Dusk Lumiris

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If karma doesn't hit you, I fucking will. ft Elyas
Ezekiel Fitzgerald
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Sam 23 Nov 2019 - 3:23
If karma doesn't hit you, I fucking will.
feat Elyas Nathanael Stark
« Allez à la capitale, vous y trouverez sans doute ce dont vous avez besoin. » La capitale, la capitale.
Comme si c’était la porte d’à côté, comme si c’était si simple que ça de traverser une bonne partie de la région pour rejoindre le cœur de Lumiris. La tête déposée contre la vitre du tramway, tu soupires. Tu n’avais pas vraiment eu le choix de toute façon. Cela faisait quelques jours qu’Eden était brûlante de fière et les antibiotiques prescrits par son médecin étaient la seule chose vous permettant de constater une amélioration, même minime, de son état. Malheureusement, il avait fallu que Fort-Des-Songes t’annonce un inventaire complètement vide et que l’on te renvoie vers Nemerya… Parce que la capitale ne manquait jamais de rien, elle.

À les entendre, la vie y était tellement meilleure qu’ailleurs…

Tu n’en avais pas vraiment envie. D’ailleurs, il n’avait jamais été question d’envie. Tu le faisais parce que tu devais le faire, mais t’éloigner de Fort-Des-Songes et d’Eden dans un moment pareil n’était certainement pas une question d’envie. Prendre les transports en commun, te mêler à la classe populaire, sentir le bras de parfaits inconnus frôler ta peau diaphane et bousculer ton corps rachitique… Ça te tendait toujours plus amer qu’autre chose. Ta place à toi n’était pas là… Elle n’était pas au travers les foules, au cœur d’un nid de microbes et de personnes dont la perfection mettait en brillance tes pires défauts. Voilà longtemps que tu ne quittais plus la ville dans laquelle toi et Eden habitiez. À chaque fois que tu en sortais, tu nourrissais le désagréable sentiment que quelque chose de grave allait forcément se produire… Tu regardais en silence chaque misérable croisant ta route, chaque visage familier susceptible de te reconnaître… Et à ton retour, le flot des émotions se révélait plus épuisant qu’un marathon en pleine forêt.

Tu étais tellement pitoyable.
La peur t’avait rendu asociale, incapable du moindre contact avec autrui. Tu fuyais ton passé, craignais que l’épisode avec Achille ne devienne une coutume.

Depuis que vos chemins s’étaient séparés, tu avais de nouveau la désagréable sensation que la vie était déterminée à se jouer de toi… Et ça ne te plaisait pas. Dans les trois dernières années, tu avais consacré tout ton énergie, le peu de force qu’il te restait, à effacer ton existence de toutes les mémoires. Tu avais abandonné tout espoir de retrouver le droit chemin, de récupérer un peu de ta superbe perdue… Et tu n’avais plus rien fait de condamnable, acceptant de ce fait que le sort que l’on te réservait ne serait jamais meilleur, mais qu’il n’avait pas besoin de s’enfoncer encore plus profondément dans le désespoir. Tu voulais seulement… Que rien ne change. On t’avait refusé le droit de mourir, refusé le luxe de t’ouvrir les veines une deuxième fois alors… Les choses pouvaient-elles au moins se fixer ?

Pendant près de deux ans et demi, tu avais cru avoir réussi. Puis Achille Trinisky était réapparu. Et là, tu n’avais plus eu les mots. Douloureuses retrouvailles, sentiments arrachés, torturés, moqués : maltraitance gratuite de l’esprit et du corps, le revoir n’avait pas été une expérience agréable. Y penser te donnait envie de vomir, remontait en toi une colère sans précédent pour l’homme qu’il était devenu et que tu ne serais jamais. Même en sachant quel pantin désarticulé se cachait derrière l’écrivain, tu ne parvenais pas à effacer le goût acerbe, mais ô combien satisfaisant, de la défaite dans ta bouche. Tu t’étais effacé de la surface de la terre pour permettre à Achille de briller. Et même s’il n’avait pas conscience de sa victoire, même si son succès était teinté du sang de ses proches, tu ne pouvais t’empêcher de croire que lui n’avait pas tout perdu.

Débarquant du tramway, tu remontes nerveusement le col de ta chemise blanche comme si cela pouvait te permettre de disparaître, de te fondre dans la foule. Les gens en si peu à faire de toi… Tu le sais et pourtant la crainte est là. Elle s’infiltre dans tes veines comme un véritable poison et elle te rappelle qu’un accident, quand on est aussi insignifiant, est vite arrivé.

Le plan est pourtant simple.
Le plan est toujours simple.

C’est la vie qui est tordue, c’est elle dont il faut se méfier… Car trop souvent, elle s’est permise de lever la main sur ta carcasse encore fumante. Tu ne sais pas quel genre de satisfaction peut exister au contact d’un corps comme le tien, mais tu sais qu’elle est incapable de se lasser. Elle referme ses mains autour de ton cou, caresse de chair comme si tu n’étais qu’un vulgaire morceau de viande… Et elle tape. Elle te roue de coups jusqu’à ce que tes poumons se vident de leur air, jusqu’à ce que tu cesses complètement de te débattre et que tes supplications se bloquent dans ta gorge. Elle s’acharne. Elle ne ressent ni culpabilité ni regret, elle se délecte de te voir vivre alors que tu souhaiterais tant mourir. La vie te hait… Et d’année en année, tu réalises que c’est une haine partagée. Ni toi ni elle ne veut de l’autre et, pourtant, vous devez coexister sans aucune porte de sortie. Tout ça à cause d’une putain de promesse. Tout ça parce que tu as été trop stupide, trop incompétent pour forcer les portes de l’enfer.

Rentrant dans la pharmacie, tu presses le pas jusqu’au comptoir à prescriptions. La tête basse, tu zigzagues entre les rangées jusqu’à l’atteindre enfin. Tu étouffes. Tu voudrais t’effacer, disparaître du jour au lendemain. Tu voudrais que quelqu’un braque l’endroit, qu’un fou furieux débarque pour vous soustraire à votre mélancolique existence… Sauf que ce genre de chose n’arrive malheureusement qu’aux autres. Les minables comme toi sont dans l’obligation d’exister parce que personne ne veut d’eux de l’autre côté… Ton droit de vivre, tu l’as gagné à la seconde où même l’enfer ne t’a pas considéré comme un choix intéressant à tourmenter.

Tu n’es rien.
Rien de plus qu’une ombre bannie des cieux et du précipice sous tes pieds, condamnée à errer sur terre jusqu’à l’expiation de tous tes péchés. La terre n’est rien de plus que ta prison, que ton néant.

Lorsque tes yeux aperçoivent enfin le comptoir un peu plus loin, tu pousses un soupir de soulagement en pressant légèrement le pas. Hâte et inadvertance font un mauvais mixte puisque, dans ton impatience, ton épaule accroche celle d’un autre individu auquel tu n’adresses pas un seul regard. Ton corps se crispe légèrement sous l’énervement, mais cela ne te suffit pas pour lever les yeux du carrelage sous tes pieds. Pas un mot, pas une excuse : tu continues de tracer ta route comme si de rien n’était, comme si cet inconnu ne méritait de ta part que l’indifférence que tu lui sers sur un plateau d’argent. Après tout qu’en as-tu à foutre ? Tout ce que tu veux, c’est partir. Partir loin d’ici, quitter cet endroit inconnu dans lequel tu n’as ni repère ni souvenir. Quotidiennement, des gens s’accrochent par inadvertance partout sur terre… Alors une excuse de plus ou de moins, qu’en a-t-on à faire ?

Sur le coup, tu ne réalises pas ton erreur.
Tu ne réalises jamais tes erreurs avant qu’il ne soit trop tard…


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Elyas N. Stark
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Elyas N. Stark
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Dim 24 Nov 2019 - 0:12

If karma doesn't hit you, I will
ft. Ezekiel Fitzgerald
« Je suis pas venu écouter vos sermons, donnez-moi juste de quoi dormir. » Interrompts-tu sèchement ton vis à vis. Il te dévisage un instant avec l’espoir vain de lire à travers tes yeux ; tu soutiens son regard sans ciller.

Tu sais qu'il est pas dupe. Comment ne pas remarquer le teint crayeux, les cercles noirs sous tes paupières, la manière dont tu tritures nerveusement les mains depuis le début de la consultation ? (tu fais pitié à voir, Elyas) Pourtant tu refuses toute aide, même des médecins et autres psychologues (de quoi ils se mêlent ?)
C’est pas qu’t’en aurais pas besoin, juste que t’enlaces tes démons même s’ils te broient dans leurs bras (dangereuse affection, si belle pourtant). Tu les laisses t'étouffer lentement sans élever la voix, sans te débattre. Un jour ils auront ta peau et tu les remercieras.

Après un long silence, tu te penches pour pousser le bloc-notes d'ordonnances vierges vers l’homme en blouse blanche. Il soupire en saisissant le stylo dans sa poche de poitrine. « Revenez me voir dans un mois. J’insiste. » Evidemment. Tu commences à le connaître : il ne s’avoue pas entièrement vaincu, même avec toi. C’est le docteur qui s’est occupé de toi après la tentative qui t’a mené à l’hôpital, qui depuis huit ans insiste pour te voir régulièrement et veille sur toi avec bienveillance.
Tu sais bien, qu’il n’a que de bonnes intentions. Il en faudrait sans doute plus comme lui, qui s’occupent de leurs patients avec autant de dédication.
Seulement il se préoccupe de la mauvaise personne.

Ton papier magique en main tu quittes rapidement le bâtiment (t’es pas à l’aise ici, entre ces murs trop blancs et ce silence de maladie et l’odeur abominable de désinfectant). Direction la pharmacie la plus proche. Pas de temps à perdre dans les rues, tu marches vite en longeant les murs sans prêter attention à ces autres autour de toi (leur présence t’exténue).

Tu venais juste de récupérer les pilules de ta salvation lorsqu’une vibration te signifia la bonne réception d’un sms. Or très peu de personnes avaient ton numéro, et ne comptons pas ceux qui t’envoyaient des messages (concrètement c’était ta famille 90% du temps). Par conséquent il y a de fortes chances que ce soit important.
Tu te décales légèrement sur le côté en glissant l’appareil hors de son enclave. Sans grande surprise tu déchiffres le nom de ta jumelle, qui a attendu l’une de tes rares absences pour passer chez toi. Son timing est parfait (t’as pas trop envie de la voir dans ton état actuel).

Tu ranges ton portable sans répondre et allais te remettre en route lorsqu’on te bouscula, avec une indifférence qui te ferait presque penser avoir imaginé le contact. Par réflexe tu lâches « Hé, tu sais pas dire pardon ? » d’un ton un peu trop belliqueux (t’es pas d’humeur clémente).
L’interpellé se retourne et t’as du mal à croire tes yeux. La surprise s’étale sur ton visage. (comme un pot de peinture renversé ; tu trébuches) « Ezy ? »
Sans qu’il n’ait à répondre tu sens ton cœur tomber plus bas que terre.
Pourquoi maintenant ?
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Mer 27 Nov 2019 - 6:00
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La politesse ?
C’était pour les autres. Quand on était aussi désintéressé que toi, le respect des autres devenait superflu, sans intérêt. La terre dans son intégralité pouvait bien te détester : ça ne te faisait ni chaud ni froid. Après tout… La personne qui exécrait le plus ton existence restait toi-même. Ce n’était ni ton voisin ni Achille, mais toi et toi seul. Alors qu’en avais-tu à foutre du jugement impitoyable des inconnus ? La plupart des gens t’insultaient avec des mots que tu avais déjà entendus et auxquels tu adhérais entièrement. Plus de surprise pour toi : on ne t’atteignait plus avec de simples injures à ta personne… En dix ans, tu avais appris à te renforcer, à créer un mur autour de ton esprit. En acceptant de traiter la terre entière avec mépris, tu avais également accepté le retour de flammes… Et tu n’avais pas eu d’autres choix que de t’endurcir pour survivre à la vie que tu avais choisie. Alors tu fermais ta gueule et tu souriais devant tout ce dédain partagé. Ça t’amusait n’est-ce pas ? Tu n’étais rien de plus qu’un mort-vivant forcé de garder un pied sur terre par promesse envers autrui… Et pourtant la colère semblait toujours couler dans tes veines.

C’était la seule chose qui subsistait au travers ce corps décharné et mué d’une force invisible…  
Le reste n’était qu’un vulgaire souvenir.

« Hé, tu sais pas dire pardon ? » Tu t’arrêtes. Avais-tu seulement eu conscience de cet accrochage ? Ton impertinence, prenait-elle racine dans un désir lucide ? Oui. Toutefois, tu espérais sincèrement que la personne dans laquelle tu avais foncé ne relèverait pas ton absence de réaction… C’était raté. Et à en croire le son de sa voix, elle ne comptait pas te laisser t’échapper aussi facilement. Tu savais que tu n’aurais pas dû venir jusqu’ici. Tu aurais dû faire toutes les autres pharmacies du nord de Lumiris avant de t’abandonner à ce dernier recours… Après tout, c’était écrit dans le ciel dès le départ que ça ne pouvait pas bien se terminer. C’était si évident, si ridiculement prévisible. Et maintenant, que comptais-tu faire ? Te retourner, c’était admettre que tu avais mal agis… Mais c’était aussi l’ouverture idéale pour un crêpage de chignons immature. Parce que, forcément, tu ne comptais pas lui présenter la moindre excuse. Des gens s’accrochaient chaque jour dans le monde, était-ce vraiment nécessaire de se plier en quatre à la moindre altercation ? Tu n’étais pas d’humeur pour ça. Pas aujourd’hui.

Tu te rappelais encore un moment de ta vie où tu t’excusais même de respirer. Tu ne voulais pas retomber aussi bas. Tu ne valais pas mieux aujourd’hui qu’à l’époque, mais la rage s’était frayée un chemin depuis… À qui en voulais-tu sincèrement ? À toi en premier sans doute. Pour t’être abandonné toi-même, pour ne pas avoir été capable de créer une barrière suffisamment puissante pour les empêcher de t'atteindre... Tu ne t'étais pas respecté. Pendant dix ans, tu t'étais cruellement manqué de respect et tu en payais maintenant le prix.

Tu aurais dû adopter une autre position lors de la mort de Kattie…

Soupire bruyant, excédé. « Tu veux que je te lèche les pieds avec ça ? » Baveux, désagréable. Te craquant le cou, tu te retournes pour faire face à la pauvre créature que ton manque de politesse à blessé dans son orgueil. Tu cherchais les problèmes. C’était si flagrant, si navrant. Tu t’attends alors à une réplique cinglante, mais c’est plutôt la surprise qui s’étale sur les traits de ton vis-à-vis. Tu fronces les sourcils ; tu n’aimes pas ça. « Ezy ? » Silence. Silence interminable. Silence de mort. Jaugeant l’inconnu de haut en bas, tu sens ton corps se tendre de toute sa longueur. L’embarras laisse sa place à la méfiance sur ton visage alors que tu demeures immobile.

Tu ne t’attendais pas à ça. Tu t’attendais à beaucoup de choses, mais certainement pas à ça. Et soudain, tu as peur. Peur parce que l’épisode de Achille, ces retrouvailles complètement indésirables, est encore frais dans ta mémoire… Et même si tu sais que l’inconnu devant toi n’est rien de plus qu’un inconnu, tu crains d’apprendre le lien qui nous uni. Car peu importe d’où il connait ton nom, ça ne peut pas bien se terminer. Que ce soit un mec lambda de la haute (Vraiment, Ezy ? Tu trouves qu’il a une gueule à se pavaner en tenu d’apparat devant tout un tas d’hypocrites soucieux de show off leurs richesses ?) ou qu’il te connaisse via l’image que le magazine a tiré de toi, ce n’est pas une bonne chose. C’était imprévu. Totalement imprévu. Et tu détestes sincèrement les imprévus.

« Qui veut le savoir ? » craches-tu en le dardant froidement du regard. Tu en as marre, marre d’être reconnu, marre que ce fichu nom ne quitte pas ta vie et ton visage. Tu aimerais que les gens t’oublient, cessent de te considérer, se méprennent sur ton identité… Mais à chaque fois, les déchets comme ton vis-à-vis trouvent le moyen de mettre le doigt où ça fait mal. Et pour ça, tu les détestes sincèrement. Plus d’une fois, tu as prié ce qu’il y a de plus grand et de plus fort pour que les gens puissent t’effacer définitivement de leur mémoire… Mais après l’épisode d’Achille Trinisky, tu avais compris que ça n’arriverait pas. Peu importe tes prières ou tes souhaits à chaque anniversaire : la vie n’en avait pas terminé avec toi. Elle semblait dorénavant déterminée à remettre sur ton chemin tous les pauvres fantômes de ton passé… Et c’était un état de fait qui t’effrayait. (Tu ne voulais rien savoir du passé)

Pauvre petite chose blessée et sans intérêt. Si tu ne voulais plus souffrir, tu n’avais qu’à retenter le grand saut… Mais tu ne le ferais pas, n’est-ce pas ? Parce que tu étais un trouillard se cachant derrière une promesse creuse faite à un ami que tu avais lâchement abandonné. Flirter une deuxième fois avec la mort, c’était trop pour toi, trop pour ta lâcheté. Tu préférais attendre que la mort te récupère elle-même… Sauf qu’elle ne voulait pas de toi. Personne ne voulait pas de toi. Ni l’enfer, ni le paradis.

Alors, putain, pourquoi les vivants s’entêtaient-ils à reconnaître ton nom ? « Si tu espères attendre que je sorte pour me détrousser comme un lâche, c’est peine perdu : j’ai rien. Va trouver un autre pauvre mec à démunir si tu veux payer ta came. » Tu t’avançais Ezy. Tu t’avançais sans la moindre raison. Tu te basais exclusivement sur l’apparence pitoyable de ton vis-à-vis, sur ce regard fatigué, sur tout ce qu’il dégageait de plus horrible pour l’agresser le plus gratuitement qui soit. C’était pitoyable de ta part. Et pourtant… Et pourtant c’était satisfaisant non ? Tu n’avais pas pu te délier la langue face à Achille et son insupportable image parfaite. Alors croiser pour la première fois quelqu’un qui avait l’air aussi minable et détruit que toi… C’était satisfaisant, non ?

Tu ne voulais pas que les gens t’approchent.
Tu ne voulais pas que l’on te parle, que l’on te reconnaisse.
Tu avais demandé la paix et on ne te l’avait pas accordée… Alors les larmes allaient couler.


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Elyas N. Stark
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Ven 29 Nov 2019 - 0:03

If karma doesn't hit you, I will
ft. Ezekiel Fitzgerald
Les retrouvailles avec Achille s'étaient pas super bien passées.

Mais ça c'était une chose. Tu pouvais l'accepter parce que tu l'avais demandé (tu forges les armes pour te détruire, c'est pas nouveau). Ce que tu supportais moins bien c'est que depuis, tu dormais encore moins. Le revoir avait ravivé trop de choses et fait naître d'autres que t'attendais pas. Ton corps avait du mal à suivre.

Seulement au lieu de te laisser souffler un peu, voilà que cette garce de vie mettait un autre de tes anciens complices sur ton chemin.
Était-ce vraiment lui ? Ce cadavre ambulant, qui expulsait un nuage de poison par chacun de ses pores, était bien loin de l'image que tu avais gardé d'Ezekiel (une bonne âme, garçon un peu chétif et très craintif, fils de aussi ignorant qu'innocent que t’aimais taquiner).
Pour autant tu savais que t'avais raison. Contrairement à toi il avait pas changé de couleur de cheveux, et sur ses traits on lisait un reste de gloire passée (comme un éphèbe à qui on aurait promis de le transformer en œuvre d'art, avant que la malice ne s'approprie sa beauté).

Si t’avais pris le temps de réfléchir, t’aurais fait mine de pas le reconnaître. Vous auriez tous les deux continué votre journée comme si de rien n’était. Mais ça t’avait échappé, parce que t’as jamais été très habile (plus doué pour faire tomber ce que t’avais entre les mains que pour préserver). T’étais pas comme Gladys, capable de juger immédiatement la situation et de choisir la conduite adéquate. Alors t’avais fait une connerie, pour changer.
Le silence qui s’installa te mit mal à l’aise ; la manière dont Ezy te détailla de haut en bas t’énerva. D’où te jugeait-il ainsi, sans même prononcer un mot ? (non pas que t’avais beaucoup d’estime pour toi-même, juste que ça t’insupportait qu’on t’observe tel une bête de foire)

Ton vis à vis se décida enfin à gommer le blanc installé entre vous, avec une agressivité qui te hérissa le poil. T’aimais pas ça. Tu réagissais très mal dans ce genre de situation (un peu comme un animal blessé qui se débat une fois acculé). A ton tour de plisser des yeux, en contractant la mâchoire.
C’était totalement différent. Tes deux amis d’antan avaient bien changé en dix ans, mais si Achille était resté amical, tu sentais qu’Ezekiel était devenu plus comme toi (une créature primitive, aveugle dans sa haine, cruelle dans sa violence). Tout chez lui jusque dans ses membres décharnés hurlait à la fin, en déplorant une déchéance inattendue (du groupe il était le mieux né, pourquoi semblait-il à peine se nourrir ?)
Instinctivement tu t’étais mis sur tes gardes.
Parce que s’il voulait du sang, il allait en avoir.

« Si tu espères attendre que je sorte pour me détrousser comme un lâche, c’est peine perdu : j’ai rien. Va trouver un autre pauvre mec à démunir si tu veux payer ta came. » Un rire aigu t’échappe brièvement. Vraiment ? Venant de quelqu’un à la mine aussi sale que lui, tu trouvais ça mal venu. Cependant le plus âgé venait de te confirmer qu’il n’était plus qu’un enfoiré, ça méritait bien des représailles. « Pardon c’est vrai, j’avais pas remarqué que t’as que la peau sur les os. Mais d’ailleurs t’as l’air de t’y connaître en drogues, y’aurait pas un lien par hasard ? » Tu te rapproches d’un pas et baisse le regard vers lui (ça te faisait bizarre, il était plus grand que toi avant). Et cette fois-ci tu rigoles pas, tout chez toi n’émane qu’un froid cruel. Tu joues le jeu. « Ezekiel Fitzgerald. Bien sûr que j’te connais. Tu dois toujours demander à tes parents avant de sortir, ou t’as enfin appris à lacer tes chaussures tout seul ? » Ta voix était basse, étrangement douce (suintante d’hypocrisie, vibrante d’ironie).

T’avais l’avantage de l’avoir reconnu alors que lui ne t’avait pas encore resitué. Tu comptais bien t’en servir.

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Lun 23 Déc 2019 - 4:58
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Tu te sentais rarement aussi… agressif.
Normalement, tu t’effaçais et espérais en vain que l’on t’oublie. Normalement, tu devenais une véritable ombre au tableau. Normalement, normalement : rien n’était moins normal que cette situation. Tu ne pouvais comparer l’incomparable et espérer pouvoir en tirer un fil conducteur quelconque. Tu étais là, à des kilomètres de chez toi, au cœur d’un endroit dont la seule création te rendait extrêmement hostile… Ça t’écœurait, n’est-ce pas, de te mêler aux gens ? Ça te répugnait de mêler ta souillure corporelle à leur existence si parfaite, si hypocrite. Tu avais l’impression d’être un intrus en ces lieux et, pourtant, tu n’avais jamais été aussi chez toi qu’ailleurs : tu étais un malade de plus dans un monde qui se décomposait vivant. Même si tu n’étais pas ici pour toi-même, ta présence te renvoyait des relents de ta propre maladie, de ta propre condition défaillante.

Le vaisseau allait s’écraser et il n’allait pas survivre à la chute.
Tu n’étais qu’un pion négligeable, un dépendant à tout ce qui pouvait lui renvoyer l’illusion d’être heureux.
L’alcool, les drogues, les médicaments : les placébos du bonheur étaient si nombreux. On ingurgitait le contenu de sa pharmacie et, soudain, le monde se parait à nouveau ses couleurs les plus chatoyantes. On mettait imposait un filtre à son regard pour mieux oublier à quel point ce qui se trouvait derrière était laid et désolant.

Au final, ta présence ici était plus logique que le son de ta respiration. Tu étais destiné à être un consommateur de ce faux bonheur en capsule. Ce n’était qu’une question de temps avant que l’alcool ne suffise plus et que tu aies besoin de plus, beaucoup plus. Heureusement qu’il y avait Eden pour repousser cette envie impérative d’éclater l’organe qui pourrissait entre tes deux oreilles. Pourquoi avait-il fallu que tu rencontres quelqu’un ? Pourquoi avait-il fallu que quelqu’un t’adresse la parole ? Ce n’était pas une journée pour ce genre d'insignifiances. Aujourd’hui était une journée semblable à celle où ton nom aurait dû rejoindre l’épitaphe la moins glorieuse qui soit. C’était une journée de destruction, de mise à mort.

Il ne s’était rien passé d’exceptionnel.
Tu n’avais plus besoin de raisons ou de prétextes pour vouloir te foutre en l’air : exister était amplement suffisant.
Tu avais besoin de cette haine, de cette colère pour vivre. Tu avais besoin de sentir le doux poison de l’animosité couler dans tes veines jusqu’à te consumer de l’intérieur. Tu voulais qu’il te noue la gorge, qu’il enraye ta respiration, qu’il décime ton âme… Tu voulais le sentir te pourrir, car une fois que son passage en ta personne serait couronné de succès, tu n’aurais plus aucune raison d’exister. Ton dégoût d’exister était ce qui te maintenait en vie. Tu voulais que tout le monde y goûte, que tout le monde constate à quel point l’homme était laid et pitoyable. Tu voulais qu’ils se voient en toi, qu’ils s’enivrent de ta difformité. Tu étais le miroir de leur propre hypocrisie, de leur propre obscénité. Tu ne vivais que pour ça.

Car il te fallait bien une raison après tout.

On t’avait refusé l’accès à l’enfer et, de retour sur terre, on t’avait interdit de retenter le passage vers l’au-delà… C’était une promesse que tu avais formulée en croyant que ce serait simple de reprendre ta vie en mains. Vulgaire erreur. Tu étais aussi con qu’il y paraissait. Il ne fallait pas s’étonner que personne ne te prenne au sérieux. Tu étais beaucoup trop naïf, beaucoup trop manipulable. Tu pouvais bien crever au final.
Personne ne te regretterait.
Personne ne te pleurerait.

Rire. Ricanement même. En voyant l’autre s’amuser de ta réponse, tu ne peux t’empêcher de froncer légèrement les sourcils en esquissant un sourire insolent. La simple vue de cette personne t’est douloureuse… Elle te fait pitié. Presque autant pitié que ta propre existence. « Pardon c’est vrai, j’avais pas remarqué que t’as que la peau sur les os. Mais d’ailleurs t’as l’air de t’y connaître en drogues, y’aurait pas un lien par hasard ? » Tu n’avais jamais touché. Tu avais voulu, tu avais longtemps cogité sur le sujet… Mais Eden était apparue et tu n’avais pas pu te résoudre à supprimer le peu de conscience qu’il te restait. Le peu de père qu’elle possédait, elle méritait de le garder. C’était mieux que rien après tout. Loin d’être le jackpot, mais mieux qu’une épave en guise de géniteur.

Lorsque l’inconnu s’approche de toi, tu ne peux empêcher ton corps de se tendre. Ce qu’il dégage autant que la manière qu’il a de s’inviter dans ta bulle, dans le peu d’espace vital qu’il te reste... Tu ne sais pas ce qui te retient de le repousser violemment. Te reste-t-il un peu de savoir-vivre après tout ? Se battre dans une pharmacie, dans un endroit aussi peu désigné, serait une tache de plus à ton dossier… Mais qu’en as-tu vraiment à faire ? « Ezekiel Fitzgerald. Bien sûr que j’te connais. Tu dois toujours demander à tes parents avant de sortir, ou t’as enfin appris à lacer tes chaussures tout seul ? » Entendre ton nom de la bouche d’un étranger, d’un vau rien, te fait hérisser le poil des bras. Serrant les dents, tu te redresses légèrement en plantant ton regard azuré dans le sien. Tu ne sais toujours pas qui il est. Son visage ne te dit rien, sa dépouille ne t’évoque pas le moindre souvenir… Mais son affront ne peut pas être passé sous silence. Pas alors que tu es dans cet état. « T’es certain que tu ne préfèrerais pas le nom d’un bon centre de désintox ? Je pense que t’as déjà un peu trop forcé sur la dose si tu veux mon avis. La prochaine étape, c’est l’overdose non ? » Vous êtes des enfants qui prenez un malin plaisir à vous cracher dessus. C’est triste et risible, mais vous n’y voyez que du feu. Vous vous prêtez au jeu, vous vous abandonnez à toute cette haine gratuite qui gravite entre vous.

Tout ça pour un petit coup d’épaule.
Tout ça parce que t’as été trop con pour demander pardon.
T’avais même pas besoin d’être sincère, juste sur le pilote automatique.

Puis à nouveau, tu laisses tes yeux le scruter comme s’il n’était qu’un animal de foire. Tu as l’impression de le connaître, mais sa tête ne te revient absolument pas. C’est frustrant, n’est-ce pas ? « T’es qui au juste ? Je comprends que je n’ai jamais quitté ton esprit, mais je suppose que je ne peux pas te rendre le compliment. » Tu ne sais pas qui il est… Et ça t’insulte plus que tu le laisses sous-entendre. Tu n’aimes pas savoir que l’autre a l’avantage, qu’il possède des cartes auxquelles tu n’as pas accès. Tu ne te sens pas sur un pied d’égalité avec lui et ça te rend vulnérable. Tu ne peux pas attaquer correctement si tu n’as pas toutes les informations… Tu te contentes de lancer des balles au hasard, mais tu sais parfaitement qu’elles n’ont aucun impact : une insulte d’un inconnu à un autre inconnu n’est pas aussi saisissante que lorsque l’on connait sa victime.

Après tout, qu’en a-t-on à faire du jugement des étrangers ?


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Elyas N. Stark
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Lun 30 Déc 2019 - 23:40

If karma doesn't hit you, I will
ft. Ezekiel Fitzgerald
Ah, douce satisfaction quand tu le sens réagir à ta présence. Tu te savais intrusif, agressif ; votre touch(i)ante réunion était encore passive mais pour combien de temps ? Vous étiez comme deux chiens de faïence rompus à l'art de l'estoc, aliénés par la brutalité de vos existences (au point de sortir les crocs dès qu’on vous approchait).
Ezekiel et toi n’aviez jamais eu la meilleure alchimie du groupe de toute façon. Vous pouviez vous disputer pour des broutilles, parce que voir d’un même œil n’était pas facile lorsqu’on était si différents.

Comment votre amitié avait-elle duré aussi longtemps ? Tu sais pas, c’était peut-être un peu grâce à l’effet de groupe qui vous tempérait tous les sept. Puis malgré tout vous vous détestiez pas ; Ezekiel était trop trouillard à ton goût, mais quelque part t’appréciais sa sincérité et la simplicité qu’il avait conservée au travers des filets sociaux. Il ne traitait jamais quiconque autrement que comme des humains, alors qu’en s'appelant Fitzgerald (unique héritier du nom) il était si facile de se forger un piédestal de dédain.
Ça le rendait attirant.

Où était passée cette chaleur ingénue ? A vrai dire t’en avais rien à cirer. Tu comptais pas pleurer le gamin que t’avais connu (faux, tu te voilais juste la face ; tu regrettais les belles choses que t’avais vécues avec eux, tout c’que t’avais brisé ce jour-là). Même si ton vieil ami avait décidé de devenir une raclure qui dépensait tout son argent en médicaments diverses, c’était pas ton problème. Depuis Achille t’avais décidé que quoi que les membres du groupe disent ou fassent, tu chercherais pas à les comprendre (à partir du moment où il avait parlé du bien en toi, ineptie sans nom).

Comptais-tu les renier alors, si tu voulais pas connaître les adultes qui avaient pris leur place ? C’était trop tard. Trop tard pour faire demi-tour, faire comme si de rien n’était, ignorer tout ce qui faisait écho entre vous. Vos similitudes vous opposaient déjà trop, à l’instar de vos altérités dix ans plus tôt (étrange comme deux personnes qu’à l’origine rien n’unissait pouvaient se retrouver en reflets laids). « T’es certain que tu ne préférerais pas le nom d’un bon centre de désintox ? Je pense que t’as déjà un peu trop forcé sur la dose si tu veux mon avis. La prochaine étape, c’est l’overdose non ? » Comme un coq outré prendrait sa fierté sous son aile ; l’un comme l’autre prôniez ce qui vous manquait.

« Insiste pas, même si j’étais camé tu serais toujours Ezekiel. » Tu te foutais de sa gueule ; s’il espérait que tu serais vraiment défoncé pour te faire croire que tu t’étais trompé de personne ça marcherait pas, et s’il cherchait à se fuir lui-même tu prendrais un malin plaisir à enfoncer le clou qui le retiendrait à sa pauvre carcasse.

Le plus âgé te détailla à nouveau de haut en bas, et t’aurais presque vu les rouages de son esprit s’activer à ta recherche. « T’es qui au juste ? Je comprends que je n’ai jamais quitté ton esprit, mais je suppose que je ne peux pas te rendre le compliment. » Simple curiosité, besoin d’en savoir plus sur toi pour mieux répliquer ? En tous les cas tu hausses les épaules, ouvertement amusé par ce que son phrasé n'assumait pas. « Et si tu réfléchissais au lieu de me demander ? Rassure-moi, t’as encore deux neurones à connecter ? »

T’attendis pas sa réponse pour faire volte-face. Continuer ça dans une pharmacie était tout bonnement ridicule (comme si vous l’étiez pas par nature). « J’me pose dehors, t’as qu’à me rejoindre si t’es si curieux. » Et tu fais même pas mine de t’intéresser à sa réaction. Qu’il vienne ou ne vienne pas ne changerait rien, pas vrai ?
Si tu savais, Elyas.
Tu pris place sur un banc, sortit ton paquet de clopes.
T’étais trop sûr que quoi qu’il advienne tu pouvais ni tomber plus bas ni remonter ; un jour cette arrogance te perdrait.

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Mar 31 Déc 2019 - 19:29
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Tu étais un canon chargé n’attendant que le moment idéal pour vider le contenu de son chargeur sur sa victime.
On ne pouvait même plus te considérer comme un être humain, comme un homme. Tu n’étais qu’un maelström instable de haine et d’idées noires que quelqu’un avait eu le malheur de faire ressurgir d’entre les morts. Tu ne connaissais rien à l’abruti qui se tenait face à toi, mais vous vibriez de la même agressivité, de la même aura belliqueuse amplement suffisante pour te faire cracher ton venin. Au fond, tu n’en avais plus rien à foutre : qu’un fantôme quelconque de ton passé se grave d’une image aussi décevante de ta personne ne t’empêcherait pas de dormir ce soir. Ton amour-propre, tu l’avais abandonné à tes parents, à Kalos. Là où on se souviendrait longtemps du fils déshérité des Fitzgerald. De retour à Lumiris, tu n’étais rien de plus qu’un cadavre encore fumant de son infamie. Tu répondais à la provocation comme un gamin dans une cours d’école et tu ne faisais pas preuve de la moindre maturité…

Et tu osais prétendre que tu étais un père ?
Eden elle-même était plus raisonnable que toi.
Beaucoup plus réfléchie et posée qu’un homme capable de sortir les crocs aussitôt que le ton lui déplaisait.

L’un face à l’autre, vous regardant comme de véritables chiens de faïence, tu attends. Tu attends de savoir, de mettre un nom sur ce sourire méprisant, véritablement amusé de te savoir si clueless. Dans ta poitrine, ton cœur s’emporte d’un relent de colère injustifié, d’un désir inexpliqué de vouloir chercher la confrontation. Autour de toi, le monde a complètement disparu. Tu n’entends plus à rire, mais à savoir. Savoir la provenance de ce fantôme passé, du minable qui se joue de toi. (Vous n’êtes pas sur un pied d’égalité et ça t’use.) « Et si tu réfléchissais au lieu de me demander ? Rassure-moi, t’as encore deux neurones à connecter ? » Venant de quelconque autre bouche, tu n’aurais pas hésité à enfoncer le clou sur lequel il tapait… Mais pour une raison obscure, la connexion électrique entre toi et lui t’empêche de courber l’échine. Tu ne laisseras pas quelqu’un comme lui l’emporter sur toi…

Au final, il semblerait qu’il te reste encore un peu d’orgueil, n’est-ce pas ? Dommage qu’il soit aussi mal placé… Plutôt que de te soustraire à l’affrontement, tu préfères envenimer la situation jusqu’à ce que l’un de vous deux ne soit plus capable de se relever. C’est incroyablement malsain de ta part et tu en as parfaitement conscience. Ça fait longtemps maintenant que tu ne cherches plus à retrouver le droit chemin, à te détourner du gouffre dans lequel tu t’enlises… À défaut d’avoir pu rejoindre l’enfer auquel tu étais destiné, tu as décidé de transformer à jamais l’image de ton passage sur terre. Être mort sans vraiment l’être, n’est-ce pas une merveilleuse manière de célébrer son existence quand on était un déchet tel que toi ? Ça t’amusait comme perspective, comme réalité. Ça t’amusait sans doute un peu trop d’ailleurs…

« J’me pose dehors, t’as qu’à me rejoindre si t’es si curieux. » T’aurais aimé lui dire que t’en as rien à foutre, que ta curiosité n’égalait pas sa stupidité… Mais tu ne parviens pas à t’en convaincre toi-même. Hostile à son existence entière, tu restes planté là alors que lui quitte la pharmacie. Dans ta tête, les pensées se bousculent les unes les autres comme une véritable tornade. Un soupire s’échappe de tes lèvres puis tu tournes les talons. Tu n’as pas de temps à perdre avec ce genre d’enfantillage… Il y a, dans ton taudis, une gamine bouillante de fièvre qui n’attend que ton retour pour pouvoir ingérer son traitement. Comment pourrais-tu privilégier une tirade de bac à sable à la santé de ta descendance ? Il y a des limites à la stupidité. Tu n’as pas fait tout ce chemin pour laisser un abruti se jouer de toi comme d’un vulgaire jouet pour enfants… Nerveux, tes doigts tapotent la prescription que tu sors de ta poche au moment d’arriver au comptoir.

Dix fois, tu te répètes que cet idiot ne vaut pas le coup.
Dix fois, tu tentes de te convaincre que tu as mieux à faire.
Dix fois, tu te bornes à croire que ça ne vaut pas le coup.

Sauf que rien n’y fait. Une fois les médicaments d’Eden en ta possession, tu fixes la porte menant sur l’extérieur avec la certitude qu’il y est encore. Agacé, tu ranges le sac de papier dans la poche de ton manteau tout en t’avançant vers la sortie. Ça te frustre. Ça t’insulte même d’être ainsi la proie d’une curiosité qui ne devrait pas t’atteindre. T’es qu’un animal farouche, t’es rien de plus qu’un abruti se couvrant de mensonges tous plus navrants les uns que les autres. Tu fais comme si rien ne t’atteignait, mais ton esprit répond beaucoup trop aux sollicitations extérieures pour que l’on puisse digérer tes triviales tromperies. Il n’y a que toi pour te bercer d’illusions, pour essayer de te duper. Et c’est triste à voir, triste à en crever.

Attrapant ton paquet de clopes, tu t’empresses d’en griller une avant que ton regard ne croise celui de l’autre assit sur un banc. Tu soupires. Est-ce qu’une part de toi espérait sincèrement qu’il se soit cassé entre temps ? Absolument. Mais il est encore là et c’est sans doute ce qui te désole le plus. « Mais c’est que t’es tenace en plus... » craches-tu d’un ton cassant avant de t’accoter contre le dossier du banc, les jambes croisées, l’air détaché. Qu’es-tu censé dire ? Il te saoule. Son existence te blase, sa présence t’empêche de respirer… Et pourtant, tu t’enivres de cette douche haine coulant dans vos veines. Tu prends plaisir à le voir te détester autant alors que tu n’as pas la moindre idée de qui il peut être. C’est satisfaisant, de récolter ce que l’on sème… N’est-ce pas ? À cette idée, un sourire amer se fraie un chemin sur ton visage décomposé. Que pouvais-tu espérer de mieux ?

Portant ta cigarette à tes lèvres, tu fixes un point quelconque devant toi. Tes yeux ne le cherchent pas plus qu’ils ont envie de le voir apparaître dans ton champ de vision. Cette personne, qui qu’elle soit, dégage la même chose que toi et ça te dégoûte profondément. Ce n’est pas comme Achille qui, à défaut d’être honorable, peut malgré tout se vanter d’avoir un avenir à caresser… Cet inconnu et toi partagez la même faiblesse, le même désespoir. Qui peut-il bien être ? « Alors, est-ce que tu comptes encore jouer les timides pendant trois heures ou tu as l’intention de me dire qui tu es ? » Doucement, tu expires la fumée qui s’était logée dans tes poumons et qui n’en pouvait plus de te pourrir de l’intérieur. Tu souries, mais rien n’est moins sincère et sain que ce sourire qui déchire tes lèvres gercées. « À moins que tu n’aies honte ? C’est ça ton problème ? T'assumes pas ? » rigoles-tu.

On pouvait te reprocher beaucoup de choses, mais toi au moins tu n’avais jamais tenté de dissimuler ton identité… Rien ne te faisait moins honneur que ton propre patronyme, mais tu ne le cachais pas honteusement pour auant.


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Elyas N. Stark
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Dim 12 Jan 2020 - 21:51

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ft. Ezekiel Fitzgerald
Pourquoi ce petit jeu ?
Tu savais pas trop à vrai dire. L’idée de le faire tourner en bourrique t’avait parue bonne, sur le coup : c’était amusant de le voir tâtonner en quête de tes traces sur sa vie (sans savoir de quelle tare hideuse il s’agissait). Lorsqu’il trouverait enfin, deviendrait-il encore plus hostile ? Peut-être. Sans doute. Au pire ça t'arrangerait. Tu n’avais jamais espéré mieux que rancune et châtiment de tes anciens camarades de jeux, de toute façon (raison supplémentaire pour que les retrouvailles avec Achille t’aient dérouté).
Les damnés ne croient pas en la salvation.

Tu relâchas mollement un panache de fumée, l’esprit divaguant. C’était forcément une idée stupide que de rester là ; même si tu comptais partir une fois ta cigarette terminée si Ezekiel se pointait pas avant, le simple fait d’offrir une suite à votre altercation prouvait que t’avais un grain à la place du cerveau.
Il n’aurait pas dû te provoquer. C’était de sa faute.
(mensonge, t’aurais pu l’ignorer, ne pas répondre ; t'étais juste trop dépendant à l'hostilité)
Il n'y avait ni assaillant ni victime dans votre rixe. Seulement deux garnements en manque d'aménité, démunis face à l'adversité.

Et alors que le tabac se consumait dans les braises au même titre toi dans ta haine, tu réalisais pas à quel point vous étiez cons. Deux idiots qui abandonnaient leur intégrité physique et morale, pour un chouïa de violence et beaucoup d'analgésie. Deux fous aveuglés par la misère, qui pensiez être plus heureux ainsi qu'en écoutant les paroles encourageantes de vos proches. Pauvres diables qui attendiez la dernière sentence ; vouliez-vous être jugés ou pardonnés ? Exilés ou acceptés ?
L'espoir se mourait en vous (qui demandiez à être ruinés un peu plus qu’à être aimés).

T’avais pas remarqué de suite qu’il s’était approché, cependant dès que son verbe agréable sonna de plus belle le gong, tu plantas tes billes mentholées dans les siennes céruléennes (œil pour œil ; même si les vôtres étaient ternes comme des caveaux). « Je voudrais pas que tu tritures ton seul neurone toute la soirée à chercher qui je suis. » Lances-tu ironiquement, avant d’aspirer un nouvelle fois ton gaz toxique favori. Et pendant que tu t’entraînes à maîtriser ta respiration, lui continue l’offensive.
Jusqu’à ce qu’Ezekiel se mette à supposer aveuglément, tu l’écoutais à peine.

« À moins que tu n’aies honte ? C’est ça ton problème ? T'assumes pas ? » Tu ricanas doucement, sauf que tes épaules se crispèrent bien malgré toi. Parce que t’aurais beau le nier, il avait vu juste en un sens.
T’avais honte de c’que t’avais fait. Honte de c’que t’étais devenu.
Mais t’assumais. Sinon tu serais pas là en train de lui parler, n’est-ce pas ?
(Vas-y Elyas, continue de te proclamer monstre ; essaie encore d’enfoncer ces cornes sur ta tête et de tourner en banal tout le mal que t’as fait.
Juste ce qu’il faut pour te persuader que quand on te crache à la gueule, t’as c’que tu mérites).

Mais t’as rarement été honnête envers toi-même ou qui que ce soit, ces dix dernières années. T’admettras pas facilement qu’en fait tu pourrais éclater à tout moment (plus en sanglots que de rage), qu’à chaque fois que t’entends la trotteuse t’as l’impression que c’est un compte à rebours pour toi, que tu pourrais t’agenouiller face au monde et demander pardon une dernière fois (avant de lever la main sur ta propre personne).
Et tu concéderas pas si facilement le terrain au Fitzgerald.

« J’assume d’être un enfoiré, si c’est la question. » Tu laissas ton regard glisser sur son visage émacié, ses os saillants ; et tu jugeas sans t’en cacher. « Mais j’avoue que j’pensais pas te voir dans cet état un jour. Ben alors Ezy, on est fâché avec papa maman ? Tu as fait une grosse bêtise ?  » Le ton était volontairement niais, comme si tu t’adressais vraiment à un gamin puni de dessert.
Tu reculas sur votre assise en passant un bras sur le dossier pour te rapprocher sans gêne de son oreille. T’étais trop près, bien volontairement. Le but c’était de le mettre au défi, de jouer avec ses nerfs comme lui avec les siens (guerre d’usure entre deux ennemis formés aux mêmes tactiques, qui pouvait durer une éternité ou s’achever en un instant dans un bain de sang).

« C’est pas à cause de Kattie, pas vrai ? Même si sa mort t’avait fait partir en dépression, ils t’auraient nourri de force pour que tu sois présentable. Qu’est-ce que tu as pu faire de si terrible, pour perdre toute valeur à leurs yeux ? »
Tu savais quel enfant surprotégé il avait été ; tu savais que chez les Fitzgerald, un héritier est une chose précieuse à préserver. La vitrine d’une réussite familiale totalement surjouée.
Il s’était forcément passé quelque chose, pour que leur fils ait de vagues airs de macabé. Un événement tel qu’ils avaient perdu toute estime pour lui, dont le seul mérite à leurs yeux était d’être la chair de leur chair. T’avais envie de le pincer là-dessus, de tourner autour du pot.

Cela dit dans ta grande mansuétude t’avais lâché un indice sur ton identité. Vous n’étiez pas beaucoup de votre âge à être au courant pour Kattie. S’il n’était pas capable de mettre un nom sur ton visage alors que t’avais réduit la liste de suspects, c’est qu’il n’avait vraiment plus de cervelle ; auquel cas il ne fallait pas compter sur ton aide.
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Lun 10 Fév 2020 - 6:11
If karma doesn't hit you, I fucking will.
feat Elyas Nathanael Stark
Tu étais programmé pour détester.
Avec le temps, c’était devenu inconscient. Tu l’avais d’abord fait pour te protéger, pour dresser un mur essentiel entre toi et le reste du continent… Puis un jour, tu avais fini par perdre de vue les fondements de cette colère. À ce stade, triste était d’admettre que c’était sans doute ta propre humanité que tu te bornais à détester au travers les autres. Il n’y avait plus personne pour te parler ou te pointer du doigt pour tes péchés… Mais ce n’était toujours pas suffisant. C’était comme s’il était nécessaire que le monde entier disparaisse pour permettre au trou qui te grugeait de se refermer… Sauf que tu ne pouvais pas dégager l’Homme de la terre qu’il avait gangrené. C’était impossible, tu n’avais pas ce pouvoir, cette capacité.
Alors depuis trois ans tu caressais la certitude que si lui ne pouvait partir, alors c’était sans doute à toi de le faire.
Seulement, il te manquait le courage nécessaire pour rompre ta promesse, pour affronter leur déception même au travers la mort. Izaiah et Eden te gardaient sur terre sous la pire des contraintes. Le peu d’honneur qu’il te restait, tu la leur offrais au quotidien en acceptant cette condamnation à vivre. Vivre et haïr. Existait-il de meilleures fondations à une existence sur terre ? Ta manière de diriger tes pauvres jours sur cette planète était si impure que tu aurais presque pu en rire… Car de toute manière, tu n’avais plus de larmes à verser.

Devais-tu le remercier pour cette seconde de vie ? Qui qu’il soit, l’idiot dont les mots étaient plus de lames que de nécessaire venait de t’offrir ton heure de gloire et une attention que tu ne pensais plus mériter. Plus souvent qu’autrement, les gens préféraient l’oublie au dégoût… Mais pas lui. Lui t’offrait le traitement que tu méritais, les mots qui convenaient à un monstre comme toi. Il n’estimait pas ton existence, ne respectait pas l’air que tu respirais… Il tirait satisfaction dans l’idée même de te détruire et c’était parfait. C’était le prétexte qu’il te manquait, l’excuse dont tu rêvais. Ce moment expliquait pourquoi la haine ne concédait pas de terrain, pourquoi le feu ne s’éteignait jamais ; la faiblesse qui suintait par les pores de ta peau avait besoin d’un masque derrière lequel se cacher. Sans la colère, sans cette attitude acerbe et désillusionnée, tu devenais une pauvre proie.

« J’assume d’être un enfoiré, si c’est la question. » Encore heureux. Il fallait être dans le déni le plus navrant qui soit pour ne pas reconnaître une telle évidence. Tirant une bouffée de ta cigarette, tu hausses doucement les épaules. Tu détestes par instinct de survie. « Mais j’avoue que j’pensais pas te voir dans cet état un jour. Ben alors Ezy, on est fâché avec papa maman ? Tu as fait une grosse bêtise ? » Ton visage reste de marbre, mais à l’intérieur ton sang bouille. Fermant les yeux, tu prends une grande inspiration afin de faire passer le désir primitif de te retourner et d’éclater. Entendre parler de tes parents est difficile. Ça te ramène des années en arrière, aux échecs qui ont constitué ton quotidien. Ça ne fait pas mal dans le sens premier où on l’entend… Mais ça t’oblige à te remémorer les raisons pourquoi ce monde est une prison de sang et de fer pour ton esprit abîmé.

Faible.
Tes dents se grincent, ta mâchoire se crispe, ton corps se contracte, l'étau se resserre.

Lorsque ton souffle vient rejoindre ton oreille, tu te fais violence pour ne pas faire volte-face. Détester autant te rend vivant. Au travers lui, c’est ton histoire que tu abhorres tant. Il n’est qu’un substitut à ta haine, un fantôme de la moindre importance… Mais il sait des choses dont l’évocation te rend malade. « C’est pas à cause de Kattie, pas vrai ? Même si sa mort t’avait fait partir en dépression, ils t’auraient nourri de force pour que tu sois présentable. Qu’est-ce que tu as pu faire de si terrible, pour perdre toute valeur à leurs yeux ? » Kattie. À quand remontait la dernière fois que tes pensées s’étaient offertes à elle ? Parfois, tu te surprenais à l’accuser pour le mal qui te pourrissait.

Si elle n’était pas morte… Si Elyas ne l’avait pas poussée…
Elyas.
« Elyas Stark. » T’éloignant du banc et de lui, tu te retournes pour lui faire face. Ton regard se plonge dans le sien, tes pupilles cherchent une réponse dans cette apparence lamentable… Puis doucement, elles s’illuminent d’une douce satisfaction. Tu pourrais presque en rire. « C’est bien toi… » Pas besoin de lui solliciter une confirmation. Il te suffit d’admirer ces vitrines mentholées pour savoir que derrière cette apparence de punk mal élevé se cache les restes putrides de ton ancien ami. Comme c’est satisfaisant que de savoir qu’il n’y a pas que des Achille, que tout votre petit groupe ne brille pas sous la même réussite sordide. Ça fait du bien, n’est-ce pas ? C’est une satisfaction qui n’a pas de pendant dans l’univers, qui ne se trouve aucune similitude avec un autre sentiment. C’est aussi triste que beau.

« Tu sais ce qui est magnifique ? C’est de savoir que mes parents sont décédés il y a trois ans, mais que toi tu n’as aucune excuse pour ressembler à un camé de fond de ruelle… » Pour toi, ils étaient morts. Une famille capable de rejeter la chair de sa chair ne méritait pas d’être considérée comme tel… Pour qui voulait bien l’entendre, tes parents avaient rejoint le paradis. Ou peu importe ce qui se passait après qu’on ait offert au monde notre dernier souffle. « À moins que… » Un sourire s’étire sur tes lèvres, tu réduis de quelques pas la distance que tu avais instaurée pour mieux l’admirer de la tête aux pieds. Vous n’aviez jamais été de véritables amis. Pour toi, Elyas n’était qu’un garçon puéril et irresponsable… Manifestement, les années ne l’avaient pas aidé à se reprendre en main. Et si le passé définissait vraiment la personne que vous étiez destiné à devenir ? Et si les gens ne changeaient vraiment jamais ? « Dis-moi, t’es rendu à combien de meurtres à ton actif maintenant ? Vu ta gueule, j’estime que t’as pas été capable de t’arrêter après Kattie, je me trompe ? C’est vrai que c’est comme une drogue ? Qu’une fois qu’on y a pris goût, on ne peut plus s’arrêter ? » Tu n’as pas peur du retour de flammes. Tes iris cherchent les siennes, tu gardes la tête haute sans manifester la moindre crainte. Tu sais que le sujet est sensible. Il l’avait toujours été…

Mais tu t’en moques.
Si Elyas peut se mettre en colère et redéfinir les traits de ton visage, tu l’en béniras.
Parce que si lui aime mettre un terme à la vie des autres, toi, c’est sur la tienne que tu t’acharnes.

Savoir que l’on te détestait, que l’on rêvait de te coller son poing au visage… C’était devenu une véritable addiction. Les douleurs physiques étaient capables de mettre temporairement un mettre aux douleurs de l’âme… Et c’était un cadeau d’une valeur inestimable que de pouvoir oublier le temps de quelques heures. Tu n’en pouvais plus de respirer, d’exister… Et s’il fallait pour survivre que tu rediriges la souffrance, tu étais prêt à t’affranchir de toutes limites raisonnables. Tu voulais que quelqu’un témoigne de sa colère sur toi, que ton corps devienne la victime d’une haine qui te dépassait… Et quand l’opportunité se présentait, tu en perdais ton humanité.

Le bain de sang qui aurait raison de ta minable vie serait orchestré par tes propres mains.
Tu ne voulais laisser la satisfaction d’y être parvenu à personne d’autre que toi…
Peu importait ce que cela impliquait véritablement.


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Elyas N. Stark
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Mar 11 Fév 2020 - 23:56

If karma doesn't hit you, I will
ft. Ezekiel Fitzgerald
Tout était parti de là, pas vrai ?
Vous étiez un château de cartes savamment bâti, dont chaque mur plastifié était porteur ; un édifice uni au ciment de votre amitié jouvencelle. Où était la faute dans le plan, la faille dans la bâtisse ? Lequel d’entre vous trahissait la fragilité d’un monument que vous pensiez infaillible ?
(c’était toi)

Auriez-vous pu empêcher l’effondrement ? Une fois la dame de cœur arrachée, vous restait-il une chance de tenir debout ? Après tout, vous étiez encore six après sa disparition. Rien ne vous obligeait à vous éloigner les uns des autres, à tomber à la renverse ; vous auriez pu vous rapprocher, vous soutenir. Laisser cette perte vous redéfinir en plus solides et plus soudés.

A la place, ce fut comme si vous aviez tous perdu pied ; alors que votre groupe représentait pour chacun quelque chose (un sanctuaire, un changement, une place), vous avez laissé ce sens vous échapper (le mal vous redéfinir). Sans cela, Achille aurait eu des amis sur qui compter et ne se noierait pas dans la mélancolie. Gladys n’aurait pas à s’inquiéter de toi autant, elle serait libre de ton poids. Ezekiel ne déambulerait pas comme un zombie cracheur de venin. Quant à Lucian et Carmin tu ne savais pas ce qu’ils étaient devenus, mais t’étais sûr que leur vie serait plus belle si Kattie n’était pas morte.

Douce désillusion que la tienne ; pour quelqu’un d’aussi gris que toi (de tes cheveux à la fumée de tes cigarettes), ta vision était drôlement duochrome. C’était noir ou blanc.
Si elle était encore là, tout irait pour le mieux.
Parce qu’elle n’était pas là, rien n’allait.
Votre bonheur reposait dans ses bras inertes, elle seule en avait la clé.

Si seulement tout était si simple. Mais parce que tu admettais pas avoir tort, parce tu refusais qu’il en aille autrement qu’envers ta culpabilité, tu voulais pas savoir que même sans ce drame tout ne serait pas parfait.
Bien qu'Ezekiel ne pouvait pas en être arrivé là sans avoir traversé d'autres enfers (en plus de celui dont tu étais maître), ça restait l'élément déclencheur.

« Elyas Stark. » Tu gardas le silence, ne souhaitant ni confirmer, ni nier. S'il n'était pas convaincu par sa propre hypothèse tant pis. Cependant lorsqu'il se tourna vers toi après s'être levé, qu'une lueur (répugnante) de satisfaction brilla sur ton secret non gardé, tu soulevas un coin de lèvre et un sourcil. Tout, dans ton expression ou tes légers ajustements de position, respira alors le mépris (de lui comme de toi). « Tu as l'air heureux de me revoir, ça fait plaisir. »
Pure ironie. Ce qui te faisait plaisir, justement, c'est qu'il ressemblait désormais à un chasseur ayant reconnu sa cible ; il était prêt à se jeter tous crocs dehors à ta gorge.

« Tu sais ce qui est magnifique ? C’est de savoir que mes parents sont décédés il y a trois ans, mais que toi tu n’as aucune excuse pour ressembler à un camé de fond de ruelle… » Tu soulevas les yeux au ciel, peu affecté par son image de ta personne ou ses jérémiades de pauvre orphelin. Cela dit avant que tu n'aies le temps de répliquer, il s'était approché pour mieux te contempler (dans ta splendide déliquescence). Tu gardas le silence, un rictus amusé suspendu aux traits ; il pouvait te regarder aussi longtemps qu'il le souhaitait, tu offrais volontiers ton épiderme délavé et tes membres émaciés à sa critique.

Mais Ezekiel avait une autre arme en main. « Dis-moi, t’es rendu à combien de meurtres à ton actif maintenant ? Vu ta gueule, j’estime que t’as pas été capable de t’arrêter après Kattie, je me trompe ? C’est vrai que c’est comme une drogue ? Qu’une fois qu’on y a pris goût, on ne peut plus s’arrêter ? » Il venait de frapper au bon endroit. Ton sourire vacilla, ta mâchoire se contracta ; signe que malgré ta nonchalance tu accusais le coup.
Oh, ça suffirait pas à te crucifier.
Juste à alimenter le brasier.
« Pourquoi, t'aimerais être le prochain sur la liste ? Tu veux mettre fin à tes jours parce que de toute façon t'es qu'un pauvre orphelin en mal d'amour, mais t'as pas le courage de le faire toi-même ? Vrai que les basses besognes, c'est pas pour des mains délicates comme les tiennes. »

Tu te contrôlas assez pour rester assis, bien qu'il te fallut une nouvelle taffe avant de rajouter « Si t'es curieux, prend un numéro. J'ai pas que ça à foutre de satisfaire les envies de mort d'un pauvre type qui a déjà un pied dans la tombe. »
Mensonges. Quelque chose était brisé en toi depuis ce jour, certes ; t'avais perdu une part d'humanité. T'étais pas devenu un serial killer mais qui sait ce dont tu serais capable, aveuglé par la rage ?

Quoi qu'il en soit tu comptais pas nier les accusations de meurtre (tu plaidais coupable). Par contre toi aussi tu aurais bien des choses à dire sur le devenir de l'éclipse, pas vrai ?
Et lui avait été une figure publique, avant de tout perdre. Tu sortis ton téléphone, pianota rapidement dans la barre de recherche. Un « Ha ! » T'échappa face aux résultats. « T'es même pas capable d'inventer une histoire crédible. » Dis-tu en tournant vers lui l'appareil, sur lequel s'affichait une photo de papa et maman Fitzgerald bien vivants, datée de quelques mois seulement.

Tu guettas la moindre variation chez ton vis à vis, en attendant sa justification - ou tout ce qu'il pourrait encore inventer.
(Est-ce que tu avais réussi à actionner le tisonnier ? Est-ce que la colère et la haine montaient aussi en lui ?)
Oh let the bullets fly, oh let them rain
My life, my love, my drive, it came from
(Pain)
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)


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Ven 14 Fév 2020 - 0:51
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Tu voulais qu’il ait mal.
Tu voulais que le monde entier souffre comme tu souffrais, qu’il se pare de la même douleur que la tienne. Tu voulais voir les visages s’écrouler de désespoir, les yeux s’éteindre, les épaules se courber sous le poids de la terre. Tu voulais plus de victimes que d’agresseurs, plus de tristesse que de bonheur. Tu voulais souffrir et amener tout le monde sur ton sillage, trainer chaque âme égarée dans ta chute.
Tu étais mauvais.
Voilà longtemps que tu l’avais compris, que l’évidence t’étiquetait comme un monstre. Ton plus grand crime était d’être né et, malheureusement, il était trop tard pour y remédier… Alors le monde allait regretter. Il allait abhorrer le jour où Victoria Fitzgerald t’avait offert la vie, il allait déplorer tes vingt-six années d’existence.
Tu t’en étais fait la promesse. Par haine, par colère, par.. incompréhension.
Car au fond, qu’avais-tu fais de si horrible pour mériter un tel châtiment ?

Tu n’étais pas Elyas Stark.
Tu n’avais pas fait l’échange de ton droit de vivre, tu n’avais pas volé tes années d’existence à nul autre que toi-même… Alors pourquoi on ne graciait pas ton âme ? Pourquoi personne ne te donnait la chance de te reposer ? Pourquoi fallait-il toujours que le sort s’acharne ? Pendant trois ans, tu avais connu une forme de… stabilité, de bonheur éphémère. Puis Achille avait sonné le glas, sa présence avait marqué le début de la fin, d’une nouvelle ère de tourments.
À toi Kattie ne te manquait pas… Mais tu détestais Elyas d’avoir initié le premier drame de ta misérable existence. De par sa maladresse, il avait tout foutu en l’air. Tu ne pouvais pardonner. Les choses auraient-elles été différentes si les rôles avaient été inversés ? Aurait-on moins pleuré le jumeau que la sœur de l’autre ?
Au fond, la réponde importait peu.
Dans un monde alternatif, c’était sans doute arrivé… Dans un monde alternatif, Ezekiel Fitzgerald était sans doute plus heureux qu’en ce jour funeste. Osais-tu croire qu’il n’était pas en train de se battre avec son précieux ami d’enfance…

« Pourquoi, t'aimerais être le prochain sur la liste ? Tu veux mettre fin à tes jours parce que de toute façon t'es qu'un pauvre orphelin en mal d'amour, mais t'as pas le courage de le faire toi-même ? Vrai que les basses besognes, c'est pas pour des mains délicates comme les tiennes. » Tu avais vu son sourire vaciller, sa mâchoire se contracter. Pendant une demi-seconde, tu t’étais demandé si tu avais gagné… Mais, visiblement, rien ne pouvait convaincre Elyas de fermer son clapet. Tant mieux, tu n’aurais retiré aucune satisfaction d’une victoire aussi amère, aussi… facile. Puis le regardant prendre une nouvelle taffe, il ajoute. « Si t'es curieux, prend un numéro. J'ai pas que ça à foutre de satisfaire les envies de mort d'un pauvre type qui a déjà un pied dans la tombe. » Tu aurais presque pu en soupirer de déception. « T’es pas aussi con que t’en as l’air en fait. » Sourire en coin, sourire volé. « Je voulais simplement te faire plaisir, ajouter une victime de plus à ta collection puisque t’as l’air d’apprécier le processus… Pardon d’avoir voulu être sympa ! » Ton faussement attristé, expression ridiculement déformée. Vos mots étaient creux, votre venin était vide. Vous crachiez la haine que vos cœurs renfermaient, car vous n’étiez capable de rien d’autre. Vous étiez faibles, incapables de la moindre compassion ou gentillesse.
Si quelqu’un avait dû assister à votre joute verbale, il aurait sans doute pleuré de rire. Parce que c’était ridicule que de vous voir redoubler d’imagination pour blesser l’autre. Ce n’était pas beau, ce n’était pas violent comme vous l’imaginiez : c’était triste.
Ni plus, ni moins.

Était-il vraiment aussi occupé qu’il le prétendait ? Il part de toi, au simple contact de tes yeux sur son corps, hurlait au mensonge… Mais qu’en avais-tu à foutre ? En ce sens, valais-tu vraiment mieux que lui ? Tu étais un pauvre type paumé qui changeait de travail aussi souvent qu’il changeait de sous-vêtements. Tu étais inadapté, incapable de te fondre dans le moule, d’offrir à ta fille un semblant de normalité. Si Elyas n’avait rien de mieux que mieux que les homicides volontaires à qui sacrifier les heures de sa journée, qu’en était-il de toi ?

Tu ne pensais rien avoir à ajouter… Avant qu’il ne sorte son téléphone de sa poche. Fronçant les sourcils, tu attends de voir quelle condamnation t’attend au tournant. Tu sais que l’initiative n’est pas bénigne, qu’elle cache un désir aussi malsain que le tien : appuyer là où ça fait mal… Mais qu’espère-t-il vraiment trouver sur internet ? Le dossier est gros, la liste est longue. Le réseau Dusk contient tout l’historique de ta déchéance… Et ce n’est définitivement pas quelque chose auquel tu souhaites être confronté. « Ha ! » Merde. « T'es même pas capable d'inventer une histoire crédible. » Puis il tourne vers toi l’objet de sa trouvaille.

Tu soupires, sens tes entrailles se serrer.
Puis tu admires. Alexander et Victoria Fitzgerald, toujours aussi… fiers, aussi beaux, aussi vivants que dans tes souvenirs.

La vue de cette image réveille en toi l’ombre d’un sentiment enterré depuis longtemps. Tu ne les avais pas revus, tu n’avais pas osé confronter tes prunelles azurées à leur victorieuse existence… Tu n’avais pas cherché, n’avais pas manifesté la moindre curiosité à leur égard. Tu les avais enterrés aussi aisément qu’eux l’avait fait.
Mensonge.
Tu avais sombré dans un enfer sans nom grâce à eux… Et depuis, tu ne cessais de les en haïr. Ton dégoût pour eux s’était mué en haine. Ils étaient la source du mal qui te gangrénait, de cette haine viscérale que tu offrais au monde entier comme un cadeau empoisonné.
C’était la première fois depuis trois ans que tu revoyais les traits de leur visage.
Et sans nul doute, tu aurais aimé que cet instant inévitable ne se produise pas en présence d’Elyas.

Sentant ton visage se renfrogner légèrement, tu détournes tes yeux de ce bonheur feint, de cette belle vie n’existant que pour la caméra. Tu prends une grande inspiration, consumes un peu plus ta clope.
Tu l’avais mérité. Largement mérité… Mais tu te sentais plus décontenancé et honteux qu’en colère. Putain. « T’es content maintenant ? » demandes-tu sans détourner tes yeux de ce point imaginaire sur lesquels ils s’attardent. « Félicitation, t’as prouvé que t’étais capable de naviguer sur internet, mais c’est que t’es un véritable détective dans l’âme en fait ! » Sarcasme. Parce que c’est la dernière carte qu’il te reste pour cacher que la vue de cette fichue photo t’a blessé. Sans lui, t’es rien. Sans cette condescendance gratuite, tu n’es qu’un perdant. Tu es destiné à disparaître, à te faire engloutir. « Mais dis-moi, Gladys va bien ? Ou elle aussi tu l’as perdue ? » Demandes-tu dans un demi-sourire. Tes yeux n’osent toujours pas le regarder, le confronter. Tes parents sont vivants. Pire encore : ils sont heureux. « Putain… Mais qu’est-ce qu’il te reste de plus qu’à moi pour que tu puisses faire le fier de cette manière ? Regarde-toi un instant, t’es aussi paumé que je le suis. » Craches-tu en te retournant enfin vers lui.

Tu n’as pas peur.
Ça fait longtemps, très longtemps que tu ne crains plus la mort.
Ni la douleur.


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Elyas N. Stark
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Mar 3 Mar 2020 - 8:55

If karma doesn't hit you, I will
ft. Ezekiel Fitzgerald
Tu n'étais qu'un reflet. Une pâle copie du mal qui te rongeait, l'emprunte carbone de la cruauté du sort.
L'absurdité du monde avait déteint sur toi.
Elle avait volé toute ta douceur, ta candeur ; ne restait plus que les bords tranchants d'un être émietté. En toi ne restait plus que de tristes spectres devenus armes que tu retournais contre quiconque croisait ta route.

Alors était-ce vraiment de ta faute ? Aurais-tu pu te remettre de l'infamie que tu avais provoquée ? Avais-tu le droit de rejeter la faute sur une entité quelconque, que ce soit la malchance ou le destin ? Tu étais trop réaliste pour ça. Trop impliqué, aussi. Tu te souvenais trop bien de la sensation contre ton épaule lorsque tu l'avais poussée, du poids de son corps qui allait entamer une chute mortelle, de ce dernier regard qu'elle t'avait envoyé.

Tu pourrais jamais oublier sa terreur, alors qu'elle comprenait ce qu'il se passait - Kattie avait réalisé bien plus vite que toi ou que les autres. Peut-être que ta perception était altérée par les années passées à te rejouer la scène (comme une cassette usée n'avait plus la même netteté), mais désormais quand tu y pensais, tu avais même l'impression qu'elle t'avait suppliée de faire quelque chose (de défaire l'absolu) puis t'avait accusé silencieusement.

Oui, Kattie avait rapidement compris que tu n'étais plus son ami mais son assassin.

Tout comme toi Ezekiel avait été ruiné par des événements inattendus, qu'il n'avait jamais souhaité connaître (brûlé pour un péché qu'il ne pensait pas commettre). Vous pensiez être normaux, pourtant ; mériter comme tout un chacun votre droit au bonheur. Mais croire que couler des jours heureux est un état de fait, que chaque naissance se prolongera par une vie remplie de plus de joies que de peines pour s'achever dans une mort paisible, est terriblement naïf.
La misère existe, vous la portiez sur vous.

Et maintenant, vous vous entrechoquiez avec toute la violence dont vous étiez capables. Réaction rationnelle pour vous. « T’es pas aussi con que t’en as l’air en fait. » Tu haussas les épaules, visiblement peu soucieux du compliment. « Je voulais simplement te faire plaisir, ajouter une victime de plus à ta collection puisque t’as l’air d’apprécier le processus… Pardon d’avoir voulu être sympa ! » Quelle blague. Cette joute faisait pitié, mais sur l'instant tu te foutais de vous traîner dans la boue ; tant qu'il s'avouait vaincu. « Désolé, même là t'auras été inutile. »

S'il répondit quelque chose tu n'en sus rien, soudainement accaparé par ton portable. Ce que tu en tiras t'offrit une certaine satisfaction : voir son visage se rembrunir, ses yeux fuir la réalité que tu exhibais sans pitié devant eux.
Ce fût plus fort que toi, un éclat de triomphe illumina tes iris « T’es content maintenant ? Félicitations, t’as prouvé que t’étais capable de naviguer sur internet, mais c’est que t’es un véritable détective dans l’âme en fait ! » Réaction inversement proportionnelle à son trouble : parce que tu avais provoqué un émoi quelconque, il se retrouvait temporairement exposé. Sans défense.

C'était jouissif de le voir aussi paumé.
Touché.
(Pas encore coulé)

« Mais dis-moi, Gladys va bien ? Ou elle aussi tu l’as perdue ? » Cette mention t'irrita. Ta jumelle avait toujours été un sujet sensible, parce qu'elle était ton centre de gravité - l'ancre qui te maintenait en place, du moins pour le moment. Mais en même temps depuis l'accident tu la détestais pour ça, pour ce qu'elle te donnait. Tout comme tu étais affreusement conscient de tout ce que tu lui avais pris.

Une fausse politesse souleva les commissures de tes lèvres. « Parce que ça t'intéresse ? Ces dix dernières années tu t'en es pas vraiment soucié, que je sache. » Tu t'accolas de nouveau au dossier du banc en levant le menton. « T'as pas à savoir, et en fait je vois même pas de quel droit tu me poses la question. Laisse-la en-dehors de tout ça. » De vos chamailleries d'enfants, de vos mauvais penchants. Gladys était lumière ; elle n'avait pas à subir les flammes de votre haine.
Tes conflits pouvaient foutre le feu au monde entier, sauf à ta sœur.

Tu le fixas en attendant une réponse (un assentiment sur l'immunité de Gladys), la mine plus sérieuse. Cela dit sa réaction te surprit. « Putain… Mais qu’est-ce qu’il te reste de plus qu’à moi pour que tu puisses faire le fier de cette manière ? Regarde-toi un instant, t’es aussi paumé que je le suis. »
Tu fronças les sourcils.
Où voulait-il en venir ?

Est-ce qu'Ezekiel voulait soudainement s'apitoyer sur son sort ? Cherchait-il à se trouver meilleur que toi ? Avait-il décidé de t'entrainer dans sa chute, à défaut de te faire tomber seul ? Mais vous étiez déjà tous les deux si bas, tu ne pensais pas qu'il existait un stade en-dessous de déchet.
Quoi qu'il en soit, il avait tort.
Et tu sentis la rage s'intensifier.

« Parce que t'as pas fait le fier, peut-être ? » Tu joignis les mains devant toi, en faisant attention à pas te brûler. « J'ai rien de plus que toi, j'suis juste décidé à te fermer le clapet. T'es aussi chiant et pompeux qu'avant, tu le sais ça ? Tu fais ta mijaurée en étalant ton malheur et en enviant les autres parce que t'as toujours été une tapette. Mystère résolu. » Tu portas ta cigarette à tes lèvres en le fixant d'un air de défi.

(Répond si tu l'oses ; prouve que t'es pas une tafiole, qu'il se trompe sur ton compte.
Frappe. Fort.)

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Ven 27 Mar 2020 - 19:03
If karma doesn't hit you, I fucking will.
feat Elyas Nathanael Stark
Tu aurais aimé dire que ses paroles coulaient sur ton dos comme l’eau sur le plumage d’un couaneton…
Mais putain que ça faisait mal. Elyas avait la réaction que tu avais souhaité obtenir d’Achille, mais qu’il n’avait jamais été capable de te donner… Mais tu ne tirais aucune satisfaction de sa colère et du tranchant de ses paroles.
Te prendre par la gueule tous les échecs qui composent ta vie était plus difficile que tu l’avais imaginé. C’étaient des mots que tu t’étais souvent répété, des mots qui ne possédaient plus aucun secret pour toi, mais qui ne t’avaient jamais semblé plus réels qu’une fois formulés par quelqu’un dont la simple vue t’insupportait.
Tu tentais de garder ton calme, de le confronter à ta plus belle indifférence… Mais tu n’y arrivais pas. Tu n’avais pas le moindre contrôle sur les sentiments qui te gangrénaient, sur le mal qui gagnait du terrain sur ta fausse confiance. Tu sentais la panique envahir doucement ton corps alors que les larmes menaçaient de franchir la frontière de tes pauvres yeux.
Ça faisait longtemps que tu n’avais pas pleuré, Ezy. Ça faisait longtemps que personne ne t’avait acculé au pied du mur, que tes restes de sentiments n’avaient pas été écorchés jusqu’au sang. Te sentais-tu plus vivant ? La question ne se posait même pas. Tu sentais couler dans tes veines le poison qui t’avait mené aux portes de l’enfer, cet allé simple pour l’autre côté. (Si tu n’avais pas survécu, tu n’aurais pas à supporter tout ça.)
Tu aurais dû détourner les talons avant qu’il soit trop tard. Au nom de ta santé et du peu d’amour propre qu’il te restait, tu aurais dû fuir la provocation plutôt que de te laisser happer par le désir de déverser ta colère sur quelqu’un d’aussi mauvais que toi.
Tu choisissais mal tes combats, Ezekiel.

« Parce que ça t'intéresse ? Ces dix dernières années tu t'en es pas vraiment soucié, que je sache. » Tu avais été proche de Gladys à une époque. Tu avais tenté de rentrer dans le moule, de la choisir en dépit d’une attirance honteuse. Elle avait été ta confidente… Et encore à ce jour, tu ne savais pas si tu serais capable de la même véhémence avec elle qu’avec tous les autres.
Gladys n’était pas son frère. Elle ne partageait ni sa connerie, ni son impolitesse.
Elle valait bien plus que ça, bien plus que vous. « T'as pas à savoir, et en fait je vois même pas de quel droit tu me poses la question. Laisse-la en-dehors de tout ça. » Intéressant. « Tu vas quand même pas pleurer parce que quelqu’un ose parler de ta petite sœur chérie, si ? » Soupires-tu, ressassant le peu de courage qu’il te restait pour faire face à l’adversité.
Malheureusement, ce ne fût pas suffisant. Ce ne l’était jamais.
Face à Elyas, tes blessures ne pourraient jamais cicatriser. Il prenait beaucoup trop plaisir à rouvrir les plaies encore fraîches, à admirer la souffrance sur les traits de défigurés de ton visage.

Tu ne savais pas comment il avait pu tomber aussi bas, comment il avait pu atteindre de tels bas-fonds… Mais Elyas était définitivement aussi ordurier que toi. Il n’y avait pas de place pour les gens comme vous sur cette fichue planète… Et pourtant, vous viviez. Vous n’avez rien à faire des règles ou d’être raisonnables : Vous existiez parce que personne ne voulait de vous en dehors de cette terre, parce que vous étiez deux pauvres chiens prenant plaisir à défier ce qu’il y a de plus haut et de plus fort.
Vous faisiez pitié à voir.
« Parce que t'as pas fait le fier, peut-être ? » Tu prends une grande inspiration. « J'ai rien de plus que toi, j'suis juste décidé à te fermer le clapet. T'es aussi chiant et pompeux qu'avant, tu le sais ça ? Tu fais ta mijaurée en étalant ton malheur et en enviant les autres parce que t'as toujours été une tapette. Mystère résolu. » En vain.
Tu aurais presque pu en rigoler si tu avais eu la certitude que rien de tout ça n’était réel, que ce n’était qu’un mauvais rêve dont tu te réveillerais d’un instant à l’autre. Sauf qu’il y avait des limites à se borner à l’aveuglément volontaire. Tu ne pouvais pas fermer les yeux, faire comme si le sang qui tambourinait contre tes tempes n’existait pas.
Tu vois flou.
Aussi flou que le jour où tes parents t’avaient dit qu’ils préféraient ne pas avoir de fils qu’un fils comme toi. Une déception sur le long terme, un échec cuisant dont ils ne se remettraient pas.

Sans t’en rendre compte, tu franchis en quelques pas la distance qui te sépare d’Elyas et tu lèves ton poing.
Tu ne ressens pas l’impact de tes jointures contre sa joue.
Tu es dans un état second. Tu réponds aveuglément à cet instinct de survie primitif qui te hurle de réagir. L’ombre de ta conscience s’est évaporé en même temps que cette réplique puérile à une provocation qui l’était d’autant plus.
Le pire, c’était ce désir encore brûlant de rouer son corps de coups, d’y déverser toute ta rage, toute la haine qui te pourrissait depuis des années. Tu étais une carcasse pourrie, un ignoble déchet auquel plus personne n’osait toucher.
Tu aurais voulu remettre le couvert, parler par les poings plutôt que par les mots. Rendre à Elyas tous les coups que tu avais encaissé sans jamais répliquer, toutes les déferlantes de colère que ton corps avait accepté parce que tu le méritais.

« T’es content maintenant ? C’est ça que tu voulais !? » Hurles-tu en couvrant ton poing de ta main libre. Tu ne comprenais plus le feu qui s’était animé en toi, ce feu qui dévorait sans hésiter ta douce indifférence habituelle.
Les vérités tombaient… Et elles faisaient mal. « Tu sais, Elyas, tant qu'à tuer une fille, c'est Gladys que tu aurais dû pousser dans cette rivière. Elle était tellement invisible, je suis convaincu que personne s'en serait rendu compte. » Tu craches ces mots comme un poison, comme un désir refoulé dont tu n’avais jamais assumé l’existence.

Et pourtant, ton cœur te crie d’arrêter, te somme de ne plus prononcer de pensées aussi infondées.


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Ven 3 Avr 2020 - 21:16

If karma doesn't hit you, I will
ft. Ezekiel Fitzgerald
Oh, doucereuse récompense.

Comment pouvais-tu te réjouir de cette situation, Elyas ? La haine qui contractait les mâchoires d'Ezekiel, l'affliction que tu devinais dans son regard ; aussi douces qu'un morceau de sucre fondant sous la langue. C'était un plaisir mesquin, malsain. Parfait pour ceux qui n'avaient plus rien de saint (ou de sain).

Tu le sentais aussi comme une poignée de sel frottée sur tes plaies béantes. Elles ne se refermeraient pas ainsi, tu le savais (mais encore faudrait-il que tu veuilles guérir. Ce n'était pas le cas). Tu voulais saigner tes impuretés, tes hantises, ton cœur abîmé. Te vider de tes colères et de tes peines au même débit que ton sang immonde.
Dans ce sens tu t'assurais du concours d'Ezekiel.

Et apparemment tu te débrouillais assez bien pour qu'il te fasse saigner au sens propre comme au figuré. Jackpot !
Tu n'avais pas bronché tandis qu'il s'approchait, en revanche ton regard séditieux l'incitait à tester tout ce qui lui passait par la tête. L'éclipse pouvait te saisir par le haut, te frapper, t'arracher les ongles ; tu ne comptais pas l'en empêcher.

Tes yeux ne le lâchèrent que lorsque son poing s'écrasa contre ta joue. Tu connaissais parfaitement cet impact : la mâchoire qui se tord, les cervicales qui dansent, les sens qui s'affolent. Les courants contradictoires qui se croisent dans les synapses de ton système neuronal (la douleur et l'extase). L'espace d'un instant, ce flash devant tes yeux.
Puis étrangement, tout sembla plus clair.

Tu passas tes doigts filiformes sur ton visage, en te tournant de nouveau vers Ezekiel. Lentement ; assez pour faire comprendre que s'il souhaitait remettre ça tu attendais. Ce n'étaient pas deux ou trois coups qui allaient te remettre en place, après tout - surtout quand tu y puisais une telle satisfaction.
T'étais pas prêt à ce qu'il passe au niveau supérieur. Qu'il s'attaque sans hésiter à ton point faible.

« Tu sais, Elyas, tant qu'à tuer une fille, c'est Gladys que tu aurais dû pousser dans cette rivière. Elle était tellement invisible, je suis convaincu que personne s'en serait rendu compte. » Une seule réplique.
Gladys.
Une seule pensée.
Tout était si clair, tout vira au rouge ; le rouge de ta colère qui débordait enfin.

Tu n'eus pas conscience de tes gestes. De tes jambes qui se déployaient, de ta cigarette qui s'échouait au sol. De ta main gauche qui attrapait le col du Fitzgerald, de la droite qui rencontrait son visage. Tu t'étais juste laissé aveugler en l'entendant cracher sur ta jumelle.
Toi, tu étais un monstre. Tu méritais les coups, la haine, les insultes. Elle n'avait rien fait.

Tenant toujours ton vis à vis par la chemise, tu le ramenas vers toi. Vos visages étaient proches, et tu le fixas avec une froideur effrayante (par la démence qu'elle peinait à dissimuler).
Ta voix gronda derrière tes dents serrées. « Alors c'est ça que tu pensais d'elle ? T'as toujours été qu'un crétin d'aristo qui se pensait trop bien pour nous, hein ? On était quoi pour toi, un jeu ? Une expérience ? »

Il n'eut pas le temps de répondre ; tu ne pus retenir un second crochet, assez violent pour que ta prise lâche.
Désormais éloignés de quelques centimètres, tu continuais de le toiser avec une hargne virulente, le souffle saccadé par la tempête grondant en toi (si tu avais été une bête sauvage ta gueule écumerait).

« Je t'avais dit de la laisser en dehors de ça. Elle vaut bien mieux que toi et tu le sais. elle valait tellement, tellement plus que vous. Putain, tu le sais mais tu me hais assez pour t'en prendre à elle parce que c'est ma jumelle. T'as jamais été courageux mais là tu bats des records. »

Tu fis quelques pas en rond, tel un lion en cage. Prêt à trancher la jugulaire de sa cible.
Finalement tu te stoppas et pointa un index vers Ezekiel. « Tu sais quoi ? T'as gagné. Parle de ma sœur encore une fois comme ça et t'y passeras. »
L'avertissement était donné. Tu restas immobile, à l'assassiner déjà des milliers de fois au travers de tes pupilles dilatées, en guettant sa réponse.
(La capitulation ou la mort)

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