Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Ce que nous sommes || Bianca
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Dim 8 Oct - 13:22

Ce que nous sommes
Bianca & Lorcan
Une certaine monotonie frappait la journée de l’Infirmier. Il avait terminé sa routine matinale plus tôt que d’habitude, profitant du faible nombre de soins à réaliser ce jour. Certes, il pourrait aller aider au centre pour quelques sous supplémentaires mais… L’envie n’y était pas. Affichant un sourire béat, Lorcan préférait passer la journée en faisant du lèche-vitrine, Lysandre à ses côtés n’en faisant guère moins. Il y avait quelque chose d’anodin à leurs amusements fugaces, et pourtant tout dans le corps du dresseur lui disait que c’était ici qu’il devait se trouver à ce moment précis. Ou n’était-ce que la conviction trop forte de s’obliger à croire que l’intuition répondait à chacune de ses envies ? Passant sa main gauche dans ses cheveux, il tourna la tête vers le petit Osselait et lui adressa un grand sourire, remarquant que ce dernier se touchait le ventre. « Tu as envie de manger, c’est ça ? » Il y avait ce cristallin tellement pur et pourtant teinté d’une grisaille cachée dans la voix du jeune homme, mais son Pokémon feignit l’ignorer et lui répondit par un petit hochement de tête. D’un geste délicat, Lorcan souleva son compagnon pour le prendre dans ses bras et jouer quelque peu avec lui tandis qu’il prenait la route d’un restaurant qu’ils appréciaient tout particulièrement tous deux, bien que ce ne fut que l’un des rares qu’ils eurent visiter depuis leur arrivée il y a tout juste quelques semaines.

« Tu te plais ici, n’est-ce pas ? » Le climat était différent de Hoenn, et plus encore d’Alola, sans parler d’Auffrac, bien que le petit être n’ai guère connu la totalité des voyages de son partenaire. Dire qu’il aura certainement été plus simple de s’acclimater à la cette nouvelle vie à l’Osselait plutôt qu’au dresseur, il donnait un bien mièvre exemple, même si son entrain et son sourire compensaient certainement largement. La vie ici n’avait rien à voir avec celle qu’il avait connu ou construite, mais ce n’était pas plus mal. Une bouffée d’air frais qui lui permettait de profiter d’avantage, de reposer un pied à terre alors qu’il avait la sensation de couler jusque-là. Ce n’est qu’en détachant légèrement le regard de son ami pour éviter de percuter quelqu’un sur la route que Lorcan la remarqua. Une réelle douche froide – soyons honnête – et déjà sa raison lui hurlait de fuir au plus loin possible. Les vestiges du passé étaient bons à y rester, et pourtant elle était là, à quelques mètres de lui. Comment s’appelait-elle déjà ? Il secoua la tête : pourquoi donc son cœur lui susurrait d’aller la voir et ne pas l’éviter ? Probablement qu’il était trop tendre. Ou bien était-ce là le réel instinct ? Soupirant doucement dans un demi-sourire, il traversa les quelques pas la séparant de cette chevelure aussi grise que la sienne et à peine fût-il en face de la jeune femme qu’il lui adressa un énorme sourire. « Il me semble que l’on se connait, non ? » Puis se rendant compte de l’absence déterminée du moindre tact dans sa question, il se ravisa rapidement alors qu’un léger rouge lui montait aux joues. « Je veux dire… Juste que… Comment… Ne prenez pas ça de la mauvaise façon d’accord ? Mais vous ressemblez à un souvenir de Kalos, à… » Brutalement, il claqua des mains, faisant sursauter l’Osselait dans ses bras. « Silverberg, non ? Le prénom m’échappe mais… Lorcan Stein. Tu te souviens de moi ? » Et voilà que, le plus naturellement au monde, il la tutoyait copain comme groret.

Emi Burton
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Dim 8 Oct - 14:47
Lentement mais sûrement, je m’habituais à Lumiris, à son climat, à ses odeurs. Bien sûr, il m’arrivait de souffrir de mal du pays, mais c’est avec acharnement que je repoussais ces sentiments pour mieux les nier, me concentrant plutôt sur mes objectifs concrets. C’est donc pour cela que, ce jour-là, j’étais sortie de mon petit appartement pour faire les boutiques. Ironiquement pour une femme telle que moi, toujours bien habillée et présentable, je détestais cela. Pour ma part, il s’agissait d’une pure perte de temps, surtout quand je pouvais déléguer la responsabilité de choisir mes vêtements à autrui. Une personne plus capable que moi qui pouvait m’aider à gérer mon image. Néanmoins, maintenant que j’avais quitté le confort du cocon familial et qu’on m’avait propulsée dans le monde, il fallait faire avec les moyens du bord. Pire : j’allais devoir apprendre à préparer mes propres habits de coordination, les concours étant après tout la raison de ma présence ici. C’est donc en faisant la moue que je passais devant les vitrines, n’osant entrer nulle part, ne sachant pas trop quoi y faire et n’osant pas remettre mon destin entre les mains des vendeuses. Elles ne cherchaient qu’à toucher leur prime de vente de toute façon, on ne peut pas leur faire vraiment confiance.

À mes côtés, pendant que je marmonnais, un petit Riolu tentait de se grandir pour voir à l’intérieur également. Comme dans tout ce que je faisais, Sueh donnait l’impression de se sentir extrêmement concerné, voir plus motivé que moi. C’est qu’il cherchait sans cesse mon approbation, mes regards plus doux ou des mots d’encouragement. Cela avait parfois le don de me mettre mal à l’aise, puisque je ne savais pas vraiment comment offrir toutes ces choses, mais la douceur, la dévotion et l’optimisme de mon camarade m’aidaient lentement à m’y ouvrir. Enfin, assez perdu de temps en narrations inutiles. L’important, c’est que je me tenais droite devant une vitrine, le regard soucieux, évaluant les articles à distance sans oser franchir le pas de la porte. J’étais profondément ancrée dans mes réflexions lorsqu’une voix m’interpella sur un ton amical. Sans me défaire de ma position - droite, bras croisés-, je me tournai vers lui avec un regard curieux et paré d’une once de jugement.

« Sans doute est-ce une possibilité. »

Répondis-je d’une voix neutre, mais pas désagréable ou fermée. J’étais simplement intéressée. Réelle connaissance ou vendeur de trottoir ? Sans doute ma réaction peu chaleureuse fut elle ce qui fit reconsidérer son approche au jeune homme à la chevelure similaire à la mienne, un fait rare qui attira mon attention immédiatement. Plus bas, Sueh avait bien sur repéré le Pokémon de mon interlocuteur, sondant instinctivement l’aura du duo pour s’assurer qu’ils n’aient pas de mauvaises intentions à mon égard. Ah, toutes les choses que mon Riolu faisaient pour moi, à mon insu. Quoi qu’il en soit, c’est avec moins de confiance que l’individu poursuivit en nuançant son propos, y ajoutant aussi de nouvelles informations. Un souvenir de Kalos ? J’haussai un sourcil, intéressée et laissant mes bras se décroiser, une main se posant contre ma hanche alors que, mentalement, j’essayais aussi de retrouver à qui j’avais affaire. Puis, l’illumination. Mon sourire s’allongea avec un contentement tout malicieux, ma posture plus confiante.

« Bianca. C’est Bianca, Silverberg. Et bien sûr que je me souviens ! N’étiez-vous pas présent à quelques-unes de nos réceptions ? Je crois même vous avoir vu au manoir à Batisques, ou peut-être suis-je en train de vous confondre avec un cousin ? Mais qu’importe, il me fait grand plaisir de vous revoir. Que nous vaut l’honneur de votre présence à Lumiris ? »

Quoi ? Je suis une fille de riche qui rencontre le fils d’un partenaire commercial de ma famille, bien sûr que j’allais le vouvoyer. J’avais ignoré son tutoiement de manière délibérée et probablement un peu trop rigide, mais il faut avouer que ça me manquait, d’une curieuse façon. Depuis que j’étais ici, j’étais totalement déboussolée. Je me raccrochais aux modèles que je connaissais depuis toute petite de manière inconsciente. Autant dire que j’avais plus que besoin d’un coup de main pour me détendre un peu et apprendre à profiter de la vie plutôt que de considérer chaque rencontre faite dans la rue comme une réunion d’affaires.
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Lun 9 Oct - 13:46

C’est ce que nous sommes
Pseudo & Pseudo
Lorcan lui adressa un petit sourire lorsqu’elle sembla se souvenir de lui, et soupira littéralement de soulagement lorsqu’elle le lui confirma en se présentant en retour. Bianca, c’était bien ç, comment avait-il pu oublier ? Elle était un peu plus jeune que lui de mémoire, et suivait une éducation sensiblement différente de la sienne – lui n’avait que faire avec les affaires de ses parents, il se contentait d’être la bague ornée d’un diamant bien trop gros pour leurs doigts qu’ils pouvaient librement afficher. Mais il ne leur en voulait pas, après tout c’était ses parents et il n’en aurait jamais d’autres… Sans compter qu’ils lui avaient acheter le logement où il résidait actuellement pour l’aider à se remettre, donc probablement qu’une infime part d’eux réciproquait l’amour qu’il leur portait. Agitant doucement sa main droite à l’image d’un éventail et rougissant doucement, Lorcan se pencha délicatement avant de se redresser. « Pas la peine de me vouvoyer tu sais ! Nous avons grossièrement le même âge et se retrouver si loin de chez nous… Ce n’est pas un bon moment pour parler comme si nous avions affaires. Surtout que je n’ai jamais été très proche de celles de mes parents. » Dans ses bras, Lysandre regardait attentivement le Riolu et semblait lui sourire en agitant son os pas loin de ce dernier, attirant inexorablement l’attention de son dresseur. « Tu veux jouer avec lui ? » Reconcentrant son attention sur la demoiselle, il lui adressa un sourire plein d’excuses de l’avoir partiellement ignorée pour se focaliser sur son Pokémon. « Enfin, si tu le permets bien sûr ? Et oui, Batisques me parle donc probablement que nos souvenirs s’y rejoignent. Quand à ma présence ici… J’allais acheter quelque chose à manger à Lysandre ? »

Il lui adressa un sourire quelque peu gauche en haussant les épaules. Bien sûr qu’il savait que ce n’était pas la question, mais il ne lui était pas simple de revenir sur les événements du passé, et si son interlocutrice le demandait, c’était peut-être qu’elle n’était pas au courant – qu’il en reste ainsi. « Plus sérieusement, j’ai entrepris de prendre un peu de distance avec ma famille, de déployer mes propres ailes. Je travaille en tant qu’Infirmier Pokémon désormais, bien loin du luxe d’Auffrac mais j’ai vraiment l’impression d’être à ma place en faisant ça et j’ai la bénédiction de mes parents donc ! Ah, et j’ai aussi pour projet de faire le tour des Dôme Concours pour avoir ne serait-ce que la chance de participer aux diverses activités sur place. Lysandre est encore jeune mais il adore danser, je pense que ça lui plairait. » Dans sa logorrhée, il comprit finalement qu’il n’avait laissé que peu de place à la jeune fille pour s’exprimer, et pire encore – n’avait semblé éprouver aucun intérêt à connaître les raisons de la présence de cette dernière. C’était faux, bien entendu, mais sa maladresse semblait reprendre le dessus et l’absence de connaissance sur place avec qui il lui était possible de discuter faisait bouillir en lui une envie de déballer toute sa vie qu’il peinait à réfréner. Il passa sa main dans ses cheveux et rigola maladroitement, visiblement gêné. « Mais où sont mes manières ! Je parle et je parle et je parle… Je ne connais pas grand monde en dehors du travail ici donc retomber sur quelqu’un que je connais et je suis tellement content de te voir et juste… Désolé ! Je vais tâcher de me contrôler et ne pas t’inonder avec ma vie. Et toi, que fais-tu si loin de Kalos ? J’étais persuadé que tu étais déjà partie à l’époque pour reprendre la firme de tes parents donc… » Se rendant compte qu’il faisait peut-être une énième gaffe déjà – sans compter qu’il repartait dans un monologue – le patineur se tût afin de laisser de l’espace d’expression à la jeune femme.

Emi Burton
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Lun 9 Oct - 15:18
Bien sûr, il avait directement relevé le niveau de politesse et de retenue avec lequel je m’étais adressée à lui. Je me mordis l’intérieur de la joue, embêtée, mais résolue à m’adapter à mon interlocuteur qui, lui, semblait tout aussi résolu à me faire abandonner les formules de politesse. Ses arguments étaient d’ailleurs convaincants. Il était vrai que nous avions sensiblement le même âge et que, l’un comme l’autre, nous étions sortis de ce monde fermé d’affaires et de richesses. Nous n’étions plus que de jeunes adultes dans une région inconnue, loin de chez eux et partageant un mal du pays similaire. Dit comme ça, il était sans doute ce que j’avais qui ressemblait le plus à un ami, excluant Sueh. Je me résignai donc, esquissant un sourire plus doux ainsi qu’un léger oui de la tête.

« Certes, ces politesses sont probablement inutiles. »

Ce après quoi notre attention se reporta sur nos Pokémons qui, eux aussi, faisaient connaissance. Mon Riolu était très curieux, mais ne semblait guère alarmé. Sans doute que l’aura paisible et légèrement maladroite de Lorcan suffisait à le convaincre qu’ils étaient amicaux et guère dangereux. De son côté, le Cubone de mon camarade semblait tout aussi désireux d’en apprendre plus sur Sueh, son petit os brandit en sa direction. Le jeune homme reprit la parole, verbalisant l’envie de son Pokémon avant de se tourner de nouveaux vers moi. Après avoir demandé ma permission, que je lui donnai d’un simple signe de la tête, il poursuivit en répondant à mon interrogation de plus tôt. Enfin, autant dire qu’il esquiva la question, plutôt. Compris, il valait mieux éviter ce sujet de discussion, et je choisis donc de ne pas insister, respectant simplement sa décision. Il me dirait ce qu’il voudrait me dire et sans plus, j’étais assez professionnelle pour ne pas partir à la recherche de squelettes dans le placard de qui que ce soit. Ceci étant dit, Lorcan se reprit et, effectivement, me confia ce qu’il semblait à l’aise de déballer.

Si, en temps normal, j’aurais été tentée de rouler des yeux, peu concernée par les histoires d’autrui, ma réaction fut cette fois différente. Il avait pris ses distances avec sa famille pour se faire son propre chemin, vivre sa propre vie. Le jeune homme me confia même être devenu infirmier Pokémon, un emploi qu’il présentait comme très gratifiant, ce dont je ne doutais pas. Vint ensuite l’autre révélation qui, celle-là, me prit de court. Il comptait faire le tour des Dômes concours ? Lui aussi se lançait dans la coordination ? Mon regard s’élargit légèrement avant que je ne le détourne, plongeant dans mes pensées. Il avait quitté son chez lui, sa famille, ses perspectives d’avenir et avait choisi d’emprunter un chemin tout autre. Pire, il se lançait dans la coordination de bon cœur, parce que c’était une voie qui l’attirait, lui et son Pokémon. Au fond de moi, je ne pouvais m’empêcher d’éprouver jalousie, frustration et angoisse. Comment pouvait-on désirer ces choses volontairement ? Moi à qui on les avait imposées, j’étais furieuse de voir qu’un individu qui aurait eu la possibilité de suivre le chemin dont je voulais avait de plein gré choisi de s’en détourner. Qu’est-ce qui n’allait pas chez lui pour prendre une décision pareille ?!

Rio ?

C’est Sueh qui me sorti de mes pensées d’une voix légèrement inquiète. Prise au dépourvu, je clignai des yeux à quelques reprises avant de relever la tête vers Lorcan qui était de nouveau moins confiant en ses paroles. Visiblement désolé et évoquant ses manières, il fit marche arrière, justifiant son attitude et son débit de parole. Sans doute avait-il peur de m’avoir importunée avec tout cela, ce qui n’était guère le cas. Disons simplement qu’il m’avait offert matière à réflexion. Néanmoins, j’avais tout de même réussi à le rendre mal à l’aise et ressentais le besoin de corriger le tir. Malgré tout, j’étais moi aussi très contente de croiser un visage connu en ces terres lointaines.

« Désolé, j'étais perdue dans mes pensées. Je suis également soulagée de croiser un visage connu, c’est simplement… Enfin. »

Je marquai une pause, ne sachant pas vraiment comment reprendre. Il m’avait questionné sur ma propre situation et je comprenais mieux, maintenant, comment il pouvait être difficile de livrer l’essentiel sans déborder. Je l’incitai à marcher avec moi d’un geste de la main, n’appréciant pas de faire le pied de grue indéfiniment devant cette même boutique, surtout que le mouvement ferait en sorte qu’il soit plus difficile d’épier notre conversation. Moi, parano ? Non, simplement je n’aimais pas avoir de conversations trop intimes dans un lieu public, ça ne concernait quand même pas toute la région. Bref, tout cela pour dire que, maintenant que nous marchions et que je n’avais pas à le regarder dans les yeux, il était beaucoup plus facile de me confier.

« Il est vrai que j’ai été moins présente dans les réceptions familiales ces derniers années, j’ai été prise par mes études en droit. Je suis devenue juriste d’entreprise, pour le bien des Entreprises Silverberg. Nous avons une grande chaîne de Spa Pokémons dans tout Kalos, des accessoires, vêtements et produits Pokémons en tous genre, ce qui n’est pas du tout mon domaine à dire vrai. Je préfère cent fois les textes de loi aux Pokémons, sans offense Sueh. Je suis ici car mon père veut que l’on implante notre entreprise à Lumiris. Je suis chargée de devenir une championne de coordination pour faire la promotion de nos produits alors que je n’y connais rien. Je n’ai même jamais assisté à un vrai concours. »

Petite pause lourde de sens avant que je ne finisse par lâcher un petit rire, teinté d’ironie.

« Tu vois, à mon tour de trop parler de ma vie. Comme quoi. »
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Lun 9 Oct - 19:25

C’est ce que nous sommes
Bianca & Lorcan
Le grisonnant adressa un calme sourire à la jeune femme voyant qu’elle n’était guère trop dérangée par ses monologues et obligea joyeusement à l’accompagner dans sa promenade dès qu’elle la proposa du regard. Derrière eux, leurs Pokémons jouaient ensemble tout en suivant le même trajet et se tenant suffisamment proches de leurs dresseurs pour ne pas se perdre, combien même Lorcan ne pouvait s’empêcher de jeter des regards égarés pour s’assurer que tout allait bien. Le côté infirmier certainement. Toujours est-il que cela ne l’empêchait guère d’écouter la jeune Silverberg lui conter son histoire et chacune des réactions qu’il avait se lisaient sur son visage – entre l’admiration devant le côté juriste à la candeur d’apprendre qu’elle était là également pour participer aux concours Pokémons jusqu’à la stupeur d’apprendre qu’elle n’avait jamais assisté à rien de tel. Il faut dire que combien même Kalos bénéficie de la réputation de région des esthètes, les concours ne sont pas particulièrement développés sur place, les gens préférant pavaner avec leurs Pokémons plutôt que de montrer la folie de leurs capacités. Ce n’est que lorsqu’elle brisa finalement le silence avec un petit rire que le patineur se permit de rigoler également, tout en jetant un regard supplémentaire aux deux pokémons qui semblaient s’occuper mutuellement. Voilà que le Riolu de son interlocutrice jouait littéralement avec l’os de Lysandre, et autant dire qu’il n’avait pas même été évident pour Lorcan d’avoir le droit d’y toucher. Certainement un bon augure pour la relation entre les deux Pokémons.

« Tu n’as jamais assisté à un concours ?! » Probablement que la voix de Lorcan poussa quelque peu car deux passants se retournèrent brusquement avant de continuer leur chemin. Sa main était posée sur son cœur en signe de l’étonnement monstrueux de la réalisation du réel impact de ces paroles à côté duquel il était initialement totalement passé à côté. Comprenant après, progressivement, la façon dont pouvaient être interprétées ses paroles, il se ravisa tout aussi vite. « Ce n’est pas… Juste… Waw. J’admire ton courage tu sais ! Moi j’ai fait mes études à Hoenn où j’ai eu l’occasion d’apprendre beaucoup sur ces derniers, c’est plus la facilité que j’ai choisi à y participer qu’autre chose mais toi… C’est un réel courage qui me fait presque peur. » Il s’arrêta brutalement dans sa marche attendant le doux déclic que devaient produire chez lui ses paroles. C’était… Maladroit. Pour ne dire que ça. Il hésita un moment puis posa son bras doucement sur la jeune femme avant de le retirer aussitôt. « Enfin peur… Pas que tu me fasses peur ou que c’est mal, bien au contraire ! J’ai toujours adoré vos produits tu sais, et je trouve ça juste tellement bien que tu les amènes à Lumiris ! Je suis sûr qu’ils feront fureur ici. Mais te lancer dans cette entreprise comme ça… Oui, c’est ça en fait. Le jour où tu apprendras, tu auras certainement plus d’audace que je n’ai jamais eu et tu me battras à plate couture. J’en suis sûr ! » Il rigola un petit peu, seul, comme pour essayer d’effacer le moment gênant qu’il venait de produire lui-même avec sa langue un peu trop libre dernièrement. Pourtant, il n’y pouvait guère grand-chose, la rencontre avec quelqu’un à qui il était relativement libre de parler avait pour effet de lever la majorité des blocages sur son esprit et le laisser discuter librement, là où il ne ferait jamais ça avec ses clients. Brusquement, il serra son poing droit et tapa dans sa main gauche, comme s’il venait d’avoir une idée. « Je sais ! Il FAUT absolument qu’on aille assister à un concours ensemble. Ne serait-ce qu’en tant que spectateurs pour te montrer, ou même participer si tu es d’attaque. Tu as une te… ? »

Il s’arrêta dans sa phrase en entendant Lysandre grogner doucement et se retourna immédiatement pour voir de quoi il retournait, uniquement pour voir l’Osselait se tapoter le ventre comme pour rappeler qu’il n’avait pas encore eu son repas promis. Décidément…. « Ah oui c’est vrai Lysandre, tu fais bien de me le rappeler ! Comme je disais, nous allions manger, que diriez-vous de vous joindre à nous pour un encas ? J’invite. » Il passa son regard sur Bianca et Sueh respectivement pour qu’ils se sentent tous les deux invités – c’était le minimum qu’il pouvait faire après toutes les gaffes du moment précédent. « Il faut excuser mon entrain un peu étouffant, tu sais. C’est juste que… Tu comprends n’est-ce pas ? Je n’ai jamais pas vraiment eu l’occasion de parler de tout ça avec quiconque, et depuis que ma carrière est finie… » Il n’acheva pas sa phrase, la laissant en suspens venant de comprendre ce qu’il venait de dire si librement, si dangereusement. Son sourire, sincère et candide, s’effaça rapidement pour laisser place à quelque chose de plus froid, plus sensible et distant, comme un masque qu’il s’efforçait d’enfiler. « Du coup, encas ou non ? » Changement de sujet à peine discret.

Emi Burton
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Mar 10 Oct - 1:47
Sa réaction, ou plutôt son soudain éclat de voix, me surpris. Je tournai vers lui de grands yeux, ma tête s’enfonçant légèrement dans mes épaules alors que, gênée, j’observais sa réaction. Je n’étais d’ailleurs pas la seule, mais les passants n’étaient que secondaires. Ayant posé la main à son cœur, Lorcan était véritablement choqué ou, autre possibilité, peut-être avait-il l’âme théâtrale ? Sans doute n’était-ce pas un cas de figure totalement exclu pour un coordinateur.

« Jamais. »

Répondis-je simplement, considérant cela comme une réponse tout à fait suffisante. Cela disait ce qu’il y avait à dire et, donc, c’était assez. Pas la peine de s’attarder sur le pourquoi du comment. Après cette confirmation, Lorcan se ravisa, modifiant son attitude pour se faire plus admiratif. Mon… courage ? De nouveau, il arriva à me surprendre alors que, d’un regard sceptique, je m’intéressais à son fil de pensées. Lui-même avait eu la chance d’étudier les Pokémons -logique pour un infirmier Pokémon en même temps- et, puisque ce n’était pas mon cas, la conclusion toute normale était le courage ou, selon mon humble avis, la folie. Puis, le verdict suivant. Cela lui faisait peur ?

« Comment ça peur ? »

Nous nous étions arrêtés sur place alors que je me tournais vers lui, sourcils froncés par l’incompréhension et la curiosité. Mon regard violacé le dardait avec avidité, moi qui désirait comprendre ce qu’il sous-entendait par là. Aurait-il peur que mon manque de connaissances me conduise à l’échec et au ridicule ? J’attendais sa réponse de pied ferme et, bien conscient de cela, le Kalosien fit marche arrière pour une énième fois, désireux de se rattraper. Pire, il commença à faire ce que l’on appelle communément dans le domaine de la lèche, vantant les produits des Entreprises Silverberg. Oui oui, bien sûr, tu aimes les produits, bien sûr que tu ne vas pas me dire le contraire en plein visage. Aller, je veux comprendre ! Telles étaient les pensées qui traversèrent mon esprit alors que mon impatience se faisait ressentir. Puis, finalement, le dénouement de cette suite d’idée qui, encore une fois, me surpris. Selon lui, le fait de me lancer dans cette entreprise faisait en sortes que je serais plus audacieuse, plus redoutable. J’aurais bien eu envie de lui répondre que c’était simplement dû à mon caractère naturel ça, mais analysai plutôt ses propos. Songeuse, ma main vint se poser contre mon menton.

« Oui, c’est probablement une façon de le voir. J’espère que tu as raison en tout cas… »


Comme s’il avait senti ma nervosité, cette dernière maintenant présente jusque dans mes épaules, l’infirmier prit de nouveau les devants. Expressif au possible, il frappa sa paume du poing pour ajouter de l’impact à ses prochaines paroles. Son nouvel éclair de génie ? Aller assister à un concours ensemble. Il avait plus que de l’entrain : Lorcan était même prêt à nous y faire participer. Je l’écoutai aussi attentivement que je scrutai son visage, tentant de déceler s’il était sérieux ou pas. Visiblement oui, la seule chose pour l’arrêter étant son petit Pokémon qui requérait de l’attention. Retrouvant ses priorités, le jeune homme me fit une nouvelle offre, plus immédiate celle-ci, et je me tournai vers mon propre Pokémon. Bien qu’habituellement timide, Sueh semblait bien s’entendre avec le Cubone de mon camarade et, surtout, son regard décidé me suffisait. La nourriture n’était pas ce qui intéressait mon Riolu. D’instinct, je comprenais son envie de me voir poursuivre ma socialisation avec Lorcan. Sans doute comprenait-il le bien qu’il me faisait d’avoir quelqu’un à qui parler et était-ce pour cela qu’il s’était complètement effacé, en profitant pour faire plus ample connaissance avec le Pokémon sol. C’est ainsi que je me retournai vers l’infirmier pour lui répondre, bien que je ne fu pas assez rapide. Le Kalosien en avait beaucoup à dire visiblement.

Durant ses explications, son sourire était doux, presque vulnérable, alors qu’il me demandait si je comprenais. En ce sens, j’ignorais s’il désirait réellement se justifier ou si, au contraire, il ne cherchait pas ma simple compréhension. Ce simple sentiment d’avoir trouvé quelqu’un qui est sur la même longueur d’ondes, qui comprend sans que l’on ait besoin d’expliquer ou de faire des ronds de jambes. Néanmoins, une telle ouverture était gênante, risquée et difficile. Ainsi, sa dernière phrase ne se termina pas véritablement, les derniers mots toujours accrochés en l’air. Reprenant à son tour son masque de tous les jours, il s’empressa de reprendre une attitude plus fermée, désireux de rapidement changer le sujet, inquiet d’avoir fait une bourde après avoir autant monologué. Je choisis donc de ne pas répondre à cette dernière question, me détournant plutôt de lui avant d’avancer d’un pas. Ma main allant toucher mon bras opposé dans mon dos, je relevai la tête vers le ciel avant de prendre la parole. Comme il était plus facile de le faire en regardant les nuages paresseux dans le ciel frais et pur d’automne.

« Je n’ai pas du tout choisi cela, mais n’avais pas la liberté de refuser. Ce n’est pas du tout ce pour quoi j’ai travaillé avec autant d’acharnement et je ne sais pas du tout ce qui va se passer. Si ça se trouve ce sera un échec retentissant. »

Marquant une pause, je me tournai à demi vers lui, mon regard n’osant pourtant pas se diriger vers le sien. Au lieu de cela, je remarquai une petite créature bleue et noire qui s’était rapprochée de moi comme pour m’offrir son support. Ses iris étaient à présent plantés dans les miens et j’esquissai un léger sourire. Sueh. Celui-là il avait le chic pour m’offrir son appui dans les moments où j’en avais le plus besoin. Je m’accroupis avec maintes précautions, caressant le dessus de la tête de mon Riolu avec une douceur qui lui fit manifestement plaisir tout autant que ça le rendait timide. Un petit rire m’échappa et, le cœur plus léger, toujours à la hauteur de mon Pokémon, je relevai les yeux vers Lorcan.

« Il me ferait grand plaisir d’aller assister tous ensemble à mon premier vrai concours. Je te remercie pour ton support. Et ce n’est pas grave, si tu as peur pour moi. Je t’avoue que moi aussi alors… »

Après une dernière caresse à la tête de mon Riolu, je me redressai pour terminer mon propre mini-monologue.

« J’aurai besoin de toute l’aide et de tous les encouragements que l’on voudra bien me donner, à commencer par un encas. Par contre je ne suis pas encore très familière avec les établissements des environs… »
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Jeu 12 Oct - 16:17

C’est ce que nous sommes
Bianca & Lorcan
Calmement, l’infirmier scrutait tant bien que mal les réactions de la jeune femme à ses monologues, ne remarquant que bien tardivement voire pas du tout l’effet de ses mots sur cette dernière. C’était en quelque sorte plus fort que lui – parler, agir et mener la conversation pour éviter au maximum qu’elle ne dérive sur des sujets qui ne lui plaisaient guère, quand ce n’était pas lui qui les amenaient. Une vieille habitude prise depuis les problèmes de son passé qui est restée encrée en lui et, telle un tatouage un peu trop intense, refusait de partit même avec les prises en charge adéquates. Il esquissa néanmoins un sourire accompagné d’un clin d’œil lorsqu’elle lui dit qu’elle espérait qu’il ait raison. Pourtant, la suite de la discussion, de son côté comme de celui de Bianca amena une sorte de froid glacial. Comme si chacun, en l’espace de quelques mots se référant à son histoire personnelle, était parvenu à éteindre le feu de la nouveauté et de l’entrain presque psychotique qui semblait les posséder dans le flot de parole. Comme devant un masque qui s’effrite, une part plus enfouie de la personnalité de l’ancien patineur repris le dessus et les teintes amères dans les paroles de la Silverberg lui donnaient envie de croire qu’il n’était pas le seul dans cette situation. Etait-ce un déguisement enfilé de plus ou un de moins ? Lui-même n’était plus capable de le savoir. Lorsque l’on cache trop intensivement certaines choses pour essayer de les oublier, elles deviennent nos fantômes et nous hantent jusqu’à devenir une partie intégrale de nous contre laquelle il faut lutter jour après jour. Une lutte dans laquelle il avouait de plus en plus se perdre. Les traits de son visage plus lisses, il adressa néanmoins un sourire à la jeune femme, omettant volontairement de répondre à la question du choix qu’elle semblait poser – après tout, elle avait fait de même en ne creusant guère les propos du jeune homme.

Plutôt, il leva son index droit pour la reprendre, essayant de reprendre l’entrain enjouer et gesticulant qui l’accompagnait jusque-là pour arrondir les angles. « Je n’ai pas peur pour toi, j’ai peur de toi ! Je pense que tu as ce côté froid et… » Il hésita un instant. « Pas froid « froid » mais... Disons plutôt ce côté capable de prendre du recul et d’analyser une situation, de s’adapter en cours de route et rebondir sur un échec pour en tirer toutes les leçons nécessaires. C’est ce qui fait les meilleurs, pas le talent. » Il en savait un rayon pour avoir été exactement pareil jusqu’à ce que ça lui porte préjudice. Changer son programme au dernier moment, tout revoir en quelques instants pour s’adapter à la situation. Improviser. Il n’y avait rien que le pire fade du prévisible et la différence entre l’improvisation d’un champion poursuivant un objectif et une personne vivant dans le moment se comptait à la qualité de l’improvisation et son effet. L’un dépendait de sa sagesse, l’autre de sa chance, mais quelque part il ne regrettait pas avoir changé de groupe au fil des années. Dans le pire des cas… Il secoua doucement la tête, étouffant une quinte de rire. « Et concernant les établissements, je t’avoue ne pas en connaître énormément non plus, je suis arrivé il n’y a pas si longtemps que ça. Il y a un excellent Bo-bun où on mange souvent avec Lysandre, à moins que tu ne préfères quelque chose de sucré comme des Malasadas ? Il y en a un très bon dans le coin aussi. »

Une fois la destination établie, Lorcan se retourna rapidement pour prendre Lysandre dans ses bras, mais le petit lui fit clairement comprendre qu’il préférait marcher, comme pour se grossir devant le Riolu, ce qui arracha un petit rire cristallin sincère au dresseur. « J’ignore si c’est moi mais nos Pokémons semblent déjà s’être faits l’un à l’autre haha. » Le trajet ne fût guère long et parsemé de peu de discussion tangible, la faim de l’infirmier se faisant également savoir. Si tôt installés, en terrasse ou à l’intérieur selon le choix de la jeune femme, il s’empressa de la conseiller sur le menu, que ce soit pour elle ou pour Sueh. « Du coup, je voulais te demander – tu as des connaissances sur le déroulement des concours ? Une tenue appropriée pour ces derniers ? Une idée d’où sont les dômes ? Comme je ne suis pas dans la région depuis longtemps, je ne connais pas grand monde, c’est dommage quelque part. Dans la coordination nous rentabilisons sur notre popularité et les seules personnes qui me connaissent sont mes patients. Autant dire qu’il y a plus charmant que des soins infirmiers pour bien se faire voir. » Il rigola doucement. « D’ailleurs, je ne t’ai pas demandé il me semble – depuis combien de temps es-tu à Lumiris ? Cela fait tellement longtemps que je ne suis pas retourné à Kalos que j’ai parfois l’impression que la région n’est qu’un souvenir. Je ne fais que garder un contact téléphonique avec mes parents. »

Emi Burton
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