Tu peux m'appeler Cirrus, tout simplement. Tu ne connais pas encore très bien Lumiris ? Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul. Ce n'est pas une région connue mondialement, mais cela va bientôt changer. Celle-ci est prête à accueillir des dresseurs, des gens passionnés qui feront vivre cette magnifique région. Il y a plusieurs avantages à vivre parmi nous : le climat et les températures variées permettant aux Pokémon de tous types d'y habiter, la technologie avancée, les habitants accueillants, et un professeur très sympathique, le professeur Baobab. Ce gentilhomme fait des recherches depuis des années, c'est lui qui attribue le premier Pokémon aux nouveaux dresseurs, et les guident dans leur aventure par le biais du réseau Dusk. Un réseau pokéweb avancé, servant à la fois de réseau social, de pokédex, de plateforme de communication...



 

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Soins intensifs • Spencer
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Jeu 11 Mai - 1:21
→ Fait suite direct à ce rp : Dans la jungle, terrible jungle...

Lisbeth n'avait pas senti qu'on l'avait sorti de la voiture, ni même qu'on l'avait transporté jusqu'à une chambre d’hôpital. Lorsqu'elle ouvrit les yeux son regard scruta le plafond blanc, ses sourcils se froncèrent. Encore à demi endormie, son esprit battait la campagne, cherchant à déceler où elle se trouvait, à savoir ce qui s'était passé durant son sommeil. Lentement, les membres encore engourdis, elle tourna la tête, froissant l'oreiller. Une fenêtre laissait le jour éclairer la chambre. Son regard glissa sur les murs, blanc cassé, stoppa sur quelque petit meuble posé là,dans son champ de vision. Chambre spartiate. Chambre d’hôpital.

Lui revint alors les derniers instants. La cohue dans la jungle, la morsure du Arbok, un mélange de peur et de douleur.

Tournant la tête vers son bras endommagé, Lisbeth remarqua le cathéter planté dans ses veines, frissonna à sa vue. Elle n'avait jamais aimé cela, les piqûres, le fait d'avoir quelque chose planté dans le corps qui vous aspirait des nutriments ou vous en injectait. Cela la mettait mal à l'aise ce corps étranger en elle, cet appareil médical. Elle en détourna le regard, tenta d'en ignorer la sensation.

La porte de la chambre s'ouvrit l'obligeant à faire face, le menton levé pour ne pas regarder en contrebas. Une silhouette se profila, inconnue. Ce n'était pas le Ranger. Et ça suintait le médicament, le savoir... C'était plus proche d'un scientifique que de toute autre chose.

« Bonjour. » prononça Lisbeth d'une voix rendue pâteuse par son sommeil. « Vous êtes... médecin ? » Se rendant compte que sa question avait déjà sa réponse, la jeune femme ajouta. « Je... Vous savez si j'ai quelque chose de grave ? »

On ne posait pas un cathéter pour le plaisir.
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Jeu 11 Mai - 12:31
- Joséphine, au pied !

Je criais après mon interne de se la ramener. On venait d'admettre en urgence une jeune femme, à priori dresseuse, qui revenait avec une morsure au pied. Les internes étaient là depuis trois mois et ce jeune homme, John, me suivait partout comme si j'étais son mentor. On avait prit de mauvaises habitudes ensemble : j'aimais l'empathie qu'il dégageait et l'attention qu'il portait à ses malades. En plus il était loin d'être mauvais, il promettait même d'être un bon praticien.

Le seul ennui, le principal ennui, était sa capacité émotionnelle.
Il ressemblait à un jeune Ponchiot affectueux, avec son besoin d'attention et sa manie de faire caca partout. Cet interne était d'ailleurs aussi utile qu'un jeune Ponchiot en demande et faisant caca partout en situation médicale : alors qu'on menait la patiente empoisonnée dans sa chambre, il se précipitait à l'intérieur pour lui poser son cathéter.


Il était nerveux comme une puce et mes insultes pour le déstabiliser ne l'arrangeaient pas. Cela dit j'étais fier de lui, il commençait à se débrouiller sans moi la plupart du temps.

- Bien, la patiente a 21 ans et pas de choc sceptique suite à la piqûre. On a l'espèce du pokemon qui lui a fait ça dans le rapport des rangers ?
Le bizut réfléchissait.
- Un Arbok, j'ai vu que la quantité de venin qu'ils ont tendance à injecter est plus grande que d'autres espèces poison.
- Bizut à moins que tu ne saches précisément combien elle en a dans le sang, va voir ailleurs si j'y suis et me prendre un bon café.
- Crème et sans sucre ?
- Sucré sans crème et je ne veux pas d'erreurs ou sinon tu es bon pour passer ton weekend ici. Ah, on dirait que ça se réveille disais-je en me tournant vers la malade en train d'immerger. On nous l'avait amené inconsciente et nous avions dû d'urgence retirer ce satané poison. Elle ne présentait pas de fièvre excessive mais je préférais être vigilant. J'envoyais donc mon interne paître plus loin.
- On se dépêche, mon café ne va pas se faire tout seul, wopopopop, allez, hue Lola !

John sortit en trombe. Un jour il comprendrait qu'il n'y avait rien à gagner à être si gentil mais  en attendant j'en profitais bien. Maintenant qu'il était sorti je pouvais me consacrer entièrement et tranquillement à la patiente qui articulait encore faiblement.

- Je suis votre médecin, le docteur Graham. Vous allez vous en tirer.  disais-je d'une voix posée pour la rassurer. La première chose à faire était toujours d'écarter la menace d'un diagnostic mortel. « Alors mademoiselle...Steinbrech, dites moi, que s'est-il passé au juste ? »

J'aimais bien discuter et faire la connaissance des patients. Certains n'en valaient pas la peine, d'autres si, nous verrons bien ce qu'il en est.
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Ven 12 Mai - 9:30
Vous en tirer. Le cœur de Lisbeth manqua un battement s'agitant dans sa cage thoracique avec la vivacité d'un Picassaut pris en piège. Elle avait véritablement risqué quelque chose ? La jeune femme se rappela alors le visage du Ranger à la vue de la plaie, son nez qui se fronçait, son empressement à exécuter les premiers soins. Lisbeth se rasséréna. Elle avait été pris en charge, un médecin lui faisait face, le pis était passé – sauf si on lui diagnostiquait un début de grossesse mais ça aurait soulevé bien d'autres questions.

La jeune femme se redressa dans son lit, calant son dos contre l'oreiller. Elle était encore engourdie mais assez éveillée pour tenir une conversation.

« J'étais partie explorer la jungle. Vous connaissez les habitudes des dresseurs. Herbes hautes, capturer un Pokémon... » Lisbeth haussa les épaules, semblant se moquer d'elle-même. « Je suis tombée sur des braconniers qui ont voulu s'en prendre à un membre de mon équipe. J'ai eu le réflexe humain, mais idiot, de m'interposer contre l'Arbok d'un des braconniers. Ça ne fait pas du bien. »

Lisbeth grimaça en se rappelant la douleur et désigna, du menton, son bras gauche, celui-là même qui avait été touché.

« Je vous avoue que c'est la première fois que ça m'arrive. Il peut y avoir des... séquelles dans ce cas de figure ? »

Au mieux sa question passerait pour une inquiétude idiote de patient mal informé sur les dangers des venins.
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Sam 13 Mai - 17:59
A m'entendre la jeune patiente - brune d'apparence, peut-être une vingtaine vu qu'elle faisait jeune - se redressa sur son lit, non sans mollesse : elle était fatiguée, quoi de plus logique après l'anesthésie locale que nous avions pratiqué et l'état de choc.
« Ah ça oui les habitudes des dresseurs je les connais : vous n'êtes pas la première à débarquer dans mon service suite à une morsure. » Je faisais de mon mieux pour la rassurer et lui expliquer que la blessure avait été prise en charge suffisamment vite : « les premiers soins qui vous ont été administrés ont été décisifs. Sans eux ça aurait pu être plus grave vu le temps qu'il a fallut pour vous rapatrier aussi. »

Je la voyais hausser des épaules et rouler des yeux puis grimacer de douleur en désignant son bras. Aussitôt je fis le tour du lit pour vérifier que le bizut ne l'avait pas piquée n'importe comment mais force était de constater que ça roulait de ce côté-là. Je reprenais donc la conversation avec ma patiente « j'imagine bien qu'un cobra de deux mètres de hauteur au bas mot est un adversaire plutôt hargneux. Je vous suis sur le sauvetage de votre compagnon, quoi de plus normal. Non à vrai dire Mme Steinbrech là où je ne vous suis pas, c'est pourquoi aller se promener dans une forêt pleine de plantes et de pokemon toxiques sans même prendre un aspi-venin avec vous ? »

Le grand sourire pendant que je disais ça ne traduisait pas ma pensée : c'était l'énième dresseuse que je croisais prenant des risques inconsidérés. D'accord, ils le faisaient tous mais pas un seul de ces génies n'avait eu l'esprit assez fin pour se préparer un minimum : à croire que seuls les rangers comprenaient la logique des choses.

« Je vous avoue que c'est la première fois que ça m'arrive. Il peut y avoir des... séquelles dans ce cas de figure ? » me demandait-elle maintenant avec des yeux de Bekipan frits. A son air inquiet et sa voix, je la rassurais de suite

« Je vous garde en observation les prochaines 48h pour m'assurer qu'il ne reste pas la moindre goutte de cette saloperie en vous et écarter tout danger de choc sceptique. Cela dit vous pourrez remercier votre ranger, il a fait du beau travail en nettoyant la plaie, il reste peu de chances après ça pour une rechute ou des conséquences plus graves. Le venin des Arbok est réputé pour les neurotoxines qu'il contient : là où vous avez eu de la chance c'est que celui rencontré n'a pu que vous en injecter en infime quantité, pas suffisante en tout cas pour déclencher une paralysie ou un coma hypoxique. En d'autres mots : tout va bien. » disais-je en levant le pouce et en souriant pour définitivement la détresser. Un malade inquiet ne guérit pas plus vite.

C'est à ce moment précis que mon interne choisit son moment pour revenir dans la pièce avec les derniers résultats de la patiente : juste après lui avoir retiré le venin j'ai fait un prélèvement de sang et des urines, John me les remet en mains après avoir été au labo de l'hémato. Il s'approche aussi sec de la patiente avec son air sympathique extrêmement contagieux et lui demande « Alors mademoiselle Steinbrech, vous êtes partie en pleine jungle sans kit de poison ? Regardez ça » disait-il, très fier de lui, en tendant à la patiente un kit aspi-venin. C'était plus fort que moi, je devais intervenir.

« Mme Steinbrech je vous présente mon abeille butineuse. Elle travaille pour moi ; ne vous en faites pas, même si ce qui sort de sa bouche n'a bien souvent aucun sens, il n'en est pas moins efficace... même si le coup de l'aspi-venin Bizut, tu aurais pu trouver mieux, on dirait que tu fais classe à des maternelles, un peu de tact bon sang ! » puis je me concentrais de nouveau sur les hémocultures de la patiente. « Bien, rien à signaler, vous serez sortie dans 2 jours après avoir récupéré toutes vos forces. »
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Mer 17 Mai - 11:09
Le petit remontage de bretelles du docteur, Lisbeth ne pouvait même pas réellement s'en défendre. Elle l'avait cherché. Oui, elle avait complètement oublié la base même qui devait être celle de tout dresseur : prudence et vigilance constante. Il aurait été même logique qu'elle ait toujours sur elle un kit de premier soin. Ce n'est pas comme si les pharmacies manquaient dans la région. Lisbeth eut un sourire contrit de petite fille pris en faute.

« Je n'y ai pas réfléchi. Ce n'est pas une excuse, je le sais bien. Mais je retiendrais la leçon. En plus je suis la première à engueuler ma team sur les jeux en réseaux lorsqu'ils n'ont pas le stuff adéquat pour mener le raid sur un donjon. Puis, voyez l'ironie. Je veux me spécialiser dans les Pokémons Plante et je ne songe même pas à avoir de quoi me soigner si un membre de mon équipe se mettait, soudainement, à éternuer des poudres toxiques. »

Lisbeth préférait en rire même si, lorsque le docteur avait mentionné que cela aurait pu être plus grave, elle avait bien moins ri. C'était le rire nerveux d'une personne venant de comprendre qu'il aurait fallu d'un rien pour que son séjour dans une chambre d’hôpital soit bien plus long. Qu'il aurait fallu d'un rien pour qu'elle conserva des séquelles de cette aventure.

Lorsque l'interne entra et agita un kit aspi-venin pratiquement sous son nez, Lisbeth se mordit l'intérieur de la joue pour ne pas exploser de rire. Elle leva une main un peu faiblarde qu'elle agita comme pour approuver les propos du médecin.

« Je sais ce que c'est. J'ai le même à Feranium mais version papa protecteur. Ils sont mignons mais un peu envahissants. Je dis ça mais... » Le regard de Lisbeth alla de Spencer au bizut. « Vous êtes de la même famille, non ? Enfin, pardon ça me regarde pas... Donc je dois rester deux jours ici. » conclut la jeune femme, ses doigts battant la mesure sur le drap blanc. « Est-ce que... je peux au moins m'occuper pendant ce temps ? Au moins avoir mon portable pour surfer sur le net ? Je suppose que mon équipe, elle, a été confiée à l'aile spécialisée dans les Pokémons le temps de mon séjour ? »

Rester deux jours entiers à observer le plafond de sa chambre ou ses murs, très peu pour Lisbeth. Quant à regarder la télévision, ne lui en parlez pas. Le petit écran n'avait jamais su gagner son cœur, hormis au temps béni des dessins animés lorsqu'elle était en primaire.
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