Dusk Lumiris

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sing me to sleep - lyanora
Lys Aiden
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Mer 10 Juil - 3:47

sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden

i can’t make you love me if you don’t
you can’t make your heart feels what he won’t

Elle avait regardé longuement le ciel, allongée devant cette maison, dans cette pelouse aux milles petits insectes, fermant les yeux sous le couvert des millions de petites étoiles. Allongée, silencieuse, le regard se perdait dans cette contemplation. Elle aurait tellement aimé que son étoile à elle soit présente, regarder encore une fois ensemble les étoiles, regarder encore une fois cette couverture et réinventer les constellations. Elle aurait tant aimé que les choses se soient déroulées autrement. Les larmes avaient franchi la barrière de ses paupières face aux souvenirs qui affluaient dans son esprit et elle les ferma, s’enfonçant dans un sommeil perturbé. Elle fut réveillée aux lueurs de l’aube par son Eevee qui était venu se coller tout contre elle en essayant justement de ne pas la déranger. Elle ouvrit les yeux en souriant et le laissa se reposer, en permettant à ses paupières de se refermer, la coupant du monde qui l’entourait.

Elle aurait pu rester allongée indéfiniment. Il lui semblait qu’elle n’avait pas la force de faire quoi que ce soit, de bouger, de se lever, d’exister alors même qu’elle se battait tous les jours contre cette partie d’elle-même qui la poussait à sauter d’un pont ou prendre tous ses somnifères en une seule dose. Néanmoins, elle venait d’arriver ici et elle s’était promis d’explorer. De tout explorer. Elle avait toujours ses soirées de libre et de toute façon il lui fallait se bouger pour se rendre au Pokécentre où elle travaillait. Elle finit par se lever en lâchant un soupir et entra quelques instants pour enfiler des vêtements simples et amples ainsi que sa veste de travail. Dans un sac en tissu, elle emporta une autre veste pour après sa journée parce qu’elle était toujours en manche longue. Elle n’exposait pas au monde ce corps empli de cicatrices provoquées par une âme en détresse qui s’était perdue et qui continuait de se perdre. Elle se cachait au monde, se dissimulait, parce qu’elle ne pouvait rien faire de plus que de se détester sans interruptions. Dans ce monde, elle était la personne qu’elle détestait le plus et ça ne changerait sans doute jamais. En deuxième place se hissait son propre père qu’elle avait longtemps voulu voir brûler vif, ou tuer de ses propres mains si fragiles et pourtant tâchées du sang de personnes qui ont autrefois comptés. Passé compliqué qu’elle détestait et regrettait. Si on lui donnait la possibilité de revenir en arrière, elle ferait tout autrement.

Elle était sortie de cette maison avec son sac, ses écouteurs et son appareil lui permettant de ne pas se perdre à Lumiris et elle s’était perdue dans son monde, Pixel la suivant de très près. Elle n’allait nulle part sans être suivie par cet être qui comptait tellement pour elle. Il était l’une des raisons pour laquelle elle respirait encore à ce jour et elle ne se voyait pas le perdre. Non, elle n’y survivrait sans doute pas. Un des seuls fils la tenant en vie, lui donnant le peu d’énergie nécessaire pour se lever et continuer de respirer. Soupirant, tentant de chasser les sombres pensées qui la prenaient ainsi que cette envie de disparaître, la jeune femme aux cheveux bleus pâles entrant dans son lieu de travail où elle assistait les soignantes et déposa son sac, salua avec un doux sourire ceux se trouvant déjà sur les lieux et se mit tout de suite à la tâche. Elle changea les bandages, nettoya les lits, donna des bains et pensa des légères plaies. Compétente, on lui faisait confiance et parfois elle pouvait même faire plus que son simple statut d’assistante. Elle travaillait présentement pour obtenir son diplôme pour pouvoir travailler officiellement en tant que soignante aux pokémons et sauver encore plus de vie comme celle de Pixel.

La journée fut assez calme et tranquille, routinière, sans de grands blessés mettant dans une panique générale les soignants du centre pokémon, ce qui satisfaisait Lys. Après tout, ce n’était jamais agréable de voir des pokémons terriblement blessés. Ça lui rappelait à chaque fois que son petit Pixel aurait pu ne pas survivre et ça lui serrait le cœur si violemment. Elle déglutit en changeant de veste et prenant Pixel dans ses bras. Il n’était pas léger, mais pas trop lourd et elle préférait le garder tout contre elle actuellement alors qu’elle marchait jusqu’à un arrêt de bus. Le bus qu’elle prit le mena dans le sud de Lumiris et la déposa quelque part qu’elle ne connaissait pas, mais ce n’était pas grave. La marche ne lui faisait pas peur et elle désirait découvrir cet endroit. En sortant du bus, Lys déposa Pixel sur le sol et celui-ci se mit de nouveau à la suivre en sentant les environs et la bousculant pour s’amuser. Elle rit doucement.

Après une ou deux heures de marche, Lys finit par tomber sur un petit village qui semblait agréable et calme, comme coupé du monde qui les entourait et elle y entra sans faire d’effusion. Même Pixel s’était calmé et s’était montré tout docile et gentil, ne faisant pas de bruit alors qu’elle s’arrêta à un café pour se prendre quelque chose à boire et proposer de l’eau à son Eevee. Elle y resta quelques instants et lorsque la nuit commença à tomber, elle alla se poser près d’un feu qui avait été fait à l’extérieur, sortant de son sac son cahier de dessin et ses crayons et commençant à y dessiner ce paysage qu’elle voyait, y ajoutant Mew, pokémon légendaire qu’elle aimerait tellement autant rencontrer qu’avoir dans son équipe, mais ce n’était qu’un rêve farfelu qui ne pourrait point se réaliser.

i’ll wait the morning and then
i’ll give up this fight




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Lyanora M. Caelum
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Mer 10 Juil - 5:58


Sing me to sleep



Feat. Lys Aiden




« Ne vous en faites pas madame la Marquise, ça ira. La nuit passera. » Elle semblait tellement affolée. Quelle idée avais-je eu d’ainsi la sortir en cette cité aride aux allures d’un village nomade alors que la nuit était tombée ? En même temps, on me dira, qui aurait pu savoir que ce petit mouton électrique aurait craint le noir. Elle était là, dans le creux de mes cuisses. Blottie. Esquissant un regard de jalousie à Altesse qui la dévisageait de son petit sac de couchage acheté dans une boutique spécialisé dans le confort des Pokémons. J’imagine qu’elle devait être plutôt prolifique monétairement parlant, considérant les caprices de certaines de ces petites créatures. Cela dit, j’étais assise, adossée à un petit rocher qui servait d’appui de fortune assez peu confortable, agitant les jambes pour bercer la petite Wattouat qui semblait vivre un calvaire, se lamentant au point où j’aurais pu croire, facilement, qu’elle était malade. Je voyais bien que c’était l’obscurité qui la mettait dans tous ces états, qu’avait-elle donc vécu pour ainsi se laisser aller à ces frayeurs épouvantables. Quel comble. Être du type de Pokémon qui peuvent alimenter une centrale s’ils le désirent et craindre le noir. C’était comme si elle ne voyait pas qu’elle était la solution à son propre problème, mais je ne pouvais m’empêcher de la trouver mignonne, bien que je ne voulusse pas lui montrer, histoire d’éviter qu’elle ne me boude.

Je la regardais. Emplie de compassion, compatissant en réfléchissant à cette époque où une veilleuse était nécessaire à mon sommeil car je craignais le voile de noirceur âcre qui conquérait ma chambre lorsque mes parents éteignaient les lumières et fermaient la porte de ma chambre. Je pleurais presque instantanément, trop faible pour me battre contre ce monstre obscur qui prenait la forme du vide, de l’absence de couleur. Pauvre petite Marquise. Je levai les yeux d’elle un peu. Regardant ma Chlorobule greloter. Je ne m’en étais pas aperçu, mais il était vrai que la nuit était froide. Je pouvais sentir le sable sous mes fesses s’humidifier tant la fraîcheur était grande. Je regardai autour de moi, dans l’espoir de trouver quelque refuge que ce fut pour nous réchauffer, un endroit où une lanterne pourrait m’être prêtée pour réconforter ma petite brebis. Je vis encore mieux. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Une ville ayant tous les attraits d’un village autochtone nomade devait bien entendu faire des feux la nuit pour réchauffer la communauté et les visiteurs qui n’avaient pas l’habitude de ce climat changeant d’une minute à l’autre. J’avais eu tellement chaud à peine quelques heures auparavant que jamais je n’aurais imaginé avoir autant froid. C’est comme si les saisons s’écoulaient en moins de vingt-quatre heures dans cette région. D’un mouvement maladroit, tentant de ne pas brusquer madame la Marquise, j’approche Altesse de moi et la passai sur mon épaule. Son air curieux laissait présager qu’elle n’avait pas compris que je souhaitais la réchauffer un peu. Je roulai son sac de couchage et le rangeai dans ma bourse. Avec calme et précaution, je me levai. Il y avait environ 150 mètres entre les flammes et nous, j’aurais vite marché cette distance. J’aurais vite rassuré mes Pokémons.

Alignant un pas devant l’autre, j’avançai vers le petit feu de camp déjà plutôt bien peuplé. Je souris. À la rigueur, je pourrais tenir quelques discussions et rigoler avec ces gens qui, comme moi, attendaient que la nuit passe. Juste là, une petite bûche était disponible près d’une dame aux cheveux bleu clair qui avaient le nez rivé sur un calepin, griffonnant quelques esquisses. Quel heureux hasard. Depuis mon arrivée en Lumiris, je dois avouer que je pouvais compter sur les doigts de ma main les heures que j’avais passé à dessiner, bien que c’eût été ma passion et ma carrière. Ce serait une belle occasion de discuter et de montrer mes croquis à quelqu’un de la région. Avec une certaine grâce, je m’assieds sur la bûche, laissant dégager des effluves de mon parfum s’apparentant à l’odeur du lilas. Marquise, rassurée par le feu sauta au sol et se blottit contre mes jambes. J’installai le sac de couchage d’Altesse à ses côtés et elle alla rejoindre son amie. Je relevai le nez et d’un œil assez peu discret, je portai le regard vers le cahier de ma voisine de droite. D’une main plutôt habile, dessinant les traits avec facilité et précision, je voyais sa main s’agiter. Que dessinait-elle ainsi ? Le feu. Ce que l’on voyait devant nous. Sa muse était donc la nature dans son état le plus présent. À une exception près. Ce Mew. Elle avait dessiné ce fameux Pokémon que tous connaissaient si bien comme étant le premier de tous les Pokémons. L’avait-elle vu ? L’avais-je manqué ? Si oui, je m’en voudrais tellement.  « Est-ce quelque chose que vous avez vu, ce Pokémon, je veux dire ? » dis-je avec curiosité sans la moindre de salutation, comme si cette femme avait été une connaissance de longue date. Je me grattai la tête « Pardonnez mon impertinence, j’ai dû laissé mes bonnes manières dans le froid. C’est juste que je regardais votre dessin… je… » Qu’est-ce que j’étais bavarde. Un véritable moulin à paroles qui jamais ne se taisait. Ces histoires ne l’intéressaient pas, c’était certain. Elle se fichait bien que je sois dessinatrice. Elle se fichait bien de tout ce que je pouvais être, j’étais une inconnue pour elle. « … je…  Oui… pardon… je me suis mêlée de ce qui ne me regardait pas. » Je me tus. Mon regard se riva sur le feu, mes pupilles projetant son orangé si beau. Sa chaleur enveloppant mon corps telle une mère enveloppe son enfant à sa naissance. Si j’étais stupide d’ainsi parlé à tous et chacun comme s’ils eurent été des amis, j’étais néanmoins chanceuse. Chanceuse de m’être arrêtée ici. Devant ce feu. De l’autre côté du brasier, je pouvais voir le visage illuminé d’un homme qui grattait sa guitare avec passion alors qu’une dame à ses côtés, visiblement sous son charme, chantonnait des airs plus ou moins connus. Je souris. Pour une fois, j’avais merdé, mais j’avais de quoi oublier mes bêtises.

Inspirée, je me penchai vers mon sac et en sortit mon calepin et mon crayon. « Je suis dessinatrice, moi aussi. » dis-je à un volume si bas que j’aurais été surprise que ma voisine m’entende. J’avais besoin de parler, mais je ne voulais pas la déranger. Je m’imaginais donc qu’elle était mon interlocutrice, sans vraiment me préoccuper de ses réponses. J’avais juste besoin de profiter du fait que des gens m’entouraient dans une ambiance qui me rappelaient ces petites fêtes en famille dans le jardin de notre maison en Kanto. Je ne pouvais le nier, cet aspect convivial et chaleureux de Jadielle me manquait. Seule ici, j’avais du mal. Je crois que c’était pour ça que j’avais autant hâte de retrouver Valencia. Tranquillement, je tournai les pages de mon cahier jusqu’à tomber sur cette page du dessin que j’avais commencé le plus récemment. Un coucher de soleil que regardaient un Corayon et un Lokhlass. Sur le dos de cette dernière, on voyait bien une dresseuse. Ma sœur. Là où j’imaginais qu’elle en était. À admirer le monde accompagné de plusieurs Pokémons dont la beauté n’était plus à prouver. « Allez Mépo, je vais t’ajouter sur la tête de la Lokhlass. » dis-je à voix haute tout en commençant à dessiner la petite Sépiatop avec soin pour qu’elle regarde avec sa dresseuse l’horizon et ses nuages. Ses nuages qui étrangement écrivaient les mots « Je suis là. » Comme si j’eus besoin de passer ce message à ma sœur via un dessin que je ne lui enverrais probablement jamais.







Dernière édition par Lyanora M. Caelum le Mer 14 Aoû - 2:15, édité 3 fois
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Lys Aiden
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Jeu 11 Juil - 5:52

sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden

i can't go back to tell you
i was wrong

Elle avait perdu foi en l'humanité, perdu foi en la bonté, les beaux sentiments, perdu confiance en cette foule qui constituait la terre et les différentes régions de ce monde, mais surtout, elle avait perdu confiance en sa propre personne, perdu foi en ses capacités et ses désirs et n'était plus que l'enveloppe d'une âme en perdition. Peut-être qu'autrefois, elle aurait pu exister, si les choses s'étaient déroulées autrement, si elle était tombée dans une autre famille, avait eu un différent père, peut-être alors que la vie aurait pu rayonner dans son sourire qui se serait communiqué à ses yeux. Mais ce ne fut pas le cas et il n'en restait qu'un être qui tentait encore de se traîner ici et là, pour feindre une existence futile et sans sens qui pouvait se briser en un cruel coup de vent. Ou une bourrasque, parce que la douceur ne s'était pas imposée dans cette vie qu'elle menait. Il ne résidait que la violence, un ouragan qui ne cessait de revenir pour s'assurer que jamais elle ne puisse faire le moindre progrès.

Et pour oublier tout ça, pour chasser les sombres pensées qui stagnaient dans son esprit, sa main allait sur cette page auparavant vide et qui prenait forme maintenant, dépeignant ce paysage devant elle tandis que son propre pokémon se trouvait à ses pieds, profitant de la chaleur que le feu devant eux diffusait pour chasser le froid. Elle-même ressentait cette température jusque dans les os, provoquant de désagréables frissons sur sa peau pâle et froide, mais elle ne se plaignait pas. Frissonner permettait de dépenser de l'énergie et par la même occasion, éliminer des calories. Et ces pensées qui revenaient, hantise. Elle ne pouvait s'en sortir, les effacer, les fuir. Elle qui, un jour, avait manquer de finir à l'hôpital à cause de ses conneries ne pouvait que les répéter indéfiniment. Léger soupir mourant sur ses lèvres, trop léger pour être perçu, pour être entendu.

Pixel restait obstinément contre ses jambes, refusant de se décaler, de s'approcher de qui que ce soit et se colla encore plus quand une autre personne s'installa près d'eux. Sauvage petit pokémon qui n'aimait pas la compagnie des autres, sauf de celle qui l'avait sauvé sur cette route, cette jeune femme aux cheveux bleus qui essayait toujours de comprendre pourquoi elle, elle avait survécu à chaque fois. Et pas son Étoile. Pourquoi c'était elle qui restait sur terre et Éloïse qui s'était envolé, qui avait disparu, était devenue cendres. Essayer de comprendre pourquoi ce coeur continuait si désespérément à battre dans cette poitrine. Cette jeune femme qui était maintenant occupée à dessiner, s'enfermer dans sa bulle, dans son monde, pour chasser les sombres pensées et cette voix qui lui murmurait doucement à l'oreille. Penses-tu seulement avoir du talent ? Avoir une raison d'exister sur cette terre ? Des personnes qui t'aiment ? Penses-tu seulement vraiment compter ? Ça ne sert à rien de s'acharner. Essayer de lui donner tort, de continuer de se battre et surtout, de ne plus l'entendre.

Elle sursauta même lorsqu'une voix vola, l'arrachant de cette bulle si bien façonnée, si bien travaillée, de ce monde dans lequel elle s'était retirée pour ne pas laisser les ténèbres de la nuit venir détruire encore plus son coeur. À aucun moment, Lys ne s'était attendue à ce qu'on lui parle, qu'on ne s'adresse à elle, que l'on s'intéresse seulement à sa petite personne. Parce que qui voudrait seulement perdre son temps à tenter de comprendre légèrement l'univers de cette pauvre petite fille qui ne valait même pas un regard, un petit regard en coin ? Pas même un petit coup d'oeil ? Alors non, elle n'avait pas pu prédire qu'on prenne le temps de lui poser une question. Sur ce qu'elle fait. Elle ne l'avait même pas mentalement conçue en venant dans ce campement et en prenant la décision de dessiner. Et Pixel s'était encore un peu plus tassé contre elle pour ne pas être remarquée par la nouvelle interlocutrice, ou tout du moins, une autre jeune femme qui avait décidé de regarder ce que sa maîtresse faisait. Pixel ne voulait jamais se faire remarquer, bien trop sauvage pour ça, il préférait encore se cacher six pieds sous terre plutôt que de se faire parler par un étranger. Mais il était ainsi et Lys l'avait apprivoisé. Et il aimait Lys. Lys lui avait sauvé la vie, après tout.

Le sursaut passé, il avait fallu quelques instants pour que les paroles de sa voisine de bûche se faufilent un chemin dans son esprit et que le cerveau de Lys puisse décoder alors ce qui avait été dit. Mais cette vague de silence ainsi que son absence de réaction semblèrent avoir été bien mal interprétée par celle qui lui avait parlé et un léger triste sourire se dessina sur ses fines lèvres alors qu'elle se demandait pourquoi cette phrase avait été brusquement coupée. Lys avait alors cessé de dessiner pour tourner la tête vers cette autre personne et la regarder sans la moindre hostilité, plutôt avec une forme de compassion et une légère forme de culpabilité. Parce qu'elle n'avait pas été suffisamment rapide pour enregistrer les paroles et répondre, elle avait sûrement dégagé quelque chose de désagréable et installer une mauvaise impression. Elle se sentait bien désolée parce qu'elle avait été très intéressée à l'idée de discuter. Surtout parler de dessins et de pokémons, des sujets qu'elle trouvait très intéressant et qui la passionnaient.  

« Non, je n'en ai pas vu. J'aurais tellement aimé, mais je n'ai pas eu cette chance..» Peut-être qu'elle aurait dû commencer par rassurer cette personne, lui dire que ce n'était pas grave, qu'elle ne se montrait pas impertinente. Peut-être qu'elle aurait dû se montrer ouvertement compatissante et lui dire qu'elle pouvait lui poser autant de questions qu'elle le voulait, mais ça ne lui était pas venue à l'esprit. Lys souhaitait avant tout lui apporter la réponse aux questions que cette potentielle nouvelle connaissance avait posé tout en regardant, à son tour, le dessin que sa voisine continuait de dessiner. Elle était talentueuse. Terriblement talentueuse et Lys ne faisait pas le poids. Enfin, c'était ce qu'elle se disait. Elle ne faisait le poids face à personne, elle n'avait pas le moindre talent, pas le moindre non. « Je ne suis pas vraiment dessinatrice.. enfin, pas professionnellement parlant, je trouve juste qu'avec l'écriture, le dessin est une forme d'expression qui permet de se libérer autant de ses démons que de se créer son monde et son univers. Tu es vraiment douée. » Elle grimaça légèrement en réalisant qu'il n'y avait pas eu la moindre transition entre les deux phrases. Elle détestait ce problème qui stagnait dans son esprit, perturbant ses discours et l'empêchant de garder des liaisons entre ses idées. Mais elle n'arrivait pas trop à travailler dessus et observait donc souvent une grande difficulté à se faire comprendre quand elle expliquait quelque chose. « C'est un petit village paisible.. je suis contente de m'être arrêtée. Tu le connais ?» Oh si tu savais Lyanora, Lys aussi avait ce besoin d'avoir quelqu'un à qui parler, avec qui partager ses idées, ses pensées, à qui faire confiance aussi. Lys avait ce besoin de ne plus être seule, tout simplement, mais elle n'avait jamais su comment entretenir des relations peu importe à quel niveau, comment agir vraiment socialement. Alors elle se retrouvait souvent à devoir rester dans son monde, main dans la main avec la solitude, pour un très long voyage dont elle ne voyait plus la fin.

watch you go, now i know
what it's like to be all alone, take me back

Si tu veux te mettre dans l'ambiance de mon rp, mets la version extended de A window to the past (soundtrack d'Harry Potter) !


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Sam 13 Juil - 3:55


Sing me to sleep



Feat. Lys Aiden




Mon crayon suivait le rythme de la musique, ma mine effleurait le papier au même rythme que le pic grattait les cordes de la guitare de cet homme. On dit que la musique a un côté thérapeutique, qu’elle permet de passer à travers certaines des pires épreuves la vie. Je n’y avais jamais vraiment cru. Préférant dessiner et colorier à écouter et découvrir de la musique. Je crois que je n’avais simplement pas l’introspection nécessaire pour me demander ce que j’aimais musicalement parlant. Mais cette mélodie qu’il grattait, ce son acoustique et romantique laissant croire qu’il courtisait quiconque se trouvait autour du petit feu m’interpellait. M’empêchant de me torturer comme j’avais l’habitude de le faire quand je me montrais aussi maladroite que je l’eusse été quelques instants auparavant. Je continuais de dessiner la Sépiatop de ma sœur comme si c’eut été l’œuvre de ma vie, le récit de cette vie que j’avais mené en l’espoir de trouver cet amour propre qui finalement ne se manifestait jamais et que je retrouve en l’affection que ma sœur me porte. Tout cela, c’était ma muse. À l’heure actuelle, je me livrais sur papier grâce à ce contexte, cette nostalgie, ce romantisme, ce lyrisme, cette quête, cette conversation timide que je m’étais permis alors que j’aurais dû attendre un quelconque signal avant de m’ouvrir la bouche et de parler à cette femme. J’étais plus ou moins présente. Comme si mon dessin m’avait complètement absorbée. J’entendais pourtant. J’entendais ce que cette femme me disait. Je l’entendais, mais c’était comme si mon cerveau se refusait à ses obligations empathiques. Moi qui m’étais montrée si curieuse l’instant d’avant, je ne serais plus qu’une femme froide et malaisante aux yeux de cet inconnu aux cheveux rappelant l’azur. J’ignorais pourquoi. Pourquoi soudainement l’Humain n’était plus intéressant et que l’art, à lui seul, représentait la seule chose importante en cet instant précis ? Était-ce Valencia ? Valencia était-elle celle qui m’empêchait de vivre l’instant présent ? De savourer la chaleur du feu, la candeur de Marquise, l’ouverture de cette inconnue, la prestation de cet homme, la synergologie de cette femme de l’autre côté du feu ? Étais-je tourmentée au point où je ne pouvais plus vivre ma vie avec de voir ma sœur ? Quel objectif bidon. Les gens devenaient dresseurs Pokémon par ambition, pour devenir célèbre, pour aider la cause Pokémon, pour les gens qu’ils rencontrent sur leur chemin, pour la culture et l’art… moi je devenais dresseuse pour renouer avec un passé qui m’avait longtemps manqué. Quel égoïsme. Quelle fermeture. Mon visage se colora de rouge et j’arrachai la page de mon cahier, la froissai puis la jetai dans le brasier.

Le dessin n’était pas laid. Bien au contraire. Pourtant j’avais besoin de passer cette fureur qui m’avait gagnée. J’avais les yeux rivés sur le feu. Sur ces petits bouts de papiers calcinés qui s’envolaient au gré du vent froid de la nuit pour s’éteindre un peu plus loin comme les lucioles un soir d’été en campagne. Je ne pleurais pas. J’étais en colère. En colère parce que je n’étais pas capable d’écouter quand il le fallait. J’avais envie de jeter l’entièreté de mon cahier dans le feu. J’avais envie de brûler mon linge, ma peau, de me faire souffrir. Je n’avais jamais eu d’idées noires, trop optimiste pour m’y abandonner, mais pourtant là, à cet instant précis, je m’en voulais. Je m’en voulais de m’être montrée aussi imbue de moi-même. Je suis dessinatrice moi aussi. Quel manque d’humilité. Je me levai, de manière complètement impolie et impromptue. Je ne m’en allais pas. Je m’allongeai plutôt au sol, posant la tête sur ma Wattouat. Ce n’était pas plus confortable. Ce n’était pas plus chaud. Je souhaitais simplement éviter de retourner sur mon calepin. Je voulais écouter. Le crépitement du vue, la douceur de la voix de cette étrangère. « Non, je suis arrivée à Lumiris il y a à peine quelques jours. Je ne connais rien. » dis-je, projetant ma voix vers le ciel. J’avais au moins compris cette phrase. Si je pouvais au moins faire semblant de l’avoir écoutée et que cela suffisait à la contenter, alors j’aurais au moins pu faire une petite partie de mon travail, de ce que l’on attend de moi. N’aurait-ce été qu’un petit pourcentage.

Mes yeux se rivèrent au ciel. Le souffle de ma Wattouat berçait ma tête. Je sentis ma Chlorobule tirer sur son sac de couchage pour se blottir contre moi. Cette fresque laissait croire que j’avais du talent. Je ne le sentais pourtant pas comme ça. Je me voyais seulement comme une carcasse vide qui leur procurait de la chaleur.  « Avez-vous déjà pris le temps d’observer les perséides ? » Cette question venait de nulle part. Elle n’avait aucun lien avec ce qui s’était dit, mais c’était ce que m’avait inspiré cette vue. Là-haut, le ciel était splendide. J’aurais voulu, avec toute la volonté du monde, que je n’aurais jamais réussi à compter toutes ces étoiles scintillantes que je voyais par centaine. « Quand j’étais plus jeune, ma mère me disait toujours de regarder le ciel. De chercher ces étoiles filantes qui passaient en l’instant de clin d’œil. Quand j’en voyais une, je faisais un vœu. Toujours le même. Je regardais ma mère tellement fière, lui répétant mon vœu… » je laissai ma phrase en suspens. Pourquoi disais-je cela à une étrangère ? Pour compenser j’imagine. « Je souhaitais que ma famille rit à chaque instant, chaque petite seconde. » Un nouveau silence se fit. Une larme noua ma gorge, comme si, soudainement, mon émotivité était trop grande pour que ma voix puisse porter ce que j’avais à dire. Ma mère n’était pourtant pas morte, elle vivait toujours. « Pardonnez-moi… je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça. Pour votre dessin, vous devriez approfondir vos ombrages. » Comme si me plonger dans le travail calmerait ces impulsions émotives qui me guidaient que j’avais toujours considéré comme étant la beauté et le propre de l’Humain.

Je soupirai. Comme si c’eut pu m’aider. Les larmes chatouillaient mes joues. Je voulais maintenant changer de sujet. Mon cerveau voyageait vite. Cherchant quelque part, dans tous ses petits classeurs qui envahissaient ma tête quelque chose qui eut pu passionner cette fille. Rien. Je ne la connaissais pas. Pas suffisamment pour savoir de quoi elle voulait parler. Je me retrouvais démunie. Démunie parce que pour une fois, j’étais le sujet. Pour une fois, je me contemplais plutôt que de contempler l’autre. Je glissai ma main dans la laine de madame la Marquise, cherchant une petite source de réconfort. Aussi minime soit-elle. La pauvre dormait et je la dérangeais, humectant sa laine, humidifiant le sable autour d’elle alors qu’elle somnolait tranquillement, échappant, par moment de touts petits ronflements à peine audibles. Je frissonnais, malgré moi. Je n’avais plus froid. C’était les émotions. Je ne voulais pas m’y abandonner et pourtant elles me gagnaient. Comme si j’eus voulu attirer l’attention. Comme si j’eus voulu faire tourner des ballons sur mon nez pour attirer l’attention, pour avoir du succès. Puis j’eus un flash. Pourquoi ne pas s’en remettre au « smalltalk », prétendre que rien ne s’était passé et entrer dans ces discussions futiles du quotidien. Ces discussions sans intérêt que tous avaient par pure sympathie plus que par désir d’entretenir une relation « Pardonnez-moi. Je ne réalise que je ne me suis pas présentée. Je suis Lyanora. Ne trouvez-vous pas que le feu est beau ? » Quelle futilité, mais c’était ce que je cherchais… je crois.  







Dernière édition par Lyanora M. Caelum le Jeu 18 Juil - 3:54, édité 1 fois
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Lys Aiden
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Jeu 18 Juil - 0:41

sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden


Suspendu au-dessus de la feuille de travail, le crayon vibrait légèrement au rythme des tremblements de la main de sa propriétaire qui n'adressait plus la moindre trace d'attention à ce dessin sur lequel elle travaillait auparavant. Elle finit même par poser son crayon et son cahier à côté de son adorable Pixel qui était fasciné par le feu et qui se laissait bercer par la musique jouée par un quelconque homme. Ce petit village était merveilleux et Lys se sentait calme, apaisée, et ça faisait si longtemps qu'elle ne s'était pas sentie ainsi. Et pourtant, son esprit ne cessait de la torturer, ne cessait de fonctionner, surtout en considérant que la personne lui ayant parlé auparavant était maintenant bien trop concentrée sur son propre dessin pour daigner lui répondre. Ce n'était pas grave, de toute façon Lys avait bien conscience qu'elle avait toujours été indigne d'intérêt, alors elle n'allait pas mal prendre cette absence de réaction de la part de l'étrangère.

Elle leva les yeux vers le ciel parsemé d'étoiles et ferma les yeux, respirant profondément en laissant le silence envahir l'espace. Le vent venait caresser son visage et lui provoquer plusieurs petits frissons, il fallait dire que la veste qu'elle portait ne protégeait pas des températures basses. Veste qu'elle porterait toujours, qu'elle n'enlèverait jamais même lorsque le soleil serait plombant et l'atmosphère étouffante sous la chaleur. Il était presque impossible de voir Lys sans aucune veste, ou tout du moins un chandail aux manches longues couvrant ses poignets, couvrant ce qu'elle ne veut pas voir, ne veut pas montrer, ce qu'elle veut dissimuler. Dissimuler l'errance de son âme et les conséquences de cette perdition. Dissimuler les marques de la souffrance qui la prend et qui la dirige dans cette vie un peu trop trouble pour qu'elle puisse savoir où aller.

Elle finit par ouvrir les yeux de nouveau et reposer son regard sur cette jeune femme qui semblait que trop prise par l'univers de son dessin, englobé par ce qu'elle faisait de sorte à oublier le monde l'entourant. Lys était facile à oublier de toute façon, alors ça ne changeait pas grand chose. Même si son coeur se serrait douloureusement face à l'absence de réponse. C'était elle qui avait voulu parler, pas Lys, et maintenant, elle n'avait pas de réponses, que le vent et le silence pour lui tenir compagnie, reprendre la main de la solitude pour finir la soirée. Et un sourire triste flotta sur le visage bien pâle de Lys lorsque cette voisine de bûche avait arraché ce si beau dessin pour l'envoyer se faire réduire en cendres dans les flammes ardentes du feu. C'était même de l'inquiétude qui s'était invitée dans le coeur de cette jeune femme aux cheveux bleus en regardant cette étrangère, sans comprendre ce qui se passait, la regardant même s'allonger sur le sol.

Un haussement d'épaules suite à la phrase de celle qui était maintenant allongée sur le sol. Qu'importe si c'était la première fois qu'elle venait ? Lys avait même déjà oublié qu'elle lui avait posé la question. Après tout, la réponse avait mit du temps avant de venir. Néanmoins, les autres paroles qui vinrent briser le silence plongèrent Lys dans des souvenirs bien puissants, et ce manque qui venait l'envahir, lui donnait envie de pleurer. Elle se revoyait, à la nuit tombée, avec cet amour qui avait tant compté pour elle, allongées sur les herbes à dévisager les multitudes d'astres dans ce ciel si merveilleux. Elle se revoyait avec Éloïse, réinventer les constellations, réinventer le monde au gré de leurs envies. Elle se revoyait. Avec Éloïse. Son étoile. Les souvenirs lui donnaient cette terrible envie de se rouler en boule et ne plus bouger, lui donnait envie de retrouver cette étoile qui avait retrouvé les autres étoiles dans le ciel nocturne. Une envie qu'elle chassait en permanence à chaque fois qu'elle ouvrait les yeux le matin. Parce que Pixel avait besoin d'elle et qu'elle ne pouvait pas l'abandonner. Elle se devait de chasser la noirceur de son âme. Et elle aurait tant aimé pouvoir souhaiter, face à une étoile filante, quelque chose d'aussi merveilleux que ce que son interlocutrice avait souhaité, quelque chose qui effacerait l'égoïsme dont elle faisait tellement souvent preuve.

« C'est un souhait merveilleux. Est-ce qu'il s'est réalisé ?» Elle espérait. Elle espérait que cette personne ait connu la joie, la bonne humeur, que cette personne ait connu le bonheur qui s'ancre dans l'âme, elle espérait. Parce qu'elle détestait apprendre que quelqu'un pouvait souffrir autant qu'elle, elle détestait apprendre que la douleur s'imposait dans d'autres coeurs. Il n'y avait qu'elle qui méritait ces sentiments néfastes, qu'elle qui méritait de pleurer et de ne jamais rencontrer qui que ce soit pour l'aider, pour la relever. Qu'elle qui méritait la solitude éternelle et l'absence de rédemption. Et l'histoire de l'étrangère était belle, adorable même. Chargée d'une certaine douceur qui venait la faire doucement sourire. Elle hocha la tête lorsque cette même interlocutrice lui donna des conseils pour son dessin. C'était gentil de sa part de se pencher sur le travail de quelque d'autre et de donner quelques mots pour lui offrir l'opportunité de s'améliorer. C'était évident que Lys allait garder en tête ce conseil. « Merci pour le conseil. » Elle respira profondément. « Il y a un peu plus de deux ans de cela, je passais mes nuits auprès d'une personne merveilleuse, à regarder les étoiles, réinventer les constellations. On s'inventait notre propre monde et lorsqu'il y a annoncé une pluie d'étoiles filantes, on était toutes les deux dehors, à les regarder, à s'émerveiller. Je n'ai jamais fait de souhait, j'avais ce que je voulais auprès de moi : elle. Peut-être aurais-je dû faire un souhait, au final. C'était à son tour de raconter une tranche de vie, raconter des souvenirs. Raconter le manque avec des mots d'espoir. Comme si jamais ce moment d'existence ne s'était éteint, envolé en poussières.

Elle tendit la main pour donner quelques caresses à Pixel en chassant les larmes avec quelques clignements de paupières.

Son étoile lui manquait plus que tout et elle donnerait tout ce qu'elle avait pour la retrouver, pour revenir en arrière et la suivre, ne jamais l'abandonner, ne jamais lui donner l'opportunité de pouvoir quitter cette vie, quitter ce monde. Elle avait bien trop mal sans elle et elle n'arrivait pas à continuer. Mais elle ne devait pas y penser, ne devait pas se laisser entraîner par tout ça. Pas maintenant. Pas en compagnie de quelqu'un. Pixel finit par grimper sur elle et se rouler en boule sur ses jambes, maintenant que rien ne l'en empêchait, pour tenter de réconforter sa maîtresse. « Enchantée, Lyanora. Je suis Lys, Lys Aiden. » Son regard se posa sur le feu qui les réchauffait, ce feu qui avait animé son esprit tous les jours qu'elle avait passé auprès de sa douce et tendre étoile. « Il est magnifique. Il me rappelle des moments passés, il me rappelle un amour passé. » Un amour qui la consumait aujourd'hui, qui laissait tout son être finir en cendres. « Ça me rappelle aussi un peu les êtres fantastiques de la mythologie. Comme le Phénix. Celui qui renaît de ces cendres. Parfois, j'aimerais bien faire comme lui. Au tour de Lys de ne pas savoir pourquoi elle disait tout ça, pourquoi elle se laissait divaguer ainsi. À son tour de ne pas savoir.

Si tu veux te mettre dans l'ambiance de mon rp, mets la version extended de A window to the past (soundtrack d'Harry Potter) !


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Lyanora M. Caelum
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Jeu 18 Juil - 5:39


Sing me to sleep



Feat. Lys Aiden




Quelle tristesse. Le chagrin que je sentais dans ce grain de voix m’attristait. Si je m’étais moi-même émue, elle avait fait encore mieux. J’ignore si c’était son réel objectif, j’ignore si elle cherchait à faire pitié ou si elle invoquait son histoire simplement parce que je lui avais livré une partie de ma vie en confidence. Je n’avais pas particulièrement accroché sur le fait qu’elle mentionne une femme. Non, ça ne m’affectait pas tellement. Il faut avouer que j’avais toujours été plutôt ouverte. Non. Dans son discours, elle semblait dire qu’elle avait perdu cette personne. Pourquoi ? Qu’était-il donc arrivé ? s’étaient-elles chamaillées ? Cette histoire me regardait-elle seulement. Si je l’avais connue davantage, je me serais probablement levée pour lui faire une accolade, par réflexe. C’était ce que mon corps me recommandait de faire, pourtant je me retenais. Respectant son espace personnel. Je me relevai, m’appuyant sur ma bûche, les fesses toujours logées dans le sable. Je fis comme elle. Je fixai le brasier, tentant de calquer son énergie pour l’apaiser. Ma conscience et ma curiosité se tiraillaient. D’une part, la première me disait d’éviter le sujet et même d’en changer, de l’autre ma curiosité voulait savoir ce qui s’était passé. Qu’est-ce donc qui la mettait dans cet état ? Quand on est une enfant, on veut tout savoir, comme si tous les secrets du monde nous appartenaient. J’avais encore l’impression d’être à cet état d’éveil où je ressentais le besoin de tout connaître, secrets comme réalités. Tout. J’étais avide de connaissances, de potinages, de savoirs inutiles.Je me mordais la langue, tentant de résister à cette impulsion de curiosité. Mon chagrin nostalgique m’avait quittée. J’étais maintenant obsédée par la seule idée d’en savoir plus sur le passé de cette dame, bien qu’à peine quelques minutes auparavant, elle n’était qu’une étrangère. Une étrangère sans nom sur le bord d’un feu à laquelle j’avais décidé de parler plus par courtoisie sociale que par envie réelle. J’étais polie. Tristement, cette politesse et cet entregent avait tendance à me plonger dans une précarité intellectuelle que je n’aimais pas trop, prise entre mes désirs, mes intérêts et mes bonnes manières.

Évidemment, ce combat intérieur n’en était pas l’un que l’on voyait. Mes yeux rivés sur le feu, j’observais les lumières orangers danser dans la noirceur, libérant ces tisons lumineux qui s’éteignait tranquillement dans l’obscurité opaque. La nuit était si sombre. Si sombre qu’il serait difficile de la qualifier en poésie. Un alexandrin ne serait jamais suffisant pour décrire la réalité de cette nuit. Ces étoiles qui, à elles seules, éclairaient le firmament. Cette lune, presque pleine, qui perçait les quelques nuages qui avaient osé braver les ténèbres nocturnes. Le feu devant nous était un spectacle fort séduisant qui ne pouvait qu’améliorer la qualité de cet environnement si pur. Son combat était similaire au mien. Lui tentant de prendre le dessus sur l’obscurité, moi tentant de prendre le dessus sur ces inhibitions qui me tiraillaient toujours autant. J’avais l’habitude pourtant. Chaque jour de ma vie était pareil. Si les événements étaient différents, mes réactions, elles, étaient toujours les mêmes. Toujours teintés de ces enfantillages et de ces balbutiements peu articulés qui faisaient honte à mon nom. « Qu’est-ce qui vous en empêche ? » échappai-je finalement avec peu de tact. Voilà. J’avais cassé. Le pseudo-silence de la nuit pour une altercation qui me vaudrait forcément des reproches, mais je n’en pensais pas mois. Il faudrait néanmoins que je justifie. Que j’explique pourquoi j’avais dit ça. Lancée ainsi dans le vide, cette phrase ne voulait pas dire grand-chose, bien qu’on puisse l’associer à cette phrase que Lys avait dite juste avant. « De renaître de vos cendres je veux dire. J’ignore ce qui vous est arriver madame Lys ou ce qui lui est arrivé à elle. Mais j’ai pour mon dire que rien n’arrive jamais pour rien… et ce n’est pas parce qu’un événement tragique nous arrive que l’on doit le ruminer toute notre vie. Cette personne que vous aimiez, j’ai la certitude qu’elle aurait voulu que vous alliez de l’avant. Que vous continuiez de vivre. » Je me trouvais bien radicale. Bien percutante. Cela ne me ressemblait, moi qui ruminais ma vie vingt-quatre heures sur vingt-quatre bien que je n’eus pas été en mal-de-vivre comme cette femme semblait l’être à travers ses métaphores. J’étais trop optimiste pour ça. Heureusement, ou malheureusement, au choix.

Je m’en voulais néanmoins. Je m’en voulais de m’être ainsi échappée ne tenant pas compte de la sensibilité et l’émotivité de cette femme. Je grattai l’arrière de ma tête. « Excusez-moi. Je crois que dans une vie antérieure, j’ai été une motivatrice assez peu douée… » j’échappai un petit rire nerveux. Très nerveux même. C’en était presque un gloussement des moins courtois. Étais-je en train d’essayer de blaguer ? Tentais-je d’alléger l’atmosphère ? Mon regard quitta le feu, cherchant les yeux de la dame avec qui je discutais. Elle était belle. Visiblement blessée par le passé, mais belle malgré tout. C’était la première fois que je prenais vraiment le temps de la regarder depuis le début de notre conversation. « Pour répondre à votre question, non. Mon souhait ne s’est pas exaucé. Mes parents aimaient trop le travail… » Je soupirai. Je venais de casser la magie. Évidemment, je n’avais pas raconté cette partie. Ce moment où j’avais réalisé que ces étoiles filantes étaient fictives, que mes parents les inventaient pour créer de la magie. La ville où je vivais était trop lumineuse pour que l’on puisse espérer voir des étoiles. « Mais c’était normal. Ces étoiles, que je croyais voir, étaient en fait des guimauves que mon père lançait suffisamment haut pour me berner et que je conserve ma candeur. Ils ont toujours clamé que cette candeur que j’avais était un bon outil pour leur travail. Qu’elle leur était très pratique. » Je souris. J’avais toujours été une sortie d’outil à l’émancipation artistique et professionnelle de mes parents. M’élever avait été un mal nécessaire pour leur permettre d’atteindre les sommets. « Pardonnez-moi. Ce n’est pas bien gai tout cela. » dis-je de manière distinguée. Lors de ma quête identitaire, j’avais suffisamment lutté avec cette partie de moi pour finalement l’accepter comme un outil destiné à forger mon avenir. Ma sœur, trop peu obéissante, les avait forcé à « concevoir » un substitut destiné aux mêmes fins. Plus sage, plus passionnée, plus candide et plus optimiste que mon aînée, je remplissais cette fonction à merveilles. Je souris à mon interlocutrice, tentant d’effacer ce que je venais dire. Ma maladresse avait encore frappé. Je devais trouver matière à détourner le sujet.

Mon oreille frétilla. De l’autre côté du feu, la guitare de l’homme entama un rythme que je connaissais bien. Voilà ma porte de sortie. Motivée je me levai et attrapai les mains de Lys. Cette chanson qu’il jouait, c’était l’une de mes favorites. Je souris et lui dis sur le tempo de la musique. « Et si on dansait pour chasser toute cette grisaille ? » Je n’avais pas l’habitude de danser si promptement. Je n’avais rien d’une grande danseuse, j’étais même plutôt maladroite. Le comble pour une coordinatrice, mais bon la maladresse était un mot qui me décrivait plutôt bien dans l’ensemble de mon être. Mes hanches se balançaient au rythme de la musique, comme si j’avais été au milieu d’une fête ou d’une chorégraphie, l’esprit quelque peu enivré.

Du coin de l’œil, je voyais Altesse me dévisager, semblant se demander ce que je pouvais bien faire à cette heure, avec autant d’énergie. J’avais l’habitude de me coucher en même temps qu’eux, mais pas cette fois et ils le remarquaient. Malheureusement pour eux, ce soir, c’était comme si j’avais été chargée d’une mission d’apporter un minimum de bonheur et de réconfort à cette dame. Comme si ce n’eut pas été un hasard qu’elle croise ma route ce soir. Ou que je croise la sienne plutôt, puisqu’au final, j’étais celle qui s’était assise aux abords du feu où elle était. « Je ne lui ressemble probalement pas et quoique je fasse, je ne la remplacerai forcément jamais, mais je peux vous encourager à vivre l’instant présent avec moi. Vous verrez, ça fait du bien. On cesse de se ronger. » Je parlais comme si j’eus été en mesure de comprendre ses sentiments. Je parlais comme si j’avais vécu les pires épreuves. Je vivais pourtant toujours dans ce petit monde rose aux artifices tous plus nombreux les uns que les autres. J’étais un peu la barbie des embûches de la vie. Mes barrières n’étant qu’intra-personnelles, venant de moi-même avec ce manque de confiance constant en mes propres capacités. Dans son cas, ça semblait pourtant excédé tout cela. Allez bien au-delà d’un simple problème d’estime de soi. Je ne la connaissais certes pas, mais j’en savais suffisamment sur la vie pour décrypter des signaux de détresse dans la voix et dans les paroles d’une personne. Si je pouvais lui apporter seulement une once de réconfort avant que nos chemins ne nous séparent, alors j’aurais fait une bonne action. J’ai souvent entendu des histoires de personnes ayant été sauvées de la pire bêtise humaine par un simple sourire d’un employé de supérette. Je ne me croyais pas aussi importante, mais je voulais répandre ce petit feu de bonheur en moi que j’avais su créer grâce à ma candeur, cette fameuse arme pour mes parents devant les médias qui était devenue l’un de mes plus beaux atouts dans mon quotidien. Qui plus est, nul endroit n’était plus approprié pour répandre la chaleur d’un feu de joie intérieur qu’autour de feu de camp si utile à nous réchauffer et à nous rassembler en cette nuit froide.

Heureusement, même si je n’avais pu m’empêcher de mentionner ce « elle » mystérieux qu’elle avait mentionné, j’avais su retenir mes questions et mes impulsions. Je les avais contrôlées pour que mon aide puisse être plus pertinente. Pour que mon support puisse réellement lui changer les idées. Lui rappeler ses chimères ne servirait pas sa cause. Je n’en était pas moins curieuse, j’avais simplement établi des priorités mentales et il lui appartenait de m’en dire plus si elle le désirait. Ma bouche, pourtant si loquace, avait laissé place à des pieds tout en joie, à un entrain inexplicable, mais surtout à une oreille des plus attentives destinée à recevoir ses inquiétudes, ses chagrins ou quoiqu’elle eut voulu me confier. Elle était une inconnue, certes. J’en étais une aussi. J’accordais probablement ma confiance plus facilement que la majorité des gens, ce n’était sûrement pas son cas, mais j’avais l’avantage d’être une oreille discrète qu’elle ne reverrait probablement plus vu la grandeur de Lumiris, quoi je ne pouvais pas réellement m’exprimer là-dessus. Qui savait ce que nous réservait réellement le destin ? Pas moi en tout cas.







Dernière édition par Lyanora M. Caelum le Sam 20 Juil - 4:26, édité 2 fois
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Lys Aiden
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Jeu 18 Juil - 8:34

sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden

l'amour ne tient qu'à un fil
il donne, il prend et puis s'en va

Raconter le feu ardent qui avait animé son coeur et son esprit quand Éloïse la faisait tourner dans le doux silence de la nuit, veillées par la lune au-dessus d'elles, alors qu'elles veillaient les étoiles. C'est ce qu'elles étaient, des veilleuses d'étoiles, les gardiennes des astres nocturnes brillant dans le ciel, les gardiennes de ce ciel nocturne quand le soleil se perdait et n'apportait plus sa lumière et sa chaleur, remplacé par la froideur d'une boule si blanche et merveilleuse. Et elle avait été si près, si près d'une étoile éclatante, si brillante. Elle avait pris la main d'une Étoile, elle l'avait serré dans ses bras, l'avait tenu contre elle et l'avait amené courir dans les rues d'une ville éteinte et endormie. Elles avaient été les enfants de la Lune, les enfants de la Nuit, elles avaient été les gardiennes du secret de la remlaçante du Soleil, gardiennes fidèles, toujours à leur poste lorsque les étoiles commençaient à parcourir le ciel.

Mais elle aurait dû le voir venir, elle aurait dû s'en douter, elle aurait dû le lire dans les constellations qu'elles réinventaient. Elle aurait dû le comprendre, l'anticiper. Les plus brillantes étoiles sont celles qui sont déjà mortes, qui se sont déjà éteintes, laissant les âmes perdues se délecter de leur lueur encore un peu. Les plus brillantes étoiles sont celles qui n'existent déjà plus au moment où on les regarde, où on les dévisage, apprend à les connaître, à les aimer. Elle l'avait aimé, cette étoile, elle l'avait aimé de tout son coeur, de tout son âme, se laissant emporter par la passion aussi ardente que les flammes du feu qu'elle observait à présent. Elle l'avait aimé à en perdre la vie. Elle l'avait aimé à lui donner son coeur sur le plus beau plateau d'or. Elle l'aurait suivi à la poursuite de l'horizon, du chaudron d'or au bout de l'arc-en-ciel, à la découverte des pays les plus étranges, elle l'aurait suivi dans toutes les régions du monde, aurait découvert toutes les facettes de ce monde, elle l'aurait suivi jusqu'aux tréfonds de l'enfer et jusqu'aux plus beaux coins du paradis, partout où Éloïse aurait décidé de l'amener. Elle aurait tout fait pour elle, elle aurait été le pécheur, la coupable, elle aurait été celle prenant le blâme. Coupable d'aimer, coupable de l'aimer, elle aurait été celle à qui on jetait le blâme si elle lui avait demandé. Pour la garder auprès d'elle, ne jamais perdre cette main dans la sienne, ne jamais perdre ses bras autour d'elle qui la serraient, ne jamais perdre ce murmure au creux de son oreille lui disant des mots faisant battre son coeur, elle aurait pris les pires sentences, elle aurait pris la peine capitale. Elle aurait passé des nuits blanches à lui parler, elle aurait récidivé dans cette déchéance qu'elle avait goûté pour lui faire toucher le paradis, elle aurait écouté encore et encore sans arrêter la douleur qui tuait le coeur de son étoile pour ne pas la voir rejoindre le ciel. Et aujourd'hui, elle donnerait sa vie pour une minute en sa compagnie, une minute à entendre cette voix qui restait toujours dans son esprit, ce timbre de voix qui ne s'effaçait pas, une minute pour redécouvrir les formes de ce corps, les courbes et les détails de son visage, ses joues qui se creusaient et les lèvres asséchées d'un être affamé.

Elle avait encore le goût des nuits blanches passées en compagnie de cette voleuse d'âme sur ses lèvres, cette Étoile si importante sans qui elle ne fonctionnait plus. Et cet Eevee, cet adorable Pixel, ne faisait que lui rappeler cette perte si puissante dans son âme. Éloïse avait un Umbreon qui la suivait partout, qui était si adorable et affectueux, elle avait cet Umbreon si merveilleux. Lys ne savait pas ce que ce pokémon était devenu après la mort de cette personne qui aurait tant méritée une meilleure vie. Une personne qui lui manquait tellement. Son oxygène, le souffle qu'elle avait, les battements de son coeur, sa raison de vivre, la raison de son existence, sa sauveuse. Elle l'avait perdu. Alors à quoi bon ? À quoi bon continuer ? Elle devait s'accrocher. S'accrocher pour Pixel. Elle devait s'accrocher pour Ellende et Lilith. Elles venaient de se retrouver, elles venaient de se rencontrer pour la première fois, dépassant les barrières du virtuel, franchissant cette barrière pour pouvoir enfin se parler face à face, pour enfin entendre leur voix respective sans filtre. Oui. Elle devait s'accrocher.

Éloïse la pourchassait partout où elle allait, à tout moment de la journée, elle la hantait. Elle ne pouvait se défaire des souvenirs, ne pouvait les chasser, ne pouvait fuir, incapable de ne pas y céder, trop souvent envahie, presque coupée du monde. Et son regard qui hurlait des larmes silencieuses, des larmes muettes qui ne voulaient pas couler, qui n'avaient plus coulé depuis tellement longtemps. Depuis qu'elle avait appris la nouvelle, depuis qu'elle avait su qu'elle était l'Ange d'une Étoile vivant dans le ciel. Des larmes qui coulaient silencieusement, muettes, à l'intérieur, laissant un regard humide hurlant une détresse profonde. Larmes agissant comme des lames sur ce corps torturé. Elle avait touché le fond, perdu sa foi, lorsque cette âme s'était envolée, réduite en cruelles cendres. Et la voix de Lyanora qui avait chassé le silence devenu lourd sur ses épaules, donnant un frisson à Lys qui posa sa main sur Pixel pour ressentir la douce chaleur de ce corps réconfortant et apaisant. Ce Pixel qui avait tellement aidé cette étudiante, qui avait permis à cette femme de sortir à la lumière, à mettre un pas devant l'autre, cet Eevee qui avait tellement été un point important de cette vie.

Et si vraiment rien n'arrivait pour rien, Lys ne parvenait pas à saisir ce qu'elle aurait dû comprendre de la mort de cette étoile, de cette personne qu'elle avait tant aimé, pour qui elle aurait tout donné jusqu'à même sa vie si cela avait été nécessaire. Elle n'arrivait pas à comprendre en quoi ça l'aiderait, en quoi ça lui permettrait d'avancer que de lui envahir en pleine gueule ce manque creusant un vide encore plus puissant que celui qu'apportait ses troubles de base. Elle n'arrivait pas du tout à comprendre en quoi ça l'aiderait de souffrir ainsi, de perdre la seule personne en qui elle avait à ce point tenu, la seule personne qu'elle avait à ce point aimé. Et cette passion qui ne cessait d'animer son coeur quand il s'agissait de son étoile, des souvenirs qu'elles avaient partagé, des souvenirs qui ne cessaient de rester dans l'esprit de la jeune femme aux cheveux bleus. Doux souvenirs. Cruels souvenirs. Et pourtant des souvenirs qu'elle n'abandonnerait aucunement. Qui étaient bien trop précieux pour être délaissés. Bien trop précieux oui. Elle avait laissé son regard se poser sur son Eevee au lieu de regarder cette nouvelle rencontre. Le sujet se montrait bien trop sensible, bien trop profond, et pourtant, elle aurait pu parler pendant des heures de cet être si merveilleux qui avait croisé sa vie avant de brutalement la quitter.

Un léger sourire presque impossible à percevoir avait été peint sur ses lèvres face au rire nerveux de la jeune femme. Lys la trouvait quelque peu adorable et se sentait presque proche de cette inconnue, à toujours s'excuser, à toujours agir comme si l'autre personne allait lui reprocher les pires crimes du monde. À toujours agir comme si elle se ferait reprocher le monde. « C'est possible.. mais dans ce cas, je dirais une motivatrice douée, en enlevant le peu. C'est beaucoup plus véridique. » Parce que Lyanora avait sans aucun doute bien trop raison pour ce que voulait bien admettre Lys. Elle ne voulait pas lâcher prise, elle ne voulait pas laisser cette douleur, elle voulait la garder contre son coeur, la choyer, la bercer, parce que laisser aller cette douleur était abandonner Éloïse, la laisser aller, la laisser s'envoler pour de bon dans les étoiles. Et Lys tenait beaucoup trop à son amour passé. Elle tenait beaucoup trop à son étoile. Elle ne pouvait faire une croix sur les moments passés. Elle ne pouvait. Le sourire fut chassé par le reste de l'histoire de son interlocutrice et elle se concentra quelques instants sur Pixel, le caressant, essayant de trouver quelque chose à lui répondre qui aurait de la valeur et du sens. Mais elle ne trouvait pas. « C'est.. j'ai pas les mots. Comment peut-on utiliser son enfant pour son travail ? Ça m'échappe. C'est comme te voler ton enfance tout en te faisant croire que tu la vis, c'est une forme de mensonge éhontée.. » Elle respira profondément pour ne pas s'emporter. Elle qui n'avait pas pu vivre son enfance aimerait que tout le monde puisse grandir dans le meilleur des mondes, sans mensonges, sans écrans de fumée, sans rien pour entacher ce moment magique de leur existence.

Elle fut surprise lorsque Lyanora lui prit les mains et instinctivement, elle les serra. Avec elle, c'était soit l'un ou l'autre, soit elle serrait les mains ou les repoussait. Ce soir, son humeur mélancolique l'avait poussé à serrer les mains qui s'étaient invitées dans sa bulle. Pixel sauta rapidement sur le sol et s'approcha avec méfiance des autres pokémons avant de faire demi-tour et sauta sur le siège désormais vide qu'occupait Lys quelques secondes auparavant. Elle était maintenant debout, à regarder Lyanora, totalement incertaine. « C'est que.. je sais pas danser ? » Elle était restée figée, immobile, à se demander ce qu'elle devait bien faire. Parce que Lys n'avait jamais appris à danser, passant ses moments dans la plus grande des solitudes, à marcher dans les rues ou rester dans sa chambre, sans jamais se mêler aux festivités qui pouvaient avoir lieu. Un souffle. Un murmure. Un murmure que seule sa compagne de soirée pouvait entendre. Souffle emporté par le vent. « J'aurais aimé qu'elle puisse vivre l'instant présent.. »

Elle dévia son regard autour d'elles, laissant la musique l'envahir et elle se balança légèrement, comme elle avait l'habitude de le faire lorsqu'elle s'enfonçait dans sa bulle. Elle a décidé que ce monde ne valait pas la peine d'être découvert jusqu'au bout. Elle a décidé que les étoiles avaient besoin d'elle, qu'il fallait qu'elle brille à leurs côtés. » D'abandonner Lys sur cette terre, dans l'océan de ses démons, de la noyer même dans cet océan en lui retirant sa bouée de sauvetage qui lui permettait de garder la tête sous l'eau. « Ton optimiste, si on peut appeler ça ainsi, fait du bien à voir. J'ai l'impression de retrouver ma meilleure amie. » Meilleure amie que Lys ne voyait plus maintenant qu'elle avait tout laissé tomber dans sa région d'origine pour venir ici, à Lumiris, pour entreprendre un nouveau départ. « Lumiris est mon nouveau départ. J'essaie d'être un petit phénix. » Elle avait toujours trouvé cette légende merveilleuse, avait toujours souhaité être aussi forte que les phénix renaissant de leurs cendres, devenant par la même occasion éternels. « Es-tu née à Lumiris toi ? Si non, qu'est-ce qui motive ta présence ici ? » Curiosité. Envie de connaître cette personne qui cherchait cette nuit à l'aider, illuminer la nuit éternelle tombée depuis trop longtemps dans son esprit.


l'histoire, l'histoire ne dit pas
comment on se dessine, comment on s'efface, comment on se ranime, comment on se noie
comment on se respire, comment on se tacle, comment on se déchire, comment on se répare
comment on se construit, comment on s'échappe

Si tu veux te mettre dans l'ambiance de mon rp, mets la version extended de A window to the past (soundtrack d'Harry Potter) !


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Lyanora M. Caelum
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Dim 21 Juil - 4:30


Sing me to sleep



Feat. Lys Aiden




Mon sang s’était glacé. Je peinais à croire ce que j’avais entendu. Pourtant, je gardais tout cela en-dedans. Je ne voulais pas qu’elle remarque à quel point j’avais été affectée par la confidence qu’elle venait de me faire. « J’aurais aimé qu’elle puisse vivre l’instant présent. » C’était donc un suicide. Jamais dans ma courte vie je n’avais eu conscience de l’une de ces personnes laissées en plan par un être aimé qui s’était enlevé la vie. Jamais dans ma courte vie que je n’avais ne serait-ce que connu de nom une personne s’étant suicidé. Si je savais que ça existait, j’avais tendance à croire que nul individu en ce monde n’osait jamais se rendre au bout. Trop apeurés par ce qu’il peut y avoir après. Après tout, il est du propre de l’humain de craindre l’inconnu et de l’éviter. Je l’avais compris avec le temps et j’imagine qu’avec mes lunettes roses, j’avais associé cette crainte au suicide en le classifiant comme un mythe. C’est dans des moments comme celui-ci que je me considérais terriblement chanceuse. Chanceuse d’avoir pu éviter toutes ces atrocités au cours de ma vie. D’en avoir été épargnée. D’avoir été ainsi « enfermée » dans une cage de satin beaucoup trop confortable où je ne pouvais pas me blesser. Mes parents avaient tellement épuré notre milieu de vie à ma sœur et moi que j’avais du mal à concevoir qu’il existe en cette terre quelque atrocité qui soit. J’avais du mal à me dire que le mal était omniprésent. Je ne l’avais jamais vu. Jamais affronté. Jamais senti. J’observais la jeune fille avec attention. Comme si j’avais été médusée par ses propos. Pourtant je me mouvais. Je continuais de danser avec elle. Mes mains contre les siennes. Je feignais que je n’avais pas été affectée par ses propos. Je feignais l’insensibilité alors qu’en mon être tout brûlait. Tout me faisait mal, si bien que j’aurais facilement pu qualifier ce moment comme l’un des moments de ma vie où j’eus le plus été en mal-être.  Pourtant, mes jambes allaient. Mes bras se secouaient. Mon visage souriait. C’est comme si je m’étais retrouvée avec l’étrange mandat de rendre cette femme heureuse pour un soir, bien qu’elle eut été une étrangère. Simplement la faire sourire. C’était tout ce qu’il fallait.

En posant mes fesses sur cette bûche, je m’étais investie à faire sourire cette dame à mes côtés. J’aurais pu déplacer le morceau de bois. J’aurais pu simplement en choisir une autre, mais non. Mon choix final eut été de prendre place à ses côtés et dans toute ma bonté, je me sentais maintenant responsable de son bonheur. C’est une responsabilité que je trouvais certes bien grande pour ma si petite personne, mais pour une fois, j’avais l’impression de devoir me montrer forte. Si forte que même sœur aurait du mal à croire que c’était bien moi. Enfin, j’imagine, j’avais eu une certaine importance dans son deuil à l’époque. Je regardai Lys droit dans les yeux. Je sentais, suspendue au haut de ma tête, une épée de Damoclès se balancer, comme si j’eus couru un grave danger. Je me sentais marcher sur des œufs, presque déséquilibrée, je cherchais la phrase parfaite pour tourner la page. Le sujet du suicide me rendait assez peu à l’aise et je souhaitais par-dessus tout qu’elle se sente bien là, tout de suite. Je n’avais pas les outils pour discuter de suicide ou de la volonté d’êtres trépas. J’avais seulement les outils pour parler de la vie, de son long fleuve sinueux qui, malgré les embûches, finit toujours par retrouver son chemin jusqu’à l’océan. « Ce n’est pas grave, je ne sais pas danser non plus. » Échappai-je pour détendre l’atmosphère en réponse à sa réticence à se laisser aller à la danse. C’est comme si j’avais ignoré sa confidence. Non. Je le jure Lys. Je n’aurais simplement pas su quoi vous dire. Je n’aurais pas su comment réagir. Je sens que ce sujet est encore sensible, qu’il faut l’éviter au mieux de notre capacité pour vous aider à oublier. J’aurais aimé vous en parler, mais je ne me sentais pas apte à vous en parler. Mon monde de confiserie ne concevait pas encore l’existence de cette triste fin à peine quelques minutes auparavant.

Bougeant toujours au rythme de la musique, je réfléchissais à ce que la jeune femme me disait. Surtout sur mes parents. Souvent, quand je parlais d’eux, les gens s’y méprenaient. Comme si une trace d’amertume maligne teintait mes lèvres dès que je prononçais quelques mots qui soient les concernant. J’avais pourtant beaucoup d’affection pour eux. Pour ce qu’ils m’avaient appris. Bonnes manières, art et connaissances générales. Je ne les avais jamais vraiment dépréciés et m’étais même lancé dans cette carrière de dresseuse Pokémon avec leur visage en tête, dans l’objectif de leur faire honneur. Faire honneur à notre nom. Je revenais rarement sur une discussion passée, mais j’osai tout de même, cassant un peu le rythme de mes hanches et mon amusement. « Vous savez, concernant mes parents... ils sont bien moins pires que vous semblez l’entendre. Ils m’ont ouvert les yeux sur une multitude de choses que recèlent ce monde et qui m’ont aujourd’hui mené où je suis, je les aime énormément. Ils sont juste un peu froids et égoïstes, mais je ne leur en voudrai pas pour si peu. Les fans aiment ce qu’ils projettent. Moi j’ai vu les deux côtés et nécessairement, quand on est les enfants de célébrités… on devient des outils de travail et des visages publiques. » Je soupirai. « C’est d’ailleurs une chose que j’aime beaucoup ici… à Lumiris, on ne connait pas. Je ne suis plus la fille des Caelum, je suis Lyanora. Tout simplement. » Je souris. Comme si mon corps avait fini cette lute interne contre le chagrin de la révélation sur le suicide de cette amie qui était si chère aux yeux de Lys. Du moins, il l’aurait gagné si Lys n’avait pas ajouté de détails. Ces métaphores. Ce qu’elle disait. Comment elle le disait. Le lyrisme dont elle faisait preuve, c’était si beau, si pur, si poétique. Mon regard s’était assombri. Mon menton, que je m’efforçais de garder bien haut, était maintenant rivé vers le sol, comme si j’eus perdu toute cette pédance que j’avais du mal à me créer. Si je continuais de danser, j’avais maintenant du mal à suivre le pas de la chanson qui tranquillement s’atténuait. Le guitariste l’avait presque finie. La dame en arrivait aux derniers vers. Je ne pouvais que croiser les doigts pour que la chanson qui suivrait soit encore plus belle, plus cadencée… plus énergique pour que ma tête cesse de se torturer avec ces images d’amour perdu.

J’ai toujours cru au prince charmant. J’ai toujours cru en l’amour, même le plus improbable. J’ai toujours cru qu’un jour je croiserais un homme et que je saurais que cet homme était celui qu’il me fallait pour m’accompagner à travers les jours, les lumineux comme les plus obscurs. Tout cela s’était toujours faire nonobstant les états psychologiques de celui-ci. Et si cet homme que j’aimerais et chérirais était dépressif ? Et s’il était de ces hommes peu vertueux qui me feraient du mal ? Et s’il me traînait dans le vice au point où je ne voudrais plus appartenir à cette terre. Je n’avais jamais osé imaginer l’existence d’une manière aussi tragique, préférant l’imaginer comme les contes de fée la décrive. Les gentils ont toujours le dernier mot, était-ce ça aussi une fausseté ? Après tout, l’humain avait cette particularité, assez étonnante, de toujours se percevoir comme la personne faisant le bien. Avoir la conviction d’être fondamentalement était à la fois beau, voire magique, mais rien n’était plus faux que cela, au fond. Pour un tiers, nous étions toujours le méchant, celui qui lui barre la route et l’empêche d’atteindre son objectif. Sauf les champions d’arène. Eux qui se destinaient à une vie où leur travail était de trier le bon grain du mauvais grain pour aider les moins bons à progresser. C’est pourquoi j’avais toujours eu de l’admiration pour eux, secrètement.

Cet instant où je regardais le sol, j’eus l’impression qu’il dura une éternité. Jamais je n’osais me laisser abattre par quelques sentiments négatifs qui soient. J’imaginai néanmoins que Lys le sentit. Qu’elle sentit que j’étais affectée par ses confidences macabres, car l’instant suivant elle me complimentait. Je sortis de ma torpeur, captée par ses belles paroles. Je n’avais aucune idée de qui était cette meilleure amie. Je n’avais aucune idée de sa beauté ou de sa bonté, mais je me sentis flattée. Flattée d’être comparée à une inconnue. Sa meilleure amie. Ce ne devait pas être rien. Ces meilleurs amis, ces gens desquels on se sent si proches que l’on pourrait leur confier notre vie. Voilà qu’elle tissait un lien entre la sienne et moi, c’était fort flatteur à mon sens. Symbole que je lui inspirais à la fois confiance et plaisir. Le sourire qui s’était évaporé refit surface. Mes yeux redevinrent étincelants et passionnés. Si bien, que je tournoyai sur moi-même, mes mains toujours prises entre les siennes. Je riais. Je riais de bon cœur. Comme si ce petit moment morose n’avait jamais existé. Comme si je n’avais jamais eu la larme à l’œil. Comme si ma gorge n’avait jamais été obstruée par ce chagrin passager, par cette chimère morbide qu’était le sujet du suicide. Le froid glacial était devenu une chaleur réconfortante. Rappelant la chaleur que projetait ce petit feu sur le bord duquel on se trouvait. « M… mer… merci… » cafouillai-je un peu gênée. Je n’avais pas l’habitude d’accepter les compliments aussi rapidement ni même de les accepter avec si peu de prestance. Pourtant, j’étais là, dansant avec une parfaite étrangère, laissant ma prose s’envoler pour échapper un vulgaire merci pour un compliment duquel je ne pouvais imaginer l’ampleur, n’ayant pas le référant pour l’assimiler comme il se doit.  Je ne voyais pas mon visage, mais j’imagine que le rouge commençait à le teinter. J’étais bouche bée. Éprise d’un élan de réconfort. Était-ce ce que l’on ressentait quand on trouvait une source de réconfort suffisamment grande pour nous faire sentir bien en un instant ? Comment pouvait-on remercier une personne qui nous aidait à sortir de la mélancolie ainsi ?

Mon questionnement s’arrêta. J’avais toujours été une oreille attentive et ce n’était pas aujourd’hui que les choses changeraient. Elle avait ouvert la bouche à nouveau. Elle essayait donc. Elle tentait de devenir ce petit phoenix pour lequel elle avait tant d’admiration. Lumiris était cet endroit qui permettrait sa rédemption. C’était comme ça qu’elle voyait. C’était plutôt admirable. Il était facile de dire que l’on voulait aller mieux, plus difficile de réellement l’appliquer. Je souris à nouveau, réconfortée par cette affirmation. J’aurais eu du mal à imaginer qu’une connaissance en veuille à sa vie, au point d’errer çà et là ici-bas sans réelle conviction, sans objectif précis pour se maintenir. Devenir un fantôme sans but ni loi. Ce genre d’existence devait être si triste, si abjecte, je ne pouvais concevoir qu’il existait des gens en ce monde qui choisissait de vivre ainsi. La chanson se termina. Le guitariste rit en nous voyant de l’autre côté du feu. Il semblait enchanté que l’on s’amuse grâce à lui. C’est ce que son rire communiquait tout du moins. Le rythme devint plus lent. Il lançait les notes d’un slow que je connaissais bien. J’avais vu mes parents faire une chorégraphie sur cette musique il y avait fort longtemps. Le rouge me monta aux joues. C’était une étrangère, je ne pouvais pas ainsi me laisser aller à une danse dite romantique alors que je ne la voyais pas comme plus qu’une amie, même dans un avenir lointain. Mon hétérosexualité empêchant quelconque débouché plus poétique. Pourtant, mon corps agit à ma place. Je lâchai l’une de ses mains et la posai sur sa taille. Je m’approchai d’elle, nos poitrines étaient maintenant en contact l’une et l’autre. J’étais certes gênée, mais je laissais la musique prendre contrôle de moi. Pourtant, je regardais ailleurs. Ni ses yeux ni ses corps. Je regardais l’horizon. Là-bas, je voyais un autre feu scintiller. Je pris un grand respire et m’efforçai de répondre d’un ton des plus normal à sa question, feignant que je ne ressentais aucun malaise. « Non, je ne viens pas d’ici. En fait, je suis née en Kanto. Je suis venue ici d’abord pour retrouver ma sœur qui a quitté la maison il y a un moment déjà et je veux établir ma propre réputation, sans dépendre de celle de mes parents.  Lumiris, plus isolée, me semblait idéale pour ça. » J’échappai un petit rire timide.

Je pouvais entendre ma Chlorobule grogner de jalousie un peu plus loin. Il faut dire que depuis que je la connaissais, elle avait toujours agi comme si j’avais été sa possession. Un jouet qui lui appartenait à elle et à nul autre individu. La pauvre. Son appropriation de ma personne m’amusait, mais avouons-le, elle n’était pas assez forte pour défendre ce qu’elle identifiait comme étant son territoire, du moins, pas encore. Bougeant les pieds pour tenir cette valse avec ma partenaire, je faisais grouiller mes méninges. Activement, espérant trouver de quoi porter l’attention de ma nouvelle amie ailleurs que sur cette danse intime réservée au couple. Pourquoi l’exécutais-je ? Je l’ignorais, c’était comme si un spectre avait pris le dessus sur moi et que je me retrouvais à exécuter chaque courbette qu’il me demandait. Je secouai la tête et reculai un peu, lâchant les mains de mon interlocutrice « Désolée… c’était un peu inapproprié de ma part. Je vous connais à peine. La musique m’inspirait, vraiment navrée. » Je ma rassieds sur ma bûche, mal à l’aise. J’imaginais déjà le pire châtiment pour mon indécence. Je cachai mon visage dans mes paumes, éhontée. Voilà donc là où j’en étais. À me morfondre pour m’être laissée aller. Quelle sotte je faisais. Pourquoi avais-je osé tant de contact charnel avec une femme qui quelques minutes auparavant n’était qu’une étrangère. Je pouvais encore compter sur mes doigts le nombre de sourires que je lui avais fait, c’était plus qu’insuffisant. Mon malaise grandissait. Je sentais ma Wattouat s’approcher de moi, réchauffant de sa laine mes mollets. Mignonne comme elle était, elle voulait me réconforter. L’avais-je réveillée ? J’espérais que non. Elle était encore si jeune, elle avait besoin de sommeil. Je m’excusai par télépathie comme si elle eut pu m’entendre. La chaleur de ce Pokémon était si agréable.

Les mains toujours ouvertes vers le ciel, je relevai la tête et pivotai vers Lys « Pardonnez-moi. J’ai coupé notre plaisir un peu sec. Puis-je vous demander aussi à tour ce qui vous a amené à Lumiris. J’imagine bien que ce ne sont pas les étoiles ou l’amo… » Je coupai ma phrase au milieu. Je m’en voulais. Quel dégoût je m’inspirais. Elle m’avait déjà dit que son amoureuse s’était suicidée et voilà que je ramenais ça sur la planche. Je cherchais. Mon cerveau cherchait comment me sortir de ce mauvais pas. « Ma sœur vit pas très loin d’ici. À Kishika en fait, mais comme je viens d’arriver ici, j’en profite pour découvrir un peu la région. Elle et moi avons été très proches l’une de l’autre à une époque et je veux lui faire une surprise. Elle ne sait pas encore que je suis arrivée ici. » C’était comme si ma précédente phrase n’avait jamais été dite. J’en faisais l’abstraction la plus totale. Espérant que ma voisine de feu de camp n’aurait pas remarqué ce que j’allais dire. J’avais tellement étouffé le mot « amour » qu’il y avait des chances. Je posai l’une de mes mains sur mes cuisses et commençai à me pincer, à me faire souffrir. Frustrée d’avoir ainsi merdé devant une étrangère… plus d’une fois. Vraiment désolée Lys. J’essaie d’être douée, mais visiblement, être sociable ne fait pas partie de mes plus grandes forces.







Dernière édition par Lyanora M. Caelum le Jeu 1 Aoû - 4:15, édité 1 fois
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Lys Aiden
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Mar 30 Juil - 2:33

sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden


Elle n'était pas parfaite, son étoile. Elle n'avait jamais été parfaite, elle avait été à l'image d'un ouragan, et Lys s'était bien trop souvent retrouvé sous l'oeil de celui-ci, entre accalmie et destruction, quand les hurlements emplissaient l'espace et que les larmes ruisselaient sur les joues des deux femmes. Mais Lys l'aurait suivi partout, oui, jusqu'au plus profond de l'enfer, elle aurait brûlé sous terre pour elle, n'aurait jamais lâché sa main, aurait commis tous les péchés possibles. Si tel avait été son désir. Jamais Lys ne l'aurait abandonné, s'était accrochée avec le désespoir d'un naufragé à cette main qui cherchait à glisser, avait tout abandonné autour d'elle pour essayer de la sauver, de les sauver. Envoûtée. Elle aurait tout fait pour cette fille, pour cette étoile qui brillait dans la nuit qui avait envahi la vie de Lys, elle aurait tout fait pour la faire sourire, pour la faire vivre, pour insuffler l'air dans ses poumons et le sang dans ses veines.

Toutes les deux, elles se blessaient mutuellement. Lorsqu'elles s'approchaient, lorsqu'elles se touchaient, elles se brûlaient, mais elles s'apaisaient. Elles étaient le poison et l'antidote. Elles étaient l'un et son contraire, la glace et le feu. Mais elles s'aimaient. Et n'était-ce donc pas là le plus important ? L'amour le plus passionné, l'amour le plus intense et le plus fou. Elles s'aimaient et Lys n'avait jamais cessé de le faire. Aujourd'hui encore, une partie de son coeur, pour ne pas dire la totalité, était entièrement réservée à cette femme qui avait révolutionné son monde. Eloise lui avait tout donné, elle lui avait offert le monde au creux de ses mains, avant de tout lui retirer sans prévenir et ne laisser rien de plus que le plus sombre des abîmes. Le plus profond des abysses. Et Lys devait se battre pour marcher dans la lumière tous les jours, pour continuer de mettre un pas devant l'autre, pour ne pas tomber. Mais que faire si elle était déjà à terre ? Elle devait se battre pour ramper. Ne jamais arrêter. Ramper sans cesse. Se battre pour ouvrir les yeux au matin, se battre pour respirer encore sans jamais cesser. Se battre chaque seconde qui passait. Elle se battait. Pour Ellende et Lilith. Pour Pixel. Elle se battait. Elle devait s'accrocher à ce qui lui restait. Chasser les démons de son esprit, ignorer les voix, ignorer la mort. Ignorer la peur de la vie qui s'était imposée dans son coeur depuis un si long moment déjà.

Elle se souvenait. Elle se souvenait des moments où la vie était bien trop lointaine et la mort bien trop proche, des moments où ses mains avaient tenté de couper d'eux-mêmes le fil qui retenait son coeur, donnait le souffle à ses poumons. Elle se souvenait encore plus de ce sentiment cuisant d'échec lorsque ses yeux s'étaient ouverts et qu'elle avait automatiquement attrapé son téléphone pour regarder si Ellende lui avait écrit. Toutes deux réveillées, lancées encore une fois dans ce monde qu'elles détestaient, qu'elles ne supportaient plus. Et les voilà aujourd'hui, encore à poser un pas devant l'autre, et maintenant, elles se voyaient en face à face, elles pouvaient se parler sans filtre pour déformer la voix. Aujourd'hui, Lys habitait avec Ellende et Lilith. Aujourd'hui, les choses avaient changé. Mais on en revenait toujours à la même finalité : elle était en vie et tout au fond d'elle, elle en avait jamais eu envie. Alors elle devait se battre contre la partie la plus forte de sa propre personne pour ne pas décevoir ceux autour d'elle. Ne pas leur faire du mal encore plus qu'elle ne l'avait déjà fait.

Ouvrir les yeux. Se lever. Aller travailler. Penser à manger. Penser à respirer. Penser à exister. Elle devait le faire, encore et encore. Et cette fois-ci, se conformer à cette routine l'avait mené dans ce petit village, auprès de Lyanora. Auprès de cette étrangère qui était, l'espace d'une soirée, une raison de sourire, une raison de respirer. Une raison de se poser et de chasser les ombres qui se sont emparés de son esprit. Là, dans ce petit camp nomade hors du temps, hors du monde, une main à attraper l'espace d'une soirée pour chasser l'océan trouble de sa vie. Et Lys l'avait saisi pour ne pas se retrouver de nouveau dans la plus grande des solitudes, solitude mortelle qui l'accompagnait à chaque jour de sa misérable existence. Elle l'avait attrapé en sachant que plus tard, elle allait devoir la laisser glisser hors de sa main, et qu'elles allaient repartir chacune de leur côté comme si jamais rien ne s'était produit cette nuit-là, et sans doute que Lyanora allait oublier. Oublier cette âme égarée à laquelle elle était venue en aide à cet instant, oublier les ténèbres qui l'entouraient, oublier ce regard épuisé qui demandait qu'un repos, qu'un sursis. Oublier cette femme si peu marquante.

Et elle se laissait aller au rythme de la musique, bougeant en l'écoutant, en se laissant bercer, alors même que jamais elle n'avait eu le moindre talent pour la danse, pas plus que pour beaucoup d'autres choses, peut-être même pour rien si on l'écoutait parler. Si on la laissait parler d'elle ne serait-ce que quelques secondes, elle se dépeindrait comme le plus décevant des monstres, la moins talentueuse des personnes, celle qu'il fallait à tout prix éviter pour être heureux, pour vivre tout simplement. Celle que l'on devait tenir éloigné. Oui, elle se trouverait tous les défauts du monde, sans effleurer un seul instant la palette des qualités. Parce que pour elle, elle n'en détenait aucune. Elle était la tâche sur la belle peinture, cette tâche noire qui gâche le paysage. Ici, alors que la musique continuait de se prononcer dans cette douce et belle nuit, Lys écoutait ce que son interlocutrice avait à dire à propos de ses parents et elle haussa légèrement les épaules. Elle ne pouvait que déplore que les personnes ne soient pas capables de se concentrer sur les autres, sur leurs enfants, incapables de voir que ce sont des êtres ayant besoin d'exister sous leur propre personne et non selon le désir des parents leur ayant permis de voir le monde. Elle avait connu ça, avec sa mère, cette prison de verre dans laquelle elle avait été mise sans pour autant être, contrairement à Lyanora, exposée au monde entier. Plutôt soumise aux humeurs de sa mère qui n'était pas capable de reconnaître l'absence d'expression qu'elle lui imposait, incapable de laisser Lys ressentir les émotions qui pouvaient tordre avec violence sons coeur et assombrir son regard. Parce que Lys avait toujours été hypersensible et un reproche devenait un océan de regrets. « Je n'approuve toujours pas les actions de tes parents. Je me doute que tu les aimes. Les aimer n'empêche pas de réaliser qu'ils ont parfois été trop loin. Mais tu as raison, c'est sûrement le lot des enfants des célébrités. Après tout, je ne connais pas ça.. alors qu'est-ce que je peux bien en savoir ? Phrase aussitôt accompagnée par un commentaire acerbe de cette voix qui ne la quittait plus, lui demandant alors pourquoi elle parlait si elle n'en savait rien. Pourquoi elle parlait tout court alors qu'elle n'avait rien d'intéressant à délivrer. Mais elle devait admettre que ce devait être libérateur de n'être que sa propre personne sans rien d'autre, ne plus être cette figure publique. « Lumiris est un beau coin pour se retrouver et n'être rien de plus que sa propre personne. » N'était-ce donc pas pour ça qu'elle-même était présente en ces lieux ?

Même s'il fallait admettre que ce n'était pas trop réussi, parce que les démons étaient trop présents, trop forts et l'étouffaient toujours autant. Et il avait fallu qu'elle se laisse porter par ces ténèbres, qu'elle les impose dans le coeur de cette étrangère. Elle aurait voulu retourner en arrière, ne rien dire de plus, parce que ce menton était désormais vers le bas et il était évident qu'elle avait touché quelque chose en Lyanora. Elle aurait voulu s'excuser et retirer les paroles prononcées, mais on ne peut pas le faire. Ce n'est pas une action possible. Elle ne pouvait pas retirer les mots, elle ne pouvait qu'encaisser la culpabilité qui venait ajouter un gout amer dans sa gorge, et lui donner envie de s'enfoncer sous la terre. Son oreille capta un léger bruit de la part de son Eevee bien inquiet pour sa maîtresse qui semblait être vers une pente descendante, mais elle ne bougea pas. Elle se contentait de regarder Lyanora, espérer que celle-ci ne se laisse pas trop abattre. Mais la nuit fut rapidement éclipsée par un soleil si éclatant qu'il aveugla quelques instants Lys avant qu'elle ne se laisse entraîner par l'énergie retrouvée de cette nouvelle rencontre. Et ce rire qui venait résonner dans les oreilles de la Nova. Qui prenait toute la place et la fit sourire. Rire communicatif qui lui donnait également envie de se laisser aller à une ivresse passagère. Mais Lys avait perdu depuis longtemps la force de véritablement rire et elle se contenta d'esquisser un merveilleux sourire en réponse au merci peu assuré de Lyanora.

Et lorsque la musique remplaça le rythme entraînant par une mélodie bien plus douce, Lys se laissa mené par les faits et gestes de l'autre jeune femme qui débuta un slow. Sans arrières-pensées. Et rares furent les moments où Lys se laissa faire ainsi, se laisser guider sans tressaillir face à un contact physique imprévu. L'ambiance magique de ce petit camp justifiait peut-être l'abolition de quelques barrières qui seront aussitôt sortie reconstruites. Dans d'autres temps, elle se serait écartée, elle aurait rejeté l'autre, elle se serait mise à trembler, plongée dans un passé qui ne s'en allait jamais. Un passé qui restait toujours là, prêt à l'engloutir dès le premier signe de dérive, près à l'attraper dès le moindre faux pas de la part des autres. Mais jamais elle n'avait eu l'idée de le reprocher au monde autour d'elle. C'était elle qui était brisée, c'était elle le jouet à retourner à l'usine parce que défectueux, pas les autres. Quoi qu'il en soit, là, maintenant, rien n'était partie en vrille. Son coeur était apaisé autant qu'il pouvait l'être et elle se laissait guider tout en écoutant les paroles de Lyanora qui envahissait l'espace, paroles qui avaient toute l'attention de Lys. « Je confirme, c'est l'endroit parfait. As-tu pu retrouver la trace de ta soeur ? » Elle comprenait les motivations de cette jeune femme et elle espérait de tout coeur qu'un jour, elle retrouve sa soeur si ce n'est pas déjà fait. Elle l'espérait vraiment.

Au moment où Lyanora s'écarta et lâcha les mains de Lys, une faiblesse prit son corps tout entier et elle eut le sentiment brusque de tomber, mais put rapidement reprendre pied et secouer la tête en ignorant ce léger moment où les étourdissements étaient venus tenter de l'entraîner vers le sol. Un sourire léger étira de nouveau les lèvres asséchées de la jeune femme qui se retrouvait bien trop souvent engloutie sous un tsunami ravageant le bonheur qu'elle aurait pu avoir dans sa vie. Longuement, Lys demeura debout, en proie aux vertiges qu'elle ignorait décemment, se demandant comment réagir, sans un seul mot franchissant ses lèvres. Elle ne savait pas trop comment remonter le moral des autres, comment les aider à ne pas se sentir mal, ce n'était pas son fort et elle s'en voulait que trop fréquemment pour ce manque. Et pourtant, elle ne manquait pas d'empathie, bien au contraire, elle n'avait pas les outils pour aider les autres, c'était bien différent au final. Elle fit quelques pas en sa direction, mais se figea lorsque son interlocutrice la regarda de nouveau.

Lys gardait toujours ce doux sourire accroché à ses lèvres, sourire qui se voulait rassurant, qui se voulait chaleureux. Sourire qui essayait de lui dire "tout va bien, ne t'en fais pas" sans mensonge cette fois-ci. Et son regard se posa sur les mains de Lyanora. Sans modifier ce sourire, Lys s'approcha doucement, sans rien presser. Pas à pas.  « Ne t'en fais pas, personne n'a jamais dit qu'on ne pouvait pas danser cette danse par simple désir de suivre la musique. C'est agréable de se laisser aller. » Lorsque proche, ce qui ne prit pas de temps puisqu'elles ne s'étaient pas réellement éloignées de leur siège, elle s'accroupit de sorte à être à la hauteur de Lyanora, même peut-être une ou deux tête plus basses. « Je suis sûre que ta soeur sera ravie de te voir arrivée. Tu dois lui manquer énormément, après tout. Surtout si vous avez été proches auparavant. Pour ma part, j'avais besoin de quitter le nid familial qui ne m'aidait aucunement et j'ai emménagé chez deux amies qui possèdent une maison à deux étages. J'occupe l'étage du haut et je peux suivre des études en soins aux pokémons tout en travaillant dans mes temps libres dans un centre pokémon à Sunyra. Un nouveau départ. »  Une des mains de Lys se posa sur celle de Lyanora qui était présentement en train de se pincer. Oh qu'elle connaissait ce réflexe si cruel de se punir pour la moindre faute effectuée auprès des autres. Ou pour n'importe quelle autre raison. Mais elle ne permettrait pas à cette nouvelle connaissance de le faire devant elle, elle ne saurait pas se le pardonner. « Je viens d'Unys pour ma part. Je suis ravie du coin qu'est Lumiris. Beaucoup plus agréable à mes yeux. Plus convivial. » Pixel sauta sur le sol pour la rejoindre et se frotter contre elle. De sa main libre, Lys flatta son adorable pokémon tout en regardant dans les yeux Lyanora. « Et oui, quelque part j'espère retrouver l'amour ici. On m'a toujours dit qu'on ne pouvait pas indéfiniment se raccrocher au passé et j'essaie d'avancer. Alors n'aie pas peur d'aborder des sujets. Trois ans se sont écoulés. Je ne peux pas laisser cette perte dicter mon avenir et mes relations. Et on a tous besoin de quelqu'un pour nous tenir la main dans les moments les plus sombres, n'est-ce pas ? »
Lys ne cessait de sourire doucement, tendrement. Espérant que cette personne qui avait pris le temps de s'adresser à elle soit en mesure de chasser la culpabilité qui semblait ronger son être en ce moment même.



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Lyanora M. Caelum
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Jeu 1 Aoû - 6:54


Sing me to sleep



Feat. Lys Aiden




Le sourire me revint. Si rapidement que tout inconnu qui nous regardait aurait pu croire que je souffrais d’une instabilité psychologique à la fois désopilante et constante. J’étais souvent comme ça, presque tout le temps, sautant d’un état d’âme à l’autre. Jonglant avec les réactions des uns et des autres. D’aucuns me croyaient folle. D’autres m’imaginaient simplement comme une enfant à prendre avec des pincettes. Pourtant, cette femme, cette Lys ne semblait pas dérangée par mes soudains états d’âme puis ma joie dynamique d’un coup. Je n’étais pourtant pas bipolaire. J’avais simplement horreur de l’erreur et ma verbomotricité m’en faisait commettre des milliers. À mon plus grand dam. Sa main sur la mienne, je fus submergée par une grande vague de réconfort, comme si elle avait possédé un pouvoir qui instantanément faisait sentir merveilleusement bien chaque personne qu’elle touchait. Elle qui semblait si triste, était-ce là la raison ? Elle envoyait aux autres son bonheur et ses joies, réduisant ses réserves à zéro. Était-ce cela ? Je ne voulais pourtant pas lui voler son bonheur. J’étais optimiste je saurais m’en générer de moi-même. Elle en avait tellement plus besoin que moi. Je relevai les yeux vers elle. Je n’avais rien d’une grande actrice, mais je tentais de lui inspirer un peu de courage à travers de mon regard. Je tentais de lui montrer que je me sentais bien. Qu’elle me faisait du bien, comme si c’eût été suffisant pour guérir son âme.  Qui ne tente rien n’a rien comme l’on dit. Je plaçai mon autre main sur sa paume. Comme si j’eus voulu la réchauffer. La réchauffer de ce froid… ou la cacher de ce monde qui semblait tant la torturer. Je l’ignorais. J’ignorais moi-même le sens de mon geste. De tous ces gestes que j’avais posé depuis que j’étais venue m’asseoir près d’elle. C’était comme si je la courtisais et je savais bien, pourtant que ce n’était pas le cas. Je souhaitais simplement peindre de rose les murs de sa vie, ne fusse qu’un tout petit peu. Était-ce sous mon influence qu’elle m’avait faite cette confidence ? Qu’elle m’eût dit qu’elle avait recommencé à chercher l’amour ? Je savais qu’il était utopique de le croire, mais je me plaisais à le faire. Je me plaisais à croire que j’avais une influence sur elle.

Les yeux toujours plongés sur son visage, un sourire germa sur mon visage. Bien visible. Bien sincère. Je ne l’avais pas blessée. Je ne lui avais pas fait de tort et je ne l’avais pas davantage tirée vers ce deuil qu’elle vivait. Si son moral me semblait bas ce n’était pas ma faute. Il me semblait un égoïste d’ainsi penser, de me sentir heureuse par le simple fait que je ne lui avais pas fait de mal, malgré qu’elle arborât sa souffrance comme j’arborais mon béret. Je me sentais puissante. Comme lorsque plus jeune on pratique ce jeu arrogant avec nos frères et sœurs où l’on ne touche pas l’autre et qu’on le martèle pourtant à coup de « Je ne te touche pas, tu ne peux pas le dire à maman. » Je me sentais exactement comme ça. À l’exception près que je ne le faisais pas pour rire d’elle et la narguer. Je le faisais comme un symbole à son âme en peine en lui montrant clairement qu’elle se remettait tranquillement de tous ses maux.

Nerveuse, j’échappai un grand rire. Fort. Si fort, que l’homme à la guitare cessa de jouer. Un silence tomba autour de nous. Seul le crépitement du feu persistait. L’homme se leva et quitta avec son amie les pourtours du feu. J’avais honte. Les avais-je dérangés ? Je les regardai partir, silencieuse, puis ramenai mon regard vers Lys. Pouffant de rire à nouveau. « Je devais être trop bruyante… » lui dis-je, en riant toujours. Autour du feu, il n’y avait plus que nous deux. Il faut dire que l’heure tournait et que bientôt la nuit se conclurait. Je n’avais pourtant pas encore sommeil. Comment disait-on déjà ? Le temps passe vite en charmante compagnie. J’imagine que cet adage s’appliquait à ce moment autour du brasier. Si je n’avais pas imaginé me faire des amies ce soir, la situation m’avait échappé et tendait à s’orienter vers cela… tranquillement. Je ne voulais qu’être sociable, ni plus ni moins. Je ne voulais juste pas regarder la lumière du feu en silence, dans la nostalgie et la solitude. J’étais suffisamment seule ces derniers temps. Je n’avais pas besoin de passer une nuit de plus à avoir pour seule compagnie mes Pokémons, bien que je les aimais. Je lançai un regard complice à Lys. « Merci madame Lys pour vos bons mots. Dommage que la musique se soit arrêtée, j’aurais bien dansé à nouveau avec vous. Vous dansez si bien. » lâchai-je entre deux rires. Vivifié, je relâchai la main de mon amie du soir et me levai une nouvelle fois. Voyant pour la première fois son petit Pokémon si adorable. Visiblement sur ses gardes, je ne fis que le regarder. « Bonjour, vous êtes mignons vous… et vous êtes ? » Il n’était certes pas de ma première idée de regarder son Pokémon, j’avais autre chose en tête, mais il m’avait interpellée. Sans le vouloir. J’aimais juste beaucoup les Pokémons, il faut dire. Je regardai d’ailleurs les deux miens. Tout sourire. Je rappelai Marquise à sa Pokéball et m’accroupit pour prendre Altesse dans mes bras avant de la dissimuler dans mon sac où je rangeai aussi la Pokéball de ma Wattouat. Comme si je m’étais apprêtée à partir. Je souris à Lys et lui fit signe de me suivre. Mon rire s’était tu.

Je portai mon doigt à mes lèvres, sommant Lys d’être subtile. « Vous me voyez ravie d’ainsi rechercher le bonheur. Je dois vous avouer avoir été inquiétée. D’ailleurs Unys est une région que j’aimerais bien visiter. » Mon discours était décousu, mal ordonné. Je commençais à trop m’agiter, comme portée par une sorte de regain d’énergie que l’on reconnait souvent aux félins domestiques qui, dans la nuit, se mettent à courir partout. Je me sentais comme ça. « En attendant… ça vous dit de jouer les filles espiègles de dix ans avec moi ? »  Je lui souris une nouvelle fois puis voûtai le dos. Avançant à pas feutrés jusqu’à l’autre côté du brasier, pointant le jeune duo qui plus tôt nous avait diverties. Quittes à n’être que de passage et être méconnues, autant en profiter pour se divertir un peu.

Telle une enfant, j’avançais telle une louve en chasse vers le jeune couple, sans prendre le temps de regarder Lys. Espérant qu’elle me suive. Me cachant avec peu de subtilité derrière les rochers, les tentes et les quelques arbustes qui avaient pris racine en ces sables. Je tentais d’être discrète, de jour à ce jeu qui avait marqué bien des enfances, celui de l’espionne. Je voulais les suivre jusqu’à leur tente. S’ils gâchaient ma petite soirée dansante, alors il valait bien la peine de gâcher leur partie de jambes en l’air. Pas très loin du feu, à environ trois-cents mètres, ils entrèrent enfin dans l’une des maisons de fortune de la ville. Je souris. De telle manière que les gens qui m’avaient sourire avec tel machiavélisme se comptait probablement sur les doigts d’une seule main. J’étais rarement ainsi entrelacés dans les bras exacerbants et maléfiques des démons, mais cette fois c’était le cas. Subtilement, je m’approchai de leur tente. À proximité, je pouvais les entendre se lécher les amygdales. Berk. Dégoûtant. J’étouffai ma bouche de ma main et me mis à émettre des grognements, tentant d’imiter ceux de ces ours dont j’avais entendu parler plus jeune. De ma main libre, je saisis l’un des poteaux de la tente et l’agitai. Je ne me fis pas prier une seule seconde. Dès que la dame lâcha un cri, je courus jusqu’au feu.

Essouflée, je pouffai néanmoins de rire. Quand je posai mes fesses à nouveau sur la bûche, comme si je n’avais pas bougé, l’homme sorti à l’extérieur de la tente, avec pour seul habit sa main qui cachait ses parties intimes. J’éclatai de rire de plus belle. Il cherchait clairement le trouble-fête, mais c’était comme si je n’avais pas bougé. Il avait mis trop de temps à sortir, probablement terrifié lui aussi. Je regardai Lys, enivrée par mon délire. « Ça… embêter les gens comme ça, c’est un jeu que ma sœur et moi adorions plus jeune. Mes parents nous sermonnaient chaque fois, comme quoi il n’était pas digne de Caelum d’agir ainsi. Mais ça nous amusait. »   dis-je, l’hilarité toujours à la voix. L’homme furieux retourna dans sa tente et je me mordis les lèvres. J’avais envie de recommencer, mais je ne voulais pas déranger Lys, je ne voulais pas l’agacer. Déjà, je n’avais pas fait attention à si elle m’avait suivie ou à sa réaction même. J’étais trop concentrée à ne pas me faire repérer. « Parfois, quand la vie m’envoie des citrons, j’aime recréer ces jeux de mon enfance. C’est à la fois empreint de nostalgie et de bonheur, mais c’en est cathartique. J’oublie rapidement mes soucis.   » je fis une petite pause. « Quand je suis seule, c’est ce quelqu’un qui me tient la main si le soleil ne me sourit pas. » lui dis-je en saisissant sa main. De l’autre main, je reposai Altesse sur le sol et sortis trois Pokéballs que je lançai. Aussitôt, ma Wattouat, ma Larveyette et ma Babimanta se joignirent à nous. Toutes les quatre se rassemblèrent sur le sac de couchage de ma Chlorobule et se blottirent les unes contre les autres, tentant de conserver leur chaleur. Je regardai Lys quelques secondes puis son Pokémon. Le pauvre semblait si farouche. N’approchant que sa dresseuse.

Puis mes yeux glissèrent vers mon propre siège. Je remarquai à sa base un petit bâton au bout un peu brûlé et enrobé de guimauve. Je me penchai et attrapai le bâton. Je n’avais pas fait. Il ne devait plus être bien propre de toute façon. Je traçai une grille dans le sable. Un Tic Tac Toe. Ça me semblait bien plus approprié que mon précédent jeu. Un petit jeu de société bien plus passif et calme pour Lys et moi. Je traçai une croix dans la case gauche-centre et tendit le bâton à Lys « S’il n’y plus de musique, on peut bien utiliser le Tic Tac Toe pour se divertir… » ricanai-je toujours aussi amusée. Décidément, son intervention m’avait rendue bien euphorique. « Vous m’avez fait sentir bien, donc j’essaie de vous retourner la pareille. » justifiai-je, comme si c’eût été essentiel. « Vous étudiez la médecine Pokémon vous disiez ? Vous devez être sacrément intelligent. Ça me semble tellement difficile comme discipline » concluai-je, revenant sur ce qu’elle m’avait dit. Mon sourire, mon intérêt, ma joie de vie, ma candeur et mon envie de jouer… tout cela était bien vrai. J’ignorais par quel moyen, mais cette femme avait chassé mes chimères et j’osais espérer pouvoir faire de même. N’eusse été que pour une seule soirée, voire heure. J’avais envie qu’elle se sente bien et qu’elle oublie le drame ambiant de sa vie, ce pessimisme qui semblait la guider personnellement. Si elle savait faire sentir les autres aussi bien, alors forcément, elle avait ce talent pour elle-même. Un talent insoupçonné que peu possédait, mais que bon nombre de gens enviait. Un talent que j’aurais moi-même rêvé de posséder. Ça et la capacité de comprendre instantanément la synergologie d’un tiers, mais je n’étais pas assez intelligente pour ça, ma mémoire n’était pas assez puissante, je devais donc me contenter de cette empathie situationnelle qui me gagnait et de cette idée que j’avais du bonheur réciproque entre deux personnes. Un concept que j’imaginais avec tant de candeur dans mon âme encore jeune. Si quelqu’un te procure une sensation de bien, fais-le sentir pareil. C’est ce que j’appelais la réciprocité sentimentale, un principe qui guidait chacun de mes pas relationnels ou professionnels.







Dernière édition par Lyanora M. Caelum le Sam 31 Aoû - 3:04, édité 2 fois
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Mar 13 Aoû - 3:21

sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden


Elle ne voulait pas l’abandonner, la délaisser, elle ne voulait pas lui laisser le sentiment qu’elle était seule et que personne ne la comprenait. Elle ne voulait pas que Lyanora se sente comme elle-même se sentait très souvent. Seule. Délaissée. Sans personne pour venir apaiser ce sentiment, sans personne pour permettre à ce que le coeur ne se sert plus comme il avait pour habitude de le faire. Non. Elle refusait que ce soit l’état mental de la jeune femme qui se trouvait avec elle, refusait que Lyanora ressente une telle sensation alors même que Lys était là, que Lys était là pour lui sourire, pour lui changer les idées si besoin, pour exister à ses côtés temporairement, au moins l’espace de cette soirée. Elle voulait la faire sourire, la faire se sentir bien, illuminer cette soirée pour que cette jeune femme s’en souvienne, la marquer positivement et ne pas laisser ses démons gâcher un moment de la vie de quelqu’un d’autre. Elle ne serait pas capable de se le pardonner. Pas capable d’accepter de rendre triste cette personne.
Alors elle souriait. Alors elle affichait un doux sourire, essayait d’occulter cette partie si sombre de son esprit. Son étoile lui manquera toujours, apposera toujours dans son coeur une solitude douloureuse, une solitude qu’elle ne pourra jamais faire partir, avec laquelle elle sera pour toujours condamnée. Mais ce n’était pas grave. Non. Elle le supporterait cette soirée-là, l’accepterait, ferait en sorte de temporairement l’oublier pour ne rien infliger à sa voisine. Elle avait assombri temporairement l’humeur de Lyanora, avant de voir un sourire de nouveau venir illuminer ce si beau visage qui ne méritait que d’être heureux. Lys avait toujours voulu le bonheur des autres, au déprimant sans doute même du sien. Au détriment clairement du sien. Penser aux autres, ne pas penser à soi, c’était ainsi qu’elle fonctionnait. Sans doute pas la meilleure des façons. Mais on ne se changeait pas. Pas quand on avait été ainsi pendant toute sa vie, dix-neuf ans de temps. Dix-neuf ans à ne pas penser à soi. Et à penser à soi en même temps. Contradiction. Mais elle était une contradiction à elle-même alors. L’habitude.

Se perdre dans les pensées, oublier le monde autour d’elle, c’était fréquent de sa part, mais présentement, à cet instant précis, elle voulait plus que tout rester présente, concentrée, rester ancrée dans la réalité et ne pas oublier cette jeune femme qui s’était assise tout près d’elle. C’était étrange cette façon dont les rencontres avaient de se créer parfois. Autour d’un feu, pour se réchauffer, pour découvrir du pays, au détour d’un remarque et d’un dessin, un lien s’était petit à petit formé. Lien doux qui ne tenait qu’à faire sourire les concernées. Rien n’avait été prévu, rien n’avait été prédit. Et à bien y penser, si Lys avait su que quelqu’un lui aurait adressé la parole là-bas, elle ne serait pas venue par crainte de se sentir si peu à sa place. Mais ça n’avait pas été ainsi, ça ne s’était pas déroulé ainsi. Le monde avait pris quelques couleurs, le monde avait pris une meilleure teinte, une douce teinte qui donnait envie à Lys de retrouver cet enfant intérieur muselé. Et elle ne regrettait pas. Elle ne regrettait aucunement de lui avoir répondu, de s’être adressée à elle. De lui avoir parlé, ouvert un peu son coeur, lui avait montré son univers. Aucun regret, non.

Et lorsque le magnifique visage de Lyanora fut de nouveau illuminer par un sourire, Lys se sentit apaisée, merveilleusement apaisée par ce sourire qui était présent et qui lui donnait envie de danser, virevolter. Être un papillon sautillant, butinant, être une espèce en voie de disparition qui continuait de donner envie de sourire. Être cette présence à la douce chaleur réconfortante donnant envie de vivre, d’exister, de sourire et de rire comme Lyanora le faisait présentement. Ce rire qui apaisait encore plus la jeune fille aux cheveux bleus, ce rire qui soulevait cet âme et cherchait à panser temporairement les blessures béantes, hémorragiques, de son coeur. Lys sourit également, à son tour, léger sourire si tendre sur ses lèvres, dessiné sur un visage pâle et frêle. Elle posa les yeux sur l’homme à la guitare qui semblait ne pas être heureux de se faire déranger par un rire et elle haussa les épaules. Ne viens pas jouer autour d’un feu si tu ne supportes pas que d’autres vivent et s’amusent. Franchement, elle ne comprenait que très rarement l’être humain.
Il était tard. Lys n’avait pas vu le temps passer. Et pourtant, elle ne s’en souciait pas tant. Le temps passait toujours et présentement, elle profitait d’une adorable compagnie qui ne lui donnait pas envie de partir, de s’en aller. Elle pourrait rester une éternité ici, à parler, discuter, à vivre aux côtés de Lyanora. Elle espérait que c’était le cas de la jeune femme également.

Le regard complice lancée par cette possible nouvelle amie provoqua un léger rire de la part de la protagoniste. Rire sincère qui s’élevait dans les airs, comme une petite mélodie mourant rapidement dans cette gorge desséchée. Le nouveau rire de Lyanora amplifia le sourire déjà présent de cette jeune femme incertaine, si peu sociable de base, ne sachant pas comment agir, comment être, comment mener des discussions. Toujours peur de mal faire, de se tromper, de déplaire, toujours peur d’être encore une énième fois rejetée, de se tromper de mots, de vexer. Toujours à se demander si elle avait dit ce qu’il fallait. Toujours à se demander si elle n’avait pas été trop loin, repasser en boucle les moments dans son esprit lorsqu’elle se posait dans son lit dans le but de s’en aller dans le monde des rêves. Mais là, maintenant, elle ne se posait pas de questions. Il fallait dire que le comportement de Lyanora donnait des ailes. Une sensation de liberté légère qui donnait envie de rire, une ivresse sans alcool bien agréable.

Le regard pâle de Lys suivit Lyanora alors qu’elle se levait et la première nommée fit de même. Ses yeux se posèrent sur son pokémon, et elle s’en approcha pour lui tendre les bras. Il avait reculé en voyant qu’une étrangère s’intéressait à lui et sauta dans les bras de Lys lorsqu’il les aperçurent. Elle était certaine qu’il s’acclimaterait et finirait par accepter quelques autres personnes. Elle écouta les dires de la jeune femme devant elle en essayant de ne pas se perdre dans ses propres pensées. Elle aussi pouvait se montrer très décousue par moments, elle avait l’habitude. Mais elle ne répondit pas tout de suite, puisque tout de suite son interlocutrice enchaîna sur une question à laquelle Lys hocha la tête. Oui. Retrouver l’insouciance d’enfants, elle le voulait bien. Elle voulait bien ne rien être de plus qu’une petite fille taquine qui faisait les cent coups, le temps d’une nuit. Et elle suivit alors, motivée par ce désir de vivre passionnément pendant ce court instant, Lyanora sans faire de bruit, laissant Pixel sur le sol en lui intimant de se faire discret et silencieux. Ainsi, à pas de loup, elle et son compagnon, suivirent Lyanora sans même savoir ce que cette femme avait prévu. Mais ce n’était pas grave. L’important était seulement de profiter. Seulement ça, et c’était bien ce qu’elles faisaient !

Elles suivaient l’homme à la guitare et une autre femme. En tant qu’adultes, il était facile pour les nouvelles amies de comprendre ce que ces deux êtres étrangers comptaient faire et ce n’était rien de bien catholique. Sans se rendre compte qu’ils étaient observés, ils entrèrent dans leur tente et Lys étouffa un rire quand elle entendit Lyanora imiter les ours et, en même temps que sa compagne de mauvais coups, Lys secoua un poteau de la tente, bien heureuse de les entendre crier plutôt que les entendre s’embrasser sans retenu. Elle se mit à courir aussi vite que possible, suivie par son Eevee qui trouvait bien amusant ce changement d’atmosphère. Essoufflée, mais de nouveau aux bûches, le sourire sur son visage, elle haletait. C’était drôle de voir cette homme sortir en se cachant les parties génitales, alors qu’elles deux étaient assises comme si elles n’avaient pas bougé. Et Lys se mit également à rire, avant de tousser légèrement, la poitrine lui brûlant à chacune de ses respirations. Mais ce n’était pas grave. Elle se tourna vers Lyanora, en pouffant de rire encore une fois. Cette situation était si légère et amusante. Éclipsant les démons temporairement. « Je me souviens qu’enfant, j’appelais des numéros au hasard et raccrochais si ça décrochait. » Lys comprenait. Elle aurait aimé avoir une main à laquelle s’accrocher lorsque le soleil se perdait dans les nuages. Mais sa vie avait été rythmée par ses problèmes. Par ses troubles alimentaires et trouble de personnalité.

Elle sera doucement la main de la jeune femme quand celle-ci la lui prit, souriant. C’était une soirée qu’elle n’oublierait pas, qu’elle garderait en mémoire pour le reste de sa vie, qui servira de lumière dans son tunnel. En espérant que les démons ne reviennent pas en force après coup. De sa main libre, elle fouilla dans son sac et en sortit un papier ainsi qu’un crayon avant de poser le papier sur sa cuisse et y noter un numéro. Elle le plia ensuite et le déposa dans le sac de cette nouvelle connaissance. « Si jamais le soleil vient à s’éteindre, tu peux toujours m’écrire. Je serais là. Peu importe ce dont tu as besoin. » Et puis, elle se souvint des phrases prononcées un peu plus tôt et sourit doucement. « Un jour, je t’ammènerais découvrir Unys. »

Pixel sauta alors sur ses genoux et elle le flatta doucement en souriant. « Pardonne son comportement, il n’a pas eu la vie facile.. » Elle avait même cru le perdre un jour. Heureusement, il était vivant et elle pouvait toujours profiter de sa présence, elle ne sait pas ce qu’elle aurait fait si elle n’était pas parvenue à le sauver. Elle tenait tellement à lui maintenant. Il était sa béquille. Son soleil. Sa luciole dans ses nuits obscures. Elle observa ensuite Lyanora qui dessinait une grille de Tic-Tac-Toe, un jeu auquel elle avait si souvent jouer lorsqu’elle était enfant, avec des amis de passage dans sa vie qu’elle avait perdu en s’enfonçant dans la brume démoniaque qui l’entourait aujourd’hui, l’étouffait aujourd’hui. « Attends ! » Elle sortit son appareil électronique en souriant et choisit une musique d’ambiance sans paroles. Elle qui ne vivait point sans musique pouvait toujours embellir encore plus ce moment avec une douce mélodie. Elle prit un bâton traînant tout près d’elle après avoir déposé Pixel sur le sol et lui avait donné plusieurs bisous. Elle traça un O dans la case du centre. « Oui, j’étudie la médecine des pokémons. J’ai envie d’être utile dans ce monde, de servir à quelqu’un, apporter un peu ma pierre à l’édifice, et laisser une trace de ma présence. En sauvant les pokémons, je leur assure une meilleure vie et je peux même en adopter certains. C’est le cas de Pixel. Je l’ai trouvé sur la route, il a failli y passer et aujourd’hui, il est mon compagnon de route. » Elle souriait tout en repensant à ce moment parce que la fin était belle. Pixel était sauvé, vivant, à ses côtés et elle ne l’abandonnerait jamais. Elle l’aimait tellement. « Et toi, tu as quitté ta ville natale pour t’établir ici, et tu n’es plus une Caelum, mais Lyanora, alors, qu’est-ce que Lyanora fait ? À part illuminer les nuits des autres ? » La formulation était peut-être maladroite, mais c’était ainsi que Lys s’exprimait. Tout en lui indiquant que oui, sa présence, son optimisme, sa façon d’être et de voir le monde, donnait de l’énergie et une douceur à la vie de la jeune femme. Que c’était réciproque, que Lyanora l’aidait à se sentir bien. Elle tendit la main pour caresser son Pixel encore une fois.




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Lyanora M. Caelum
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Sam 7 Sep - 23:52


Sing me to sleep



Feat. Lys Aiden




Quelle bonne question que c’était. Qu’étais-je si je n’étais pas une Caelum ? Pourquoi étais-je venu ici au-delà de cette idée de plaire à ma famille ? J’ignorais la réponse à cette question, il faut dire que dès qu’il était question d’enfin me considérer un peu moi-même, j’échouais lamentablement. Chaque fois. C’était immanquable. Quid de mon avenir personnel ? Quid de mes rêves ? Cette équipe de Pokémons qui me faisait confiance, à quoi me servirait-elle ? Pourquoi me suivait-elle ? Je ne m’en étais pas fixé de ces fameux buts desquels on fait tant d’éloge par monts et par vaux, comme si c’eut été le leit motiv de toute la société. L’était-ce après tout ? Je ne répondais pas et je fixais plutôt cette grille au sol. Ce petit jeu niais que j’avais tracé du bout de mon bâton. Je souris à mon amie du soir et traçais une nouvelle croix dans la case du haut au centre. Je demeurais silencieuse, concentrée sur ce jeu. Comme si j’avais été dans la lune et que nul ne pouvait me déranger. Pourtant j’étais dérangée, étrangement troublée. Troublée par cette question à laquelle je n’avais pas la réponse. « Je… ne sais pas. Je ne sais pas ce que je fais.   » C’était franc, honnête et rapide. Je ne savais pas. Je n’avais pas la réponse à sa question car j’avais toujours donné ma vie pour plaire. À ma mère, à mon père, à ma sœur. Si je les décevais, alors je me décevais, moi aussi. Je gardai néanmoins le sourire en la regardant. Un sourire satisfait plein d’énergie.  « Mais c’est okay. C’est okay de ne pas savoir parfois, c’est même mieux. On ne se crée pas d’attentes. » Visiblement, je me sentais d’humeur philosophique ce soir. Je poussai un petit gloussement de rire à nouveau et regardai son petit Pokémon. Je baissai la tête en signe de respect et continuai ma vie. Il lui appartenait d’être ou de ne pas être sociable. Il lui appartenait d’avoir de ces blessures qui nous suivent et nous guettent ad vitam aeternam et je n’étais pas celle qui avait pour tâche de l’en guérir. Cela appartenait à sa dresseuse qui, à en juger son regard, l’aimait de tout son cœur. Ne l’avait-elle pas sauvé après tout.

Je regardai mes Pokémons. J’étais chanceuse. J’avais cette heureuse chance ne pas avoir de ces Pokémons fortement blessés à tel point qu’ils avaient du mal à faire confiance aux uns. D’aucuns étaient probablement blessés, mais je les avais en ma possession depuis trop peu de temps pour m’en être aperçu. À défaut d’être farouche, ils étaient même plutôt faciles d’approche à toujours vouloir se coller contre moi et les gens que je pouvais croiser sur ma route. Tous les trois, à l’heure actuelle, étaient blottis les uns contre les autres, cherchant la chaleur du feu et des autres. Il faut admettre qu’il se faisait tard et que le temps froid commençait à nous gâter. Je souris à Lys et retirai mon béret pour tranquillement défaire les deux couettes qui cernaient ma tête à longueur de journée. Mes cheveux tombèrent en cascade dans mon dos, flottant docilement au gré de la douce brise qui nous caressait l’épiderme. « Par contre, il y a quelque chose que Lyanora a envie de faire en ce moment... » dis-je en baillant. Visiblement la fatigue me gagnait tranquillement. « … dormir.   » Ce n’était certes pas ce que j’allais dire au départ. J’allais simplement ajouter une croix à ce tic-tac-toe improvisé, mais à la place mon bâton chutant, balayant les traits de la grille. Je m’excusai à mon amie, j’avais détruit notre jeu après tout. Mais je ne pleurai pas. Je ne montrai pas ma tristesse. Était-ce la fatigue ou avais-je réalisé que je la peinais à chaque fois que j’affichais une mine un peu plus déconfite.

Je regardai mon portable, minuit était passé il y avait un moment. Je comprenais soudainement cette baisse d’énergie momentanée. Je souris à Lys. « Si vous voulez, mademoiselle Lys, ma tente est trop grande pour moi seule, vous pouvez y passer la nuit avec moi et on déjeunera demain pour finir cette discussion franchement intéressante. Malheureusement, je crois que le sommeil est en train de gagner contre mon envie de rester éveillée.   » lui dis-je tout sourire, espérant qu’elle accepte mon invitation et qu’elle ne s’y méprenne pas. J’appréciais sa présence et je ne voulais pas qu’elle pense le contraire. Seulement, lorsque l’on est nomade, forcément, les journées commencent tôt et se terminent tard. La fatigue s’accumule constamment et on a assez peu de réel sommeil réparateur. Vivement mon arrivée à Kishika. Vivement de voir ma sœur. Vivement mon propre logis.

« Tu pourras m’en dire plus sur Unys aussi… et sur cette musique… c’est beau. C’est quoi ?   » dis-je en me levant et en pointant son téléphone. L’harmonie que l’on entendait était encore plus belle que la mélodie de cette guitare qu’on avait entendue pendant longtemps plus tôt. Je levai les yeux pour voir si l’homme cherchait toujours les dangers qui avaient dérangé sa douce nuit entre adultes. Évidemment, on évitait de le regarder pour qu’il ne se doute de rien, mais à y repenser, je continuais de nous trouver hilarantes, je me mordais les lèvres pour ne pas rire plus, pour ne pas attirer l’attention. Lentement, je me relevai de ma bûche et réveillai mes trois petits Pokémons allongés sur le sac de couchage pour qu’ils me suivent, rangeant tranquillement mon matériel. Altesse, tout endormie, ne broncha même pas une seconde. Elle se laissa prendre alors que Marquise et Majestée titubaient à mes côtés. Je ne faisais pas de favoritisme, seulement elles s’étaient réveillées et pas ma Chlorobule. Je souris à Lys et échappai avec gaieté « Tu viens ?   »







Dernière édition par Lyanora M. Caelum le Mar 31 Déc - 4:10, édité 1 fois
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Lys Aiden
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sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden


Phrase maladroite qui n’aurait jamais dû être prononcée. Lys ne savait pas ce qui l’avait poussé à poser une telle question et qu’est-ce qui lui avait fait croire qu’elle en avait le droit, la prestance. Qu’est-ce qui lui avait fait croire qu’elle pouvait poser une telle question indiscrète et surtout à laquelle elle-même n’aurait jamais pu honnêtement répondre. Elle n’avait toujours pas appris. Toujours pas appris à réfléchir avant de faire quelque chose, de poser un geste ou de parler tout simplement, toujours pas appris à penser avant d’effectuer une quelconque action. Et elle se devait par la suite d’encaisser les conséquences et surtout, les regrets qui venaient nouer sa gorge et lui donner envie de se cacher six pieds sous terre. Après tout, elle-même ne savait pas qui elle était si on excluait les troubles psychologiques qui empoisonnaient son existence. Définitivement, même en elle, une telle question faisait écho à un terrible vide qu’elle ne pouvait combler. Vide encore plus puissant que celui qui l’accompagnait tous les jours. Alors pourquoi ? Pourquoi la poser ouvertement à quelqu’un qui avait enfin la chance d’apprendre doucement à se connaître ? Pourquoi, justement, ne pas lui donner cette chance sans la plonger dans un embarras ? Parfois, elle devait apprendre à réfléchir. Et surtout, à se taire.

Elle s’était souvent reproché de ne pas penser avant de parler, d’agir, auprès de sa tendre et chère étoile. Reprochée de ne pas attendre, d’être trop sur le qui-vive et de voir les phrases si mal tournées et donc mal interprétées. Un tel comportement avait si souvent conduit à des disputes pouvant s’éterniser. Toutes deux très fières, il était dur de reprendre le contact après coup, après tout… et à chaque fois, elle s’en voulait tellement. La culpabilité prenait le dessus, envahissait tout son être, assombrissait son humeur, son moral. La culpabilité était un sentiment si souvent éprouvé par cette jeune Nova, cet esprit perdu et égaré, épuisé et tourmenté.
Falling,
Crawling.
Dying.

Intérieurement, elle ne cessait de mourir. Encore et encore, de s’affaiblir. De désespérer et de faner. Il était si facile, si aisé, de se reprocher une phrase mal tournée, si aisée de venir se détruire, se rabaisser, pour quelques mots maladroits. Et pour une réaction faisant écho à cette maladresse. Elle aurait pu s’excuser un milliard de fois, elle aurait voulu, mais sa bonne conscience et l’idée que cela ne fasse que rendre mal-à-l’aise encore plus Lyanora l’en empêchèrent. Ainsi, le sourire demeura sur son visage, éclipsant le trouble intérieur, faisant un écran de fumée sur les pensées tournoyant et la minant. Laissant seulement peut-être la flamme dans son regard s’éteindre légèrement alors qu’elle continuait de regarder cette jeune femme qui venait d’ailleurs, qui venait de loin, tout comme elle, et qui était arrivée à Lumiris en débutant une nouvelle vie. Elles avaient en commun. Beaucoup même, à bien y penser. Franche. Lyanora était franche et c’était un trait de caractère qui avait toujours plu à Lys. Après tout, elle-même l’était et parfois un peu trop, manquant très franchement de délicatesse et de diplomatie, tendant à dire tout ce qui lui passait par la tête et ce sans mettre de gants, sans faire des formes.

Sourire léger qui restait sur ses lèvres, qui ne s’en allait pas, ne s’en allait jamais. Parce qu’il ne fallait jamais laisser les autres comprendre que quelque chose n’allait pas. Mais Lyanora savait. Lyanora avait pu voir la souffrance dans son regard si clair, ce regard bleu qui se perd, reflet d’une âme en miettes aux milles blessures encore ouvertes. Ce regard qui avait été le miroir de sa détresse toujours présente dans sa poitrine, battant au rythme de son cœur, pulsant à ses tempes, se posa sur le jeu qu’elle avait si souvent tracé dans ses cahiers, jouant seule dans le temps. Elle suivit le mouvement de cette interlocutrice qui pourrait, peut-être, devenir une véritable amie, ne pas rester une simple connaissance positive sans rien de plus derrière. Ça ne ferait pas de tort à la jeune Nova de se faire des amis, après tout, elle venait tout juste d’arriver et ici, elle ne connaissait que Lilith et Ellende. Parler. Connaître les autres. Entretenir des relations sociales. Elle n’avait jamais été très douée pour cela. Lys n’était pas l’être le plus adapté socialement, le plus doué, bien au contraire, elle tendait à laisser les démons s’emparer de son âme et son être trop aisément et mal agir, causant du tort, causant des blessures irréparables, éloignant les autres de sa personne et se blessant elle-même au passage. Ce serait égoïste de dire qu’elle était la personne qu’elle blessait le plus dans tout ça, terriblement centré sur soi-même, et pourtant cruellement véridique. Elle était celle qu’elle minait le plus dans toutes les histoires, la personne qu’elle atteignait le plus. Mais elle n’en disait jamais rien. Ça n’en valait pas la peine après tout, n’est-ce pas ? Elle n’en valait pas la peine et n’en avait jamais seulement value la peine. Petite poussière inutile dans ce monde. Désagrément important auquel on semblait pourtant attacher étrangement une certaine importance.

Sa main si frêle tenait le bâton, tremblant légèrement, en marquant au passage un O dans la cage supérieure gauche. Jeu d’enfant qui demeurait tout de même bien divertissant alors que les esprits fatigués semblaient gambader partout, dans le passé, le présent et le futur, mais surtout le passé dans le cas de la jeune demoiselle accompagnée de son Eevee méfiant, craintif. La nuit semblait s’être précipitée bien plus rapidement que prévue. Mais ça ne la dérangeait pas, pas du tout même, bien au contraire. Elle posa son regard si souvent épuisé sur Lyanora lorsque cette dernière affirma que ce n’était pas grave, pas grave de ne pas savoir et que parfois, c’était même mieux. Lys ne put que sourire, ne put qu’hocher la tête, ne put qu’être d’accord avec les mots prononcés qui s’étaient évaporés dans ce pseudo silence qui les entourait. « Tu as raison. Ne pas savoir nous garde éloigné de la déception de ne pas atteindre ce que l’on pense savoir. Et puis, on ne sait jamais vraiment… » On ne sait jamais vraiment qui on est qui, qu’est-ce que l’on fait, pourquoi on le fait, tout au fond, dans son être le plus profond, on ne savait jamais vraiment. Et ce n’était pas si grave que ça. Tant que les poumons respiraient, tant que les pas continuaient d’avancer. Avancer en prétendant connaître le chemin qui sera à découvrir. Combien de fois l’avait-elle fait ? Trop peut-être, bien plus qu’elle n’oserait l’admettre. Feindre devant les autres, comme pour les empêcher de penser qu’elle ne sait pas, qu’elle ne saura jamais. Qu’elle ne veut pas savoir. Qui elle est, pourquoi elle vit, où elle se rend dans cette existence qu’elle a tenté à maintes reprises de quitter. Respirer. Elle devait respirer, s’éloigner des pensées qui commençaient à prendre trop de place, se recentrer sur la douceur de la présence de sa compagne du soir, sur cette joie que Lyanora avait amené au compte-goutte.

Sourire toujours présent sur ses douces lèvres. Le baillement de Lyanora arracha un petit rire amusé à la jeune Nova qui ne pouvait que comprendre, la fatigue gagnant peu à peu son terrain de son corps également. Mais elle était habituée à ne pas dormir. Habituée à la panique des cauchemars. Habituée à un peu trop de choses finalement. « J’imagine qu’il se fait tard aussi. Je vous comprends d’avoir envie de dormir, il me semblerait également que je pourrais m’écraser à même le sol jusqu’au petit matin. » Était-ce ce que Lyanora s’attendait à avoir comme réponse ? Lys ne put en avoir la moindre idée. Elle n’était toujours pas en mesure de lire dans les pensées de ceux qui venaient à l’entourer. Mais elle demeurait toujours autant capable de se torturer sur les mots dits et ceux point prononcés. Et de son côté, Pixel semblait également affiché des yeux remplis d’une fatigue prononcée alors qu’il s’approchait de sa dresseuse sans trop regarder celle l’accompagnant, celle qui venait même d’échapper le bâton utilisé sur le petit jeu improvisé, effaçant les petits dessins sur le sol. « Je me permets d’annoncer match nul ! » Lys ne lui en voulait pas de cette maladresse, bien au contraire, sa propre concentration commençait à fuir et elle s’assura d’afficher sur ce visage marqué par la solitude un sourire rassurant qui se voulait réconfortant. Elle ne voulait pas que Lyanora continue de s’excuser. Ce n’était qu’un jeu. Rien que quelques symboles à même la végétation. Ce n’était strictement rien de grave, d’important. « On pourra en refaire un plus tard, ou pas non plus. Ce n’est qu’un jeu Lyanora, il ne faut pas s’en faire. On a rien misé dedans. »

Avec attention, la jeune femme aux cheveux bleus écouta cette autre femme tout près d’elle qui venait de manifester autant son besoin de repos que son envie de ne pas laisser cette étrangère s’en aller, quelque part, peu importe où. Lys elle-même se demandait où elle serait allée pour dormir, aurait-elle seulement eu une place pour passer la nuit ou aurait-elle alors dû marcher jusqu’à Sunyra ? Pour être honnête, avant maintenant, elle n’y avait même pas songé jusqu’à maintenant, mais une pointe de panique se manifestait lorsque les quelques idées effleuraient son esprit. Si prompte à la panique. Si fragile. Un long baillement vint déformer ce visage si doux et pourtant remplis de sillons de larmes séchées bien anciennes et elle hocha la tête aux dires de sa comparse. Le sommeil semblait être de plus en plus une bonne idée. « J’accepterais volontiers votre offre. Surtout que maintenant, à bien y penser, je n’avais même pas prévu de moyen de retour ! » Ce qui la désespérait, mais ne la surprenait pas. Il lui arrivait souvent de mal anticiper, de ne pas réfléchir à ces quelques petits détails. Et de se retrouver démunie le moment venu.

Son regard se dirigea vers son petit appareil qui diffusait cette musique, les entourant, les berçant doucement. Ce sourire fin demeurait sur ses lèvres alors qu’elle se leva à son tour, suivie de près par son Eevee, et qu’elle attrapa son téléphone en éteignant la musique. « Je ne me souviens plus du compositeur, je sais seulement que c’est une musique composée en hommage à sa sœur qui a été assassinée à l’âge de seulement 14 ans.» Elle soupira légèrement. C’était peu joyeux, mais c’était l’histoire de la musique qui avait joué et elle ne pouvait pas l’inventer. « Il l’a joué aux funérailles de sa sœur. Je l’ai toujours trouvé tellement emplie en émotions et vibrante. Elle correspond facilement aux douces nuits d’été, même si elle se veut profonde et triste. Elle berce. Elle apaise.» La musique avait toujours été une partie si importante de la vie de la jeune femme, elle qui ne sortait pas sans écouteurs, qui ne survivait pas dans ce monde sans quelques notes mélodieuses pour apaiser le flot destructeur de ses pensées. Alors elle pouvait en parler pendant une éternité lorsqu’on lui posait des questions. Elle se pencha pour flatter doucement Pixel tandis que Lyanora rangeait son matériel et se releva lorsque cette dernière fut prête à partir à sa tente. Une douce effluve de joie traînait dans son esprit quand la petite question si simple fut prononcée. « Oui ! » Elle se dépêcha de rattraper Lyanora avec ce sourire si sincère venant illuminant son être. « Ça fait longtemps que vous dessinez, par ailleurs ? Vous êtes vraiment douée.. j’aimerais être à ce niveau. » Mais elle ne l’était pas et ne le serait sans doute jamais.

Elle suivit Lyanora jusqu’à sa tente et s’y engouffra avec son pokémon après que la jeune femme soit entrée. Elle s’installa sur le sol et se tourna vers cette nouvelle connaissance si douce, si agréable, qui resterait dans son esprit pendant de longs jours, de longs moments, de façon bien évidente et puissante. « Je suis ravie d’avoir fait votre connaissance ce soir. Ici est si différent du petit quartier d’Unys où j’ai si longtemps résidé et parfois tellement plus convivial. Ou peut-être est-ce moi qui suis davantage ouverte… » Ce n’était plus temps une phrase directement dirigée vers son interlocutrice que des pensées qui s’échappaient de son esprit sans vraiment qu’elle ne le réalise. Elle s’allongea et laissa Pixel venir se rouler en boule tout contre elle pour fermer les yeux. Sans pour autant dormir forcément. « Je vous souhaite une bonne nuit Lyanora. Avez-vous quelque chose en particulier de prévu pour le lendemain ? » Une simple curiosité. Un désir d’apprendre au travers de quelques questions qui est cette jeune femme et ce qu’elle fait. Désir de savoir. Comme toujours. « Merci.. » qu’un pauvre murmure mourant sur ses lèvres, si léger qu’il était fort probable que Lyanora n’ait point entendu.





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Lyanora M. Caelum
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Mar 31 Déc - 5:34


Sing me to sleep



Feat. Lys Aiden




Je l’avais tutoyée. Je me fourvoyais de l’avoir fait. À un point tel où je me mordais la langue presque jusqu’au sang. Comment avais-je osé blasphémer de la sorte. Je peinais à croire que j’avais failli à mes principes et mes bonnes manières de façon aussi abrupte. J’imagine que c’était la faute de la fatigue. Oui, probablement. Je devais trouver quelqu’un à blâmer et mon courroux tombait sur cette damnée fatigue qui m’engourdissait le cerveau. « Tu viens ? » La phrase continuait de résonner dans ma tête comme si cette simple phrase avait pu altérer mon jugement dernier une fois au purgatoire. J’avais envie de m’excuser, mais elle parlait. Je ne voulais pas lui couper la parole pour de telles sottises. Ce qu’elle avait à dire était bien plus intéressant que de platoniques excuses sur une valeur que l’on m’avait inculquée enfant. Avait-elle seulement remarqué ? Il était tellement imbécile de ma part de me sermonner pour une erreur de langage que ma nouvelle amie n’avait probablement même pas remarqué. Je poussai un léger soupire non-audible pour éviter qu’elle ne m’entende et me ressaisit. Tant pis. Il était trop tard, j’avais commis l’erreur et je devrais vivre avec. La corriger ne ferait que la mettre en évidence et elle ne semblait même pas y avoir prêter oreille. Comme si ça avait été normal. Est-ce ainsi à Unys ? Est-ce que les gens se tutoient continuellement ? Les gens connaissent-ils cette formule de politesse qu’était le vouvoiement ? Oui, probablement. C’était plutôt universel. C’est plutôt moi qui n’étais pas assez habituée à la formulation plus familière que représentait le tutoiement. Était-ce parce que je ne m’attachais pas aux gens ? J’en doutais. Généralement, je m’attachais trop vite à tous et chacun. Il me fallait juste une permission pour oser me montrer plus langue-de-bois.

Cela étant, elle avait accepté mon invitation. Cette nuit, je ne dormirais pas seule. Non pas que je me sentais particulièrement seule, mais plutôt que la chaleur de l’humain avait tendance à me manquer. Il faut dire que la route était longue entre Nemerya et Kishika. Seule, à pied, c’était encore pire. Les nuits semblaient froides, la solitude, pourtant si attrayante par moment, était loin d’être aussi merveilleuse que l’on pouvait le croire. C’était une amie plutôt hostile qui au début te semble bien réconfortante et qui tranquillement se transforme en une chimère rôdant autour de toi, prête à te hanter avec le moindre de tes défauts. Me rendait-elle plus forte ? D’une certaine façon, j’imagine, mais elle me rendait aussi bien plus à bout de nerf. Les quelques amis que j’avais rencontrés çà et là faisaient aussi leur propre chemin. Je regardai Lys pendant nous marchâmes jusqu’à ma tente. Elle était belle. Elle était apaisante. Elle me faisait du bien. Son calme, sa sincérité, son souffle, ses paroles, sa sagesse… elle me faisait du bien. Si j’aurais pu vouloir déroger de ma route pour rentrer chez moi, c’est ce genre de rencontres qui me permettaient de me dire que cette aventure dans laquelle je m’étais lancée continuait de valoir la peine d’être vécue. Elle semblait si cultivée, elle semblait à savoir tellement, sur les Pokémons et sur la vie en soi. Juste cette musique, cette douce mélodie. C’était si beau, bien que tragique. C’était si tragique. Cette histoire m’émouvait. J’avais du mal à croire que le monde cachait tant de cruauté. Je veux dire, je concevais bien que la mort existait, qu’elle puisse être fatale même, mais pas qu’elle puisse nous attaquer si jeune. Quatorze ans… un assassinat. Ces mots résonnaient en même tête comme les vers d’une vieille fable. C’était atroce. « C’est tellement horrible comme histoire… je peine à y croire… » échappais-je finalement, brisant mon silence. M’étais-je pardonnée ma maladresse ? Non. Je devais juste aller de l’avant à un moment et ce moment était venu. Je trouverais bien un moyen de me rattraper.

N’empêche, j’étais d’accord avec elle, cette musique apaisait, elle faisait du bien à l’âme, comme on dit. J’approchai mon visage de celui d’Altesse et déposai un baiser sur son front. La petite était si adorable et cette tristesse compassionnelle qui m’avait gagnée me donnait envie de témoigner mon amour à quelque être que je chérissais se trouvant à portée. Majestée et Marquise marchant dans mes pas, je ne pus que leur chuchoter un petit je vous aime à bas volume. Élan d’amour qui s’interrompit lorsque Lys m’adressa une nouvelle question. Depuis combien de temps je dessinais ? Je n’étais même pas certaine de pouvoir répondre avec exactitude à cette question. Théoriquement, je dessinais à ma table de dessin alors que je n’avais que deux ans, mais je n’avais aucun réel talent à ce moment. Quoiqu’en soi, j’avais l’incertitude d’avoir du talent même à ce jour. Je connaissais un tas de dessinateur bien plus talentueux que moi. Je n’étais qu’une maigre amateure pour certains professionnels. Une amateure qui parvenait néanmoins à gagner sa vie de ces quelques esquisses qu’elle créait. Je lançai un grand sourire à Lys, tentant de ne pas montrer mon hésitation. « Euh… j’imagine que la bonne réponse est depuis vraiment longtemps, tellement que je peine à me souvenir du moment exact où j’ai fait mon premier dessin. Après, ce n’était qu’une série de traits bariolés comme n’importe quel enfant, mes premiers portraits ou paysages doivent dater de mes six ou sept ans. Je ne suis pas si douée par contre, n’importe qui pourrait faire ce que je fais mademoiselle Lys, j’ai encore pas mal de difficulté avec certains aspects du dessin. Mon niveau est bien maigre si je le compare à certaines de mes idoles. » Était-ce de la modestie ? De l’hypocrisie ? Un simple manque de confiance en moi ? C. La réponse était C. Je sous-estimais largement mes compétences. On me le disait souvent, pourtant je continuais. Je continuais de mépriser mes créations, de leur trouver des défauts. Un enseignant d’art m’avait un jour dit une phrase tellement sage qui représentait tellement bien ces pensées que j’avais à mon endroit : « Comme artiste, vous êtes à la fois votre meilleur ami et votre pire ennemi. » Il n’y avait rien de plus vrai. Cette phrase n’était probablement pas applicable qu’à ma seule personne. Il aurait été égoïste de le croire. « Si vous voulez, je pourrais vous montrer quelques trucs. » Échappai-je pour compléter ma longue tirade. Allais-je réellement enseigner le dessin ? Il semblerait. Heureusement, on dit que l’élève surpasse toujours le maître, j’imagine qu’elle saurait me dépasser rapidement.

Ma cadence ralentit, nous avions enfin rejoint ma tente. J’ouvris la fermeture éclair et fit signe à Lys d’entrer. Je la rejoins rapidement et me blottis sur mon matelas sous ma couverture, comme si j’eus le plus grand des froids. Il faut dire que les terres désertiques avaient les nuits parmi les plus froides. « Je suis ravie aussi. Ça fait du bien de pouvoir discuter et rigoler avec une bonne personne. Merci de votre compagnie. Et pardon pour le maladroit tutoiement un peu plus tôt. » Évidemment. Il fallait que je ramène ça sur les planches. C’était obligatoire. J’avais besoin de me torturer l’esprit davantage. Mais bien sûr, sinon ce n’était pas drôle. Je soupirai pour moi-même. Décidément, je me décourageais. J’avais envie de me frapper la tête de toutes mes forces, au lieu de ça je me tournai vers le lit où j’avais installé Marquise et Majestée, passant ma main dans la laine de Marquise, comme si ça put m’apaiser. Altesse se blottit contre mon cou et j’échappai une petite larme d’amertume. Parfois, j’étais vraiment ma pire ennemie. « Bonne nuit à vous, mademoiselle Lys. Pour demain, non, je n’ai rien de prévu en particulier. Je comptais marcher. Il faut dire que ça résume ma vie par les temps qui courent ; marcher. Je crois, d’une certaine façon que c’est dû à ma grande hâte de retrouver ma grande sœur et de voir sa surprise quand elle me verra sur le pas de sa porte. » dis-je comme si la seconde d’avant je ne m’étais pas excuser pour une bêtise. Il faut dire que chaque fois que je parlais de Valencia, je rayonnais soudainement. Elle était comme un baume sur mon cœur, soignant la moindre de mes blessures. Cette femme était tellement merveilleuse.

Sur mon matelas, il restait de la place. Il faut dire qu’il était vraiment plus grand que ce dont j’avais besoin. Lys pouvait s’y installer. Une seconde couverture reposait au pied du lit. Je la prévoyais toujours au cas où la nuit serait très froide, mais avec la chaleur d’une autre personne, j’imagine que ça suffirait à me réchauffer. J’espérais que Lys ne sente pas mal de s’y installer, après tout, je ne l’y avais pas invité et j’avais peur qu’elle s’installe au sol, pensant que c’était sa place. Nul n’avait sa place au sol lorsqu’un Caelum était son hôte. C’était mon dicton préféré. Il n’appartenait pas à ma famille, mais il était le témoin de mon côté plus amical et chaleureux, qualités que ne semblaient pas posséder mes parents qui se seraient probablement abstenues d’inviter une presque étrangère à dormir dans sa tente. Il m’arrivait parfois de ne pas respecter leur volonté, à leur plus grand dam. « Vous pouvez vous installer dans le lit, il y a assez de place pour nous deux. Faites attention toutefois, Altesse a le sommeil agité par moment, mais elle est vraiment adorable et a beaucoup d’amour à donner. » Oui. C’est bon Lyanora, tais-toi. Il suffit de parler. C’est l’heure de dormir. C’est toi qui as demandé à aller au lit. Il faut croire que ce n’était que des mots et que la soudaine hâte d’avoir une amie dans ce que tu as de plus intime, ta tente, te rend tout chose. Excitée comme une enfant qui reçoit ses amies pour une pyjama party pour la première fois de sa vie. « Bonne nuit et merci pour la soirée. À demain matin. » dis-je pour conclure. Espérant que la bouche m’arrête d’aller. J’étais définitivement trop verbomotrice pour une fille qui avait tant sommeil l’instant précédent.






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Lys Aiden
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Jeu 26 Mar - 5:56

sing me to sleep
Lyanora M. Caelum & Lys Aiden
i don't wanna know
La douceur d'une brise. La brutalité d'un ouragan. Les souvenirs avaient cette capacité à se présenter comme hautement contradictoires. Tantôt ils étaient d’une somptuosité si apaisante tantôt ils étaient dévastateurs à l’image d’un typhon. Tantôt on pouvait s’endormir, bercés par leur présence, et plus tard, ils tenaient éveillés par leur virulence. En cet instant, les deux moments se battaient dans ton esprit alors que le sommeil cherchait à vouloir l’emporter. Tu n’étais même pas en mesure de déterminer qu’est-ce qui gagnerait entre le rêve ou le cauchemar, tu te sentais tiraillée par le manque et son absence et les doux moments de cette soirée passés aux côtés d’une compagnie aussi joyeuse qu’agréable. Vibrante d’une douceur et d’une gentillesse si rare, Lyanora avait illuminée ce moment de ton exploration qui aurait pu être si triste, si morose. Elle avait été l’accalmie dans l’averse, l’arc-en-ciel de celui-ci.

L’avais-tu remarqué, ce tutoiement soudain ? Sans doute que ton esprit avait fait un petit « oh » à ce sujet, parce que cela avait été une modification soudaine d’une conversation que vous entrepreniez depuis un bon moment. Et que ton esprit marquait tous les petits détails de ton environnement. Mais il était impossible de dire que cela avait été dérangent, c’était même tout le contraire. Si tu l’avais remarqué, tu n’en avais pas fait de cas, et tu n’avais point pensé même à en faire, puisque ce n’était rien d’important à tes yeux. Si le vouvoiement était une marque de respect, le tutoiement ne t’apparaissait point comme de l’irrespect dans une telle situation. Vous aviez passé d’agréables moments ensemble, des souvenirs que tu allais pouvoir serrer contre toi dans les nuits les plus solitaires, les plus froides, les plus brutales. Elle s’était inscrite au titre d’amie en sautant rapidement la case « connaissance amicale » alors tu ne pouvais point lui tenir rigueur d’un tutoiement soudain qui ne dura même pas. Et même s’il avait duré, ça n’avait été qu’une familiarité qui t’aurait été agréable. Pas que le vouvoiement était désagréable. Il ne fallait pas te mettre des mots que tu n’avais pas prononcé. Tu ne te souciais point de quel temps de verbe était utilisé du moment que les mots n’étaient point vulgaires. Du moment que le vocabulaire n’était pas péjoratif. Que le respect demeure dans la conversation.

Cette nuit, tu ne dormirais pas seule. Lyanora non plus. Et si elle ne se sentait pas particulièrement seule, c’était tout l’inverse de ton côté : la solitude étreignait ton cœur et te serrait la main. Elle t’accompagnait partout où tu allais, elle était à tes côtés avant que la jeune femme ne vienne la chasser. Tu ne pouvais que la remercier de cette invitation, de ces paroles échangées, de cette présence impromptue et pourtant si libératrice, appréciée. Tu avais hoché très légèrement la tête quand elle avait dit que l’histoire était horrible. Horrible, mais magnifique. Lugubre, mais poignante. C’était le genre d’histoire qui te touchait, qui montrait à quel point on pouvait aimer, qu’on n’oubliait pas. Tu ne disais pas que le meurtre était magnifique. C’était le geste du frère qui l’était : composer une mélodie en son hommage, en son honneur, pour la célébrer, célébrer la vie qu’elle a pu avoir pendant quatorze années. Célébrer tous les moments passés avec elle, ne jamais vouloir oublier, vouloir que tout le monde sache à quel point il l’aimait. Oui, tout ça, c’était magnifique.

Et tu eus un sourire triste à la réponse de cette jeune femme qui s’était inscrite dans ton esprit comme une rencontre que tu n’allais jamais pouvoir regretter. « Si on se compare à plus haut que soit, à des idoles, nous sommes forcément moins doués. Si on se compare tout simplement, nous le sommes forcément. Croyez-moi, ce que vous faites est le résultat d’années d’expérience. Une personne ne pourrait pas décider dès demain de dessiner et y parvenir. Si vous avez toujours des difficultés avec des notions, c’est normal, puisque vous êtes humaine et que l’on ne sera jamais en mesure d’atteindre la perfection. » Tu avais envie qu’elle se voit au travers de ton regard, qu’elle puisse comprendre la valeur de ses œuvres, la valeur de son talent, tu aurais aimé. Mais en même temps, à sa place, tu aurais tenu exactement le même discours, dévalorisant ton travail, le réduisant à une partie de cartes, à un grain de sable, à quelque chose que n’importe qui aurait pu reproduire sans la moindre difficulté. Parce que tu n’avais pas confiance en ta personne, tu n’étais pas en mesure de croire produire quelque chose qui en vaille la peine et ce n’était pas faute d’essayer, ce n’était pas faute de te donner une chance. Tu n’y arrivais juste pas.

Tu fus heureuse lorsqu’elle te proposa de te montrer quelques trucs, toi qui n’aurais jamais osé lui demander. Par peur de déranger, par peur de t’imposer, par peur qu’elle ne le veuille pas, mais vienne tout de même accepter uniquement par politesse, uniquement pour ne pas te froisser. Oui, tu fus heureuse que l’initiative vienne d’elle-même, que tu n’aies pas eu à la provoquer. Tu serais plus que ravie d’apprendre par quelqu’un d’aussi doux, d’aussi gentil, que l’était ta compagne de ce soir. « Je n’oserais refuser, ce serait un honneur. »

Pixel était venu se blottir tout contre toi lorsque tu fus allongée dans sa tente et tu avais légèrement, très légèrement soupiré. La mélodie venait te bercer et la présence de Lyanora te calmait, t’apaisait. Il te semblerait que pour une fois, les cauchemars n’allaient pas s’abattre sur ton être et tu espérais tant avoir raison, ne pas te tromper, tant vraiment pouvoir dormir correctement.
Tu avais fermé les yeux pour que le noir s’impose. La fatigue commençait doucement à faire son effet, tes yeux à te brûler, ton esprit à s’en aller ici et là, à perdre le fil des mots tenus. Ta concentration n’était plus qu’un grain de sable que tu ne pouvais tenir entre tes mains. Comme quand tu étais enfant et que tu t’amusais à mettre du sable dans tes mains jusqu’à ce que tous les petits grains aient trouvé le chemin d’entre tes doigts. Tu l’avais fait très souvent, tu pouvais le dire.

« Ne vous en faites pas. Le tutoiement ne m’a aucunement dérangé. » Et ce fut la seule phrase que tu laissas s’échapper à ce sujet. Tu n’aurais point voulu te perdre dans des milliers d’explications et de justifications qui auraient finies uniquement par mélanger celle qui t’accompagnait, celle qui t’avait proposé sa tente pour la nuit, qui avait brisé ta solitude l’espace de quelques heures, plusieurs heures même. Et tu savais à quel point tu pouvais te perdre parfois, quand tu ne faisais pas attention. Ça en était déplorable. Piteux même. Oui, clairement, tu faisais pitié quand tu te perdais autant dans tes mots. Ainsi, une phrase suffisait entièrement. Tu l’écoutas attentivement lorsqu’elle te parla de sa grande sœur, avec un sourire attendri. Elle rayonnait et tu pouvais dire à quel point elle aimait celle dont elle discutait désormais. « Savez-vous où elle se trouve ? Je dois rentrer à Sunyra, si c’est sur le chemin, nous pourrions faire un bout de chemin ensemble. J’espère que vous la retrouveriez bientôt. La prochaine que nous nous verrions, vous pourriez me raconter comment ça s’est déroulé. » Parce que tu avais bien en tête de la revoir, de lui reparler, de recroiser cette personne bien trop douce pour cet univers.

Lorsque Lyanora t’informa que tu pouvais prendre place dans le lit, ce fut là que tu te déplaças sans attendre, sans lui faire redire une deuxième fois. C’était toujours plus agréable qu’un sol. Et sa proximité serait davantage apaisante, il fallait le dire. Ça faisait longtemps, bien longtemps, que tu n’avais pas dormi avec quelqu’un dans un lit. Autant ce n’était point désagréable, autant c’était quelque peu douloureux, les souvenirs l’étaient. « Ce n’est pas grave, je saurais m’accommoder à sa présence. » Pixel sauta également pour se blottir dans tes bras, ne souhaitant point être seul.  
Installée près de Lyanora, il te semblait que la nuit perdait de son aspect menaçant. Il y avait longtemps que tu n’avais pas dormi sans crainte, sans appréhension, longtemps que la nuit ne t’avait pas paru douce. Tu caressais presque l’espoir que ce sommeil ne soit pas perturbé, cette fois. « Bonne nuit à vous aussi, Lyanora. Je vous inviterais à un café demain matin pour le réveil. »






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Lyanora M. Caelum
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Sam 28 Mar - 22:09
Stepping back in the routine
Lyanora
Lys
J’imagine que le sommeil aurait dû me gagner rapidement tant la fatigue m’avait assaillie, comme si elle avait été un virus des plus agressifs. Non. C’est plutôt l’insomnie qui me guettait. L’énervement, l’euphorie, l’adrénaline. Toutes ces états d’esprit avaient envahi ma tête et je ne parvenais qu’à garder les yeux ouverts. Rivés sur la toile de la tente. La main caressant le feuillage d’Altesse. Cette rencontre, ce soir, elle m’avait fait du bien. Elle était l’une de mes premières depuis mon arrivée ici à être aussi agréable. J’avais confiance en cette femme. Elle était rassurante, ravagée par un passé que je n’imaginais même pas, mais je le sentais à travers sa nostalgie, ce ton qu’elle employait constamment. Dans le noir, je souriais en pendant à notre soirée, étouffant des rires quand je pensais à cette plaisanterie que l’on avait faite. J’étais vraiment heureuse de l’avoir aborder. D’avoir osé me lever de mon petit coin isolé. De lui avoir adressé une salutation.  « Avec plaisir… » chuchotais-je à très bas volume. J’avais déjà hâte au lendemain, j’avais déjà hâte de me lever, de partir et prendre la route avec elle. D’aller m’asseoir dans ce café en sa compagnie.

Son offre de voyage commun me laissait toutefois emplis de questions, je n’étais pas bien familière avec la géographie lumirenne, pas encore du moins, mais j’espèrais que Sunyra soit tout près de Kishika. J’espèrais qu’elle puisse voyager avec moi. Je pourrais ainsi profiter de sa présence plus longtemps, me sentir moins seule. Malgré ce que j’avais dit, bien que mes Pokémons soient là, à mes côtés, ils n’étaient pas humains. Ils ne me parlaient pas, pas réellement. Ils meublaient mes silences, ils vivaient, mais ils ne pouvaient pas comprendre entièrement ce que je disais. Pas plus que je ne le pouvais. Nous avions un beau lien, mais loin d’être suffisant pour combler les douleurs de l’isolement social. Pour le temps que ça durerait, le temps que je retrouve ma sœur, Lys serait de bonne compagnie. Après aussi, bien sûr, mais nous n’allions pas au même endroit. Nos chemins se sépareraient éventuellement. C’était inévitable et j’imagine que ce côté éphémère d’une aventure Pokémon était charmant. Triste, mais charmant. Le fait de ne pas savoir ce qui nous attend, le fait d’être confronté à l’imprévu, de devoir s’adapter. Tout ça c’était stimulant. Vraiment. Était-ce que je cherchais, j’en doutais. L’insécurité finirait, tôt ou tard pas me ronger. Mais comme statut temporaire, le fait de n’avoir aucune attache ni domicile pourrait m’aider à grandir.

Je continuais de fixer la toile de la tente, espérant que le sommeil surgisse et m’assaille comme un aigle s’abat sur sa proie. « C’est à Kishika qu’elle v… » L’aigle s’était abattu. Le sommeil m’avait gagné. Pas soudainement, mais promptement. Après l’avoir cherché des minutes durant, je l’avais trouvé au milieu d’une phrase. Une phrase à laquelle je n’entendrais pas la réponse, si tant était qu’il y avait une réponse, que Lys ne s’était pas, elle aussi, assoupie pour laisser régner un silence confortable et rassurant. C’était normal, on s’était dit bonne nuit après tout. Le réveil n’en serait que plus actif. J’aurais l’occasion de répondre, à nouveau, à sa question. J’aurais l’occasion de la remercier pour sa compagnie et sa chaleur, car on ne le cachera pas : Dans le désert, les nuits sont froides. La nature est peu accueillante et, surtout, la solitude est forte, plus que d’habitude… Est-ce parce qu’on se sent vulnérable ou parce que l’on voit les autres être accompagnés de maints amis qui nous manquent ?  Je ne pouvais que remercier Lys de m’avoir permis de me greffer à elle malgré que l’on eût été des inconnues l’une pour l’autre l’instant d’avant.

La nuit passa et le monde onirique ne me marqua pas, mais au réveil, j’avais hâte, j’étais excitée, j’étais enthousiaste. Ça semblait quétaine, voire cliché, d’ainsi le dire, mais je n’aurais pu décrire mes sentiments autrement. Lys était arrivée dans un bon moment. Voyager seule quelques jours ne m’avait pas fait du bien et elle avait été le pansement sur mes blessures psychologiques.

Merci Lys.



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