Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Boxe mes papilles [pv Capucine]
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L’odeur des grains torréfié de café m’avait frappé au petit matin. Les effluves gustative de cet ville était sans précédent. Pourtant le bègue n’était pas un grand fan de cette boisson chaude mais cette douce odeur planant dans les airs lui était irrésistible, c’était comme l’appel d’une succube ! Son nez guida donc ses pieds vers là cavernes des délices matinaux : le café Velvet.

La boutique possédait une devanture d’un raffinements exquis. Devant des gens affluaient, charmé comme Alaric par l’arôme se dégageant de la salle dont la fenêtre entrouverte ne servait qu’à attiser la foule avant l’ouverture ! Puis un petit cliquetis, suivit d’un tintement et la porte fut ouverte en grand, provoquant un impressionnant mouvement au centre duquel Le brun était. La cohue générale se calma lorsqu’elle fut enfin au sein du café.

Le bègue libéré de son joug brutal pestait, injurié brutalement la foule en jetant un regard mauvais à ceux qui entrez après lui, sachant bien que c’est eux qui l’on poussé et malmené. Son regard était noir de colère, ses narines frissonnantes et son poing serré comme jamais.

-Fait un peu attention aux autres quand...

Armant son poing pour l’abattre sur quelques visages malchanceux il sentit son coude heurter quelqu’un.



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Bon Capucine, pour ta première journée, ça va être sportif. On t’a prise en extra parce qu’en ce moment, plus que d’habitude, c’est la folie. Les gens en viennent presque à se battre pour boire un café ou prendre un gâteau. Toi, tu feras le service à table, la prise de commande et surtout, tu essayeras de calmer les gens. La plupart sont pressés et désagréable. Tu crois que tu pourrais supporter des gens énervés.

J’ai bien envie de lui dire non, mais ce travail est bien payé et ça été très difficile d’avoir cette place, le temps qu’il trouve quelqu’un de permanent ou me garde après cette période d’essai. On ne gardera pas, car je vais partir. Je ne supporte pas l’idée de rester trop longtemps au même endroit, ou alors peut-être que j’aime voyager.

Cela ne change rien que malgré la gratuité du logement au centre Pokémon, il faut bien manger. Depuis que la crainte de me retrouver à la rue a disparu, j’ai l’impression que c’est plus facile pour moi de trouver du travail et que je suis de mieux en mieux payée. Et pour le moment, le café Velvett tire son épingle du jeu. C’est probable grâce à l’afflux continue de client que le patron peut se permettre de payer aussi bien ses employés.

Une odeur de café entêtante remplissait déjà la boutique. Un garçon plaçait dans une vitrine une quantité de pâtisserie assez impressionnante. Quelques tables et chaises, mais surtout un grand comptoir et des torréfacteurs produisant un café, parait-il, délicieux. Je n’aime pas le café, bien que l’odeur ne soit pas déplaisante.

J’écoute les dernières consignes du chef, réajuste ma tenue. L’uniforme obligatoire n’est pas le moins inconfortable ni le plus ridicule que j’ai porté et surtout, on me le prête, ce qui est un gros plus. Un gilet noir sur chemise blanche, jupe noire et souliers vernis. Simple et par cette chaleur agréable. Si il y avait un miroir, on aurait pu me prendre pour une écolière, avec ma petite taille, mon visage outrageusement juvénile, si ce n’était cette lueur toujours agressive dans mon regard.

La porte s’ouvre, laissant un flot incroyable de clients. Il ne faut pas plus de cinq minutes pour que la queue se transforme en cohue. Capucine, va t’occupe des gens s’il te plait avant qu’il y ait des blessés. Sourire doux et compatissant accompagne cette demande du chef. Je hoche la tête et me dirige vers l’extérieur pour demander aux gens attendent dehors et qui force le passage, lorsque, en passant prêt d’un client qui demande à ce qu’on cesse de le pousser, je prends un coup violent dans le nez. Je ne m’attendais pas à me prendre une attaque de cette force et porte les mains sur mon visage, pliée en deux. Le choc fait monter les larmes aux yeux. Je retiens un juron.

Je me redresse en clignant des yeux, repousse difficilement une envie de lui coller mon point dans mon poing dans son nez en retour. Je sers les dents et me force à sourire mais gardant les dents serrées. Monsieur, veuillez faire attention. Je vous prierai de bien vouloir patientez quelques instants, nous faisons notre possible pour vous servir le plus vite possible. Je m’adresse au gens derrière en desserrant les dents. Je vous demanderai d’arrêter de pousser, il y aura de tout et pour tout le monde. Veuillez rester calme, je passerai parmi vous pour prendre les commandes et ainsi vous faire gagner du temps.

Je me tourne de nouveau devant mon agresseur. Il ressemble un peu aux sales types que je passe à tabac. J’espère qu’il ne va pas nous causer de soucis. Monsieur, je vous demanderai de faire attention à vos mouvements, ils pourraient être mal interprétés et pourraient blesser quelqu’un.
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Lun 10 Sep - 13:22


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Une écolière ? Celle que mon coude avait violement percuté était visiblement une jeune fille. Et visiblement vu ses paroles elle travaillait ici. De son nez perlaient quelques goutte de sang, tandis que ses yeux s’embuaient de larmes. J’avoue je me sentais un peu coupable mais je n’étais pas médecin je n’avais donc rien pour la soulager si ce n’est un paquet de mouchoirs :

-Dé-ésolé... si seu-seulement ses fils de pon-ponchien ne m’avait pas bou-bou-bousculé !

Mon regard est noir, presque assassin lorsque je me tourne une fois de plus vers cette foules si pressante et oppressante. Je sors alors de ma poche un paquet de mouchoirs tout neuf, tout propre et le temps à la serveuse en marmonnant :

-T-T-T-Tiens p-prends ça pou-pou-pour nettoyer ce sang sur t-t-ton nez... c’est t-t-tout ce que je peux faire !

Un type avec le même genre d’uniforme que la femme se glisse derrière elle et alors que je le pointé du doigt pour attirer l’attention de la serveuse sur lui il vient annoncer un truc à sa collègue avant de crier à la foule :

-Ah d’ailleurs Capucine, dis moi que tu sais cuisiner des boudoirs... Amélie est malade elle vient de m’appeler et comme tu le sais aujourd’hui c’est le jour du cours de cuisine hebdomadaire ! NE VOUS INQUIÉTEZ PAS, ON RÈGLE QUELQUES DÉTAILS PUIS LES CUISINES SERONT OUVERTES À CEUX QUE L’ART DE LA PÂTISSERIE APPELLE ! AUJOURD’HUI ON VA VOUS RÉVÉLER LES SECRETS D’UN GÂTEAU QUI SUBLIME LE CAFÉ... LE BOUDOIR !



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Lun 10 Sep - 14:00
L’homme s’excuse en bégayant. Je lui jette un regard noir en pensant qu’il se moque de moi, mais son expression ne montre aucune moquerie, aucun mépris. Juste des difficultés alignées des mots. Je me moquerais volontiers de lui, si je ne travaillais pas et si je ne connaitrais pas les mêmes difficultés lorsque je lis.

Je prends donc le mouchoir qu’il me tend avec un petit merci et un sourire poli. J’ai bien progressé dans ce domaine. Il y a peu, tout ce qu’il aurait eu, c’eut été un refus silencieux et un regard méprisant et plein de colère. J’applique le mouchoir sur le nez et le regarde. Il est perlé de tache rouge, c’est bien ma veine. Dès le premier jour, me voilà avec le nez en sang. J’espère que ça ne durera pas, car cela me gênera dans mon boulot.

Je ne peux empêcher d’avoir un regard désapprobateur devant la façon de parler du jeune homme. Mais bon, c’est vrai qu’ils sont une belle bande de sauvage ici.

Je me retourne pour voir mon chef me regarder un peu inquiet. Ah d’ailleurs Capucine, dis moi que tu sais cuisiner des boudoirs... Amélie est malade elle vient de m’appeler et comme tu le sais aujourd’hui c’est le jour du cours de cuisine hebdomadaire ! NE VOUS INQUIÉTEZ PAS, ON RÈGLE QUELQUES DÉTAILS PUIS LES CUISINES SERONT OUVERTES À CEUX QUE L’ART DE LA PÂTISSERIE APPELLE ! AUJOURD’HUI ON VA VOUS RÉVÉLER LES SECRETS D’UN GÂTEAU QUI SUBLIME LE CAFÉ... LE BOUDOIR !

Je n’ai pas eu le temps de lui répondre. Non, je ne sais pas qu’ils font des cours de cuisines ici. Est-ce la raison de la présence d’autant de monde ? Mais il faut qu’il sache et qu’il trouve une autre solution. Alors qu’il fait mine de partir je lui attrape le bras. Attends. Non, je ne sais pas faire des boudoirs. Je ne sais même pas ce que c’est. Tu veux pas plutôt demander à quelqu’un d’autre ? Ecoute Capucine, je ne peux détacher personne d’autres que toi. Et ne t’inquiète pas, tu auras la prime correspondante à ton travail puisque tu passes officiellement, jusqu’au retour d’Amélie ou que je trouve mieux, professeur de cuisine. Et ne t’inquiète pas, c’est très simple, il te suffira de lire la recette, tiens la voilà. Mais… Le cours doit avoir lieu dans cinq minutes, mais disons que je te laisse un quart d’heure pour te familiariser avec la recette et te préparer. Le cours à lieu dans la salle de derrière, tout y est et tout est étiqueté, tu n’auras aucun problème à t’y retrouvais.Mais… Sans plus me laisser le temps de protester, après m’avoir fourré un carton dans les mains il repart prêter main forte à ceux qui servent derrière le comptoir.

Sur le carton, une photo de ce qui doit être un boudoir, avec en-dessous, en petit caractère ce qui doit être la recette et les quantités. Je jette un regard désespéré autour de moi comme si une aide miraculeuse aller venir à mon secours. Je me concentre sur la recette. Quinze minutes pour m’y habituer. Mais c’est impossible, je ne suis même pas sûre d’être capable de lire une première fois la recette en entier dans le temps imparti. Et pour ce qui est de la comprendre, c’est encore moins probable. Mais même si je savais lire, reste le fait que je n’ai jamais fait de boudoir ou de pâtisserie en général. Il y a bien la recette de Nina mais, ça n’a rien à voir.

Pourquoi dès qu’il y a des gens dans l’équation, tout devient compliqué ? Mes mains tremblent légèrement en s’agrippant au carton. Je ne vais pas y arriver. Mais comment le dire au chef que je suis incapable de lire et encore moins de faire ce qu’il me demande. Je suis serveuse après tout. Mais il va sûrement se moquer de moi, me renvoyer et tout le monde saura que je ne sais pas lire et il me sera encore plus difficile de trouver du travail. Mon regard se teint de désespère alors que je cherche une solution alentours, en vain. Faut-il que je demande de l’aide ? Mais à qui ?
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Lun 10 Sep - 15:52


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-Ah ! C’est pa-pas de ch-chance... c’est bi-bi-bien le seul truc que je sais cu-cui-cuisiner avec les lava co-cookies... bon t-t-tant pis ! Au moins je pou-p-p-pourrais goûter leur ca-café et dé-dé-déguster qu-quelques boudoirs j’imagine...

Mais qu’est ce que je raconte j’étais pas venu pour cuisiner, encore moins prendre un cours, j’avais même pas pour optique d’entrer dans le café ... Alors pourquoi je semblais déçut ? Je souffle visiblement déçut par l’annonce croisant le regard perdu de la jeune femme. Finalement vu comment elle s’accroche et lutte en vain c’est peut-être une écolière... je souffle une fois de plus en la voyant serrer la fiche, tremblante.

Un professeur qui ne connaît pas la recette qu’il doit préparer et expliquer c’est comme avancer dans une tempête de sable. Je souffle encore en observant la détresse criarde s’installant dans le regard de Capucine et sans vraiment y réfléchir je sors ma pokeball et libère Chapo, mon nenupiot directement sur ma tête.

-Ah ! Ah ! Des bou-boudoirs ? Ça tom-tombe b-b-bien je suis Brice le grand gou-goûteur culinaire de la t-t-t-team aqua ! Je suis spécialiste en sucre... euh... pâtisserie ! Mon-Montrez moi votre recette mademoiselle.

C’était du bluff évidemment, cet homme n’existait pas mais qui le saurait ? Des originaires d’Hoenn ? Ça serait bizarre qu’il y en ai dans l’assemblée, non ? Pourtant déjà dans la foule des protestations s’élevaient, simple plainte de ceux qui pensaient que je tenter de gruger la foule ou soulèvement lié à mon invention ?



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Lun 10 Sep - 16:30
Je suis en pleine détresse. Je ne sais pas comment me sortir de ce mauvais pas sans perdre mon boulot et en évitant de recevoir des regards méprisants de la part des autres, ou pire de la pitié. J’ai réussi à garder secret mon ignorance mais là, cela devient compliqué. Je pourrai m’enfuir tout simplement. Vulca m’attend au centre Pokémon, je n’aurai qu’à récupérer mes affaires et partir loin, très loin d’ici. Et ne plus jamais y revenir.

Non mais c’est quoi cette réaction dramatique. Je vais faire comme d’habitude et affronter l’épreuve et ses conséquences. Je vais lire cette recette, la comprendre et réussir là où personne ne croit en moi.

Je plisse les yeux et commence à lire le petit carton. Mes lèvres suivent les mots, les prononçant sans un bruit. Bo… Bou… Boudo… Boudoa… Boudoir. Bon sang, c’est impossible. Rien que le nom me prend dix minutes. Et ce n’est que le premier mot. Je suis foutue. Je n’y arriverai pas. Peut-être en demandant une heure, ou deux ? Justifiant par mon inexpérience.

Un éclair blanc et une exclamation me fait sursauter. J’étais tellement prise dans ma panique et concentrer sur la recette que je n’ai plus fait attention au monde autour de moi. L’homme qui m’a cogné le nez à maintenant une grande feuille sur la tête et me regarde avec un air fier et stupide. Surtout avec son Pokémon sur la tête. Et puis son bégaiement n’aide pas à le faire passer pour autre chose. C’est un grand débile.

Je le regarde circonspecte. Puis lui tend le carton avec la recette marquée dessus. Je n’ai rien à perdre. Et puis… Je m’approche de lui pour lui parler d’une petite voix timide. Vous sauriez vraiment m’aider à cuisiner des boudoirs ? Et surtout l’expliquer à d’autres personnes ? Pourvu qu’il dise oui. Pourvu que ce soit aussi un Leonard, un gars débile et naïf. Mais un Leonard beaucoup moins joli et sentant moins bon, cela ne changera rien à l’aide qu’il va m’apporter.
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Lun 10 Sep - 17:44


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-Eh oh c’est quoi cette histoire à dormir debout ? Arrête de mentir pour gruger ordure !

-Eh ! La team Aqua tu dis ? Y a des cuistots dans cette bande de criminels ? C’est pas plutôt les poissons votre rayon à toi et ta bande de voyou ?

La foule s’énervait, commençait à s’agiter sous mon coup d’éclat. Le boucan était telle que je parvenais à peine à comprendre la jeune femme. Alors en tirant la langue à tous ces jaloux qui me jugeaient j’attrapais la recette d’une main, ressortant ma pokeball de l’autre pour y faire retourner Chapo. Après un rapide coup d’œil sur le papier j’attrapais l’épaule de la jeune femme dans un geste amical.

-Je te-te dois b-b-bien ça ! C’est m-mon seul moyen de-de me-me faire p-p-pa-par-pardonner pour t-t-ton nez, hein ! Allez on y v-va mon-mon-montre m-m-moi cette salle qu’on se p-p-prépare !

J’attends que la jeune femme me guide, alors que dernière une voix brutale se fait entendre:

-Ow un vrai chef... ça ça va plaire à mes fidèles abonnés ! J’espère que vos biscuits vaudrons la peine... mes cher followers sont plus rudes encore que mes mots !

Encore un petit influenceur qui se la pétait... non. C’était le blogueur culinaire star de Lumiris : Golden Fork ! Sa houppette blonde, ses yeux rond et son air ahuri ne trompait pas.


C’était bien lui fonçant déjà vers le Velvet en bousculant tout le monde sur son passage. Un vrai malpropre, un sauvage faisant sa course matinal torse nu, voilà ce qui fonçait vers moi, voilà qui était cet homme au millions de followers !



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Mar 11 Sep - 8:15
Sans même faire attention aux protestations des gens qui faisaient la queue, je propose à cet inconnu de me venir en aide. Cela ne me ressemble pas, et ce n’est vraiment pas correcte. Mais la peur qu’échouer, de perdre mon poste, et d’être ridicule et moquer m’ont oublié toutes précautions. Il me faut une solution et vite.

Je n’ai même pas écouté ce qu’il disait pour se présenter. Il s’agit d’un certain Brice, goûteur de la team Aqua. C’est quoi ça la team Aqua ? Une équipe de sport, un groupe de cuisiniers dont il serait l’entraineur ? Mais les voix qui s’élèvent dans la foule me font douter du bien fondé de le prendre avec moi. Les mots criminel et voyou me font froncer les sourcils et refroidissent mon regard. C’est quoi cette histoire ? La réaction de l’homme ne me fait pas penser à un criminel, puisqu’il tire la langue aux mécontents. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

Je me crispe au moment où il pose sa main sur mon épaule. Personne, je dis bien personne n’a le droit de me toucher. Encore moins une personne à qui je n’ai pas encore statuée sur son identité, ni sur mes sentiments pour elle. Pour l’instant, c’est plus de la nécessité que de l’amour que je ressens pour ce garçon, et c’est bien plus que bien des gens peuvent se targuer.

D’un geste brutal, je retire son bras et lui lance un regard furax. Mon appréhension a disparu en entendant la foule gronder et avec son contact. Mais ce qu’il dit me donne une idée. J’y compte bien. Tu as failli me péter le nez et tu vas devoir te racheter. Et je peux t’assurer que le chef sera content d’avoir quelqu’un pour faire le ménage gratuitement. Un mensonge éhonté qui fit mouche sur les clients les plus proches. Ils accueillirent ma déclaration avec des ricanements satisfaits. Ces gens sont vraiment des ordures. Et dire que je passe mes nuits à chasser du malfrat pour que des gens qui se battent pour du café puissent le faire en paix. Peut-être que c’est eux que je devrai passer à tabac.

Je m’apprête à emmener mon corvéable, lorsqu’une voix tonitruante précédent un homme courant torse nu se fait entendre. L’’homme à l’origine de l’interpellation est blond avec une houppette, des muscles saillant en tous sens et un air bête. Sérieusement, qui peut obtenir ou même vouloir une musculature pareille ? Au dojo, il y en avait des gars musclés mais on sentait l’effort dans le déplacement de leur membre, une mécanique huilée, un corps obtenu par des exercices de combats. Pas juste un corps gonflé par des entrainements inutiles. Il ne fait aucun doute que c’est un frimeur.

Les murmures surpris de la foule ont remplacé les râles. Galdon Fork ? Non, Golden Fork. Je ne connais pas. Manifestement, il tient un blog, je ne sais pas ce que c’est et il aurait un million de followers. Ça non plus, je ne sais pas ce que ça peut bien être mais en tout cas, ça impressionne les gens. Peut-être Flower ? Les fleurs ? Un million de fleurs c’est un beau jardin mais je ne vois pas ce que ça viendrait faire ici.

En tout cas, ce qui m’impressionne c’est que ce type sans gêne fend la foule en bousculant la foule en état à moitié nu, droit vers mon renfort inespéré. C’est officiel, ce Golden Fork ne me revient pas.

Alors qu’il arrive à notre niveau, un sourire éclatant sur les lèvres et qu’il s’apprête à parler, je lève un doigt impétueux et le coupe dans son élan. Monsieur, ceci est un café respectable. Si vous désirez un de nos produits, je vous demanderai de bien vouloir faire la queue et de ne pas bousculer les autres clients.

Son sourire se fade légèrement et un certain mépris peut se lire dans ses yeux. Euh gamine. Sais-tu au moins qui je suis pour me parler sur ce ton ? Non, et je vous prie de ne pas m’appeler gamine… Monsieur. Mon ton est sec et j’accentue sur le monsieur. Et qui vous êtes m’importe peu. Arceus en personne pourrait venir ici qu’il ferait la queue comme tout le monde. Si vous voulez suivre un cours ou prendre un café ou une pâtisserie, veuillez faire comme tout le monde et attendre votre tour. Merci.

Mon chef arrive. Capucine, dépêche-toi, le cours va bientôt commencer et qu’est-ce qu’il se passe ici? Je désigne Golden Fork. Cet homme essaye de forcer le passage. Je me suis contenter de lui demander gentiment de faire la queue. Quant à cet homme, il m’a proposé son aide en paiement pour le coup qu’il m’a donné. Oui, oui, très bien. Va te préparer je m’occupe du reste. Il n’a pas l’air de faire grand cas de mes explications et je fais signe à ce Brice de me suivre.

Le rappel du cours m’a refait serrer le ventre. Je me dirige vers la salle à l’arrière. Deux grandes tables se dresse aux centres et tout autour, sur les murs, des armoires et des plans de travail font le tour de la pièce. Des étiquettes signalent le contenu des armoires. Je referme la porte derrière Brice et m’appuie dessus, comme pour empêcher quiconque de rentrer. Je pousse un soupir et souffle. Journée de merde.

Je regarde Brice. Brice, comment ont fait des boudoirs ?
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Mer 12 Sep - 16:09


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Je n’avais qu’une envie, mon regard en biais et mes poings serraient en témoignaient, mais la serveuse fut plus réactive que moi, et recala ce blogueur prétentieux ce qui arracha un sourire satisfait à mon visage refroidi par cet arrivée imprévu. Je n’appréciais déjà pas cet homme quand j’étais addict au réseau Dusk et aujourd’hui il m’insupportait plus que de raison. Ses mimiques maniérées, son exhibitionnisme excessif, sa volonté d’imposer sa vision du « repas parfait » aux monde entier ! Sa façon de s’improviser critique gastronomique et diététicien alors qu’il n’était qu’un opportuniste profitant des réseaux pour vivre et manger. Son indécence était telle qu’on ne pouvait que le voir comme une tête à claque quand on veut juste profiter du monde tel qu’il est. D’ailleurs je remarque que la femme qui m’emmène avec elle doit autant se retenir que moi pour lui en coller une.

Finalement la femme s’enferme avec moi dans la salle dédié au cours et se plaint de cette journée qui débute sur les chapeaux de roues. Je souffle à mon tour, fatigué rien qu’en pensant à l’autre rigolo qui va entrer et retourner tout le Velvet. Ma moue s’étire et dans un soupir je confirme ses craintes:

-Ça-ça tu l’as dit ! Q-Quel p-p-plaie ce gars... il m-m-me fa-fatigue déjà !

La serveuse manifestement paniquée me pose alors la question de comment faire la pâtisserie du jour. Alors je reporte mon attention sur sa recette, espérant ne pas avoir perdu la main depuis le temps que je n’avais pas pratiqué l’art de la cuisine. Avec soin et rigueur je regroupe tout les ingrédients et les ustensiles de cuisine pour les ramener sur le plan de travail de la femme et je débute mon explication, essayant d’être claire malgré mon élocution difficile puis alors que je termine la porte s’ouvre et un monde fou débarque. Je laisse donc le flux passer, attendant derrière Capucine le temps que le passage se libère avec l’espoir mesquin d’enfin pouvoir m’en aller.



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Dim 16 Sep - 11:32
Il semblerait que le jeune homme veuille vraiment m’aider, à moins qu’il ne me raconte des idioties pour être sûr de me voir échouer et pouvoir se moquer de moi. Mais de toute manière, si je ne suis pas ses conseils, je suis sûre de rater, puisque je n’ai absolument aucune idée de comment on fait des boudoirs, ni même de ce que dit la recette. Si ça se trouve, ce Brice est peut-être un peu comme Leonard.

J’écoute ses explications une première fois. Devant mon air ahuri, il a dû comprendre que je n’ai rien compris. J’essaye de me convaincre que c’est parce qu’il bégaye, mais en réalité, il aurait parlé comme un Pokémon que c’eut été la même chose. La panique et l’inquiétude devant l’épreuve ne me permettent pas de recouvrir mon expression d’habitude si froide et distante, presque méprisante. Je n’aime pas montrer mes expressions comme ça. Cependant pour l’heure, j’ai autre chose à penser.

Brice m’explique encore une fois la recette. Je cache un peu mieux mon incompréhension. Cette fois j’ai presque tous les ingrédients mais pour ce qui est de leur sort, je n’ai rien retenu. Fort heureusement, le jeune homme recommence encore une fois. Donc j’ai les bons ingrédients, et à peu près les bonnes quantités. Mais je ne comprends pas du tout ce qu’il faut en faire. Je commence à m’énerver intérieurement. On n’a pas le temps pour un cours de cuisine et pourtant je vais devoir en donner un. Mais je ne sais pas cuisiner, je suis incapable de lire une recette et je vais probablement être incapable de parler poliment à tous les gens qui vont entrer dans quelques instants.

Je n’ai pas le temps de continuer à m’énerver ni même celui de demander une nouvelle explication que la porte de la salle s’ouvre et un groupe de personnes entre dans la pièce. Mon cœur s’emballe alors que je vois l’espace diminuer. Pas tant que ça finalement, il reste assez de place pour se déplacer. Les gens s’installent autour du vaste îlot central comme s’ils avaient l’habitude de le faire. Ils ont d’ailleurs une expression sur le visage que seuls les habitués ont. Une idée me vient alors.

Bonjour à tous.Commence-je d’abord d’une petite voix qui n’arrive pas à se faire attendre par-dessus le brouhaha ambiant. Je m’éclaircis la gorge et recommence, plus fortement, obtenant ainsi le silence. Bonjour messieurs et mesdames. Je suis Capucine et comme vous pouvez le voir, je remplace Amélie qui ne se sent pas très bien aujourd’hui. Nous allons préparer ensemble des boudoirs. Les préparer, je pensais qu’on allait déguster ceux du chefs, celui de tout à l’heure. A tiens le voilà d’ailleurs. Le type torse nu de tout à l’heure me coupe la parole puis désigne Brice, son expression de débile méprisant sur son visage.

Ma voix qui était encore tremblotante et peu franche change lorsque je lui fais ma réponse tout comme mon expression faciale. Je redeviens froide et mon ton résonne d’une sourde colère. Monsieur, vous êtes dans un cours de pâtisserie pas à une dégustation. Alors soit vous vous joignez au groupe, soit vous sortez. Je le toise du regard et les autres clients retiennent leur souffle. Certains semblent satisfait de ma répartie, d’autres s’en offusquent. L’autre me rends mon regard. Est-ce que tu sais qui je suis gamine. Non, et je m’en moque. Si vous vous joingnez à nous, je vais donc vous demandez, à vous et à tout le monde de bien vouloir aller vous lavez les mains et mettre un tablier. Ensuite je poserai la recette sur la table. Je ne sais pas comment fait Amélie, mais je vais faire à mon habitude. Une fois prêt, vous constituerez de petits groupes et l’un d’antre vous viendra consulter la recette. Vous rassemblerez votre matériel et ingrédient. Je passerai parmi vous pendant que vous exécuterez la recette, et vous aiderez dans les passages difficiles. Je m'étais contrôlée pour ne pas lui aplatir mon poing dans la figure quand il m'a appelé gamine, mais ce fut de justesse et si je paraissais sûre de moi, intérieurement je ne voulais qu’une chose, partir en courant, loin et que personne ne m’appelle à l’aide.

Alors que tout le monde se met en branle, la même voix tonitruante vient me briser les oreilles encore une fois. Et le maître de la pâtisserie ne se joint pas à nous ? Je retiens un soupir et me tourne vers l’exubérant qui montre Brice du doigt. Si bien sûr, monsieur, voudriez-vous bien vous joindre à nous et prêter main-forte à ceux qui en ont besoin. J’apprécierai grandement votre aide. J’espère qu’il va rester, je ne pourrai pas le débrouiller seule. Cet aveu me fait mal.[/b]


Dernière édition par Capucine Alambra le Dim 23 Sep - 13:12, édité 2 fois
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Insupportable ! Insupportable ! Insupportable ! Ce type était tout bonnement insupportable ! Alors que j’avais réussi à me faire oublié et à poser la main sur la poignée de la porte, prêt à sortir, il a fallu que cet idiot insiste encore et encore. Je lui lançais un regard plein de dédain en regardant par dessus mon épaule. Puis ce fut la serveuse qui s’y mît. Sa voix était teintée de désespoir et d’une teinte de résignation.

Je me retournais vers elle pour voir son air paniqué. Je ne l’avais pas suffisamment aidé déjà ? Je ne m’étais pas racheté de ma faute ? En même temps, la laisser seul dans cette arène de saveur je trouvais ça vil et vicieux mais je ne voulais clairement pas rester. Désignant l’influenceur à la houppette d’un mouvement de tête je fit mine de s’approcher à la jeune femme pour pouvoir lui chuchoter quelque mots à l’oreille, oui moi aussi je préférais cacher ma différence devant une trop grande assemblée... trop pudique en quelque sorte !

-Je t-t-te pré-préviens, je p-p-p-p-peux p-pas le supporter... ça va t-t-te couter cher... j’espère qu-que t’as de quoi m-me compenser car ma de-d-dette est p-p-payé et d-de-depuis qu’il l’ouvre j’ai envie de q-qui-quitter la ville voir le p-p-pays... réfléchis bien !

Je la dépassais alors, posant brièvement une main sur son épaule en une tape amical avant de me retourner vers les élèves pour décréter d’un ton sévère :

-A-Allez ! Au boulot !

Puis je dirigeais de nouveau mon regard sur ma chef de cuisine du jour pour lui ajouter une clause à haute voix :

-Se-Seulement ceux qui ga-galèrent !

Puis je fixais cette homme qui l’ouvrais encore comme pour signifier à Capucine que lui n’était pas un novice et que donc il ne l’aiderait pas !

-Ow chef Brice ! Chef Capucine vous me montrez la recette ?

Je ne pus retenir ma langue une seconde de plus :

-Je-je crois que t-tu entend mal... le mé-médecin c’est la p-porte à côté... gamin !



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Malgré mon air serein, l’hésitation de Brice fait passer de la panique dans mon regard. Malgré ce qu’il avait déjà fait, je ne voulais pas qu’il parte déjà, car j’avais encore besoin de lui, et je n’étais absolument pas capable de faire, comment avait-il dit ? Battre des œufs ? Le bloggeur avait beau être un être exécrable, sa remarque me permettait de justifier la présence de Brice un moment supplémentaire.

Ce dernier finit par lâcher la poignée de porte et revient vers moi. Il se penche sur mon oreille. Ses paroles me scindent en deux. Une partie, entrainée par Leonard et Erik à être retenue, me répète qu’il faut que je me contrôle garde mon calme car j’ai besoin de lui, mais la partie la plus bruyante et naturelle de mon âme hurle que je devrai lui fracasser les genoux et lui faire avaler ses dents à ce type qui me fait un pseudo chantage. Ce n’est pas ma faute s’il est ici. De plus sa proximité me dégoute et le contact de son souffle sur ma joue m’hérisse le poil.

Je reste cependant stoïque et évite de l’étaler au sol. Réfléchis bien. Mais c’est tout réfléchis, j’ai besoin de toi, donc tu ne bouges pas d’ici. Mais quand il pose de nouveau sa main sur mon épaule, il me faut bien plus que le calme d’un Meditika pour me retenir de réduire son visage à l’état de ta de chair sanguinolente. Personne ne me touche, est-ce si compliqué que ça ? Je ferme les yeux en me retenant de hurler. Cet exercice fut particulièrement difficile compte tenu de mes nerfs à vif. Mais je me retins tant bien que mal.

Les « élèves » se répandaient dans la salle et formèrent les groupes de façon autonome, sans se plaindre de ma date, ni faire de remarque sur mon air juvénile. Après tout, nous étions au Velvett Café, ce n’était pas rien. Si j’étais là, c’est qu’il y a une bonne raison. Les groupes s’activèrent dans leur coin.

Si seulement tout pouvait être aussi simple. Mais non, il fallait toujours un grain de sable dans les rouages. Et mon grain de sable aujourd’hui n’est personne d’autre que ce bloggeur à la noix qui se croit surtout de la cuisse d’Arceus. Je vais lui faire bouffer moi ses boudoirs. Golden Frok, en voilà un non qui ne fait aucun sens.

Brice s’avance vers lui pour le rabrouet et je n’ai pas assez de second degré pour comprendre sa pique envers le type, mais l’expression de ce dernier me laisse deviner que ce n’est pas agréable. Je décide d’intervenir avant que cela ne dégénère et que je perde mon boulot.

Monsieur, vous avez dit mal me comprendre. Je ne vais rien vous montrer. Vous faîtes, je corrige. Et je vais vous demander deux trois petites choses avant de faire quoi que se soit d’autre. Peut-être que vous exibez fait partie de votre art de vivre, mais ici, c’est une cuisine, pas votre jardin. Alors ayant l’obligeance de mettre quelque chose sur votre torse. Puis de vous l’avez les mains et de rejoindre un groupe. Il s’apprête à protester mais je l’arrête d’un geste. Si vous n’avez rien à vous mettre, je vais devoir vous demander de bien vouloir sortir et de revenir une fois habillé et… Je le regarde de haut en bas en fronçant le nez Vous pourrez aussi en profiter pour vous laver. On n’a pas idée de se présenter ainsi dans une cuisine, ou dans un restaurant, ou n’importe où ailleurs. En réalité, je ne vais pas vous laisser le choix. Pour des raisons d’hygiène et de bon déroulement de l’activité, je vais vous demander de bien vouloir partir et de revenir quand vous aurez un comportement décent ou au minimum, une tenue appropriée.

L’homme estomaqué fronce à son tour les sourcils, s’apprête à répliquer mais je le l’interromps d’un geste, puis en lui coupant la parole, et simplement en l’empêchant de parler. Bouillant de rage, il décide finalement de partir en claquant la porte. Tout ce que son départ provoque chez moi est un profond soupir de soulagement.

Le cours se poursuit et avec cette épine en moins dans mon pied, il se passe très bien. Finalement, les clients pourraient s’acheter un livre de recettes plutôt de venir ici, parce que je n’ai pas eu besoin d’intervenir plus de deux fois et pour des choses finalement suffisamment simples pour qu’ils le fassent eux-mêmes, me cantonnant aux rôles de l’institutrice leur demandant de bien lire les instructions.

Quand le cours se termine, les biscuits sont prêts, j’invite tout ce beau monde à aller les déguster dans le salon prévu à cet effet, où des tables leur ont été réservées. Ils sortent tous en discutant, emmenant leur réussite avec eux.

Une fois qu’ils sont tous dehors, je referme la porte et m’adosse, me laissant glisser dessus, remontant les genoux et portant mes mains aux visages comme pour me cacher. Je n’arrive plus à me retenir et de gros sanglots me secouent et des larmes me coulent au visage. J’ai beau me gronder intérieurement, essayer de me convaincre que je ne dois pas pleurer, mais rien n’y fait. La pression, la peur d’être découverte, la présence de tant de personne, leur regard sur moi, tout ça, ce fut trop pour moi, trop d’un coup. Cela m’a placé devant mon incompétence et là, dans le calme me soudain, je craque. Je n’ai même pas pris la peine de vérifier que j’étais seule.
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Mer 26 Sep - 23:48


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Le cours c’est finalement très bien passé puisque la menace qui rongeait mes nerfs fut rapidement jeté du coup par l’intransigeance chef du jour. C’était certain que ce con n’allait pas parler en bien de la jeune femme sur les réseaux, la réputation du Velvet risquait même d’en pâtir mais je m’en fichais pas mal, ce n’était guère mon affaire. Je suivis les élèves au pas de course lorsque le cours pris fin, laissant sans hésitation tout le rangement et le nettoyage à Capucine.

La porte se referma presque aussi tôt derrière moi, si brutalement qu’on aurait cru qu’un pokemon spectre m’avait viré de la pièce. Je restais pantois un instant, soufflé de cette affront alors que je n’avais fait qu’aider. Oui moi, qui voulait partir loin très loin de ce lieux qui m’avait écœuré je stoppais finalement mon avancée, assez longtemps pour entendre des bruits étranges à travers la porte. On aurait dit que des sanglots agitait la pièce derrière cette porte close ! Un pokemon spectre je vous l’avait dit ! Les pires ! Il fallait que je m’assure que le Velvet ne soit pas hanté !

Retrouver Capucine... pourquoi faire ? Non je vais plutôt prendre une serviette... emprunter un stylo, oui voilà et écrire ce message : toi qui lit mon message répond moi ! Oui c’est plus ou moins un esprit est tu là ? Pourquoi je faisais ça ? Je suis vraiment un gamin quand j’ai fin. C’est ma réflexion lorsque je glisse la serviette avec le message sous la porte. Je souffle alors fatigué par mes gaminerie et entame quelques pas pour me diriger vers le comptoir histoire de commander un truc pour redevenir lucide.



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Ven 28 Sep - 9:55
Mon corps est secoué de sanglots irrépréhensibles. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive, pourquoi j’ai une pareille réaction. Des images de l’appartement où j’ai grandi me viennent à l’esprit sans que je sache vraiment pourquoi. Il a toujours été vide de vie et une profonde tristesse s’empare de moi. Une grande tristesse et mélancolie, comme si cet appartement me manquait. Mais ce n’est pas possible, je n’ai aucun bon souvenir là-bas, rien que mon père se laissant dépérir dans le désespoir et l’alcool.

Les images de tous mes combats de rue, de tout ce que j’ai fait, d’aussi loin que ma mémoire me le permet, ma volonté de rendre le monde meilleur, tout cela m’est craché à la figure. J’ai l’impression d’avoir vécu à l’épuisement, d’avoir fait des efforts immenses, travailler dur et tout ça pour quoi ? Pour ne pas savoir lire une recette. Pour avoir à supporter la bêtise d’un prétentieux crétin. Pour devoir demander de l’aide à un homme. L’image de James me vient à l’esprit et de la rage submerge ma colère.

Dans mon esprit, c’est une tempête de sentiments qui rythme mes sanglots et les larmes qui coulent sur mon visage. Je ne remarque pas la serviette qui passe sous la porte. Et de toute manière, je ne peux pas rester longtemps dans cette position.

Quelqu’un vient frapper à la porte. Capucine ? Est-ce que ça va ? Je me relève immédiatement, essuyant mes yeux avec ma manche, passant une main dans les cheveux pour les rendre bien au cas où ils auraient bougé. A peine fini, la porte s’ouvre sur le responsable qui entre avec un grand sourire. Il ne me regarde pas tout de suite. Comme je suis un peu en retrait, son regard se pose sur la cuisine encore en désordre. Dis-donc, je ne te savais si douée que ça en cuisine, les gens ont été ravis par ta méthode. Bien qu’il va falloir travailler sur le rangement, que dirais-tu de continuer à. Non.

Je l’interromps brusquement. Je sais ce qu’il va me demander. Et il est hors de question que je continue ainsi. J’ai eu de la chance d’avoir quelqu’un sous la main pour me lire la recette et d’avoir eu cette idée. Mais viendra un jour où je ne pourrai plus compter sur la chance et de toute manière, je décide que je n’aime pas ça. Je peux voir dans les yeux de mon chef une lueur de déception. Je vais te laisser tout de même réfléchir un peu, car c’est une position intéressante avec les avantages qui vont avec. Au moins jusqu’ ce qu’Amélie revienne, mais je ne vais pas te forcer la main. Il me regarde et voit mes yeux légèrement rougis et gonflés. Tu as pleuré ? Ce n’est rien. La fatigue du voyage et le premier jour de travail. Je comprends, surtout que ça n’a pas été un premier jour facile pour toi. Je te laisse respirer un peu. Tiens qu’est-ce que c’est que ça ? C’est à toi ?

Il ramasse la serviette au sol, perplexe, puis lit ce qu’il y a écrit dessus. Un sourire coquin se dessine sur son visage. On dirait bien que c’est pour toi et que tu as un admirateur secret. Un type bizarre mais un admirateur tout de même. Je lui jette un regard furieuxDe quoi est-ce qu’il parle. Ne me regarde pas comme ça. Vois par toi-même, c’est écrit ici.

Il me tend la serviette. Je marque une hésitation avant de la prendre. Il y a bien quelque chose d’écrit dessus, mais je ne fais pas l’effort de le déchiffrer. Je fixe la serviette un instant, avant de grogner et de la froisser. Allons Capucine, c’est plutôt flatteur, non ? Il est vrai que tu es plutôt jolie et tu le serais bien plus si tu souriais. Si tu veux mon avis, je pense qu’il s’agit du type là-bas, celui qui bégaye. Il a sûrement le béguin pour toi. Pourquoi pas lui offrir un café ? Il t’a aidé si je ne me trompe.

Il me fait un clin d’œil auquel je réponds par un regard noir pendant qu’il s’éloigne. Il s’arrête brutalement regarde de nouveau la cuisine. Ne t’inquiète pas pour la cuisine. Je vais demander à Tommy de s’en occuper. Il a l’habitude. Toi va donc voir ton Jules, je peux bien te laisser t’en occuper. Il repart dans la salle.

Ma main se crispe sur la serviette alors que je darde mon regard sur Brice. A quoi est-ce qu’il joue ? Je passe derrière le comptoir et me mets devant lui, le regard sombre. Qu’est-ce que je te sers ? C’est offert par la maison. Je peux aussi t’offrir quelque chose à manger.

Une fois son choix fait, je lui demande d’aller s’installer à une table libre. Sa commande ne prend pas longtemps à être faite et je lui apporte. Je me déplace avec aisance au milieu de la foule, le plateau sur une main et arrive à sa table, y déposant sa commande avec une certaine délicatesse.

Je prends alors une grande inspiration. Je voulais te remercier pour ton aide. Les mots sont sortis rapidement de ma bouche, comme si les garder plus longtemps aller me tuer. Puis je sors de ma poche la serviette.

C’est toi qui as écrit ça ? Je ne sais pas ce qu’il y a écrit dessus, mais sûrement un truc fleur bleue qui se veut romantique. Je ne sais pas à quoi tu joues, mais fait attention en y jouant.
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Ven 28 Sep - 23:43


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Même le plus simple et innocent des messages peut être mal interprété et changer le cours normal des choses. J’avais finalement abandonné mon entreprise de chasse au spectre, décidant que mon esprit embrumé par le sommeil était seul responsable de ce son que j’avais entendu. Alors débarrassé de ces élèves, du blogueur et de la cheffe de cuisine je pouvais enfin fuir ce lieux pour profiter de la matinée. Néanmoins comme il en fut à l’origine de toute cette histoire, l’arôme m’enveloppa de son amertume et sa douceur aventureuse. Un arme si prononcé et pourtant si envoûtant de café. Je n’avais guère l’habitude de cette boisson chaude, enfin... je n’avais pas l’habitude de l’apprécier mais cette fois-ci les senteurs enivrantes du cacao ne me laissèrent pas indifférent. Finalement je me retrouvais à flâner devant le comptoir observant les pâtisseries et les machines à cafés vrombissantes.

Une petite voix timide mais reconnaissable s’adresse alors à moi. C’est Capucine qui m’annonce la récompense de mon dur labeur. Pourtant maintenant son regard est différent elle semble fâchée... la tristesse de passer de celui qui commande à celui qui sert j’imagine. L’essentiel c’est qu’elle reste aimable et serviable. Et elle est pour le moins professionnelle me préparant mon café et ma part de tarte au citron tandis que je m’installe à une table. Je n’ai pas à attendre longtemps pour voir apparaître face à moi la fluette et gracieuse femme qui vient déposer avec grâce à plateau devant moi, me dévoilant ma commande. Puis on passe des remerciements à d’étranges reproches. La serveuse reste là, me regardant manger ce délicieux gâteau alors qu’elle me questionne en sortant la serviette... vous savez sur laquelle j’ai griffonné pour m’adresser aux spectres qui hantent le Velvet... eh bien cette serviette c’est Capucine qui l’a. Elle l’a sortit de sa poche si je vous jure :

-T-t-tu... Tu es un po-po-pokemon spectre c’est ça ...

Je retombe sur ma chaise de laquelle j’avais bondit, pointant du doigt la femme en hurlant. Mon index et mon pouce frottant mon menton je laissais mon regard ce perdre dans le vide alors que mon esprit vaquait à de vaste occupation. Machinalement je bus une gorgée du café. Ma révélation fut alors immédiate. Il n’y avait pas de pokemon dans l’histoire juste Capucine et mon esprit endormi par le manque de sommeil et le contrecoup de l’intense concentration du cours. Mais alors...

-[colo=purple]A-assis toi va-vas-y... Alors c’est toi qui p-p-p-pleurait dans la cui-cuisine ? Ah désolé d-de-de-de t’avoir embêté j’espère que t-t-t’as p-p-pus au moins t-t-t’en servir pour sé-sécher t-t-tes larmes... sinon tu parles de quel jeu exactement ? La co-co-communication avec les spectres ? Ah t’inquiète pa-pa-pas va ! Bon... je suis b-b-bi-bien réveillé maintenant ! Je vais t-t-te laisser ! Bon-bon courage pour la suite ![/color]

Je me lève, sautillant presque d’énergie, laissant derrière moi juste la vaisselle. Une petite tape sur l’épaule de Capucine et j’étais déjà sur le seuil de la porte prêt à attaquer ma journée reboosté par la caféine !



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Sam 6 Oct - 8:27
Un Pokémon Spectre ? Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Des regards se tournent vers nous alors qu’il bondit sur ses pieds en me pointant du doigt. Je regarde avec une légère inquiétude autour de moi. Brice attire une attention dont je me passerai volontiers et surtout il dit des trucs qui ne pourraient que faire stresser les gens inutilement.

Qu’est-ce que tu racontes ? Je ne suis pas un Pokémon Spectre, crétin. Tu m’as touchée plusieurs fois et je viens de t’apporter un café. Assis-toi et arrête de hurler, pauvre débile.

Ma voix est cassante et glaciale pendant que mes yeux lui lancent des éclairs. Il m’obéit et, avec le regard vide des crétins de son espèce, boit une gorgée de son café. J’espère que ça va lui remettre les idée en place et le calmer parce que sinon je me vois mal lui botter le cul en publique mais je le ferai.

Je me tends quand il reprend la parole. Il m’a entendu pleurer et ça ne me plait pas du tout. Je ne lui réponds pas, me contentant de le fixer méchamment en serrant les dents. J’aimerai bien qu’il se casse ou au moins qu’il se taise. Mais je ne dis rien parce qu’il m’a bien aidée et si la gratitude n’est pas dans mes attributions, je peux au moins essayer de ne pas être désagréable.

Il continue de parler. S’il se taisait ce serait mieux, parce qu’il dit plus de bêtises que Leonard dans ses moments d’innocences crasses. Il pense vraiment communiquer avec les Spectres ? Manifestement pas avec les Pokémons Spectres, car c’est une chose finalement assez simple, pour peu qu’ils en aient envie, mais avec des Spectres humains. Je pense que ce type est fou.

C’est donc avec soulagement que je le vois partir en sautillant. Bon sang, qu’est-ce qu’il a toujours me toucher. La prochaine fois, je le détruis s’il ne fait que m’effleurer. Pourquoi les gens continuent de vouloir me toucher sans raison ? Je ne le regarde pas partir et vais plutôt m’occuper des différents clients qui attendent leur commande. J’espère que le reste de ma journée se passera mieux.
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Dim 7 Oct - 13:48

   
It's a prank !
Gage d'Halloween

Encore une fois tu avais trop bu. Qu’est-ce qu’on va faire de toi hein ? Tu titubais légèrement en te redressant. Combien de verre tu as bu cette fois ? Tu avais arrêté de compter une fois que tu avais plus assez de doigt sur ta main. Pour vérifier tu regardais ta main droit et comptait le nombre de doigt dessus. Un, deux, trois… huit doigts ? Depuis quand tu as huit doigt sur ta main toi ?

Tu avançais en titubant avant de t’écraser sur une table. Tu regardais les deux personnes attablés à cette dernier avant de regarder à nouveau tes doigts.

- Faites gaffes, ils mettent des choses paaaaaas nettes dans leurs boissons, regardez j’ai huuuuuuuuuit doigts !

Allongé au sol, tu regardais ta main pour recompter tes doigts, maintenant tu en as plus que sept.

- Ah, j’ai perdu un doigt ! Il est où ?!

Tu te redressais à nouveau en titubant, te dirigeant vers la sortie sans un mot aux deux personnes installées à la table. Va falloir soigner tout ça !




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