Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Ven 20 Juil - 9:42

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Auguste D’Epernelle
G.Q. Ce magazine pour hommes à la renommée internationale. Un peu le « Vogue » masculin de l’industrie, il était lu et relu, publié dans plus de 80 langues et profitait d’une notoriété légendaire. Quiconque ayant le privilège de poser dans ce magazine se devait de faire partie de l’élite, le sommet, la crème de la crème. Et ce mois-ci, pour des raisons inconnues, le magazine avait jeté son dévolu sur un certain Auguste: ranger, combattant contre la team mistrale et le champion d’arène de Nemerya, capitale de Lumiris. Evelyn n’avait jamais entendu parlé de lui, mais s’il avait été choisi pour la couverture du G.Q, c’est qu’il devait être important. Elle ne remettrait donc pas en cause sa popularité. Ce serait déplacé et inutile.

Il avait été initialement convenu que le champion devait poser seul pendant toute la durée du shoot; mais après quelques magouilles, de la persuasion, et une de bons contacts, il avait été convenu que la jolie pléiade pose à ses cotés. Apparement, dans l’industrie, il était fameusement dit qu’un homme n’était jamais véritablement aussi virile que lorsqu’il était accompagné d’une belle femme pour le mettre en valeur. Evelyn serait donc la femme, qui rendrait Auguste plus beau et plus influent qu’il ne l’est réellement. Une aubaine inouïe, pour la mannequin pas encore spécialement très connue au bataillon. À croire que la demoiselle avait été bénie des dieux. Surtout lorsque l’on sait qu’il était coutume que la star de la couverture pose avec sa compagne ou son compagnon. Le fait qu’Auguste soit célibataire arrangeait grandement les choses. C’était, de plus, une information cruciale qu’Evelyn se devait retenir s’y jamais il lui venait à l’esprit de tenter sa chance, même si, pour avoir vu certaines photos du champion, elle ne semblait pas du tout interessée. Bref.

Le thème général de la scéace photo était « sexy dans l’eau ». Le shooting se déroula donc lors d’une belle journée censée être ensoleillée sur les magnifiques chutes Thallula. Cet endroit avait la réputation de faire la fiérté de la région et collait parfaitement au thème, ce n’était donc pas étonnant qu’il fut choisi pour un photoshoot de G.Q

8h. Evelyn arriva sur le studio improvisé à l’heure. On la fit maquiller et coiffer sans attendre. Pour la première prise, on la fit vetir d’un maillot de bain Chanel une pièce noir classe bien que légèrement atypique qui mettait en bien en valeur les attributs charmeurs de la jeune femme. Son maquillage, bien évidemment waterproof, renforçait son caractère de femme pleine de confiance, d’assurance et d’ambition. Une femme qui n’a pas peur et fonce sans craintes pour ce qu’elle désire. Oui, cet effet « ombré » sur ses paupières, ses lentilles de contact brunes et ses cheveux bruns teint au moins deux teintes plus sombres attachée en une haute queue de cheval la rendaient juste irrésistible. Une véritable vénus.

13h. Après toutes ces préparations, la scéance photo allait enfin débuter. En attendant que le directeur et le photographe se mettent d’accord pour certaines poses, la mannequin s’approcha d’Auguste, souriante, pour échanger quelques mots avec lui.

« Echantée, je suis Evelyn Rosenbach, je poserais avec vous. C’est la première fois que vous posez pour un magazine d’une aussi grande envergure, je me trompe ? Stressé ?»







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Ven 20 Juil - 16:33

Il fallut pas moins de dix minutes à la maquilleuse pour maîtriser la mèche rebelle d’Auguste. Dix minutes pendant lesquelles elle suggéra au moins cinq fois que ce serait quand même beaucoup plus simple s’il se décidait à la couper, ce à quoi il répondait par la négative à chaque fois. Hors de question qu’on coupe quoi que ce soit et surtout pas sa mèche. Non pas qu’il y tenait particulièrement mais il n’avait pas signé pour ça aujourd’hui. Elle avait l’air soulagée, en tout cas, et fière d’avoir pu dompter une mèche qui rebiquait.

« Voilà, ça m’a l’air tout bon. Vous pouvez y aller. »


La préparation avait été plus longue qu’il ne l’avait supposé. Etait-il bien nécessaire de le maquiller ? Il supposait que oui mais fallait-il qu’il ait autant de couches sur le visage ? S’il trouvait cela hideux et avait l’impression d’avoir quinze kilos de maquillage sur la figure, la maquilleuse était très contente du résultat. A croire qu’elle avait réussi à faire quelque chose des traits banals du jeune homme. Enfin, puisqu’elle en avait terminé avec lui, il ne s’attarda pas et se leva de son siège pour aller marcher un peu.

Ils étaient aux Chutes Tallulah. Un endroit charmant où Auguste était plusieurs fois venu par le passé mais il y était aujourd’hui pour une toute autre raison que la détente. Il avait été invité à poser pour la couverture d’un célèbre magazine et s’il n’avait pas spécialement été emballé à l’origine, il s’était quand même laissé convaincre de le faire. D’une part parce que le cachet était alléchant et de l’autre parce que ce pouvait être une expérience intéressante. Il avait déjà fait ce genre de chose pour des organismes de plus petite envergure mais là, on parlait de quelque chose se trouvant un niveau au-dessus. Il verrait avec le bilan de la journée si tout ceci avait été une perte de temps ou non.

Il se baladait donc tranquillement au bord de l’eau. Il n’avait rien à faire, de toute façon. Tout ce beau monde s’activait pour les derniers préparatifs tandis que lui, il devait juste rester là, à attendre que les autres soient prêts. Il admettait se sentir inutile mais ce n’est pas comme s’il pouvait y changer quoi que ce soit. Alors il prit son mal en patience, jusqu’à être interpellé par une charmante créature. Il se réjouit pendant un instant car il pensait que l’attente était finie mais en voyant les deux hommes plus loin être toujours occupés à débattre et en l’écoutant, il devina que non, il n’en était rien. Elle voulait juste faire un brin de conversation. Ah. Bon, c’était bien aussi. Cela lui permettrait au moins de tuer le temps.


« Moi, c’est Auguste. Enchanté également. »
lui répondit-il avec un grand sourire, « J’ai eu quelques expériences sur de plus petits projets mais en effet, c’est bien la première fois que ça prend cette ampleur-là. Je ne suis pas trop en terrain connu, du coup, mais ça va ! »

Evelyn Rosenbach. C’était son nom. On l’avait effectivement prévenu que, contrairement à ce qui était prévu à l’origine, il aurait à poser avec quelqu’un d’autre. Plus on est de fou, plus on riait, supposait-il. Au final, cela ne changeait pas grand-chose pour lui. Elle lui avait demandé s’il était stressé, ce à quoi il avait dit que non, tout allait bien pour lui. Ce n’était pas pour la rassurer, loin de là. Il était détendu. Curieux de voir comment les choses allaient se dérouler ensuite, mais détendu quand même.

« J’étais censé être seul, à la base. J’ignore pourquoi ils ont décidé que vous deviez être là aussi mais j’espère que vous n’avez pas trop été prise au dépourvu. Tout cela s’est fait à la dernière minute. »


N’était-il pas assez bien seul ? Fallait-il la présence d’une deuxième personne pour le mettre en valeur ? Il n’en savait rien mais ces gens-là, c’était leur métier, alors il laissait ce genre de décision à leur appréciation et tant que ce n’était que cela, il n’avait pas l’intention de protester. Puis, il serait sûrement plus agréable de poser à deux que seul face au photographe.

« Ils vont en avoir pour longtemps avant de se mettre d’accord ? »
souffla-t-il, dépité.
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Mer 25 Juil - 17:27

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Auguste D’Epernelle
Apparement, Auguste avait l’air plutôt serein grace à sa petite expérience dans le domaine. C’était bien, certaines personnes auraient eu complètement le trac et cela se serait ressenti dans leurs photos. Être calme rendait les clichés plus naturels et les poses un peu moins forçées. C’est d’ailleurs une des premières choses que l’on enseigne à un mannequin. À croire que sans sa mèche, Auguste pourrait peut-être se lancer dans le millieu.

« Je suis heureuse d’avoir été choisie, même si ce n’était pas vraiment dans mes plans. C’est une opportunité sans nom ! »

Dans un élan de politesse, Evelyn allait lâcher un « merci de ne pas être assez charismatique », mais heureusement, elle ne dit rien, se contentant garder cette pensée pour elle et de gentillement sourire au jeune homme. Un jeune membre du staff s’aprocha des deux stars en courant, manquant également de tomber à causes de ses lacets défaits. Quel sacré personnage.

« On règle certains trucs puis c’est à vous ! On en a pour 5 minutes grand max’ ! » dit il en replaçant sa mèche rousse qui lui barrait souvent les yeux.

La brune toisa rapidement l’homme sans rien dire. Si on lui avait dit un jour qu’un magazine aussi populaire que G.Q était si mal organisé, Evelyn ne l’aurait jamais cru. Mais bon, puisqu’ils n’étaient pas du tout habitués à travailler avec les décors de Lumiris -c’était la première fois-, cela pouvait leur causer certains soucis. Il semblait également avoir beaucoup de stagiaires assistants cette scéance photo -sans doutes que les pros ne voulaient pas se bouger pour des « petites » célébrités-. Il fallait donc faire preuve de tolérance et, attendre. C’était la seule chose à faire, de toutes les façons.

« Comme ça, j’ai pu croire que vous êtes ranger. Vous y êtes depuis longtemps ? Le métier vous plait ? »

Ranger... c’était un bien formidable métier. Lorsque la jeune femme était petite, son père, ranger, avait pour habitude de raconter mille et une formidables histoires à propos de ses missions.  Elles pouvaient être joyeuses, émouvantes, fausses, tristes et même effrayantes ! Dans tous les cas, elles ne manquaient jamais d’actions et émerveillaient les enfants Rosenbach.

Un brin de nostalgie et de tristesse s’empara d’Evelyn en repensant à son père. Il avait disparu sans laisser de nouvelles après un scandale -la faute à pas de chance et à une mission foirée- et son manque de faisait de plus en plus ressentir. Elle esperait qu’il aille bien. Bref, il fallait que la demoiselle pense à autres choses, histoire que son mal-être ne se montre pas sur son joli visage. Après tout, cette scéance photo était la porte vers un futur radieux; elle se devait donc laisser ses soucis de cotés, sourire et embrasser son bel avenir. Et pour cela, un peu de soutient de ses pokémons ne serait pas de refus.

« Ça vous dérange si je laisse mes pokémons en liberté près de vous ? Il fait beau et je suis sure que Nyx, ma pokémon a envie de sortir un peu. Sinon, je peux aller ailleurs pour les liberer de leurs pokéballs et revenir ensuite. C’est comme vous voulez. »

Il était plus sage de poser la question au champion au préalable. Certaines personnes n’aimaient pas être en compagnie de pokémons étrangers -c’était le cas d’Evelyn- et déranger Auguste était loin d’être la priorité de la mannequin.





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Sam 28 Juil - 19:08

Cinq minutes. Voilà ce qu'ils devaient encore attendre. Bon, Auguste n'était pas pressé par le temps et patienter quelques minutes supplémentaires n'allait pas le tuer. Surtout que cela lui permettait d'échanger quelques mots avec Evelyn. Il n'allait pas s'en plaindre car même s'il n'était pas nerveux, il appréciait tout de même avoir l'occasion de faire connaissance avec elle. Puisqu'ils allaient poser ensemble, Le Pulsar se sentirait plus à l'aise si elle lui paraissait moins étrangère.

Elle profita donc de ce temps pour lui poser des questions concernant ses activités de Ranger. Elle était donc au courant. S'il ne la connaissait ni d'Eve ni d'Adam, elle avait l'air de s'être un peu renseignée à son sujet. Il n'avait quant à lui pas fait cet effort et elle n'était à ses yeux qu'Evelyn Rosenbach, une jeune et jolie mannequin.


« Je m’attendais plutôt à des questions sur mon rôle de Champion d’arène. Vous m’en voyez surpris. »


C’était pour cela que les gens le connaissaient, en général. Il ne s’en formalisait toutefois pas et répondrait à chacune des questions de la brune s’il était en mesure de le faire. Il n’en demeurait pas moins intrigué qu’elle s’intéresse davantage à ses activités de Rangers qu’au fait qu’il soit censé être un des meilleurs dresseurs de la région.


« Je suis encore relativement nouveau puisque je n’ai intégré leur rang que t’es récemment – un peu plus de six mois, si je ne dis pas bêtises. » lui confia-t-il, « Ce n’est clairement pas de tout repos mais j’adore ça ! Avoir l’occasion de rencontrer tout un tas de gens, de travailler avec certains d’entre eux ainsi qu’avec une pléthore de Pokémons, c’est loin d’être désagréable. »

Toutes les missions n’étaient pas palpitantes mais plusieurs l’avaient déjà tenu en haleine du début à la fin. Depuis qu’il avait rejoint les Rangers de Lumiris, Auguste avait vécu de nombreuses aventures dont il se souviendrait une grande partie de sa vie. Il comprenait que ce n’était pas un métier susceptible de plaire à tout le monde mais lui, il aimait vraiment y être !

« Je vous en prie, faites sortir votre Pokémon. Vu le temps qu’il fait, il serait dommage de l’empêcher d’en profiter. »

S’il appréciait qu’elle lui demande si cela le dérangeait, il ne fallait vraiment pas qu’elle s’inquiète pour lui. Être entouré de Pokémon ne le gênait pas et ce, même quand il s’agissait de ceux appartenant à d’autres dresseurs. Il ne faisait pas systématiquement sortir ses compagnons de leurs Pokéballs mais il savait que d’autres aimaient avoir leurs Pokémons auprès d’eux. Qu’Evelyn appelle sa Nyx ne l’embêtait pas le moins du monde. Au contraire, il était curieux de voir de quel genre de créature il s’agissait.


« Et vous, ça fait longtemps que vous faites ça ? Du mannequinat, j’entends. Je vous avoue avec regret n’avoir jamais entendu parler de vous mais vu votre assurance, je suis certain que vous ne débutez pas, je me trompe ? »

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Lun 30 Juil - 23:11

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Auguste D’Epernelle
Evelyn haussa les sourcils. Que six mois ? Cet homme avait réussi à être si haut gradé en à peine six mois ? Et bien, c’est qu’il devait être talentueux. Ou que les recruteurs avaient tellement peu de recrues qu’ils donnaient des promotions à vraiment n’importe qui. Dans tous les cas, l’ordre des rangers, ce n’est plus ce que c’était avant, c’est sur. Dans le bon vieux temps, même en sauvant la région de Lumiris de la déstruction, cela ne garantissait pas le post qu’occupait Auguste. Il fallait une experience spéciale qui ne s’acquiert qu’avec le temps. Après tout, il aurait pu défaire ses ennemis par chance. De plus, d’après les rumeurs, il ne montrait pas spécialement l’utilisation de son capstick, préférant la méthode plus « dresseur » d’approcher les choses. Peut-être parce qu’il était également considéré comme l’un des meilleurs combattants de la région.

N’étant pas une adepte du combat pokémons, la brune ne s’interessait pas réellement aux champions d’arènes de Lumiris. Pour elle, ce n’étaient que des gens ordinaires qui ne méritaient pas tout le préstige qui leur était accordé. C’est pour cela qu’elle ne lui posa point de question dessus; ne sachant même pas avant aujourd’hui qu’il y’avait désormais une arène à Nemerya.

« Je supose que vous devez vivre de belles choses, oui. »

Lorsqu’Auguste accepta la présence de Nyx, Evelyn lui sourit avant de libérer « la vilaine » de sa pokéball. À peine fut elle libre qu’elle se mit à sautiller partout, utilisant sa queue comme une sorte de trampoline. L’azurill chromatique, curieuse, sautilla en direction d’Auguste avant de lui caresser la jambe puis, de lui machouiller la cheville. Heureusement que ses petites dents de bébé ne faisaient vraiment pas mal, mais tout de même !

« Non, Nyx, s’il te plait ! » dit Evelyn, gênée avant d’attraper sa pokémon, « Sage ! Excusez la, elle adore l’attention. Vous n’êtes pas blessé ?»

Reconnaissant le ton stricte de la voix de sa dresseuse, l’azurill à l’étrange couleur se calma. Certes, elle continuait de sautiller, mais cette fois-ci, sur place, profitant du beau temps. Plume, la chinchindou de la starlette, ne profitait pas de la même chance. En effet, elle revenait de chez le toilleteur, et il était hors de question pour Evelyn qu’elle se salisse de si tôt. Son poil devait rester frais et soyeux. Elle attendra donc, la fin du shooting pour profiter d’être libre à l’hotel.

Pour poursuivre la discussion, le champion posa une question qui blessa légèrement l’égo de la jeune femme. Qui était-elle ? La future star, la prochaine sensation du monde de la mode. Evelyn avait déjà défilé dans de très grandes villes comme Unys ou Kalos, et Lumiris, sa région natale, était la prochaine sur la liste. La pleiade, miséricodieuse, pardonnait donc l’erreur fatale du ranger de ne pas encore savoir qui elle était. Elle racla sa gorge et dit.

« C’est ça ! J’ai déjà défilé et posé, et je tourne actuellement un film. La caméra ne me dérange donc absolument pas. »

Peu de temps après, le photographe trouva enfin un accord avec le directeur artistique. Il était temps pour les stars de se mettre en scène ! Ou plutôt, sous les chutes. Evelyn range Nyx dans sa sphère rouge avant de rapidement se mettre en place. Pour la première pose, il était convenu qu’un Auguste assuré se tienne assis et droit, face à la caméra, tout en faisant dos à Evelyn. Cette dernière devait l’enlacer et lui mordiller l’oreille, tout en le regardant avec désir pour faire comprendre au publique que cet homme était irrésistible. Rien de bien difficile et les jeunes gens semblaient, en apparence, bien s’en sortir. Mais, malheureusement, rien allait au photographe qui reprochait toujours quelque chose au pauvre champion d’arène. « Regard peu expressif, manque de charisme, narine difforme, maigre, pas sexy, mauvais profile, mauvaise posture... », il avait toujours quelque chose à reprocher au ranger. Secrètement, Evelyn était soulagée qu’il n’avait rien à lui redire à elle. Après tout, si la scéance photo d’Auguste était passagère, la pléiade, elle, exerçait son métier. Ce genre de remarques comptaient donc énormément pour elle et son avenir dans le domaine.
Le photographe, après une énième prise, s’énerva. Il arrêta provisoirement la scéance et hurla sur la coiffeuse et son assistante.

« Non, mais c’est pas possible de faire du n’importe quoi comme ça ! Et coupez lui sa mèche à ce péquenaud, nom de dieu !!
⁃ Il refuse, monsieur Ricollini...
⁃ Plaquez là, alors ! Dois-je vous apprendre à faire votre métier ? Pause le temps que l’on fixe l’horrible coupe de ce monsieur ! Quelle horreur de travailler dans ses conditions.  »


La coiffeuse baissa la tête, honteuse. Elle qui était si fière de son travail, voyait tous ses efforts ruinés et une partie de sa carrière détruite. Presqu’en larmes, elle convoqua Auguste pour effectuer les retouches nécessaires.

« Quel charactère, ce monsieur. Vous tenez le coup ? Ça ne doit pas être très agréable de se faire réprimender pour un rien comme ça. Puis je vous trouvais très élégant.» murmurra Evelyn avant de lacher le ranger pour que celui-ci aille se refaire coiffer.

Quelle agréable scéance... Esperons qu’Auguste garde son sang froid et ne pète pas un cable avant la fin de la scéance.

ptdr boloss





Dernière édition par Evelyn Rosenbach le Sam 15 Sep - 22:55, édité 1 fois
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Sam 4 Aoû - 21:12

Evelyn n’avait pas l’air enchantée de ne pas être connue de son interlocuteur. Ce dernier eut du mal à cacher son amusement car cela lui confirma une fois encore que pour travailler dans ce milieu, il était indispensable d’avoir un égo démesuré. Sérieusement, qui s’offensait de ne pas être reconnu ? Il demeura cependant silencieux et préféra la regarder s’occuper de sa petite Azurill. Nyx avait tenté de lui mordiller la cheville un peu plus tôt mais ses petites dents s’étaient révélées incapables de faire quoi que ce soit. Elle n’avait même pas eu le temps d’insister car Evelyn la rappela à l’ordre pour l’obliger à se calmer. Même si elle semblait turbulente, elle écoutait malgré tout sa dresseuse.

« On dirait qu’ils sont parvenus à un accord. » dit-il en désignant l’homme qui s’approchait d’eux.

Le Ranger aurait souhaité poser plus de question à la jeune femme. Au sujet du film qu’elle avait mentionné, entre autre. A première vue, elle n’avait pas l’air d’être le genre de personne prête à s’investir dans un projet amateur ou tout du moins, dans quelque chose qui n’en valait pas la peine. De là à suppose que le film dans lequel elle avait un rôle devait être une grosse production, il n’y avait qu’un pas, d’où la curiosité du Pulsar. Il aurait aimé en savoir plus à ce sujet mais il n’eut pas le loisir de faire subir un interrogatoire à la demoiselle car ils allaient commencer. Enfin.

Son dos se raidit lorsqu’il sentit les lèvres d’Evelyn effleurer son oreille. Il fallait qu’elle la lui mordille, aucune problème jusque-là, mais maintenant qu’il y était, il se rendait compte que c’était une bien étrange sensation. Plus exactement, il était mal à l’aise de faire cela dans un contexte si professionnel alors que d’habitude, ce genre de morsure était réservé à un tout autre lieu. L’homme tenta de cacher son embarras en adoptant l’expression la plus neutre possible mais le photographe lui tomba aussitôt dessus en lui reprochant cela. Ah. Il avait l’air un poil agacé. Auguste tenta de rectifier le tir mais l’homme de l’autre côté de l’appareil photo le martela de reproches tous plus insensés les uns que les autres. Son nez était très bien, d’abord !

Un soupir frustré s’échappa des lèvres du Champion. Il avait beau être très patient, il avait ses limites. Autant dire qu’il n’appréciait pas beaucoup le ton employé par le photographe. Il prendrait sur lui pour le moment mais ça n’allait pas durer… Entretemps, il n’arrivait pas à se reconcentrer. La mâchoire crispée, il était trop tendu pour avoir l’air naturel en posant. Non seulement l’autre l’insultait mais il faisait pire encore en s’en prenait à la coiffeuse. Ce n’était pas le respect qui l’étouffait, celui-là.


« Je vais finir par lui faire manger sa chaise. »
marmonna-t-il entre ses dents alors qu’une pause était demandée pour quelques minutes.

Evelyn le lâcha et lui demanda s’il tenait le coup. Demandait-elle cela par politesse ou se montrait-elle réellement compatissante ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il s’efforça tout de même pour lui offrir un sourire se voulant rassurant, bien que le résultat ne fût pas à la hauteur de ses attentes.


« Ca va ! Je suppose que ce n’est pas un vrai shooting photo s’il n’y a pas quelqu’un d’exécrable pour faire profiter tout le monde se son amabilité. Bref, je vais faire arranger cette mèche. J’ai cru comprendre qu’elle ne plaisait pas à monsieur. »

Il ne pouvait rien faire pour ses « narines difformes » et son « manque de charisme » mais les cheveux, ça, c’était corrigeable. La coiffeuse avait d’après lui fait un très bon travail et elle-même en était satisfaite mais cela ne convenait pas à Ricollini. Cela l’avait d’ailleurs blessée, comme le prouvaient ses yeux un peu rougis.

« Vous pensez pouvoir le faire arrêter de râler ? »
« Je vais essayer… Ca va me prendre quelques minutes. Asseyez-vous là et ne bougez plus. »


Auguste s’exécuta et s’installa sur la chaise qu’elle lui désigna avant de laisser la jeune femme et ses doigts de fée œuvrer en paix. Elle aussi était tendue, surtout qu’elle avait pris très à cœur les remarques du photographe.

« Il est toujours comme ça ? »
« Ca dépend. Il devient insupportable dès qu’il a quelqu’un qu’il ne juge pas assez important pour justifier qu’il se déplace. Il a une assez haute estime de lui-même, vous voyez. Quant au reste du personnel, disons qu’il a tendance à s’en prendre à tout le monde dès qu’il est contrarié. »
« Un homme charmant. Vous pensez qu’il est célibataire ? »


La question fit s’esclaffer la coiffeuse. Elle avait l’air d’être calmée. Tout du moins, elle n’avait pas fondu en larmes.  « Quelle horreur de travailler dans ces conditions » avait dit Ricollini mais cela valait aussi pour les pour les pauvres âmes qui avaient à supporter ses débordements.

« Voilà, fini. Si avec ça il ne vous invite pas au resto, je n’aurais pas d’autre choix que de couper votre mèche. »

Il se leva et se dirigea vers l’endroit où Evelyn et lui s’étaient trouvés un peu plus tôt. Le photographe râlait déjà que cette pause prenait trop de temps et que la coupe réarrangée du Pulsar ferait l’affaire. Il espérait ne pas avoir fait trop attendre la jeune qui, contrairement à lui, avait fait un sans-faute jusqu’ici. C’était son boulot, d’un autre côté, il était normal qu’elle n’ait rien à se reprocher.


« Toujours aussi élégant ? »
demanda-t-il, taquin, avant de se rasseoir là où il s’était tenu auparavant, « … J’ai vraiment des narines si bizarres que ça ? »

Personne ne lui avait jamais reproché cela. C’était la première fois et pour être tout à fait honnête, il avait un peu du mal à y croire. Etait-ce la colère qui poussait Ricollini à lui faire des remontrances sans fondement ou avait-il bel et bien un nez difforme ? L’avis d’Evelyn sur la question l’intéressait.


« Ne tardons plus à nous y remettre. Je vois d’ici qu’il arrive à court de patience. C’est comme ça à chaque fois pour vous ? »

Il espérait vraiment que le photographe ne trouve plus rien à redire parce qu’à ce rythme, ils allaient y passer toute l’après-midi. Personne ne souhaitait cela. Ni Auguste, ni Ricollini, ni le reste du personnel.

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Dim 16 Sep - 20:16

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Auguste D’Epernelle
En attendant qu’Augste effectue les modifications nécessaires, Evelyn se posa tranquillement sur sa chaise, profitant du moment pour siroter un délicieux mojito à la baie framby. Un sérieux avantage à être sur un photoshoot professionel était qu’il y’avait toujours un délicieux buffet d’offert et, Nyx semblait l’avoir remarqué aussi. Étant goinfre comme pas permis, la chipie avait décidé de se servir dans les plats, comme-ci de rien n’était. Heureusement qu’Evelyn ne regardait pas, sinon, la petite bestiole aurait été enfermée dans sa pokéball et ce, sans discussion !

Un peu avant que le problème de « la mèche absurde » ne fut réglé, Evelyn eu droit à une rapide retouche maquillage, histoire d’être ravissante -comme toujours- lors du shooting. Après un bon quart d’heure de retouches, les deux mannequins pouvaient enfin retourner travailler ! Est-ce que cette fois allait être la bonne ?

Auguste, changé par sa nouvelle coiffure, demanda taquinement l’avis de sa partenaire. La pléiade l’observa rapidement de la tête aux pieds avant de dire:

« Magnifique ! »

Répondait elle cela par politesse ou le pensait-elle réellement ? Et bien, un peu des deux. C’est vrai qu’Auguste était bien plus élégant avec sa nouvelle coupe, mais  est-ce qu’une simple mèche faisait véritablement une difference ? Est-ce que ça le rendait réellement plus beau ? Dans tous les cas, ça le changeait et cétait indéniable. Mais de là à dire qu’il était magnifique... C’était un autre débat.
Le champion posa ensuite une autre question; cela concernait ses narines cette fois-ci. Evelyn haussa légèrement les sourcils. Elle ne s’attendait pas du tout à une telle question. En effet, elle pensait que le champion d’arène aurait plus de confiance en soi et aurait fait outre la remarque déplacée du photographe. Avait-il été touché par le commentaire de Ricollini ? Peut-être. Où alors était-il juste curieux de l’avis d’Evelyn ? Peu importe la raison, la jolie brune se contenta de répondre:

« Et bien, elles ne sont pas parfaites, c’est vrai, mais de là à dire qu’elles sont difformes, c’est complètement éxagéré ! »

Un fin sourire qui se voulait être compatissant vint s’installer sur les lèvres de la mannequin. Après tout, on avait tous des petits défauts et celui d’Auguste étaient ses narines. Quel était le défaut d’Evelyn ? Et bien, ses yeux bleus pouvaient cruellement manquer d’expression, ce qui est catastrophique pour une actrice et mannequin. Cela était souvent la raison pour laquelle on lui donnait des lentilles de contact ou qu’on essayait d’attirer l’attention sur une autre partie de son visage, comme ses sourcils magnifiquement déssinés par exemple. Mais bon, après des années d’expériences dans le show buisness, la demoiselle a su s’adapter et surmonter ce défaut. Auguste pouvait donc faire de même avec ses narines en les maquillant ou en faisant de la chiurgie. Il pouvait tout simplement ignorer les remarques, aussi.

Bref, les deux mannequins firent leur boulot: des calins par-ci, des poses stylées par là... La scéance avait presque l’air de bien se passer ! Mais, c’était sans compter les interventions de Ricollini qui arriva encore à se plaindre. Cependant, cette fois, la remarque n’était pas adressée à Auguste...

« Evelyn, ma chérie, je sais que c’est dur vu le model masculin que l’on a, mais fait comme si cet homme était la chose la plus attirante du monde, comme si tes yeux ne pouvaient se détacher de lui et qu’un désir intense naissait. Certes, je sais qu’il n’est pas aussi wow mais prétend. Fais ton job ! Tu peux faire ça ? Ou il faut que je vienne te montrer ? Ne réponds pas ma chérie, je te montre.»

La dernière phrase de Ricollini perturba Evelyn. Essayait-il de se montrer gentil démontrant exactement ce qu’il attendait de la star ? Ou était-ce une autre forme d’humilitation ? Le photographe déposa son précieux appareil avant de se rapprocher des deux jeunes gens. Il fit décaler la demoiselle, et se mit à... enlacer Auguste de façon légèrement embarassante. Il lui baisa ensuite la joue, lui mordilla sensuellement le cou tout en caressant son torse nu.

« C’est ça que je veux voir, Evelyn ! Cette intensité ! »

La demoiselle hocha la tête, apréhensive et Ricollini lacha -presque- brutalement Auguste, comme s’il était une vieille chaussette. C’était très perturbant...
Alors qu’ils allaient se remettre à filmer, l’homme qui, prior à la scéance, se disputait avec le photographe fit son intervention. C’était le directeur artistique qui venait prendre des nouvelles de cette scéance qui durait beaucoup plus de temps que prévu. Lorsqu’il demanda à Ricollini le problème, celui ci prit une pose théatrale.

« Il manque de la magie ! »dit le photographe en montrant les photos au directeur
« C’est vrai que c’est moyen... Fin j’aime bien cette photo, on peut la garder, mais le reste... Et si on impliquait les pokémons d’Auguste dans le shoot ? Il n’a pas une connection avec Evelyn, mais il en a sans doutes avec son équipe, non ? On peut combler quelques prises avec des portraits de lui et de ses pokémons, ou de ses pokémons tout court.
⁃ Moi, le grand Ricollini, photographier une brique, un dragon obèse, ou encore une espèce de grosse boule mauve malaisante, c’est non. Je ne peux promettre qu’une photo incorporant son léviator rouge, mais le reste de son équipe, c’est hors de question: ils manquent cruellement de classe et je ne suis pas un photographe pokémaliers. Bref, nous devons rendre 12 photos à la rédaction pour jeudi et nous en avons que deux de valides, 4 ou 5 si j’arrive à faire quelque chose avec son léviator....  »

Les organisateurs du shooting discutèrent encore un petit moment des alternatives possibles, et soudainement, le photographe eut une idée de génie.

« JE SAIS ! »

L’homme hurla à son assistante de lui rammener un stylo et du papier. Il nota ensuite rapidement des notes tout en murmurant des choses inaudibles. Que mijotait-il ?

« Je n’apprécie pas ça. Quelle idée folle va t’il proposer ? » chuchota Evelyn au creux de l’oreille du champion

Ricollini étant un personnage assez spéciale, nul ne doute que ses propositions seront aussi farfellues que lui. Et cela pouvait pouvait potentiellement très mal tourner... Le photographe partagea rapidement son idée au directeur artistique, qui, malgré lui, accepta.

« Evelyn, Auguste, votre endurance sera mise à l’épreuve, mais du fruit de l’effort naitra un merveilleux lien ! Une splendide alchimie qui resplendira à la caméra ! 

Un jour. Complétez la totalité de cette liste À DEUX en un jour. On reprendra la scéance le jour suivant. Si vous n’êtes pas revenu changé, alors, parole de Ricollini, même des apsticots ont plus de sex-appeal que vous ~»
dit le photographe, fier de lui.

« N’écoutez pas ses remarques déplacées. Je sais que c’est une demande particulière, je m’excuse pour tout monsieur d’Epernelle. Cependant, êtes vous d’accord ? Au nom de toute l’équipe, je vous en serais vraiment reconnaissant et je vous promets que tout autre dérangement de la part de monsieur Ricollini sera puni et vous serez, bien sur votre salaire sera également augmenté.»

Personne ne demanda l’avis d’Evelyn sur la question, mais cela n’étonna point la demoiselle. Après tout, si elle venait à refuser ou rouspeter, il aurait été très facile de la remplacer - et sérieusement, qui raterait cette opportunité !-. Auguste était la star du magazine, pas elle. Tout reposait donc entre ses mains et la pléaide était clairement un « bel objet » du décor.

« Alors monsieur, quel est votre choix ? Acceptez vous ? » redemanda le directeur

La brune fixa Auguste, attendant elle aussi patiemment sa réponse. Quel serait le choix du ranger aux narines difformes ? Le ferait-il, au nom de la mode ? La tension était présente...

#no homo





Dernière édition par Evelyn Rosenbach le Lun 17 Sep - 14:22, édité 2 fois
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Une sensation de souillure indescriptible s’empara d’Auguste lorsque le photographe posa les mains sur lui. Il se sentait… sale. La démonstration finie, les traits du garçon étaient tirés pour former une grimace exprimant son dégoût vis-à-vis des actes de Ricollini. Que ce dernier se le tienne pour dit, les choses allaient mal se passer pour lui s’il venait à recommencer. Il irait s’expliquer avec ses patrons quant à la raison pour laquelle il n’avait pas été en mesure de fournir les photographies demandées.

« Evite de faire ça. » glissa-t-il à Evelyn quand l’autre illuminé s’en retourna d’où il venait, « Je vais juste me sentir violé. »

Puis, si le photographe n’éprouvait aucune gêne à laisser ainsi ses mains se promener sur un corps étranger, il y avait fort à parier que la jeune femme, elle, se montre plus réticente à le faire. Devoir se livrer à de telles caresses dans le cadre du travail devait se révéler aussi incommodant pour elle que pour le Pulsar. Non, ils s’en tiendraient à ce qui était prévu à l’origine et si l’air détaché d’Evelyn posait problème, elle y travaillerait de son côté sans molester son partenaire devant tout le monde.

Le malaise était toujours visible sur le visage du Champion alors qu’ils allaient se remettre au travail. Ça n’avait peut-être l’air de rien mais pour lui, Ricollini venait de franchir des limites qu’il n’autorisait personne à dépasser. Son regard en disait long et la manière dont il dévisageait l’excentrique photographe exprimait toutes ses pensées. Le directeur retarda la reprise en souhaitant s’entretenir avec Ricollini. Auguste en pensa même pas à tendre l’oreille pour saisir ce qu’ils allaient encore trouver à lui reprocher mais leur discussion se termina lorsque l’interlocuteur du directeur artistique s’écria qu’il avait une solution à proposer. L’idée déplut à Evelyn, visiblement, et elle ne manqua pas d’en faire part à son compagnon d’infortune.


« Venant de lui, je m’attends au pire. »

Ces quelques minutes d’attentes ayant permis à Auguste de retrouver sa sérénité, il n’en demeurait pas moins un peu sceptique lorsque les deux autres hommes s’approchèrent de lui. Tout comme la mannequin, il s’attendait à une idée délurée et la manière dont ils parlèrent lui confirma rapidement qu’il n’allait pas aimer cela. « Merveilleux lien », « splendide alchimie », … Inutile d’enrober une proposition bizarre derrière ces jolis mots.

« Venez-en aux faits. » demanda Auguste, pressé de ne plus les voir tourner autour du pot.

Un morceau de papier lui fut tendu. Dubitatif, le Ranger s’en saisit et le parcourut à mesure que le photographe lui expliquait ses attentes. Compléter tout cela ? En un jour ? Un week-end complet avec des journées commençant à huit heures et finissant à vingt-deux heures ne suffiraient pas pour cela et là, ils n’avaient qu’une après-midi. Ricollini n’avait pas les pieds sur terre mais au point où ils en étaient, cela ne surprenait plus Auguste.


« Prendre part à un cours de danse ensemble, faire du shopping, aller au spa, faire du karting, se promener dans la forêt, voir un film au cinéma, … » énonça-t-il lentement pour que la jeune femme soit elle aussi au courant, « Vous êtes conscients qu’il faudrait une journée de quarante-huit heures pour envisager de faire tout cela ? »

Il s’agissait d’activités de teambuilding comme certaines entreprises en proposaient parfois à leurs employés. Il n’était pas rare pour les étudiants de prendre part à ce genre de chose en début d’année, afin qu’ils puissent faire connaissance et se familiariser les uns avec les autres. Soit. Auguste comprenait à quoi servait cette liste mais était-elle pertinente dans le cadre d’un shooting photo ? Dire qu’il était sceptique était encore loin de la vérité. Le Pulsar, en pleine réflexion, se massa les tempes avant de reprendre la parole.

« Nous choisissons notre programme et, bien entendu, vous prendrez en charge les frais engendrés par votre… splendide idée. »

S’il n’était pas près de ses sous, il était évident aux yeux du Champion que tout cela allait avoir un coût supérieur à l’augmentation de salaire promise par le directeur artistique. Combiné à la perte d’une journée complète lors de laquelle il aurait pu faire autre chose, autant dire que les deux hommes travaillant pour GQ allaient devoir trouver mieux qu’une poignée de pokédollars supplémentaires pour le faire accepter.

« Si cela vous convient et si Evelyn n’a rien à y redire, nous avons un accord. »

Il coula un regard interrogateur sur la jeune femme, restée silencieuse depuis tout à l’heure. Personne ne lui avait demandé son avis, à elle. Pourtant, si un programme basé sur cette liste voyait effectivement le jour, elle y prendrait part au moins autant qu’Auguste. La laisser de côté n’avait aucun sens. Puis, ses yeux se posèrent sur Ricollini et son acolyte, dans l’attente de leur réponse. Ils n’avaient pas vraiment le choix et si les deux partis ne voulaient pas repartir bredouille, il leur fallait trouver un terrain d’entente. Le Pulsar leur avait proposé un compromis qui, à ses yeux, était raisonnable. Il fallait toutefois savoir ce qu’ils en pensaient.


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Puttin’ my heart in the click
Auguste D’Epernelle
« Ça me convient. » dit la pléiade calmement

La jeune femme sourit à Auguste. C’était sympathique qu’il s’assure que le choix d’Evelyn était respecté également. Mais bon, elle n’avait pas d’autres mots à dire si elle voulait embrasser la célébrité. Tant que les choses n’étaient pas humiliantes pour elle, elle aurait accepté sans broncher.

« Bien sur que vous n’allez pas payer un sous pour ce genre de choses monsieur. Et oui, faites ce que vous pensez être nécessaire pour arriver à l’objectif voulu. Merci de votre compréhension.»

Le directeur s’en alla et Ricollini roula des yeux avant de le suivre. Les nombreux assistants sur le plateau commencèrent à remballer le matériel et c’était comme ça que se finit la fameuse scéance photo.

« Et bien, si je m’attendais à ça. » dit Evelyn en se dirigeant vers la maquilleuse.

L’employée retira le maquillage sur la peau d’Evelyn. Une fois démaquillée de ce maquillage pompeux, la mannequin en profita pour ajouter se mettre peu de blush, de mascara et de gloss, histoire d’embellir sobrement sa beauté naturelle. La pléiade fila ensuite dans la cabine improvisée pour le shooting pour retirer le maillot de bain qu’elle portait et enfiler ses propres vêtements. Une fois prête, la mannequin se mit à la recherche de sa pokémon. Elle n’eut pas à chercher loin. En effet, le ventre presque explosé par tout le tas de nourriture qu’elle avait englouti, Nyx n’arrivait même plus à marcher ! Couchée sur le dos sur la table du buffet, elle essayait desesperement d’essayer de se retourner, mais c’était sans succès. Evelyn soupira fortement avant de rappeler son azurill dans sa pokéball. Quelle honte !

Sac en main et prête à partir, la dresseuse attendu patiemment Auguste. Une fois qu’il lui semblait être prêt, elle s’approcha de lui pour lui dire:

« Bon, et bien je réside actuellement à l’hôtel Sirène, au bord de la mer. Comment nous organisons nous pour la journée de demain ? Vous pouvez venir me retrouver vers 9h sur la terrace de leur café ? Nous pourrons donc manger notre petit-déjeuner tout en plannifiant la journée ? Ça vous dit ? On peut aussi, si possible, éliminer quelques petites choses de la liste ce soir. Mais vue la journée épuisante que vous avez eu, je suppose qu’il vaut mieux commencer en pleine forme, non ? Dans tous les cas, le choix dépend de vous et de vos projets monsieur d’Epernelle. »

Après ce monologue, Evelyn resta silencieuse, attendant la réponse de son interlocuteur. Dans tous les cas, demain allait être une sacrée journée !





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Sam 22 Sep - 16:22

« Moi non plus… Et je ne sais pas quoi penser de tout cela. » soupira Auguste avant de laisser la jeune femme aller se démaquiller.

Dubitatif, il l’était mais il avait accepté le marché et comme il n’avait qu’une parole, il comptait s’y tenir. L’homme retrouva à son tour la maquilleuse qui s’occupa de lui enlever la couche de cosmétique qu’il avait dans les cheveux et sur le visage. Quelle horreur. Le Pulsar était persuadé que porter un masque en latex serait moins désagréable que d’avoir tout ça sur la peau. D’un côté il plaignait les femmes s’adonnant à ce rituel tous les jours et d’un autre, il comprenait qu’elles ne ressemblent plus à rien passé quarante ans. Se tartiner ainsi de produits de beauté, ça ne devait définitivement pas être bon pour la peau. Bref. Il en profita pour échanger quelques mots avec la maquilleuse. Celle-ci paraissait s’être calmée du savon que lui avait passé Ricollini. Elle lui confia aussi être sceptique quant à l’idée mais apparemment, ce n’était pas si étonnant que ça de la part des deux hommes d’établir des plans étranges à la dernière minute. Démaquillé et rhabillé, Auguste vit la mannequin, déjà prête, s’approcher de lui, sans doute afin de s’arranger pour le lendemain, histoire de savoir de quelle manière ils allaient procéder.


« Je serais d’avis qu’on évince déjà certaines activités et surtout, qu’on ait en tête celles susceptibles de nous intéresser. Comme ça, je peux déjà les appeler aujourd’hui pour prendre rendez-vous si besoin, ça nous évitera de mauvaises surprises demain. »

Il ne voyait pas du tout où se trouvait l’hôtel Sirène, par contre. Ce n’était toutefois pas un problème puisque l’application GPS de son portable l’emmènerait à bon port pour le petit-déjeuner prévu. Le Champion tenait entre ses mains la liste donnée par Ricollini un peu plus tôt et la tendit à Evelyn afin qu’elle puisse la lire. Lui, il l’avait déjà parcourue plusieurs fois.

« Et arrêtez de m’appeler « Monsieur d’Epernelle », Auguste sera plus simple. Vraiment. Si cela ne vous dérange pas, je préfère aussi que nous nous tutoyions. » glissa-t-il avant d’enchaîner sur autre chose, « J’ai mis une croix à côté des activités que je souhaite éviter, comme la séance d’acupuncture. Dans le pire des cas, tout me va, mais c’est bien aussi si nous pouvons chacun trouver notre compte là-dedans. »

N’étant pas très difficile, il n’avait pas écarté beaucoup d’activité. Les préférences d’Evelyn l’intéressaient quand même car quitte à passer la journée ensemble, autant qu’ils se fassent plaisir tous les deux. Il ne prenait donc pas beaucoup de risque en supposant que le shopping allait être de la partie.

« Quelque chose de tentant dans tout cela ? »


Elle avait le temps de réfléchir à sa décision. Rien ne pressait car Auguste avait tout le temps du monde maintenant que cette journée de teambuilding était prévue et le shooting photo reporté à plus tard. Du coup, il en avait profité pour aller piocher dans le buffet. Quelques petits gâteaux pour toute la peine endurée aujourd’hui, cela ne ferait pas de mal, si ?

« Oh, tant que j’y pense : on s’échange nos numéros ? On ne sait jamais qu’un imprévu arrive ou qu’une idée de génie ne vienne à l’un de nous durant la soirée. Ce serait cool d’avoir un moyen de communiquer. »


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