Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Sam 22 Sep - 22:58

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« Eldelweiss ? Eldelweiiiiiiis ! ELDELWEISS !»

L’enfant cria à s’en déchirer les poumons, attendant désespérément un signe de vie de la part de son ami parti depuis des heures maintenant. Mais il n’entendit rien, seul le bruit du vent fouettant sur les feuilles des arbres de cette forêt maudite faisait guise de fond sonore.

Le bambin hésita à se lever et à chercher ce fameux Eldeweiss; le chef de leur petite bande, le pillier de leur groupe et surtout, son ami. Mais, il lui avait promis de ne pas bouger, et ce brave gaillard tenait toujours ses promesses. De plus, dans cette nuit noire, il était incapable de voir quoi que ce soit. S’il partait donc, l’enfant risquait juste de se perdre et réduire les chances qu’Eldeweiss le retrouve. Le jeune petit homme attendit donc patiemment, essayant de toutes ses forces rester fort même si son corps tremblait de froid, et surtout de peur.

Malheureusement, l’idée la plus sage fut la plus mortelle; le manque d’activité du petit garçon causa sa perte. Les morsures du froid le tuait à petits feus et bientôt, son âme quittera son corps gelé.

« Lehev, Eldeweiss, maman ....»

Son dernier souffle s’en alla. Son poul se stoppa. L’enfant est mort.
Si seulement les choses avaient pu se passer différement...

*

« Madame la championne, je vous en conjure. Ce sont des enfants et mon pauvre petit Mahui fait parti des disparus  ! Je n’arrive plus à dormir tellement le stress me tue. Madame, madame comprenez moi... je-je... S’il vous plait, sauvez les !»

Bobbi fronça les sourcils, pensive. Ce n’était pas le genre de requête qu’elle recevait tous les jours, surtout lorsqu’elle buvait tranquillement son café sur la terrasse de son bistro favori. Peu de gens osaient la déranger à ce moment là, mais ce n’était visiblement pas vraiment le cas de cette dame quarantenaire qui était dans tous ses états.

« J’aimerais aider mais cela est le travail des rangers et de la police. Je n’ai aucune compétence dans ce domaine et...
Si vous êtes capables d’élever des dragons aussi puissants que votre Drattak, vous êtes bien capable de chercher des enfants disparus dans la forêt, non ? »

La blonde ne comprennait pas vraiment où est-ce que la vieille voulait en venir. À vrai dire, elle trouvait même que ses paroles n’avaient aucun sens. Après tout, ce n’était pas parce qu’on était bon dans un domaine compliqué qu’on était forcément bon dans tout ce que l’on entrepenait dans la vie. C’était comme dire qu’un médecin était capable de cuisiner les meilleurs quiches de Kalos car il avait fait plusieurs années d’études compliquées. Ça n’avait aucun p*tain de sens. Mais bon, vu la détresse dans ses yeux, Bobbi comprenait bien que la mère de ce fameux gosse n’avait pas les pensées lucides. Après tout, perdre un enfant était toujours une période extrêmement difficile.

Alors, par folie ou par bon coeur, Bobbi avait accepté de participer aux recherches. Elle rassura la dame avant d’appeller les rangers. Grace à sa petite notoriété, il ne fut pas difficile pour elle de convaincre le chef de la base de l’inclure dans la mission. En effet,  Bobbi n’avait même pas officiellement ouvert son arène,  qu’elle bénéficiait déjà d’une énorme fanbase et de beaucoup de médiatisation. Certains disaient qu’elle profitait de ce traitement de par ses multiples bonnes actions; elle était devenue un symbole et un signe d’espoir pour Feranium. D’autres parlaient sans cesse de son physique charmeur, et il n’était pas rare d’entendre des hommes et des femmes dirent qu’ils iraient affronter la dracologue non pas pour son badge, mais pour admirer ses jolis atouts. D’ailleurs, beaucoup l’avaient déjà élue comme la plus belle des championnes de Lumiris, dépassant largement Lise ou encore Arsène. Si elle devait choisir, la météore aurait préféré que l’on parle plus de ses compétences de combats, mais bon, elle ne portait pas vraiment une attention particulière à ce qui se disait sur elle.  Elle faisait ce qui la passionnait, c’était tout ce qui importait.

Bref, la jeune femme avait reussi à obtenir un poste pour cette mission le jour suivant. Elle se chargerait d’assister un ranger accompli lors des recherches. C’était un rôle actif et la belle avait quand même de l’aide, la championne ne s’en plaignait pas. Le lendemain, chaudement vêtue en cette journée frisquette d’automne, Bobbi était prête pour l’action ! Son écharpe autour du coup, elle utilisa son fidèle Drattak pour voler jusqu’à l’entrée de la forêt. Une fois arrivée, la blonde libéra les pokémons l’accompagnant, excepté le Drattak qui devait se reposer un peu du long trajet. À la recherche de son partenaire qui devait l’attendre à un point précis, quelle ne fut pas la surprise de Bobbi de voir que son coéquipier n’était pas n’importe qui. Il s’agissait de l’incroyable Auguste, ou l’homme réputé pour faire tomber les femmes enceintes juste par son regard. Accessoirement, il était le champion de type psy et, selon certains, un très bon dresseur. Bobbi avait eu la chance de remporter son badge: le badge harmonie. Elle se souvient l’avoir remporté les doigts dans le nez, et à l’époque, elle ne savait pas vraiment si Auguste était vraiment très nul ou s’il l’avait juste laissé très facilement gagné. Peu importe la raison, la météore ne le portait pas vraiment dans son coeur, surtout en découvrant ce qu’il avait fait à son cher ami Ginka. Mais bon, peut être que c’était un chouette type au fond, Bobbi était donc prête à lui laisser une chance en n’étant pas trop désagréable d’entrée de jeu.

« Bonjour, ça va ? Je ne m’attedais pas à vous voir ici ! Je suis Bobbi et on m’a chargée de vous assister lors de cette mission. J’espère que nous trouverons les enfants sains et saufs. »

Introduction simple et efficace. Bobbi avait jugé nécessaire de se présenter à nouveau, après tout, pour Auguste, elle n’avait été qu’une challenger de plus. Il était donc tout à fait normal qu’il puisse l’avoir oublié. Pluton, le Carchacrok de Bobbi, lui, ne semblait pas avoir oublié le champion. Il tapota incontrolablement du pieds. La blonde haussa les sourcils avant de comprendre pourquoi son pokémon agissait ainsi.

« Pardon, je suppose qu’il doit juste exprimer sa joie de vous revoir. Ou alors, il est juste content qu’il se souvient actuellement de vous. Ça a une petite mémoire, un Griknot, après tout. Je pense qu’il célèbre donc d’avoir accompli cet exploit. »


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Dernière édition par Bobbi Olssen le Mar 25 Sep - 1:00, édité 1 fois
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Lun 24 Sep - 18:42
Des enfants disparus ? Voilà qui n’était pas anodin. Suffisamment pour que l’attention de la Base des Rangers soit attirée là-dessus. Auguste s’était proposé pour enquêter là-dessus et c’est sans aucune appréhension que ses supérieurs le chargèrent de jeter un œil sur toute cette affaire. Tant et si bien que, dès le lendemain, il avait pris la route pour la forêt d’Ehretia où l’attendrait la personne ayant sollicité l’intervention des Rangers. Selon toute vraisemblance, il s’agissait de la nouvelle Championne Dragon. Si le Pulsar ne connaissait pas grand-chose à son sujet, il espérait néanmoins qu’elle ne connaisse pas un destin similaire à celui de son prédécesseur.

Il arrêta sa voiture et coupa le moteur sur une zone herbue, au bout d’un sentier à la lisière de la forêt. Là où on lui avait dit de se rendre, en somme. Sa partenaire du jour était déjà là et l’attendait. Soucieux de ne pas la faire patienter davantage, l’homme quitta son véhicule pour se diriger vers elle.


« Bonjour, bonjour ! » lâcha-t-il, amène, « Je vais bien, merci. Et vous ? »

S’échanger quelques politesses ne faisait jamais de mal. Auguste était de toute façon quelqu’un qui faisait habituellement preuve d’une certaine courtoisie. Autant s’enquérir de son état afin d’être sûr qu’elle soit prête pour la journée qui les attendait. Ça n’allait pas être de tout repos… Il s’était d’ailleurs préparé en conséquence. Chaudement habillé, de grosses chaussures de marche aux pieds et un sac bien rempli sur le dos, le Pulsar semblait prêt à survivre pendant trois semaines dans la forêt en s’abritant dans une carcasse d’Ursaring.

Il voulut ajouter quelque chose mais le Pokémon de Bobbi, un imposant Carchacrok eut une réaction qui l’en empêcha. Sa dresseuse souligna qu’il célébrait ses retrouvailles avec lui. Auguste sourit face à cette scène touchante, contant de voir un Pokémon lui faire la fête.


« C’est vrai qu’il n’était qu’un Griknot à l’époque. Il a bien grandi. »

La blonde n’était pas une de ses amies et la qualifier de « connaissance » était encore exagéré. Ils ne s’étaient croisés qu’une seule fois lors d’un match d’arène, il y a de cela plusieurs mois, combat qu’elle avait par ailleurs remporté. Le Champion Psy était incapable de se souvenir de tous les visages défilant dans son arène mais des dresseuses de dragon n’étaient pas légion, encore moins celles qui parvenaient à sortir victorieuses de cet affrontement. Il n’avait plus beaucoup de souvenir du match en lui-même, ceci dit, mais qui l’en blâmerait ?

« Qu’est-ce que je voulais dire, déjà ? Ah, oui ! Je tenais à m’excuser pour le retard. Je souhaitais rencontrer les parents des enfants disparus pour avoir un peu plus de détail sur toute cette histoire. »

Dans l’idéal, il aurait aimé apprendre que les enfants se rendaient souvent à un endroit bien particulier de la forêt. Cela lui aurait permis d’orienter ses recherches mais les choses avaient décidé de ne pas être aussi simples. Auguste passa donc quelques minutes à s’échanger l’une ou l’autre information sur laquelle ils avaient pu mettre la main. Vu ce qu’ils avaient à disposition, il semblait évident qu’ils allaient devoir tâtonner un peu dans la forêt dans l’espoir de trouver une piste.

« On y va ? » lui demanda-t-il, bien qu’il n’attendit pas sa réponse pour ouvrir la marche.
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Mar 25 Sep - 15:42

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Prendre des nouvelles de la part des parents...en voilà une merveilleuse idée ! Dommage que Bobbi était du genre à foncer dans le tas sans  vraiment réfléchir à un plan avant d’agir. Après tout, elle avait rencontré la mère du petit Mahui et avait eu tout le temps du monde pour récolter des tonnes d’informations. Sur le coup, la météore voulait terriblement se frapper; mais au risque de paraitre étrange aux yeux du champion psy, elle décida de le faire que mentalement, seulement.

« Oui ! »répondit la belle de manière dynamique à la suggestion du ranger

Les deux champions pénètrèrent donc dans la foret d’Ehretia avec l’espoir de trouver ces pauvres gosses perdus. La conversation entre les adultes n’était pas vraiment au rendez-vous. Ce n’était pas parce que Bobbi ne voulait pas discuter avec cet individu potentiellement pervers qu’était Auguste; non, c’était juste qu’elle pensait à des choses plus importantes comme « si j’étais un gosse insoucient et stupide, où est-ce que j’aimerais me cacher ? » ou « Je mangerais quoi pour diner ce soir ? » ou encore « Pourquoi les cheniselles de type sol ressemblent si fort à des parts d’une pizza peperonni ? J’ai encore plus faim maintenant, en y pensant... ». Bref, trouver un moyen d’aborder Auguste était le cadet des soucis de la blonde, et vu qu’il ne faisait pas l’effort de converser non plus, le silence reignait... mais ce n’était pas dérangeant. Du moins, pas pour Bobbi.

Participant aux recherches aussi, les dragons de la demoiselle faisaient de leur mieux pour assister le groupe de chercheurs. Par exemple, Mercure, le Boumata, faisait confiance à la détéction de chaleur. Mars, l’Ékaïser, utilisait son ouïe dévelopée et ses belles écailles qui avaient la propriété de sentir les présences autour de lui. Et pour finir, Pluton, le Carchacrok, mangeait des cailloux et ...euh... ouvrait grand les yeux. Une équipe de choc !

Rien de bien spécial ne se passait quand, tout à coup, une aura malfaisante et sinistre fit son apparition. L’air devenait lourd et une espèce d’ombre pouvait être partiellement visible sur le sol à certains moments... puis, plus rien.

« Tiens, c’est étrange.... J’aurais juré sentir une présence. Vous l’avez senti, vous ? Puis y’a une drôle d’odeur aussi.»

Pluton et Mercure ne comprenaient pas vraiment de quoi la dresseuse parlaient, mais Mars, si. Ses écailles vibraient de manière incontrôlables depuis un petit bout de temps. Était-ce la présence d’un pokémon spectre ? Ou alors, y’avait il des forces obscures qui orchestraient dans cette foret ? Nul ne savait dire. Comme guidé par ses pas, l’Ékaïser se dirigea vers un buisson. Bobbi ne faisait pas vraiment attention à lui jusqu’à ne qu’il se mette à pousser un immense cri. Alertée, la jeune femme courru vers son pokémon avant de découvrir ce qu’il avait trouvé. Son visage pâli.

« Sacrebleu... Par Arceus.... Non...»

Bobbi ne pouvait s’empêcher de trembler et des larmes perlaient sous ses yeux bleus. Elle ne pouvait pas y croire. Cette chose, ce cadavre face à elle, ça ne pouvait pas être réel. Dans le déni total, la blonde essaya tout de même de vérifier les signes vitaux du bambin. Mais sa crainte fut rapidement confirmée. L’enfant était mort et on ne pouvait plus rien faire pour lui à part prier pour que son âme aille dans un monde meilleur.

« Mort hier, sans doute d’une hypothermie... I-Il correspond parfaitement à l’une des victimes, j’en suis sure, Mahui.... Je... sa mère...» dit la blonde au ranger en essayant tant bien que mal de garder la face

Les cheveux roux, les yeux verts pomme, des taches de rousseurs, et une marque de naissance en forme d’abricot sur le cou. Il n’y avait pas d’illusions à se faire, c’était bel et bien de lui dont la femme du café parlait. C’était lui son petit fiston, son petit ange perdu et parti bien trop vite. Bobbi redoutait déjà le moment où elle devrait l’annoncer à cette pauvre mère. La championne savait que ce n’était pas de sa faute, qu’elle ne pouvait rien y faire, mais la sensation de culpabilité était présente. Son impuissance face à ça l’insupportait, et si elle aurait pu remonter dans le temps et éviter ça, elle l’aurait fait sans hésiter. Ce n’était pas possible et il restait encore deux enfants à secourir: Eldeweiss et Lehev. Mais où se trouvaient ils ? Connaissaient ils le même sort que Mahui ? Il y’avait encore un espoir que non. Bobbi esperait que non.

« A-Auguste, est-ce que vous resentez ça vous aussi ? »

Le crâne de la belle explosait, comme si on lui frappait la tête avec un marteau. Une intense envie de dormir s’accapara de son corps. La seconde d’après, les yeux de la blonde se fermèrent et elle tomba au sol, dormant profondément. Que se passait il ? Est-ce que le même sort arriva à Auguste également ? Le suspense reignait et au loin, ceux avec les yeux ouverts pouvaient voir une ombre effrayante...

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Dim 7 Oct - 23:18

Auguste admettait qu’il ne faisait pas très chaud aujourd’hui mais là, le froid était mordant. Il y avait quelque chose de dérangeant dans l’air, sans qu’il ne parvienne à mettre le doigt dessus. Le Pulsar restait silencieux. Il marchait aux côtés de Bobbi mais ne pipait mot. La blonde avait pris les devants et avait fait sortir ses Pokémons pour bénéficier de leur aide. Ce n’était pas une dresseuse de dragon pour rien ! Il ne fit quant à lui sortir aucun des siens. Avec autant de Pokémons sur le coup, les siens n’étaient pas nécessaires.

« Une présence, je ne sais pas, mais il y a quelque chose de dérangeant, ça oui. » répondit-il en humant l’air à la recherche de la drôle d’odeur mentionnée avant de secouer la tête, « Je ne sens rien d’anormal. »

Sinon un mélange de mousse et de bois humide, il n’y avait aucune odeur particulière. Après, peut-être que Bobbi était plus sensible que lui sur ce point-là. Il pouvait également s’agir d’une malformation ; née avec son nez trop près de sa bouche, il était normal pour elle d’être victime d’odeurs étranges. Une plaisanterie qui ne franchit jamais ses lèvres. Le climat actuel ne s’y prêtait pas.

« La forêt d’Ehretia s'étend sur des hectares. Si nous ne trouvons rien, il nous faudra de l’aide pour passer ces bois au peigne fin. »


A deux et avec quelques Pokémons, ils couvriraient une certaine superficie mais il n’était pas impossible que les enfants disparus soient ailleurs dans la forêt. Dans cette situation où le temps jouait contre eux, le Pulsar n’était pas certain de savoir quelle était la meilleure chose à faire. Il accéléra le pas, alerte au moindre signe d’une présence en ces lieux, quand l’Ekaïser de Bobbi se manifesta en poussant un cri. Avait-il trouvé quelque chose ? La blonde semblait le penser, vu la manière dont elle se précipita à la rencontre de son Pokémon. Auguste lui faisait confiance là-dessus. C’étaient ses compagnons à elle et si elle pensait qu’il y avait matière à se pencher sur ce qu’avait trouvé Ekaïser, il n’avait aucune raison d’en douter. Il lui emboîta le pas.

Ce qu’ils découvrirent le cloua sur place. Il n’y avait pas de doute, il s’agissait du corps d’un enfant. Bobbi fut la première à réagir en se précipitant à ses côtés. Elle confirma ce qu’il redoutait. Mort. Auguste avait du mal à ne pas détourner le regard à mesure qu’il s’approchait de ce corps sans vie.


« Pauvre gosse… » murmura-t-il, la voix étranglée.

Il s’agissait de Mahui, comme elle l’avait si justement souligné. En tout cas, il ressemblait trait pour trait à la description donnée au Ranger. Une vie emportée trop tôt. Le cœur du Pulsar se serra. Il ne pouvait rien faire pour celui-ci mais il restait encore deux autres enfants égarés. Ceux-là n’avaient peut-être pas connu le même sort. En tout cas, il misait tous ses espoirs là-dessus. Pour le moment, il convenait de poursuivre les recherches et de s’assurer que le corps de Mahui soit restitué à ses parents. Ils venaient de perdre leur fils, il aurait été horrible de ne pas leur permettre de lui dire au revoir… Doucement, il posa une main sur l’épaule de Bobbi, comme pour l’éloigner de ce cadavre. Inutile de contempler cette vision d’horreur plus longtemps. Il leur fallait continuer.


« De quoi vous parlez ? » demanda-t-il, l’incompréhension se lisant dans son regard.

La jeune femme se prit la tête entre les mains, comme si elle était souffrante. Elle vacilla et se retrouva par terre sans qu’Auguste n’ait le temps de la retenir. Ces maux qui affligeaient Bobbi s’en prirent alors à lui. La douleur lui vrilla le cerveau, comme si quelqu’un y forait un trou à l’aide d’une foreuse. Il tomba à genoux, haletant. La douleur aigüe était si forte qu’il ne ressentait plus rien d’autre. Respirer devenait difficile et l’impression que ses yeux allaient éclater dans leur orbite n’aidait pas. Le Pulsar ne parvenait plus à aligner deux pensées cohérentes et la dernière chose dont il se souvint fut de s’écrouler sur le cadavre du petit. Puis, plus rien.

La pénombre guettait tout autour de lui quand il ouvrit les yeux. Il était donc vivant, quand bien même il lui semblait avoir souffert mille morts. Il resta allongé quelques secondes, essayant de comprendre ce qu’il s’était passé. Si un mauvais tour joué par un Pokémon lui semblait plausible, c’était la première fois qu’il lui arrivait une chose pareille. Soudain, il se souvint de Bobbi. Elle aussi avait connu le même sort. Il se redressa sur les coudes et la retrouva allongée juste à côté de lui. Elle n’avait pas encore repris conscience.


« Hey, Bobbi ! » cria-t-il en la secouant par les épaules, « Réveillez-vous ! »

Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration, signe qu’elle était toujours de ce monde. Alors qu’il se montrait vigoureux dans sa tentative de la sortir de sa torpeur, Auguste se rendit compte qu’en dépit de la pénombre ambiante, il y voyait presque comme en plein jour. De même, les feuillages environnants bruissaient et pourtant, il ne ressentait pas la moindre brise sur sa peau. Une sensation indescriptible naissait en lui. Il ne comprenait pas. Ce n’était pas logique. Et Mahui ? Nulle trace de lui. Il était impossible de dire que, quelques heures auparavant, il y avait eu un cadavre ici.


« Qu’est-ce qu’il nous est arrivé ? »

Il la lâcha. Maintenant qu’elle était réveillée, elle devait en avoir marre de se faire secouer comme un prunier. Auguste se releva, la sensation d’être « déconnecté » de tout ce qui l’entourait plus forte que jamais. Etait-ce un effet secondaire de cette sieste forcée ? Rien n’était moins sûr.

« Le corps de Mahui n’est plus là. Je n’y comprends rien. Quelqu’un l’aurait pris après nous avoir fait sombrer dans le sommeil ? »

Ça n’avait aucun sens. Qui ferait cela ? Même un esprit mal intentionné ne serait pas assez tordu pour ce genre de blague macabre… Il coula un regard vers la jeune femme, espérant une réponse de sa part même si, au fond, il savait pertinemment qu’elle n’était pas plus avancée que lui.

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Dim 21 Oct - 2:35

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Feat Auguste d’Epernelle
Complètement sonnée.
C’était l’état de Bobbi après la chaine d’évènements qui venait de se produire. Entre Auguste qui la secouait comme un pommier, le sommeil forcé et le cadavre disparu, elle ne savait plus où donner de la tête. Est-ce-que tout cela était un rêve ? Mais pourquoi rêverait-elle d’Auguste ? Pourquoi rêverait-elle de cette situation aussi glauque ? Peut-être que son subconscient était juste un petit farçeur pas drôle... Oui, c’était certain qu’elle allait se réveiller dans son lit d’ici une heure ou deux et sortir de ce cauchemard.
Ou pas.

Bref, la jeune femme se leva doucement avant de plonger son regard dans celui d’Auguste et de lui dire avec l’air le plus sérieux du monde:

« Faut qu’on retrouve ce dégénéré. On est peut-être dans une affaire de meurtre... »

Après tout, qui volerait un cadavre si ce n’était pas pour effacer des preuves ? Bobbi bouillonnait. La personne qui avait pu faire ce genre de choses à des enfants méritait les pires des tortures et une mort cent fois plus douloureuses que celle de ces gosses. La blonde inspira et expira un grand coup avant de jeter un coup d’oeil autour d’elle. Tout à coup, un détail crucial lui sauta aux yeux.

« E-Eh mais... Ils sont où mes pokémons ? Et tes affaires ? », dit la météore, paniquée, avant de crier; « MARS ! PLUTON ! MERCURE ! ZET OÙ ?! »

Aucun bruit. Bobbi s’attendait bien à ne pas recevoir une réponse du style « on est là bro, tkt !», mais elle aurait au moins espéré entendre un signe de vie. Que ce soit un grognement de Mercure ou Mars, ou encore le gargouillement du ventre de Pluton, elle aurait voulu entendre quelque chose qui lui prouve qu’ils sont bien là.  La pokéball de son Drattak avait aussi disparue...

Donc en plus de devoir chercher des cadavres d’enfants, la dracologue devait aussi chercher ses pokémons... Génial.

La blonde serra le poing, en colère, tout en se faisant la promesse de retrouver le c*nnard qui avait osé commettre ce genre de crime et de lui faire la peau. Mais, cette idée meurtrière se dissipa rapidement pour laisser place à un énorme sentiment de confusion. En effet, trois enfants passèrent devant le ranger et la championne. Trois enfants dont un rouquin et deux gamins aux cheveux bruns. Trois enfants qui corrspondaient parfaitement à la description d’Eldelweiss, Lehev et Mahui.
Ils étaient donc... en vie ?

« ET VOUS !! RENTREZ À LA MAISON, HISTOIRE QU’ON VOUS RETROUVE PAS MORTS ! JE VAIS APPELLER VOS PARENTS SINON ! » gueula Bobbi au petit groupe d’enfants

Ce n’était pas vraiment la meilleure manière d’aborder des gamins, mais ça pouvait marcher aussi. Après tout, les bambins sont faciles à intimider. Mais pas ceux là, apparement, puisqu’ils nièrent complètement Bobbi, comme si celle-ci n’éxistait pas. Les jeunes de nos jours, de vrais impolis !

« Tu peux aller leur parler Auguste ? »

Peut-être qu’il s’y prendrait mieux avec les gosses qu’elle. Après tout, il était dit que le « grand champion de Nemerya » passair souvent à l’académie de celle-ci pour y donner des activitées. Il devait donc s’y connaitre en matière de gosses.

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Mer 31 Oct - 3:28

Auguste avait fini par s’asseoir en tailleur à-même le sol. Il avait besoin de temps pour assimiler tout ce qui leur arrivait. Pour réfléchir à une solution, aussi. Plus facile à dire qu’à faire car il fallait déjà déterminer le problème et autant dire qu’ils en avaient un paquet sur les bras. Tandis que Bobbi hurlait après ses Pokémons, introuvables, le Pulsar – qui, lui également, avait été dépossédé de ses compagnons – se massait la tempe. Il avait le visage grave.

« Quel foutoir… »

Par où commencer ? D’étranges sensations dans la forêt où avait un groupe d’enfants, le corps sans vie de l’un deux retrouvé juste après, puis une perte de connaissance. A leur réveil, plus aucune trace du cadavre. Il fallait encore ajouter à cela qu’on leur avait volé toutes leurs affaires ainsi que leurs Pokémons. Tant d’éléments qui, de prime abord, n’avaient rien à voir les uns avec les autres… Il convenait de trouver le lien logique entre eux.

Son cheminement de pensée fut interrompu par la blonde qui, après avoir crié à en perdre la voix après ses Pokémons, se mettait maintenant à hurler après des enfants. Des enfants ? Ayant sursauté après l’éclat de voix de sa collègue, le Ranger leva la tête jusqu’à ce que ses yeux se posent sur le groupe de gamins en questions. La surprise fut telle qu’il crut un instant que ses yeux allaient jaillir hors de leurs orbites. Mahui ‽ Impossible. Impossible et pourtant il n’y avait aucun doute à avoir, il s’agissait bel et bien de l’enfant dont ils avaient déniché le cadavre un peu plus tôt. Il battit des paupières alors que Bobbi s’adressait enfin à lui. Leur parler ? Au point où il en était, il ne savait pas si c’était une idée incroyablement logique ou profondément débile. Ils avaient face à eux un enfant qu’ils avaient vu mort juste avant. Un cadavre marchait et discutait comme s’il n’avait jamais connu le trépas. Bobbi réalisait-elle ce qui se passait devant eux ? Elle devait être sous le choc de la nouvelle, tout comme lui qui se leva bien docilement pour s’approcher du groupe de gosses. Il opta pour une approche plus douce.


« Hey. Vous vous êtes perdus ? Vos parents s’inquiètent pour vous. Il vaudrait mieux que vous rentriez. »


Pas de réponse. Ils continuèrent à avancer sans prêter la moindre attention à Auguste. Ce dernier n’avait pas la moindre idée d’à quoi ils jouaient mais il ne comptait pas les laisser s’en aller comme ça. Il fit un pas vers eux et c’est alors qu’un étrange phénomène se produisit. Sa main, censée se poser sur l’épaule de Mahui afin de l’obliger à se retourner, passa tout bonnement à travers le corps du garçon.


« Brr… ‘fait froid. » lâcha-t-il en frissonnant avant de se frotter l’épaule.

Le bras du Pulsar retomba le long de son corps. Les enfants ne les ignoraient pas. Ils étaient incapables de les entendre, de les voir ou même de les sentir. C’était à n’y rien comprendre. Tout cela avait l’air surnaturel. Rien n’avait de sens. Sa première supposition fut qu’ils avaient été victimes d’une vilaine farce de la part d’un habitant des lieux. S’il était ou non responsable de la mort de Mahui restait à déterminer mais émettre l’hypothèse qu’il avait piégé Bobbi et Auguste dans un songe afin de les tourmenter n’était pas aussi tiré par les cheveux que ça. Cette idée se tenait même si, de la part d’un Champion Psy qui connaissait bien les capacités de ce type-là, le biais de confirmation jouait sans doute dans l’appréciation de sa propre déduction.

« On les suit. »

Le ton employé montrait qu’il n’accepterait aucune contestation pour le moment. S’il ne pouvait garantir avoir mis le doigt sur ce qui se tramait réellement, il comprenait que peu importe la nature véritable de tous ces événements, tout était lié à ces trois enfants. Ne pas les perdre de vue était donc évident.

« Nous sommes invisibles à leurs sens. » dit-il simplement à la jeune femme qui avait dû voir la scène, « Je ne peux certifier de la raison derrière tout cela mais on ne peut pas interagir avec eux. »

Si se main était passée au travers de l’épaule de Mahui, il avait tout de même réussi à secouer la Championne Dragon pour la réveiller, signifiant que ces inconvénients n’existaient pas entre eux deux. Etaient-ils condamnés à suivre ces trois gamins pour assister à leur dernière heure ? Pas sûr. Alors qu’il marchait à quelques mètres du groupe, Auguste avança la main pour écarter des branchages sur le chemin. Une geste exécuté par réflexe car au fond, il aurait juste pu marcher à travers. Oui, sauf que dans les faits, la branche s’écarta et se brisa même entre les doigts du Pulsar, à sa grande stupéfaction. Petit à petit, les règles de cet univers lui paraissaient plus claires. Le craquement du bois qui cède attira brièvement l’attention de Lehev. Il tourna la tête dans leur direction, sans les voir, avant de reprendre sa route.

« Ils n’ont pas conscience de notre existence mais ils voient les conséquences de ce que nous faisons. Ça va paraître bizarre mais écoute-moi : il faut éviter de s’approcher trop près d’eux. On les suit d’accord, mais hors de question de leur coller aux basques. Tu vois à quel point il commence à faire sombre ? »

Un coup d’œil vers le ciel à travers la cime des arbres indiquait l’heure de manière approximative. La soirée avançait et bientôt, la nuit jetterait son manteau d’ombre sur le monde. Les enfants le savaient aussi. Ils suffisaient de jeter un œil à leurs mines agitées pour savoir que l’absence prochaine de toute source de lumière les rendait nerveux.

« Nous, on y voit comme un plein jour. Pas eux. Ils vont se montrer plus prudent et prêter davantage attention à ce qui les entoure à mesure que la nuit tombe. Je te laisse deviner leur réaction s’ils entendent des bruits derrière eux parce qu’on a fait rouler des cailloux ou parce qu’on marche sur des feuilles mortes. Evitons de les faire paniquer, d’accord ? »


Auguste fut pris d’un doute. Et si… et si ils étaient pris dans une boucle ? Et si, à cause de leurs actions, ils amenaient les enfants à paniquer et à se séparer, causant ainsi indirectement leur mort ? Pouvaient-ils être la cause de tout cela ? Il déglutit. Si les règles régissant ce monde étaient moins obscures, elles n’étaient pas limpides pour autant. Voilà qui donnerait matière à écrire à n’importe quel afficionado de récit concernant le voyage dans le temps. Le destin d’Edelweiss, Lehev et Mahui était-il déterminé ou était-il possible de changer le cours de choses ? C’était à en avoir la migraine. Pourtant, l’homme n’interrompit pas sa marche car, en prenant en compte tous les éléments auxquels il pouvait penser, rester sur leurs talons était la meilleure chose à faire ou, en tout cas, la moins pire.

Des éclats de voix l’amenèrent enfin à reporter son attention sur eux. Ils se disputaient. A quel sujet, ça il n’en avait pas la moindre idée mais après un échange houleux, les enfants prirent la décision de se séparer. Auguste grommela à voix basse, ne trouvant pas les mots pour décrire à quel point ils se montraient inconscients en prenant des routes différentes. Lehev avait l’air d’être la personne à l’origine de cette division. Qu’espérait-il pouvoir faire, seul, alors qu’il ne voyait sans doute rien à plus de quelques mètres devant lui ? Le Ranger repensa aux conséquences de tout cela. L’image du cadavre pourrissant de Mahui lui revint en mémoire.


« Il faut qu’on se sépare aussi. Je te laisse le groupe d’Edelweiss et Mahui. Si nous assistons bel et bien à une reproduction de ce qu’il s’est passé en réalité, eux aussi sont censés partir chacun de leur côté à un moment. Tu penses être capable de les faire rester ensemble ? »

C’était plus facile à dire qu’à faire compte tenu des circonstances, il l’admettait volontiers. Les empêcher de se séparer allait être une rude épreuve mais Auguste n’avait pas la partie la plus facile du travail pour autant. Le destin de Lehev lui était inconnu et il ignorait quels dangers il allait rencontrer. Si ça se trouve, le garçon se perdrait juste et serait en mesure de se débrouiller seul durant les prochains jours. C’était beau de rêver mais la réalité reprit le dessus quand Auguste posa les yeux sur une forme pour le moins menaçante.

« Hey. C’est quoi, ça ? »
demanda-t-il en mettant un léger coup de coude à sa collègue, « C’est trop loin pour que je le voie mais ça bouge, j’en suis certain. »

Ses yeux passaient sans cesse de la silhouette de Lehev qui s’éloignait petit à petit, éclairant son chemin avec la lampe de son téléphone, et l’autre forme, indistincte pour le moment. Sa couleur lui permettait de se fondre plutôt bien dans le décor et pourtant, le Pulsar finit par discerner sa véritable nature. Il s’agissait d’un Pokémon et, en se basant sur ses propres connaissances, Auguste jura qu’il s’agissait d’un Pokémon en chasse.

« Lehev, arrête-toi ! Pas par-là ! »

Il avait beau hurler, cela ne servait à rien. Le gamin ne l’entendait pas. S’isolant à chaque pas un peu plus, il ne tarderait pas à être à la merci de cet Ursaring qui, s’il traquait le groupe à bonne distance jusqu’ici, avait modifié sa course afin de ne suivre que Lehev. Une proie qui s’éloigne de ses congénères de son plein gré. Une aubaine pour ce Pokémon sauvage.

Impossible de savoir si oui ou non leurs actions allaient avoir une quelconque incidence sur le destin des enfants mais Auguste ne comptait pas rester là, les bras croisés, à attendre que le gosse se fasse boulotter. Il n’avait aucun plan particulier en tête mais cela ne l’empêcha pas de s’avancer jusqu’à se rapprocher de Lehev et Ursaring. Les deux étaient encore assez éloignés l’un de l’autre, assez pour qu’aucun ne soit alerté par sa présence. A moins que le Pokémon l’ait vu mais ait délibérément choisi de l’ignorer pour le moment… Bref. Eloigner le prédateur était un défi de taille et, très honnêtement, le Champion ignorait comment il s’y prendrait.

Un éclair de génie ou une tentative désespérée. Peu importe ce que c’était, Auguste eut la bonne idée de ramasser une lourde pierre puis de la lancer en direction d’Ursaring. Bien trop pesante pour être lancée très loin, elle n’atteignit pas le Pokémon mais cela n’avait aucune espèce d’importance étant donné que ce n’était pas la cible. La pierre tomba avec fracas en brisant au passage tous les branchages sur son chemin. Faire du bruit. C’était cela, son but, et il y parvint. Lehev, alarmé par tout ce boucan, se retourna et leva son téléphone afin d’éclairer l’endroit d’où cela provenait. C’est ainsi qu’il s’aperçut enfin de la présence d’Ursaring. L’instant où leurs yeux se croisèrent parut durer une éternité. L’enfant se mit à hurler, aussitôt rejoint par un grognement agressif de la part du Pokémon sauvage. Si Lehev ne s’était pas montré bien futé en se séparant du groupe, il conservait tout de même un certain instinct de survie puisqu’il prit ses jambes à son cou et s’enfuit à toute vitesse en direction d’Edelweiss et Mahui. Ces deux-là avaient continué de leur côté et dans les faits, ils n’étaient pas encore allés bien loin. Cela leur permit d’entendre les appels à l’aide de Lehev, auxquels ils répondirent de vive voix afin de signaler leur position.

Ursaring allait être un problème, c’était certain, mais les enfants auraient beaucoup plus de chance de s’en sortir s’ils restaient ensemble plutôt qu’en s’isolant tels des inconscients. Le Pokémon, pas bien rapide, se lança quand même à la poursuite du garçon. La suite du plan était claire pour Bobbi et Auguste : suivre les trois gamins, s’assurer de ne pas les perdre de vue, et s’occuper du prédateur qu’ils avaient aux trousses. Restait à savoir comment procéder. Si Bobbi avait une idée, c’était le moment ou jamais de se manifester.


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