Il se retourne lentement, et plante son regard effilé dans celui de son dresseur. Même si son air placide ne change pas, ses pinces, elles, tremblent légèrement. L'augure d'un mauvais dénouement.

« Ils avaient laissé un cornichon dedans. J'ai voulu vous en débarrasser. Et puis, j'avais encore un peu faim. » Le nez rouge, les yeux fatigués, il incline la tête en guise d'excuses.

Lancelot tourne les talons. Il file et accélère le pas, sûrement dépité d'une telle trahison. Le chevalier, quant à lui, se contente de traîner les pieds : pas assez motivé pour le survivre, mais encore trop pour se laisser mourir, il décide de vagabonder dans la vieille ville.

Mais heureusement, Ô miracle.. ! Un spectacle le ragaillardit. Un jeune homme, probablement acculé par quelques malfrats, se débat tant bien que mal contre ses agresseurs. Ni une, ni deux, le chevalier De Carteneau retrouve toute sa vivacité. Il bombe le torse, se mouche brièvement et s'en va d'un pas décidé libérer le pauvre bougre des méchants.

« Hola, messieurs ! Calmons-nous, la violence est une bien piètre réponse à tout débat. » Il commence à s'approcher dans l'espoir de les séparer. C'est qu'il n'a peur de rien ! Le preux garde néanmoins une main sur sa garde, prêt à dégainer. « De plus, il est fort peu honorable de profiter de sa supériorité numérique. Jeune homme, venez donc vous abriter dans mon dos, je puis vous protéger et mettre un terme à cette folie ! »

Il esquisse un grand sourire, fort de son rôle de protecteur. Oh, qu'il brille même dans sa maladie.
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Jeu 14 Sep - 7:27



Tout le monde est un peu interloqué. C'est bien un mec avec une épée qui se tient devant eux, conquérant, comme le maître du monde ? Ses paroles tintent dans l'air, comme une cloche. Je hausse un sourcil avant de grimacer de douleur, les dents serrées. Oh, qu'on me prenne pour un homme est un stratagème réussi. Mais qu'on me mande de me cacher derrière quelqu'un, comme un couard ? J'émets un grognement de dérision. Les trois, autour de lui, hésitent : que doivent-ils faire ? Continuer de frapper le nabot qui leur a rendu tant de leurs coups ? Ignorer le nouveau venu ? Finalement, ils passent aux insultes. Tellement plus facile, pour eux. Tous les regards sont sur l'inconnu, le jaugeant, lui et son épée. Mes pupilles s'étrécissent alors que je plisse les paupières.

— Tu te prends pour qui, mec ? C'est lui qui s'en est pris à nous ! On avait rien demandé. Il a essayé de nous voler et- ggggg.
— Et voilà, je suis fâchée.

Sa main est tordue entre mes doigts, dans une simple clé. Je me faufile sous son bras, et d'un coup de pied, envoie l'homme au nez cassé dans les choux, ou plutôt les poubelles. J'esquive un coup de poing, lâche la main pour saisir la nuque. Tout se passe très vite, mais je suis passée au niveau supérieur, lasse de ce petit jeu. De quelques coups de pieds dans les articulations, ils se retrouvent à gémir au sol, les mains sur leurs endroits douloureux, donc certains fragiles et typiquement masculins. Je me redresse, essuie le sang de mon menton, et lance un regard noir à l'inconnu. Qu'est-ce qu'il croit, celui-là ? Que je vais l'applaudir, le remercier ? Héros de pacotille.

— On reparle de ta protection ? que je siffle entre mes dents, venimeuse.

Mais, tout à mon héros, je n'entends pas les trois autres se relever et s'enfuir sans demander leur reste. Un regard en arrière, je vois leurs silhouettes disparaître. Une certaine colère voile mon regard comme une nuit rouge. Je m'avance d'un pas, index tendu et provocateur, la voix tremblante de rage.

— Tu oses venir interrompre mon combat ? Tu me distrais au point que mes proies puissent fuir ? T'es qui au juste ?

Mon timbre de voix est encore descendu de quelques octaves. Je crispe les poings, et dans un rugissement, je lui saisis le poignet, celui près de l'épée, et le lui tord tout en me glissant dans son dos pour l'immobiliser. Il m'énerve, avec son air brillant de premier de la classe, avec son air de justicier en collants. La vie, c'est pas comme ça, que ça se passe.

— Au final, je m'en fous. Tu vas prendre pour eux. J'ai même pas pu profiter de la baston pour leur piquer leur porte-feuille. Peut-être que toi, t'as de quoi compenser. Je retrouve l'air vaguement amusé. Il n'y a que dans ces moments-là que je m'amuse vraiment. Un garçon, ça se bat, non ? Oui, ça se bat, ça saigne, mais ça ne pleure pas. Les garçons ne sont pas des filles. Et Dorothy le sait, cruellement.

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Jeu 14 Sep - 9:14
« Euh.. »

Il assiste à la scène, la bouche ouverte à s'en décrocher la mâchoire. Sans mauvais jeu de mot, le chevalier est complètement désarçonné. Il penche la tête une fois, deux fois, s'essaye à comprendre ce qui se passe, et abandonne finalement quand l'inconnu se retourne vers lui.

Comble de la surprise, le jeune homme semble en colère. Du genre, vraiment fâché. Il s'avance avec un regard plus qu'inquisiteur, et ses paroles ne démentent pas. Louis ne perd néanmoins pas le nord : il s'apprête à lui lancer une longue tirade, de quoi justifier son intervention quasi-héroïque.. Mais est subitement rattrapé par son destin.

En une seconde, il se retrouve avec l'inconnu dans son dos, et le poignet droit qui craque. Outch.

« Aïe, aïe, aïe ! Ça suffit, je me rend. » Il tapote de ce qu'il peut avec sa main gauche. « C'est bon, voilà. Pfiou.. Il ne faut pas s'attaquer aux innocents comme ça, vous savez. C'est mal. »

Néanmoins, Louis reste en place. Il lance un sourire attendrissant à l'inconnu et lui tend la paume.

« Commençons avec la base : une poignée de mains ! Et sans la tordre, cette fois. Cela dit, il est inutile de me voler mon porte-feuille. Déjà, parce que je n'ai que huit pauvres pokédollars dedans, et aussi parce que si vous êtes affamé, je vous offrirai volontiers un bon repas. Dans la limite tangible du possible.. » Il rit doucement, amusé par sa propre situation. « Et puis, il faut désinfecter tout ça ! Vous saignez, ce n'est pas bien. J'ai des cotons dans ma besace, quelques pansements, et puis une bouteille d'eau si vous voulez.. »

Mauvaise idée, il relâche sa vigilance. Toutefois, il ne peut simplement pas rester distant avec un pauvre bougre dans un sale état. Au contraire, il s'approche davantage pour sceller ce fameux échange de bons procédés, à ses risques et périls.
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Jeu 14 Sep - 9:27



Mais c'est qui, cet homme ?!
Je relâche très doucement son poignet quand il se rend, mais je suis toujours vigilante. Toujours. Prête à lui claquer la figure, poing ou main, à voir. Je n'ai pas encore rangé mes griffes, et je suis énervée d'avoir vu mes proies prendre leurs jambes à leur cou. Je lui jette un nouveau regard noir - c'est mal ? J'éclate d'un rire sans joie, froid comme la glace et l'hiver qui semble s'être abattu sur Lumiris, étrange pour la saison. Je ne répond pas, je me contente de l'observer - ce type de mec, qui se prennent pour des sauveurs, ils en disent toujours trop, que de la gueule.

Je regarde ostensiblement sa paume et ne la serre pas, avant de hausser les sourcils dans sa direction. Hors de question que je serre ses doigts, sa paume de main, moi, ma façon de toucher les autres, c'est quand c'est douloureux et violent. On pourrait essayer, si ça lui semble si important que ça, de me connaître ...

— T'as fini ton discours mielleux et tes empoignades niaises ? que j'aboie avec force, en reculant alors que je le vois approcher.

Il n'a pas l'air méchant. C'est ça qui m'ennuie : avec un malfrat, je sais à quoi m'en tenir. Mais lui est beaucoup trop bizarre. Pourquoi un mec lambda aurait une épée sur lui ? Et puis, pour qu'il se soit amené en héros, il doit savoir se battre un minimum. Pourtant, il s'est fait avoir comme un bleu, et le voilà qui baisse de nouveau sa vigilance. Je pourrais le frapper en un éclair. Il n'y verrait que du feu. Qu'est-ce qu'il voit, en me regardant ? Un gamin paumé ? Une colère renouvelée parsème mes pupilles d'un feu ardent.

— J'ai pas besoin de toi et de tes bandages, de ton sauvetage, de je ne sais quoi. T'as pas d'argent ? J'pourrais te voler ton épée que je glisse avec un sourire tranchant, avant de poursuivre, en rangeant mes mains dans mes poches, comme pour soustraire les blessures à ses yeux innocents, trop innocents, Je vole pas les gens par besoin. Je frappe par envie. Je fais tout ça parce que c'est amusant. C'est mal, dis-tu, de me bagarrer avec autrui ? Qui es-tu exactement pour juger ? Un saint ? T'es juste un homme, un humain, et vous aimez tellement ça, vous les humains, juger, désirer, restreindre. Je crache mes mots, puis soupire.

Mais à quoi bon discuter avec lui de mes points de vue ? C'est pas comme si il allait m'écouter et débattre. Les hommes sont obtus, et bêtes, et têtus. Je l'observe à la dérobée, de mon mètre cinquante-cinq, enviant sa musculature, sa grandeur, sa masculinité. Tout serait plus simple, si je ne faisais pas que singer l'homme.

— Laisse tomber. Tu m'énerves.

Je le jauge encore du regard, en espérant presque que mes prunelles puissent le blesser. Il ne s'inquiète même pas vraiment pour moi - qu'est-ce qu'il me veut ? Pas d'argent, non ? Une faveur ? Mais il ne sait pas que je suis une fille, et je ne suis pas attirante. Mais j'ai appris rapidement qu'on n'est pas gentil pour rien, dans la vie. La douleur, effacée jusque là, remonte dans ma tempe, brouillant ma vue. Je ferme les yeux en soupirant, faisant semblant que ce n'est que de l'exaspération. Je ne le laisserai pas me toucher - si il s'approche encore, je le frappe. Peut-être que le goût de son propre sang l'invitera à s'en aller, à me laisser tranquille, à arrêter de jouer aux héros dans une mascarade qui ne fait rire que lui.

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Jeu 14 Sep - 9:56
Il plisse les yeux, rengaine sa main. Ce n'est pas la première fois qu'il voit ça. Ce regard, cette distance.. Ce ne sont pas les affres des temps modernes, c'est un problème séculaire. On ne peut pas blâmer le chemin qu'emprunte autrui en posant simplement ses yeux sur lui. La vérité est plus complexe.

Louis n'a jamais eu de talent inné pour l'empathie. Cette force, elle s'est transformée au fil des expériences, au fil de son long sentier vers la vertu. Pourtant, il arrive à le ressentir. Ce malaise. Ou plutôt souhaite t-il se convaincre ? Mais il sait, il sait que l'humain vaut mieux qu'il ne laisse le penser.

« Personne n'aime faire du mal aux autres. » Il fronce les sourcils. « Je ne suis d'avis que les humains ne naissent pas mauvais. Qu'ils ne deviennent pas mauvais non plus. On peut très bien se baigner dans le Mal si tenté que les circonstances nous y poussent, mais ça ne fait pas de nous une personne catégoriquement vile et immorale pour autant. »

Il se frotte la nuque, un peu gêné. « Mais.. Oui. Dans une certaine mesure, vous avez raison. En général, les gens ne s'octroient pas le droit d'imposer leur vision des choses aux autres. Fusse t-elle Ô combien parfaite ! Ils préfèrent rester en dehors de tout ça. Le bémol, c'est que moi, je suis un chevalier. C'est mon devoir de me mêler des affaires des autres. »

Le dit chevalier croise les bras.

« En effet, je suis juste un homme. Je parle sans savoir et mes moyens sont limités ; il suffit de regarder l'état de mon porte-monnaie. Pourtant, si c'est ce dont vous avez besoin, je suis prêt à vendre cette épée pour vous offrir un repas. Ou ce que vous voulez ? Peut-être que grâce à ça, je pourrai vous montrer l'autre chemin dont vous semblez aveugle : la bienfaisance. Tout comme le Mal, le Bien est une épidémie. Ce n'est qu'en le propageant à autrui qu'on peut aspirer à le voir partout dans le monde. »

Il s'essaye à une nouvelle stratégie. Assez difficilement, il esquisse un petit sourire hautain et élève le menton. « Mais je dis ça.. Certaines personnes sont trop effrayées par le changement pour s'y essayer, quand d'autres n'y arrivent tout simplement pas. Vous êtes fort, c'est indéniable. Mais seriez-vous simplement capable de régler un conflit sans la moindre goutte de sang ? »

Et vlan, il lui lance son plus beau clin d’œil. « Je me demande, haha ! »
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Jeu 14 Sep - 10:15



J'espère presque le voir s'en aller, abandonner l'idée même de me convaincre. Je pourrais tourner les talons, l'ignorer et m'en aller, mais je verrais cela comme une faiblesse de ma part. C'est à lui de s'éloigner, de partir. Mais, plutôt que de s'avouer vaincu, le voilà qui se lance dans de grands discours qui me laissent les yeux écarquillés, non face à la vérité vraie, mais devant son entêtement. Espère t-il me voir devenir un doux agnelet, un stupide wattouat, hochant la tête bêtement, avalant toutes ses paroles comme évangile d'Arceus ?

Au mot de Chevalier, je ris. Un rire mauvais, moqueur - un chevalier, sérieusement ? Cela expliquerait l'épée et le côté chevaleresque. Mais c'est surtout d'un ridicule ! Il se prend pour un chevalier, où sont son armure et sa monture, sa noblesse, son argent ? Chevalier errant, plutôt, clochard des rues offrant son épée pour des faveurs, sans aucun doute. Attendait-il quelques minutes avant de changer de visage, de devenir à son tour tortionnaire, menteur ? Je ne crois pas un instant qu'il ait voulu m'aider par élan de générosité. Et la seule épidémie que je sens, maintenant, c'est la nausée devant autant de mièvrerie. Je suis plus masculine que lui - romantique, romanesque, rêveur, quel homme que celui-là.

Le changement est perceptible dans son ton, et je fronce les sourcils : c'est quoi ce ton hautain, d'un coup ? Il essaye de me faire sortir de mes gonds ? Me défie t-il d'être gentille ? C'est stupide. J'ai un nouveau sourire de félin aux lèvres, venimeuse. Son clin d'oeil me hérisse. Mais qu'il s'étrangle avec ses mots doux !

— Bla, bla, bla. Je grimace dans sa direction. Un chevalier. Sérieusement. Ils ne sont pas en état d'extinction ? Enfin, joues donc à être qui tu veux, héros de pacotille. Tu parles du bien et du mal, mais tu ne sais rien de tout cela. Tu ne connais pas la malveillance pure, et tu te figures t'y connaître. Tu singes le bien, car on t'a toujours dis que les hommes bons sont meilleurs. Foutaises ! Ce sont les battants qui gagnent, ceux qui mentent et qui trichent, parce qu'à être bon, on baisse sa garde et on se fait avoir. Je hausse les épaules, farouchement. J'ai froid - alors je me mets à faire les cent pas comme luxray en cage. Et puis, tu es certain de faire le bien, n'est-ce pas ? Tu te figures sauver les autres, les aider, leur tendre la main ... Qu'attends-tu de cela ? Ne dis pas rien. Reconnaissance, sûrement. Tu dois étrangement manquer de confiance en toi, pour désirer à ce point être l'avatar d'une justice qui n'est que la tienne. Faire justice soi-même, c'est faire sa propre justice, et non celle que chacun doit respecter, les lois, la police. Tu bafoues le travail d'honnêtes policiers, en jouant ton jeu stupide. Sourire carnassier. Quant à ton défi, ma langue peut être plus acérée que mes poings. J'aime juste entendre craquer les os.

Il est là, debout, dans la douce lumière de cette journée. Et le pire c'est qu'il ressemble à ce qu'il est : un idiot qui se prend pour un chevalier.

Personne n'est gentil pour rien. J'ai pas besoin de ton argent, de ton épée, de ton aide. J'ai besoin de personne, et surtout pas de ta fausse justice. Tu fais des faux pas, ne te leurre pas. Je suis certaine que tu échoueras. Tu n'es pas fort. Tu es faible.

J'assène cela comme la pire des insultes. Dans un faisceau rouge, un rocabot apparaît à mes côtés. Et voilà Toto, la tête de mule. Il se met à aboyer joyeusement vers l'inconnu et j'émets un grondement pour le faire taire. Ce crétin à quatre pattes se met même à remuer de l'arrière-train, comme si il s'apprêtait à jouer. D'un claquement de langue, je lui ordonne de se tenir à côté de moi. Désobéissant, comme à son habitude, il va quémander caresse et attention. Traître qu'il est.

Donne-moi la preuve que ta justice existe, que tu es réellement le chevalier que tu jures être, et peut-être serais-je amenée à changer, qu'en dis-tu ?

Mensonge. Il est trop tard pour que je puisse changer, encore faudrait-il que j'en ai envie. Si il décide de me défier, je peux faire de même. Je lève le menton, sans m'essayer à son clin d'oeil bêta. Je me contente de le regarder, froidement, sérieusement - le plus sérieusement, alors que Toto sautille autour de nous, nous faisant la fête. Crétin de chiot.

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Jeu 14 Sep - 11:04
C'est clair qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère. Le chevalier se mord la lèvre un instant, un peu étonné par un avis aussi tranché, mais d'autant plus motivé à lui faire changer d'avis. Il reste en place, écoute attentivement et se concentre sur la voix de son interlocuteur. C'est vrai, avant de parler, on lui a appris à écouter. Alors il écoute.

Il écoute.

Ce n'est pas la première fois qu'il fait face à ce type de cas, non. Mais jamais il n'a ressenti une conviction aussi poussée. Une myriade de scénarios éclatent dans son esprit, hypothèses qu'il éloigne les unes après les autres, par peur de s'étaler sur une fausse théorie. Il se contente d'entendre, de recevoir et d'encaisser, de garder leurs regards entremêlés et de ne jamais faillir.

Il a vécu toute sa vie comme ça. Il ne sera pas vaincu pour si peu.

Et puis finalement, il entame avec un sourire. « N'ayez crainte, ma conscience se porte bien. Je crois qu'aider, ça va au-delà d'un simple besoin de reconnaissance. D'une façon ou d'une autre, vous finirez pas comprendre de quoi je parle. » Louis se frotte les mains, toujours calme. Jamais ébranlé. « D'accord, je dois avouer que tout ça ; les discours, les leçons de vie.. Ça fait un peu sectaire. Je suppose que ça doit être d'autant plus difficile à comprendre avec un point de vue aussi éloigné que le votre. Mais ça existe.. C'est juste un choix. »

Il penche un peu la tête sur le côté, l'air à moitié songeur. « Si je puis ajouter une touche personnelle à tout ça, je dirais que l'important, c'est de savoir s'écouter soi-même sans pour autant céder à ses instincts. Et puis à partir de ça, en se connaissant, on comprend ce qu'on peut apporter au monde dans sa globalité. »

Le chevalier regarde aux alentours. Il plisse les yeux, cherche quelque chose du regard, et s'attarde finalement sur une ombre dans un coin de ruelle. Un sourire se dessine sur son visage, et il se met à faire de grands gestes, comme pour interpeller quelqu'un.

« Bref, ça me va. Je vais vous prouver que vous pouvez apporter mieux au monde que des bleus et des os cassés. »

Quelques secondes, et une grande ombre se dresse dans le dos du chevalier. Lancelot, qui n'était pas allé bien loin, dévisage l'inconnu et le Rocabot de son regard tranchant. Il ne daigne pas se tourner vers son dresseur, sûrement toujours un peu fâché de son outrage. Il fait toutefois quelques pas en avant, un peu recourbé sur lui-même, les ailes vrombissantes, et sans plus attendre, adopte une posture de combat.

« Sire Lancelot partage le même idéal que le mien, or il n'y a pas plus indiqué que lui pour nous départager. Allons-y, jeune homme. Ne vous retenez pas, car moi, je n'aurai de cesse que de vous faire parvenir mes sentiments. » Il incline légèrement le buste. « A vous l'honneur. Montrez-moi la hauteur de vos convictions. »
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Jeu 14 Sep - 11:30



On ne pouvait pas dire qu'il était un mauvais interlocuteur, en tout cas. Il était toute ouïe, et c'était étrange, bizarre. Je n'avais pas l'habitude qu'on m'écoute comme ça. Une qualité de discussion pareille. Nous avions tous deux un point de vue extrême, et pourtant, il n'essayait pas de m'interrompre à tout bout de champs. Il ne se moquait pas de moi. Allons, tu ne vas pas te mettre à apprécier ce type, même une once ? C'est un pantin, un crétin, une marionnette bariolée qui pense être le héros du roman qu'il écrit. Tout n'est qu'une mascarade, et il avance masqué, comme tous.

Et le revoilà avec ses sermons, ses belles paroles. Malgré moi, j'écoute d'une oreille, le regard étincelant. Je suis certaine que je suis dans mon bon droit, que je n'ai pas tord de faire ce dont j'ai envie. Pulsions, dit-il ? J'appelle cela désirs ancestraux.

— Céder à mes pulsions, c'est écouter ce que je suis. L'homme n'a t-il pas, de tout temps, céder à ce qu'il désirait ? Brutal, sauvage, féroce, voilà ce qu'il cache sous un masque d'éthique, parce que selon lui, la société est un besoin aussi puissant que la nourriture ou un toit. Mais il a tord : l'homme pourrait vivre seul également, comme un rocabot solitaire. Répondre à nos pulsions, je ne trouve pas cela mal. Par contre, je trouve hypocrite de répondre à son besoin de justice en sauvant les autres, et en leur assénant des sermons ennuyeux que je grince, toujours aussi mordante.

Je hausse un sourcil, interrogatrice, et observe la silhouette approcher. Je manque de m'étouffer face à la créature sublime qui arrive devant moi. Un cizayox, au corps fait pour l'art de la guerre. Il est magnifique, la lumière scintille sur sa carapace rouge, et sa façon de se tenir me donne des papillons dans le ventre, comme si je me trouvais dans la gueule d'un némélios. Je n'ai plus d'yeux que pour ce pokémon acier, qui symbole pour moi le pouvoir et la puissance. Je tourne un regard éberlué vers l'homme, mon visage devenant un peu plus humain, se détachant de son air crispé et hautain. Cet idiot possède un tel pokémon ?! J'en suis abasourdie. L'injustice me serre le ventre.

Mais déjà, l'insecte d'acier se voûte, comme pour s'apprêter à se battre. Et j'en ai des frissons dans l'échine. Lancelot, hein ? J'ai presque envie de rire, et j'aurai éclaté, si je n'avais pas senti le fourmillement du combat. Toto se tourne vers moi, curieux, puis se place en face du cizayox, sans réaliser de la teneur de la situation. Chiot de malheur, pourquoi n'est-il pas plus puissant, plus fort ?

— Sire Lancelot, hm ? Toto. Calme. Et le chiot, peut-être poussé par l'ambiance, s’assoit et aboie vaillamment, comprenant que le pokémon étrange devant lui est l'ennemi. Ses crocs se dénudent - voilà la bête que je veux réveiller, pour défendre mes idéaux. Toto, quand il s'énerve, m'équivaut - nous nous sommes trouvés, sur la violence. Il me singe, je sais que cette brutalité n'est pas en lui, mais je remercie Arceus qu'il m'aime assez pour vouloir me défendre, me protéger, mimer mes actes. Tu n'es qu'un homme qui avance masqué. Tu veux sûrement améliorer le monde, en défaire sa souillure. Tu juges les racailles, les voleurs, tu en fais la lie de la société. Tu te places sur un piédestal, parce que tu as une jolie épée, et des pokémons puissants. Tu as de grands discours bienveillants. Pour qui se prend t-il ?! Il n'est pas mon père ! Tu n'est pas mon ami. Tu n'es pas mon père !

Le cri est déchirant de sincérité, les yeux furieux, brillants de larmes qui se détournent sur le sol, plus furieux encore. Toto, synchrone, gronde et se jette sur le cizayox, cherchant une faille dans sa belle armure naturelle. Il bondit, vif, sans trouver de place où planter ses crocs. Cizayox est d'acier, et Toto n'est qu'un chiot. Mais l'idée de la défaite m'est immonde.

Pourquoi est-ce que tu aides ton prochain, comme une ombre de héros ?! Pourquoi tu veux tellement tendre ta main ? N'as-tu pas peur de prendre des coups, que l'on te vole, que l'on te marche dessus, que l'humanité te mâche et t'avale, petit chevalier ? N'as-tu pas peur de devenir pire que meilleur ? Ma voix est devenue plus frémissante, non plus colère mais hystérie. Je n'ai pas l'habitude de me lancer dans de telles situations, et je déteste soudain ce contrôle qui m'échappe. Je me recule d'un pas, douleur et confusion se mêlent. Je les déteste, tous ! Tu souhaites me voir prendre la même voie que toi ? La voie du bien ? Arrêtez, tous que vous êtes, de choisir pour les autres. Ces colons qui, envahissant un continent, pensent que leur mode de vie est meilleur pour les sauvages qu'ils croisent, et par ce fait, détruise un pan de culture. Ces hommes qui, pensant que c'est pour le mieux, font prisonnières leurs femmes à la maison, pour leur éviter le tracas du travail, pour leurs frêles mains. Qui êtes-vous, tous, pour choisir ? J'aime frapper, et mordre, et voler ! C'est ce que je suis, et je ne changerai pas. Pas pour ta justice de sable, que nous allons balayer, comme poussière au vent.

Toto tourne autour du cizayox, plus emporté encore. Il sait combien la figure paternelle m'a toujours tiraillée. Je l'encourage silencieusement. Il aboie, jette un peu de sable et de poussière, bondit à droite, à gauche. Il tente de mordre une aile. Un bras. Le cou. Puis, soudain, s'arrête, aboie joyeusement, et bat de la queue.
Traître.

Alors, lui non plus ne croit pas en moi ? Ce chiot espère t-il vraiment que je change, que je devienne meilleure ? Bêtises, foutaises. Je serre les poings, parce que la défaite a un goût amer, et qu'elle me transie de froid. Nous avons perdus, à cause de cet abruti de chiot.

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Jeu 14 Sep - 13:40
Lancelot n'a pas besoin d'instructions. Il n'a pas besoin qu'on le dirige, ni qu'on lui dise quoi faire face à un adversaire de cet acabit. Avant d'être son dresseur, Louis est son partenaire. Et ils se comprennent. Alors le Cizayox ne bouge pas, il suit simplement le chiot du regard, l'observe se trémousser et bondir.

Le chevalier se mord la lèvre. Plus que de la détermination, c'est un serrement au cœur qu'il ressent. Il a l'impression de percevoir une immense détresse, juste là, en face de lui, comme un mur qui menacerait de s'effondrer à tout instant. Il est bien conscient que cet homme est dans son droit. Qu'il pourrait très bien rester tel qu'il est jusqu'à la fin de ces jours, sans jamais avoir de comptes à rendre à qui que ce soit.

Mais un détail ne lui a pas échappé.

« Je crois que vous vous méprenez. Il n'y a pas de piédestal, pas d'impérialisme déplacé ni de besoin maladif de reconnaissance. Si je sais une chose, c'est que les hommes ne naissent pas égaux. Certains vivent riches, d'autres passent leur existence dans la boue et la pauvreté. Certains ont le privilège de pouvoir aider, tandis que d'autres ne peuvent qu'espérer. Comme beaucoup avant vous, c'est avec respect que je vous regarde. Pas la pseudo-bienveillance que la grand-mère offre aux Miaouss sur le pas de sa porte. Si je ne vous reconnaissais pas comme être humain à part entière, à quoi bon voudrais-je vous faire part de ma conception de la vie ? »

Louis plisse les yeux. « Et puis, ce n'est pas si compliqué que ça. Je puis vous l'expliquer de cette façon : vous vous baladez dans un supermarché, et une vieille dame peine à attraper une bouteille de sirop pour le goûter de son petit-fils. Vous l'attrapez pour elle. Qu'est-ce que vous y gagnez ? Un sourire, un remerciement. Peut-être même une petite anecdote : avec un peu de chance, vous apprendrez qu'elle avait des problèmes de dos, ou que son petit-fils adore tout simplement ce sirop. Encore une fois, qu'est-ce que vous y gagnez ? Une bonne humeur rapide et passagère, l'impression que le monde a tourné rond pendant une seconde ? Bien sûr qu'on doit se nourrir de quelque chose. L'humain n'est pas une machine. Mais on peut aussi simplement s'abreuver du bonheur des autres, sans rien demander en retour. Tout le monde a peur, tout le monde doute. Est-ce que ça empêche les gens de vivre ? Pas vraiment. A mon avis, il faut braver la tempête, encaisser l'averse et chercher le soleil. Sinon, en tant qu'humain, en tant que soi-même, on ne peut pas avancer. »

Il sourit. Ça n'a pas toujours été facile, surtout pour lui. Il n'aurait jamais osé mettre un pied dehors sans faire cet énorme travail sur sa personne. A quoi bon essayer de rendre le monde meilleur si on est pas à la hauteur de ses propres espérances ?

« Non. Ce que je vous propose, ce n'est pas de vous imposer mon style de vie. Comme vous dites, les longs discours c'est pas toujours très marrant. Mais vous donner un autre choix, ça oui ! J'en suis capable. Si vous me laissez une chance, je peux vous montrer une autre voie, avec moins de pansements, et moins d'angoisse. Avec plus de sourires et un ciel moins couvert. Ça ne sera pas facile, mais je suis sûr que vous serez à la hauteur. Après tout, vous avez beau vous en plaindre, vous êtes resté jusqu'au bout de mes sermons ennuyeux. »

C'est terminé. Il ne peut pas l'abandonner, pas comme ça.

« Et puis, si vous voulez une contrepartie, dites-vous que je pourrais moi aussi en apprendre beaucoup de votre part. »
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Jeu 14 Sep - 13:56



L'égalité dont se targuent les gens, elle n'existe pas. Je ne suis ni égale à cet homme, comme Toto n'est pas égal à Lancelot. Beaucoup de gens se battent pour une égalité qui n'existent que dans leurs têtes. Sur certains stades, jamais personne ne sera l'égal d'un autre. Et la justice, la bienveillance, la gentillesse, c'est pareil.

— Et si je n'ai pas envie d'être reconnue comme humain, aux yeux de quiconque ? Si je déteste l'humanité, la haïs pour ce qu'elle fait, aux pokémons, au monde ? que je gronde, le dos voûté, hérissé comme un félinferno énervé. Ses explications ont le don de m'énerver, comme si il faisait cours à un petit enfant. Chacun ses problèmes. Il y aura toujours quelqu'un comme vous pour l'aider. Et ce moment de bonheur, il l'est pour vous - quiconque me parle plus de cinq minutes m'ennuie. Je n'ai pas envie d'apprendre quelle marque de couche porte cette grand-mère, ou de devoir subir le supplice des photos de ses petits enfants. Arceus, que cette idée me débecte ! J'ai un nouveau sourire mauvais en toisant le jeune homme. L'idée que nous ne connaissons pas nos noms respectifs me traverse, mais je m'en fiche. Il n'est qu'un humain lambda, un obstacle sur ma route tranquille d'os craquants et de sang. Vous parlez du bonheur des autres comme d'une source. Mais vous devez manger, boire, pour de vrai. L'idée même de se contenter d'autrui pour vivre, même si c'est pour les sauver, c'est ridicule.

La tête me tourne. Il m'énerve, il m'agace, me fait perdre mon temps ! Je voudrais partir, m'en aller, mais ma fierté, mon égo m'ordonnent de lui rabattre son caquet. Un autre choix ? Par les dieux, si elle lui disait ce qu'elle a fait, volé, frappé, il ne lui proposerait pas cela. Elle n'acceptera jamais. Mais une idée perfide pénètre dans son esprit. Elle ne lâche pas l'idée de l'envoyer plus bas que terre, en lui montrant qu'il échoue chaque jour qu'Arceus fait.

— Oh, mais tu m'ennuies. J'ai juste envie de te prouver que tu as tord. Que, malgré tes jolis mots et ta témérité, tu auras beau essayer, tu ne me changeras pas, comme tu ne changeras pas le monde. Je hausse une épaule, et caresse machinalement Toto, qui vient quémander une caresse. Je lance un regard curieux à Lancelot - un cizayox. Cet homme n'est pas n'importe qui, même si je le voie comme menu fretin. Faisons un marché. Vous êtes un chevalier ? Faites de moi de même. Essayez donc de m'inculquer votre jolie petite morale. Et moi, je vais tenter de vous apprendre que vous vous fourvoyez, que votre voie n'est pas celle que vous croyez, et que votre échec est plus dense que vous ne le songez. Sourire en coin, et je porte ma main à ma tempe où le sang a coagulé. J'émets un grognement.

— Tout ton blabla, là ... Tu habites où, au juste ? Dans un château, avec ton maître ? Comment tu fais pour vivre ? T'es quand même pas le genre de chevalier, comme dans les livres, là ... Errant ? J'écarquille les yeux en comprenant doucement. Bien sûr qu'il en est un ! Sublime. Un chevalier clochard. Et bien sûr, j'écope du seul mec avec une épée et sans toit ... Je grommelle en soupirant, secouant ma tête. Toto est reparti fouiller les poubelles, et dans un claquement de langue agacé, je le fais retourner dans sa pokéball.


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Jeu 14 Sep - 16:22
« Oh. C'est ça ! C'est la bonne attitude. Héhé.. » Il lui lance un sourire rassuré. « J'accepte le marché avec plaisir. Peu importe la manière, je suis honoré que vous me laissiez une chance de vous convaincre ! Après tout, ce n'est pas évident d'enfoncer une porte blindée. Non, il faut un peu d'ouverture d'esprit.. » Le chevalier lève les yeux au ciel. « Et de motivation ! »

Il s'approche lentement, mais s'arrête brièvement devant Lancelot. Le Cizayox lui lance un regard, et lève doucement sa pince pour lui cogner le fourreau. Louis, quant à lui, se contente d'acquiescer avec un hochement de tête.

« Tout à l'heure. »

Et puis il se tourne vers l'inconnu, avec toujours le même sourire radieux aux lèvres.

« Vous.. Tiens ! Tu as raison. Pour la première étape de cette expérience, nous allons nous tutoyer. Ce n'est pas très chevaleresque, je te l'accorde, mais un peu de relâchement ne nous fera pas de mal. Et puis, le vouvoiement, c'est un peu pompeux, pas vrai ? » Il penche légèrement la tête. « Même si ça colle très bien aux longues tirades héroïques. »

Il frappe dans ses mains, comme pour passer d'un sujet à l'autre. « Donc ! Avant de répondre à ta question, tu devrais te nettoyer un peu. » Il fouille rapidement dans sa poche et présente un mouchoir en tissu brodé, blanc comme neige. « Pour ce qui est de mon logement, c'eeeest... » Louis laisse échapper un rire gêné. « C'est vrai que j'ai connu mieux, mais sillonner les routes a son charme ! On peut aller où on veut, quand on veut.. Et puis, c'est souvent dans les petites bourgades que les gens ont besoin d'aide. Tu comprendras. »

De toute façon, ce n'est pas comme s'il avait le choix.

« Point de moquerie, jeune homme ! L'important, c'est de faire son devoir. Tu t'es engagé, c'est donc une sorte de promesse. Tu ne pourras plus y échapper ! Ou du moins, tu devras au moins comprendre ce que je veux t'enseigner. Après, le chemin que tu voudras emprunter, ça sera à toi d'en décider. » Lancelot s'approche et hoche lentement la tête. Ce n'est pas lui qui va démentir. « Commençons par le commencement, si tu veux bien. En soi, dans la mesure où je vais t'instruire, tu devrais m'appeler sire, maître ou monsieur, mais honnêtement, ça serait super gênant. Du coup, moi c'est Louis. »

A nouveau, il lui présente sa main.
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Ven 15 Sep - 7:16



Son rire a quelque chose d'étrange. Je lui jette un nouveau regard en coin, par dessous mes longs cils. Mes prunelles bleues le toisent froidement - la bonne attitude, hein ? Le revoilà avec ses grands discours, au point que je lève les yeux au ciel et roule de mes billes oculaires. Echo des pupilles du chevalier, qui semble se moquer d'elle et de son absence de motivation.

Le mouvement du cizayox me laisse curieuse - ce pokémon m'attire totalement, comme le miel attire les apitrinis. Son allure élégante et raffinée côtoie des allures tellement dangereuses qu'il semblait le symbole même de l'épée de son dresseur. Comme si le pokémon était l'esprit de la lame, d'acier et de chair. Je me détourne du pokémon d'acier pour lever un sourcil vers le chevalier qui déblatère sur le tutoiement.

— Disons que le vouvoiement implique un certain respect. Et vlan, que je lui assène, avec un sourire sec. Mais, peut-être parce que tout cela m'ennuie et dure depuis trop longtemps, je l'autorise à me tutoyer. Mais oui, tutoies-moi. J'ai l'impression d'avoir trois fois mon âge, sinon.

Encore à parler de mon sang et de mes blessures ? Il est aussi entêté que moi ! Je prends le mouchoir du bout des doigts, puis à voir son air de ponchiot innocent, je grogne et essuie le sang à mes phalanges et à ma tempe. Autant faire ce qu'il veut, sinon il va m'ennuyer encore longtemps. Je m'y attendais, pour son logement, hein. C'est bel et bien un clochard. Avec une épée. Et un cizayox.

— On va mettre les choses au point : tu ne me feras jamais croire que le camping, c'est génial.

Je finis de tamponner ma tempe, à chaque mouvement, un éclair sillonne ma tête. Je crispe mes traits, et secoue la tête doucement pour chasser l'espèce de sensation de coton. J'aurai esquiver le coup, c'est ma faute. On apprends avec les coups, après tout. On m'y prends une fois, deux fois, mais pas plus. Par contre, le jeune homme commence une tirade un peu complexe pour moi, et je lève une main, le mouchoir roulé en boule dans l'autre, souillé de mon carmin.

— Hop hop hop ! Je veux bien que tu m'enseignes des trucs, l'escrime, tout ça, mais on va se calmer niveau honneur et toutes ces conneries, hein. Je suis pas une personne d'honneur, ou de serment, comme tu peux l'être.  La neutralité dans les mots. Personne, au lieu de fille ou garçon. Ca a toujours été mon petit truc. Mais ce n'était pas comme si on pouvait remarquer la femme sous mon apparence d'homme.

Je tique à l'idée de lui donner du titre pompeux, puis l'observe, sans colère ni regard noir. Louis, hein ? J'hésite, puis attrape le bout de ses doigts, les secoue vaguement, en marmonnant d'une voix grognonne, bougonne :

— Mars.  

Qu'il rêve pour que je lui dise enchantée, ce genre de trucs.

— T'as capturé ton insécateur où ? J'en veux un.  

L'admiration dans les propos, involontairement, comme le scintillement silencieux des étoiles. Mon regard se pose de nouveau sur le pokémon, et depuis le début de cette situation des plus étranges, un vrai sourire franchit la barrière de mes lèvres. Oh, le temps de quelques secondes, le temps d'un heurt de pupilles avec Sie Lancelot. Sa beauté me fait vaciller, sa puissance et son charisme me chavirent. Je désire posséder un tel pokémon, fort, titanesque.

— Bon, t'as nulle part où loger, donc. Et t'as pas une thunes. Je suppose que, comme j'ai promis  grimace au mot amer, qu'on s'apprendrait des trucs, j'peux te loger chez moi quand tu veux. Au moins je pourrais vérifier ton sens de l'honneur, ce genre de trucs. T'as une préférence pour la nourriture ? Des allergies ? Que je sache si j'ai envie d'en finir avec toi que je me moque.

Bizarrement mon énervement s'est éteint. Je ne ressens plus qu'une grande fatigue. Physique comme morale. Et j'ai faim. Par Arceus que j'ai faim !

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Ven 15 Sep - 14:06
Louis esquisse un sourire embarrassé. C'est sûr qu'il n'allait pas le changer en un claquement de doigts ! Mais à priori, il peut très bien se contenter de ce que Mars daigne lui offrir : le moindre petit pas étant déjà une victoire en soi, il a de quoi être satisfait. Au bout d'un moment, il remarque d'ailleurs que Lancelot a l'air gêné. C'est imperceptible, mais de fil en aiguille, le chevalier finit par remarquer le regard insistant du jeune homme sur son pokémon.

Vient alors la question. La fameuse question.

« Sire Lancelot ? Je me disais bien que tu semblais intéressé. Pour commencer, et contrairement aux deux autres, je ne l'ai pas attrapé à proprement parler. Nous nous sommes rencontrés à Kalos, sur une petit sentier caché, alors que je cherchais à parfaire ma technique d'escrime. Dès lors, il a surgi des buissons et m'a défié en combat singulier. S'en est suivi alors un combat des plus épiques, au terme duquel il m'a vaincu. Il a toutefois reconnu ma force, et a décidé de me suivre pour s'entraîner à mes côtés. » Il hoche la tête, souriant. « Plus encore, Lancelot est mon égal. Je connais pas de chevalier plus fier et plus vertueux, tant sa prestance n'a d'égal que ses aptitudes au combat. Si je puis me permettre, nous nous inspirons mutuellement chaque jour un peu plus, dans l'idéal de devenir les meilleurs dans nos domaines respectifs. »

Le Cizayox acquiesce lentement de la tête, le menton relevé.

« Mais.. Oui. Disons que j'ai pour habitude de profiter de l'hospitalité des centres pokémons, ou de la générosité des bonnes âmes. Et.. » Il lui attrape la main, la mine radieuse. « Oh ! Voilà une qualité digne d'un chevalier. Il est bon d'être acceuillant, et cette douce attention pour ton invité ? Je n'aurais pas fais mieux. Voilà qui est parfait. Tu vois, tu progresses déjà sur le chemin des saints. Je ne pourrais pas être plus fier. »

Il lève le poing au ciel.

« Très bien. Je serai sage comme une image, si tenté qu'une photo puisse faire preuve d'une quelconque forme de sagesse ! Pour ce qui est de la nourriture, je ne suis pas difficile : je mange de tout. Je n'ai point non plus d'allergie, si ce n'est les fastidieux maux du printemps. Mais n'aie crainte ! Mes compétences en cuisine ont beau laisser à désirer, je n'en reste pas moins un très bon commis. Qui plus est, j'ai un sens aiguisé du ménage, de la lessive et de la vaisselle. Par Arceus, je n'oserais jamais user de ta bonté sans donner de ma personne. »

Il frappe dans ses mains. « Quoi qu'il en soit ! Je te propose de manger. Je puis t'offrir ce que tu souhaites, dans la limite du raisonnable. Mais avant d'y aller, j'aimerais m'acheter des mouchoirs. Où se trouve le supermarché le plus proche, mon bon Mars ? »
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Ven 22 Sep - 11:41



Il ne laissait pas tomber les bras. Pourquoi ? J'étais énervée contre cet homme, à peine plus âgé que moi, et qui semblait tellement croire en ses valeurs. J'avais pourtant appris que, devant un mur, un homme préfère abandonner ce en quoi il croit plutôt que de risquer les ennuis.

— Vous êtes donc compagnons depuis un bout de temps fis-je d'un air pensif. Ainsi, vous apprenez chacun l'un de l'autre ? En combat ? Et tu ne le ratatines pas ? glissais-je avec amusement au pokémon, avec un sourire narquois. Pokémon versus humain, disons que j'étais plutôt pour le pokémon.

Et, comme de bien entendu, c'était le genre de mec à faire comme il pouvait avec les moyens du bord. J'aurai pu trouver ça courageux, si ça n'avait pas été complètement bête. Du moins trouvais-je ça crétin.

— Quel enthousiasme, tu es toujours comme ça, tout feu tout flamme ? m'exaspérais-je doucement, faussement même, parce qu'il commençait à m'amuser plus qu'à m'ennuyer. On arrête tout ça, je fais ça par égoïsme, pour te mettre le nez dans tes propres échecs, alors cesse de me glorifier, merci, je déteste ça.

Le voilà qui dresse la liste de tout et n'importe quoi, et j'émets un rire bas. Ok, je sens que je ne vais pas avoir le temps de m'ennuyer, avec lui. Et puis, je suis curieuse de savoir de quels autres pokémons il parle : d'aussi forts, puissants que le cizayox ? Peut-être pourra t-il m'apprendre à devenir forte, à mon tour, plus forte que maintenant. L'appât du gain, en gros.

— Tu veux faire le ménage et la lessive chez moi ? Ca me fait tiquer - disons que l'idée qu'il touche à mes sous-vêtements, c'est plutôt ennuyant. Je secoue la main d'un air dédaigneux. On verra les tâches que tu feras. J'ai un petit sourire torve et indique une ruelle toute proche. Il y a une pharmacie là-bas. Et pourquoi ne pas aller directement chez moi ? Je m'en voudrais de t'arracher tes derniers deniers, chevalier que je m'exclame, en lui tournant le dos et en m'approchant de la pharmacie.

Je me demande encore sur quoi et sur qui je suis tombée, mais ma colère est retombée pour laisser place à de l'amusement et à l'envie égoïste et quelque peu cruelle de prouver que j'ai raison. On verra bien. J'ai tout le temps du monde.

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Mer 4 Oct - 16:11
« La modestie est une qualité. »

Il sourit, un peu taquin. Bien sûr qu'il est toujours enjoué, c'est la moindre des choses pour semer le bonheur.

« Soit. Mais je ne resterai pas les bras croisés ! »

Ça serait contraire à ses principes.

Le chevalier acquiesce. Il suit la marche et promène son regard curieux sur les alentours. Sire Lancelot, quant à lui, prend un peu de recul et se poste à l'intérieur. Fort heureusement, les emplettes ne prennent pas bien longtemps : bien qu'affublé de ses pauvres réserves, Louis parvient néanmoins à se procurer de quoi combattre cet horrible rhume.

Il passe la porte, triomphant, et lance un regard jovial à son nouveau partenaire.

« J'ai bien réfléchi, et j'ai décidé d'accepter ta proposition. Il est fort honnête de ta part de bien vouloir m'épargner la banqueroute, mais je n'en demeure pas moins décidé à tenir parole ! Je trouverai vite de quoi contenter tes désirs, jeune homme. » Il fronce les sourcils, interloqué par le double-sens de sa propre expression. « Enfin, tu as compris.. »

Le jeune homme place sa main en visière. Il scrute les environs.

« Où allons-nous ? Où se trouve cette demeure dont tu m'as tant fais l'éloge ? J'ai hâte de voir dans quel environnement tu vis. Est-ce loin ? Est-ce tout près ? Sache que, si besoin, je sais particulièrement bien monter le vélo. Ce n'est point un don inné, mais plutôt une aptitude que j'ai dû acquérir au gré de mes péripéties. Je gage pouvoir nous faire gagner du temps à l'avenir, si tenté que tu détiennes ce genre de monture. »

Il sourit.

« Allez, Mars ! Ne sois pas gêné, ouvre la voie. Nous avons tant à faire, et me voilà curieux comme jamais. »

HRP : Désolé du méga-retard j'ai trop de trucs à faire DDD:
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