Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Sam 7 Oct - 6:50

Le sable. Le soleil. Les ruines. Le vent chaud. Tout un tas d’éléments qui rendaient cet endroit difficilement supportable. Il y avait vraiment des gens qui vivaient ici, autrefois ? Enfin, ici… Là où se trouvaient les Ruine d’Akéos, qu’Auguste n’avait pas encore atteint. Il ne comptait pas trop s’enfoncer dans ces ruines, juste ce qu’il fallait pour lui accomplir son objectif.

« Toujours pas ? »


Son regard se posa sur le Magnéton installé sur la banquette arrière du véhicule. Impassible, Gucci ne répondit pas et n’eut même aucune réaction, ce qui suffit comme réponse à son dresseur. Tout ce trajet depuis Nemerya n’avait qu’un seul et unique but, faire évoluer ce Magnéton. Les conditions d’évolution de ce Pokémon étaient relativement claires car en effet, il ne pouvait devenir un Magnézone qu’à certains endroits bien précis. Le Pulsar avait pendant un moment redouté qu’il ait à se déplacer jusqu’à New Lavandia, dans sa région natale, mais il apprit grâce à une connaissance qu’un lieu aux propriétés similaires existait à Lumiris.

Les Ruines d’Akéos. Vestiges d’une civilisation aujourd’hui disparue, Auguste n’en savait pas grand-chose, sinon qu’elles étaient perdues au beau milieu du désert. Ça, quand on bâtissait sa ville dans un endroit aussi hostile, il ne fallait pas s’étonner de finir par disparaître. Il y avait d’autres circonstances bien sûr, il le savait mais souhaitait avant tout évacuer son ressentiment à l’égard de cette chaleur pesante. Heureusement que l’air conditionné fonctionnait dans le 4x4… Ce véhicule n’était pas celui d’Auguste, ce dernier n’en possédant plus depuis plusieurs mois. L’engin lui avait été généreusement prêté par un ami, le même qui lui avait indiqué où se rendre pour son problème d’évolution. Il ne s’en plaignait pas. Bien au contraire, il était soulagé d’avoir un moyen de transport pour y arriver. Penser simplement à devoir faire tout ce chemin à pied le désespérait…

Le paysage était monotone. Des dunes, du sable, parfois un buisson tout desséché. Heureusement qu’il y avait un peu de musique sinon Auguste aurait fini par vraiment s’ennuyer. Aftermath. Il se rappelait de ce nom. C’était un groupe que ses parents écoutaient depuis longtemps, formé il y a plus de trente ans. Loin d’être des chansons actuelles, donc. L’homme s’en contentait toutefois car il n’était pas difficile et parce que certains morceaux étaient vraiment pas mal.

Il dépassa une unique colonne, aujourd’hui à moitié détruite mais qui autrefois devait se dresser fièrement vers le ciel. Son utilité ? Il n’en avait aucune idée et si la réponse pouvait l’intéresser, il n’avait ni le temps ni les connaissances nécessaires pour se pencher sur ce genre de question. Cet édifice était avant tout un signe qu’il s’approchait des ruines. Les atteindre ne devrait plus trop tarder, si ?


Oh ? Qu’est-ce que c’était que ça ? Auguste plissa les yeux tout en se les protégeant du soleil à l’aide d’une main. Il y avait une silhouette au loin et il s’en rapprochait. Le véhicule avala encore quelques mètres et le Pulsar confirma qu’il s’agissait bien d’une personne. Sans doute un voyageur mais vu l’endroit où ils étaient, mieux valait s’assurer qu’il n’y avait aucun problème. L’homme n’aimait pas beaucoup l’idée de laisser quelqu’un voyager seul dans une région aussi désolée et éloignée de tout. Le vrombissement du moteur finit par avertir l’inconnu que quelqu’un arrivait et quand il se fut suffisamment approché, Auguste remarqua qu’il s’agissait d’une jeune femme.

« Tout va bien ? » demanda-t-il en s’arrêtant à la hauteur de la demoiselle, « Vous vous rendez aux ruines ? Je peux vous y emmener. »

Forcément qu’elle se rendait aux ruines. Pour quelle autre raison est-ce qu’une personne saine d’esprit viendrait se balader par ici ?
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Sam 7 Oct - 12:12

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Herisis était un drôle de lieu. A l’écart du reste du monde, il semblait évoluer selon ses propres bases et ses propres principes. Mae n’y avait passé qu’une journée, mais elle restait avec une sensation d’incertitude et de curiosité. Seulement de passage, la jeune éleveuse avait surtout demandé des renseignements aux habitants concernant les Ruines d’Akéos, qui se trouvait normalement non loin d’ici. Il n’était pas facile de s’y rendre, et la soigneuse était curieuse de voir à quoi ressemblait cet endroit qui relevait presque de la légende. Malheureusement, les habitants du village s’étaient montrés plutôt discrets et n’avaient pas su lui donner un grand nombre de renseignements. Peut-être eux-mêmes ignoraient beaucoup de choses sur ces ruines, qui restaient très mystérieuses. La soigneuse avait donc décidé de s’y rendre par ses propres moyens, en explorant. Elle n’avait pas un très bon sens de l’orientation dans les villes, mais en extérieur elle s’en sortait bien mieux. Elle allait cependant, cette fois-ci, devoir s’enfoncer dans un désert, et devait donc se préparer en connaissance de cause, à moins de vouloir y mourir de soif ou de chaleur.

Elle prit donc le temps de se procurer plusieurs gourdes ainsi que des vêtements qui la protégerait de la chaleur intense. Un foulard sur la tête pour éviter les grains de sable dans les yeux, la demoiselle se lança à l’assaut de l’étendu désertique, espérant ne pas y faire de mauvaises rencontre. Elle avait rentré tous ses Pokémons dans leur Pokeball, ne voulant pas prendre le risque de les fatiguer avec cette marche qui s’annonçait longue et pénible. Se procurer un véhicule aurait été sans doute plus intelligent, mais elle n’avait pas le permis ni les moyens de louer une voiture. Elle ne pouvait compter sur ses jambes et sa propre motivation pour atteindre son but. Peut-être était-ce dangereux de partir ainsi, sans avoir de carte ou de destination précise, et la Mae d’avant n’aurait sans doute pas osé le faire. Mais depuis le début de son aventure, la soigneuse avait changé. Plus confiante, elle se sentait capable de davantage de choses. Elle restait encore timide avec ses comparses humains, mais elle avait également fait des progrès dans ce domaine.

La jeune fille sentit qu’elle commençait à fatiguer au bout de deux bonnes heures à arpenter le désert. Elle avait vidé sa première gourde et hésitait à entamer la seconde, malgré la soif qui lui tailladait la gorge. Elle ignorait combien de temps elle tiendrait à ce rythme, et décida de faire une courte pause. Assise sur un rocher, au bord de la route, elle respira longuement, sentant l’air chaud pénétrer ses poumons. Des gouttes de sueurs dégoulinaient le long de son front tandis qu’elle commençait à regretter sa décision. Ce n’était cependant pas le moment d’abandonner, elle était peut-être toute proche du but. Elle se releva et se prépara à repartir lorsqu’elle entendit le grondement d’une voiture. Mae tourna sur elle-même, et remarqua qu’un véhicule plutôt massif se dirigeait en effet vers elle. Sans qu’elle s’en rende compte, elle sentit une vague d’espoir la traverser. Peut-être allait-elle pouvoir échapper à cette enfer. La voiture s’arrêta à sa hauteur, la vitre se baissa laissant apparaître le visage d’un jeune homme, qui s’adressa à elle.

-  Tout va bien ? Vous vous rendez aux ruines ? Je peux vous y emmener.

Un peu surprise, Mae se demanda si elle ne devait pas faire preuve de méfiance. Sa mère lui avait toujours dit de ne pas monter dans la voiture d’inconnu lorsqu’elle était enfant. A côté de cela, elle pouvait tout aussi bien rester dans le désert et mourir de soif dans quelques heures, après avoir perdu son chemin. La décision n’était pas difficile à prendre. Elle hocha donc doucement la tête, en esquissant un petit sourire timide. Elle mit rapidement de côté la vague méfiance qu’elle aurait du éprouver et sentit une immense reconnaissance l’envahir.

- Oui, je vais aux ruines en effet.

Elle contourna la voiture pour s’asseoir sur le siège passager, sentant avec délice la climatisation lui rafraîchir le visage. Elle n’aurait pas pu rêver d’une sensation plus délicieuse. Elle constata qu’un Magneton semblait somnoler sur la banquette arrière, et lui offrit un sourire. Elle se tourna enfin vers son sauveur, et lui déclara avec chaleur :

- Je vous remercie, c’est vraiment gentil de votre part ! J’étais en train de mourir avec cette chaleur ! Je n’aurai peut-être pas du partir comme ça, c’était imprudent.

Mae soupira, se sentant penaude. Elle n’avait pas agit de façon très responsable sur ce coup, voulant absolument montrer son courage. Gênée, elle baissa les yeux et laissa le jeune homme conduire, ne voulant pas le déranger.


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Sam 7 Oct - 16:59

Elle parut un peu hésitante, comme si elle n’était pas sûre de ce qu’elle allait lui répondre. Allons, Auguste n’avait pas l’air si louche que ça, si ? Il lui laissa quelques secondes afin qu’elle puisse réfléchir dans son coin jusqu’à ce que finalement, elle ait l’air d’avoir pris sa décision. Après un sourire un peu gêné, elle accepta de monter dans le véhicule. D’un autre côté, entre marcher plusieurs kilomètres dans le sable sous une chaleur accablante et s’asseoir sur un siège en attendant d’être arrivé, le choix était vite fait.

« Montez, alors. »

Le Pulsar déverrouilla la portière du côté passager et attendit que la demoiselle ait fait le tour du 4x4 pour prendre place à côté de lui. Une fois ceci fait, il ne perdit pas davantage de temps avant de se remettre en route. Le doux ronronnement du moteur s’était intensifié lorsqu’il avait posé le pied sur l’accélérateur et très vite, le véhicule avait retrouvé sa vitesse de croisière.


« Je vous en prie, c’est naturel. »
lui avait-il répondu en toute simplicité, « J’ai bien fait de venir voir ce que faisait une voyageuse solitaire, alors. »

Il lui rendit son sourire avant de regarder plus en détail ce qu’elle entendait par « comme ça », quand elle parlait de ses affaires. Elle n’avait pas l’air trop mal préparée, même si tout cela semblait un peu léger. Puis, sous un soleil de plomb tel que celui-là, avoir une mauvaise tolérance à la chaleur compliquait beaucoup les choses. Ce n’était pas le cas d’Auguste, qui la supportait assez bien, mais cela ne l’avait pas empêché de prendre une voiture pour des raisons de facilité.

« Je ne sais pas où vous avez trouvé la force de commencer ce trajet à pied. Sinon oui, ne pas être correctement préparé est un peu imprudent. Rendez-moi service et pensez-y la prochaine fois. »

Ce n’était pas un reproche. Enfin, pas vraiment. Cela se rapprochait plus du conseil que de la réprimande. S’il pouvait l’inciter à prendre ce genre de voyage un peu moins à la légère la prochaine fois, il était content. Lui, il avait plutôt tendance à trop se préparer. « Et s’il se passait ça… ? » Hop dans le sac. « Et si jamais… ? » Hop dans le sac. Voyager léger n’était pas un concept avec lequel il était familier, bien au contraire. Il était paré à toutes les éventualités au moins.

« Il y a des boissons fraîches dans la glacière à l’arrière si vous voulez. Ne faites pas attention au Magnéton, il ne vous fera rien. »

Lui fallait-il vraiment tout cela ? Non, mais puisqu’il avait l’occasion de prendre une glacière avec lui… Ainsi il aurait de l’eau fraîche toute la journée, c’était déjà pas mal. On n’était jamais trop préparé. On l’était ou on ne l’était pas, c’est tout. Il avait aussi préféré préciser que Gucci était inoffensif, histoire d’apaiser un éventuel doute dans l’esprit de la jeune femme. Sans qu’il ne comprenne trop pourquoi, certaines personnes étaient mal à l’aise en présence de certains Pokémons tels que Magnéti, Porygon, Térhal, etc… Soi-disant parce que leur inexpressivité les rendait difficile à déchiffrer et leur comportement était imprévisible. C’est vrai qu’en regardant le Magnéton posé sur la banquette arrière, il était compliqué de savoir à quoi il pensait et ce qu’il allait fait, surtout quand on ne le connaissait pas. Il avait donc préféré mettre les choses au clair tout de suite.

« Et donc, pour quelles raisons vous rendez-vous là-bas ? »
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Lun 9 Oct - 13:22

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


La grosse voiture, un modèle que la jeune fille ne parvenait à identifier, redémarra dans un ronflement presque effrayant, puis reprit un rythme paisible. Le garçon ne conduisait pas comme un fou, ce qui rassura Mae. Celle-ci avait tout d’abord enfoncé ses ongles dans le siège, quelque peu intimidée de se retrouver dans le véhicule d’un inconnu, surtout vu la taille de l’engin. Son sauveur semblait plus âgé qu’elle, dans la vingtaine sans doute, et arborait une expression bienveillante, qui lui semblait naturelle. La soigneuse parvint à se détendre un peu et cessa d’abîmer le cuire de son fauteuil.

- Je vous en prie, c’est naturel. J’ai bien fait de venir voir ce que faisait une voyageuse solitaire, alors.  Je ne sais pas où vous avez trouvé la force de commencer ce trajet à pied. Sinon oui, ne pas être correctement préparé est un peu imprudent. Rendez-moi service et pensez-y la prochaine fois.

Se sentant un peu idiote, la soigneuse baissa les yeux et grimaça. Il avait raison, il était très dangereux de partir de la sorte, sans avoir prit de grandes précautions. Mae n’était pas partie les mains dans les poches, mais elle n’avait pas prévu que le trajet serait si long et épuisant. Elle manquait d’entraînement physique, et n’était pas non plus habituée à  une telle chaleur. Elle avait beau venir d’une île plutôt aride, elle ne se perdait jamais seule sous le soleil aussi longtemps. Sa rencontre avec ce jeune homme était peut-être une intervention divine, ou le jeu du hasard, mais elle ne s’en plaignait pas. Elle aurait sans doute fait demi tour en constatant qu’elle était encore loin du but, et cela aurait surtout été une journée de gâchée, mais elle aurait risqué une sacrée insolation.

- Il y a des boissons fraîches dans la glacière à l’arrière si vous voulez. Ne faites pas attention au Magnéton, il ne vous fera rien.

La voix du garçon la ramena à la réalité. Elle se tourna à nouveau vers le Pokémon Electrique, constatant qu’il arborait toujours cette expression insondable, sans doute neutre. La demoiselle était bien plus à l’aise avec les Pokémons qu’avec les humains, elle leur faisait confiance et n’avait généralement pas peur d’eux. Elle était intriguée par le Magneton, mais celui-ci ne l’inquiétait pas. Il avait l’air plutôt paisible en vérité, elle ne voyait en lui aucune agressivité.

- Oh merci ! Votre Magneton est un très beau spécimen en tous cas, il a l’air de bien se porter !

En disant cela, elle détacha sa ceinture et s’étira vers la banquette arrière pour y ouvrir la glacière, les jambes toujours sur son siège. La position n’était pas confortable, mais elle ne comptait pas rester ainsi indéfiniment. Elle profita du moment pour effleurer le crâne du Pokémon, qui lui lança un regard intrigué, et attrapa deux canettes de jus de fruit pétillant. Elle acheva son exercice de contorsion en se remettant convenablement sur son fauteuil, poussant un petit soupir de soulagement.

- Et donc, pour quelles raisons vous rendez-vous là-bas ?

La question n’était pas étonnante, et plutôt légitime en vérité, mais Mae se sentit un peu gênée. Peut-être l’avait-il prise pour une archéologue ou une sorte de scientifique, ce qu’elle était loin d’être. Sa seule curiosité l’avait poussé à prendre le chemin des ruines, dans l’espoir de découvrir un lieu impressionnant et magique. La demoiselle n’était pas une aventurière passionnée, mais elle comptait bien profiter de son exploration de la région pour visiter des endroits exotiques et intrigants. Et puis, des Pokémons rares vivaient peut-être dans cette ville abandonnée.

- J’ai entendu parlé des ruines en me dirigeant vers le Sud, et j’étais curieuse de voir à quoi elles pouvaient bien ressembler. Un endroit que personne ne sait précisément situer, caché dans un désert, vestige d’une civilisation disparue… Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir ça ! Et vous, qu’est-ce qui vous amène là bas ?

Elle ouvrit sa canette et en but une gorgée. Elle tendit la seconde vers lui, puis réalisa qu’avec les deux mains sur le volant, il allait avoir du mal à l’ouvrir. Mae cala sa propre canette entre ses jambes pour l’empêcher de tomber et se tourna vers son interlocuteur.

- Je vous l’ouvre ?

Puisqu’elle était là, autant essayer de se rendre utile !


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Lun 9 Oct - 22:14

« Vous y arrivez ? » demanda-t-il en constatant qu’elle n’en menait pas large.

La seconde d’après, elle était parvenue à ouvrir la glacière et à en sortir deux canettes. Elle se rassit de manière convenable et boucla à nouveau sa ceinture avant d’ouvrir une des boissons. La jeune femme avait au passage complimenté le Magnéton, avançant qu’il s’agissait d’un magnifique spécimen. Sur ce point, Auguste était on ne peut plus d’accord. Gucci avait des couleurs assez singulières pour un Magnéton et sa teinte dorée lui donnait un aspect beaucoup plus festif que ceux de son espèce qui restaient dans les tons grisâtres.


« Oui, s’il vous plait. »

Elle venait de lui demander si elle devait lui ouvrir sa boisson, ce qu’il accepta. Il pouvait s’en sortir avec une seule main mais il ne refusait pas un coup de pouce de sa part. Une fois qu’il entendit le bruit du gaz s’échappant de la canette, Auguste ne laissa qu’une main sur le volant et tendit l’autre afin de la récupérer avant de la remercier. A partir de là, le Pulsar fit bien attention à sa manière d’aborder les dunes car il ne souhaitait pas renverser ce qu’ils étaient en train de boire. Il se passerait volontiers d’avoir les mains collantes à cause du sucre…

« A titre personnel, je viens pour lui, là. »
dit-il en montrant son Magnéton du pouce, « J’aimerais le faire évoluer et il est probable que les ruines d’Akéos et leurs alentours soient le seul endroit propice à cela dans tout Lumiris. Je ne sais pas où elles se situent exactement, c’est pour ça que je suis venu en voiture. Quitte à perdre du temps, je préfère le faire en me protégeant un peu de ce soleil de plomb. »

La jeune femme aurait dû faire de même. Elle n’avait pas l’air d’être bien robuste, pas assez pour ce genre de trajet, en tout cas. Sur ce point, elle ressemblait à Bambi, la colocataire d’Auguste. Toutes les deux avaient un physique de lâche et en y regardant de plus près, elles devaient vraisemblablement avoir le même âge. Bambi avait dix-huit ans et il supposa que la demoiselle assise à ses côtés devait se situer dans ces eaux-là. Pas plus de la vingtaine, ceci dit.


« Les ruines en elles-mêmes m’intéressent aussi mais les visiter et en apprendre plus sur elles n’est pas ma priorité. Si c’était le cas, j’aurais pris plus qu’une journée pour cela mais je suppose que si on les trouve, ça me donnera un avant-goût de  ce qui m’attend si jamais je décide de me pencher dessus. Au mieux, ça me motivera même ! »


Pour sa propre curiosité, une visite aux Ruines d’Akéos était vraiment une idée séduisante. Il adorait apprendre de nouvelles choses, découvrir des endroits et les vestiges d’une civilisation disparue y correspondaient tout à fait. Savoir qu’un lieu grouillait autrefois de monde, imaginer la vie de ces gens d’une autre époque et comprendre pourquoi il ne restait aujourd’hui que des pierres pour seuls témoins, tout cela le faisait vibrer d’excitation.

« Je ne vous aurais pas pris pour une exploratrice en herbe. Vous êtes étudiante ? »


A son expression, on pouvait deviner qu’il n’y avait pas de sous-entendus à ce que disait Auguste. Elle paraissait juste bien jeune pour quelqu’un intéressée par ce genre de sujet. Cela avait amené l’homme à lui demander si elle était étudiante. Vu son âge apparent, il n’aurait pas été surpris que ce soit le cas. De plus, puisqu’ils allaient être coincés dans ce véhicule pour encore un petit moment, autant faire un brin de causette !
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Sam 14 Oct - 7:47

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Le jeune homme accepta d’un hochement de tête. Mae enfonça donc son pouce sur l’ouverture de la canette, provoquant le petit bruit familier qui annonçait son ouverture. Elle lui tendit l’objet et reprit sa propre canette, qu’elle sirota tranquillement, savourant le goût sucré et rafraîchissant dans sa gorge. Elle s’enfonça un peu plus dans le siège, ressentant une soudaine et brutale envie de dormir. La boisson qui lui glaçait la bouche l’aida cependant à rester connecté à la réalité. Ce n’était pas très poli de s’endormir dans la voiture d’un inconnu, qui l’avait gentiment pris en stop au milieu d’un désert. Il répondit finalement à sa première interrogation, en désignant le Magneton.

-  A titre personnel, je viens pour lui, là. J’aimerais le faire évoluer et il est probable que les ruines d’Akéos et leurs alentours soient le seul endroit propice à cela dans tout Lumiris. Je ne sais pas où elles se situent exactement, c’est pour ça que je suis venu en voiture. Quitte à perdre du temps, je préfère le faire en me protégeant un peu de ce soleil de plomb.

La soigneuse ouvrit de grands yeux. Elle ignorait que certains Pokémons ne pouvaient évoluer que dans des lieux bien précis. Magneton en faisait donc parti. Comment expliquer ce phénomène ? S’agissait-il d’une fréquence magnétique qu’on ne trouvait qu’aux ruines et qui faisait réagir les cellules du Pokémon, le conduisant à l’évolution ? Quel drôle de phénomène ! Mae voulait absolument voir ça à présent. Peut-être le garçon acceptait-il qu’elle reste avec lui pour regarder. Elle n’était pas très contraignante après tout, elle pouvait même se taire s’il le lui demandait ! L’idée de la voiture était très bonne, la jeune fille l’avait brièvement envisagé. Le principal problème étant qu’elle ne possédait pas de véhicule, n’avait pas le permis, ni l’argent pour en louer un. Il ne lui restait alors que ses jambes. Elle envisageait de s’acheter un vélo, lorsqu’elle aurait quelques économies, mais pour voyager dans le désert, ce n’était pas le mieux. Pour l’heure, elle ne roulait pas sur l’or, et ne risquait donc pas de pouvoir rouler à bicyclette.

- Les ruines en elles-mêmes m’intéressent aussi mais les visiter et en apprendre plus sur elles n’est pas ma priorité. Si c’était le cas, j’aurais pris plus qu’une journée pour cela mais je suppose que si on les trouve, ça me donnera un avant-goût de  ce qui m’attend si jamais je décide de me pencher dessus. Au mieux, ça me motivera même ! Je ne vous aurais pas pris pour une exploratrice en herbe. Vous êtes étudiante ?

La question étonna la jeune fille. Elle se sentit également rougir lorsqu’il évoqua qu’elle ne ressemblait pas à une aventurière. C’est vrai qu’avec son corps plutôt frêle et son allure juvénile ne lui donnait pas des airs de grande exploratrice, et ce n’était pas son intention de toute manière. Elle était curieuse et avait envie de voir à quoi ressemblait le reste du monde, mais c’était surtout son désir d’en apprendre plus sur les Pokémons qui la motivait. D’une nature plutôt trouillarde, Mae se surprenait à faire preuve d’un nouveau courage, depuis qu’elle était arrivée à Lumiris. Jadis, elle n’aurait jamais eu le cran de partir seule dans le désert.

- Une étudiante ? En quelque sorte j’imagine. Je suis une apprentie éleveuse. Je rêve d’ouvrir ma propre pension, ici à Lumiris, et pour cela je voyage à travers la région pour rencontrer un maximum de Pokémons et de personnes. Mon grand-père disait que les voyages lui avaient permis de devenir un bon éleveur, alors j’essaye d’appliquer sa méthode. Je crains toutefois d’avoir quelques problèmes avec mon sens de l’orientation !

Elle grimaça, mais avec humour. Elle parvenait à s’en sortir malgré tout, et elle ne perdait pas espoir. Elle avait fait de gros progrès depuis le début de son aventure, même si elle peinait encore avec les combats. Voilà bien un domaine où elle aurait besoin de prendre des leçons !

- Oh et je m’appelle Mae au fait ! Et vous ? Vous êtes un explorateur ? Vous avez l’air drôlement équipé en tous cas !

Il avait davantage l’air de savoir ce qu’il faisait qu’elle. Son visage exprimait également davantage de maturité, indiquant qu’il devait avoir quelques années de plus qu’elle.


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Mar 17 Oct - 13:09

Alors elle n’était pas étudiante mais une future éleveuse. Enfin, elle rêvait de l’être. Si elle allait ou non y arriver était une autre question à laquelle Auguste n’était pas capable de répondre. De par son parcours personnel, le Pulsar avait souvent un a priori positif sur les gens œuvrant dans l’élevage et les soins aux Pokémons. C’était le cas aujourd’hui, comme l’indiquait l’énigmatique sourire flottant sur les joues du Pulsar à mesure qu’il l’écoutait parler. Il se permit même de pouffer quand elle mentionna avoir un mauvais sens de l’orientation. Il doutait que se rendre seule dans un désert lorsqu’on souffrait de cette tare était une bonne idée mais il ne dit rien à ce sujet. Pour finir, elle lui retourna la question quant à savoir ce qu’il faisait dans la vie, émettant l’hypothèse qu’il était peut-être explorateur.

« Moi ? » demanda-t-il, amusé, « Pas du tout. Je suis documentariste mais je suppose qu’une partie de mon métier me demande de me balader dans des coins peu visités. »

Il avait baroudé un peu partout à Lumiris. Pas trop en profondeur mais suffisamment pour voir quels endroits étaient assez intéressant pour lui y sortir sa caméra. Son choix s’était porté sur le Nord de la région, près de Windoria et dans les environs du Mont Yukori. Il œuvrait là-bas depuis plusieurs mois et s’il avait bien avancer, il pensait en avoir encore pour quelques semaines et encore, il ne parlait que de la partie sur le terrain. Le reste se faire principalement chez lui et lui prendrait tout autant de temps que le tournage.

« Vous pouvez m’appeler Auguste. Et oui, je suis plutôt bien équipé. C’est une habitude que j’ai pris avec le temps. A force de manquer de ceci ou de cela en déplacement, j’ai fini par faire attention à toujours avoir ce qu’il faut avec moi, même s’il m’arrive d’être trop prévoyant. Enfin, je suppose qu’il vaut mieux être trop préparé que pas assez. »


Quand on amenait trop peu d’eau avec soi, on retenait d’en prendre davantage la fois suivante. Pareil pour le reste des provisions, le matériel et tout le reste. Aujourd’hui, d’aucuns diraient qu’il avait exagéré et Auguste ne les contredirait pas. Il avait un véhicule après tout, autant en profiter. La glacière qui trônait sur la banquette arrière était un bel exemple d’objet dispensable mais dont la présence améliorait grandement le confort de l’homme qui l’y avait mis.

« Pour revenir à ce que vous disiez plus tôt, autant je pense que voyager ne peut que vous être bénéfique et pas seulement dans l’optique de vouloir de devenir éleveuse, autant je pense que des connaissances pratiques sont elle aussi très utiles. Je m’explique, oui vous allez accumuler tout un tas de connaissances en crapahutant un peu partout mais il vous manquera toujours de petites subtilités, des détails. L’expérience, aussi. Je pense qu’il y aura toujours des choses que vous ne pourrez pas apprendre à moins d’être directement impliqués de ce milieu. Les pensions et les élevages ne manquent pas à Lumiris, je suis certains que bon nombre d’entre eux seraient prêts à accepter une apprentie motivée qui souhaiterait se faire la main. »


C’était l’instant conseil fraternel d’Auguste mais celui-ci, sans vouloir remettre en cause la sagesse du grand-père de Mae, parlait de son expérience personnelle. Il avait appris tant appris en aidant à la pension tenue par ses parents, tant des choses qu’il n’aurait pas découvertes juste en voyant. L’inverse était aussi vrai et c’est pour cela qu’il jugeait ces deux pans indispensables et complémentaires.

« Dans tous les cas, je dois dire que j’admire votre passion. J’ai connu des éleveurs n’ayant à peu près jamais quitté la ville où ils étaient installés. J’aime savoir que vous prenez les choses un peu plus à cœur. »
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Sam 18 Nov - 10:15

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
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Tandis que Mae lui répondait - et elle avait par ailleurs l’impression d’avoir monopolisé la parole pendant un moment - le garçon dont elle ignorait toujours le nom souriait. De prime abord sérieux et sévère, elle sentait une grande bienveillance en lui, et cela la rassurait. Elle était montée dans la voiture d’un parfait inconnu après tout, et ses parents lui avaient maintes fois répétés, durant son enfance, de se méfier des étrangers. Enfin, le jeune homme n’avait pas de camionnette blanche et ne lui avait pas proposé des bonbons, alors elle hors de danger, selon elle en tous cas. Après un petit rire face à la dernière question de la demoiselle, il répondit :

-  Moi ? Pas du tout. Je suis documentariste mais je suppose qu’une partie de mon métier me demande de me balader dans des coins peu visités. Vous pouvez m’appeler Auguste. Et oui, je suis plutôt bien équipé. C’est une habitude que j’ai pris avec le temps. A force de manquer de ceci ou de cela en déplacement, j’ai fini par faire attention à toujours avoir ce qu’il faut avec moi, même s’il m’arrive d’être trop prévoyant. Enfin, je suppose qu’il vaut mieux être trop préparé que pas assez.

Un documentariste ? Auguste réalisait donc des documentaires ? Voilà qui devait être formidable ! Il avait du apprendre de nombreuses choses au cours de ses tournages, rencontrer des personnes intéressantes et visiter des lieux insolites. Il ne se rendait cependant pas dans les ruines pour y faire un film mais pour faire évoluer son Magneton. Mae voulu lui demander s’il travaillait sur un projet, mais elle n’osait pas l’interrompre, il semblait sur le point de reprendre la parole. Son métier lui avait visiblement apporté une certaine expérience dans le domaine des expéditions, et l’éleveuse n’en menait pas large en la matière. Elle voyageait depuis quelques semaines, mais elle était toujours distraite, ou trop naïve. Elle avait néanmoins fait des progrès, c’était indéniable !

-  Pour revenir à ce que vous disiez plus tôt, autant je pense que voyager ne peut que vous être bénéfique et pas seulement dans l’optique de vouloir de devenir éleveuse, autant je pense que des connaissances pratiques sont elle aussi très utiles. Je m’explique, oui vous allez accumuler tout un tas de connaissances en crapahutant un peu partout mais il vous manquera toujours de petites subtilités, des détails. L’expérience, aussi. Je pense qu’il y aura toujours des choses que vous ne pourrez pas apprendre à moins d’être directement impliqués de ce milieu. Les pensions et les élevages ne manquent pas à Lumiris, je suis certains que bon nombre d’entre eux seraient prêts à accepter une apprentie motivée qui souhaiterait se faire la main.

Cette idée emplissait la demoiselle d’excitation. Certes, elle voulait ouvrir sa propre pension, comme l’avait fait ses parents, mais elle pouvait tout d’abord apprendre les bases en travaillant avec un vrai éleveur, possédant un refuge de qualité, et une expérience. Voilà qui était une excellente idée ! Elle pourrait chercher sur Internet les différentes pensions de la région et envoyer des mails pour présenter sa candidature. Elle avait été élevée par des parents éleveurs, et avait fait une école dans ce domaine avant de partir à Lumiris, elle avait donc une certaine expérience, ce qui pourrait intéresser un potentiel patron.

-  Dans tous les cas, je dois dire que j’admire votre passion. J’ai connu des éleveurs n’ayant à peu près jamais quitté la ville où ils étaient installés. J’aime savoir que vous prenez les choses un peu plus à cœur. »

Le compliment la fit rougir, elle détourna les yeux, un petit sourire aux lèvres. Elle se sentait flattée, et en même temps, il était normal pour elle d’entreprendre ce voyage. Son grand père avait été un aventurier avant de devenir éleveur, et c’était ses périples qui lui avaient tout apprit. Elle voulait, à son image, pouvoir donner les meilleurs soins aux Pokémons qu’on lui confierait, et cela passait par un bonne connaissance de la région où elle était, et des créatures qu’elle abritait. Mae se tourna finalement à nouveau vers Auguste, arborant une expression enjouée et reconnaissante. Cette conversation lui avait ouvert les yeux sur une possibilité nouvelle qu’elle n’avait pas encore envisagée, et elle en était ravie.

- Merci, ce que vous dites me touche beaucoup. Et vous avez raison, il faut absolument que je trouve un éleveur pour me prendre en apprentissage ! Un jour j’ouvrirai ma propre pension, mais rien ne presse, il me reste beaucoup de chose à apprendre. Et puis, je ne me sens pas encore d’avoir à charge autant de responsabilités, c’est un peu effrayant. M’occuper de mes propres Pokémons et de moi-même est déjà mon premier défi !

Elle tapota les Pokeballs à sa ceinture et ria. Elle devait se montrer modeste malgré ses ambitions. Elle n’était pas encore prête, établir sa propre pension pourrait lui prendre des années. Mae n’était de toute manière pas impatiente, elle prendrait le temps qu’il faudrait pour réaliser son rêve. Ne voulant pas avoir l’air de ne parler que d’elle, la demoiselle retourna la conversation vers le jeune homme.

- Et vous, vous avez apprit votre métier avec un documentariste plus expérimenté ? Ou dans une école ? Vos Pokémons vous aident-ils dans votre travail ?

Voilà qui faisait une certaine quantité d’information, l’éleveuse venait de s’en rendre compte. Elle s’excusa avec un sourire, et se demanda soudain si les ruines étaient encore loin. Parmi ces dunes, le paysage défilait et semblait constamment identique. Difficile de savoir s’ils se rapprochaient du but ou s’ils s’en éloignaient.


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Lun 20 Nov - 14:37
« Vous êtes encore jeune, vous avez toute la vie devant vous. Inutile de vous presser si vous ne vous en sentez pas prête pour le moment. »

S’il était important de se fixer un objectif et d’essayer de l’atteindre, sauter les étapes pour y arriver n’amenait rien de bon, surtout quand on avait pour projet d’ouvrir une pension. Impossible de bâtir un édifice solide sur des fondations bancales. Ainsi, Auguste était content de l’entre dire qu’elle comptait procéder pas-à-pas. Une sage décision et il l’encourageait à s’y tenir. C’était une grande responsabilité de s’occuper d’une pension. Beaucoup croyaient à tort qu’il suffisait de donner à manger de temps en temps aux Pokémons et c’était effarant d’entendre ça. Les nourrir, s’en occuper, veiller à leur bien-être, etc… Tout cela ne constituait qu’une petite parcelle du métier. Tout cela requérait une certaine polyvalence, surtout quand on prenait en compte le nombre astronomique d’espèces de Pokémon différentes, chacune demandant des connaissances et des soins propres. Enfin, Mae ne semblait pas manquer d’intégrité, il était inutile de lui faire la leçon.

« Un peu des deux. » répondit-il, « J’ai fait des études en journalisme, je n’étais donc pas prédestiné à me tourner vers le documentaire mais cela m’a donné une certaine rigueur. Ceci dit, j’avais pas mal de contacts auprès desquels j’ai pu apprendre et avoir de précieux conseils. J’ai eu la chance d’être bien entouré lorsque j’ai décidé de me lancer. »

C’est aussi pour cela qu’il avait souligné l’importance de se former dans une pension avant d’ouvrir la sienne. Beaucoup sous-estimaient l’importance d’avoir un réseau de contact étoffés et supposaient qu’on pouvait arriver n’importe où à force de travail. Les choses n’étaient malheureusement pas toujours aussi simples. Les bons conseils et les recommandations étaient importants également.

« Quant à mes Pokémons, ils m’aident dans une certaine mesure. Certains m’aident à transporter du matériel mais la plupart me servent à me défendre. Les Pokémons sauvages peuvent être un peu… difficiles. »

Il ne considérait pas son gagne-pain comme particulièrement dangereux mais il y avait néanmoins certaines précautions à prendre. Inconscient était celui qui décidait de s’approcher d’un essaim de Dardargnans sans veiller à sa propre sécurité. Le Pulsar avait déjà été blessé sur le terrain, mordu, piqué ou encore griffé par un Pokémon un peu trop agressif et s’il n’avait pas été prêt, les choses auraient pu vite tourner au drame. Oui, ses journées n’étaient pas toujours de tout repos…

« Oh ? Vous voyez ça ? » demanda-t-il en pointant du doigt quelque chose à l’horizon, « Ça ne ressemble pas trop à un rocher, vu d’ici. Je vais m’approcher. »

Ils étaient arrivés au sommet d’une dune et au loin se profilait ce qu’Auguste supposa être l’œuvre des hommes. Sans doute un bâtiment mais de là où ils étaient, impossible d’en deviner la taille ou l’état. Ce pouvait être une maison complète comme un simple pan de mur. Intrigué, l’homme avait décidé de s’approcher, son véhicule accélérant sensiblement alors qu’il prenait la direction de ce possible édifice.

« Ben ça alors… »

Ils étaient désormais suffisamment près pour être à peu près certains de ce qui se trouvait sous leurs yeux. Une bâtisse, c’était indiscutable, mais difficile de savoir quelle en était la fonction exacte. C’était un bâtiment circulaire dont la partie visible était majoritairement constituée du toit. Souhaitant en avoir le cœur net, Auguste avait arrêté le moteur à une dizaine de mètres et plissait les yeux afin de mieux voir.

« On dirait une tour… Les étages inférieurs doivent être enfouis sous le sable. On va voir ça de plus près ? »

Une question qui n’en était pas vraiment une car d’accord ou non, lui comptait bien y aller. Il avait déjà détaché sa ceinture et ouvert sa portière…


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Lun 20 Nov - 17:18

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Les paroles encourageantes et pleines de bienveillances d’Auguste encouragèrent la jeune fille dans son idée. Elle était bien chanceuse d’avoir rencontré quelqu’un de sage et posé comme ce garçon ! Elle avait souvent fait connaissance avec des jeunes gens plutôt impulsifs, moins réfléchis que son interlocuteur du moment. Moins adulte également. Pour le documentariste ne devait pas être si vieux que ça, il avait probablement autour de 25 ans, mais il semblait déjà si sûr de lui, et si apaisé, c’était assez surprenant, mais très rassurant. Il lui rappelait ses parents, d’une certaine manière. Elle avait toujours eu l’impression que ces derniers ne commettaient jamais d’erreur, qu’ils prenaient toujours la bonne décision, qu’ils avaient toujours la bonne parole pour rassurer ou apaiser. Elle avait un peu cette sensation avec Auguste. Coupant court à ses pensées, le concerné répondit à ses questions :

- Un peu des deux. J’ai fait des études en journalisme, je n’étais donc pas prédestiné à me tourner vers le documentaire mais cela m’a donné une certaine rigueur. Ceci dit, j’avais pas mal de contacts auprès desquels j’ai pu apprendre et avoir de précieux conseils. J’ai eu la chance d’être bien entouré lorsque j’ai décidé de me lancer. Quant à mes Pokémons, ils m’aident dans une certaine mesure. Certains m’aident à transporter du matériel mais la plupart me servent à me défendre. Les Pokémons sauvages peuvent être un peu… difficiles.

L’éleveuse grimaça en se rappelant une fâcheuse rencontre qu’elle avait faite avec un Grayhena quelque peu agressif. Elle n’avait pratiquement rencontré que des Pokémons amicaux, mais lorsqu’une créature plus menaçante s’était présenté à elle, elle avait complètement paniquée, et avait été incapable d’agir correctement pour protéger son équipe. C’était Grany qui, en évoluant et en se plaçant devant elle, l’avait sauvé. La Candine avait ensuite affronté le Pokémon, et l’avait chassé à coup de Tranch’Herb, sous le regard admiratif de Mae. Cette dernière s’était promit de faire des efforts pour apprendre les arcanes des combats, mais les occasions n’avaient pas été très nombreuses, depuis. Elle savait cependant que ses partenaires grandissaient et gagnaient en force et en assurance, jour après jour. Elle était encore loin de pouvoir se targuer d’être une dresseuse, mais elle pensait pouvoir mieux réagir si une nouvelle situation dangereuse se présentait face à elle. Elle pourrait au moins donner des ordres à ses Pokémons pour qu’ils puissent se défendre, ce qui était déjà un grand pas en avant.

La jeune fille fut une fois encore éjecté de ses rêveries par la voix d’Auguste. Il semblait avoir vu quelque chose, son regard était fixé sur un point un peu plus loin, une sorte d’ombre arrondie, qui ressemblait à une construction humaine.

- Oh ? Vous voyez ça ? Ça ne ressemble pas trop à un rocher, vu d’ici. Je vais m’approcher.

La demoiselle hocha la tête, sentant une certaine excitation l’envahir. S’agissait-il de ces fameuses ruines qu’ils recherchaient ? Elle en avait bon espoir, elle devait l’admettre ! Elle ne pouvait détacher ses yeux de la forme sphérique au loin, et jeta un coup d’oeil à Magneton, à l’arrière de la voiture. Peut-être aurait-il une réaction, à l’approche du but. Après tout, les ondes magnétiques étaient supposées fortes en ce lieu, ce qui amènerait le Pokémon électrique à évoluer. Pour l’heure cependant, le concerné arborait toujours son expression indifférente. Alors qu’ils se rapprochaient, la forme se dessinait de façon plus nette, et il devenait évident que ce n’était pas un rocher. Il devait s’agir d’un bâtiment, mais dont la majeur partie avait été engloutie par les dunes. Il ne restait que la toiture encore apparente, et peut-être aurait-elle entièrement disparu d’ici quelques décennies, à son tour avalée dans le sable.

- On dirait une tour… Les étages inférieurs doivent être enfouis sous le sable. On va voir ça de plus près ?

Auguste semblait plutôt enthousiasme, ce qui redoubla la motivation de l’éleveuse. Elle devinait que son interlocuteur mourrait d’envie de descendre de la voiture pour partir en exploration, et elle devait admettre qu’elle aussi. Elle parvint à mettre de côtés ses quelques inquiétudes, et détacha sa ceinture. La voiture était à présent à l’arrêt, non loin de l’édifice dont ils ne voyaient que le toit. Mae quitta l’habitacle et referma la portière, se demandant néanmoins qui aurait l’envie de voler une voiture en plein milieu d’un désert. Enfin, il valait mieux ne pas faire preuve d’imprudence, et elle faisait confiance à son camarade pour cela. Très intriguée, la jeune fille s’approcha du bâtiment, un peu impressionnée.

- C’est incroyable d’imaginer que des gens ont construit ça, il y a des centaines d’années, et qu’ils vivaient ici… Il ne reste plus grand chose d’eux à présent, c’est si triste…

Elle contourna le bâtiment et remarqua que d’autres similaires se suivaient, comme ouvrant la voie. Plus loin, des bâtiments en meilleur état, plus grands, apparaissaient. Mae oublia bien vite sa peine, et se tourna vers Auguste, un immense sourire aux lèvres, des étoiles dans les yeux. Elle avait du mal à le croire, mais ils avaient réussi, c’était un miracle !

- Nous y sommes ! Nous avons trouvé l’entrée des ruines ! Allons-y !

Excitée comme une enfant, l’éleveuse peinait à tenir en place. Elle se rappela néanmoins que son interlocuteur n’était pas venu ici pour faire du tourisme, mais pour tenter de faire évoluer son Pokémon. Elle attendit donc qu’il aille le chercher, puis commença à s’engager au milieu de ce cimetières de civilisation. Elle éprouvait une certaine émotion en marchant entre ces bâtiments anciens. Elle pensait à tous ces gens, qu’elle ne connaîtrait jamais, qui menaient sans doute une existence heureuse ici. Le Désert Ardent était-il un désert à cette époque ? Elle n’était pas assez calée en histoire de Lumiris pour le dire.

- Vous pensez qu’un jour, des civilisations avancées trouveront des ruines de nos bâtiments, dans des centaines d’années ? Ils auraient de quoi faire de sacrés documentaires en tous cas ! Vous devriez amener votre caméra ici un de ces jours, vous pourriez montrer tout ça à plein de gens !

La jeune fille se tourna vers Auguste, un sourire aux lèvres. Il ne servait à rien de se morfondre sur le sort de personnes éteintes depuis aussi longtemps, elle préférait prendre tout cela avec légèreté.


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Dim 26 Nov - 11:24

Auguste fit le tour du bâtiment avec curiosité. Cela ressemblait bel et bien à une tour donc on n’apercevait que le toit. Les étages inférieurs avaient été avalés par le sable et cela n’était guère surprenant car dans un désert, la géographie changeait sans cesse. Les dunes se déplaçaient au fur et à mesure des années et les maigres cours d’eau s’asséchaient… Au final, il n’y avait pas beaucoup de point de repère fiable pour se diriger dans ce genre d’endroit.

« On pourrait essayer d’entrer par une fenêtre en creusant un peu mais cela me parait très dangereux. »
conclut-il, un peu déçu.

Il avait espéré trouver une entrée – un trou dans le toit aurait suffi. Toutefois, même s’il avait trouvé ce genre d’endroit par lequel il aurait pu pénétrer dans la tour, il était probable qu’il reste déçu. Après tous ces siècles à endurer cette force qu’était la nature, la tour devait être remplie de sable et peut-être était-elle aussi fragilisée. L’idée de s’enfermer lui-même dans un endroit menaçant de s’écrouler sur sa tête ne le tentait pas vraiment et quitte à choisir un tombeau, il préférait quelque chose d’un peu plus classe que ça.


« C’est le lot de nombreuses civilisations. Je trouve que se tenir au milieu des ruines d’un peuple disparu est une formidable expérience d’humilité. Tout ce que nous bâtissons et créons est voué à disparaître avec le temps. De nous et de nos œuvres, il ne restera que d’infimes traces qui ne seront peut-être jamais retrouvées par nos descendants. Ça aide vraiment à prendre du recul, non ? »

Dans dix mille ans, rien de ce que n’importe quel homme vivant aujourd’hui aura accompli n’importera. C’était fascinant et effrayant à la fois. Voir les choses sous cet angle donnait à Auguste l’impression d’être minuscule, une créature insignifiante perdue dans le flot dans du temps. De quoi le faire frissonner mais ce n’était pas le moment de réfléchir au sens de la vie. De plus, il ne souhaitait pas plomber l’ambiance avec ses réflexions existentielles.


« Il y a d’autres bâtiments plus loin, en effet. »
répéta-t-il pour souligner ce fait, « Je vais chercher quelques affaires et je reviens. »

Il délaissa donc la tour tout juste découverte et revint vers le véhicule arrêté un peu plus loin. Il avait mentionné devoir prendre deux-trois choses avec lui et pas là, il entendait notamment un sac à dos contenant du matériel de première nécessité et aussi Gucci, son Magnéton. C’était bien pour le faire évoluer qu’il était venu ici en premier lieu, il aurait été bête de le laisser dans la voiture pendant que son dresseur s’en allait assouvir sa curiosité dans les ruines. La portière était ouverte et le Magnéton ne semblait pas plus motivé que cela à sortir de là, à croire qu’il appréciait le confort de se laisser transporter.

« Allez, fais un effort. » soupira-t-il en tirant son compagnon de la banquette arrière.

Ce dernier manqua presque de tomber par terre mais, comprenant enfin qu’il devait bouger, Gucci obtempéra et se décida enfin à léviter pour suivre Auguste. Comprenait-il que c’était pour lui que son dresseur faisait tout cela ? Bref. Il avait accepté de bouger et c’était tout ce qui comptait. Le Pulsar referma la portière, sortit un appareil photo de son sac et entreprit de vérifier que tout était en ordre avant de le passer autour de son cou.

Il rejoignit ensuite Mae qui l’attendait toujours au « sommet » de la tour. La remerciant de l’avoir attendu à l’aide d’un hochement de tête, ils purent se mettre en route. Ils n’avaient pas de destination ni de but particulier sinon trouver quelque chose digne d’intérêt, éventuellement un bâtiment encore en suffisamment bon état pour qu’ils puissent entrer. La plupart, à l’instar de la tour, étaient en partie ou complètement ensevelis sous le sable. Ils n’étaient pas pressés par le temps, ceci dit, et Auguste comptait bien voir un maximum de chose avant de repartir.


« Peut-être qu’un jour les gens découvriront les ruines de Nemerya et seront étonnés de ce qu’ils découvriront, qui sait. Avec les avancées technologiques et l’évolution des mœurs, nous pourrions passer pour une peuplade primitive. « Les gens se déplaçaient dans des engins alimentés par de l’essence. Bouah ! Quels sauvages ! Et des roues ?! Bon sang, ça devait pas être facile de vivre à cette époque.» »


Il rit mais il y avait bien une part de vérité dans ses propos. Les plus grandes civilisations d’antan paraissaient bien primaires quand on les comparait aux standards actuels. Ce serait sans aucun doute également le cas quand, dans le futur, les gens mentionneront l’époque actuelle.

« Sans doute mais je n’ai pas les connaissances requises pour parler aux gens de ce que je vais filmer. » dit-il alors qu’il s’arrêtait pour prendre une photo, « Il me faudrait l’aide d’archéologues et d’historiens. Le faire serait super intéressant mais je n’ai pas encore ni les moyens ni la renommée pour fédérer autant de personnes autour d’un projet. Je travaille principalement seul, vous savez. Pour l’heure, je vais me contenter de prendre quelques clichés que je posterai sur mon blog. »

Il faisait souvent cela quand il visitait des lieux insolites sur lesquels il n’avait pas l’envie ou l’occasion de s’attarder. Comme aujourd’hui par exemple, où il venait avant tout pour faire évoluer Gucci. Quelques photos prises et postées en lignes suffiraient. Cela permettrait de faire découvrir de nouveaux lieux aux personnes intéressées par ce qu’il faisait, sans trop rentrer dans les détails. Il avait déjà un projet plus conséquent en cours mais cela se déroulait dans le nord de Lumiris. C’était dans les contrées froides autour de Windoria qu’il posait sa caméra le plus souvent en ce moment.

« Si je devais émettre une hypothèse, je dirais que nous sommes sur une espèce d’allée principale. Voyez comme il n’y a rien devant et derrière nous alors qu’l y a des ruines de part et d’autres. C’était peut-être une avenue où il avait les commerces, je ne sais pas. On peut continuer à avancer dans ce sens, les axes principaux comme celui-ci menaient souvent à des temples ou des palais. Ça ne nous coûte rien de continuer à avancer. »
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Lun 27 Nov - 8:59

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Auguste ne mit pas longtemps à revenir vers elle, mais son Magneton ne paraissait pas aussi excité que les deux humains. Il était sans doute en train de somnoler dans la voiture, et l’idée d’une promenade dans le Désert ne semblait pas l’enchanter. Mae sourit, amusée par l’air vaguement agacé du jeune homme, comme s’il avait du batailler pour faire sortir son Pokémon du véhicule. Il avait visiblement récupérer son appareil photo, qui pendait désormais à son cou. Le petit groupe se mit ensuite à route. L’éleveuse regardait autour d’elle avec intérêt, un peu rêveuse. Elle ignorait ce qu’elle espérait trouver en ces lieux, elle qui n’avait pas l’âme d’une aventurière. Peut-être simplement quelques bribes d’un récit ancien et oublié, toujours dissimulé dans les vestiges de cette ville des temps passés.

- Peut-être qu’un jour les gens découvriront les ruines de Nemerya et seront étonnés de ce qu’ils découvriront, qui sait. Avec les avancées technologiques et l’évolution des mœurs, nous pourrions passer pour une peuplade primitive. « Les gens se déplaçaient dans des engins alimentés par de l’essence. Bouah ! Quels sauvages ! Et des roues ?! Bon sang, ça devait pas être facile de vivre à cette époque. »

La demoiselle éclata de rire. En effet, un jour tout ce qu’ils considéraient comme révolutionnaire serait sans doute dépassé. Leur téléphone, leur voiture, leur maison, tout ce qui appartenait à leur vie quotidienne serait alors étudier par les futurs historiens. Cette idée paraissait absurde, et pourtant si réaliste. Mae peinait à imaginer qu’un jour tout serait différent. Lumiris ne serait peut-être alors qu’une immense ruine, où de nouvelles civilisations viendraient pour y construire leur vie. Mais comment concevoir que leur système, leur manière de vivre, s’effondrerait, un jour ? Tout semblait si sûr, si infini… Et pourtant, tout pouvait prendre fin, à un moment ou à un autre. En observant ces vieilles bâtisses, la jeune fille le réalisait.

- Sans doute mais je n’ai pas les connaissances requises pour parler aux gens de ce que je vais filmer. Il me faudrait l’aide d’archéologues et d’historiens. Le faire serait super intéressant mais je n’ai pas encore ni les moyens ni la renommée pour fédérer autant de personnes autour d’un projet. Je travaille principalement seul, vous savez. Pour l’heure, je vais me contenter de prendre quelques clichés que je posterai sur mon blog.

Elle le regarda dégainer son appareil et photographier un ensemble de ce qui avait sans doute été des maisons autrefois. Mae attrapa quant à elle son téléphone portable, et, un sourire aux lèvres, elle photographia Auguste. La qualité ne devait pas être aussi bonne que celle de son appareil, mais la photo rendait bien. On y voyait le jeune homme, une expression pensive sur le visage, les yeux rivés sur le paysage désertique, et autour de lui, les ruines. Voilà qui ferait un beau souvenir de cette si étrange journée ! Elle rangea son téléphone, et suivit son comparse.

- Si je devais émettre une hypothèse, je dirais que nous sommes sur une espèce d’allée principale. Voyez comme il n’y a rien devant et derrière nous alors qu’l y a des ruines de part et d’autres. C’était peut-être une avenue où il avait les commerces, je ne sais pas. On peut continuer à avancer dans ce sens, les axes principaux comme celui-ci menaient souvent à des temples ou des palais. Ça ne nous coûte rien de continuer à avancer.

L’hypothèse du documentariste n’était pas idiote, loin de là, et Mae n’avait même pas envisagé les choses sous cette angle. Elle n’avait pas de formation spécifique en matière d’histoire ou de civilisation, elle se fiait donc uniquement à ses observations. Elle se demanda ce qu’elle pourrait trouver si elle entrait dans l’un des bâtiments. Y avait-il encore des objets datant de cette lointaine époque ? Ou s’étaient-ils tous détériorés avec le temps, se détruisant un peu plus jour après jour ? C’était souvent ce qui arrivait, malheureusement. Et comme l’avait dit Auguste, seuls de vrais professionnels pouvaient les éclairer, sur ce sujet.

- J’ai l’impression que vous avez raison. Je crois qu’il y a une bâtisse plus grande plus loin, là bas. Vous voyez ? Il s’agit peut-être d’un temple, ou quelque chose du genre… J’imagine qu’ils n’avaient pas de centre commercial ou d’arène à l’époque !

A leur époque, les seuls grands bâtiments étaient généralement de ceux là. Les historiens du futur penseraient-ils qu’ils vouaient un culte aux vêtement et aux champions ? Elle sourit à cette idée. Leur société était bien différente que celle qui semblait se dessiner à travers ces ruines, cela ne faisait aucun doute. Une autre question travaillait cependant la jeune fille. Elle se tourna vers Auguste, jeta un coup d’oeil à son Magneton, et demanda :

- Les gens qui vivaient ici autrefois… Vous pensez qu’ils cohabitaient aussi avec les Pokémons ? Je veux dire, les Pokeballs n’existaient pas, à cette époque, mais ils devaient bien se côtoyer, non ?

Les combats, les concours, l’élevage… Tout ceci avait-il été inventé par leur civilisation ? Ou d’autres personnes, bien avant eux, avaient déjà eu toutes ces idées ? Ils arrivèrent au bout de ce qui semblait être une vaste allée. Devant eux, un bâtiment plus grand, à l’entrée ouverte, semblait en assez bon état. D’énormes trous béants se dessinaient dans la façade, et la moitié du toit était recouvert de sable, mais il devait être possible d’entrer à l’intérieur. La curiosité de la jeune fille était piquée. Elle hésita, et questionna son camarade du regard.


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Mar 28 Nov - 17:10

Un temple ? Oui, ça y ressemblait. Enfin, cela ressemblait à l’idée qu’Auguste se faisait d’un temple. Une position centrale et facile d’accès pour un bâtiment, ce devait être un temple ou un palais. Peut-être aurait-il plus d’indices en s’approchant. Le Pulsar ignorait sous quelles formes il allait les trouver mais cela, il ne le saurait pas en restant ici.

« Je doute qu’ils aient eu des centres commerciaux tels que nous les connaissons aujoud’hui. Ils devaient avoir de grands marchés, ceci dit, une succession d’échoppes et d’étals s’étendant sur des centaines de mètres. Cet endroit devait fourmiller de monde. »

Ce devait le chaos le plus total, comme le métro de Doublonville en heure de pointe. En un sens, Auguste était content d’avoir accès à des magasins et des enseignes où il pouvait avoir un minimum de certitude sur la qualité des produits qu’il achetait. L’idée de se procurer un morceau de viande après qu’il soit resté toute la journée au soleil était peu ragoûtante. S’il admirait le chemin parcouru depuis les antiques civilisations, il appréciait toutefois où l’Homme en était aujourd’hui et portait un regard plein d’espoir sur l’avenir.

« Quant aux arènes c’est difficile à dire pour cet endroit. Je doute que chaque type de Pokémons ait eu son représentant mais je sais que dans certaines régions, affronter un doyen – une sorte de champion, donc – permettait d’obtenir une certaine reconnaissance de la part de ses pairs. Cela se fait moins de nos jours mais ça existe encore. Prenez, Alola, par exemple. »

Il n’était pas question d’affronter un champion, là-bas. Au lieu de cela, les jeunes gens effectuaient une série d’épreuve jusqu’à obtenir le droit d’affronter le doyen de l’île. C’était une manière comme une autre de faire les choses et, aux yeux d’Auguste, ce devait être une formidable expérience que d’y participer.

« Affronter un maître Pokémon pouvait être une sorte de rituel de passage à l’âge adulte. L’enfant prouve qu’il a pu établir des liens de confiance avec ses Pokémons, montrant ainsi qu’il est une personne responsable et sur laquelle on peut compter. » conclut-il pour aller jusqu’au bout de ses pensées. « Enfin, prenez cela avec beaucoup de recul. Je n’ai aucune preuve de ce que j’avance et je pourrais très bien être à des kilomètres de la vérité. »

Oui son hypothèse se tenait mais quand on n’avait aussi peu d’élément, n’importe quelle autre théorie paraissait vraisemblable. Mae était jeune et peut-être influençable, aussi tenait-il à être clair sur le fait qu’il ne faille pas prendre ses paroles pour argent comptant. Ceci dit, il était peu probablement qu’elle soit dénuée d’esprit critique et incapable de faire la part des choses.

Tout en parlant, ils avaient remonté la grande avenue jusqu’à arriver au pied de l’énorme bâtiment. Ils y étaient arrivés par ce qui paraissait être une esplanade, si on en jugeait par ce qui était visible là où le sable ne recouvrait pas tout. L’édifice était encore plus imposant vu de près et même s’il était en partie écroulé, notamment l’entrée dont les colonnes servant de support avaient cédé avec le temps, il n’en restait pas moins majestueux. Il était difficile de juger l’état du reste de la construction mais  ils avaient des débris à enjamber s’ils voulaient entrer. Le sable n’avait que partiellement englouti l’endroit sur un flanc et le visiter semblait à peu près sûr.


« Je vais entrer en premier. Attendez-moi ici avec Gucci, je vous ferai signe si cela ne s’annonce par trop dangereux. »

Il attrapa ensuite son appareil photo et le passa au coup de la jeune femme car il ne souhaitait pas qu’une mauvaise chute abîme son matériel. Son Magnéton, lui, était vaguement intéressé par l’endroit et jetait un regard curieux aux alentours. Sans doute s’ennuyait-il moins que dans la voiture… Bref. Pour en revenir à la pile de gravats devant l’entrée, Auguste la considéra un moment. Par où allait-il commencer. L’escalader ne représentait qu’une ascension de quelques mettre mais on pouvait difficilement imaginer un obstacle plus instable que celui-ci. Entre les pierres qui n’allaient pas tenir en place et le sable qui pouvait fausser les prises et les appuis, la dégringolade était vite arrivée et autant dire que si possible, le Pulsar souhaitait éviter de se fouler une cheville.

Ayant éprouvé certains endroits, Auguste se décida à se lancer là où il jugea bon de le faire. Il vérifiait que chaque endroit sur lequel il s’appuyait, se tenait ou se hissait était capable de supporter son poids. Doucement mais sûrement, il grimpa au sommet des débris jusqu’à se tenir debout dessus.


« Vous voyez par là où je suis passé ? » demanda-t-il à Mae en pointant là où il avait débuté son ascension, « Retenez bien cet endroit. Les prises sont accessibles et sûres. »

De là où il était, l’intérieur du temple était sombre. Le soleil filtrait par quelques rares endroits et ces quelques rais de lumière étaient insuffisants pour y voir clairement. Heureusement qu’il avait emmené une lampe-torche avec lui ! Il s’en empara, la sortant de son sac avant de l’allumer et de jeter un œil à l’intérieur. L’endroit accusait le poids des années et si pas grand-chose n’était reconnaissable de là où ils étaient, Auguste constata avec satisfaction que tout n’était pas recouvert de sable. Bien. Il commença alors la descente puisqu’il devait s’assurer que l’endroit était praticable sans qu’ils ne risquent de se briser la nuque en ressortant.

Il venait de caler sa jambe contre un morceau de pierre, venant tout juste de trouver son premier appui quand son attention fut attirée par quelque chose. Peut-être l’avait-il entendu ou pressenti, lui-même n’en savait rien, mais il avait remarqué que quelque chose clochait. La seconde d’après, un choc violent le plaqua contre les débris alors qu’il aperçut une griffe lui siffler pas loin de l’oreille. Longue de plusieurs dizaines de centimètres, elle s’était plantée dans la roche, à quelques pouces de sa tête. Mais ce n’était pas ça le plus préoccupant. Non, ce qui fit comprendre à Auguste la gravité de la situation, ce fut cette énorme gueule hérissée de dents. Savoir si oui ou non cette puissante mâchoire était capable de lui arracher un bras ne l’intéressait pas car, dans un réflexe surhumain, il plia les genoux, posa ses pieds sur le ventre de la bête et poussa sur ses jambes de toutes ses forces. Le monstre tomba au sol. Le Pulsar aspira de l’air comme s’il s’agissait de sa dernière bouffée d’oxygène et, mû par l’instinct de survie, il essaya aussitôt de se sortir de là. Il n’avait pas grand-chose à faire, juste remonter en haut des gravats. De là, il pourrait emprunter le même chemin qu’à l’aller. Un bien beau projet mais son agresseur revenait déjà à la charge alors qu’il venait à peine d’arriver au sommet des débris. Cette fois-ci, la griffe traversa son sac à dos dans la largeur et ainsi harponné, l’homme manqua de tomber sous le poids de son assaillant. Il ne dut son salut qu’à son reflexe de s’accrocher à un bout de colonne brisé avant qu’il ne puisse jouer des épaules pour se débarrasser du sac. Privé de sa prise, le Pokémon sauvage retomba à nouveau dans l’obscurité. Pour combien de temps, Auguste n’en savait rien mais il ne comptait pas attendre pour avoir sa réponse. Le hurlement haineux qui lui vrilla les tympans lui indiqua que les choses n’en resteraient pas là.


« Courez ! » hurla-t-il à Mae.

Cette dernière avait en principe dû assister à une partie de la scène et si elle comprenait que quelque chose n’allait pas, le fait qu’elle doive se mettre à fuit n’était peut-être pas clair. Il ne fallut que quelques secondes à Auguste pour trouver un endroit d’où il put sauter au sol sans risque – le danger le rendait imprudent – et déjà, la bête se préparait à attaquer de nouveau. Elle apparut pour la première fois à la lumière du jour et c’est avec effroi que les deux jeunes gens constatèrent qu’un Carchacrok les avait pris en chasse. Un colosse de plus de deux mètres, une véritable machine à tuer dont les intentions étaient on ne peut plus claires.

« Courez, je vous dis ! »

Le Pulsar aurait pu se retourner et affronter le monstre mais c’était sans compter que toutes ses Pokéballs se trouvaient dans son sac à dos, celui-là même dont il avait été délesté. Et Gucci, de par son type et la nature de ses attaques, n’avait aucune chance de l’emporter…
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Sam 2 Déc - 14:46

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Tout en se rapprochant du grand bâtiment, les deux jeunes gens poursuivirent leur conversation. Auguste, qui en savait visiblement beaucoup plus sur cette époque lointaine qu’il ne voulait l’admettre, exposa ses théories sur l’utilité de cette vaste avenue. Mae pouvait, si elle fermait les yeux, imaginait cet endroit, toutes ces bâtisses en bon état, grouillant de monde, chacun voulant acheter des épices, des morceaux de toiles ou de la poterie. Il parla ensuite des combats, rappelant que dans d’autres régions, les combats d’arène n’avaient pas lieu d’être, et qu’il en était sans doute de même pour les antiques civilisations. La jeune fille en savait quelque chose, elle venait d’Alola après tout, et là bas, tout était assez différent. C’était à Lumiris qu’elle avait découvert le système des arènes et, un cas comme l’autre, elle n’était pas très familière des matchs. L’éleveuse se demanda s’il avait existé un temps, un peuple, où il n’était pas nécessaire de se battre pour prouver sa force. Humains et Pokémons pouvaient vivre en harmonie, et si les dresseurs considéraient les affrontements comme un sport, Mae peinait à partager ce point de vue. Elle préférait nettement prendre soin de ces adorables créatures, et les aider à vivre sereinement, sans lutte ni violence. Elle n’avait cependant pas la prétention de vouloir changer le monde. Les choses étaient ainsi, elle devait bien l’accepter.

Le jeune homme évoqua ensuite la possibilité que les matchs aient un but symbolique, dans cette ancienne société. Une sorte de rituelle de passage à l’âge adulte. C’était une idée intéressante, et la jeune fille pouvait sans mal se figurer cette possibilité. Auguste venait d’achever sa phrase lorsqu’ils arrivèrent jusqu’au bâtiment, qu’ils estimaient être un temple. Mae resta bouche bée plusieurs secondes devant cette bâtisse des temps anciens, si massives et majestueuses. L’entrée, jadis grande ouverte, était bloquée par d’énormes poutres qui s’étaient sans doute effondrées avec le temps. L’escalier pour atteindre un passage était à moitié brisé, mais il devait être possible d’atteindre une ouverte, en escaladant un peu. C’était en tous cas ce que semblait penser le garçon, qui observait attentivement les lieux. L’éleveuse, moins portée sur l’aventure, aurait bien volontiers accepté de rester à l’extérieur. Contempler le temple de dehors lui paraissait une très bonne solution. Auguste avait cependant envie d’explorer davantage, cela se voyait. Il se tourna vers la jeune fille et déclara, apparemment sûr de lui :

- Je vais entrer en premier. Attendez-moi ici avec Gucci, je vous ferai signe si cela ne s’annonce par trop dangereux.

Il lui passa son appareil photo autour du coup, et s’engagea dans l’ascension, faisant preuve de prudence. Mae serra les lèvres, espérant contenir son inquiétude. Elle ne voulait pas inquiéter son camarade, mais elle craignait qu’il ne se blesse. Les pierres qui avaient servis à la construction de ce bâtiment s’était érodes avec le temps; elles étaient peut-être devenues coupantes et tranchantes. Heureusement, Auguste semblait prendre toutes les précautions possibles, ce qui rassura quelque peu l’éleveuse. Il arriva finalement au sommet, surplombant la jeune fille, qui l’observait toujours attentivement. De l’autre côté se trouvait l’ouverture pour accédait au temple.

- Vous voyez par là où je suis passé ? Retenez bien cet endroit. Les prises sont accessibles et sûres.

Après avoir dégaina sa lampe torche, le jeune homme commença à descendre, disparaissant par moment du champ de vision de la demoiselle. Celle-ci fut un instant tentée de se joindre à lui, curieuse, mais son anxiété l’empêchait de se lancer. C’était toujours ainsi de toute manière. Mae poussa un soupir et se tourna vers le Magneton, qui semblait plutôt indifférent à tout cela. L’éleveuse se demanda pourquoi Auguste n’avait pas emmené son Pokémon avec lui, au cas où. Ce dernier aurait pu lui venir en aide, en cas de problème. Celui-ci n’avait pas l’air d’être particulièrement vif, mais sans doute saurait-il prendre la défense de son maître si la situation l’imposait. Mae haussa finalement les épaules, et regarda autour d’elle, ne sachant que faire pendant que son camarade poursuivait son exploration. Elle songea à faire le tour du temple, pour voir si une autre entrée était plus accessible, mais avant qu’elle ait eu le temps de faire un pas, un bruit de choc interrompit ses pensées. Aussitôt, la demoiselle leva la tête, à la recherche du jeune homme, mais elle n’apercevait que quelques mouvements. Elle pouvait être sûre d’une chose : les choses ne se passaient pas comme prévu. Auguste semblait s’agiter, et il n’avait pas l’air seul. Sur quoi avait-il bien pu tomber ?

Mae regretta de s’être posée la question. Le garçon bondit, réapparaissant dans son champ de vision, suivit de près par une énorme créature terrifiante, à la peau semblable à une cuirasse, et aux longues griffes monstrueuses. Il bougeait trop vite pour que la jeune fille puisse voir de quel Pokémon il s’agissait, mais une chose était sûre : il n’appréciait pas la présence d’Auguste sur son territoire. Celui-ci avait visiblement réussi à lui échapper, et criait quelque chose à la demoiselle. Celle-ci n’entendit pas la première fois, et resta figée sur place, tout simplement terrifiée. Lorsque le jeune homme s’élança et retourna auprès d’elle, elle comprit ce qu’il voulait dire.

- Courez, je vous dis !

L’éleveuse sursauta en constatant que le Pokémon sortait des ténèbres, et était sur le point de se lancer à leur poursuite. Cette fois, elle eu le temps de voir l’énorme Carchacrock dans toute sa splendeur, et sentit son sang se figer dans ses vaines. Elle n’avait aucune envie de finir dévorer par cette créature, connue pour son sale caractère et sa puissance dévastatrice. Sans réfléchir, sans se poser davantage de question, Mae s’élança derrière Auguste, courant plus vite qu’elle ne l’avait jamais fait, les yeux écarquillés d’horreur. Comment allaient-ils pouvoir être plus rapide que le Pokémon ? Ce dernier était dans son élément, dans le sable, tandis que leur pied s’enfonçait dans cette surface molle et glissante. Elle tâcha de ne pas s’interroger davantage, et se contenta de courir, se sentant pousser des ailes par la peur. Elle n’avait jamais été aussi vite à réagir, elle qui hésitait normalement sur chaque décision à prendre.

Alors que les deux jeunes gens tentaient d’éviter de se faire attraper par  le Carchacrock, Mae le sentait se rapprocher. Ils avaient un peu d’avance, mais le Pokémon ne tarderait pas à les rattraper. La demoiselle regarda autour d’elle, et, sans réfléchir, elle attrapa le bras de son camarade et l’attira vers un des bâtiment plus petit de la grande avenue. Une fois sur le côté de la bâtisse, la jeune fille une ouverture. Suffisamment grande pour que les deux humains s’y faufilent, mais la créature ne pourrait pas s’y glisser. Agrippant toujours Auguste, elle se jeta dans le passage, priant pour qu’il la suive sans poser de question. Une fois à l’intérieur, elle retint sa respiration. L’intérieur du bâtiment n’était qu’un ensemble de débris, ils avaient à peine la place pour se mouvoir.

- Tu crois qu’il est parti ?

Sous le coup de la peur, Mae avait oublié qu’ils se vouvoyaient depuis le début. Elle voulu s’excuser de cette erreur, lorsqu’elle entendit les bruits de pas du Pokémon. Celui-ci les avait bien entendu suivit à l’odeur, mais il ne risquait pas de pouvoir entrer les rejoindre. Il tenta néanmoins de les atteindre, envoyant l’une de ses longues griffes vers eux, mais celle-ci ne pouvait pas s’enfoncer assez profondément. Il se contenta de racler le sable, en poussant un grondement furieux. Mae se figea, espérant que le Carchacrock ne tente pas de dégager l’entrée à l’aide de ses massives épaules, mais ce n’était visiblement pas dans les plans du dragon. Après quelques essais, il sembla s’éloigner un peu. L’éleveuse resta immobile, respirant difficilement. Elle coula un regard vers Auguste, l’interrogeant du regard.

- Il a l’air de s’être éloigné.

Sa voix n’était plus qu’un murmure. Que pouvaient-ils faire à présent ? La jeune fille ne voulait pas prendre le risque de sortir, elle craignait qu’il ne soit toujours là, à les attendre dehors.


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Mer 6 Déc - 20:38


« Luminocanon ! »

Un ordre beuglé tant bien que mal sous l’effort. S’il économisait son souffle autant que possible, Auguste n’avait d’autre choix que d’ordonner à Gucci d’essayer de ralentir leur poursuivant. Il n’avait aucune idée des chances de réussite de sa démarche mais il fallait tenter quelque chose. Dans le sable, ils n’avaient aucune chance d’échapper à un Carchacrok…

« Encore ! »

Il lui fallait se montrer prudent, néanmoins car à cause de son type Electrique et Acier, un Magneton était extrêmement vulnérable face à ce genre de Pokémon. Les attaques électriques ne lui infligeraient aucun dégât et cela limitait les possibilités d’action. Et inutile de rappeler qu’avec ses Pokéballs hors d’atteinte, le Pulsar ne pouvait espérer mettre son Pokémon à l’abri si celui-ci venait à être blessé.

Les tentatives répétées pour ralentir l’ennemi fonctionnèrent, bien que le Carchacrok gagne sans cesse du terrain sur eux, mais cela leur offrit de précieuses secondes pour qu’ils puissent chercher un abri. Vu la situation, élaborer un plan était impossible pour leur esprit pressé par le danger, aussi devaient-il avant tout trouver un endroit où les griffes du Pokémons sauvages ne seraient pas susceptibles de les faucher à tout instant. Leur salut vint de Mae qui, après avoir été touchée par le Saint-Esprit, tira son compagnon dans une bâtisse à moitié écroulée. En temps normal, il aurait réfléchi à deux fois avant d’entrer dans ce genre d’endroit mais au vu des circonstances, il devait jeter la prudence aux orties. Entre finir dévoré à coup sûr ou peut-être sous des éboulis, il prenait sans hésitation l’option lui laissant une chance de survie.


« Bien vu. » souffla-t-il en guise de remerciement.

Il s’avancerait un peu trop en prétendant être hors de danger mais en voyant le Carchacrok gratter le sol en tentant vainement de les atteindre, on pouvait dire qu’ils s’étaient offert un peu de répit. Auguste avait réussi à tirer son propre Pokémon à l’intérieur et ainsi, Mae, lui et son Magnéton étaient coincé ici, momentanément hors d’atteinte de la bête qui les traquait. Cette dernière donna même l’impression d’abandonner.  Il faisait relativement clair puisque l’intérieur de la bâtisse était éclairé par le soleil passant à travers une partie du toit et de l’étage écroulés. Cela permit au Pulsar de jeter un œil aux alentours pour se rendre compte que tout n’était que débris. C’était un coup à se tordre une cheville s’ils posaient le pied n’importe où mais soit, l’important était de trouver un moyen de sortir d’ici.


« Je ne sais pas. » répondit-il quand elle lui demanda s’il était parti, « Je ne pense pas qu’il abandonne aussi facilement. Il ne faut pas sous-estimer la patience de ce genre de prédateur. Ni leur intelligence d’ailleurs. »

Fallait-il appeler cela de l’instinct plutôt que de l’intelligence à proprement parler ? Quand il s’agissait de traquer une jusqu’à la cerner de sorte qu’elle n’ait plus aucune issue, certains Pokémons pouvaient se montrer très ingénieux. Reste à espérer qu’il ne faisait que défendre son territoire mais il n’y croyait qu’à moitié.

« Ecoutez… Vous l’entendez marcher ? À mon avis, il fait le tour du bâtiment pour trouver une autre entrée. J’espère qu’il est patient parce qu’un Pokémon pareil pourrait juste raser le bâtiment et venir récolter son repas sous les décombres. »

Une bien sinistre perspective mais Auguste n’était pas homme à se bercer d’illusion. Il gardait toutes les éventualités à l’esprit, même les pires. Surtout les pires, à vrai dire, car c’était la meilleure façon de pouvoir s’en prémunir. Si cela lui permettait de garder à peu près la tête froide, ce n’était peut-être pas le genre de choses à dire à une jeune fille pour qui tout cela devait être une expérience traumatisante.

« Je… Désolé. Je ne voulais pas vous faire peur. On va s’en sortir, je vous le promets. »

Il lui prit la main avec douceur et la serra tendrement de manière à la rassurer. Être effrayé était normal vu la situation à laquelle ils étaient confrontés mais il était indispensable que Mae ne cède pas à la panique. Elle pouvait avoir peur mais elle ne devait surtout pas laisser libre cours à sa terreur car cela leur compliquerait la tâche à tous les deux. Si Auguste n’attendait pas de la demoiselle qu’elle aille affronter le Carchacrok à mains nues, il préférait la savoir prête à écouter ses directives et avec les idées suffisamment claires pour prendre des décisions sensées.


« Vous avez des Pokémons avec vous, là ? »

Si oui, il avait besoin de savoir lesquels. Se reposer sur leurs compagnons était sans doute leur meilleure chance de se sortir du pétrin et pour être tout à fait honnête, Auguste était certain que rien de tout cela n’aurait eu lieu s’il avait encore ses propres Pokéballs en sa possession. Lévia aurait pu s’occuper d’un Carchacrok sans trop de difficulté… En attendant, tous les espoirs du brun reposaient sur Mae et ses Pokémons. Peut-être parviendrait-il à échafauder un plan en utilisant ceux-ci. Vaincre leur adversaire n’était pas une nécessité, le distraire ou le ralentir suffisamment pour leur permettre de sortir suffirait.

Assis sur un morceau de pierre, le Pulsar faisait fonctionner ses méninges autant que possible. Le fil de ses pensées fut néanmoins interrompu par la douleur croissante qu’il ressentait dans son dos. Ce n’était pas insupportable, juste gênant et cela le serait encore davantage une fois l’adrénaline retombée. Avec hésitation, Auguste tâta l’endroit où il avait mal, dans le bas de son dos. S’il pensait avant tout avoir reçu un choc lorsqu’il avait été plaqué contre la roche un peu plus tôt, il déchanta bien vite quand toucha une plaie et en retira ses doigts poisseux de sang.


« C’est bien ma chance, ça. »
grommela-t-il en s’essuyant la main sur son t-shirt.

Si son toucher ne le trahissait pas, la plaie n’était pas trop profonde et ne saignait pas de manière inquiétante. Toujours était-il que quand l’homme était pourchassé par un monstre affamé, il préférait ne pas lui faciliter la tâche de cette façon…





Dernière édition par Auguste d'Epernelle le Sam 9 Déc - 14:46, édité 1 fois
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Sam 9 Déc - 14:29

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Dans le silence de la bâtisse en ruine, Mae pouvait entendre le bruit de leur respiration. Elle était persuadée que si elle arrêtait de respirer, Auguste pourrait entendre les battements furieux de son coeur, qui tentait visiblement de sortir de sa poitrine pour fuir cette situation catastrophique. La jeune fille ne s’était pas doutée un seul instant qu’un possible danger puisse l’attendre dans l’exploration de vieilles ruines. Elle aurait pourtant pu prévoir que des Pokémons abritaient les lieux, c’était une évidence ! La demoiselle se maudissait intérieurement pour sa naïveté légendaire. C’était à se demander comment elle avait réussi à survivre seule depuis son arrivée à Lumiris. Heureusement que ses Pokémons avaient été avec elle depuis le début.

- Je ne sais pas. Je ne pense pas qu’il abandonne aussi facilement. Il ne faut pas sous-estimer la patience de ce genre de prédateur. Ni leur intelligence d’ailleurs.

Elle peina à déglutir, imaginant sans mal les yeux brillants du Carchacrock, qui était probablement toujours dans les alentours. Elle avait frissonné lorsque le garçon avait parlé de prédateur. Le Pokémon désirait-il les dévorer ? Elle avait pensé qu’il défendait simplement son territoire, mais en vérité, à présent qu’elle y pensait, c’était plutôt évident. Les Dragons se nourrissaient généralement de viande, et deux beaux humains, cela représentait un beau paquet de chair fraîche. De quoi donner des sueurs froides à n’importe qui, et ce malgré la chaleur calcinante du Désert. Mae avait soudainement la bouche très sèche, et craignit de perdre son sang froid. Elle était parvenue à ne pas paniquer jusqu’à présent, mais son calme ne tenait qu’à un fil.

- Ecoutez… Vous l’entendez marcher ? À mon avis, il fait le tour du bâtiment pour trouver une autre entrée. J’espère qu’il est patient parce qu’un Pokémon pareil pourrait juste raser le bâtiment et venir récolter son repas sous les décombres.  Je… Désolé. Je ne voulais pas vous faire peur. On va s’en sortir, je vous le promets.

La terreur provoquée par les paroles d’Auguste avait, durant un instant, manqué de la faire s’évanouir. Elle pouvait sans mal imaginer le terrible dragon rôdait autour de leur cachette temporaire, cherchant un moyen de s’y frayer un chemin. Le garçon lui attrapa ensuite la main, sans doute pour l’apaiser. Un peu surprise par le geste, la jeune fille calma sa respiration, et se concentra sur le pouls de son interlocuteur. Il était nerveux lui aussi, elle le sentait, mais il parvenait à garder son sang froid et cherchait même à la rassurer. Ce n’était pas le moment de céder à la panique, elle devait se comporter comme une adulte. Si elle piquait une crise, elle risquait de les mettre en danger tous les deux, et elle le refusait. S’accrochant à cette pensée, elle focalisa toute son attention sur Auguste, espérant qu’il avait une solution à proposer. Pour le moment, il était son seul espoir de pouvoir sortir de cette situation indemne.

- Vous avez des Pokémons avec vous, là ?

Elle porta instinctivement la main à sa ceinture, et constata que toutes ses Pokeballs s’y trouvaient. Ce constat la rassura un instant, avant qu’elle ne réalise qu’aucun de ses partenaires ne pouvaient faire face à un tel adversaire. Elle était, qui plus est, totalement incapable de se battre, n’étant pas une dresseuse. Qu’allait-elle bien pouvoir lui dire ? Avouer qu’elle était totalement inutile dans cette situation était bien honteux. Le Magneton ne pouvait-il pas agir ? Et pourquoi n’évoluait-il pas ? Voilà qui les tirerait bien d’affaire ! Enfin, le phénomène ne s’était visiblement pas encore déclenché, ils étaient dans de beaux draps. Mae tenta de mettre de l’ordre dans ses pensées, et de voir comment ses Pokémons pouvaient néanmoins être utile. Après un rapide coup d’oeil sur la table des types, Bombydou pouvait servir. Il était de typée Fée après tout, donc puissant face aux dragons. Enfin, c’était dans la théorie, car son Bombydou était encore très jeune, et était sans doute très loin d’être aussi fort que le Carchacrock.

Elle prit quand même la sphère d’acier qui contenait la petite fée, et était sur le point de la tendre vers Auguste lorsqu’elle vit ce dernier grimacer. Elle baissa les yeux, et remarqua un éclat rouge sur sa main qui attira aussitôt son attention. Elle retint un cri d’horreur. Il s’était blessé ! Bon sang, comment allaient-ils faire ? Mae sentait qu’elle perdait pied. Elle refusait cependant d’abonner et de laisser le garçon se débrouiller seul. Elle devait l’aider, même si elle n’avait aucune idée du comment. La demoiselle s’accrocha donc à la Pokeball qu’elle tenait dans sa main et parvint à garder son calme, d’une miraculeuse façon. Elle fit ensuite sortir le Bombydou, et se mit à réfléchir.

- Essayez de ne pas trop bouger, votre blessure est peut-être profonde. J’ai des notions de premiers soins et j’ai ce qu’il faut dans mon sac, mais on doit sortir d’ici.

Son sang froid l’étonna elle-même. En temps normal elle aurait poussé des cris, se serait rouler en boule dans un coin et aurait prié Arceus le tout puissant que quelque chose la tire d’affaire. Mais cette fois, elle ne pouvait pas se le permettre. Elle devait agir. Elle se força donc à mettre de l’ordre dans ses pensées, et tenta de trouver une solution. Son regard se porta de nouveau sur la main ensanglanté d’Auguste, et une idée se faufila dans son esprit. C’était un peu glauque, mais cela pouvait marcher. Elle fit glisser son doigt sur la marque rouge, et frotta Bombydou avec, le marquant de l’odeur forte et reconnaissable du sang. Elle grimaça un peu à cette idée, puis se tourna vers le garçon pour s’expliquer.

- Fuzzy pourrait faire diversion. S’il parvient à attirer l’attention de Carchacrock, il pourra s’envoler pour se mettre en sécurité et l’attirer loin de nous. Ca nous laissera ensuite le temps de nous enfuir. Ça… Cas pourrait marcher non ?

Elle était un peu hésitante. En consultant le Bombydou du regard, elle se sentit un peu apaisée. Malgré sa petite taille, il était rapide et vif, il pouvait y arriver. Ce serait à eux d’être suffisamment efficace et silencieux pour quitter cet endroit sans se faire remarquer par le dragon. Mae prit une nouvelle bouffée d’air, et tenta une fois encore de se conforter dans son idée.

- Vous allez réussir à courir ? Il faut qu’on soit le plus rapide possible.

Elle n’avait plus qu’à espérer que sa blessure ne l’empêche pas de se déplacer. Elle attendit qu’Auguste lui donne son accord pour envoyer le petit Bombydou à l’action. Elle pouvait difficilement dissimuler son inquiétude. Elle ne voyait cependant pas ce qu’ils pouvaient faire d’autres, en cet instant.


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Ven 15 Déc - 8:05


Cette blessure, de prime abord superficielle, risquait d’être handicapante pour ce qui allait suivre. Ils allaient devoir courir et même dans l’hypothèse où ils ne parvenaient pas à échapper tout de suite à leur poursuivant, il fallait au moins qu’ils sortent d’ici. N’importe quel endroit conviendrait, pourvu qu’ils ne soient pas bloqués là où le Carchakrok pouvait les avoir à sa merci.

« Je vais réussir à courir, ne vous en faites pas pour ça. » la rassura-t-il.

C’était vrai maintenant mais il ne s’avancerait pas à dire que ce serait encore le cas dans dix minutes. La douleur risquait de faire fondre son endurance comme neige au soleil. Mae semblait attendre le feu vert de son aîné, un signal de départ qui ne vint pas car il fallait tout d’abord se mettre d’accord sur leur plan d’action.


« Ce Bombydou, c’est votre seul Pokémon ? »

Si c’était le cas, ils se débrouilleraient comme ils le pourraient mais autant dire que le petit insecte n’avait aucune chance de l’emporter en cas de confrontation directe avec le Dragon qui les attendait à l’extérieur. Le Bombydou devait impérativement se préoccuper de distraire le Carchacrok. Une idée traversa soudain l’esprit d’Auguste.


« Je ne sais pas grand-chose sur ce Pokémon. Il connait Para-Spore ou Poudre Dodo ? Quitte à devoir attirer son attention, le ralentir de la sorte nous donnerait de précieuses minutes. »

Il gardait la tête froide et les idées claires. C’était impératif dans cette situation. Une décision hâtive, une action mal calculée et tout serait fini pour eux. L’homme refusait de mettre un pied dehors tant qu’ils n’avaient pas un plan de bataille bien défini dans leur tête. Et pour cela, il fallait faire feu de tout bois.

« Ecoutez, la priorité sera de sortir d’ici pendant qu’il sera en train de courir après votre Pokémon. On ne pourra pas se cacher au même endroit parce que s’il flaire l’odeur du sang, je ne veux pas que vous soyez de nouveau en danger. »

Il leva une main pour qu’elle ne tente pas de l’interrompre. La priorité était de mettre Mae en sécurité ou en tout cas, de ne pas l’exposer davantage aux dents du carnassier. Des deux, c’était elle qui avait les plus grandes chances de s’en sortir et il était primordial de ne pas les compromettre.

« Je ne peux pas retourner tout de suite à la voiture. Quand il m’a attrapé, tout à l’heure, il m’a arraché mon sac à dos. Tous mes Pokémons sauf Magnéton sont dedans et je ne veux pas m’enfuir en les abandonnant ici. N’importe quel endroit où il ne vous aura pas vu rentrer suffira pour vous. Moi, je dois retourner dans le temple. Si j’y arrive, je pourrai sans souci me débarrasser du Carchacrok. »

Et s’il n’y arrivait pas… ? Auguste n’aimait pas trop envisager cette idée mais il le devait. S’il ne s’en sortait pas, il fallait faire en sorte que Mae, elle, revienne chez elle saine et sauve. Un sourire amer sur le visage, le Pulsar fouilla dans sa poche et en sortit les clés du véhicule qu’il tendit à la jeune femme.


« Si le pire venait à se produire, ne vous montrez surtout pas, c’est d’accord ? Promettez-le. »
murmura-t-il sur un ton qui n’autorisait aucune plainte, « Restez cachée quelques heures ou jusqu’à ce qu’il s’éloigne suffisamment, il retournera bien dans sa tanière tôt ou tard. Puis, retournez à la voiture et partez. Vous savez comment démarrer le véhicule ? »

Dans le cas contraire, il lui expliquerait comment faire. Ce n’était pas bien compliqué de toute façon. Bref. Le plan était défini, ils allaient pouvoir le mettre en application. Auguste se redressa sur ses jambes et s’empara d’une lourde pierre qu’il souleva en faisant le moins de bruit possible.

« Prête ? N’oubliez pas ce que je vous ai dit. »

Il coula un dernier regard au Bombydou et l’encouragea en silence. Il allait lui falloir des nerfs d’acier pour distraire un Carchacrok sans faillir. Résolu à commencer leur opération, le Pulsar lança la pierre avec grand fracas contre un mur à la seconde où le petit insecte sortit de la bâtisse. Les deux jeunes gens et le Magnéton restèrent à l’intérieur, accroupi derrière des débris de sorte que depuis l’extérieur, il ne soient pas visibles dans l’hypothèse où le prédateur n’aurait pas les yeux rivés sur l’appât.
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Dim 17 Déc - 7:03

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Alors que Mae semblait prête à partir sans réfléchir, la mine concentrée et sérieuse d’Auguste l’inquiéta. Le plan ne lui convenait peut-être pas, ou alors il avait d’autres idées en tête. La jeune fille resta immobile, se demandant si elle ne s’était pas un peu précipitée. Son plan lui avait pourtant paru bon lorsqu’elle l’avait imaginé, mais à présent, elle était bien moins sûre d’elle.

- Je vais réussir à courir, ne vous en faites pas pour ça.

L’éleveuse hocha la tête sans un bruit. Entendre cela la rassurait un peu. Si le jeune homme avait été incapable de se mouvoir rapidement, ils auraient été dans de beaux draps. Ce n’était pas vraiment Mae qui aurait pu porter le garçon sur son dos, il faisait bien deux têtes de plus qu’elle et même s’il n’était pas très épais, il devait tout de même peser plus lourd qu’elle. Ce qui n’était pas bien difficile, elle était plutôt du genre brindille, après tout. Le regard d’Auguste se porta ensuite sur Fuzzy, et l’éleveuse constata qu’il avait l’air un peu perplexe. Que pouvait-elle faire de plus ? Elle avait bien Candine, mais cette dernière ne pourrait pas faire le poids face à Carchacrock, tout comme Spine et Hop. La Granivol pouvait toujours voler et aider le Bombydou, mais elle était moins rapide, et un simple courant d’air la ferait changer de direction. Pour l’heure, l’insecte était leur seul espoir.

- Ce Bombydou, c’est votre seul Pokémon ? Je ne sais pas grand-chose sur ce Pokémon. Il connait Para-Spore ou Poudre Dodo ? Quitte à devoir attirer son attention, le ralentir de la sorte nous donnerait de précieuses minutes.

Elle hocha la tête, essayant de se remémorer les attaques que son partenaire connaissaient. Il pouvait utiliser Para-Spore, elle en était à peu près sûre. Maintenant qu’elle y pensait, c‘était en effet une bonne idée. Cela n’immobiliserait pas le dragon pendant très longtemps, mais ce serait toujours ça de gagné, il fallait y croire. Que pouvaient-ils faire d’autre de toute manière ? Si Auguste n’avait que son Magneton, ce n’était pas lui qui allait pouvoir les aider. Il était un type Electrique, il ne pourrait pas faire grand chose face au type Sol de Carchacrock.

- Ecoutez, la priorité sera de sortir d’ici pendant qu’il sera en train de courir après votre Pokémon. On ne pourra pas se cacher au même endroit parce que s’il flaire l’odeur du sang, je ne veux pas que vous soyez de nouveau en danger. Je ne peux pas retourner tout de suite à la voiture. Quand il m’a attrapé, tout à l’heure, il m’a arraché mon sac à dos. Tous mes Pokémons sauf Magnéton sont dedans et je ne veux pas m’enfuir en les abandonnant ici. N’importe quel endroit où il ne vous aura pas vu rentrer suffira pour vous. Moi, je dois retourner dans le temple. Si j’y arrive, je pourrai sans souci me débarrasser du Carchacrok.

Les yeux de la jeune fille s’ouvrirent en grand. L’idée de laisser le jeune homme partir tout seul au devant du danger ne lui plaisait absolument pas. Elle comprenait toutefois très bien sa position, elle aurait fait la même chose si ses Pokémons avaient été dans une situation aussi délicate. Elle ne les aurait jamais laissé derrière. Mae comprenait cependant ce que cela signifiait : elle allait devoir partir de son côté, seule. Cette perspective avait vraiment de quoi l’effrayer, et elle aurait voulu contredire son interlocuteur, et venir avec lui, mais elle savait que ce n’était pas une bonne idée. Auguste avait raison, il valait mieux qu’ils se séparent, cela pourrait déconcerter le Dragon, qui ne saurait plus où donner de la tête.

- Si le pire venait à se produire, ne vous montrez surtout pas, c’est d’accord ? Promettez-le. Restez cachée quelques heures ou jusqu’à ce qu’il s’éloigne suffisamment, il retournera bien dans sa tanière tôt ou tard. Puis, retournez à la voiture et partez. Vous savez comment démarrer le véhicule ? Prête ? N’oubliez pas ce que je vous ai dit.

La gorge serrée, Mae regarda le garçon avec une inquiétude grandissante. Pouvait-elle réellement lui promettre cela ? Si elle n’écoutait que sa peur, elle s’enfuirait à toute allure sans regarder derrière elle, absolument terrifiée par cette situation. Cependant… Pouvait-elle abandonner quelqu’un de cette manière ? Elle ne s’en sentait pas capable. Elle savait cependant que si elle contredisait Auguste, il refuserait de mettre le plan à exécution. Elle baissa donc les yeux, prit une grande bouffée d’air, et hocha la tête.

- Je resterai à l’abri, promis.

Elle se tourna vers Fuzzy, qui regardait tour à tour le jeune homme et sa dresseuse, attendant d’avoir des ordres. Mae coula un regard vers son interlocuteur, constatant qu’il était fin prêt à se lancer. Elle hocha donc la tête, donnant le fameux signal que l’insecte attendait. Pendant ce temps, Auguste attrapa une pierre et la jeta contre le mur de la ruine dans laquelle ils se trouvaient. Le Bombydou quitta la bâtisse, et tout s’accéléra. Le rugissement terrible du Carchacrock se fit entendre, et les bruits de ses pas s’éloignèrent. L’appât avait fonctionné ! Ils échangèrent un regard, et, sans un mot, sachant tout deux ce qu’ils avaient à faire, ils sortirent de leur cachette. Mae ne pu s’empêcher de jeter un coup d’oeil derrière elle pour voir Auguste s’élancer vers le temple, où son sac était resté. Elle voulu le rejoindre, mais elle se rappela qu’elle devait retourner à la voiture. Elle se dirigea d’abord vers le chemin principal, qu’ils avaient emprunté à l’aller, mais elle se souvint qu’un énorme dragon les pourchassait. Elle slaloma donc entre les maisons détruites, s’arrêtant par moment derrière des murs de pierre pour reprendre son souffle. Elle craignait de s’arrêter trop longtemps, et guettait au loin un cri inquiétant. Elle entendait le grondement du Pokémon, mais la voix d’Auguste était absente. Peut-être avait-il réussi à se mettre en sécurité.

Elle vit la voiture se dessiner assez rapidement dans son champ de vision, et accéléra, la clé en main. Elle appuya sur le bouton, déverrouillant les portes et sans une once d’hésitation, elle s’inséra dans l’habitacle. Que faire à présent ? Mains sur le volant, elle réfléchissait à toute allure. Elle n’avait pas le permis, mais elle avait déjà conduit à quelques reprises avec sa mère, à la pension. Ce n’était que sur quelques mètres, elle se souvenait à peine du fonctionnement des pédales, mais si elle n’avait pas le choix, elle pourrait s’en sortir. Un nouveau rugissement terrifiant se fit entendre, et son sang se glaça dans ses vaines. Non, elle ne pouvait pas rester là en attendant qu’Auguste refasse son apparition. Elle devait aller l’aider. Mae ferma les yeux, rassembla tout son courage, et mit le contact. Pour la première fois de sa vie, elle allait se jeter volontairement dans la gueule du Lougaroc. Avait-elle réellement le choix ? Pas vraiment, et elle avait l’impression d’agir par instinct. Son pied s’enfonça sur la pédale d’embrayage, elle passa la première vitesse, et accéléra de toute ses forces. La voiture gronda, le moteur s’enflamma, et d’un bond elle sembla se jeter vers les ruines.

Mae poussa un cri et tourna le volant frénétiquement, essayant de diriger le véhicule. Heureusement l’allée était en ligne droite. En quelques secondes elle parcouru une centaine de mètres, et vit l’énorme Carchacrock se dresser devant elle. Auguste, plus loin, semblait essayer de lui échapper. La jeune fille réalisa alors qu’elle n’avait aucune arme, aucun moyen de ralentir le Pokémon. Celui-ci se tourna vers la voiture, et poussa un grondement terrifiant. La demoiselle porta la main à son cou, par réflexe, et sentit le cordon de l’appareil photo. Mais bien sûr ! Sans réfléchir, elle ouvrit la portière et sortit de la voiture.

- Carchacrock ! Par ici !

Elle s’arma de l’appareil, activa le flash, et presse le bouton. Un jet de lumière aveugla le Dragon, qui se cacha les yeux. Fuzzy choisit ce moment pour faire son apparition, et lança une salve de Para-Spore sur sa cible, qui se retrouva immobilisé. C’était le moment ! Mae se tourna vers Auguste, et lui fit un signe de la main.

- Vite, montez !

Elle prit une nouvelle photo, espérant aveugler à nouveau le prédateur, et se jeta dans la voiture accompagné du Bombydou. Elle espérait que le garçon avait récupéré son sac à présent, et qu’ils allaient pouvoir filer sans poser davantage de question. La paralysie du Dragon ne durerait pas éternellement !


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Sitôt qu’il eut quitté son refuge, Auguste s’élança vers le Temple qu’il avait fui un peu plus tôt, son Magnéton sur les talons. Le Carachacrok sauvage, appâté par le Bombydou de Mae, n’était pas en vue. C’était l’occasion ou jamais de couvrir un maximum de distance car personne ne pouvait déterminer avec certitude combien de temps le prédateur allait bêtement courir derrière le Pokémon insecte. S’il voyait, sentait ou entendait un des deux humains, nul doute qu’il jetterait son dévolu sur eux. Plus lents, ils étaient aussi bien plus appétissants.

Le Pulsar avait parcouru environ les trois-quarts de la distance le séparant du Temple lorsqu’il entendit le rugissement du Dragon. Ce dernier était bien plus proche qu’il le pensait et l’entendre ainsi signifiait qu’il avait soit attrapé le Bombydou, soit qu’il s’était lassé de lui courir après. Dans tous les cas, voir débouler Carchacrok d’une ruelle, quelques mètres derrière lui, confirma ce qu’il redoutait : le Pokémon avait changé de cible. Le compagnon de Mae n’existait plus à ses yeux, seul comptait l’humain qu’il avait déjà failli croquer auparavant. Si Auguste avait bénéficié d’une poignée de secondes supplémentaires afin de mettre encore un peu de distance entre eux, il aurait été plus serein car dans l’état actuel des choses, il craignait fortement que le monstre l’ait rattrapé avant qu’il n’ait récupéré son sac. Au moins, Mae devait être en sécurité… Tant mieux. Maintenant, c’était à lui de tout donner pour atteindre son objectif avant de se retrouver à nouveau à portée des griffes de son poursuivant. S’il arrivait à attraper ses Pokéballs, il serait tiré d’affaire. Plus facile à dire qu’à faire…

Il courait plus vite qu’il ne l’avait jamais fait. Sa vie en dépendait et pour la préserver, il filait comme le vent. C’était malgré tout insuffisant pour creuser l’écart entre lui et le Carchacrok car bientôt, il était capable d’entre les grognements plein de rage de la bête, juste derrière lui. A ceux-ci se joignit très vite le vrombissement d’un moteur. Auguste n’eut pas besoin de se retourner pour savoir qu’il s’agissait de Mae au volant de sa voiture et s’il se demandait qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans la tête de la jeune femme pour qu’elle revienne ici alors qu’il lui avait expressément demandé de ne pas le faire, cela allait peut-être lui offrir la diversion dont il avait besoin.

Alerté par le bruit se faisant de plus en plus intense, le Pokémon Dragon se retourna, curieux de savoir quelle genre de menace s’approchait de lui. Il n’en fallut pas plus à Auguste pour continuer à courir jusqu’à arriver au pied des éboulis. Priant pour que Mae n’ait pas la mauvaise idée de foncer directement sur le Carchacrok, il jeta un œil par-dessus son épaule pour la voir s’arrêter près de lui et tenter vainement de le distraire avec le flash de son appareil photo.


« Arrêtez ça ! Fuyez ! »

Qu’espérait-elle fait ? L’aveugler ? En plein jour, cela n’avait aucune chance de marcher. D’une part elle se mettait en danger et d’autre part, si la voiture venait à être endommagée, ils seraient coincés ici, au beau milieu du désert. Enfin, ça, c’était en partant du principe qu’ils restaient tous les deux vivants.

Tel un ange salvateur, Bombydou était revenu parmi eux. Le Pulsar l’avait presque oublié, celui-là. Le Pokémon Insecte, dans un éclair de génie, lança une attaque Para-Spore sur la bête carnassière. La voilà, la diversion dont il avait besoin ! Sans attendre, Auguste lança une pierre en direction du Pokémon sauvage afin d’attirer son attention et d’être certain qu’il n’essaie pas de se jeter sur le véhicule – un monstre pareil avait bien assez de force pour le retourner. Après l’avoir touché en pleine tête et ordonné à Gucci de se réfugier à l’intérieur, il escalada de nouveau les gravats bloquant l’entrée du Temple. Une fois au sommet, il repéra son sac grâce à la lumière émise par la lampe torché lui ayant échappé des mains lorsqu’il avait fait la rencontre surprise du Carchacrok et sans prendre beaucoup de précaution, il sauta. Le risque de se blesser était présent mais il entendait déjà le Pokémon sauvage fulminer et gratter la pierre à l’aide de ses griffes tandis qu’il tentait de grimper. Au moins il n’avait pas essayé de s’en prendre à la jeune femme, préférant plutôt donner la chasser à celui qui commençait sérieusement à l’énerver.

Tout s’enchaîna alors très vite. Auguste récupéra la lampe de poche et s’en servit afin de récupérer les bonnes Pokéballs. Il en sortit deux hors du sac. Le Pulsar pensait qu’un seul de ses Pokémons suffirait mais dans le doute, il préféra mettre toutes les chances de son côté. Être prudent ne serait pas de trop vu la situation dans laquelle il était. Lorsqu’il se retourna vers l’entrée, le Carchacrok trônait à son tour au sommet des éboulis, prêt à sauter sur sa proie. Il était temps d’offrir à la bête cette violence qu’elle semblait chercher depuis tout à l’heure.


« Krang, Pisto-Poing ! »

Le premier Pokémon appelé était son Métalosse. Fidèle ami depuis des années, ce Pokémon ne lui avait jamais fait défaut et s’il n’était pas spécialement avantagé face à une créature de type Dragon et Sol, il avait néanmoins l’expérience de son côté. Démarrant au quart de tour, Krang fonça et percuta son adversaire de toutes ses forces, à tel point que le Carchacrok fut projeté à l’extérieur du Temple où il s’écrasa par terre. Pisto-Poing n’était certes pas la capacité la plus efficace face à ce genre d’ennemi mais l’attaque était fulgurante et puisque le Pulsar s’apprêtait à se faire sauter dessus, c’était pile ce dont il avait besoin.

« Levia, fonce-lui dessus avec Dracocharge ! »

Cet ordre avait été donné à son Dracolosse, le deuxième Pokémon qu’il avait appelé. C’étaient les deux membres les plus puissants de son équipe et à deux contre un, nul doute qu’ils parviendraient à vaincre l’autre Dragon ou du moins, à le tenir en respect. Obéissants aux consignes de son dresseur, Levia s’envola et détruisit une partie des éboulis en sortant au-dehors. Auguste ne le vit pas de là où il était mais son Pokémon ne laissa même pas le temps au Carchacrok de se relever pour le frapper. Il entendit le bruit de l’impact et les cris de douleur, par contre.

Le souffle court, l’homme avait une nouvelle fois grimpé sur les gravats d’où il pouvait désormais superviser l’affrontement. Krang avait à son tour quitté le Temple et prit place aux côtés de Levia. Ils attendaient les directives de leur dresseur. Un mot et ils lanceraient un nouvel assaut. L’ordre d’attaquer ne vint pas, cependant, car Auguste souhaitait voir la réaction du Pokémon sauvage. Blessée, celui-ci avait compris qu’il ne pouvait pas gagner. Aujourd’hui, sa proie s’était montrée plus forte que lui et dans un tel cas de figure, il lui parut plus judicieux d’abandonner. Il défia encore du regard ses adversaires pendant un moment. Un ultime grognement et il commença à reculer lentement avant de se retourner et de prendre la poudre d’escampette. C’était enfin terminé…


« Bon travail, vous deux. » lâcha-t-il, la voix vibrante de soulagement.

Krang et Levia n’étaient pas les seuls à devoir être félicités. Il ne fallait pas oublier Mae et son Bombydou qui, bien qu’ayant pris de gros risques, lui avaient offert de précieuses secondes. Les jambes tremblantes d’avoir tant couru, Auguste s’assit sur le sable et fit signe à la jeune femme de sortir de la voiture.


« On ne devrait pas le revoir de sitôt, vous pouvez venir. » lui dit-il avant d’attendre qu’elle se rapproche, « Je vous avais dit de ne pas revenir. »

Le ton était neutre. Difficile de déterminer s’il la grondait ou non jusqu’à ce qu’un sourire étire doucement ses lèvres. Une partie de lui voulait que Mae se rende compte du danger auquel elle s’était inutilement exposé en revenant le chercher mais au fond, ne pas reconnaître que cela l’avait aidé serait faire preuve de mauvaise foi. Cela ne lui ressemblait pas.

« Merci. A vous et votre Bombydou. Je ne sais pas si les choses se seraient aussi bien passées si je ne vous avais pas eue à mes côtés. »

Il mourait d’envie de s’allonger par terre le temps de reprendre son souffle mais son bon sens le lui interdisait : autant éviter d’aller mettre du sable dans sa blessure. Enfin, peut-être qu’en s’allongeant, il aurait vu un Magnézone sortir du Temple. Sauvage ? Non. Ses couleurs atypiques indiquaient qu’il s’agissait bel et bien du Magnéton d’Auguste, qui avait visiblement évolué alors que personne ne le regardait.
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Lun 5 Fév - 14:16

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Alors que Mae se jetait dans la voiture aux côtés de son Pokémon, espérant avoir réussi à gagné du temps, Auguste avait réussi à récupérer son sac. Le dragon, quant à lui, grondait de colère, immobilisé à cause de la paralysie. Il retrouva alors l’usage de ses muscles, mais au lieu de se jeter sur la demoiselle, enfermée dans le véhicule, il se retourna pour faire face au garçon. Ce dernier avait fait apparaître un Metalosse devant lui, visiblement prêt à combattre. En voyant l’aura de puissance qui émanait du Pokémon de type Acier, l’éleveuse se sentit rassurée. Auguste n’était donc pas qu’un amateur de documentaire, il était également un très bon dresseur. Il fit apparaître un Dracolosse, pour prêter main forte au premier Pokémon et face à ces deux adversaires, le Carchacrock ne faisait pas fier allure. Le combat ne dura pas longtemps, très vite le garçon eu le dessus, forçant leur adversaire à prendre la fuite. En le voyant décamper, Mae poussa un long soupir, et réalisa qu’elle était toujours tassée sur le siège conducteur, les yeux exorbités, les bras repliés sur le corps, comme si elle attendait le terrible dénouement de cette histoire. Elle se détendit donc en comprenant que le danger était parti et vit Auguste venir vers elle.

Elle se souvint alors que le jeune homme lui avait expressément demandé de se tenir à l’écart et se demanda s’il allait être en colère qu’elle ait désobéi. Elle avait délibérément choisit de prendre des risques pour lui venir en aide mais dans sa précipitation, elle n’avait pas prit en compte tous les paramètres. Le Carchacrock aurait pu réduire le voiture en miette, et ils auraient été alors bien embêté pour rentrer. Mae sortit du véhicule un peu craintive. Auguste s’était assis dans le sable, et attendait visiblement qu’elle se joigne à lui, ce qu’elle s’empressa de faire.

- On ne devrait pas le revoir de sitôt, vous pouvez venir. Je vous avais dit de ne pas revenir.

Elle ne répondit rien, évitant son regard. Sa voix n’exprimait pas de la colère, ce qui était déjà un bon signe. L’éleveuse leva finalement la tête, et haussa les sourcils d’étonnement en voyant le sourire du jeune homme. Elle avait du mal à comprendre si elle avait mal agit, ou le contraire. Elle était seulement soulagée que tout ça soit terminé. Les combats Pokémons, ce n’était vraiment pas son truc ! Heureusement que Auguste possédait une équipe digne de ce nom. Seule, elle n’aurait eu aucune chance.

- Merci. A vous et votre Bombydou. Je ne sais pas si les choses se seraient aussi bien passées si je ne vous avais pas eue à mes côtés.

Une fois encore, le visage de Mae exprimait sa surprise. Elle ne s’était pas attendue à des remerciements. Elle avait agit sans réfléchir, sans savoir si elle allait réellement être utile ou juste faire une énorme catastrophe. Elle n’avait alors eu qu’une seule certitude : elle ne pouvait pas laisser Auguste gérait cette situation seul. Elle sourit à son tour, un peu timidement, fidèle à elle-même, et hocha doucement la tête pour accepter le compliment.

- C’est vous qui nous avez tiré d’affaire ! C’était un sacré combat ! Vos Pokémons n’ont pas été touchés, ils vont bien ?

Son regard se porta ensuite sur l’épaule du jeune homme, et elle fronça les sourcils.

- Et votre blessure ? Vous avez une trousse de secours dans la voiture ? Il faut la désinfecter et si elle est trop profonde, il faudra aller à l’hôpital !

Ce n’était pas son genre de se montrer si directive, mais les soins, c’était son domaine. Enfin, elle n’était pas médecin, et c’était davantage les Pokémon qu’elle savair soigner, mais elle pourrait au moins dire si la plaie demandait des points de suture ou si elle était superficielle. Son regard se porta ensuite derrière Auguste, sur une silhouette qui s’approchait d’eux. L’éleveuse plissa les yeux puis sentit un vaste sourire se dessiner sur ses lèvres en la reconnaissant. Une bonne nouvelle venait s’ajouter à cette incroyable journée !

- Regardez ! Votre Magneton, il a évolué !

Un Magnezone couleur cuivre fit son apparition et se plaça aux côtés de son dresseur. Ce dernier avait fait ce voyage dans ce but, et voilà que son souhait s’était réalisé. Ils n’avaient pas fait tout cela pour rien, au moins !


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Jeu 15 Mar - 10:05



« Ils vont bien, ne vous en faites pas. Ils sont aussi solides qu’ils en ont l’air. » répondit-il.

Pour appuyer ses propos, Auguste tapota avec vigueur la patte du Métalosse jusqu’à s’en faire mal à la paume de la main. Oui, Krang et Levia étaient deux puissants Pokémons et aucun des deux n’avait été blessé face au terrible Carchacrok. Le pauvre n’avait eu aucune chance contre deux adversaires et si le Pulsar aurait préféré ne pas en arriver là, il n’avait pas non plus envie de lui servir de casse-croûte et vu qu’il était impossible de résoudra le problème de manière pacifique, il n’avait pas eu choix.


« J’ai tout ce qu’il faut, ne vous en faites pas. »

Bien évidemment qu’il avait une trousse de premier secours avec lui ! Il n’en était pas à sa première expédition en terres sauvages et l’expérience lui avait appris qu’il était primordial de toujours être en possession du matériel nécessaire. Quitte à l’emporter la plupart du temps pour rien, l’avoir sous la main lorsque c’était nécessaire pouvait changer beaucoup de chose. L’homme n’eut cependant pas le temps d’ajouter quoi que ce soit car Mae changea brusquement.

« Uh ? » demanda-t-il en se tournant dans la direction où était tourné le regard de la pilote en herbe, « Ahah ! Ca, pour une bonne nouvelle ! »

Un énorme sourire sur le visage, il invita son Pokémon à le rejoindre et une fois celui-ci près de lui, c’est avec pleins d’étoiles dans les yeux qu’Auguste se mit à l’admirer sous tous les angles depuis sa position assise. Gucci était devenu un magnifique Magnézone. Et dire qu’il y a à peine cinq minutes, c’était encore un Magnéton tout ce qu’il y avait de plus normal – sa couleur mise à part. Quelle surprise ! Voilà enfin une nouvelle réjouissante, une vraie, pas juste le soulagement d’avoir échappé à une bestiole affamée.

« Pour reprendre ce que vous disiez tout à l’heure, il y a une trousse de premiers secours dans le coffre. Vous pourriez aller me la chercher, s’il vous plait ? C’est une boite verte, vous devriez la trouver facilement. Il y a aussi de l’eau dans la glacière, si besoin. »

Il n’y avait pas trente-six boites similaires là-bas, de toute façon. Mae avait raison, il était nécessaire de nettoyer la blessure au plus vite afin d’éviter une infection. Ainsi, le Pulsar étira ses jambes endolories d’avoir tant couru avant de se relever. Ce qui devait être une promenade de santé pour faire évoluer Gucci avait failli tourner au cauchemar, ils étaient chanceux de s’en tirer aussi bien. Ils n’étaient passés qu’à un doigt du drame.

« Vous pouvez m’aider ? » demanda-t-il en ôtant son t-shirt trempé de sueur et sali à cause du sable et de la poussière, « C’est un peu dur pour moi de nettoyer la plaie correctement sans la voir. »

Il sentait la blessure en passant les doigts dessus mais puisque celle-ci se trouvait dans le bas de son dos, il ne parvenait pas à bien la voir, même en se contorsionnant dans tous les sens. Cela n’avait pas l’air grave, juste une égratignure qui saignait un peu.

« Alors, pas mal pour une première visite des ruines, hein ? Maintenant que mon Magnéton a évolué, je ne pense pas m’attarder ici très longtemps. Je vous tiendrai compagnie le temps que vous fassiez le tour de lieux si vous voulez, histoire de ne pas vous laisser rentrer à pied. »

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Sam 17 Mar - 6:53

Auguste D'Epernelle & Mae Primvert
Une exploration pleine de surprises


Auguste tourna la tête vers son Pokémon lorsque la jeune fille lui indiqua que ce dernier avait évolué. Une moue de surprise mais également de satisfaction se dessina sur son visage. Il n’était pas venu ici pour rien au moins ! Le Magnezone était splendide, avec ses couleurs brillantes, il détonnait complètement dans les teintes plus fades du désert. Mae était plutôt impressionnée, elle avait complètement oublié la raison de leur présence ici en vérité, avec l’attaque du Carchacrock.

- Uh ? Ahah ! Ca, pour une bonne nouvelle !

L’éleveuse sourit, constatant que son comparse n’avait pas l’air trop affecté par ce qu’il venait de se passer. Il l’avait rassuré, ses Pokémons n’avaient pas été blessé par le dragon particulièrement agressif. Auguste possédait donc une équipe puissante, ses partenaires étaient bien entraînés. Il était sans doute un dresseur en quête de badge, en plus de se concentrer sur ses documentaires. Cette attaque avait en tous cas fait germer une idée dans l’esprit de la demoiselle : en cas de danger, elle devait être capable de se défendre, et de protéger ses amis. Elle allait donc devoir réellement entraîner ses Pokémons, même si les combats ne l’intéressaient pas. Par simple mesure de sécurité, c’était la moindre des choses. Cela ne lui plaisait guère, mais elle n’avait pas le choix. Sans le garçon, elle aurait été incapable de vaincre le Carchacrock, et cette histoire se serait extrêmement mal terminée.

- Pour reprendre ce que vous disiez tout à l’heure, il y a une trousse de premiers secours dans le coffre. Vous pourriez aller me la chercher, s’il vous plait ? C’est une boite verte, vous devriez la trouver facilement. Il y a aussi de l’eau dans la glacière, si besoin.

Revenant à la situation présente, Mae se redressa vivement et se dirigea d’un pas vif, presque bondissant, vers le coffre. Elle l’ouvrit, et farfouilla à la recherche de la fameuse boite, qu’elle dénicha sans difficulté. Une boite verte, cela se remarquait assez vite. Elle était soulagée qu’il ait le nécessaire sur lui, même si elle avait toujours des bandages et du désinfectant dans son sac. Son matériel était plutôt destiné aux Pokémons, en général, même s’il pouvait marcher sur les humains. Elle s’approcha donc d’Auguste, la boite en main. Celui-ci venait d’ôter son tee-shirt, et se contorsionnait pour voir sa blessure. Mae se mit à rougir en le voyant se dénuder, ne s’étant pas vraiment attendu à cela.

- Vous pouvez m’aider ? C’est un peu dur pour moi de nettoyer la plaie correctement sans la voir.

Son visage passa du rose pâle au cramoisi en entendant sa demande. Elle hocha la tête, essayant de s’armer de son professionnalisme le plus parfait. Elle sortit un coton de la boite, ainsi que la bouteille de désinfectant. Une fois le coton imbibé, elle approcha sa main de la plaie du jeune homme, qui se trouvait en bas de son dos. En l’observant, Mae fut soulagée de constater que ce n’était pas grand chose, une petite blessure superficielle qui demandait cependant qu’on s’occupe d’elle. Si du sable entrait à l’intérieur, il risquait de le regretter amèrement. Elle commença à tapoter la blessure, et voulu le prévenir que ça risquait de piquer un peu, mais il entamait déjà une nouvelle conversation :

- Alors, pas mal pour une première visite des ruines, hein ? Maintenant que mon Magnéton a évolué, je ne pense pas m’attarder ici très longtemps. Je vous tiendrai compagnie le temps que vous fassiez le tour de lieux si vous voulez, histoire de ne pas vous laisser rentrer à pied.

L’éleveuse eu un petit rire. Elle relâchait la pression, après toute l’adrénaline qu’elle avait accumulé durant ces dernières minutes, et cela lui faisait un bien fou. Enfin, elle n’irait pas davantage à l’avant des dangers pour autant, ce genre d’émotion ce n’était pas pour elle. Elle secoua donc la tête tout en continuant sa tâche. Elle termina de désinfecter la plaie, puis tira un morceau de bandage. Il fallait protéger la blessure, afin d’éviter qu’elle ne s’ouvre davantage.

- Je n’ai pas vraiment envie de m’attarder non plus. Je crois que cette rencontre m’a suffit !

Elle termina le bandage, avec un sourire satisfait. Elle se redressa, contente d’avoir réussi sans se mettre à bafouiller. Lorsqu’elle se concentrait sur les soins, elle devenait tout à coup bien moins maladroite. Mais à présent que sa besogne était fini, elle se retrouvait devant un Auguste torse nu, et sa gêne reprenait le dessus. Elle détourna donc le regard, concentrant son attention sur le Magnézone, puis sur la voiture. Elle devait admettre qu’elle commençait à suffoquer un peu, entre la course poursuite et à la chaleur du Désert. Il lui tardait de retrouver un peu de calme.

- On peut partir quand vous le voulez ! Mais faites attention à votre bandage, si vous bougez trop il va tomber. Il faudra le changer toutes les deux heures et désinfecter à chaque fois. Ce n’est rien de grave, mais il ne faudrait pas qu’il s’infecte.

Il fut un temps où les gens mourraient pour ce genre de blessure. Mieux valait ne pas retenter l’expérience.


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Mar 27 Mar - 20:02



Bien gentiment, Mae avait accepté de l’aider lors des premiers soins. Il n’y avait pas grand-chose à faire et surtout, rien de compliqué. Elle avait juste à nettoyer la plaie et à la désinfecter avant de bander la blessure. Pas besoin d’être médecin pour faire ça et si Mae s’intéressait autant aux Pokémons et à leurs soins qu’elle le prétendait, elle était sans nul doute capable d’accomplir cette tâche. Auguste, lui, fit de son mieux pour ne pas trop bouger tandis qu’il conversait avec la jeune femme.

« C’est entendu, dans ce cas. Une fois que tout sera en ordre ici, on se mettra en route. » ajouta-t-il avant de laisser s’échapper un grognement de douleur lorsque le coton imbibé de désinfectant fut pressé contre sa blessure.

Que d’aventures ! On pouvait dire que la journée avait été riche en émotion même si tout cela avait manqué de peu de mal se finir. Vu les griffes de la bête, Auguste s’estimait heureux de s’en sortir avec une égratignure. Le Ranger attendit patiemment que Mae lui appose le bandage et une fois cela fait, il se redressa pour écouter ses dernières instructions. Elle était mignonne, à lui expliquer comment traiter ce genre de blessure. Elle ne le savait sans doute pas mais avec tout ce qu’il avait déjà vécu, le garçon avait connu son lot de blessure dont certaines avaient été bien plus graves que cela.


« En voiture, dans ce cas ! » lâcha-t-il en se retournant vers elle, « Oh ? Ça va ? Vous êtes rouge comme une pivoine. »

Avec les joues empourprées à ce point, elle avait l’air malade et cela inquiétait un peu le Pulsar. Elle n’avait pas l’air très résistante et vu tout ce qu’ils avaient vécu aujourd’hui, il n’était pas impossible que son corps demande grâce. Auguste fit la moue et, après avoir de nouveau enfilé son t-shirt, se dirigea vers la glacière située dans la voiture. Il en sorti une bouteille d’eau fraîche et la tendit à la demoiselle.

« Buvez, ça vous fera du bien. Et allez vous abriter dans la voiture, je ne voudrais pas que vous fassiez une insolation. »

C’était la dernière chose dont ils avaient besoin et de toute façon, ils n’allaient pas tarder à partir d’ici. Le Ranger rappela chacun de ses Pokémon dans sa Pokéball et grimpa sur le siège conducteur. Le moteur ronronna d’abord puis vrombit lorsqu’ils s’élancèrent à nouveau à l’assaut des dunes. Fenêtres ouvertes et climatisation au maximum, cela ne palliait toutefois pas à la chaleur et Auguste se surprit plusieurs fois à penser à sa salle de bain et au bonheur qui l’envahirait quand il prendrait une douche une fois rentré. Mais avant tout cela, il convenait de reconduire Mae. Il n’allait quand même pas la larguer ici, au beau milieu du désert. S’il n’était pas en mesure de l’amener à destination, il la rapprocha néanmoins le plus possible et la déposa là où elle avait accès à des transports en commun afin de la mener à bon port.

« C’est donc ici qu’on se sépare. Je vous souhaite bonne chance pour vos futurs projets et je vous encourage à nouveau à chercher un éleveur plus expérimenté qui pourrait vous prendre sous son aile. Faites attention à vous à l’avenir ! »

Un dernier signe de main alors qu’elle s’éloignait et le véhicule redémarra, direction Nemerya. La route était encore longue et Arceus savait à quel point il avait hâte d’être chez lui. Le chemin fut beaucoup plus calme, maintenant qu’il roulait sur de l’asphalte et non plus sur du sable. L’homme eut une dernière pensée pour Mae, rencontre inattendue dans un lieu qui l’était tout autant. Il ne pensait pas la revoir un jour mais cela ne changeait rien au fait qu’il lui souhaitait de réussir à mener ses projets à bien. Aujourd’hui avait été une journée bien mouvementée.


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