Dusk Lumiris

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skinny love (auguste)
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come on skinny love just last the year

la panique à lumiris venait enfin de cesser. le ciel était redevenu bleu et malgré les nombreux dégats qu’avait pu subir l’ensemble de lumiris, le calme semblait dominer partout.

un bon dimanche matin, alors que le soleil brillait haut dans le ciel, auguste eut le plaisir d’entendre quelqu’un toquer à sa porte. c’était un homme d’environ la quarataine qui tenait dans ses mains un léger paquet et une mystèrieuse enveloppe.

”auguste ? c’est vous ? je crois bien. je suis al’. euh la petite... bambi, elle aurait aimé que vous recevez ça si jamais elle.. p-parce que elle est...”

des larmes amères coulèrent des yeux du pauvre monsieur. il essaya de les essuyer rapidement avant de poursuivre.

”j-je suis désolé. c’est l’émotion. je pense que le contenu de ce paquet et de cette lettre vous expliqueront mieux que moi. désolé. bonne journée.”

sur ces bonnes paroles, le gaillard s’en alla. les mots contenus dans la lettre étaient les suivants:

”cher auguste,
si tu prends le temps de lire cette lettre, c’est que je ne suis plus de ce monde, ou que nous sommes ensembles, des années plus tard en train de se moquer de ce bout de papier que j’écris aujourd’hui.

peu importe la raison, joyeuse ou non, j’aimerais sincèrement du fond du coeur que tu puisses savoir ce que j’ai sur la conscience; ce que j’aurais toujours voulu te dire et que, je n’ai probablement pas eu l’audace de faire.

auguste, tu es une incroyable personne. gentil, attentionné, doux, travailleur, et avec un grand sens de l’humour (que je n’ai su comprendre plusieurs fois), tu es un léviator dans ce monde de magicarpe.

je t’avoue que je n’ai jamais compris pourquoi tu as toujours été si respectueux  et patient avec moi. après tout, j’ai tellement été la pire avec toi. difficile, impolie et méchante, destructrice... je n’étais clairement pas la personne à approcher. la personne à aimer.

pourtant, tu as toujours été là pour moi. tu as toujours été la personne qui en avait quelque chose à faire, peu importe ce qu’il pouvait se passer. tu étais la première personne à croire en moi, à me supporter peu importe les décisions stupides que je prenais et surtout, tu étais la seule personne que j’aurais pu, si j’avais été un peu plus honnête envers moi-même, le bonheur d’appeller mon ami. et peut-être plus.

auguste, tu m’as montré la voie vers la douce lumière, et j’ai sans doutes vécu tous les plus beaux moments de ma vie en ta compagnie. je t’en serais éternellement et profondemment reconnaissante.

sache que je regrette sincerement de ne pas avoir honoré ce lien fort qu’on avait ensemble. je regrette sincerement d’avoir été si indigne de toi.
mais j’avais peur.
tout ça, lumiris, la colocation, et ces étranges sensations que j’avais en te regardant, c’était nouveau, trop nouveau, et je n’aime pas le changements. c’est stupide comme raison et cela n’excuse aucunement le comportement que j’ai pu avoir envers toi. mais, j’étais comme ça auguste: jeune et débile. maintenant je suis sincèrement désolée et meme si les excuses ne suffisent pas, j’aimerais que tu le saches.

auguste, si tu as le coeur fort pour continuer de lire cette lettre malgré toutes les conneries que j’ai pu te faire, sache, sache que je t’ai toujours aimé. que ce soit la beauté dans ton sourire, la douceur dans ton regard, ta stupide habitude de m’appeller bombille ou encore ta façon génante de chanter sous la douche,
tout en toi me donnait envie de te dire ces mots : je t’aime.

et ça, j’aurais du te le dire, car le temps, j’en ai eu pleinement. je n’ai juste pas su saisir ma chance alors qu’elle était là, juste là, devant moi.... mais je l’ai negligé, je l’ai pietiné, je l’ai assassiné et j’ai cru que tout allait se regler, j’ai cru... je ne sais même pas ce que je croyais, dans le fond. peut-être que j’esperais que tu viennes vers moi. peut-être que j’étais débile à ce point là.

mais l’on a ce que l’on mérite, n’est-ce pas ? si je n’ai pas été capable de fournir ce genre d’efforts, c’est que je n’étais pas la personne pour toi.

auguste, si le ciel décide que je ne reviendrais pas de cette mission à ferranium, sache que je te lègue, si tu le veux bien, ce que j’ai de plus précieux : pain et reign.

je te souhaite d’être le plus heureux du monde car toi, toi auguste, tu le mérites plus que n’importe qui.

je t’aime, abruti.
bambi”


aujourd’hui, le ciel était bleu et les oiseaux chataient. grace à certains sacrifices, les enfants pouvaient gouter la paix.



ft auguste



BY MITZI
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Auguste d'Epernelle
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L’enfer s’était abattu sur Lumiris. Il n’y avait pas d’autre mot pour qualifier ce qui était arrivé. Windoria complètement rasée, la plupart des villes en partie détruite, le trafic aérien de la région complètement interrompu… Si ce n’était pas l’enfer, qu’était-ce ? Auguste avait vu assez de mort et de destruction pour toute une vie et pourtant, au fond de lui, il pressentait que tout cela n’était que les prémices d’une catastrophe bien plus grande. Après la pluie, le beau temps. C’est ainsi que certains voyaient la situation mais pour le Pulsar, c’était le calme avant la tempête. La Team Mistral avait subi un coup  dur et de lourdes pertes mais c’était aussi le cas pour Lumiris, sauf que personne ne connaissait l’identité du meneur de ce groupe et qu’on n’avait aucune idée d’où ils se terraient. Quelque chose hurlait à Auguste que pour sa sécurité, mieux valait tout plaquer et partir loin d’ici car le pire était encore à venir. Lumiris ne représentait en soi rien pour lui, il n’y habitait que depuis quelques mois. Rien de tout cela ne le concernait lui, un fier natif de Hoenn, c’est là-bas qu’étaient son cœur et ses racines ! Du moins, c’est ce qu’il aurait aimé se dire car la vérité était bien plus complexe. Il était certes convaincu de n’avoir encore rien vu de la force de la Team Mistral mais pour autant, il ne pouvait se résoudre à fuir. Trop de choses s’étaient passées ces derniers jours… Il avait besoin de réfléchir pour faire le point. Une décision viendrait plus tard. Peut-être.

Son portable fut claqué avec un peu plus de force qu’il ne l’aurait voulu sur la table. Quel était ce sentiment qui lui nouait l’estomac ? De l’inquiétude. Voilà ce que c’était. Ce devait la quinzième fois qu’il essayait en vain de joindre Bambi aujourd’hui, sans compte les quelques dizaines de tentatives de la veille. Aucune n’avait abouti. Elle n’avait jamais décroché. Auguste essayait de se rassurer en se disant qu’elle avait peut-être perdu son portable dans le tumulte causer par la Team Mistral, cela aurait été possible, mais après avoir vu des rues entières être saccagées et des vies êtes fauchées tels de vulgaires épis de blé, une supposition ainsi hasardée ne suffisait pas pour l’apaiser.

Alors il faisait les mille pas. Tel un Némélios en cage, il tournait en rond dans son appartement qui ne lui avait jamais paru aussi petit. Il faisait des allers-retours entre le frigo où il grignotait nerveusement et le balcon d’où lui parvenaient des odeurs de brûlé portées par la brise. Nemerya aussi avait souffert. Par autant que d’autres cités mais la capitale de Lumiris avait eu droit à sa part de chaos elle aussi. Il suffisait de voir le bâtiment d’en face aux murs noircis par un incendie ou d’écouter les sirènes retentissant à presque toute heure de la journée. La mort avait frappé ici aussi. Elle frappait toujours et le ferait encore à l’avenir. Auguste ne pouvait rien contre cela. Même en faisant tout son possible à Voltapolis, l’attaque était de trop grosse ampleur pour qu’il ait pu empêcher quoi que ce soit. Il n’avait pas été impuissant mais presque. Presque. Il avait contribué à la libération d’un otage et à la capture de nombreux criminels mais cela ne le consolait pas. Il aurait pu faire plus. Il aurait dû faire plus. Mais il était inutile de ressasser ainsi le passé. Des vies avaient été sauvées grâce à lui et c’est dans cet acte que le Ranger trouvait sa rédemption. Ses efforts avaient préservé des vies. Tout cela n’avait pas servi à rien. C’est sur cela qu’il devait se concentrer. Il devait être fier de ce qu’il avait accompli et non de ce qu’il aurait hypothétiquement pu faire.

Il pouvait aussi être soulagé de savoir que la plupart de ses amis étaient sains et saufs. Tous ne pouvait pas en dire autant et jusqu’aux dernière nouvelles, il n’avait pas à pleurer la perte de quelqu’un. Sans doute était-ce pour cela qu’il mourait d’inquiétude pour Bambi, dont il n’avait entendu mot depuis les récents événements. La jeune femme et lui n’étaient plus aussi proche qu’avant et leur relation pouvait être qualifiée de houleuse. Leur dernier échange s’était d’ailleurs terminé en dispute. La détestait-il pour autant ? Non. Pas du tout. Au contraire, il chérissait cet être qui ne connaissait rien à la vie. Elle était détestable par moment et avait le don de le mettre sur les nerfs lui qui d’habitude était si patient mais il ne l’avait jamais détestée. Ils avaient toujours fini par se réconcilier et avec le temps, Auguste avait fini par croire qu’aucune de leur chamaillerie ne pouvait les séparer de manière définitive. Avait-il fait l’erreur de prendre la présence de Bambi dans sa vie pour acquise ? Il ne savait pas. Mais pourquoi ne répondait-elle pas ? Un signe de vie, c’était tout ce dont il avait besoin. Elle pouvait continuer de bouder après si elle le souhaitait mais au moins, il serait rassuré de savoir qu’elle allait bien.

Des coups répétés sur la porte d’entrée le firent sursauter et le tirèrent hors de ses pensées. Le Champion Psy n’avait aucune idée de qui cela pouvait bien être. Peut-être la police pour lui intimer de quitter les lieux. Le quartier commençait à être vidé de ses habitants pour des raisons de sécurité et la rumeur disait qu’il allait être complètement bouclé jusqu’à ce qu’il soit de nouveau sûr de s’y rendre. Il n’avait pas le temps pour toutes ces bêtises maintenant et même s’il détestait utiliser de son statut pour obtenir ce qu’il voulait, il était prêt à négocier pour qu’on lui fiche la paix encore un moment. Il savait que le quartier n’était plus un modèle de sécurité pour le moment. Un bâtiment dans la rue d’à-côté s’était écroulé il y a à peine quelques heures, l’eau courante n’était qu’un doux souvenir et l’électricité était un brin capricieuse. Il ne comptait pas rester, de toute façon, mais il ne pouvait pas partir maintenant. Il devait apporter des réponses à ses inquiétudes puis empaqueter tout un tas d’affaires avant de se mettre en route. Vers où ? Il trouverait bien. Des amis l’hébergeraient, un hôtel ferait aussi l’affaire l’espace d’un temps. Les réparations n’allaient pas durer six mois, son départ n’était que temporaire.


« C’est moi, oui. Je peux faire quelque chose pour vous ? » demanda-t-il au vieil homme qu’il découvrit en ouvrant la porte.

Son visage ne lui disait rien et vu l’hésitation à laquelle le visiteur s’était adressé à lui, ce dernier ne le connaissait que de nom. Il indiqua s’appeler Al’, sans doute un diminutif. Celui d’Alfred, le Pulsar en eut la certitude une fois qu’il mentionna Bambi. C’était son majordome. Auguste aurait pu se demander qu’est-ce qu’il faisait ici mais face à quelqu’un d’aussi proche de la jeune femme, d’autres questions se bousculaient dans sa tête.


« Elle est quoi ? Comment va-t-elle ? Je suis sans nouvelle d’elle depuis… »


Ses derniers mots s’étranglèrent dans sa gorge quand il vit les larmes monter aux yeux du vieil homme. A cet instant précis, il sut que quelque chose n’allait pas. Son estomac se noua et il eut l’impression que l’air allait lui manquer. Pendu aux lèvres du majordome, il la suite. Il espérait des réponses mais il n’en fournit aucune. Tout chez lui trahissait une terrible de nouvelle. Son attitude, sa voix, ses gestes. Tout. Auguste en était convaincu. Hagard, il regarda l’homme au service de son ancienne colocataire s’éloigner, incapable même de lui souhaiter de passer une bonne journée.

Un paquet et une lettre. Voilà ce qu’il lui avait été donné. D’après le majordome, il y avait là-dedans  les explications dont il avait besoin. Il aurait dû se dépêcher de l’ouvrir car à l’intérieur se trouvaient toutes les réponses à ses questions. Pourtant, la terreur le paralysait. Voulait-il vraiment savoir ce qu’il y avait à l’intérieur. Comme un poison, le doute et la peur l’empêchaient de faire quoi que ce soit. Il tenait entre ses mains une vérité qu’il savait ne pas vouloir découvrir. Une boite de Pandore. D’avance il savait que l’ouvrir briserait quelque chose en lui mais il ne pouvait pas non plus la jeter et faire comme si tout cela n’avait jamais existé. Tout tremblant, Auguste réunit son courage et, après avoir fermé la porte, s’assit dans le canapé.

Le bruit caractéristique d’une lettre qu’on ouvre lui parut lointain, comme s’il n’était pas maître de ses actes. Il ne voulait pas voir cette lettre. Il ne voulait pas lire ce qu’elle contenait. Il était certain qu’il y avait une terrible nouvelle à l’intérieur mais il refusait de reconnaître son existence. Tant qu’il ne lisait pas cette lettre, rien de ce qu’il y était écrit n’était réel. Il ne saurait pas. Il n’apprendrait pas et tout se passerait bien, n’est-ce pas ? Alors pourquoi la feuille de papier se dépliait entre ses doigts engourdis ? Tout son corps lui hurlait de ne pas lire et pourtant, ses yeux se posèrent tout de même sur la première phrase.

Un sanglot s’étrangla dans sa gorge. Il avait vu la terrible nouvelle. Il l’avait lu. Il l’avait redouté mais en avoir la confirmation l’avait abattu. Son cœur lui donnait l’impression qu’il allait éclater d’une seconde à l’autre, comme si une lame y était plantée. Ce n’était rien d’autre que la vérité. Froide. Crue. Elle se contrefichait des sentiments et des espérances d’Auguste. Elle était là et ne pouvait être niée. Bambi n’était plus. Un nouveau sanglot étouffé mais cette fois, il ne put retenir ses larmes. Une seule ligne de cette longue lettre avait suffi à écraser toute joie de vivre chez lui et dans une pulsion macabre, il poursuivit la lecture malgré le sillon salé se creusant sur ses joues.

Bambi n’était plus de ce monde. Plus jamais il ne la verrait froncer les sourcils, plus jamais il ne l’entendrait se plaindre d’à quel point il était un imbécile heureux. Il aurait aimé que tout cela soit un songe dont il allait bientôt émerger. Même une plaisanterie de mauvais goût de la part de la jeune femme l’aurait soulagé mais il n’en était rien. Aussi cauchemardesques soient les premiers mots de cette lettre, ils étaient bel et bien réel et toute la volonté du monde n’y changerait rien. Mais cette missive n’était pas qu’un instrument destiné à torturer son âme. Il y avait également de l’espoir. Quelque chose qui réchauffa son cœur tout en le faisant sangloter de plus belle. Il ne parvenait pas à définir ce qu’il ressentait pour le moment. Il était incapable de réfléchir.

Oh, Bambi. Devais-tu asséner le dernier coup pour briser son cœur déjà fragilisé ? Le regard vide, Auguste se prit la tête entre les mains, tentant d’assimiler tout ce qu’il avait lu. Une lettre d’excuse ou d’amour… c’était tout cela à la fois. Elle s’excusait d’avoir été si odieuse avec lui, d’avoir été si méchante – parfois cruelle – envers lui. Elle ne comprenait pas pourquoi il s’était toujours montré si attentionné envers elle. Lui non plus n’en était pas sûr. En dépit de tout ce qu’elle avait pu lui dire et lui faire, il savait malgré tout que Bambi était une personne douce. Elle le cachait derrière tout un tas d’épines destinées à blesser toute personne assez folle pour s’approcher d’elle mais au final, cela traduisait surtout ses insécurités.  Elle pouvait être gentille, adorable même. C’était ce côté-là qu’il aimait et chérissait, c’était ce côté-là qu’il aurait voulu voir Bambi cultiver. C’était elle, la personne qu’il appréciait autant.

« Je t’aime, abruti. » C’étaient sur ces mots que ce terminait la lettre. Cela lui ressemblait tellement. Pourquoi n’avait-elle pas été plus honnête avec ses sentiments. Pourquoi vivre toute sa vie en rejetant les autres et seulement accepter ses sentiments pour Auguste à l’aube de sa mort ? Elle aurait dû lui dire cela avait. Bien vivante, avec son air suffisant qui lui seyait si bien… Il l’entendait déjà se confesser, ponctuant sa déclaration d’un soupir agacé comme elle savait si bien le faire.


« Abrutie toi-même… » murmura-t-il en agrippant un de ses coussins dans lequel il enfouit son visage.

Il aurait aimé pouvoir lui hurler à quel point elle s’était comportée comme la dernière des idiotes, lui dire qu’elle pouvait tomber amoureuse d’un type gênant qui chantait sous la douche et dévorait ses céréales le matin. Ce n’était pas grave. Ça lui aurait fait chaud au cœur de l’apprendre. Jamais il n’entendrait la voix cristalline de Bambi lui confier ce qu’elle avait couché par écrit et cela le chagrinait. Il se consolait cependant en sachant qu’elle s’était réconciliée avec ses sentiments avant de partir, qu’elle les avait acceptés pour les embrasser. Reconnaître ce genre de chose avait dû lui demander un gros effort mais Auguste était heureux de savoir qu’elle avait quitté ce monde en paix avec elle-même.


« … Tu crois que je t’aurais rejetée ? »


Dès le début, quelque chose l’avait intrigué chez elle. Elle avait bon fond, c’était évident mais ce n’était pas suffisant pour susciter l’intérêt du Pulsar. Il avait aimé d’autres choses chez elle. Sa manière d’agir d’abord et de réfléchir ensuite, ses airs de princesses qui se transformaient en ronronnements affectueux quand on savait s’y prendre avec elle, sa détermination,  son regard courroucé et ses lèvres pincées au moindre désagrément… Il avait apprécié tant d’éléments chez elle qu’il reconnaissait avoir sincèrement été intéressé par elle. Si elle lui avait dit tout cela plus tôt, avant de partir d’ici, avant de s’acharner à creuser un fossé infranchissable entre eux, il n’aurait même pas essayé de lui dire non. Au fond, ils auraient fait un beau couple d’abrutis.

Il sanglota encore dans son coussin. Il était à bout de force. C’était beaucoup plus d’émotions que ne pouvait en accueillir son cœur. Auguste demeurait un grand sensible quand il été directement touché et tous ces événements, aujourd’hui… Il était exténué. Il avait longtemps pleuré et il pleurerait encore souvent. Faire un deuil n’avait jamais été son fort alors vu la façon dont les choses s’étaient passées, autant dire qu’une marque indélébile venait d’être laissée dans l’esprit du jeune homme. Pour le meilleur comme pour le pire.

Elle lui avait légué Reign et Pain, d’après elle ses biens les plus précieux. Il s’en occuperait comme s’il s’agissait de ses propres Pokémons. Il les rendrait plus forts qu’ils ne l’avaient jamais été. C’était ce qu’elle aurait voulu. Il ignorait s’il existait quelque chose après la mort mais si, quelque part, Bambi le regardait, Auguste ne la décevrait pas. Il honorerait sa mémoire et n’oublierait jamais cette femme qui, durant quelques mois, avait été le centre de sa vie.

A force de pleurer, il finit par s’endormir. Là, tel un enfant, il était accroché à son coussin. Il aurait aimé pouvoir enlacer son ancienne colocataire de cette façon mais ce n’était plus possible. Elle était partie. Il ne la verrait plus mais dans son cœur, le rire de Bambi résonnerait à tout jamais.




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Merci Kiana ♥
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