Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guide dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Attaquons L'exercice ! [w/ Lauriane]
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Lauriane Feroë
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Mer 21 Nov - 11:12
J’avoue être rassurée en le voyant rire. Je me fais peut être un peu trop de soucis pour rien. C’est plutôt rare que je m’inquiète pour quelqu’un d’autre que moi ou Stahl. Mais disons que Lionel est un peu mon point d’attache à Lumiris. J’ai rencontré d’autres personnes depuis que je suis arrivée. Des cons, comme des bonnes connaissances. Mais il n’y a pas cette même proximité que je peux avoir avec lui. Il est le seul (bon, y a peut être Nora aussi) avec qui la glace me semble brisée. Pas totalement, bien sûr, c’est normal.

-Hey! C’est moi que tu traites de femme enceinte? M’exclamé-je, faussement indignée.

En vérité, j’ignore de qui il parle. Je pourrais bien laisser mon côté scientifique prendre le dessus et faire moult hypothèses mais… Déjà ça me gonfle, parce que je voulais pas être scientifique à la base. Et puis j’ai trop le cerveau en compote pour interpréter encore des quiproquo à la con. Néanmoins, notre hôte se décide à me fournir une petite explication à son malaise: Il a forcé sur le sport. Je l’aurais parié.

-Faut dire que quand tu te bastonne avec des gens, d’une manière générale, c’est pas des techniques ou des prises toutes pré-fabriquées qui vont t’aider. Ce qui compte, c’est de réfléchir vite, d’analyser les situations et de comprendre où et quand frapper.

En un sens, ça me touche qu’il ait eu le courage de s’y remettre pour qu’on s’entraîne ensemble. Mais si j’avais su, je l’aurais pas entraîné là dedans. Surtout si c’est pour faire un malaise. Pour une raison que j’ignore, le brun semble quelque peu mal à l’aise. Il est vraiment bizarre depuis quelques minutes, j’ai la sensation qu’il cache quelque chose. Il me propose à manger mais je refuse poliment. Je suis pas venue le dévaliser non plus. Il a déjà pété un verre à cause de moi.

-C’est toi qui devrait prendre une barre au chocolat, ou un morceau de sucre. Taquiné-je.

En jetant un œil par a fenêtre, j’aperçois les dégâts causés par l’entraînement de nos Pokémon. Ça a foutu un sacré bordel. Je m’en veux un peu, sachant qu’il a bien précisé qu’il ne s’entraînait pas ici pour les vrais combats.

-Tu voudras de l’aide pour remettre ton terrain d’aplomb?

Le connaissant, je m’attendrais presque à ce qu’il refuse.

   


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Lionel Jefferson
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Mer 21 Nov - 12:15
La réponse de la jeune femme le surprit avant qu'un petit rire ne lui échappe. Tenait elle à sa taille fine ? La regardant de haut en bas, insistant sur son ventre pour la taquiner, Lionel se disait que celui qui aurait le droit de toucher serait heureux, que, avec un joli bidon rond, elle serait sans aucun doute magnifique. Cependant, et malheureusement pour lui, le seul corps qui lui faisait vraiment envie appartenait à une femme à présent mariée.

-Pas taper ! Je parlais de l'amie qui me donne un coup de main. La championne Spectre fraîchement devenue Madame Romanov.

Dans un premier temps, ses mains s'étaient levées en signe de paix, sa moue de voyou amusé servant à cacher le pincement qui lui prenait en parlant de son aimée. “Madame Romanov”. Ces deux simples mots lui rappelaient cruellement que son coeur souffrait encore bien trop de cet amour à sens unique. Chassant ces tristes pensées, Lionel ne put qu'apprécier l'analyse de Lauriane, son sérieux montrait la passion éprouvée pour les combats. Sûrement l'avait elle pratiqué hors des rues puisque ses coups étaient retenus face à lui, et la maîtrise de son corps, de sa force ne s'apprenait en général pas sans entraînements avec d'autres personnes.

-Faut réfléchir vite et taper où ça fait mal pour immobiliser l'autre, l'empêcher d'attaquer par la suite. Plus vite l'autre est il inapte à combattre, moins on a de chances d'être blessés sérieusement.

Ça, il l'avait appris avec ses amis lors de leurs virées nocturnes. Le jeune homme avait beau être sage aujourd'hui, pendant sa crise d'adolescence, les toits devenaient son terrain de jeu. Il semblait d'ailleurs avoir gardé ce goût pour l'adrénaline quand son moral touchait le fond, la preuve avec l'évolution de Charlie qui s'était faite pour sauver son dresseur qui avait sauté du haut d'une falaise. Personne n'avait besoin de le savoir cependant. Un sourire franc accompagna tout de même le frisson provoqué par ce souvenir.

-T'as peur pour ta ligne ? Si tu manges, je mange, deal ?

Son regard suivit ensuite celui de son invitée vers le bordel à l'extérieur. Vu d'ici c'était encore plus impressionnant.

-Non ne t'inquiète pas, ça se fait assez vite en plus.

En effet, pour les débris, ils servaient à faire de nouvelles cachettes et pour combler les éventuels trous. Un Coup de Boue pour lier le tout et un Lance Flamme pour sécher le tout et c'était fini. Remarquant enfin que la poche de froid ne l'était plus, Lionel la rangea avant de prendre quelques snacks pour tout le monde. Ses petits préféraient le laisser avec les invités, donc pas dans le coin, mais ceux de Lauriane avaient peut-être faim.

-Pour l'instant ya ça, tu veux manger quelque chose de particulier ?

L'application de livraisons ouverte, ses doigts glissaient sur l'écran pour voir ce que y'avait d'intéressant. Sûrement un bon gros Burger pour lui. Comment ça il fallait d'abord qu'elle consente à manger avec lui ? Tout le monde avait faim après une bonne séance, et c'était connu que la nourriture avait meilleur goût avec des gens qu'on appréciait. Puis, son ventre commençait à gronder assez fort pour être entendu.
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Lauriane Feroë
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Mer 21 Nov - 14:20
Je hausse un sourcil face à ses regards. Non pas que je sois indignée par le fait qu’il puisse me trouver grosse (je sais que je ne le suis pas). Mais je ne résiste pas à l’envie d’en remettre une couche. C’est drôle de le mettre mal à l’aise.

-Je rêve ou t’en profite pour me mater? Dis-je ne rigolant, un peu embarrassée.

C’est vrai qu’il y a un léger reproche sous-entendu. Mais ça pourrait être pire. Je suis pas le genre de fille qui aime qu’on bave devant elle quand elle passe dans la rue. Ça me gêne moins ici car c’est sous couvert d’humour (bien que je ne doute pas qu’il en profite un peu). Je suis pas irréprochable non plus sur ce point là, je dois bien l’admettre, on est tous pareils. On va dire que tant que ça devient pas trop insistant c’est pas gênant. Enfin, si, ça l’est. Mais… bref. Passons.

Concernant la fameuse femme enceinte, je n’ai aucune idée de qui il s’agit. Ni de par son titre, ni de par son nom. “Romanov”. Le seul champion avec qui j’ai eu un peu l’occasion de discuter est un gamin un peu autiste. Et maintenant une femme enceinte. Je me demande si le thème “Est-ce que c’est vraiment correct d’assurer un rôle de champion dans ces conditions?” est récurent à Lumiris.

Lionel finit par rebondir sur le sujet du ventre pour parler bouffe. Je fais suffisamment de sport pour ne pas avoir peur de prendre trop de graisse (et quand bien même, j’aime trop manger ce qui me plait pour faire attention). Néanmoins, le monstre affamé dans mes entrailles répond à ma place à sa question. Gênée, je réponds:

-Bon, okay, deal.

Après m’avoir assuré qu’il n’a pas besoin d’aide pour son terrain, il s’enfuit dans la cuisine pour chercher de quoi grignoter. Je plonge la main dans le paquet si tôt celui-ci ouvert. Je dois admettre que le goût des biscuits salé dans la bouche ne m’est pas désagréable. Lionel me demande ce qu’il me commande.

-La même chose que toi mais en double. Défié-je.

Je ricane en entendant le ventre de Lionel imiter le mien comme tout à l’heure. Ça va, ça va! On a compris, on va manger, oui. Je profite pour lui piquer l’appareil et commander pour mes Pokémon, puis sort mon porte-feuille de mon sac. Avant qu’il proteste, je lui coupe la parole.

-Je t’ai défoncé ton terrain, j’ai cassé un verre, je t’ai fait faire un malaise, je tape dans tes gâteaux et j’abuse de ton hospitalité. Sans compter que tu m’as sauvé la mise la dernière fois. C’est moi qui paie, t’as pas le choix.

   


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Lionel Jefferson
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Mer 21 Nov - 15:06
Le franc parlé de Lauriane lui arracha un sourire en coin, son regard brillant d'une certaine malice. Avec n'importe quelle autre femme, il aurait tenté le coup, mais Lionel la respectait bien trop. Car, même si son coeur ne voulait qu'Ekaterina, son corps avait certains besoins à assouvir.

-Tu rêves que je te mate ?

Ne souhaitant tout de même pas pousser le bouchon trop loin, l'embarras de son amie s'étant vu, il se contenta d'afficher une moue amusée. Celle-ci se transforma en un rire contenu quand le ventre de la jeune femme gronda, la trahissant sans vergogne. Rapidement ils s'étaient retrouvés à grignoter alors que les différents restaurants défilaient. Finalement son choix se porta sur un fast-food proposant des burgers capable de boucher les artères principales en quelques minutes. Parfait !

-Tu es sûre de toi ?

Le dreadeux avait répondu sur le même ton, se demandant si elle était sérieuse ou non. Parce que mine de rien, il faisait parti de ces gens qui mangeaient sans prendre de poids, et ses activités quotidienne aidaient à garder sa musculature finement dessinée. Un petit sursaut lui échappa en voyant son téléphone quitter ses mains avant de rire en comprenant que Lauriane le lui avait pris. N'ayant rien à cacher, Lionel la laissa faire plutôt sereinement, arquant quand même un sourcil en l'entendant dire qu'elle payait.

-Tu..

Une moue amusée vint peindre son visage, si il ne se retenait pas, il ne faisait aucun doute que ses bras se seraient serrés autour d'elle. Le brun était touché que son amie veuille faire tout ça pour lui montrer sa gratitude.

-Tu ne me dois rien Lauriane. J'accepte que tu paies cette fois, mais la prochaine fois, je paie. C'est pas négociable.

Une fois le tout validé, Lionel glissa au sol pour pouvoir étendre ses jambes. Le dos contre le canapé, il était très proche de son invitée, mangeant l'air de rien le temps que le livreur arrive.

-Dis, faut que j'aille dans le nord bientôt, Charlie peut largement nous porter tous les deux. Ça te tente qu'on fasse le voyage ensemble ?

Bien sûr, son regard planté dans celui de la jeune femme montrait son sérieux. Mais une certaine appréhension pouvait aussi se lire, et si elle refusait ? Ça ne serait pas vraiment étonnant, plutôt logique en fait.
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Lauriane Feroë
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Mer 21 Nov - 16:26
Je pouffe de rire en entendant sa réponse et roule des yeux.

-Même pas en rêve, pervers. Et oui, je suis sûre de moi. Aboule la bouffe.

Sans lui demander son avis, je commande avec ma propre carte de paiement. En faisant attention de ne pas laisser les chiffres enregistrés dans le moteur de recherche. Ce n’est pas une histoire de confiance avec Lionel, simplement que j’aime pas ça. On est jamais trop prudent. Faudrait aussi que je m’arrête de manger ces merdes, j’aurais plus de place pour le vrai repas, après. Mais c’est trop bon. Je me demande si ils mettent pas un produit chelou dans ces paquets. C’est vrai quoi. Suffit que ce soit là, posé sur la table, pour que t’aies une irrésistible envie de plonger ta main dedans. Est-ce que ça fait le même effet avec des carottes? Non. T’as pas envie de plonger ta main dans le paquet de carottes pour en piquer une. Ou du moins pas avec autant d’intensité. Ça doit être un complot.

-Vendu! La prochaine fois c’est toi qui paie! J’en profiterai, je prendrai le triple, ça t’apprendra.

C’est bien l’une des rares personnes avec qui je pense pouvoir parler de “prochaine fois” sans me demander s’il y en aura vraiment une. J’ai remarqué que ça arrive régulièrement qu’on finisse une rencontre par “A plus tard!”, “On se revoit bientôt!”, “La prochaine fois…” sans que ça ne se produise. Ou alors ça met longtemps à arriver. C’est pas étonnant, chacun a ses obligations et occupations.

Le silence s’installe, seulement brisé par le bruit de nos chips craquantes sous nos dents. Puis Lionel me fait une demande qui me surprend un peu. (Non, pas une demande en mariage, calme toi. On a juste mangé des chips ensemble, c’est trop tôt.)

-Dans le nord? Pourquoi faire?

Charlie, si je me souviens bien, c’est son Drattak. L’idée de monter sur un bestiau pareil pour effectuer un voyage aérien ne me tente pas le moins du monde, à vrai dire. Y a vraiment des tarés qui font ça?
Sinon, pour en revenir à sa demande… En y réfléchissant j’ai tellement de choses à faire, on se croirait dans ce jeu vidéo que j’ai pu tester chez un ami, une fois. J’ai plus le nom, mais il avait un milliard de quêtes à faire, genre sauver le monde, sauver tel personnage, nourrir les chevaux et monter un gang. C’est à se demander comment ils sont pas tous morts, depuis le temps qu’il a tout ça à faire. Bah là c’est pareil. Je suis toujours appelée à droite, à gauche en devant laisser mes tâches en suspens, donc je finis par me retrouver avec un sérieux cumul. Cette simple pensée me décroche un soupire.

   


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Lionel Jefferson
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Ven 23 Nov - 15:46
Un rire échappa de nouveau de Lionel, si déjà elle finissait tout ce qu'ils avaient pris sans finir à l'hôpital, ça serait un miracle.

-Oui oui, on verra ça si tu arrives à finir le troisième Burger.

Et oui, ils avaient pas fait les choses à moitié, piqué dans son égo, le brun avait pris deux menus triple XL, trois sandwichs et une glace. Lui même savait que tout finir allait être un défis, mais hey, on parlait d'honneur là. D'ailleurs, si il voulait avoir plus de chances de réussir, sa main devrait arrêter de faire la navette entre le sachet et sa bouche. La question de Lauriane fut une bonne raison pour ne plus grignoter, au moins le temps de lui répondre.

-J'ai quelques petites choses à faire du côté de Windoria. Je te sens pas très chaude à l'idée de voler, tu l'as déjà fait ?

Le meilleur moyen pour ne pas être trop questionné, c'était de donner une information liée à la demande avant d'en formuler une à son tour. En tout cas, ça marchait suffisamment souvent pour que le brun s'en serve. C'était peut-être un peu tôt pour parler de tout ça, la blessure étant encore sensible. Ou alors ça pourrait lui faire du bien ? Les psychologues lui sortaient pas les yeux, le poussant à fuir les séances qui ne servaient de toute façon plus à rien selon lui. Lauriane était arrivée après les événements alors elle ne devait sans doute pas avoir été touchée par tout ça, contrairement à son entourage qui lui, souhaitait avancer sans y penser. Lionel se sentirait trop coupable de les empêcher d'avancer uniquement parce que lui, en était incapable.

La colère et la vengeance le gardait debout, le besoin de devenir fort pour protéger ce qui lui était cher le poussait à avancer, et l'amour donné par ses proches le gardait dans un état d'esprit aussi sain que possible. D'ailleurs, se rendant compte que ses pensées assez sombres pouvaient se lire dans son regard, il se reprit pour écouter la réponses de la jeune femme, sans doute avait elle même parlé dans le vide, impossible d'en être sûr. Un sourire ayant du mal à atteindre ses iris assombris et une pose un peu plus décontractée ferait l'affaire, détendant le plus possible ses muscles crispés.
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Lauriane Feroë
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Ven 23 Nov - 17:38
Le troisième burger hein? Ah oui, à ce point. Mais c’est quoi ce gros! Je rappelle que j’ai pris le double de ce qu’il a pris, donc j’en ai six à manger, moi. Du coup on dit que si j’en mange quatre, j’ai gagné? Non, sinon je vais exploser. Ou passer la nuit à vomir mon trop plein. Superbe perspective. Mon regard se pose sur ma main à l’intérieur du paquet de chips. Faut que je me sépare de cet outil du démon. Empoignant le sachet, je le jette sur la cible la plus évidente qui soit: dans la gueule de Lionel.

-T’inquiètes.

Oui, c’est tout ce que j’ai trouvé à dire. Plus pour me rassurer moi même que lui, remarque. Nan mais ça va le faire. Ça va le faire. Mon honneur est en jeu.

Vient en suite le sujet du voyage vers le nord. Lorsque je lui pose la question concernant la raison de ce voyage il me parle de Windoria. Windoria, cette ville du nord dont j’ai pu entendre quelques bribes depuis mon arrivée dans la région, sans savoir ce qu’il en est réellement.

-J’ai jamais volé à dos de Pokémon. J’ai même jamais pris l’avion, donc je t’avoue que l’idée de faire une chute de plusieurs centaines de mètres de hauteur m’amuse moyen.

J’attends une pique venant de sa part, mais elle ne vient pas. Je doute même qu’il m’écoute. Son regard a changé, et fixe désormais le vide. Il faudrait être abruti pour ne pas voir que quelque chose cloche. Quand on vient d’aborder cette fameuse Windoria qui plus est. C’est pas la première fois que la simple mention de cette ville casse l’ambiance dans des discussions auxquelles je participe. Je me remémore les mots de Jericho. Lorsque le sujet est venu sur la table, il a mentionné le fait qu’il habitait là bas jusqu’à… mais jusqu’à quoi? Légèrement agacée, je fronce les sourcils et demande:

-C’est pas la première fois que j’en entend parler. Qu’est ce qu’il y a, là bas, à Windoria? Ou plutôt qu’est ce qu’il y a eu?



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Lionel Jefferson
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Ven 23 Nov - 20:27
La fin de la phrase de Lauriane concernant son envie de rester sur la terre ferme pour ne pas risquer sa vie aurait pu le faire doucement rigoler. De nos jours, quand on montait un Pokémon volant, on pouvait le faire avec ou sans une selle à laquelle un ou plusieurs cordons de sécurité trouvaient leur place, assurant donc la sécurité des cavalier. Mais là, il en était tout bonnement incapable, et la question lui arracha un soupir résigné.

-Tu dois sûrement avoir remarqué que pas mal de travaux sont en cours dans la région. Un groupe de tarés a attaqué, deux fois. La première fois, ils ont..Ils ont utilisé des Pokémons dans la grotte près de Windoria pour geler la région. J'y étais et c'était horrible. Les appels désespérés des type Glace dans ces cages, reliés à des machines qui puisaient toute leur énergie jusqu'à leur mort..Ya pas de mots..

Déjà, ses poings s'étaient serrés à en faire blanchir les jointures, les mots ayant du mal à sortir de manière organisée, la haine se lisant dans sa voix.

-Avec d'autres personnes, on a réussi à stopper les machines alors..Alors ils ont décidé de détruire leur planque. J'ai eu la chance de m'en sortir et de pouvoir libérer quelques Pokémons au passage, mais, si ce qu'on dit est vrai et qu'ils ont pu soumettre un légendaire, ils peuvent recommencer..Mais..C'est pas tout..

Cette fois, il avait fermé les yeux, essayant de calmer le flot de sentiments qui l'envahissait sans la moindre pitié. Une fois le contrôle de lui même repris, le récit continua.

-Le doyen avait fait une fête pour nous féliciter et montrer qu'il n'avait pas peur. Que la région devait continuer à vivre. Pendant la soirée, j'ai fait la connaissance d'un homme, Aaron. On a tout de suite accroché, puisque je dirigeais un refuge à Windoria, je vivais là bas, et lui même était éleveur. Sauf que, je ne m'étais pas méfié, et ai perdu connaissance après avoir été drogué..En me réveillant, j'étais ligoté, dans une cage. Au début je pensais à une soirée bondage ou un délire du genre, mais j'étais encore habillé, et Aaron me regardait à travers les barreaux avec un air désolé. On a longuement discuté, il ne voulait pas vraiment tout ça, dehors, une Bryuverne gigantesque se déchaînait, et partout dans la région, des Pokémons géants détruisaient tout. C'est pour ça que l'aéroport et certains quartiers sont encore fermés aujourd'hui.

La partie réellement douloureuse allait commencer, et Lionel allait devoir faire face à Lauriane, son regard se plantant dans le sien comme pour savoir si il devait continuer ou pas. Ce qu'il fit au final, ça avait besoin de sortir, pour ne pas oublier les morts, pour pouvoir avancer il fallait composer avec ces faits, pas l'essentiel oublier et faire comme si rien ne s'était jamais passé.

-J'avais presque réussi à faire changer Aaron d'avis, il ne voulait plus perdre ce qui lui était cher, c'était pour ça qu'il avait rejoint leurs rangs après la première attaque. Sauf que..Quelqu'un est venu pour me sauver. Sans réfléchir, Bolt, le nouveau venu, avait attaqué Aaron et s'était précipité pour essayer d’ouvrir la cage quand il pensait la voix libre mais..Mais il..Une..

Un sanglot douloureux lui échappa alors que sa voix s'était brisée. Instinctivement, sa main avait cherché celle de la jeune femme pour la serrer, et malgré les larmes qui menaçaient de couler, Lionel poursuivit.

-Le Pokémon d’Aaron a mortellement blessé Bolt, et celui de Bolt a tué Aaron. J'ai rien pu faire, l'attaque m'avait touché aussi, je voyais plus rien, entendais plus rien et étais incapable de bouger..C'est en voyant Bolt toujours vivant que je me suis repris..Je..J'ai réussi à sortir en Coupant les cordes sur le barreau abîmé par l'attaque et ouvert la cage grâce aux clefs qui étaient à ma porter. Bolt respirait à peine, il est mort dans mes bras, j'ai rien pu faire..Je..Je les ai regardé mourir..

Cette fois, les larmes coulaient à flots, en parler à une personne neutre enlevait cette culpabilité qu'il avait en le faisant avec une victime. En ravivant leurs blessures. Ne réfléchissant plus, le besoin de chaleur humaine se faisant trop fort, Lionel se glissa entre les jambes de Lauriane pour enserrer sa taille et poser sa tête contre son ventre. L'air lui manquait cruellement, comme si le poids de la culpabilité l'empêchait tout bonnement de reprendre son souffle.

-Ils sont morts à cause de moi ! J'ai rien fait pour les sauver ! Je sais même pas comment j'ai fait pour sortir avec mes protégés et celui de Bolt. Pourquoi je suis vivant et pas eux ? Je les laissé mourir ! Je..Je suis trop..faible..

Voilà, c'était sorti, et même si ça lui faisait du bien, la douleur était bien réelle. Comme si sa peau se souvenait de la morsure de l'électricité, du barreau froid qui l'a entaillée lorsqu'il coupait ses liens, les flammes léchant tout ce qu'elle pouvait atteindre, et son nez, il se souvenait parfaitement de l'odeur de chaire brûlée mélangée à celle du sang fraîchement coulé, il sentait encore le tissus posé sur les visages des deux hommes, en signe de respect pour leur âme. D'avoir pris le pendentif symbolisant un flocon de neige appartenant à Aaron, et la boucle d'oreille rouge de Bolt. Ces bijoux, Lionel les portait pour ne pas oublier ce pourquoi il se battait aujourd'hui.

Après de longues minutes, le brun se reprit suffisamment pour pouvoir terminer. Ne lâchant cependant pas le corps chaud qui le rassurait, calquant ses respirations sur celles de la jeune femme, laissant son coeur prendre le même rythme que le sien.

-Ce jour là, j'ai perdu mon foyer, beaucoup de pensionnaires qui ne pouvaient pas fuir, et ma cousine. Elle est morte pour protéger la région. J'ai repris la direction de sa pension, ici à Kishika.

Lionel faisait peine à voir, ses yeux étaient gonflés et rouges, comme ses joues et son nez, ses lèvres tremblaient, comme le reste de son corps, et quand le son à la pour retentit pour signaler que les commandes étaient arrivées, il fut incapable de se lever. Demandant donc silencieusement à son invitée de le faire après avoir laissé écouler de longues secondes.[/color]
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Lauriane Feroë
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Sam 24 Nov - 13:56
Lionel ne relève même pas ce que je dis à propos des vols à dos de Pokémon et continue d’afficher un air sombre qui me fait rapidement regretté d’avoir posé ma question à propos de Windoria. A quel point cela peut-il être grave pour que tout le monde réagisse comme ça? Probablement à un point où si j’avais demandé à quelqu’un d’autre que Lionel on m’aurait pris pour une conne pour n’en avoir jamais entendu parlé. Faut dire qu’avant d’arriver à Lumiris, je n’offrait que très peu le luxe d’accéder aux news. Et, même encore aujourd’hui, je passe trop peu de temps sur internet pour que l’information ne m’atteigne via les réseaux sociaux ou les sites spécialisés. Et pour peu que j’ai séché l’école le jour où c’est arrivé… Un autre paramètre qui entre en compte est que j’étais probablement trop occupée avec mes propres problèmes pour m’occuper de ceux du monde. C’est pas impossible que cette histoire me soit entrée par une oreille pour en ressortir par l’autre.

La première chose qu’évoque Lionel sont les travaux, un peu partout dans la région. De ce que j’ai vu, les gros travaux se trouvent essentiellement vers le nord, beaucoup moins au sud. Mais j’ai toujours vu des travaux un peu partout dans les villes, donc j’admet ne pas y avoir fait attention. Des bâtiments qui sont détruits pour être rénovés, ça arrive aussi. J’ai pensé que c’était peut être un programme de reconstruction lancé avant l’hiver, où on doit bien se les peller dans le nord (y a déjà de la neige, on est même pas en décembre!). Puis j’ai probablement pas passé assez de temps dans les villes en elles-même pour vraiment m’interroger à ce sujet. Mais du coup, c’est lié à Windoria.

Je l’écoute raconter la première partie de son histoire sans l’interrompre. Je ne sais pas vraiment quoi en penser. Vouloir geler toute une région en soumettant un Pokémon légendaire grâce à des machines servant à drainer l’énergie des Pokémon... Ça me parait impensable. Totalement irréaliste. Le tableau qu’il me décrit fait froid dans le dos. Si je n’avais pas confiance en lui, et que je ne voyais pas cette colère, cette haine sur son visage, je l’aurais pris pour un conteur ou un fou.

Il ferme les yeux quelques secondes, comme pour tenter de maîtriser ses sentiments. J’en profite pour parler sans avoir à l’interrompre.

-Tu es pas obligé de continuer. C’était irréfléchi comme question, excuse moi.

Il n’en tient cependant pas compte et continue son histoire. Je me rend compte que plus le récit avance, plus il devient confus dans ses descriptions et en perd ses moyens. Son regard humide se plante dans le mien. Je commence à me sentir mal à l’aise. Je m’en veux d’avoir déclenché ça avec ma question. Une fois de plus mon manque de tact me revient dans la gueule. Et pas qu’à moi. Je sais pas comment je suis censée me comporter dans ce genre de moments. Je ne réagit pas vraiment lorsque sa main rencontre la mienne. Je ne le repousse ni ne m’éloigne, mais il me la serre plus que moi je ne le fais.

Le voir se mettre dans cet état est difficile à supporter, mais ça l’est probablement encore plus pour lui. Je fais l’effort de l’écouter jusqu’au bout, ma main dans la sienne en signe de réconfort. Je n’ai pas l’impression de pouvoir faire bien plus. Je l’écoute me parler de ce kidnapping, de ces Pokémon géant qui détruisent des villes, de ses amis, de ses protégés, de sa cousine tués pendant ces événements tragiques. Mon malaise se fait d’autant plus grand lorsque je réalise que je me trouve dans la maison d’une fille morte quelques mois auparavant, à peine. Tout ces éléments me font repenser à notre entrainement de tout à l’heure, nos chamailleries, nos challenges sur la bouffe… Tant de choses qui paraissent maintenant si futiles, presque déplacées.

L’état de Lionel empire peu à peu au point où il en vient à pleurer, puis à se mettre à genoux devant moi pour blottir sa tête contre mon ventre. Cette fois, c’est plus un réflexe qu’une réaction réfléchie, mais j’ai un mouvement de recul. Enfoncée dans le canapé, je peux difficilement reculer et vu les circonstances, il serait injuste de le repousser. Je décide donc de prendre sur moi, rougissant de gêne et les larmes aux yeux à cause du spectacle en face de moi, de ses sanglots qu’il n’arrive désormais plus à contrôler. Ne sachant quoi dire, je me contente d’attendre qu’il se soit calmé. Je réalise, au bout de quelques minutes, que je me suis un peu détendue et que le bout de mes doigts effleure son crâne en signe de réconfort. Bien sûr, aussi tôt prends-je conscience de ce geste qu’il s’interrompt.

Un son à la porte nous indique que le livreur est arrivé. Cela sonne comme un soulagement à mes oreilles. Non pas que la faim insoutenable soit une torture, (à vrai dire, je ne suis pas sûre de pouvoir manger ne serait-ce qu’une seul burger, à présent) mais cela m’offre un peu de répit. Un échappatoire pour fuir cette scène, aussi bref l’échange avec le livreur soit-il. D’ailleurs, celui-ci doit me prendre pour une folle. Les yeux humides, un sourire forcé, peu de bruit en fond donc sous entendu qu’on est pas nombreux et un lot exubérant de sandwichs.

Une fois le livreur parti, je reviens vers Lionel et pose les sacs à côté de la table. Je reste debout, en me frottant le bras d’un air gêné, ne sachant trop où me mettre, n’ayant même plus le cœur à manger. Finalement, je repense à la question initiale et prend la parole:

-Entre ma carrière de dresseuse et celle de chercheuse, j’ai pas mal de boulot. Mais je ferai en sorte de me débloquer un jour ou deux pour t’accompagner là bas, si tu veux.

Mettre les pieds dans un tel endroit, où se sont déroulés tant d’événements tragiques, c’est pas mon trip d’habitude. J’ai tendance à éviter tout ce qui est les cimetières, les lieux abandonnés, et tout ça. Mais j’imagine que je peux bien faire l’effort pour lui.


   


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Lionel Jefferson
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Ven 4 Jan - 11:21
Profitant de la brève absence de Lauriane, Lionel se leva pour aller se passer de l’eau fraîche sur le visage. Le regret lui revenait déjà en pleine figure. Mais quel con ! Certes, il se sentait plus léger, soulagé d’un poids invisible qui le pesait et Arceus savait que cette histoire avait été contée plus d’une fois. La différence ? La jeune femme l’avait écouté sans le brusquer, sans le couper. D’un autre côté, la pauvre avait sûrement frôlé la syncope à cause de son foutu besoin de contact physique, et si on croyait son regard, elle avait été affectée par son récit.

La dame de ses pensées revint d’ailleurs au moment où le brun s’essuyait le visage à l’aide d’un torchon. Son expression désolée montrait qu’il s’en voulait de s’être laissé aller ainsi, son regard se baissa même en entendant la première phrase. Elle allait lui annoncer qu’ils ne pourraient plus se voir, que c’était un pauvre taré qui devait se faire soigner et ainsi de suite. Sa poigne se serra sur le torchon. Ca lui apprendra à agir sans réfléchir aux conséquences. Cependant, la sanction ne vint pas, et le dreadeux releva la tête, se demandant si ses oreilles ne lui jouaient pas des tours à cause du choc. L’accompagner là bas ? Peut-être pourraient ils se promener dans les rues, que Lionel pourrait lui décrire la ville de ses souvenirs, qu’il pourrait faire le deuil. Malgré la fatigue se lisant sur ses traits, il lui sourit franchement.

-Merci.

Le malaise restant palpable, l’hôte choisit de détourner l’attention de son invitée sur la nourriture encore chaude d’un geste de la main. Lui allait sûrement manger plus que nécessaire pour oublier la gêne et la scène précédente. Il amorça donc un geste vers le paquet avant de planter son regard dans celui de Lauriane, cherchant visiblement ses mots avant de finalement les lâcher.

-Je suis désolé pour tout ça..

L’unysien prit ensuite place, sortant sa part du butin en avisant d’un oeil amusé la quantité de nourriture présente. Pour ne plus penser au négatif, il se forçait à se souvenir l’état d’esprit dans lequel ils se trouvaient quelques temps auparavant. La compétition, le jeu, la bonne humeur. Un des nombreux sandwichs atterrit entre les mains de la scientifique, un autre dans les siennes. Cette fois, une distance respectable régnait entre leurs corps, histoire de la laisser souffler.

-Mangeons tant que c’est chaud.

Sans plus attendre, ses dents se plantèrent avec plaisir dans le concentré de cholestérol. L'appétit qui l'avait quitté venait de revenir au galop, et malgré lui, un petit grognement de satisfaction se fit entendre. Peut-être que ça allait détendre l'ambiance pour de bon, même si c'était peu probable vue l'ampleur de la bombe lâchée.
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Lauriane Feroë
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Dim 6 Jan - 23:12
Le malaise semblait rendre l’air pesant. J’essaye de détendre l’atmosphère en acceptant de l’accompagner à Windoria mais ne récolte qu’un “Merci” sincère. Puis le silence revient et c’est un nouveau blanc gênant qui s’installe. Ce genre de moment où je voudrais forcer le dialogue sans savoir quoi dire. Où je voudrais revenir quelques minutes auparavant, là où tout se passait bien. Et en même temps j’aimerai tellement me faire toute petite et m’enfuir par un trou de souris. Finalement, c’est Lionel qui romp le silence.

-C’est pas grave. C’est ma faute, c’est moi qui ai posé la question.

Bon, ma faute… Oui et non, hein. Je pouvais pas deviner qu’il avait été directement touché par tout ça, ni qu’il allait s’écrouler dans mes bras comme un gamin. Ce sont des choses qui arrivent, j’imagine.

Je prend place en face de lui. Le repas s’annonce moins gai que l’entrainement. Je jauge la quantité de nourriture qui nous attend. Si on trouve pas un moyen de faire revenir la bonne ambiance, ça va être chiant, parce qu’il y a beaucoup de bouffe. Je reçois un premier sandwich entre mes mains, alors que Lionel entame déjà le sien. Le voir manger et y prendre du plaisir me détend un peu. Est-ce que c’est pas simplement moi qui me focalise trop sur ce qu’il vient de se passer, au final? Y a pas trente-six façon de le savoir.

Je regarde autour de moi, en quête du moindre objet qui se trouverait à portée de main. Y a pas grand chose, en vérité. Un coussin, peut être? Pourquoi pas. Ça se lance bien, un coussin… Bordel, t’es une bourrine, Lauriane. Oui, mais fais moi confiance Lauriane, ça marche toujours de lancer des trucs. Ok, Lauriane. Mon regard se pose sur le petit paquet que je tiens en main, laissant apparaître un sourire malicieux sur mon visage.

-Touché! Jubilé-je alors que le sandwich, fraîchement sorti de son emballage, heurte le visage de mon hôte.

J’avoue que jeter de la bouffe, alors que je suis pas chez moi qui plus est, c’est pas l’idée du siècle. Hey, au pire, prenons le comme une vengeance de ma part. Et puis, c’est moi qui l’ai payé, de toute façon. Bon, plus qu’a espérer que ça efface définitivement les dernières traces des minutes précédentes. Quitte à ce que Lionel se mette en colère, ça vaut toujours mieux. Non?


   


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Lionel Jefferson
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Dim 10 Fév - 18:37
Sans avoir à la regarder directement, Lionel savait que Lauriane ne mangeait pas. Aucun son caractéristique d'un sandwich qu'on déballait ne se faisait entendre de son côté. Bien sûr qu'elle devait être gênée, un abruti venait de lui pleurer toute sa peine dessus alors que bon, la pauvre n'avait rien demandé. Les secondes semblaient s'écouler au ralenti, jusqu'à ce que quelque chose de chaud, moelleux et gras ne lui arrive en pleine figure. D'abord sur le cul, l'exclamation et l'expression de la jeune femme confirmèrent ses doutes. Il venait de se prendre un hamburger. Prenant cela comme une tentative de sa camarade pour passer à autre chose, Lionel ne se fit pas prier pour la saisir.

-Tu veux vraiment jouer à ça ?

Une bonne poignée de frites en main, le sourire carnassier et le regard pétillant de malice, le combat se poursuivit sur son attaque. Nul doute que le nettoyage post combat allait être beaucoup moins drôle, mais hey, quoi de mieux pour détendre l'atmosphère qu'une activité physique d'intérieur ? Se prenant au jeu, l’unysien fonça derrière le fauteuil, à couvert, un sachet de vivre dans les bras. Le duel dura un bon moment, les munitions récupérées pour être réutilisées, causant un carnage sans nom dans la pièce. Arceus merci, personne ne devait rentrer avant tard dans la soirée. D'ailleurs, ce qui devait arriver arriva, le jeune homme glissa sur des feuilles de salade graisseuse, traversant ainsi le salon dans un sublime dérapage incontrôlé. Le cri de surprise accompagnant l'action se mua vite en un rire en un franc, du grand art.

-T'as vu ça ? Je suis sûr que tu peux pas faire mieux !

Oui, après la bataille de bouffe, Lionel comptait bien passer au concours de glissades. Vu la quantité de graisse au sol, pas compliqué de lancer ce genre de jeux stupides. Et puis, ça allait nourrir le bois et le rendre plus brillant encore après lavage non ?

Malheureusement, pas le temps de commencer qu'un appel vint briser leur bulle. Un soupire échappa au brun qui s'excusa avant de décrocher. Son expression se fit sérieuse, de simples questions comme “où ?” “Quand ?” ou encore “combien ?” incitaient la personne au bout du fil à poursuivre avec plus de précisions. Au bout de longues secondes, il se décida enfin à faire une phrase complète.

-Je peux être là dans moins d'une demie heure..Oui, j'arrive au plus vite.

Après avoir raccroché, le dreadeux lança un regard désolé à Lauriane. Une pointe de frustration pouvait sans doute se lire au passage, mais il ne pouvait pas tourner le dos à ses responsabilités sous prétexte qu'il passait du bon temps.

-Merci pour aujourd'hui..Je dois y aller, des Wailmers échoués. Faut qu'on les remette à l'eau avant que les Wailords finissent aussi sur le sable en essayant d'aider les petits.

En parlant, il ramassait les affaires dont il aurait besoin avant de filer dans la salle de bain pour se nettoyer et se changer rapidement. Lionel s'apprêtait ensuite à descendre chercher les protégés qui pourraient l'aider dans sa mission, mais se retourna sur la jeune femme.

-Tu veux venir ?

La question pouvait paraître bizarre, mais dans ce genre de situations, il n'y avait jamais assez de mains disponibles. Puis, ça leur permettrait d'une part de passer un petit peu plus de temps ensemble et de l'autre, de faire découvrir les joies du vol à dos de Pokémons à la demoiselle. M’enfin, Lionel ne se faisait pas trop d'espoir, et qu'importe sa réponse, il fallait partir, vite.
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Lauriane Feroë
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Sam 16 Fév - 18:36
Je constate la réussite de ma stratégie lorsque le brun se saisit d’une poignée de frites. Les tirs à projectiles multiples étant moins précis, je m’en reçois un peu partout. C’est bas, ça! Je prend la première chose qui me passe sous la main pour répliquer. L’emballage du sandwich. Très bien!

Au final, cette histoire finit non plus en bataille de bouffe mais en guerre totale, nous faisant rompre nos engagements à tous les deux. Nous qui nous vantions de pouvoir manger plus que l’autre, je suis pas sûre d’avoir mangé grand chose. Et lui non plus, d’ailleurs. Par contre, tout le reste a bouffé. Le sol, les meubles, nos fringues, mes cheveux… C’est gras de partout, ça va mériter un bon lavage. Ça fait longtemps que j’ai pas fait le ménage, tiens (les Centre Pokémon ont déjà des gens chargés de passer la serpillière et tout). Non pas que ça m’ait manqué, remarque.

Le sol est tellement dégueulasse que Lionel, en tentant d’esquiver un de mes assauts, pose le pied sur un morceau de salade qui manque de le faire valser. Cependant, faisant preuve d’adresse, l’éleveur parvient à se rattraper pour rire à gorge déployée. Je hausse un sourcil lorsqu’il me met au défi de faire mieux.

-Tu veux parier?

Prenant un peu d’élan, je dévisage la feuille de salade. Je m’élance, pose un pied au sol et glisse sur de la graisse qui n’était indiquée par absolument rien d’autre de comestible. Prise par surprise, je me rattrape à tout ce qui peut ‘empêcher de me casser la gueule. Pas de bol, c’est mon adversaire qui subit, mais il ne m’empêche pas de me retrouver le cul sur le sol. Je crois même que je l’ai un peu griffé en tombant. Je laisse une seconde de silence s’installer avant de déclarer fièrement:

-C’était voulu.

Le regard noir que je lui lance le dissuade le moindre commentaire. C’est ce moment que choisit son téléphone pour sonner. L’hôte des lieu s’empresse de décrocher, retrouvant son sérieux. Résistant à l’envie de m’asseoir sur le canapé pour ne pas le salir d’avantage, je reste debout au milieu de la pièce, attendant qu’il termine. En conclusion, il m’informe d’un soucis sur la plage, lieu où il doit se rendre pour prêter main forte aux personnes déjà sur place.

Un peu déçue qu’on nous coupe ainsi dans notre amusement, j’acquiesce silencieusement. Je le suis du regard, le temps qu’il prenne ses affaires pour aller se changer. Je reste seule un moment. Je vais pas partir comme une voleuse, je dois lui dire au revoir. Lorsqu’il revient, il me propose de l’accompagner pour les aider. Je ne réfléchis pas bien longtemps avant de lui répondre.

-Je peux pas y aller comme ça. Je passe au centre Pokémon pour me changer, et je te rejoint là bas, d’accord?

On est pas très loin de la plage. Avec les transports en commun, je devrais y être d’ici… quoi? Une heure? Une heure et demi? Ça devrait le faire.

-J’y vais. A tout à l’heure!


   


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Lionel Jefferson
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Dim 17 Fév - 20:49
Lionel ne put retenir un sourire satisfait en voyant la jeune femme rentrer dans son jeu, cette esprit de compétition lui plaisait beaucoup pour tout dire. D’ailleurs, quand elle manqua de se rétamer lamentablement, un rire franc lui échappa jusqu’à ce qu’un regard assassin se plante sur lui. Bien entendu, lors de sa chute, l’hôte avait voulu la rattraper, mais son propre équilibre étant trop précaire et leurs corps trop glissants, c’était mort. En parlant de morts, cérébralement, il l’a été pendant quelques secondes. Lauriane acceptait de venir donner un coup de main. Bon, pour la baptême de l’air c’était raté, mais hey, c’était mieux que rien, right ? En passant près d’elle, l’unysien ne put s’empêcher de lui mettre un petit coup sur l’épaule, un peu nerveux de ne pas savoir comment la saluer. Si il empiétait trop dans son espace pour lui faire la bise, ça risquerait de la faire fuir, surtout sachant qu’ils allaient se rejoindre très vite. Si il n’avait aucun geste envers elle, ça pourrait être assimilé à de l’indifférence. Bref, un sourire propre à sa personne accompagné ses mots.

-Traîne pas, je pars devant.

Et avec toute la confiance qu’il mettait dans ses protégés, Lionel quitta le refuge à dos de Drattak, sans prendre la peine de ferme la maison. Intérieurement, il priait pour que personne ne rentre avant lui, parce qu’avec le bordel laissé derrière eux, aucune chance de s’en sortir en un seul morceau si sa mère passait par là. M’enfin, là, au milieu des nuages, rien ne pouvait l’atteindre.
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