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Rip it off, show the symbol on your chest ft. Charlie
Izaiah L. Silvērsteiń
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Sam 28 Sep 2019 - 20:01

Rip it off, show the symbol on your chest
Even the darkest night will end
and the sun will rise.
Tes paupières avaient papillonné d’elles-mêmes et l’expression de ton visage s’était muée en incompréhension quand April t’avait tendu la brochure. Tu avais baissé les yeux vers le bout de papier puis tu t’étais même risqué à jeter un œil autour de toi.

- Tu cherches le bac de recyclage ?  Je suis bénévole, pas esclave tu sais.

Si elle n’avait pas commencé à bien te connaître, l’infirmière aurait sans doute prit mouche. Heureusement, elle connaissait ton manque de malice et ta bonne humeur immuable. Elle avait donc simplement rigolé avant de secouer la tête et de tirer la chaise qui faisait face à la tienne.

- Très drôle.

Tu ne rigolais pas. Tu ne savais fichtrement pas quoi faire de cette brochure et il ne t’était même pas passé à l’esprit que la lire pourrait te donner une bonne idée de la tournure future de cette conversation. Tu étais tout simplement perdu et convaincu qu’elle cherchait à s’en débarrasser par tous les moyens possibles. C’était donc à toi qu’incombait cette tâche désormais ? Tu avais touché le papier sacré et tu devais donc faire le tour de l’hôpital à la recherche d’un endroit où le t’en départir afin de briser la malédiction ? Risquais-tu la mort si tu refusais ? On aurait dit le pitch d’un mauvais scénario de film d’horreur.

Reprenant la brochure entre tes doigts mous, la jeune femme l’avait plaqué contre la table puis avait attiré ton regard vers celui-ci. Pour la première fois, tu avais lu le gros titre de la brochure : Le Centre d’Espoir. Mais encore ?

- C’est un centre pour personnes sans domicile fixe basé à Nemerya.

Tu avais acquiescé. Tu aimais savoir qu’il y avait un endroit capable d’ouvrir ses portes aux personnes dans le besoin. Tu n’avais jamais expérimenté la vie dans la rue, mais tu te doutais que ça ne devait pas être facile de s’en sortir… Alors si quelqu’un pouvait leur donner un coup de main, tu n’en dormirais que mieux. Malgré tout, tu ne voyais pas en quoi cela te concernait de près ou de loin. Ou du moins, tu ne voyais pas assez pour que l’incompréhension quitte ton visage aux traits tordus.

Visiblement, ton incompréhension l’avait saoulée puisqu’elle avait bruyamment soupiré avant d’ouvrir le pamphlet et de pointer un mot. Un mot qui avait tout de suite fait écho en toi : bénévole.

- Ils cherchent des bénévoles, tu n’as pas envie d’essayer ?

Tu avais haussé les épaules. Oui, bien sûr… Mais étais-tu vraiment fait pour ça ? Tu aidais le centre hospitalier parce que tu te sentais investi d’une mission, d’un but à accomplir. Mais ton pouvoir s’étendait-il aussi loin ? Déglutissant, tu avais nerveusement tapoté tes doigts contre le dessus de la table.

Et à en croire ta présence devant les portes d’entrée du centre, tu avais finalement pris une décision.

Prenant une grande inspiration, tu donnes un coup de pied à une pierre puis tu jettes un œil tout autour de toi. Nemerya, la capitale. Tu te souvenais avoir souvent marché le long de la route 5 séparant Voltapolis de sa voisine, mais tu n’avais jamais franchi les frontières de la ville. Non pas par crainte d’y mettre le pied, mais simplement, car rien ne t’avait jamais appelé en ces lieux. Enfin, rien avant aujourd’hui. Allais-tu vraiment faire ça ? Nerveux, tu reposes tes pupilles azurées sur la porte de verre puis tu t’avances vers celle-ci. Tu tends une main, attrape la poignée, pousse puis t’enfonces dans le centre.

Tu avais prévenu les responsables de ton arrivée. Cette expérience, ce véritable baptême, avait minutieusement été préparée pour ne rien laisser au hasard. Contrairement aux recommandations d’April, tu néanmoins n’avais pas parlé de ta condition médicale afin d’éviter les zones plus à risque d’être « contaminées » mais tout le reste avait été mis au clair. Enfin, s’il y avait vraiment quelque chose à mettre au clair. Tu n’étais normalement pas un partisan des vivants. Tu voulais sauver ceux pour qui exister n’avait plus aucun sens… Cette vie, tu l’aimais sincèrement. Tu étais venu ici pour aider, pour faire quelque chose d’autre de ta vie et pour tester de nouvelles choses… Mais c’était très différent de ce que tu connaissais normalement. Tu ne pouvais pas l’oublier. Tu ne savais pas à quoi t’attendre.

Et ça faisait peur n’est-ce pas ?

Prenant une grande inspiration, tu t’avances dans le couloir puis jette un œil autour de toi. Il n’y a personne. Personne pour t’accueillir, personne pour te dire quoi faire ni où aller. T’es-tu trompée de journée ? As-tu raté un message vocal pour annuler la rencontre ? Nerveux, tu sors l’appareil de ta poche puis tâtonnes nerveusement l’écran à la recherche d’une info pour te donner l’heure juste.

Tu ne pousses toutefois pas l’expérience plus loin puisque le claquement des talons se fait entendre non loin de toi.
Tu es sauvé.
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)



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Ōgai Tsuji
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Ōgai Tsuji
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Dim 6 Oct 2019 - 16:17

Rip it off, show the symbol on your chest



"I like to meet new people. It's an occasion to make new friends, and to help them, if they need." - Izaiah & Charlie
Charlie se leva et s'étira doucement, ses muscles encore engourdis de la veille. Il fallait dire que ça avait été une rude journée. Elle avait eut beaucoup de monde à la boutique, avait reçu des grosses commandes. Et puis, le soir, elle avait été au cabaret, y faire son travail de barmaid. Elle enchaînait toutes ses journées comme ça, et n'avait finalement que très peu de temps pour se reposer. Car, lorsqu'elle était libre, elle s'occupait de son Pokémon, sinon elle allait au centre pour les personnes sans domicile fixe, ou encore sur le terrain pour sauver des pokémons. Parfois, elle allait aussi dans la rue, distribuer à manger et des vêtements chauds aux personnes dans le besoin. Oui, Charlie n'avait jamais trop de temps pour elle.

Aujourd'hui, c'était celui où elle se rendait au centre à Nemerya. Heureusement, elle habitait entre cette ville et Artiesta, ce qui lui faisait faire beaucoup moins de chemin, et lui permettait de rester un peu plus au lit. Parce qu'elle avait beau être une boule d'énergie, il arrivait parfois qu'elle se sente épuisée et qu'elle ait besoin de repos. Comme tout être humain direz vous. Mais ce temps à dormir, c'était du temps perdu pour Charlie et son envie de sauver le monde. Chaque minutes, chaque secondes étaient si précieuses à ses yeux, qu'elle ne voulait en gâcher aucune. Enfin, elle savait qu'elle devait dormir, sinon elle serait beaucoup moins en forme et de taille à venir en aide à autrui. Finalement, la jeune femme se trouvait dans un terrible dilemme quotidien. Et ça, ça lui nouait les tripes, de savoir que, parfois, elle devait sacrifier un peu de son temps pour elle. Parce que oui, Charlie ne savait pas, et ne voulait pas s'occuper d'elle.

Enfin, c'était un jour un peu particulier. Le centre lui avait demandé d'arriver un peu plus tôt, afin de venir accueillir un nouveau bénévole. Enfin, si Charlie avait tout compris, ce serait déjà un bénévole à l'essai. Il allait donc falloir qu'elle lui explique le fonctionnement du centre, qu'elle lui montre les différents pièces, qu'elle lui présente aussi quelques personnes sûrement. En tout cas, elle avait décidé de partir de bonne heure, afin d'arriver tôt, et d'être là à l'arrivée de ce fameux bénévole à l'essai. Elle alla donc se préparer. Elle enfila un slim bleu, qui lui tombait à merveille, ainsi qu'une chemise blanche. Elle attacha une partie des ses cheveux en chignon, afin qu'ils ne viennent pas à lui tomber devant le visage, puis avez laissé le reste de sa masse capillaire libre. Elle se maquilla légèrement, recourbant simplement ses cils avec un peu de mascara, et appliquant un peu de fard à paupière léger. Il ne fallait pas qu'il ait une mauvaise impression, concernant le lieu et les personnes qui y travaillaient.

Puis elle alla préparer rapidement de quoi manger et boire à son farfuret, avant d'aller lui poser non loin de son coussin. Elle avait laissé trois baies, ainsi qu'un saladier d'eau. Héllébore allait sûrement trouver le temps un peu long. Mais Charlie savait qu'il aimait aussi être tranquille. Et puis, il lui était d'une grande aide à la boutique, il avait aussi le droit de se reposer. Il le méritait. Bien que, parfois, le farfuret faisait preuve d'un terrible caractère, il n'avait pas un méchant fond. La jeune femme le savait ; elle devait bien être la seule. Alors qu'il dormait encore profondément, elle se pencha pour déposer un bisous sur la petite tête du Pokémon. Puis elle enfila sa paire de talons, prit sa veste, et se dirigea vers l'arrêt de bus.

Elle arriva rapidement à Nemerya. Elle se dirigea aussitôt en direction du centre, le sourire aux lèvres. Elle trouvait ça toujours agréable de recevoir l'aide de nouvelles personnes. Et puis, cela lui permettait également de faire de nouvelles rencontres. Et, qui savait, peut-être croiser de nouvelles personnes qui auraient besoin d'aide, même si ce n'était que parler, bien qu'ils étaient seulement bénévoles ? Après tout, tout le monde, peu importe sa situation de vie, aura besoin de parler un jour ou l'autre. Et, Charlie était là pour ça. Enfin, ça n'était pas vraiment le moment de penser à ça. Elle devait plutôt se concentrer sur ce qui l'attendait. Charlie passa alors le pas de la porte, toute joyeuse. Elle salua quelques collègues bénévoles, ainsi que quelques personnes sans domicile qui étaient déjà réveillées. L'une des bénévoles lui indiqua que les quelques informations concernant le petit nouveau se trouvaient dans le bureau, sur un post-it. Elle s'y dirigea donc. En effet, quelques mots étaient notés sur un petit papier adhésif jaune. Izaiah donc. Heureusement qu'elle avait de formidables collègues, qui lui avaient préparé tous les papiers à lui transmettre. C'était surtout des papiers résumant le fonctionnement, de simples informations complémentaires à ce qu'allait lui dire Charlie.

Elle s'était rapidement fait un café, avant de regarder l'heure affichée sur un ordinateur. Il ne devrait plus tarder. Je vais aller à l'accueil l'attendre. Mais, à peine venait-elle de penser ça, qu'un énorme brouhaha se fit entendre. Elle posa sa tasse - encore à moitié pleine - sur le bureau, et sortit aussitôt. Les bruits venaient de la salle commune. Elle croisa ses collègues qu'elle avait précédemment vue en rentrant dans le bâtiment se rendre dans la salle, et elle fit de même. Plusieurs personnes étaient en train de hausser le ton, et ils en vinrent même aux mains. Des chaises, des tables volèrent. Charlie s'élança aussitôt, tentant de séparer les concernés. Evidemment, ce ne fut pas sans peine. Elle eut droit à quelques coups, dans les jambes et dans le ventre notamment. Et puis, un coup de poing sur le visage aussi. Elle sentit sa joue droite devenir écarlate. "Bon sang vous allez vous calmer ! Si vous venez ici, c'est pour qu'on vous aide, pas pour vous battre !" Sinon on vous renvoie dans la rue. Elle l'avait pensé. Mais elle ne l'avait pas dit, et c'était peut-être mieux comme ça.

Ses collègues lui dirent d'aller accueillir le bénévole, car il devait perte là. Le pauvre, Charlie n'avait pas été là. Elle avait failli à sa mission. Et voilà qu'elle se retrouvait dans un état déplorable. Elle passa rapidement aux toilettes, afin d'enlever les quelques gouttes de sang qui avaient coulées de son nez, et pour arranger ses vêtements. Refaire rapidement sa coiffure aussi. Tout aurait été de nouveau parfait. Si sa joue n'était pas restée aussi rouge, commençant même à virer dans les tons violets. Et voilà. Elle allait tout louper. Enfin, elle posa ses deux mains sur le lavabo, et inspira un grand coup. "Ca va bien se passer Charlie." Il le fallait, elle n'avait pas le choix.

Elle sortit donc des toilettes, et emprunta le couloir qui menait à l'entrée, ainsi qu'à différentes salles. Et, en effet, le fameux Izaiah était là. Le grand blondinet semblait errer. Le pauvre. T'as pas assuré Charlie. De nouveau, elle inspira, avant de se diriger vers lui, un grand sourire sur le visage. Il était sensiblement plus grand qu'elle, mais, avec ses talons, la jeune femme rattrapai l'écart. Elle s'approcha de lui, ses talons faisant un bruit monstre sur le sol.

"-Bonjour ! Tu me sembles bien perdu dis moi..." Avait-elle lancé avec un petit rire. "Tu es Izaiah c'est ça ? Tu viens en tant que bénévole à l'essai ? Enchanté, moi c'est Charlie !"

Elle lui souriait, mais bon sang que ça lui faisait mal. Elle avait clairement l'impression d'avoir la joue en feu. Allez, c'est pas le moment de se plaindre.

"-Du coup c'est moi qui vais m'occuper de te faire la visite et de tout t'expliquer ! D'ailleurs, je m'excuse de ne pas avoir été là quand tu es arrivé, mais on a eu un petit problème. Enfin, tout est réglé maintenant, normalement, et nous allons donc pouvoir commencer ! Mais avant, peut-être que tu as des questions, des remarques ? Tu veux peut-être voir des choses en particulier pour commencer ?"

Ses feuilles à la main, elle les regarda rapidement, afin de voir tout ce qu'elle avait à lui montrer. Puis elle porta de nouveau son attention sur le blondinet, le regard pétillant.
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Ven 25 Oct 2019 - 0:37

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Tu étais doux. Beaucoup trop doux pour le monde dans lequel tu t’embarquais, beaucoup trop doux pour l’horreur qui t’attendait à l’autre bout de ce couloir. Tu n’étais pas du tout prêt pour ça. Qu’importe ce à quoi ça ressemblerait : ça ne ferait qu’une bouchée de toi et de ta délicatesse. En revenant ce soir, tu aurais les épaules voutées et la tête penchée afin d’y masquer ta honte de l’échec. Et malgré tout, pourrais-tu vraiment t’en plaindre ? La dureté qui t’attendait dans ce tournant, tu l’avais choisie. Personne ne t’avait obligé à donner ton nom, à tenter l’expérience. Les lettres qui le composaient, tu les avais écrites de ta propre main sans que personne ne pointe sur ta tempe le canon d’une arme à feu. L’enfer qui t’attendait était un choix, un contrat conscient avec Giratina. Tu aurais tout le temps de te plaindre une fois que tu serais mort et enterré.

Mais certainement pas aujourd’hui.
Même s’ils te détruisaient et mettaient à rude épreuve ton empathie exemplaire, tu devais le faire.
Et au final, tu ne pourrais qu’en ressortir grandi… N’est-ce pas ?

Lorsque la jeune femme apparaît devant toi, tu entreprends un sourire sincère que la vue de sa joue enflée fait disparaître instantanément. Les belles paroles destinées à te convaincre du meilleur plutôt que du pire disparaissent au contact de cette blessure. Elle est récente. Tu en as suffisamment vu à l’hôpital pour le savoir. Ce n’est pas quelque chose de nouveau pour toi, ce n’est pas une blessure inhabituelle pour le bénévole que tu es… Mais tu ne t’attendais pas à ça ici maintenant. Tu pensais que le destin se chargerait de te prouver que tu avais tort, que tes craintes étaient infondées et qu’aider les vivants serait une autre belle façon de donner de ton temps pour l’homme. Mais au final, tu risquais plutôt de te faire éclater le nez. Et ça, c’était beaucoup moins charmant.

- Oui c’est bien ça… Heureux de faire ta connaissance Charlie.

La jeune fille sourit. Mais ça ne suffit pas à calmer tes appréhensions naissantes à la vue de cette joue. Elle n’est pas tombée dans les escaliers et elle n’a pas non plus foncé dans une porte. Et si elle était victime de violence conjugale et que cette blessure n’avait rien à voir avec le centre ? Déglutissant, tu tentes de masquer le trouble qui menace de te trahir, mais le ton presque effacé de ta voix ne ment pas. Tu es un bien mauvais menteur, Izaiah.

- N… Non, je n’ai pas vraiment de questions ni de désir particulier.

Peux-tu faire semblant ? Peux- tu faire comme si de rien n’était ? Comme si tes yeux n’avaient rien vu ? Non. Mais tu ne veux pas non plus entrer dans sa bulle et violer son intimité. Les années t’avaient prouvé que forcer l’entrée du jardin secret des souffrants était une mauvaise idée. Mais que se taire n’était également rien de plus qu’un acte de lâcheté. Alors que faire ? Prenant une grande inspiration, tu te grattes légèrement l’avant-bras puis prend ton courage à deux mains.

- T… Ta blessure. Je suis normalement bénévole à l’hôpital et je m’y connais un peu en premiers soins. Tu veux que j’y jette un œil ? Ça semble assez douloureux…

Tes yeux fuient les siens avec honte. Tu veux l’aider, tu veux jeter un œil à cette vilaine enflure… Mais le proposer ainsi est un acte aussi bienveillant qu’envahissant. Tu ne devrais pas. Tu le sais. C’est aussi impoli que ta fixation sur Isaac ou que la façon dont tu avais abordé Hazel. Et les deux avaient franchement mal tourné. Par ta faute. Toujours. Alors autant dire que tu connais déjà la finalité de cette proposition d’apparence toute pure et bienveillante.

Tu regrettes déjà.

Le regret est fort. Tu ne peux pas la laisser rebondir sur ça et s’énerver contre toi. Ce n’est pas quelque chose que tu souhaites et ça a le potentiel de rendre ta journée de bénévolat absolument pénible à souhait. Si tu n’as pas le moindre allié en ces lieux, autant dire que tes chances d’y laisser ta peau viennent de tripler.

- Pardon, je ne devrais pas m’en mêler. Laisse tomber. Je te fais confiance pour la visite et les explications, je suis convaincu que ce sera super.

Tu te mords la lèvre inférieure. Tu es normalement plus assuré que cela. Tu as déjà essuyé les insultes et le venin des uns puis des autres… Alors en quoi est-ce différent cette fois ? Pourquoi crains-tu autant le retour de flammes ? Ça ne te ressemble pas. Normalement, tu te fiches bien des conventions ou de la politesse.

À croire qu’Isaac et Hazel ont laissé en toi des craintes désormais bien ancrées, mais dont tu ne soupçonnais même pas l’existence…
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)



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Ōgai Tsuji
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Sam 26 Oct 2019 - 11:40

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Elle avait vu son sourire qui avait bien vite prit la fuite lorsque son regard s’était posé sur la tâche colorée qui prenait une bonne partie de la place sur sa joue. Elle l’avait vu. Et elle s’en était voulu. Quelle image allait-elle donc bien donner du centre ? Finalement, la jeune femme aurait certainement dû demander à quelqu’un d’autre d’aller accueillir ce cher Izaiah à sa place. Mais, connaissant ses collègues, personne n’aurait vraiment voulu y aller, car beaucoup avaient du mal à accueillir de nouveaux bénévoles dans leurs rangs. Pourtant, Charlie trouvait ça super, et puis, plus ils seraient, plus ils pourraient se diviser les tâches. Cependant, elle se demandait parfois ce que certains bénévoles faisaient ici. Mais c’était une question fâcheuse, à éviter. Tout ce qu’elle retenait, c’était qu’il y avait quelques personnes vraiment inutiles dans ce centre, qui n’était là que pour se donner bonne conscience, et non pas pour aider les autres. Et ça, la rousse, elle détestait.

Et il avait beau avoir dit qu’il était enchanté de la rencontrer, il avait beau avoir répondu poliment à sa question, Charlie sentait bien la petite tension qui s’était créée. Elle n’osait même pas s’imaginer ce qu’il était en train de penser. Aurait-il peur désormais de visiter le centre ? Allait-il revenir sur sa décision, et partir avant même d’avoir commencé ? Ce serait compréhensible finalement. Qui avait réellement envie de devenir bénévole et de régler des conflits, quitte à se prendre des coups -mis à part Charlie- ? Personne. Personne ne voulait mettre sa vie en danger pour les autres. L’empathie avait ses limites, limites que la jeune femme n’avait pas, poussée par ce désir insatiable d’aider les autres. C’était comme sa drogue, elle ne pouvait rien faire, elle ne pouvait pas s’en passer. C’était sa vie, son tout, elle n’était rien sans ça. C’était ce qui lui permettait de vivre, d’exister. Et pour ça, elle était prête à tout, prête à faire n’importe quoi pour donner de la valeur à son existence.

Il était temps de rattraper le coup. Montrer que le centre n’avait pas que des aspects négatifs -seulement s’il avait pensé directement au fait que sa blessure provenait d’ici-. Et elle allait reprendre la parole. Elle avait même inspiré un grand coup. Mais le blondinet fut plus rapide qu’elle, il l’avait devancé, prenant la parole en premier. Que… Il venait de lui proposer son aide. De jeter un coup d’œil à ce bleu que Charlie haïssait et qui donnait une mauvaise image. Pourquoi faisait-il ça ? Il ne la connaissait même pas ? Aussitôt, la jeune femme porta doucement sa main vers sa joue, tandis que le jeune homme avait détourné le regard, visiblement dérangé d’avoir proposé ça. Effectivement, c’était douloureux. Rares étaient les fois où Charlie s’était pris de tels coups en plein dans le visage. Peut-être que cela pourrait être un moyen de la ramener à la réalité ? Non. Peu importait le nombre de coups qu’elle prendre, rien n’y ferait. C’était sa manière de vivre désormais, c’était inscrit en elle, et rien ne pourrait venir bouleverser ce quotidien qu’elle s’était créée.

Un petit sourire adorable vint se plaquer sur ses lèvres lorsque Izaiah s’excusa, et qu’il revint au sujet. Elle avait envie, d’accepter son aide. Mais elle ne voulait pas le déranger. Il était adorable, c’était certain. Beaucoup trop pour ce monde qui était en réalité un enfer. Le pauvre, il venait d’arriver ici, et voilà qu’il se sentait obligé d’aider Charlie. Tu n’as pas besoin d’aide. Tu es celle qui aide les autres. Personne ne t’as jamais… proposé son aide ? Tandis que son sourire restait fixé sur son visage, la jeune femme, au fond, se posait tout un tas de questions. D’ailleurs, un long silence s’était installé après qu’Izaiah ait pris la parole. Ce n’était pas voulu. Ce n’était pas pour le mettre encore plus dans l’embarras. C’était surtout la première fois pour Charlie que les rôles s’inversaient.

« - Je… »

C’était bien la première fois aussi qu’elle se retrouvait à ne plus savoir quoi dire. C’était tellement… Inattendu. Mais, la douleur refit soudainement surface, la ramenant sur terre.

« - Merci de me proposer ton aide. Je ne voudrai pas te déranger, mais… Je veux bien si ça ne t’embête pas ? »

Quelles étaient les chances que la rousse tombe sur un bénévole à l’hôpital, le jour où elle en avait le plus besoin ? En réalité, il n’y avait pas qu’à sa joue qu’elle avait mal. Mais c’était ce qui se voyait le plus ; évidemment. Elle n’allait donc pas l’enquiquiner avec le reste de ses problèmes -il n’était pas là pour ça de base-. De sa main libre, elle chassa une mèche de cheveux qui s’était mise devant ses yeux.

« - On peut aller au bureau si tu veux, il y a des chaises, et du café aussi, si tu en veux un ? Et puis, je pourrai commencer ta visite en te montrant ce coin du centre, après tout il faut bien commencer quelque part ! » Avait-elle dit avec un petit rire.

Elle avait sorti ça comme une question, mais ça n’en était pas vraiment une. D’un geste de la main, elle invita le blondinet à la suivre. Puis elle ouvrit la porte du bureau, et le laissa rentrer en premier. Elle déposa les papiers qu’elle avait dans ses mains sur la table la plus proche. « Tu peux t’asseoir là si tu veux ! » dit-elle en désignant une chaise au blondinet, puis elle se dirigea vers la tasse qu’elle avait laissé précédemment, soupirant.

« - Oh, j’en ai carrément oublié de le boire… » Avait-elle dit à elle-même, avant de se retourner vers Izaiah. « Je t’en fais un ? » Lança-t-elle tout en se dirigeant vers le lavabo pour y jeter le liquide froid, avant d’aller à la machine à café.

Une fois qu’Izaiah eut donné sa réponse, elle prépara le tout, et revint vers le jeune garçon, prenant avec elle au passage une chaise, et elle s’installa devant lui, poussant une poignée de cheveux qui s’était mise devant sa blessure. Elle inspira un coup avant de reprendre la parole.

« - Tu… préfères commencer par jeter un œil ou que je commence à t’expliquer deux trois trucs ? » Avait-elle demandé, tout en détournant rapidement le regard, avant de replanter celui-ci dans les yeux d’Izaiah.
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DC de Isaac Hayashi ~

Merci Hazel pour le vava Bave
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Rip it off, show the symbol on your chest
Even the darkest night will end
and the sun will rise.
Tu te sentais un peu honteux.
Honteux d’une telle initiative, honteux d’avoir proposé quelque chose d’aussi maladroit dans des circonstances qui ne te concernaient absolument pas.

Mais tu avais toujours été comme ça, n’est-ce pas ? Ce n’était pas pour mal faire, tu avais seulement un peu trop la main sur le cœur. Tu voulais toujours bien faire… Et parfois, cela se retournait immanquablement contre toi. Tu ne pouvais pas vraiment blâmer quiconque extérieur à toi-même à ce propos. Tes erreurs, tes marques de familiarité avec de parfaits inconnus, étaient le fruit seul de ta propre bêtise. Pas étonnant qu’Isaac et Hazel aient si mal réagit à ton contact. C’était trop soudain, trop naturel, trop … étrange. On ne fixait, ni n’abordait les gens sans les connaître. Et de toutes les leçons que tu avais reçues de tes années de bénévolat, celle-ci aurait dû être l’une des plus importantes. Ezekiel te l’avait pourtant fait comprendre. Il t’avait très bien indiqué que tu étais lourd et que tu rentrais beaucoup trop aisément dans la bulle des gens. C’était un sentiment d’agression qui s’atténuait normalement assez rapidement lorsque l’on prenait le temps de te connaître, mais les quelques minutes ou heures qui précédaient ta connaissance étaient toujours très pénible. Tu devais apprendre à prendre des distances. Pas pour eux, pas pour leur bonheur, mais pour toi seul. Parce qu’en agissant ainsi, tu allais à l’encontre de ton propre but, de ton propre objectif. Et ce n’était pas ce que tu désirais, n’est-ce pas ?

La surprise sur les traits de ton vis-à-vis te crispe légèrement. Honteux, tu te mords l’intérieur des joues pour te punir d’avoir encore une fois laissé les mots dépasser ta pensée. As-tu fait une nouvelle Isaac, une nouvelle Hazel sur ton passage ? Va-t-elle te remettre à ta place, panique, se refermer ? Tu n’arrives pas à décrire le sentiment de panique qui s’élève en toi à cet instant. Tu voudrais effacer tes mots, lui dire que c’est une blague, qu’en réalité tu n’as rien vu, qu’il n’y a pas vraiment d’ecchymose sur sa joue. Mais tu ne peux pas. C’est trop tard.

Et tu le regrettes profondément.
Jusqu’à ce qu’enfin elle ouvre la bouche.

Aussitôt, la crainte laisse place à la surprise. Hébété, tu écarquilles légèrement les yeux puis la fixe disgracieusement quelques secondes. En proie à l’étonnement, tu ressembles davantage à un poisson qu’à un prince. Tes yeux, grands ouverts, semblent soudain plus globuleux et exorbités que d’ordinaire… Comme ceux d’une grenouille en fait. Ouais voilà.

- Euh… Non ! Non, non, non. Au contraire, ça me ferait plaisir !

Ton étonnement avait laissé place à un sourire. Tu n’étais pas préparé à une telle réception, à un accord de sa part… Mais cela te faisait profondément plaisir. Parce que laisser les choses telles quelles quand quelque chose ne tournait pas rond, ce n’était pas ton genre. C’était un exploit dont tu étais incapable.

Acquiesçant, tu talonnes aussitôt la jeune femme jusqu’au bureau qu’elle a mentionné. C’est là-bas le meilleur endroit, selon-toi, pour trouver tout ce dont tu as besoin pour l’aider à limiter les dégâts sur son visage. Néanmoins, une question demeure en suspens : seras-tu capable de faire face à la dure réalité de ce monde ? Y survivras-tu seulement ? C’est une inquiétude qui, bien qu’elle puisse sembler extrême, demeurait omniprésente dans le creux de ton ventre. Mais surtout, tu ne devais pas en parler. Tu ne voulais pas inquiéter Charlie… Ni remettre en question ta place en ce lieu. Visiblement, ils en avaient besoin. Des gens pour les aider, ils en avaient définitivement besoin. Tout le monde en avait besoin. Alors tu ne voulais pas laisser entendre que ce n’était peut-être pas ta place…

Non, surtout pas.

En entrant, tu prends place sur la chaise qu’elle te désigne aussitôt. Silencieux, tu la regardes remarquer son café oublié, déposer les papiers sur la table puis s’avancer vers la cafetière.

- Pourquoi pas… Si ça ne t’embête pas.

Lorsqu’elle s’installe devant toi, tu prends le temps d’admirer discrètement l’ecchymose qui a envahie sa joue. Un serrement au cœur t’empêche de parler quelques secondes. Ce n’est pas un accident. Elle n’est pas bêtement tombée dans les escaliers, elle ne s’est pas pris une porte non plus. C’est plus, beaucoup plus que ça. Mais peux-tu vraiment te permettre de lui demander l’origine d’une telle blessure ? Non. Ce n’est pas ton travail ni dans tes droits.

- Pourquoi ne pas faire les deux en même temps ?

Proposes-tu avec un sourire. Même si elle parle un peu, cela ne t’empêchera pas de jeter un œil à sa joue ni de voir si la lésion est plus importante qu’il n’y paraît. Et puis, c’est toujours plus sympathique et moins inconfortable lorsqu’un tel coup d’œil n’est pas condamné au silence le plus disgracieux.

- Si ça ne te dérange pas, je vais rapidement jeter un œil afin de voir si ce n’est pas plus grave qu’il n’y parait… Et dans le cas contraire, de la glace dans un linge te fera le plus grand bien pour diminuer l’enflure. Ça te convient ?

Tu ne sais pas trop ce que tu pourras faire de plus si elle vient à te dire que ça ne lui convient pas… Mais la question se doit d’exister, au moins pour la forme.
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Ōgai Tsuji
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"I like to meet new people. It's an occasion to make new friends, and to help them, if they need." - Izaiah & Charlie
La jeune femme avait beau essayer d’être une bonne personne, elle possédait en réalité bien plus de défauts que de qualités. Elle avait beau essayer de se convaincre qu’elle faisait les bons choix, qu’elle faisait du mieux qu’elle pouvait, elle ne réfléchissait pas. Beaucoup trop têtue, beaucoup trop bornée dans ses idées et surtout ses idéaux, elle ne voyait pas au-delà. Ou alors, si elle y parvenait, c’était après avoir agis, lorsqu’il était trop tard. C’était honorable, de vouloir aider les autres. Mais elle fonçait dans le tas. Elle ne pensait pas à sa propre santé. Elle s’adonnait à cette satisfaction, cette jouissance lorsqu’elle parvenait à redonner le sourire à quelqu’un, peu importe ce que cela impliquait. Peut-être qu’au final, elle était légèrement masochiste sur les bords. Car la rousse n’avait aucunement peur de prendre des coups, de finir au tapis, d’avoir des douleurs physiques plusieurs jours durant si c’était pour le bien d’autrui. Peut-être, qu’au final, elle se sentait vivre par la souffrance ? C’était peut-être son moyen d’exister aux yeux des autres, que de souffrir à leur place. Un moyen de leur dire « Regardez, je suis là. Je suis là pour vous. Prête à endurer la douleur qui vous aurez été destinée, pour que vous posiez ne serait-ce qu’un regard sur moi ».

Parce qu’au final, depuis toute petite, tout ce qu’elle cherchait, c’était l’attention des autres. Qu’on la voit, qu’on lui parle, qu’on l’aime aussi. Après tout, elle n’avait jamais connu l’affection maternelle, encore moins paternelle. Son père était parti, il les avait laissé, abandonné, et jamais elle ne l’avait revu. Et puis, sa mère avait toujours délaissé la tendre enfant qu’était Charlie, trop occupée à se délecter de liquides qui n’étaient que son échappatoire à sa misérable vie. Dans sa chute, elle avait essayé d’entraîner Charlie. Mais elle avait réussi à se sortir de là, de cette situation, en aidant les autres. Au début, ce n’était que de simples actions. Ce n’était qu’une enfant, elle ne pouvait pas faire bien plus. Et puis, tandis qu’elle grandissait, elle a dû endurer ses premiers coups. Comme lorsqu’elle avait défendu une camarade de sa classe qui se faisait racketter par des plus grands. Ce fut aussi à ce moment-là qu’elle avait décidé de se mettre au sport de combat. Elle devait savoir se défendre avant tout, si elle voulait pouvoir protéger les autres. Et puis, tout avait pris une drôle de tournure. Tournure que Charlie n’évoquait jamais, à personne.

« - Tu as raison, si ça ne te gêne pas, faisons les deux en même temps ! Comme ça on gagnera du temps ahah ! » Avait-elle lancé avec un petit rire.

Oui, ils gagneraient du temps. Pourtant, si elle n’avait pas foncé dans le tas, si elle n’était pas intervenue, si elle avait laissé faire les bénévoles qui s’occupaient de la sécurité, elle n’en serait pas arrivée à avoir cette ecchymose sur la joue. C’était plus fort, ça l’était toujours. Elle ne pouvait pas s’en empêcher. Et puis, comme elle était arrivée dans les premiers dans la salle, que les autres ne bougeaient pas, elle n’avait pas eu le choix. Elle n’avait pas pu regarder des gens se battre, pour rien qui plus était. La jeune femme n’aimait pas, et ne pouvait pas rester impuissante face à ce genre d’évènements. Mais là n’était plus le temps de penser à ce genre de choses. Elle avait déjà eu bien assez honte de se présenter ainsi à Izaiah, elle devait donc assurer désormais.

« - Oui oui, vas-y, je te laisse faire, tu t’y connais mieux que moi ! Pas de problème, je devrais pouvoir trouver de la glace sans soucis. N’hésite pas à me dire si i faut que je m’arrête de parler parce que ça te gêne pour jeter un œil. » Dit-elle avec un sourire.

Elle en trouverait, à la cuisine. Mais si son côté casse-cou n’avait pas pris le dessus, une fois de plus, elle n’en serait jamais arrivée là. Enfin, elle inspira rapidement. Maintenant, elle devait se concentrer, faire en sorte de ne pas oublier certaines informations. Et puis, elle devait aussi faire attention à ne pas trop parler, à ne pas gêner Izaiah tandis qu’il jetait un œil sur sa blessure.

« - Ici c’est donc le bureau. On y fait deux réunions par jour, une le matin avant de commencer la journée avec les bénévoles qui étaient là durant la nuit, et une en fin d’après-midi afin de la clôturer et de donner certaines informations aux bénévoles qui prennent la relève. Sinon, c’est ici qu’on s’occupe pas mal de la paperasse. C’est aussi l’endroit où on prend nos pauses, c’est important. Disons que c’est notre petit coin personnel, où on aime tous venir se vider un peu la tête quand on le peut, parce que c’est pas tout le temps évident. » Avait-elle commencé à dire, tout en essayant de ne pas aller trop vite. « Après, j’irai te montrer la salle principale, où ils mangent, discutent. Y a des activités aussi qui sont souvent organisées. Et puis, je te montrerai les cuisines, la bibliothèque, les chambres, et d’autres petites salles. Je te donnerai des détails bien entendu à chaque fois. » Continua-t-elle avec un petit sourire.

Il ne fallait pas aller au trop vite, au risque de le noyer sous un tas d’informations. Et puis, Charlie trouvait ça plus judicieux de décrire correctement les lieux lorsqu’ils y passeraient. Izaiah assimilerait mieux ainsi.

« - En ce moment, le centre accueille une trentaine de sans domicile fixe. On leur permet d’avoir un toit, mais on les aide aussi dans leurs démarches administratives, que ce soit pour trouver un boulot, un logement, etc. Afin de pouvoir aider au maximum tout le monde, on fait notre maximum pour qu’ils ne restent pas des mois ici, et qu’ils redeviennent indépendants. Bien sûr, ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais comme on veut donner sa chance à tout le monde, on essaie de les réintégrer rapidement. »

Une question brûlait les lèvres de la jeune femme. Mais pouvait-elle se permettre de la lui poser ? Cela ne la regardait pas vraiment. Pourtant, sa curiosité était trop forte, comme d’habitude. Est-ce qu’elle allait se retenir ? Pas du tout.  

« - Dis voir, ça ne me regarde pas vraiment, mais… Pourquoi est-ce que tu as choisi de venir en tant que bénévole ici ? » Demanda-t-elle avec un petit sourire. « Oh, ne te sens pas obligé de répondre, je comprendrai que tu veuilles garder tes raisons pour toi ! »

Parce que non, définitivement, ça ne la regardait pas.
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DC de Isaac Hayashi ~

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Izaiah L. Silvērsteiń
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Tu n’avais pas été rejeté.
Exceptionnel n’est-ce pas ?
C’était quand même un peu triste d’en arriver là non ? À croire que tes précédentes rencontres avaient laissé des séquelles bien visibles. Te faire malmener n’était pourtant pas quelque chose d’exceptionnel en soit… La main que tu tendais n’était tout simplement pas toujours la bienvenue. C’était ton rôle d’apprendre à te mêler de tes affaires, à arrêter de mettre ton nez dans toutes les sombres histoires de l’humanité et à te porter au secours des gens uniquement lorsque tu étais sollicité. Malheureusement, c’était quelque chose que tu respectais très difficilement. Tu allais toujours de l’avant, enfonçait toujours ton désir d’aider dans la gorge des gens ce qui rendait ton insistance était aussi adorable que désagréable… Mignon, mais pas trop. Il ne fallait pas s’étonner du retour de flammes et des réactions souvent négatives. Faire confiance au premier inconnu du coin, ce n’était pas une mince affaire après tout… Surtout qu’au final, personne ne connaissait vraiment tes motivations avant que tu ne les énonces.

Tu n’étais rien de plus que le mec un peu étrange qui offrait son aide un peu trop facilement à un peu trop n’importe qui. Ça ne plaisait pas. Les gens ne savaient pas à quel point tu étais sincère, à quel point tu étais dépourvu d’arrières pensées… Et tu ne pouvais pas leur en tenir rigueur.

Voyant Charlie réceptive à ton approche, tu t’empresses de lui adresser un sourire complice. La jeune fille ne te déplait pas. Elle dégage un truc qui fait écho en toi, qui te rappelle ta propre personne. C’est sans doute un peu égocentrique comme réflexion, mais ça te rassure de ne pas être confronté à quelqu’un d’hostile comme avaient pu l’être Isaac et Hazel… Même si tu t’es promis d’être là au besoin pour eux, c’est quand même agréable de changer d’air une fois de temps en temps.

Approchant ta chaise de celle de Charlie, tu commences à inspecter la tache violacée qui a envahie sa joue. Ce n’est pas une belle tache. Entre ça et un œil au beurre noir, tu te demandes ce qui aurait été préférable… Parce qu’au final, elle ne s’est pas ratée. Tu ne sais pas ce qui s’est produit, mais c’est inquiétant. Taisant tes questions, tu rediriges toute ton attention vers ses explications alors que tes yeux scrutent en silence la raison de votre présence dans ce bureau.

Charlie semblait sincèrement passionné parce qu’elle faisait. La façon dont elle parlait, le sourire qui planait sur ses lèvres, l’attention qu’elle portait au choix de ses mots… Tout trahissait son désir d’être ici plutôt qu’ailleurs. C’était sa place, l’endroit qu’elle avait choisi. Même toi, tu ne parlais pas de l’hôpital avec autant d’aisance… Lorsque l’on te posait des questions, tu te contentais toujours du strict minimum, mais sans doute était-ce pas ce que tu te doutais que les gens n’avaient pas vraiment envie de te savoir impliqué au près des cas psychologiques importants… Sur ce point, tu enviais un peu Charlie. Elle semblait sincèrement impliquée dans son milieu et confortable avec son boulot de bénévole… Ce n’était pas donné à tout le monde.

Lorsqu’elle te pose enfin la question qui lui brûle les lèvres, tu t’empresses de te reculer pour sourire légèrement. Son ecchymose n’était pas aussi grave qu’elle n’y paraissait, elle ne risquait pas d’amener des complications inattendues. Tu pouvais donc avoir l’esprit en paix.

- Ce n’est pas vraiment un secret, je te rassure.

Tu t’arrêtes quelques secondes, cherche la meilleure manière d’expliquer tes motivations.

- Pour être totalement franc avec toi, ce n’était pas mon idée. L’infirmière avec laquelle je travaille normalement m’est arrivée avec votre pamphlet et elle m’a dit que ce serait peut-être une bonne occasion pour moi d’aider les gens autrement…

Aider les gens pour qui il n’était pas trop tard. Aider les gens qui avaient encore quelque chose à sauver, qui ne s’étaient pas tout simplement raté dans leur désir d’en finir… Peut-être que ça te rapporterait quelque chose en plus ? Tu ne savais pas. Tu ne pouvais pas savoir.

- Alors j’ai accepté d’essayer. C’est très différent de ce que je fais normalement… Donc ça ne peut pas être une mauvaise expérience, n’est-ce pas ?

Si seulement tu savais à quel point gérer trente personnes désespérées était plus compliqué que de gérer trois suicidaires dans des chambres séparées. Tu t’en rendrais compte bien assez rapidement… En attendant, un peu de naïveté ne te faisait pas de mal. N’est-ce pas, Iza ?

- Ton ecchymose est moins grave que je ne l’imaginais… Si tu as de la glace et un linge pour éviter le contact direct, ça aidera l’enflure à diminuer.

Conseil de pro.
Ou pas. C’était un peu la base de tout, mais c’était quand même rassurant parfois d’entendre les évidences la bouche d’un autre.

- Si ce n’est pas trop indiscret, je peux te demander comment c’est arrivé ? Ça ne me regarde absolument pas, mais on ne gagne pas ce genre de blessure en s’enfargeant le pied dans un tapis…

Indiscret petit être.
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Ōgai Tsuji
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Les gens avaient toujours profité de Charlie. Ils avaient sauté sur la moindre occasion qu’elle leur offrait, tels des chiens errants se jetant sur le premier petit amas de boustifaille dans la rue. Et elle, naïve, s’était toujours laissé emporter dans les tourbillons des ténèbres. Elle s’était fait happer, sans même s’en être rendue compte. Le résultat n’avait été que plus horrible pour elle. La prison, ce n’était pas drôle. Pourtant, elle avait toujours accepté son sort – elle était persuadée que tout était normal –. La jeune femme avait toujours gardé le sourire, peu importait les circonstances. Du moment que, suite à ses efforts, on lui donnait ne serait-ce qu’un rictus en retour, Charlie était la plus heureuse du monde – et encore, c’était peu dire –. Elle se satisfaisait de sa condition, alors qu’elle n’était en réalité que leur bonne à tout faire – et surtout le sale boulot –.

Mais ça, Charlie n’avait jamais voulu l’entendre. Pour elle, tout était explicable, du moment où elle venait en aide à quelqu’un. Ses actes, elle les justifiait ainsi. Les forces de l’ordre avaient longuement ris lorsqu’elle leur avait sorti ce genre de discours. « Mais ma petite dame, comme on dit, la faim ne justifie pas les moyens ! Vous vous êtes fait duper, et vous aller désormais en payer les conséquences. » La jeune femme aurait pu éviter la case détention, mais jamais elle n’avait voulu donner les noms de toutes ces personnes malintentionnées qui avaient abusé de sa gentillesse. Puisque tout était normal pour elle. La pauvre, elle n’avait jamais su dire non. Ça lui avait fait cruellement défaut. Mais ça, elle n’avait jamais voulu l’entendre.

Finalement, la rousse aurait mieux fait de se diriger directement dans l’aide à la personne par le biais d’associations comme actuellement, plutôt que d’aller trainer avec la mauvaise graine dans les rues sombres à Alola – elle n’avait jamais eu peur, elle estimait qu’elle savait se défendre ; ce qui était en partie vrai –. Mais elle n’avait jamais eu personne pour la guider dans ses choix – elle avait toujours dû se débrouiller seule –. Elle avait fait de son mieux, afin d’essayer de trouver le bon chemin, la bonne voie. Elle avait plus emprunté les bas-côtés qu’autre chose, mais elle essayait, et c’était tout ce qui comptait, non ?  

Elle se tû, et écouta alors attentivement la réponse d’Izaiah à sa question plutôt indiscrète. Il avait dit qu’il n’y avait rien de secret, mais d’expérience, Charlie savait que tous les bénévoles ne voulaient pas forcément donner les raisons de leur venue en ce lieu. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi. Mais elle était contente que le jeune homme lui réponde. Un sourire chaleureux étira alors les traits de son visage, tandis qu’il lui expliquait. C’était beau, car il avait l’air dévoué dans ce qu’il faisait. La jeune femme aimait rencontrer d’autres personnes, et qui plus était des personnes qui venait en aide à leur prochain. Alors il ne pouvait que plaire à Charlie. Et, elle espérait donc vraiment que la visite lui plairait, et qu’il aurait envie de revenir.

« Donc comme ça tu es bénévole dans un hôpital ? Celui de Voltapolis donc j’imagine ? » Elle avait vu dans ses informations qu’il venait de là-bas. Elle avait aussi vu qu’il était bénévole, mais rien ne valait une information fiable – donc demandé en face à face –. « Qu’est-ce que tu y fais du coup ? Et, en effet, ça ne peut-être qu’une bonne expérience, enfin je l’espère aha ! En plus, ça fait pas de mal de temps en temps de sortir de sa routine habituelle, et ça fait du bien de voir un peu autre chose. » Lança-t-elle avec un petit rire amusé, tout en se levant de sa chaise. « Merci d’avoir regardé ma joue, je vais allez voir de ce pas si on a ce qu’il faut ! » Dit-elle tout en s’approchant du petit frigo qui se trouvait à côté du lavabo.

Elle avait bien entendu sa question. Devait-elle lui dévoiler la source de son ecchymose, au risque de lui faire peur probablement ? Elle ne savait pas réellement, elle hésitait. En attendant, elle avait attrapé un torchon et quelques glaçons, et avait posé le tout sur sa joue. Le contact du froid lui fit faire une grimace. Puis elle revint vers Izaiah. Charlie savait être une très bonne menteuse, mais là, elle n’avait pas vraiment envie de l’être – et puis, bien qu’elle pût être douée en terme de mensonge, elle préférait quand même toujours dire la vérité –. Et puis, avant de s’engager dans ce genre d’association, il était sûrement préférable d’être au courant des évènements qui pouvaient s’y produire.

« Arf, j’aurai préféré ne rien te dire, je ne voudrais pas t’effrayer. Mais en même temps, je me dis que si, éventuellement, tu comptes revenir, tu dois savoir que ce n’est pas forcément toujours rose par ici. Je me suis fait ça, ou plutôt on m’a fait ça, ce matin, un peu avant que tu arrives. Une bagarre qui a éclaté entre deux hommes. Et je me suis interposée, je n’avais pas vraiment le choix en même temps. » Les autres bénévoles ne se bougent pas dans ces moment-là. Mais bon, ça, il n’est pas obligé de le savoir. Enfin, la jeune femme se leva de sa chaise, et alla déposer le torchon et le reste des glaçons, avant de passer ses mains sur sa chemise blanche afin de réajuster le tout, et son regard plus déterminé que jamais se posa sur Izaiah.

« Qu’est-ce que tu préfères voir ensuite ? La salle commune ? Les cuisines ? Les différentes petites salles d’activités ? » Demanda-t-elle avec un large sourire.
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Lun 30 Déc 2019 - 16:20

Rip it off, show the symbol on your chest
Even the darkest night will end
and the sun will rise.
Tu n’avais jamais vraiment aimé te mêler de la vie des autres…
Mais trois ans de bénévolat t’avaient complètement métamorphosé.
Parfois, c’était nécessaire. C’était nécessaire de ne pas se fermer les yeux, de ne pas faire semblant de ne rien avoir vu. Se mentir pour ne pas froisser la sensibilité de quelqu’un était malsain, ça ne te ressemblait pas. Tu étais un sauveur après tout, n’est-ce pas ? Tu étais bien placé pour savoir qu’on ne sauvait personne en jouant les ignorants.
T’étais malheureusement bien rodé à la souffrance humaine.

Lorsque Charlie se questionne sur ton rôle à l’hôpital, ton visage se ternit légèrement. Tu n’as pas honte de ce que tu y fais… Mais tu sais que la réponse installe parfois filtre de malaise sur les conversations. C’est un passage obligatoire, une information dont l’on fait rarement fit lorsque l’on t’interroge sur ton implication en tant que bénévole… Certaines personnes sont curieuses, d’autres trouvent cela étrange et d’autres sont carrément hostiles. Toi, ça ne te dérange pas. Tu sais que ce que tu fais est bien et nécessaire, mais tout le monde n’analyse pas la situation du même œil que le tien. Tes parents ne sauraient être un meilleur exemple. Eux avaient toujours déploré que tu préfères offrir tes années de sursit à des gens ingrats plutôt que de rattraper les dix-huit années dont la maladie t’avait privée.

- Je suis affecté au département de psychologie… Plus précisément auprès des gens qui ont tenté de mettre fin à leurs jours.

Murmures-tu en prenant une gorgée de ton café. Au fond, vos implications respectives ne devaient pas tant différer l’une de l’autre. La misère humaine, ça vous connaissait bien. Vous la portiez sur vos épaules comme un fardeau dont vous vous étiez porté garants et, en quelque sorte, ça vous plaisait. Ça donnait une utilité à votre vie, un sens à toute la souffrance dont vous aviez été victimes… Rendre les gens plus heureux que vous ne l’étiez vous-même, ça vous rendait vivants. Pour certains, c’était triste d’en arriver là, mais pour toi, c’était parfaitement normal voire même un peu banal.

- Ça va me faire du bien de changer un peu d’air je crois oui.

C’était difficile de côtoyer au quotidien des vies qui ne voulaient plus en être. Ici, au moins, les gens possédaient encore une petite étincelle à préserver, un petit espoir auquel se raccrocher. Pour toi, ça représentait beaucoup. Ce n’était pas ton domaine, ce n’était pas auprès d’eux que tu étais le plus à l’aise… Mais ça ne pouvait définitivement pas te faire de mal. Peut-être qu’April avait eu raison de te proposer cette opportunité après tout. C’était peut-être une chance inestimable, le début de quelque chose. Et même si ce n’était pas le cas, tu savais que cette aventure ne serait pas vaine.

Au moment de questionner Charlie sur l’origine de son ecchymose, tu redoutes quelque peu sa réaction. Roman s’était déjà renfrogné lorsque tu lui avais parlé des bleus qui recouvraient son corps frêle et fragile. Sur le coup, il s’était raidit en maintenant son silence de mort et il avait mis plusieurs jours à se délier la langue à ce sujet. Tu attends une réaction semblable de la part de la bénévole alors que celle-ci met de la glace sur sa joue, tel que tu le lui as conseillé. Tu es préparé au pire.

Mais le pire ne survient pas.

À la place, elle t’explique tranquillement que le monde n’est pas toujours rose ici. Que c’est beau de se couvrir d’illusions, mais que certains jours sont meilleurs que d’autres… Et qu’aujourd’hui n’est pas l’un d’eux. Tu t’en doutais. Tu ne pensais pas que l’ecchymose était un vulgaire accident comme celui-ci, mais tu n’étais pas aveugle aux problèmes qui pouvaient survenir dans ce genre de milieu plus froid et primitif que l’hôpital. Étais-tu vraiment prêt à faire face à tout ça ? Tu n’étais qu’un brin d’homme après tout. Dans une situation semblable à celle qu’avait vécu Charlie, tu ne t’en serais pas mieux tiré qu’elle. T’étais pas habitué aux combats et à la violence. Ta douleur à toi était plus insipide, plus vénéneuse. C’étaient des cicatrices sur les bras, des meurtrissures autour du cou, des organismes déréglés par un trop plein de cachets, des os brisés… Dans ton département, peu de personnes se battaient. Leur plus grand ennemi n’était nul autre qu’eux-mêmes.

- Ne t’en fait pas, je m’en doutais un peu en venant ici. Au moins, je sais réellement à quoi m’attendre désormais… Mais ça ne me fera pas reculer, tu peux avoir l’esprit en paix. Je ne veux pas paraître moralisateur, mais essaie juste de demander de l’aide à l’avenir si c’est possible, tu veux ? Tu as été chanceuse cette fois-ci, mais les ecchymoses ne sont pas toujours aussi inoffensives qu’elles n’y paraissent. En cas de saignement interne, c’est à l’hôpital que tu vas devoir terminer ta journée…

Et personne ne souhaitait normalement cela. La regardant se lever pour se départir du torchon, tu arques légèrement un sourcil. Un peu pressé par le temps, tu portes ta tasse à tes lèvres puis tu vides le reste de son contenu avant qu’elle n’ouvre la bouche pour te proposer de continuer la visite. Tu es enchanté de constater qu’aucun malaise ne s’est installé entre vous. Sincèrement enchanté.

- C’est quoi ta pièce favorite ? C’est celle que je veux voir. Alors je compte sur toi pour me la présenter !

Sourire. Comment pouvais-tu jongler entre gravité et légèreté aussi rapidement… ?
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Ōgai Tsuji
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Jeu 2 Jan 2020 - 19:33

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Elle se sentait vivante uniquement lorsqu’elle venait en aide aux autres.  
C’était sa manière d’exister, sa manière de montrer aux autres qu’elle était là, elle aussi, qu’elle était bien présente sur cette Terre.

L’abandon d’une mère marque un esprit jusqu’à la fin – celui d’un père également –. Charlie avait perdu ses deux parents sans les perdre vraiment au final. Ils étaient toujours vivants – enfin, à l’heure actuelle, elle ne savait même pas s’ils étaient toujours de ce monde ou non ; elle n’arrêtait pas de se maltraiter l’esprit en essayant de se convaincre qu’elle s’en fichait totalement alors que c’était totalement le contraire –. L’amour de ses parents était un manque, depuis toujours, depuis qu’ils l’avaient laissé seule. Souvent, lorsqu’elle quittait l’école, elle avait senti les larmes lui monter en voyant les autres enfants sauter dans les bras de leurs géniteurs. Souvent, elle avait eu envie de partir, de fuir en courant. De s’éloigner de sa propre maison, de trouver un endroit où elle serait accueillie, choyée, un endroit où elle aurait pu recevoir l’attention nécessaire à une petite fille. Pourtant, elle ne l’a jamais fait bien qu’elle aurait pu avoir l’occasion à bon nombre de reprises. Elle aurait pu appeler un numéro adéquate pourtant elle ne l’a pas fait non plus. Parce que pour elle, tout ce qui comptait au final, c’était de pouvoir aider sa mère. Elle s’est bercée de cette chimère durant plusieurs années – ou du moins jusqu’à ce qu’elle ait l’âge pour quitter la maison –.

Elle n’avait jamais cherché à reprendre de ses nouvelles. Elle n’avait jamais eu l’initiative et surtout le courage d’entamer des recherches concernant son père. Elle n’a de cesse d’essayer de se convaincre qu’ils n’ont plus aucune importance dans sa vie mais c’est juste un énorme mensonge. Elle les aime, comme n’importe quel enfant aime ses parents, bien qu’ils lui aient fait beaucoup de mal. La rousse mourrait d’envie de savoir si sa génitrice était encore de ce monde, si elle avait réussi à s’extirper de ses addictions, à retrouver une vie normale – pourtant, après tout le mal qu’elle s’était infligée, était-il possible qu’elle puisse de nouveau vivre convenablement ? Charlie n’y croyait pas vraiment, pourtant elle l’espérait –. Mais lorsqu’elle avait quitté sa mère, cette dernière était dans un état des plus lamentables. Et puis, elle s’était retrouvée seule aussi et ça ne pouvait pas être ainsi qu’elle avait pu s’en sortir.

Devait-elle retourner à Alola afin d’y trouver réponses à ses questions ?
Devait-elle rentrer sur son île natale afin de venir en aide à sa mère ?

Aujourd’hui, la jeune femme était plus grande, plus forte. Lorsqu’elle était jeune, elle n’avait pas eu le courage d’en faire plus – et puis, elle était beaucoup trop petite à ce moment-là pour faire quoi que ce soit, pour prendre des décisions importantes –. Aujourd’hui, elle serait en capacité de faire comprendre à sa génitrice qu’il était temps pour elle de se remettre sur pieds – si ce n’était pas déjà fait –. Aujourd’hui, elle serait assez courageuse pour affronter la tempête instable qu’était sa mère.

La rousse secoua légèrement la tête afin de chasser toutes ces pensées qui allaient hanter son esprit si elle ne les faisait pas partir immédiatement. Son attention se concentre de nouveau sur Izaiah, qui répondit à sa question. Un large sourire compréhensif s’afficha sur son visage. « Ce ne doit vraiment pas être une chose facile, j’admire vraiment… Et effectivement, si tu viens ici, tu vas voir tout autre chose, ça te fera du bien. » Dit-elle d’un ton sincère et amical. Elle pensait sincèrement ce qu’elle disait. Heureusement qu’il y avait des gens qui avaient l’audace de prendre en charge ceux qui n’attendaient plus rien de la vie, qui n’espéraient que tomber dans les bras de la Faucheuse, qui attendaient avec beaucoup d’impatience le moment venu de leur mort. Charlie ne savait pas si elle en serait capable. Elle aimait aider ceux qui étaient malheureux, ceux qui rêvaient de goûter de nouveau au bonheur un jour où l’autre. Elle n’avait jamais eu affaire à des personnes ne souhaitant rien de plus que les ténèbres du sommeil éternel. Alors vraiment, elle admirait ce que faisait le jeune homme.

Elle avait eu un peu peur de dévoiler les origines de son ecchymose. Elle avait eu peur de le faire fuir du centre, qu’il n’ait plus envie de venir côtoyer ce genre de personnes – ambiance carrément différente de celle à l’hôpital très probablement –. La rousse avait d’ailleurs serré légèrement les dents après lui avoir révélé la source de son mal physique. Pourtant, contre toute attente, sa réponse fut positive. Elle écarquilla les yeux et elle ne put réprimer un large sourire, qu’elle cacha aussitôt en portant sa main devant sa bouche, détournant rapidement les yeux. Charlie était parfois une personne beaucoup trop démonstrative et cela pouvait parfois effrayer les autres. Alors, quand elle sentait que ses émotions commençaient à prendre littéralement le contrôle, elle faisait tout pour les chasser, par quelques mimiques. Enfin, elle inspira un grand coup et une lueur de malice traversa son regard lorsque le jeune homme lui demanda de lui présenter sa pièce préférée.

« Je suis rassurée alors, si ça ne te fait pas peur. Et puis, sache que les altercations ne se finissent pas toujours ainsi. En plus, c’est souvent parce que je fonce un peu dans le tas… Enfin, c’est promis, la prochaine fois j’en parlerai à quelqu’un. J’ai pas envie de finir à l’hôpital, j’ai beaucoup trop de choses à faire ! » Lança-t-elle avec un petit rire, avant de reprendre un peu de sérieux. « Merci d’avoir jeté un coup d’œil. » Dit-elle en lui adressant un sourire.

Puis d’un signe de la main, elle l’invita à le suivre et à sortir du bureau. « Alors comme ça, tu veux voir ma pièce préférée… Voyons… Je dirais que c’est la salle de sport ! Elle se trouve au là-bas. En réalité, c’est une aile très importante du centre, c’est un mini gymnase si tu préfères. » Annonça-t-elle en pointant une salle un peu plus loin devant eux. Puis, d’un pas rapide – limite en sautillant comme une gamine –, elle se dirigea vers la porte, qu’elle ouvrit tout en laissant passer Izaiah. Énorme, la salle abritait de nombreux appareils de musculation, un petit terrain sur lequel pouvait être pratiqué divers sports collectifs, ainsi que des tatamis.

« Nous voici donc dans le temple incontesté du sport. Je pense même qu’il n’y a pas meilleure salle de sport dans Lumiris tout entier ! Non, en vérité, le centre a pour objectif d’aider au maximum les sans domiciles, que ce soit au niveau administratif comme au niveau de leur santé. C’est donc pour ça qu’ils ont mis beaucoup de moyens dans cette salle, dans laquelle peuvent être pratiqué tout un tas de sports, comme la musculation, le handball, le basket, le badminton, les sports de combat et encore tout pleins d’autres choses… Je t’avouerai que je n’ai plus vraiment toute la liste en tête, comprend seulement qu’on peut y faire beaucoup de choses ! » Lança-t-elle avant de rire.

Elle aimait venir s’y entrainer aux sports de combat et de self-défense – comme elle n’avait jamais trop de temps à côté, c’était l’occasion, lorsqu’elle était au centre, de s’exercer –. « Du coup quand on a pas grand-chose à faire, on passe du temps avec les personnes du centre ici. En revanche, les sans domicile doivent demander l’autorisation pour venir ici, et signer un papier ou être accompagnés.  On essaie généralement de venir avec eux, afin de les garder à l’œil malgré tout, on est jamais trop prudent. Des questions ? » Demanda-t-elle d’un ton enjoué.

Au même moment, deux personnes entrèrent dans le gymnase – des sans domiciles –. Charlie se retourna vers eux. Elle ne dit rien et les observa. Ils jetèrent des regards suspicieux, noirs, vers Izaiah – le genre de regard que la jeune femme n’appréciait pas du tout ; elle ne les connaissait que trop bien –. Se redressant un peu, bombant légèrement le torse, son regard se posa sur eux. « Vous êtes bien passés par l’accueil avant de venir ici ? » Demanda-t-elle d’un ton sérieux. Au lieu de répondre, ils commencèrent à rire entre eux, ainsi qu’à s’approcher dangereusement d’eux. Charlie reconnu alors les deux personnes qui étaient à l’origine de l’altercation, ensemble, comme si de rien n’était. La jeune femme se pencha légèrement vers Izaiah, tout en gardant un œil rivé sur les deux individus.

« Décidemment, c’est pas la journée aujourd’hui. Deux options possibles. Soit tu m’aides à les ramener jusqu’à la salle principale en essayant de faire tout ça dans le calme. Soit tu fonces chercher d’autres bénévoles pendant que j’essaie de les gérer. Mais les deux-là, il ne faut pas qu’ils restent ensemble. »

Elle était tout à fait sérieuse. S’ils restaient à errer ensemble, ils ne feraient que créer des problèmes.
Le pauvre Izaiah, il allait vraiment prendre peur.  
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Ven 17 Jan 2020 - 13:43

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Tu étais doux.
Mais doux du type « lâche », du type qui fuyait la confrontation par tous les moyens et qui s’écrasait devant l’adversité. Tu n’étais pas un bon doux, tu étais un doux soumis et craintif… Ce n’était pas vraiment tout à ton honneur quand l’on regardait ça d’un point de vue objectif. Les gens t’aimaient bien, mais c’était seulement parce que tu n’avais pas le courage d’être détesté par eux. Tu avais d’ailleurs souvent envié Ezekiel et sa franchise déchirante pour ça… Pour la capacité qu’il avait à dire haut et fort ce qu’il avait sur le cœur même si cela incluait plus d’aversion que d’amour en retour. Lui n’avait pas peur d’être franc et de se faire haïr pour ça… Même qu’il s’en foutait complètement.
Ou du moins, c’est ce qu’il prétendait… Et à quelque part, le mensonge devait être bien ficelé pour que tu y crois naïvement malgré ses agissements désespérés. Non ?
Quoi qu’il en soit, tu étais un brin d’homme bien faible pour ce monde trop dur. Tu n’avais pas grande résistance à lui offrir, aucune contre-attaque de prévue contre sa cruauté, rien. Cette réalité avait le pouvoir de ne faire qu’une bouchée de ta minable personne et, tu en étais convaincu, elle n’hésiterait pas à le faire. Tu pouvais toujours faire ton courageux et prétendre que tu n’avais pas peur, mais c’était le plus gros mensonge que tu t’étais fait à toi-même depuis « je n’ai pas peur de mourir ».

Tu avais demandé à Charlie de te présenter sa pièce favorite et ce n’était pas pour rien. La vie des gens qui allaient bien ne t’intéressait normalement pas plus que nécessaire, mais c’était toujours agréable de voir où ils se sentaient bien et où ils s’épanouissaient le plus… À tes yeux, ça en disait beaucoup sur ton interlocuteur. Mais tu t’avançais sans doute un peu trop, comme à ton habitude. Après tout, tu adorais perdre ton temps à la machine distributrice située dans un coin de l’accueil de l’hôpital…  Et selon ta propre logique, tu n’osais même pas imaginer ce que cela voulait bien dire sur toi.
Tu ne pouvais pas tenter de déchiffrer les gens comme ça, ce n’était pas ton boulot Iza’.

Du coup, la salle de sport hein ? Tu ne t’étais pas attendu à ça. Pour une raison qui t’échappait, ton cerveau s’était attendu à entendre parler d’un salon, d’une pièce un peu cosy avec des bibliothèques remplies de livres… Mais c’était complètement cliché comme vision de la chose. Tu ne savais pas pourquoi Charlie t’inspirait une telle image ni pourquoi tu t’y étais tant raccroché… Peut-être parce que tu n’étais pas un sportif et, qu’à toi, ça n’évoquait rien de spécialement entraînant un gym. Tu t’étais peut-être projeté en elle, allant jusqu’à estimer que ta flemmardise était la sienne…
Grossière erreur, Iza.
Tu veillerais à ne plus la refaire à l’avenir.
Dans tous les cas, chose certaine, cette salle de sport lui inspirait le plus grand bien si l’on en croyait son sautillement surexcité à l’idée de te la montrer. Doucement, un sourire s’étire sur tes lèvres. La journée est belle, tu souris beaucoup… Et si tu avais bien fait d’écouter April finalement ? Et si c’était vraiment une opportunité pour toi de découvrir autre chose et d’être utile autrement ? Certes, c’était plus violent ici qu’à l’hôpital… Mais tu n’étais pas obligé de te mêler à toute cette violence, si ? Tu ne serais ni le premier, ni le dernier lâche à mettre les pieds ici-bas.

- Moi qui croyais qu’en dehors de la fonction publique, c’était un travail monstre de trouver du financement… Vous avez débloqué des budgets phénoménaux !

Tu étais content pour eux. Content qu’ils puissent offrir une telle salle à leurs résidents, un moyen aussi efficace d’extérioriser la colère et de dépenser son énergie. Ce qu’ils évacuaient ici, ils ne l’évacuaient pas sur le personnel et sur les autres résidents… Et puis, on parlait souvent des saines habitudes de vie pour mieux la reprendre en mains. N’était-ce pas une opportunité en or ? À bien y penser, ce gymnase était incroyable.
Inutile pour les gens comme toi qui avaient la santé d’une crevette, mais vraiment intéressant pour quiconque ayant plus de détermination que tu n’en avais.
Vraiment.

Malheureusement, votre discussion connait un tournant inattendu lorsque deux personnes pénètrent dans les lieux. Curieux, tu penches légèrement la tête, supporte sans broncher le noir de leur regard. Tu sens que quelque chose cloche. Ça résonne en toi comme une alarme, comme un cri strident : fui. Fui avant qu’il ne t’arrive quelque chose, fui avant de regretter le jour de ta naissance… Sauf que, fidèle à tes habitudes, tu n’en fais rien. Tu ne fuis pas, tu encaisses cette colère irrationnelle, cette irritation sans queue ni tête.
À quand remonte la dernière fois que quelqu’un t’a frappé sans aucune raison, Iza ?
À moins loin que tu ne l’aurais souhaité avant de réitérer l’expérience. Avant Lumiris, pour sure, mais c’était encore trop récent pour ton corps fragile et ton esprit faible.

- … Non ? Enfin je veux dire, je ne te laisserai pas seule, ça n’a aucun sens.

En même temps, qu’est-ce que vous pouviez faire contre deux hommes beaucoup plus imposants que vous ? Enfin, que toi ? Prenant une grande inspiration, tu t’abandonnes quelques secondes aux battements effrénés de ton cœur qui n’en peut déjà plus de toute cette pression. Jamais tu n’avais dû faire face à une telle situation. Jamais. Toi, t’étais habitué de ramener un peu de couleurs dans la vie des gens, pas de faire preuve d’une once d’autorité.
De toute manière, autorité n’était pas un mot qui te connaissait vraiment très bien.
Vous ne partagiez pas beaucoup de points communs. Le respect, tu le gagnais autrement… Ou tu ne le gagnais pas. Ça dépendait quoi.

- Coucou ! Vous tombez à pic, nous étions justement en train de chercher deux autres joueurs pour faire une partie de cartes dans la salle principale.  Ça vous intéresse ?

OK.

- Mais pour ça ce serait bien que tout le monde soit en état de jouer… Si vous voyez ce que je veux dire.

OK.

- … Et si je vous paie le déjeuner ?

OK. Ta gueule Iza’.
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Ōgai Tsuji
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Jeu 26 Mar 2020 - 8:49

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Ahh, ça n’a pas été facile d’obtenir un tel lieu ! Mais nous avons fait beaucoup d’actions, on a reçu pas mal de dons aussi, ce qui nous a permis, au final, d’avoir une salle de sport telle que celle-ci ! Bon, j’ai pas mal insisté aussi, j’avoue. J’ai poussé un peu les gens de la hiérarchie à concentrer le budget dans ce projet… Mais c’est parce que j’estime que le sport est hyper important ! Et puis, ça les occupe bien aussi. »  

Elle avait dit ça avec un petit rire. Oui, à de nombreuses reprises elle avait été voir la direction, les suppliant, les implorant même à débloquer des sommes faramineuses pour obtenir cette salle de sport. Et ses efforts avaient porté leurs fruits. Qui plus est, tous les sans-abris avaient été ravi, et nombreux étaient ceux qui y passaient du temps. En plus, de temps à autre, la rousse organisait des sessions d’entraînements ; elle n’était pas coach sportif mais disons que de l’ensemble du personnel, elle était l’une des plus sportive. Ils s’étaient arrangés à plusieurs, avaient organisé des programmes, s’étaient répartis les différents « cours ». C’était vraiment agréable.

Malheureusement, dans ce genre d’endroit, tout n’était pas rose, comme Izaiah avait pu le voir. Et toutes les personnes n’étaient pas forcément bonnes non plus. Visiblement, le destin avait choisi de faire peur au jeune homme – entre le cocard de la jeune femme, l’évocation de la dispute matinale et maintenant ces deux énergumènes aux airs inquiétants qui se pointèrent sans aucun accompagnateur –. Rien n’allait. Mais il fallait positiver, réfléchir, trouver une solution. Lorsque Charlie évoqua les deux solutions qu’ils avaient à l’heure actuelle, et que le blondinet lui répondit qu’il n’allait pas la laisser seule, que ça n’avait aucun sens, elle voulut lui répondre qu’elle avait l’habitude et qu’au pire, elle parviendrait très probablement à les maîtriser – tant pis si elle devait encaisser quelques coups, elle avait l’habitude après tout –. Mais elle n’en eut pas le temps : le jeune homme prit la parole et s’adressa aux deux individus.

Charlie écarquilla littéralement les yeux avant de secouer légèrement la tête et de se raviser. Oui, c’était une bonne idée qu’avait eu Izaiah. Bon, elle ne se rappellait plus vraiment si les deux autres étaient des fanas de cartes mais ça valait le coup d’essayer. Elle hocha la tête comme pour compléter les propos du jeune homme – les appuyer, rendre le tout un peu plus convaincant ; il ne fallait plus que prier pour qu’ils acceptent –. En revanche, elle tiqua, aux derniers dires du jeune homme. Leur… payer le déjeuner ? Elle se tourna aussitôt, posant sa main sur sa bouche afin de ravaler cet éclat de rire qui manqua de s’échapper d’entre ses lèvres. Il était probablement nerveux, ce rire. Parce que ce genre de proposition était quelque peu dangereuse avec ce genre d’individus – d’ailleurs, ils avaient accepté, forcément –. Elle inspira un grand coup afin de reprendre son sérieux avant que son attention ne se porte de nouveau sur eux.

« Vous savez que vous ne pouvez pas accepter ce genre de proposition. Vous devez manger comme tout le monde, sinon ce n’est pas juste. Ou alors le pauvre Izaiah devra payer pour tout le monde. » Lance-t-elle tout en esquissant un sourire. Cependant, elle redevient bien vite sérieuse en voyant que les deux commencent alors à s’agiter, protester. « En revanche, il a raison. Venez jouer aux cartes avec nous, ça vous occupera. Et puis, je m’occuperai de vous aider avec votre paperasse à partir de demain, ça vous convient ? Ça sera toujours mieux que d’attendre encore cinq jours non ? »

Elle n’eut pas le choix, elle dû les appâter. Et heureusement, cela fonctionna. Dans le calme, tout le petit monde quitta la salle de sport afin de se diriger dans la salle principale. Ils enchainèrent quelques parties de cartes, rejoint par d’autres personnes curieuses. Arrivé midi, Charlie proposa à Izaiah d’aller grignoter un bout dans le bar-restaurant à côté du centre avant de terminer la visite de ce dernier l’après-midi. Une fois la fin de la journée, il était temps pour les deux de rentrer chez eux.

« Merci d’être venu en tout cas ! J’espère que ça t’a quand même plu, malgré les quelques petits incidents qui ont eu lieu… En tout cas, ce sera avec grand plaisir que nous t’accueillerons si tu comptes revenir, que ce soit demain ou dans plusieurs mois ! » Lança-t-elle, guillerette. « J’ai été ravie de faire ta connaissance en tout cas ! Rentre bien, et peut-être à bientôt ? »

Sur ceux, elle le salua d’un signe de main le tout accompagné d’un large sourire avant de tourner les talons et de s’en aller.

Malgré tout, ce fut une bonne journée.
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