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How is it possible ? [Flashback] - Ft. Lucian
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How is

It possible ?

"I can believe it, is it really you ?" - Feat Lucian & Achille


Voilà trois jours que tu n’es pas sorti de chez toi. Trois jours que tu es enfermé dans ton appartement, affalé sur ton lit, l’esprit embrumé. Trois jours que tu ne cesses de réfléchir, que tu essaies – sans résultat – de commencer le roman de Louise. Mais rien ne vient, comme si les mots étaient bloqués au bout de ta plume – ou plutôt c’est toi qui n’arrives pas à mettre tes idées aux clairs -. Parce que pendant que tu tentes malgré tout de déposer sur le papier le début d’une simple phrase, tu as tous ces moments que tu as passé avec elle qui défilent dans tes pensées. Tu vous revois, à ce petit café – c’était son préféré – en train de siroter un chocolat chaud, tout en rigolant. Tu vous revois vous balader dans ce parc aux teintes colorées, le sourire aux lèvres. Tu étais heureux avec elle – du moins elle te donnait cette joie de vivre ; elle était la seule à ce moment-là -. Tu l’aimais profondément – pas d’amour, car tu préfères les hommes – mais plutôt comme si cette jeune fille était ta petite sœur. Tu avais souvent eu envie de la protéger. Tu avais même contacté plusieurs médecins réputés, à la recherche d’un quelconque remède qui lui aurait sauvé la vie – tu étais prêt à y mettre tout ton argent s’il le fallait -. Mais il était trop tard. Trop tard comme le jour où Kattie était parti – tu n’avais pas réagi à temps ; avais-tu seulement essayé d’agir ? -.

Elle n’avait de cesse de te répéter « S’il te plait, arrête. Arrête de chercher une solution qui n’existe même pas. Laisse-moi plutôt profiter de ces derniers moments, avec toi. » Et puis, elle te disait toujours ça avec ce sourire angélique qui la faisait rayonner. Elle était ce doux rayon de soleil dans ta vie désastreuse. Mais, tout comme l’astre solaire allait mourir, elle aussi viendrait un jour à s’éteindre. Petite étoile de tes nuits effroyables, tu n’avais jamais réussi à te faire à l’idée. Jusqu’à ce funeste jour, à l’hôpital – c’est que tu y en avais passé du temps, dans ces fichus hôpitaux ; tu les détestais -. Et, alors que tu tenais sa main, tu lui avais réussi à lui chuchoter entre deux sanglots « Je te promets d’y arriver. Je te promets de te faire honneur. Je te promets de réaliser ton rêve. » Oui, parce que plutôt que d’essayer de réaliser les tiens qui semblaient inaccessible, tu avais préféré accomplir les siens.

Mais jamais tu n’arrives à mettre des mots sur les idées qui te viennent – ou même sur les quelques idées de base de la jeune fille -. Tu es bloqué, au premier stade. Syndrome de la page blanche, ou peur de ne pas être à la hauteur ? Parce que, c’est bien beau de vouloir aider les autres à concrétiser leurs idées, mais en es-tu réellement capable ? Tu en doute, fortement. La preuve, après plusieurs mois, tu n’as toujours pas réussi à ne faire ne serait-ce qu’une simple fiche avec des mots, des phrases en tous sens. Et puis, ces trois jours à te cloisonner n’ont pas vraiment servi à quelque chose, vu que tu n’as toujours pas franchi la ligne de départ. A côté de ça, Kyrielle, ta douce Zorua – ou plutôt celle de Louise – ne dit rien, ne bouge pas, reste dans son coin. Elle comprend, elle est intelligente. Pourtant, elle n’a pas à subir ça, à rester enfermer elle aussi – elle mérite une meilleure vie, et jamais tu ne t’es senti capable de lui offrir. Mais tu n’avais pas su dire non à la jeune fille malade, cela comptait bien trop pour elle -. Alors, tu avais décidé de sortir, d’aller la promener. Tu lui devais bien au moins ça.

Vous avez donc de nouveau respiré de l’air pur. Tu prends une grande goulée d’oxygène, avant de t’engager dans ta rue. Tu ne sais pas vers où tu te diriges – comme à chaque fois que tu sors, ou du moins lorsque tu n’as pas de séances de dédicaces, tu marches sans avoir de but – mais tu y vas. La petite Zorua te jette un coup d’œil, comme pour te demander la permission de s’éloigner un peu. Tu acceptes sa requête avec un petit hochement de tête – tu sais que tu peux lui faire confiance, entièrement confiance même -. Le soleil brille, le ciel est dégagé, un léger vent d’automne souffle sur Fort-des-Songes. Pour les autres, c’est une belle journée. Pour toi, c’est une simple journée, comme toutes les autres, sans couleurs. Tout est gris, blanc, noir, tu n’aperçois plus les jolies teintes de la nature – tout te semble terne ; et tu n’es pas daltonien, ni quoi que ce soit. Tu vois parfaitement bien. C’est juste ton putain de cerveau qui t’envoi ces informations maussades ; tu n’y peux rien -.

Tu entends quelques chuchotements de passants, que tu fais mine d’ignorer. Tu adores toutes ces personnes qui lisent tes livres – tu ne serais rien sans elles – mais aujourd’hui n’est pas le jour. Tu as besoin de te ressourcer, tu as besoin de trouver l’inspiration, parce que tu as ce roman à terminer. Cette petite balade te permettra peut-être de trouver ce qu’il te manque ? C’est ce que tu espères. C’est ce que tu espérais. Jusqu’à ce que ton regard, bien que perdu dans la vague, se pose sur une personne que tu ne t’attendais pas à voir ici -est-ce lui au moins ? Ou est-ce ta conscience qui te joue des tours ? -. Il se dirige vers toi, tu ne sais pas quoi faire. Parce que tu penses le reconnaitre, tu es quasiment sûr que c’est lui. Alors tu le fixes. Ton regard ne décroche pas de sa personne. Tu le fixes, ahuri – tu as d’ailleurs une drôle de tête -. Comment est-ce possible ? Et, tandis qu’il passe à côté de toi, tu ne sais pas quoi dire.

« - Je… Lucian ? »

Tu as haussé la voix – il s’était déjà éloigné, et tu ne pouvais pas le laisser passer comme si de rien n’était -. Tant pis si tu trompes, mais tu veux en avoir le cœur net.
j'espère que ça te conviendra  VERY in love !  
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How is it possible ?
feat Achille Trinisky
Flashback
« Au revoir. » C'était tout ce que tu disais. Ni même un bonne journée, ni même un sourire, une simple politesse. Parce que tu avais appris qu'il fallait être un minimum poli pour conserver son emploi, surtout que tu étais nouveau dans le domaine. Bien que tu étais un garde du corps indépendant, ton objectif n'était pas d'avoir une mauvaise réputation. Tes clients te trouvaient certainement froid, mais au moins, tu daignais les saluer en les rencontrant et avant de partir. C'était le mieux que tu pouvais offrir, et ils devaient s'en considérer heureux. S'ils ne l'étaient pas, tu n'allais pas perdre ton temps à te justifier, tu avais clairement mieux à faire. ... En fait non, tu n'avais rien de mieux à faire. Lorsque tu n'étais pas sur le terrain à protéger ces personnes, tu étais chez toi à attendre que le temps passe. Au moins tu n'étais plus seul, Elara était là.

« Rentrons, Elara. Fort-des-Songes me rend mal à l'aise. Je n'aime pas cette ambiance maussade qui s'en dégage... elle me dérange. »

Elle était si pure, cette boule de glace sur pattes. Elle parvenait à te décrocher des sourires, parfois. Depuis qu'elle était entrée dans ta vie, tu te sentais mieux. Tu comprenais davantage le lien que pouvais avoir un dresseur avec son Pokémon. Pouvais-tu réellement te considérer comme un dresseur ? Tu n'avais qu'elle, ta Sabelette d'Alola, et tu n'avais jamais combattu. Tu n'avais jamais cherché à capturer une autre créature. Tu ne faisais rien de tout ça. Mais sur le papier, tu étais un dresseur ; tu possédais un Pokémon et tu avais rejoins un groupe sur le réseau Dusk. Tout ceci était tellement improbable.

Tu marchais nonchalamment dans les rues de Fort-des-Songes, le regard vide. Tu voulais rejoindre Feranium rapidement, rentrer chez toi et... ne rien faire ? Que voulais-tu faire ? Tu voulais simplement récupérer ta zone de confort ; tu n'aimais pas être dehors, tu préférais être à l'abri des regards. Tu avais si peur que l'on t'adresse la parole, tu ne savais jamais quoi dire. Tu ne savais jamais comment réagir. Parfois, tu souhaitais être invisible.

Et pourtant, il fallait que cela arrive. Mais cette fois-ci, ce n'était pas seulement un passant qui cherchait son chemin, ce n'était pas un mandiant ou même un fumeur qui cherchait du feu. Cette personne connaissait visiblement ton prénom. Le ton de sa voix ne te disait rien, mais tu ressentais de l'inquiétude et de la nostalgie dans son timbre de voix. Tu ne savais pas ce que cela signifiait. À l'entente de ton prénom, tu t'étais simplement figé. Personne ne te connaissais dans le Nord, mis à part tes clients, qui eux t'appelaient Monsieur Priem. Tu tournais doucement la tête, plongeant ton regard sanguin dans celui de ton interlocuteur. Son visage... tu étais persuadé de l'avoir déjà vu. Oui, tu savais au fond de toi qui il était. Tu le savais, mais tu voulais t'en dissuader. C'était sans doute l'une des dernières personnes que tu espérais croiser aujourd'hui.

« Achille. » Pourquoi t'avait-il adressé la parole ? Tu ne comprenais pas. Tous tes sombres souvenirs commençaient à refaire surface. Allait-il te parler de Kattie ? Peut-être qu'il voulait simplement prendre de tes nouvelles. Non, cela ne fonctionnait pas dans ta tête. Tu commençais à perdre ton sang-froid, ton esprit s'embrouillait, mais tu devais dire quelque chose. « ... Ça fait longtemps. » Avais-tu dis dans un murmure. Tu aurais pu lui poser des questions, mais cela ne ferait qu'alimenter la conversation.

Et tout ce que tu voulais en ce moment, c'était partir. Tu voulais disparaître. Tu ne voulais pas confronter ton passé, tu en étais incapable. Pourquoi il était là ? Tu étais toujours figé, dans l'incapacité d'agir. Tu étais pathétique, Lucian. Tu n'arrivais pas à comprendre ce que tu ressentais, à l'instant. Mais tu savais que c'était négatif, et tu voulais chasser ces mauvaises émotions.
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"I can believe it, is it really you ?" - Feat Lucian & Achille


Tu n’arrives pas à en croire tes yeux. Tu clignes d’ailleurs de nombreuses fois tes paupières, tu en viens même à pincer ton bras, afin de vérifier que tout ça n’est pas un rêve. Non, ce n’en est pas un. Car Lucian se trouve bien devant toi. Cela te semble tellement… improbable ? Après toutes ces années, le recroiser ici, dans les rues de Fort-des-Songes, tu ne l’aurais jamais pensé. Depuis toujours tu espères les revoir, mais jamais tu ne t’es préparé à ce moment – est-ce nécessaire ? –. Parce que, malgré tout, cela va bien se passer, n’est-ce pas ?

Tu ne sais pas réellement comment réagir, tandis qu’il prononce ton prénom. Tu es mitigé, entre la joie, et la nostalgie. Tu es surtout soudainement pris d’une vague de souvenirs, à la fois heureux, comme malheureux. Tu vous revois, lorsque vous étiez encore tous ensemble – ah ces douces réminiscences –. Finalement, c’est comme si tout d’un coup, le scénario de votre histoire commune défile dans ton esprit, certains souvenirs étant plus vagues que d’autres, jusqu’à la fin du récit, se terminant tragiquement par cette mésaventure qui vous a tous séparé. Tu as le cœur qui se serre – tu voudrais que cet épisode disparaisse de ton esprit, totalement, que ton inconscient le range dans un tiroir à double tour –. Est-ce une bonne chose, au final, que tu croises sa route ?

« ... Ça fait longtemps. » Oh oui, ça fait si longtemps que tu attends ce moment, et voilà que tu es complètement bloqué sur place. Ton visage qui exprimait jusque-là l’incompréhension et l’étonnement se transforme, et un sourire vraiment agréable s’affiche sur ton visage. Tu es certain, désormais, que c’est une bonne chose que tu ais retrouvé Lucian. C’est un premier pas sur le chemin de la réalisation de ton plus grand rêve – celui que vous vous retrouviez tous –. Ton espoir renaît, et ta vie qui était à ce jour véritablement pathétique se voit illuminé d’un faible rayon d’espérance. Tu es en train de te convaincre que ton idéal va pouvoir prendre forme. Peut-être a-t-il déjà revu Ezekiel ? Elyas ? Gladys ? Carmin ? Si tu le pouvais, tu sauterais sur place, tant la joie qui s’empare de ton être tout entier te submerge.

Toi, tu as réussi à passer le cap, à tourner la page de ce malheureux évènement – plus de retour en arrière possible de toute façon, alors tu as préféré continuer à croire que tu pourrais retrouver ceux encore présents malgré tout –. Mais lui, Lucian, qu’en pense-t-il ? A-t-il réussi à aller de l’avant ? Va-t-il mieux désormais ? Tout un tas de questions se manifestent dans ta tête – tu aimerais pouvoir faire le tri, mais il y en a toujours une nouvelle qui s’invite à la fête ; elles te noient –. Tu aimerais lui demander ce qu’il est devenu, ce qu’il fait, comment il se porte, s’il a déjà revu les autres mais tu n’en fais rien. Peut-être parce que tu ne sais pas vraiment par où commencer. Mais aussi parce que tu te dis que dix années sont passées et que cela ne te regarde peut-être plus non plus ? C’est en réalité la première option qui te stop dans ton élan. Tu inspires alors un grand coup, avant de plonger ton regard dans le sien, toujours avec ce sourire sincère sur ton visage – il y a bien longtemps que ça n’était pas arrivé, que tu ais un sourire autre que celui du masque que tu t’ais forgé –.

« Oui ça fait longtemps ! » Dis-tu d’un ton enjoué – sûrement un peu trop –. C’est comme si toutes tes mauvaises émotions ont disparu, et que toute ta peine passée s’est envolée – ça te fait du bien aussi, de te sentir aussi léger –. « Comment vas-tu, qu’est-ce que tu es devenu ? » Tu le bombardes de questions, alors que tu ne sais même pas s’il est réjoui de te revoir ou non.

Mais, il n’y a rien à craindre, il doit bien l’être malgré tout, non ?
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