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Lumiris




 

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Urgence // Spencer
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Sam 13 Mai - 10:54
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C'était en pleine panique que Kobaya avait été emmené à l'hôpital de Plainsbourgh et Soburin attendait des nouvelles, fébrile, assise sur l'un des sièges. Ses fins doigts s'entrecroisaient nerveusement et Kusanagi s'était mit tout contre elle, tentant de la rassurer, faisant doucement frémir ses petites écailles. Parée d'un kimono nuancé de nombreuses couleurs bleues, la jeune femme détonnait des autres patients avec son port altier et sa tenue élégante même dans sa nervosité. Elle restait droite, le regard fixe, songeuse. Les événements se repassaient dans sa tête et elle n'arrivait pas à mettre pause.

Que c'était-il passé ? La journée était tranquille, au début. Soburin avait accompagné Kobaya afin qu'il lui démontre comment il entraînait Volt. La Rosalienne avait été particulièrement enthousiaste à l'idée de voir Kobaya et Volt agir sérieusement et s'entraîner avec application ; elle n'avait jamais vu, ou presque, le duo sérieux. Puis elle avait vite déchanté en comprenant que le sérieux ne devait pas faire partit de leur langage, les premiers exercices s'étaient bien déroulés puis Volt avait voulu impressionner un peu tout le monde en déployant un éclair formidable qui était partit se perdre au loin. Personne n'y avait fait attention et Kobaya s'était mit à taquiner son compagnon sur la faiblesse de son attaque, le Luxray, outré, avait recommencé par deux fois, avec de plus en plus de puissance. Ils avaient finalement décidé d'avancer un peu sur la route, s'enfoncer loin des piétons et des cyclistes pour ne blesser personne. Malheureusement ils étaient tombés sur un Ursaring piqué à vif par les attaques du Luxray et la bonne humeur bien trop audible de Kobaya. Il n'avait pas eut le temps d'éviter le coup de griffe impitoyable qui avait réduit à néant son uwagi et lacéré la chair de son dos.

Un frisson parcourut son échine alors qu'elle repensait à cela, soupirant doucement. Finalement, accordant un sourire réconfortant à son Bébécaille assit à ses côtés, elle se redressa pour marcher jusqu'au distributeur de boissons, faisant rouler sa pièce entre ses doigts tandis qu'elle choisissait quelque chose. Depuis combien de temps attendait-elle ici ? La Rosalienne n'en savait rien, tout était flou, elle sentait simplement son cœur peser et ses tripes se tordre sans cesse sous la pression. Bien entendu que Kobaya s'en sortirait, c'était évident mais, la blessure n'était pas belle, pas du tout. Soupire. La célèbre demoiselle finit par insérer la pièce en optant simplement pour du thé glacé, pivotant et retournant vers son siège et vers Kusanagi.
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Dim 14 Mai - 9:57
La matinée avait commencé fort ce matin ; je trainais dans les couloirs de l’hôpital depuis cinq heures du matin quand arriva aux urgences un homme lacéré dans le dos. Il fila aussitôt au bloc opératoire pour stopper l'hémorragie : les ambulanciers avaient fait du bon boulot en amont en nettoyant la plaie.

Lorsque ce patient revint dans le service où j'étais mon interne me ramena le rapport établit par les premiers secours.

- Un Ursaring... disais-je songeur en fronçant les sourcils. Je ne me rappelais plus exactement l'espèce, aussi le bizut s'empressa de me prouver par a + b qu'il s'y connaissait aussi bien en médecine générale qu'en espèces de pokemons.
- Johto ! Il vient de la région de Johto.... finit-il par bredouiller alors que je lui jette un regard meurtrier.
- Joséphine fais-moi plaisir, ravale ton dictionnaire pokemon et arrête de surfer sur les internets pour trouver leurs descriptions et va me chercher des compresses stériles à l'infirmerie.

Je conclus ma phrase par un sifflement pour lui signaler que la conversation s'arrête là ; il avait déjà ouvert la bouche pour continuer la discussion mais je le congédiais en poussant des grognements. Lyra, assise là à siroter son troisième café matinal, me regarde en riant.

- Le grand méchant loup est de sortie ce matin on dirait, gloussait-elle comme un Canarticho.
- J'te jure, des fois il m'épuise avec ses grands yeux de merlan frits à toujours vouloir être mon ami. Il me rendra chèvre ce gamin.
- C'est ce que vous dites mais vous prenez soin de lui, quoique vous disiez.

Son regard malicieux m'agace ; on se connaît depuis plus de six ans déjà et c'est l'une des rares qui comprend comment je fonctionne et qui n'a pas peur de moi. Bien sûr ça m'embête qu'elle n'ait pas peur, mais ça me fait au moins une discussion normale depuis le début de mon service.

En nous amenant le patient au dos lacéré dans la matinée, les secours ont apporté un autre lot de surprises, cette fois très différent du premier. L'homme accidenté est en effet accompagné d'une femme, encore bien jeune et fort belle. Son port altier, l'élégance naturelle de ses mouvements et le calme apparent sur son visage ont de quoi déconcerter, en plus d'une tenue très excentrique - comparée à l'uniforme en vigueur ici, elle détone dans le décor.

Tous les hommes du coin ont eu le temps de l'apercevoir, se retourner sur son passage et pour une raison que j'ignore, les femmes sont également excitées. Lyra finit par me confier que je suis bien la seule personne ici à ne pas reconnaître Soburin Ikeda, ancienne artiste originaire de la région de Johto plutôt connue.
Mon désintérêt total pour tout ce qui est autre qu'un verre de whisky ne la consterne pas et elle se met à surfer sur le net pour me montrer quelques photos. Le temps d'avoir un aperçu de la vie privée de la jeune femme et de me sentir mal à l'aise et je laisse là mon ami pour récupérer mon bizut et les compresses stériles. Je lui ordonne de commencer le nettoyage du pansement avant de le rejoindre ; il est encore jeune et débutant, pour l'instant je suis encore celui qui s'occupe de la famille, des amis.

Je me dirige vers la célébrité : vu de près je remarque que sa peau est aussi pâle que lisse, mais j'oublie sa beauté le temps de me présenter.

- Madame Ikeda ? Dr. Spencer Graham, nous venons de transférer M. Kobaya au service des soins intensifs le temps de surveiller cette plaie. Si vous voulez bien me suivre...

Puis je lui fais signe de venir avec moi dans la chambre du patient pour pouvoir discuter en paix.
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Dim 14 Mai - 15:44
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La jeune femme s'était arrêtée debout face à son siège où son Bébécaille attendait sagement assit, la tête levée vers la Rosalienne qui, tenant sa bouteille en main, avait tourné la tête vers un bruit de pas approchant. C'était celui le médecin qui avait prit Kobaya en charge lorsque les secours les avaient mené ici à toute allure. La peau mâte, le regard dur et une cascade de cheveux ébènes et bouclés, il était bel homme. Ce n'était pourtant guère à cela que pensa la jeune femme en le voyant arriver, elle sera inconsciemment sa bouteille un peu plus fort, l'écoutant avec attention. Hochant légèrement la tête avant de faire un petit signe à Kusanagi afin qu'il les suive jusqu'à la chambre où se trouvait le jeune homme.

Les murs de l'hôpital, l'odeur qui y régnait, l'ambiance, tout cela ne faisait que raviver de bien mauvais souvenirs à Soburin qui restait au début, silencieuse. Si la pression était un peu redescendue, le lieu lui offrait son lot de souvenirs et ce n'était guère agréable. Cela faisait longtemps qu'elle fuyait les hôpitaux et ces êtres parés de blancs, ces odeurs et ce silence. Pourtant elle ne s'en plaindrait pas et serrerait les dents, acceptant simplement les choses. Mieux valait penser à autre chose, parler à ce médecin afin de ne pas se laisser attirer vers de pensées plus sombres. Ainsi, relevant un peu le menton, écoutant un instant les petites griffes de Kusanagi raclant le sol, elle laissa sa douce voix s'exprimer.

« Il va mieux ? » Demanda t-elle simplement, ses prunelles au ton rubescent portées sur Spencer. Sur le lieu du drame, l'odeur du sang lui avait donné la nausée et ses mains qui trempaient dedans avait manqué de lui faire tourner de l’œil. Il lui avait semble que les blessures étaient horribles mais peut-être que son esprit avait amplifié la chose sous le coup de l'horreur. Cependant elle ne s'inquiétait pas de trop pour Kobaya, il était robuste et l'avait vu passer de pires épreuves, tout comme elle avait souvent écouté les aventures qu'il avait vécu et vivait en compagnie de Keigo.

« Merci énormément de vous être occupé de lui. » Souffla t-elle un peu plus doucement.
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Mar 16 Mai - 10:28
Star ou pas, ça m'était égal de savoir que cette femme était reconnue ou non ; dans l'immédiat nous avions tous les deux des choses plus importantes à gérer. Je la vois opiner du chef lorsque je m'approche d'elle et ne reconnaît pas l'espèce du pokemon qui la suit. A sa vue je grimace : pas sûr que ces portes-microbes sur pattes soient vraiment à leur place dans un hôpital mais il ne s'agit pas de ma seule décision.

On se dirige donc dans la chambre du malade.
Il a été amené en salle de réveil juste après son anesthésie et l'intervention au bloc mais il est si épuisé qu'il s'est déjà rendormi. Étant donné les quantités de sang perdues je ne suis pas étonné mais l'artiste n'en est pas au même niveau que moi et me demande comment il va désormais. Mon interne est en train de nettoyer le pansement, nous laissant une vision claire des lacérations dans le dos de Kobaya : ce pauvre bougre n'a pas eu de chance, j'en aurai presque pitié.


- Il va mieux maintenant, nous avons entièrement nettoyé la plaie et elle est propre comme un sou neuf. Je me détourne quelques secondes de mon interne pour la regarder dans les yeux, essayant là de capter toute son attention pour la rassurer une bonne fois. Il va s'en sortir, il a été pris en charge à temps. On va devoir le garder un peu cependant, il lui faut quelques transfusions dans les prochains jours.

Avant d'entrer plus dans le détail et fournir des explications précises - ce que chaque médecin se doit d'apporter à la famille des patients - la jeune femme me remercie avec beaucoup de manières et une voix douce. Elle me laisse un peu rêveur, je me demande bien quel genre d'éducation stricte elle a subit durant son enfance. J'ai relativement peu l'habitude de voir des gens faire des courbettes de politesse devant moi, en général si j'ai un bonjour je peux m'estimer chanceux.

Je trouve ses remerciements superficiels cela dit : je suis médecin, c'est mon travail. Quand j'ai prêté mon serment d’Hippocrate et que j'en ai bavé pendant des années ça n'était pas pour la gloire ou les remerciements : je suis simplement satisfait si je peux me rendre utile. Je réponds doucement cela dit « il n'est pas nécessaire de me remercier Madame Ikeda, c'est mon métier. Dites-moi, vous avez un lien de parenté avec le patient ? Doit-on prévenir des membres de sa famille étant donné que nous allons le garder un peu ? »

Mes questions sont innocentes, je me rends simplement compte que nous ne savons pas qui elle est pour la victime, si ce n'est son accompagnatrice au moment des faits. Je percute d'ailleurs à ce moment-là qu'elle a probablement du être choquée par l'attaque et la scène de violence s'étant déroulée sous ses yeux. Elle ne me donne pas l'impression d'être particulièrement fragile mais ce genre de scènes n'est agréable pour personne.

- Bizut je vais finir le pansement du patient, va chercher un thé pour Madame, je pense qu'elle a besoin de repos elle aussi. Vois si on peut lui trouver une chambre pour elle aussi, demande à Lyra. Sur ces mots John se met en route, dans le silence, toujours très impressionné par la beauté de la jeune femme. Ah ces internes... dis-je en me retournant vers l'artiste. Si vous voulez en profiter pour prendre un ou deux jours de repos c'est le moment ou jamais Mme Ikeda.
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Mer 17 Mai - 23:41
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Soburin resta malgré elle accrochée aux larges lacérations dans le dos de Kobaya qui dormait visiblement à poings fermés. Soburin soupira doucement en écoutant les dires du médecin, plantant son regard dans le sien, se sentant largement rassurée par ses dires. Rassurée d'entendre ces mots s'échappant d'entre les lippes d'un être rodé à ces choses-là, oui, cela lui allégea un peu le cœur. Son regard fut alors à nouveau attiré vers le corps endormi de Kobaya, elle eut un tendre sourire de le voir entre des mains assurées mais bientôt, son oreille fut à nouveau chatouillée par la voix du Dr. Graham. Pas nécessaire de remercier ? Cela arracha un doux sourire à Soburin qui haussa à peine ses épaules.

« C'est un ami, il voyage avec mon père habituellement mais ses parents ne sont plus de ce monde. En dehors de nous, il n'a personne au sein de Lumiris. » Soupira doucement la Rosalienne en portant son regard vers Kobaya, se disant qu'elle devrait tenter de rappeler son père dans peu de temps afin de l'avertir bien qu'elle comptait rester ici un moment afin d'être là au réveil du jeune homme. Kobaya n'avait qu'eux et bien évidemment, ils ne le laisseraient ô grand jamais tomber. Songeant à cela, elle suivit un instant du regard le plus jeune des deux qui répondait à un drôle de surnom dont le sens lui échappait complètement, dans un léger sourire en coin, reposant par la suite ses mires sur Spencer.

« Ce serait agréable, je n'ai pas encore réalisé que tout ce drame m'a tout de même fatigué. » Fit, un peu pensive, Soburin tandis qu'elle déviait son regard vers un Kusanagi intrigué qui scrutait en direction du lit de Kobaya. La Rosalienne secoua un peu la tête, se passant délicatement une main sur le visage, fermant un instant ses yeux, se massant finalement les tempes de ses fins doigts manucurés. Rouvrant ses prunelles aux tons rubescents, elle les porta vers le médecin.

« Enfin, ce serait agréable mais je ne voudrais pas encombrer de chambre inutilement, je peux tout aussi bien rester ici vous savez. »
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