Dusk Lumiris

forum rpg pokemon - non stratégique - pas de ligne minimum - event regulier
keyboard_arrow_up
keyboard_arrow_down



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -43%
Pied mixeur Moulinex DD64210 OPTICHEF
Voir le deal
39.99 €

Répondre au sujet
tell me who we are - kuroki chiba
Eleanore A. Idrys
Dresseur Météore
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Dresseur Météore
Eleanore A. Idrys
Identité du dresseur
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Ven 29 Nov 2019 - 23:05
tell me who we are
ft. Kuroki Chiba
 La haine prenait toute la place dans ta personne, vibrait, tuait tout sous son passage dans tes veines, provoquant une mauvaise réaction. Mais tu n’en avais strictement rien à faire, ça ne te dérangeait pas, tu ne t’en souciais pas. Ça ne changeait rien dans ta vie à toi, après tout, cette haine qui continuait d’avancer, de percer, de tout colorer d’une teinte délicieusement rouge. Une rage profonde qui te dictait toujours ta conduite, qui te confortait dans l’idée que les faire souffrir était la solution, la solution à tous tes maux. Enfin, non, pas exactement. Ça ne te guérirait jamais, mais ça les mettrait à un pied d’égalité avec ta personne, tu allais être leur salvatrice, celle qui allait les sauver de leur ego surdimensionné, tu allais les faire retomber brusquement sur terre et les précipiter dans les flammes de l’enfer. Tu allais endosser le rôle de Satan, les influencer, les torturer, les manipuler pour bien leur faire comprendre qu’ils ne servent à rien, qu’ils ne méritent rien de plus que tous les malheurs qui s’invitent dans leur vie.

Pas à pas. La douleur dans ton tout être, la rage dans le regard, tu ne savais pas trop où tu te rendais. Tu ne savais jamais, tu n’avais jamais idée de ce que tu allais faire, de où tu te rendais, pourquoi ni même comment. Comment tu t’étais rendue dans cette région, fuyant leurs mains, fuyant le bruit de la détente poussée qui résonnait encore, qui te donnait envie d’hurler, plaquer tes mains sur tes oreilles pour étouffer les sons. Ton cœur battait à tes tempes, tu n’entendais presque plus que lui tandis que tu traînais ton pied droit au lieu de le soulever. Parce que la douleur infusait, diffusait. Tu ne pouvais pas appuyer dessus, mettre de poids, pas plus que respirer à fond t’était permis. Mais tu marchais. Tu errais. La souffrance physique n’avait jamais été un problème, ne t’avait jamais arrêté. Tu n’avais jamais eu de barrières. Tu avais appris, avec le temps, à tout dépasser, à toujours tenir debout. Pour mieux les faire regretter d’exister. Tous. Tous autant qu’ils étaient. Tu voulais faire regretter la planète de produire de l’oxygène pour les êtres humains ignobles sur terre. La terre ne méritait pas de tourner en orbite autour du soleil. Tu voulais la faire dévier sur le soleil. Exploser la galaxie en entier. Ce serait toujours mieux.
You and all your friends hate me oh, thinkin’ that you’re better when I’m not around, hear me on the radio and turn it down ;
I’m a wanderess, I’m a one night stand, don’t belong to the city, don’t belong to no man, I’m the violence in the pouring rain, I’m a hurricane ;
Voltapolis. Un nom qui laisse entendre à de l’énergie, une foule vibrante de personnes avec une joie de vivre et toi. Toi qui es là. Tes petits yeux qui se promènent. Ton corps qui marche normalement. Vêtements déchirés. Cicatrices longues sur le dos, toujours bien présentes et gonflées, visibles. Ils te regardent. Tu ne sais pas pourquoi. Tu les regardas en retour. Yeux doux. Yeux qui ne comprennent pas, emplis d’interrogations. Tu ne sais pas où tu es, tu as envie de t’asseoir quelque part et te laisser à pleurer en te balançant parce que tu ne savais pas où aller. Tu savais qu’Eléanore ne savait pas. Elle n’avait jamais su. Tu étais démunie, tu ne pouvais pas te défendre, tu ne voulais pas te défendre. Tu voulais te poser, t’arrêter, ne plus marcher, respirer et avoir quelque chose à boire. Tes yeux s’étaient posés sur un marchand de glace et tu en salivais. Tu t’étais approchée, yeux brillants, espérant en avoir une, mais tu n’avais pas d’argent. Tu ne pouvais pas en avoir une. Tu voulais pleurer. Tu voulais une glace à la vanille, ou encore un soda, quelque chose. Tu étais restée longtemps à les dévisager, les choix de glace et tu avais cette tristesse ancrée dans ton regard. Tu les voulais tellement, tu ne pouvais pas.

Et finalement tu vis ce cabaret. Ces personnes qui se préparaient pour donner un spectacle de rue et tu pris ton courage à deux mains pour t’approcher. Doucement, pas à pas, tu t’avanças en restant quand même le plus possible éloignée des autres. Tu ne te sentais pas à l’aise, tu étouffais, quand on t’entourait, tu avais cette envie de te rouler en boule.  Mais on ne t’entourait pas actuellement et c’était toujours mieux ainsi, tu pouvais respirer. Tu pouvais t’installer pour les regarder, les étoiles qui brillaient dans ce regard d’enfant. Tu les voyais sur scène, si impressionnants, si naturels. Tu rêvais d’être à leur place, de leur ressembler, d’avoir un rêve à réaliser qui pourrait donner quelques instants de bonheur à ceux qui te regarderaient. Tu voulais tellement pouvoir faire ce qu’ils faisaient, être à leur place. Tu les enviais. Tu les remerciais de te divertir, d’apaiser un peu ton cœur déchiré d’un enfant qui n’a pas sa place dans ce monde. Enfance gâchée, envolée trop tôt. Tu voulais. Tu ne savais plus ce que tu voulais au final.

Tu ne savais plus ce que tu voulais sinon rester là, les observer, que ce moment n’ait jamais de fin, que tu puisses y rester éternellement et que jamais personne ne t’emmène loin, que jamais personne ne brise cette bulle d’un bonheur éphémère qui t’enveloppait, un bonheur qui était si important et qui comptait plus que tout pour toi, si important. Tu en avais besoin. Tu ne pouvais rien faire de plus que de t’y accrocher, de les regarder. Une douce larme coula sur ta joue, la mouilla. Tu étais émue. Peut-être même trop. Mais le spectacle qui se déroulait sur cette scène se trouvait à être émouvant et tu ne pouvais pas t’empêcher de pleurer. Doucement, silencieusement. Les larmes coulaient gracieusement sans tarir les étoiles et leur lumière dans ton regard grisâtre tirant vers un étrange bleu.

tell me i am something human, tell me i am real and not a piece of a living dream
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)
Revenir en haut Aller en bas
Kuroki Chiba
https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7062-scripts-brouillons-de-kuroki#95642 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7061-carte-pas-bleue-de-kuroki#95641 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7060-kuroki-chiba-recherche-la-lumiere-qui-brise-les-tenebres#95636
Dresseur Pléiade
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Dresseur Pléiade
Kuroki Chiba
Identité du dresseur
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Lun 2 Déc 2019 - 19:11


Passé, présent, passé


Continuant mon voyage a travers Lumiris, mes pas m’avaient amené à Voltapolis. Et bon dieu qu’il y avait de l’activité. J’avais presque l’impression d’être de retour à Unionpolis. En voyant les premiers bâtiments de la ville se dessiner devant moi, je revenais quelques semaines en arrière, me stoppant net dans mes pas. Cette horrible impression d’être renvoyé dans le passé, c’était comme revivre tout ce que j’avais ressenti depuis ce moment. Mon cœur se serrait, mes intestins se tordaient. Mon cerveau me criait de partir. Mais mes jambes se remirent en marche, et j’avançais en direction de la ville, cet inconfort ne faisant que grandir à chaque pas.

Un pas. Je me revoyais, caché sous l’entrée d’un immeuble, essayant de me cacher de la pluie. Un de ses nombreux jours où je m’étais enfuis de l’orphelinat pour vivre ma vie de mon côté. Mon souffle affolé se calma.
68 pas. Un bus passe devant moi, et a travers les reflets des vitres, je me vois, 12 ans plus tôt, alors que j’arrive en ville. Le regard de mon moi passé était vide, et celui de mon reflet, surpris. Mon regard s’apaisa, appréciant les détails de la ville.
198 pas. Je revois Ayame, me taquinant dans la rue, se moquant du fait que je ne supportais toujours pas d’être en compagnie d’autres personnes. Mon cœur, finalement, arrêta de paniquer, me permettant de récupérer totalement mon calme.

En réalité, je n’avais pas vraiment compté mes pas, mais il s’agit plutôt d’une estimation du temps qu’il m’avait fallu pour me sentir à l’aise. Si j’avais en effet eu l’impression de revenir dans mon passé, je voyais de plus en plus de différences, et me rappelait que j’étais bien loin de cette ville où j’avais vécu tant de choses. Bonnes. Mauvaises. Cela m’importait peu. J’étais juste content d’arriver à dissocier la réalité de mes souvenirs, et ainsi découvrir cette nouvelle ville sans avoir à gérer toute cette sorte de stress. Et j’essayais d’ignorer tout ce qui venait de se passer.

Ainsi, une fois que mon attention s’était déportée sur mes alentours, je pouvais remarquer la foule m’entourant. Sans même m’en être rendu compte, je m’étais rendu dans une avenue bien trop occupée à mon goût, évitant les passants plus ou moins habilement, comme si j’étais un poisson nageant au sein d’une grande rivière. Ma tête tournait un peu, les visages filant devant moi, le bruit assourdissant des discussions de chacun, des pas, des cris… Il faisait jour, mais de partout, des lumières étaient visibles, me rappelant les mêmes lumières que l’on pouvoir voir depuis une scène. Je me faisais bousculer, ou parfois je rentrais dans les autres. Je n’avais même pas le temps de m’excuser que la personne disparaissait au loin, comme emportée dans ce tourbillon. Mes pas n’étaient plus les miens, poussé, forcé à avancer par les gens autour de moi. Pendant un instant, je pensais au confort que cela me procurait. Comme une chaleureuse étreinte. Dure, mais rassurante. Comme si j’étais protégé. Renversante, mais inspirante. Puis, mon souffle me manqua. Rapidement, subitement, je me sentais oppressé dans cette foule alors que je me rappelais que tous n’étaient que des inconnus.

Et pourtant je restais là. Je regardais autour de moi, les visages changeant comme autant de feuilles dans une tempête. Je venais à la réalisation que comme moi, ces personnes vivaient aussi leurs vies, leurs joies, leurs drames. Ce sourire, si chaleureux, de celui qui savait que la personne chère à son cœur l’attendait à la maison. Ces sourcils froncés, signe d’une colère sombre, a peine cachée, adressée au monde entier. Ce visage apaisé, presque poétique ; ces larmes, disparaissant aussi vite que je les avais vues ; ce rire, aussi doux que les caresse d’une main sur une joue. Je me sentais si petit, et pourtant, si fort, alors que je réalisais que chacun d’entre eux pouvaient faire partie de mon rêve. Que comme M.Sato, moi aussi je pouvais inspirer n’importe lequel d’entre eux, et peut-être leur faire ressentir des émotions cachées en eux. Changer cette tristesse, la métamorphoser en une explosion de joie. Bannir la haine du cœur de tous, et rappeler à chacun cet amour que l’on a au fond de nous.

Finalement, la foule finit par m’expulser. Brusquement, je me sentais arraché à ce maelstrom d’émotions, d’humanité, et je reprenais mon souffle, revenais à moi. L’euphorie que j’avais ressenti se dissipa. La réalité me revint en tête. J’étais bien loin d’être comme mon père. Une pointe de tristesse piqua mon cœur. J’adressais une prière au ciel. Il était parti avant de m’apprendre comment faire ressentir aux autres ce que je voulais. Et je devais l’apprendre seul. Où devais-je vraiment ? Je serrais le poing. Quelle idiotie. Je ne pouvais pas apprendre cela seul. Evidemment. Je n’avais pas besoin de demander à un quelconque dieu de m’adresser un message, de m’expliquer ce que je devais faire. Cette immersion dans la foule m’avait déjà bien assez dit ce que je devais faire. Etudier les autres. Vivre avec eux. Apprendre d’eux, et de leurs expériences, comme en vivre de nouvelles en leur compagnie.

Quelques pas plus loin, alors que je pensais, je fus tiré de ma réflexion. Un spectacle était donné, et les acclamations avaient attiré mon attention. J’avançais, doucement, avant de remarquer quelque chose. Quelqu’un. Une belle femme. Longs cheveux blancs. Un parfait contraste avec sa tenue si noire. Quelque chose dans son regard me frappe. Peut-être est-ce sa façon de regarder la scène. Cet émerveillement si innocent, comme celui d’un enfant. Ou peut-être est-ce cette tristesse, cette solitude qui émane d’elle ? Comme un reflet droit du passé, je me vois, enfant, assis à ses côtés. « Personne ne m’a jamais aimé » dit la voix dans ma tête. « C’est ce que j’ai toujours cru » murmura la voix dans mon cœur. « Mais la vérité, c’est que je n’ai jamais laissé les autres m’aimer. » laissa souffler la voix de mon enfance.

Je m’approchais alors doucement, remarquant son état, renforçant encore le mirage de mon enfance. J’aurais presque du mal à la dissocier de mon ancien moi. Je sorti un mouchoir de mon sac, lui tendant instinctivement alors que les larmes commençaient à couler sur ses joues.

« Tout va bien ? Vous avez besoin d’aide ? », dis-je, essayant d’exprimer mon empathie la plus sincère

Je sentais que quelque chose n’allait pas. Quelque chose clochait. Mais quoi ?

« Quelqu’un… vous a fait du mal ? »


Revenir en haut Aller en bas
Eleanore A. Idrys
Dresseur Météore
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Dresseur Météore
Eleanore A. Idrys
Identité du dresseur
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Lun 2 Déc 2019 - 22:56
tell me who we are
ft. Kuroki Chiba
Douceur devant tes yeux, un spectacle ravissant tes douces pupilles si tristes, si délicates et pourtant, témoins d’horreurs profondes ayant marquées ton hôte. Tu étais restée douce, tu étais restée unique et enfantine, tu avais préservé l’enfant intérieur qu’elle n’avait plus. Tu étais cette pièce, ce morceau brisé. Morceau brisé d’un carde envoyé dans les flammes d’un foyer pour ne plus jamais être regardé. Tu aurais voulu qu’elle le prenne le cadre, qu’elle l’observe, qu’elle en soit heureuse peut-être même, mais elle ne connaissait plus le bonheur.

Seule toi, seule toi connaissait le bonheur. Comme celui qui envahissait ton être devant toi alors que les êtres s’activaient sur scène. Yeux émerveillés, envoûtés. Tu étais envoûtée par la beauté qui s’exprimait dans la courbe de leurs corps, dans le ton de leurs voix, les répliques si bien connues et dites naturellement. On aurait dit que c’était leur vie, la scène, que rien n’était joué. Ils s’y connaissaient. Leurs expressions si représentatives des émotions qui devaient être ressenties. Beauté. Tout n’était que beauté devant ton regard.

Tu ne savais pas combien de temps s’était déroulé depuis que tu te tenais plantée, tu ne savais même pas combien de pièces avaient été jouées. Tu savais seulement que c’était magique, que tu ne voulais pas bouger, tu ne voulais pas que ça s’arrête, qu’ils partent, que la solitude revienne. Tu étais une enfant perdue dans ce monde, dans une foule que tu voyais étrangement. Tu ne l’avais jamais vu, son apparence, mais tu avais vécu ce qu’elle avait vécu. Enfin. Pas toi. Mais tu le savais, tu le connaissais, tu avais ses souvenirs qui demeuraient, qui restaient.

Ce n’était pas les tiens, les tiens étaient différents, tâchés de miel, de douceur. Les siens étaient des orages, des tempêtes violentes dans la plus ténébreuse des nuits. Tu étais le soleil, ou tout du moins, le nuage blanc des averses, tu n’avais pas la prétention de te dire plus joyeuse et lumineuse que tu ne l’étais. Tu demeurais une enfant brisée, une enfant perdue et incertaine, sans innocence et pourtant, sans malveillance non plus. Tu étais entre deux mondes, dans la beauté et la férocité. Mais c’était ce qui t’allait, ce qui te plaisait. Enfin, c’était qui tu étais. Tu ne pouvais pas te changer, tu n’essayais pas. Tu étais son enfance alors qu’elle commençait à s’en aller, à s’effriter, par ce beau-père violent.

Les larmes ne te dérangeaient pas. La beauté du spectacle t’avait coupé le souffle, t’avait bouleversé. Tu n’étais qu’une enfant touchée par la merveille qui s’imposait devant toi. Tu te tournas légèrement alors que tu remarquas une présence étrangement près de toi. Tu regardas l’homme qui te fait alors face. Un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux bleus. Plus grand que toi. C’était normal. Mais ça ne t’intimidait pas. Il ne semblait pas méchant.

Tu voulais bien accepter qu’il ne le soit pas, qu’il ait de bonnes intentions, qu’il soit bon. Bon. Tu étais capable de concevoir la bonté des autres, la bonté de l’humanité. Celle qu’elle ne voyait pas, qu’elle ne pouvait même pas concevoir, imaginer. Elle ne voyait que la déception, que la souffrance, que la noirceur. Toi, tu voyais la bonté, la douceur dans les cœurs, la possible gentillesse derrière la méchanceté première. Enfin. Tu le regardais. Tu voyais les cernes qui étaient, pour toi, témoins de la fatigue. Cette grande fatigue que certains pouvaient avoir. Qu’elle avait. Elle aussi, elle aussi elle avait des cernes sur son visage, sous ses yeux, oui. Il avait des cheveux longs aussi. C’était beau. Enfin, tout pouvait être bon lorsqu’on regardait le monde à travers ton regard.

Tu fronças légèrement les sourcils à sa question. Tu ne comprenais pas pourquoi elle était venue se poser dans son esprit, pourquoi il avait ressenti le besoin de te parler pour te la poser. Attrapant le mouchoir pour éponger tes yeux, les larmes, tu continuais de le regarder, essayer de comprendre ce qui avait pu laisser entendre que tu avais peut-être besoin d’aide. « Non, non, pourquoi j’aurais besoin d’aide ? »  Douce voix qui résonnait, enveloppait les airs, mélodie fluette qui pouvait être apaisante même. Ta voix était enfantine. Ta voix était magiquement enfantine.

Elle contrastait avec le corps violenté, détruit, anéanti que tu habitais, avec les cernes sombres accompagnant ce regard. Et, et pourtant, ce regard était étrangement doux et contrastait autant que la voix que tu portais. « C’est juste tellement beau, tellement émouvant. »  Tu ne pouvais pas empêcher ton cœur de ressentir les émotions du spectacle, celles données par les autres qui jouaient la pièce. Et tu espérais que cet étranger comprenne la beauté qui t’avait fait pleurer. Mais tu ne pleurais plus. Il t’intriguait. Tu ne comprenais pas.

Son autre question était tout aussi inattendue que la première. Tu oubliais souvent, tu oubliais le corps dans lequel tu étais, tu oubliais. Tu étais seulement cette enfant qui essayait de voir les étoiles autour d’elle et de les faire briller dans ton regard nostalgique et si émerveillé. Alors tu ne comprenais pas. « À moi ? Non. » À toi. Personne ne t’avait fait de mal à toi, à toi seulement. Eleanore avait été arraché aux griffes de ses parents, maltraitée pendant des années. Mais toi, toi, personne ne t’avait fait de mal. Alors tu ne pouvais que répondre par la négative. « Personne ne m’a fait de mal à moi. Pourquoi quelqu’un m’aurait fait de mal à moi ? »

Tu n’étais qu’une enfant. Personne ne faisait de mal aux enfants. Enfin, c’était bien ce que tu aimerais. Ta présence prouvait bien que oui, des personnes dans ce monde étaient suffisamment mauvais pour le faire, pour enlever la naïveté et l’innocence des enfants. Elle n’avait pas eu de chance, ton hôte et ta présence n’était pas désirée. Tu le savais. Mais elle avait. Elle avait besoin de pauses, alors tu venais. Tu apaisais son existence, tu lui permettais de survivre et toi, toi, tu te nourrissais des éléments extérieurs, de la beauté que toi tu voyais. Ça te changeait de la haine qu’elle dégageait, cette aura si négative vibrant d’elle. Ça changeait.

Tu le regardais. Doucement. Sans méchanceté. Rien de mauvais dans ton regard. Jamais rien de mauvais dans ton regard. Tu le dévisageais, tu essayais de comprendre pourquoi il se demandait ce qui n’allait pas chez toi pour qu’il se pose des questions de ce genre. Tu essayais de comprendre, mais tu n’y parvenais pas. Caché derrière tes longs cheveux blancs, Asriel pointa le bout de son nez pour observer cet inconnu qui t’avait gentiment dérangé. Tu ne lui reprochais pas ce dérangement, il était si adorable de s’inquiéter pour ta personne bien que tu ne comprisses pas la nature de cette prévenance, ce qui la motivait, la justifiait.

« Et toi, quelqu’un t’as fait du mal ? » Tu t’étais dit que souvent, les gens posaient des questions qu’ils aimeraient qu’on leur pose, ou faisaient les choses qu’ils souhaitaient qu’on leur fasse. Tu ne voulais pas paraître indélicate. Tu voulais seulement être un être humain qui ait du sens dans la mesure du possible, dans la mesure du temps où tu serais quelqu’un. Jusqu’à la prochaine fois où tu aurais suffisamment d’énergie pour dépasser la haine de cet hôte démoli. Et tu lui souris. Tu lui offris un merveilleux sourire lumineux pour que sa journée soit moins grise, moins terne, si elle l’était. « C’est si animé ici ! » Toujours autant émerveillée. Tu ne pouvais qu’être adorable. N’est-ce pas ? Toi, oui. Tu l’étais.

tell me i am something human, tell me i am real and not a piece of a living dream
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)
Revenir en haut Aller en bas
Kuroki Chiba
https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7062-scripts-brouillons-de-kuroki#95642 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7061-carte-pas-bleue-de-kuroki#95641 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7060-kuroki-chiba-recherche-la-lumiere-qui-brise-les-tenebres#95636
Dresseur Pléiade
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Dresseur Pléiade
Kuroki Chiba
Identité du dresseur
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Mer 4 Déc 2019 - 17:15


Débris du passé, porte le poids de leurs pêchés


Mon reflet me regardait, droit dans les yeux, alors que le temps se figeait autour de nous. Cet écho du passé, un passé dont je ne voulais me souvenir, me semblait si réel, comme si j’avais voyagé à travers le temps, pour simplement m’asseoir à côté de cette femme. Les bruits disparaissaient, et comme si je remontais la bobine d’un film, je revenais à ce jour. Ce jour où je m’étais rendu compte que je ne comptais pas. Pas pour eux. Pour aucun d’entre eux. Ce jour où mon enfance s’était brisée.

On était allés au parc d’attraction. Mes parents, mon frère, ma sœur. Peut-être que mes grands-parents étaient là aussi. Je ne me souvenais plus vraiment. Je devais avoir 7, 8 ans. J’étais petit. Jeune. Heureux. Après tout, mes géniteurs m’avaient promis qu’on y allait depuis des semaines, et je ne faisais qu’insister, chaque jour, pour être sûr qu’on irait bien. Alors quand ils m’avaient lâché dans ce parc, je ne pouvais être que joie. J’étais joie. Un enfant dans son paradis. Emerveillé par les pokémons et les constructions, les cris des gens et les étoiles que je pouvais voir dans le regard de chacun, je ne souhaitais qu’une chose. En profiter. Continuer. Toujours plus. Je tirais ma mère par la manche, voulant essayer toutes les attractions, manger tous les produits de chaque stand. J’étais un enfant, ébloui par les paillettes dans mes yeux, et ne remarquant pas la disparition progressive de mon père… De mon frère… De ma sœur…

Puis ma mère me poussa dans une petite attraction pour les enfants, me disant qu’elle attendrait ici. Me disant de profiter. Alors je montais, sur ce petit bateau tiré par des Arakdos. La petite barque, à place unique, ne pouvait contenir qu’un enfant, alors je m’assis, ma glace dans les mains, et profitait du spectacle. Les vives couleurs des lumières autour de moi, des jets d’eaux, des pokémons vivant dans l’eau, tout cela m’émerveillait. Je manquais de tomber à l’eau en me penchant pour voir le Lanturn tourner sous mon embarcation. Je riais lorsque les Barpaus et les Magicarpes se mirent à passer autour de moi, en bondissant. Je me perdais dans cet univers aquatique et magique, comme un rêve dont je ne voulais pas me réveiller. Mais évidemment, tout avait une fin. Et alors que mon voyage se terminait, je sautais sur la berge pour retrouver ma mère. Je tournais dans tous les sens, l’appelant. « Maman ? Maman ? MAMAN ? » Mon cœur s’emballait alors que rapidement, je réalisais que j’étais seul. Elle n’était plus là. Mais j’étais un grand garçon, alors j’essayais de retenir mes larmes. Peut-être que je l’avais simplement loupée ? Je cherchais… Et cherchais… Et pleurais… De chaudes larmes avaient réussies à sortir, alors que je criais. Deux gardes s’approchèrent, me demandant si j’avais perdu ma maman. Et je ne pouvais dire que oui.

Heureusement, ils retrouvèrent rapidement ma famille, me consolant, m’essuyant mes larmes, faisant attention à ce que je ne fasse pas tomber ma glace. Alors quand je vis ma famille, j’étais heureux. Puis je remarquais. Leurs sourires. Leurs rires. Comme une joie qu’ils ne partageaient pas quand j’étais là. Ma glace tombait au sol. Mon innocence se brisait. Mon visage se couvrit du masque d’un enfant heureux. Mon cœur se glaçait. Pour eux, je n’étais pas nécessaire. Ils n’avaient pas vu que je n’étais plus là… Non… Ils avaient tenté de m’abandonner.

Retour au présent. Le temps est toujours figé. Mon reflet baisse les yeux, se lève, et s’en va, marchant à travers la jeune femme. Et une larme coule sur ma joue sans que je la remarque, alors que je comprends que je fais peut-être face à une autre personne brisée par les aléas de la vie. Mon corps, lui, continuait de se mouvoir selon les pensées qui étaient passées dans mon esprit avant ce plongeon dans le passé. Ma main tend le mouchoir, mon regard se porte sur le visage de la jeune fille, ma bouche feint un petit sourire alors que mon cœur sait, mon cœur me crie ma souffrance. Mais je me focalise sur la personne en face de moi. Sa voix, si douce, est comme une caresse à mes oreilles, mais comme un coup de couteau dans mon cœur, qui me hurle de partir, de cesser de faire face à ce miroir du passé.

« Vous pleurez… et…», dis-je, ayant pour réponse l’origine de ses pleurs, le spectacle se déroulant à quelques pas. Je l’avais oublié celui-là. Pourtant, il ne doit pas y avoir que cela. Je la regarde, son corps, ses vêtements. A l’opposé de son visage immaculé, ils sont comme marqués par la souffrance, et semblent crier. Comme si le corps refusait qu’on l’approche, alors que le visage appelle à s’approcher.

« Eh bien… Vos vêtements… et ces cicatrices… Ce n’est peut-être pas mes affaires, mais je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si… Quelqu’un vous avait fait ça ? » Mon ton est hésitant, comme mes paroles, alors que ma voix s’essaye à la douceur. Je n’y suis pas vraiment habitué, ayant plutôt tendance à dire les choses comme elles sont… Mais l’innocence dégagée par cette personne m’en empêche. Comme si j’essayais de donner un coup de marteau à une vitre sans la briser. Mon regard et mon expression se tordent, peinant à cacher mon ressentiment envers celui qui pouvait avoir fait du mal à cette jeune fille.

« Si quelqu’un m’a fait du mal ? Oui. Beaucoup de mal. », je laissais sortir un sourire triste, nostalgique. « Sans prévenir, sans rien dire, mon père est parti. Alors qu’il savait… », je levais une main vers le ciel, en la regardant comme si je pouvais toucher le voile céleste. « Beaucoup de gens m’ont abandonné. Mes parents. Mon amie. Mon père. Alors je souffre. C’est pour ça… », je redescendais mon bras, pour pointer mon doigt vers la jeune fille. « Que je ne peux pas laisser quelqu’un dans cet état. Je ne peux rien faire pour moi, mais… Peut-être pour toi ? »

Prétentieux. C’était prétentieux de ma part que de prétendre pouvoir guérir les maux affectant cette jeune fille. Mais je ne pouvais pas trahir mon reflet du passé. L’abandonner elle, c’était comme abandonner mon combat contre mon passé. Je regardais la petite forme jaune dépassant de sa chevelure.

« C’est ton ami ? Il est mignon… », je tapote la pokéball à ma ceinture, « On fait les présentations ? »

Revenir en haut Aller en bas
Eleanore A. Idrys
Dresseur Météore
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Dresseur Météore
Eleanore A. Idrys
Identité du dresseur
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Jeu 5 Déc 2019 - 15:33
tell me who we are
ft. Kuroki Chiba
Tu pouvais voir, toi aussi, la douleur qu’il a parcouru sans forcément la comprendre. Tu ne souffrais pas, toi, tu n’avais jamais souffert même. Tu étais le fragment d’enfance, celui de joie, tu étais un petit rayon de soleil, le calme dans la tempête, la lueur au bout du tunnel. Alors tu ne savais pas ce que c’était vraiment de souffrir même si tu pouvais un peu le vivre par procuration, au travers d’Eléanore comme elle se faisait maintenant appeler.

Tu étais les fragments d’un passé qui avait existé et qu’elle avait oublié, quand elle s’amusait dans le parc avec sa sœur, quand elles couraient toutes les deux partout, ou même qu’elles faisaient des anges dans la neige, qu’elles se demandaient qui ferait le plus gros bonhomme de neige, le fort qui tiendrait le plus. Qui gagnerait à la bataille de boules de neige. Un passé doux et agréable, une sœur qui avait un jour compté pus que tout et qui n’était désormais plus qu’une ombre dans le coin de l’esprit, enfermée à double tour dans une cage de souvenirs.

Parce que les expériences avaient pris bien trop de places dans sa tête, dans son esprit, pour que ce passé soit aujourd’hui significatif. Mais toi, toi, tu te souvenais de ce moment où elle était heureuse, où elle avait autre chose que de la haine dans le cœur, autre chose que de la rage dans le sang. Et tu étais là pour prouver que quelque part, ce n’était pas totalement mort. Tu lui servais de pause, d’apaisement, de moment dans tout ça pour pouvoir respirer et survivre avant que le cœur explose. Un jour, peut-être, tu disparaîtrais. Si jamais elle se faisait aider.

Mais ce n’était pas près d’arriver. Et tu le savais que trop bien. Et tu regardais cet étranger dont tu ne connaissais pas le nom, avec toute la douceur dans le regard, cette douceur qui te caractérisait toi. Qui changeait de toute la dureté de son regard à elle. Et tu le regardais sans bouger, les larmes ne coulant plus, tu les avais toutes essuyées et tu ne voulais pas non plus l’inquiéter plus que ça. Une larme sauvage avait coulé sur sa joue et tu ne voulais pas le faire pleurer, tu ne voulais pas qu’il soit triste, qu’il soit mal. Tu ne voulais rien de tout ça. Ça te brisait même le cœur de voir l’effet que tu pouvais faire, que son corps pouvait faire. Et tu t’étais décidé de l’écouter répondre aux questions presque innocentes que tu avais posé avant d’agir. Et tu compris.

Elle était brisée et c’était son corps qui s’affichait. Pas le tien, pas la douceur qui résidait dans tout ton être fantôme, dans le fragment de passé que tu étais. Et tu souriais doucement, pour le rassurer, pour apaiser. Parce que tu ne voulais pas qu’il s’inquiète, mais il était bien trop tard, tu en avais conscience. Tu en avais bien trop conscience.

Tu voyais dans son regard quelque chose se tordre, comme un rappel du passé, une tempête déclenchée à ta vue et tu ne comprenais pas exactement ce qui s’était produit. Tu voulais seulement qu’il s’apaise parce que tout allait bien. Tu allais bien. « Des êtres humains ont rendu ainsi ce corps. » Tu prononçais ce fait avec désolation, parce que c’était à ce moment que tu étais apparue, protection contre la vie douloureuse qu’elle avait du affronter et tu n’avais jamais pu protéger cette personne de ce qui se passait dans sa vie.

Et ce fut un sourire encore plus triste qui s’afficha sur ce visage quand tu appris qu’on lui avait fait beaucoup de mal. Tu ne voulais pas que les autres souffrent comme elle avait pu souffrir. Tu voulais la douceur, l’amour, la joie. Tu voulais un monde merveilleux, sans doute même bien trop utopique pour qu’il soit possible. Tu t’approchas doucement et t’étiras pour atteindre la joue et essuyer la larme qui s’était faufilée, qui l’avait trahi quelque part. Tu aurais voulu pouvoir aider. Pouvoir faire quelque chose, mais tu n’étais rien de moins qu’une étrangère, une petite enfant, un morceau de verre brisé. Mais tu avais essuyé cette larme doucement, t’imposant légèrement dans cette bulle qu’il avait peut-être pu se créer sans penser une seule seconde que ce comportement n’était peut-être pas approprié étant donné que tu ne le connaissais pas. Tu voulais seulement essuyer la larme.

« Je suis désolée qu’on t’ait fait du mal, tu ne méritais pas ça, j’en suis persuadée. » Personne ne méritait de souffrir, d’avoir mal, d’être forgé par des épreuves trop difficiles pour un enfant, pour un adolescent, pour un adulte même. Tu étais persuadée que les cœurs étaient fondamentalement bons, et que c’étaient les expériences qui pouvaient les altérer. Tu gardais ton point : personne ne méritait de souffrir.

« Je n’ai pas mal, je ne sais pas ce que tu pourrais faire pour m’aider ? » Rien ne te venait en tête. Tu voulais aider, pas que l’on te vienne en aide et tu voulais vivre, tu voulais t’amuser, être l’enfant que tu étais, que tu représentais. Tu ne voulais rien de plus que ça. Et tu souris franchement quand il te parla du Statitik sur ton épaule. « Oui ! Il s’appelle Asriel ! Il est vraiment adorable, il n’y a aucun soucis à se faire, il n’est vraiment pas méchant ! » Tu l’aimais beaucoup. C’était un pokémon adorable et loyal qui n’avait jamais abandonné Eléanore. Alors tu ne pouvais que l’adorer. « Tu as quoi comme pokémon toi ? » Mais sans doute qu’il devrait absolument te le montrer pour que tu saches ce que c’est. Ni toi ni Eleanore n’aviez de grandes connaissances des pokémons.

tell me i am something human, tell me i am real and not a piece of a living dream
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)
Revenir en haut Aller en bas
Kuroki Chiba
https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7062-scripts-brouillons-de-kuroki#95642 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7061-carte-pas-bleue-de-kuroki#95641 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7060-kuroki-chiba-recherche-la-lumiere-qui-brise-les-tenebres#95636
Dresseur Pléiade
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Dresseur Pléiade
Kuroki Chiba
Identité du dresseur
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Mer 11 Déc 2019 - 10:42


Douce, douce naissance de l'amitié


Alors que mon esprit est plongé dans les souvenirs de mon enfance, mon corps, lui, regardait la jeune femme. Mes yeux s’étaient fixés sur les siens quelques instants, appréciant leur douce couleur bleutée. Leur douceur. Leur innocence. J’aurais pu m’y perdre un instant, mais, gêné, je détournais un peu le regard, incapable de maintenir le contact. J’avais toujours détesté regarder les gens dans les yeux, ayant toujours l’impression de leur laisser la possibilité de lire en moi comme en un livre ouvert. Rien qu’à cette pensée, mes poils se dressaient et mon estomac se tordait. Horrible sensation, et ridicule, mais c’était ma façon d’être. Alors que je sortais de mes tourments passés, j’entendais sa petite voix se lever.

« Des êtres humains ont rendu ainsi ce corps. »

Un frisson parcourut mon corps. Était-ce car j’étais dégouté, et énervé à l’idée que des gens puissent faire cela à quelqu’un d’autre ? Ou peut-être que c’était le détachement de cette femme, comme si ce corps n’était pas sien, comme si elle était un esprit venu d’ailleurs pour vivre à son travers ? Pourtant, elle ne radiait qu’innocence, et une sorte de mélancolie enfantine. Je ressortais de mon passé seulement pour apprécier cela, et le goût dans ma bouche était amer. Si amer. Il était rare que je veuille protéger qui que ce soit. Mais même moi, je n’étais pas sans cœur, et si elle souriait, je sentais ce que cela cachait. Je les avais faits ces sourires, lorsque l’on tente de cacher notre tristesse derrière un masque de joie.

Puis, sa main vint rejoindre ma joue, essuyant une larme que je n’avais pas remarqué. Surpris par l’aisance à laquelle elle s’était faufilée dans mon espace personnel, je restais immobile, assommé par la situation. Quelques secondes, même pas. Un instant court, mais assez long pour être remarqué. Je me mordis l’intérieur des joues pour reprendre mon esprit, souhaitant rester impassible. Je lui rendis son sourire, murmurant un petit « Merci », essayant d’éviter le sujet instinctivement.

« Je ne le méritais pas non, mais je n’en veux pas à ces personnes. Chacun a eu ses raisons… » Je restais réel, ils n’avaient pas eu le choix de souffrir autant, mais ils avaient bien décidé de me laisser de côté, de m’abandonner, de ne rien me dire. Je la regardais alors, me demandant ce que je pouvais faire pour l’aider. Et mon silence fut ma réponse. Je ne pouvais rien faire. C’était arrogant de ma part que de penser que je pouvais faire quoi que ce soit. Je baissais les yeux, honteux de m’être avancé, comme un héros, alors que je restais un simple humain, incapable de prendre une décision importante. Je ne pouvais pas la laisser dans cet état, mais que pouvais-je y faire ? Préférant y réfléchir plus tard, je tournais mon attention vers la petite araignée jaune.

« Asriel ? C’est mignon comme nom. Et toi, tu t’appelles comment ? », je regardais les deux avec un petit sourire, agréablement surpris par l’harmonie entre les deux. « Moi, c’est Kuroki, et voilà mon amie… » j’ouvrais ma pokéball, laissant ma plus proche compagnie sortir. « … Tama ! », la petite Chamallot apparut en baillant, comme si elle se réveillait d’une sieste.

Bwaaaah… Kuroki venait de me sortir alors que je tentais de dormir, alors je ne pu m’empêcher d’ouvrir ma gueule grand ouvert et de bailler comme jamais. Je lançais un regard intéressé vers son interlocutrice et la reniflait. Mmmh… On avait vu mieux ? Mais bon, elle semblait gentille, alors je frottais ma tête contre sa jambe et me mit à tenter de réchauffer l’atmosphère… Il faisait frais ici quand même !


Revenir en haut Aller en bas
Eleanore A. Idrys
Dresseur Météore
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Dresseur Météore
Eleanore A. Idrys
Identité du dresseur
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Jeu 12 Déc 2019 - 22:15
tell me who we are
ft. Kuroki Chiba
Son cœur était empli de souvenirs qui s’étaient retrouvés enfermés dans une cage au verrou bien trop protégés. De doux souvenirs qui viendraient la détruire ne serait-ce qu’encore plus. Son cœur était empli de souvenirs qu’elle ne voulait pas voir ressurgir. Et tu le savais. Tu étais le point central des souvenirs qui pourraient la détruire davantage. Et si elle s’accrochait à la douleur, elle ne souhaitait pas le manque. Et Eleanore n’avait jamais essayé de se souvenir, au contraire. Tu l’avais toujours vu oublier. Tout occulté. Elle ne se souvenait pas. De sa sœur, de son nom, de qui elle était.

Mais toi, toi, tu te souvenais. Tu te souvenais de tout ce qu’elle faisait, de tout ce qui avait existé auparavant. Tu voulais lui dire, lui murmurer, de ne pas oublier, de ne pas oublier la beauté que le monde pouvait revêtir, lui dire de ne pas oublier que la souffrance n’était pas le seul moyen de vivre une existence, mais elle ne t’écouterait jamais. Tu ne pouvais même pas lui parler de toute façon, alors à quoi bon ? Tu ne pouvais que la regarder se détruire encore plus et voir ton petit cœur se briser petit à petit. Tu ne pouvais rien faire. Tu ne pouvais que, parfois, de temps en temps, lui offrir une pause de cette haine qui la consumait. Comme maintenant. Présentement. Tu avais pris la relève avec ton cœur rempli d’espoir et d’une innocence douce. Et tu l’avais rencontré.

Son murmure provoqua un tendre sourire sur ton visage. Il t’avait remercié. Mais tu n’avais pas besoin d’être remerciée, tu avais seulement essuyé cette douce larme qui avait franchi la barrière de ses yeux. Tu ne répliquas pas. Tu voyais bien qu’il ne voulait pas s’étendre sur le sujet sans pour autant que tu ne comprennes pourquoi. Mais tu n’allais pas insister. Tu pressentais que quelque chose en toi venait le chercher, venait le perturber, le déranger, le dérouter. Mais tu ne savais pas quoi et encore moins pourquoi. Pourtant, tu n’allais pas lui demander, insister. Tu ne voulais pas le mettre mal-à-l’aise. Tu voulais seulement le voir sourire, pas pleurer. Tu voulais toujours voir les autres sourire. Le sourire était la chose la plus belle, la plus émouvante même. La plus touchante. Tu aimais le voir sourire, les voir sourire.

Tu ne comprenais pas comment il faisait pour ne pas leur en vouloir. Eleanore en voulait. Elle en voulait à ceux qui lui avaient fait tout ça, à son père, à son mère, elle en voulait au monde entier d’exister et tu n’avais toujours connu que cette rancœur, que ce désir de voir tous autour souffrir alors même que tu n’étais pas ainsi, toi. Tu étais la douceur incarnée, l’exact opposé de cet hôte. Tu étais rien de ce qu’elle était. Et tu ne comprenais pas comment on ne pouvait pas lui ressembler tout en te doutant que le monde n’était pas aussi mauvais qu’elle, bien que le monde était sans aucun doute tout aussi détruit et blessé. Il en était la preuve. Il était capable de comprendre qu’en vouloir à ceux qui l’avaient blessé n’en valait pas la peine, même s’il était détruit, même si. Son cœur était en plusieurs morceaux. Il était capable de douceur.

Elle n’en était pas capable et ça te rendait triste. Mais toi, toi, c’était tout ce que tu étais. La douceur. Tu n’étais que douceur et tu le prouvais aujourd’hui, tu lui prouvais aujourd’hui à cet étranger dont tu ne connaissais pas grand-chose et dont il ne connaissait pas davantage de ta personne, ou plutôt d’elle. Il ne connaissait pas grand-chose d’Eleanore. Toi, il n’y avait rien à savoir sur toi alors c’était normal de ne pas connaître grand-chose. Tu ne t’en souciais pas. Et tu le regardais.

Il semblait réfléchir. Mais à quoi pouvait-il autant réfléchir ? C’était curieux comme comportement. Tu te posais beaucoup de questions, peut-être parfois même un peu trop. Mais tu décidas de seulement hausser les épaules alors qu’il commentait le nom de la petite arachnide jaune qui était tout pour Eleanore. Et tu l’adorais également. Asriel était gentil, adorable et loyal. Il ne l’avait jamais abandonné. Il ne t’en fallait pas beaucoup pour l’adorer.

Doucement, tu souris à Kuroki alors qu’il se présentait à ta personne. « Enchantée Kuro ! Je peux t’appeler comme ça dit ? C’est plus rapide et c’est mignon comme surnom ! » Tu espérais qu’il accepte. Tu te disais que tu ne serais absolument pas la première à lui donner un tel surnom et tu venais à espérer que ça ne le dérange pas que tu le fasses. Tu aimais tout ce qui était mignon. Tama en faisait partie. Parce que Tama était mignonne. Un beau petit… quoi ? Tu ne connaissais pas le nom du pokémon, mais tu pouvais affirmer qu’il était adorable et que tu en voulais un. Tu viendrais facilement à vouloir tous les pokémons du monde si tu t’écoutais, mais tu savais très bien que ce n’était pas du tout une bonne idée et tu te contentais d’aimer ceux des autres.

Tu ris doucement quand elle te renifla, Tama. Ça chatouillait. C’était drôle. Tu espérais que le pokémon t’aime bien. Asriel restait sur ton épaule, il ne semblait pas vouloir être social à ce moment précis. Fallait dire que le pokémon était plus gros que lui et qu’il avait failli se faire défoncer par un autre pokémon plus gros que lui, alors il n’osait pas trop s’approcher des pokémons qui faisaient plus que le triple de sa petite taille. Tu tendis la main pour flatter Tama. Elle ne semblait pas méchante du tout, surtout qu’elle se frottait contre ta jambe et ça renforçait ton appréciation du pokémon dont tu ne connaissais même pas le nom de l’espèce. « C’est..euh, quoi le nom de l’espèce ? Je connais pas vraiment les pokémons ! » Tu espérais ne pas passer trop pour une inculte, mais Eleanore ne s’était jamais vraiment intéressée aux pokémons. Autre qu’Asriel, bien entendu.

« Moi.. euh.. je m’appelle…» Et tu ne savais pas quoi répondre. Elle s’appelait Eleanore, mais Eleanore n’était pas toi. Tu aurais peut-être pu dire que tu t’appelais Ana, mais ce ne serait pas vraiment vrai parce qu’Ana était tout de même Eleanore. Alors comment t’appelais-tu ? Tu étais incapable de le dire. Totalement incapable de le dire. « C’est pas important ! » Tu lui offris un nouveau sourire avant de te retourner vers la scène. Les artistes étaient en train de ranger leurs trucs et les spectateurs partaient. « Oh.. c’est fini. » Tu n’avais nulle part où aller, rien à faire.

a sullen prince no longer
now promoted to brother



tell me i am something human, tell me i am real and not a piece of a living dream
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)
Revenir en haut Aller en bas
Kuroki Chiba
https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7062-scripts-brouillons-de-kuroki#95642 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7061-carte-pas-bleue-de-kuroki#95641 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t7060-kuroki-chiba-recherche-la-lumiere-qui-brise-les-tenebres#95636
Dresseur Pléiade
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Dresseur Pléiade
Kuroki Chiba
Identité du dresseur
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 49
Née le : 10/10/1997
Age : 22
Région : Sinnoh
Stardust : 210
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba Miniature_322_XY tell me who we are - kuroki chiba Miniature_393_XY
Mer 25 Déc 2019 - 19:09


Il est temps d’avancer !


Comment ? Comment avait-elle fait pour rentrer dans mon espace personnel si aisément ? Il n’y avait qu’une ou deux personnes qui pouvaient le faire sans me surprendre, mais elle… Elle l’avait fait si vite, et si naturellement. Comme si je l’avais toujours connu, ou comme si mon corps l’avait tout de suite reconnu. Comme si son innocence, sa pureté la laissait m’approcher sans problème. Je n’étais pas dérangé par cela, je n’étais pas énervé. Juste surpris. Et un peu honteux de lui avoir montré cette petite larme sans même m’en rendre compte. Dans tous les cas, je me repris un peu, essayant de ne rien laisser paraitre.

Les mots avaient beau m’échapper au fur et à mesure de la discussion, alors que j’étais intrigué par les ombres du passé s’enroulant autour de la petite lumière qu’elle représentait, je tentais de maintenir le contact. Je m’agrippais à la moindre occasion pour parler, à l’opposé de mon habituel rejet des autres. C’est pour cela que j’avais profité de la discrète apparition de la petite bête jaune, sortant de derrière les cheveux de la jeune femme pour partir sur des sujets plus légers, plus doux. Essayer de la connaitre un peu plus avant de rentrer dans son intimité encore une fois… Peut-être aller lui acheter des vêtements aussi ? Si mon porte-monnaie me le permettait.

« Tu… », je soupirais, «… peux m’appeler comme ça. C’est mon surnom habituel. » Je n’étais pas vraiment fan de ce surnom, symbole de noirceur, mais il m’allait bien, alors je faisais une habitude de laisser les gens m’appeler comme ça. « Tama est une Chamallot. C’est des pokémons un peu bêbêtes, mais très chaleureux. Et gourmands. Et quand à elle, elle est très douce. » Je tourne mon regard vers Asriel. « Elle adore quand on lui grimpe dessus si jamais tu veux y aller, petit Asriel. », et après avoir dit cela, me retournais vers ma camarade, qui s’apprêtait à me dire son nom. Ou pas. Cette hésitation était étrange, comme si elle ne connaissait pas son propre nom. Et son « C’est pas important ! » ne faisait que lever encore plus mes suspicions. Était-elle en danger à ce point, à ne pas révéler son nom ? Je décidais de ne pas plus l’interroger. « Alors je t’appellerais Princesse. Hein, petite Princesse. » Et oui, j’avais choisi ce surnom par rapport aux jeunes femmes généralement en danger au sein des comptes.

« Oh… c’est fini. » Ces paroles me ramenèrent au monde nous entourant, dissipant cette barrière que j’avais créé dans mon champ de vision, me rappelant que d’autres personnes existaient aux alentours. Et que nous étions devant une scène de spectacle. « C’est dommage. J’ai rien eu le temps de voir du coup ! M’enfin… » Je regardais la Princesse, un sourire sur le visage, cachant mon appréhension intérieure. Comment est-ce qu’une foule pareille pouvait passer à côté d’elle, l’ignorant comme cela. C’était ce que j’aurais pensé, si je n’avais pas vécu cela. Cette sensation de ne rien valoir alors que les gens vous passent autour, vous considérant peut-être comme ne valant rien ? Ne valant pas la peine de s’arrêter. De regarder. De considérer votre existence et votre peine. Peut-être qu’une personne, comme moi, s’arrête de temps en temps. Et puis on repart dans le quotidien de solitude.

« BON ! Princesse, c’est pas possible ta tenue ! Si tu veux admirer les étoiles, tu dois te mêler à elles. Autrement dit… On va aller te chercher de nouveaux vêtements. » J’entends les cris de mon portemonnaie. « Et une glace. » Les hurlements, pardon.

Revenir en haut Aller en bas
Eleanore A. Idrys
Dresseur Météore
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Dresseur Météore
Eleanore A. Idrys
Identité du dresseur
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 91
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 400
Equipe pokemon : tell me who we are - kuroki chiba 6oxytell me who we are - kuroki chiba Miniature_079_XY
Jeu 2 Jan 2020 - 16:32
tell me who we are
ft. Kuroki Chiba
Tu ne pouvais pas dire. Tu ne pouvais pas dire comment tu avais fait pour entrer si facilement dans son espace personnel. Tu n’avais pas réfléchi, tu n’avais pas pensé. Tu l’avais seulement fait. Tu t’étais étirée pour essuyer une larme te brisant le cœur, parce que tu ne voulais pas le voir pleurer, tu ne voulais pas qu’il ait mal, qu’il se sente mal. Tu ne voulais pas qu’il pleure. C’était aussi simple que ça. Ce geste avait été naturel, instinctif, tu n’avais pas hésité une seule seconde. Tu n’avais pas pensé que ça puisse paraître déplacé et il ne te l’avait pas fait remarquer. Alors ce n’était pas déplacé, si ? Tu n’étais rien de plus qu’une enfant apprenant le monde comme elle le pouvait, après tout.

Tu ne pouvais pas expliquer pourquoi tout était si doux, tout était si calme. Tu étais douce, apaisante, tu l’avais toujours été, après tout, n’est-ce pas ? Pourquoi fallait-il tenter d’expliquer ce que ta présence pouvait provoquer chez les autres ? C’était bien trop complexe pour ton esprit trop jeune. Alors tu abandonnais rapidement l’idée de l’expliquer d’une quelconque façon et tu te contentais de le regarder, de l’observer. Et surtout, de lui offrir un merveilleux sourire qui était entièrement naturel. Un sourire rayonnant. Peut-être un peu entaché par la mélancolie de la conscience de l’hôte dans lequel tu te trouvais, de la raison pour laquelle tu existais. Une mélancolie qui ne pouvait pas te laisser être entièrement innocente et naïve. Une mélancolie qui ajoutait à ton charme, quelque part.

Tu étais triste qu’il soupire. Le surnom ne semblait pas tant lui convenir. Tu ne voulais pas quelque chose qui le faisait soupirer, non. Tu voulais seulement le voir sourire, le voir heureux, tu voulais ça de tous ceux qui t’entouraient, sans égard à la haine habituelle d’Eleanore. Alors tu inclinas très légèrement la tête tout en le regardant. « J’ai changé d’avis ! Je pense que je vais t’appeler Roki’ ! C’est mieux non ? » Tu voulais un véritable accord, un accord enjoué, un accord sans réserve, sans soupir, quelque chose de propre à ta personne, qui ne soit partagé avec aucun autre être qui aurait pu partager la vie de cet inconnu portant le nom de Kuroki. Tu étais comme ça. Tu voulais l’exclusivité d’un surnom. Un surnom qui n’appartienne qu’à toi, un surnom que tu sois la seule à lui donner, à lui offrir, qui ne lui rappelle rien de plus que la douceur de ta personne, un surnom qui lui convienne, qui le fasse sourire. Parce que tout était dans le but de le voir sourire.

Tu hochas la tête alors qu’il te parlait de son pokémon. C’était donc un Chamallot. Tu allais le retenir. Tu allais faire bien attention à retenir. Des pokémons gourmands donc ? C’était dommage. Tu n’avais strictement rien à offrir à ce petit être adorable. Tu n’avais pas d’argent ni de nourriture, tu n’avais rien tout simplement, même si tu aurais aimé pouvoir faire plaisir à Tama. Tu lui donnas tout de même quelques caresses. C’était toujours agréable de donner de la tendresse, souvent on en recevait en retour. Et tu adorais les pokémons. Tu eus un petit rire quand Asriel se décida d’écouter Kuroki et sauta habilement sur le Chamallot. Asriel grimpa jusqu’à sa tête et s’y installa confortablement. C’était adorable à voir et tu eus un petit rire amusé. Asriel était sympathique, il était agréable et gentil avec les autres. Mais il était protecteur et loyal.

Tu reportas ton attention vers le jeune homme qui te décerna le nom de princesse et tu hochas vigoureusement la tête. Ce surnom t’allait très bien ! Les princesses étaient toujours belles, magnifiques, elles finissaient toujours par trouver leur prince charmant, par avoir l’aide tant désirée. Alors bon, tu voulais bien être une princesse ! En espérant que ton conte de fée ne tourne pas au cauchemar. Ce qui serait… absolument peu étonnant avec Eleanore. Le cauchemar faisait partie intégrante de sa vie. Elle le cherchait, le poursuivait, le provoquait et tu ne pouvais qu’observer, désolée.

Tu aurais aimé que le spectacle dure encore plus longtemps, tu aurais aimé pouvoir les regarder davantage, pouvoir encore t’imprégner de l’ambiance qu’ils laissaient planer autour de la scène. Mais tous les désirs ne pouvaient pas se réaliser. Tu le savais bien trop. Ça ne t’empêchait pas d’espérer. Tu n’étais qu’un enfant, après tout. Un enfant pouvait espérer, croire. C’était toute la beauté de cet âge-là. « C’était vraiment beau ! Je n’ai pas tout compris l’histoire, mais c’était une histoire d’une personne malade, et il y avait quelqu’un qui faisait tout pour la sauver, et qui pensait même donner sa vie ! Mais je sais pas le reste ! » Tu parlais beaucoup. Mais il ne te venait pas un seul instant à l’esprit que ça puisse être dérangeant. Tu avais adoré le spectacle, c’était certain que tu allais en parler après tout.

Un nouveau sourire sur ton visage alors qu’il t’affirmait que ta tenue n’allait pas. C’est vrai que des vêtements déchirés, ce n’était pas la meilleure des tenues, encore moins dans le froid qui régnait. Tu aimais le fait qu’il parlait des étoiles. Oui, les étoiles étaient magnifiques. Elles brillaient d’une telle ardeur ! Et rayonnaient. Elles réchauffaient les cœurs solitaires et tu les adorais. « D’accord ! Mais tu es sûr que tu as l’argent ? » Tu ne voulais pas qu’il se ruine pour toi. Tu ne voulais pas qu’il se mette dans le trouble financièrement pour une personne dont il ne savait strictement, et qu’il n’aimerait sans doute pas s’il faisait face à sa véritable personnalité. Tu n’étais là que très peu souvent et il allait de soi qu’il n’aimerait pas du tout la véritable Eleanore. Elle ne l’aimerait pas non plus. Pourtant, tout fut chassé avec la suite. « Oh oui ! Une glace ! Ils ont quels parfums ? C’est quoi ton parfum préféré ? J’adore la pistache ! » Et tu avais faim, il fallait le dire. Même Asriel semblait content ! Tu regardas autour de toi. « Euh.. je te laisse me montrer le chemin. » Tu ne connaissais pas les lieux, après tout. Tu allais le suivre.

and i toke care of them,
no longer lonely then

tell me i am something human, tell me i am real and not a piece of a living dream
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Identité du dresseur
Trophéespassez la souris sur les icones
Revenir en haut Aller en bas

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Répondre au sujet
Outils de modération