Dusk Lumiris

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i'll be okay alone - SOLO
Eleanore A. Idrys
Dresseur Météore
Messages : 90
Née le : 06/07/1996
Age : 23
Région : Iles Oranges
Stardust : 395
Equipe pokemon : i'll be okay alone - SOLO  6oxyi'll be okay alone - SOLO  Miniature_079_XY
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Eleanore A. Idrys
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Ven 3 Jan 2020 - 0:58
a rose by any other name
ft. Izaiah L. Silverstein
Noël. Pour tous, c’était un moment en famille, un moment pour voir les autres, pour les aimer, pour les apprécier ou juste pour se réunir. Pour toi, ce n’était rien de plus qu’une putain de journée comme les autres, à l’exception près où tout était fermé et où personne ne traînait dans les rues, te rappelant en permanence de ta solitude destructrice. Tu ne pouvais rien faire de plus que d’errer dans les rues dans des vêtements qui n’étaient pas détruits, maintenant. Tu t’étais faite à l’idée de porter autre chose que ce dans quoi tu étais arrivée ici, à Lumiris. Tu avais appris et retenu le nom de la région, c’était déjà bien mieux ainsi, après tout. Mais. Ça ne changeait pas ta situation. Tu étais
S e u l e

C’était ton sort, ta malédiction. Tu étais condamnée à la plus grande des solitudes pour avoir cru pouvoir survivre dans ce monde seule, adolescente, pour avoir cru que le loup le plus affamé se trouvait dans votre foyer. Mais partout autour de toi se trouvaient des loups qui n’attendaient que de pouvoir faire une seule bouchée de ta personne. Aujourd’hui, tu étais une louve mourant de faim, prête à tuer n’importe qui pour pouvoir satisfaire tes envies. Mais la faim n’était jamais satisfaite. Non, rien ne pouvait te rassasier, t’apaiser. Tu errais constamment avec cette rage au ventre qui grugeait tout.

Oh, tu avais une chambre où dormir maintenant, de la nourriture à avaler, la possibilité même de boire. Tu n’étais plus en danger de mort à chaque nouvelle nuit qui s’entamait, mais tu revenais toujours à errer dans la rue comme si c’était là ton unique refuge. Mais c’était tout ce que tu connaissais. Le confort te faisait peur, t’effrayait. La nouveauté te braquait et tu ne savais pas comment gérer tout ça. Alors tu retournais dans ce qui t’avait accompagné pendant plusieurs mois, de nombreux mois. Combien d’années avais-tu passé à dormir dans la rue ? Plus de deux ans.

Il y avait eu Raziel. Le calme dans la tempête. Mais tu n’avais vu en lui que la douleur et la souffrance causées par les hommes qui avaient pris ton corps pour un objet, par les hommes à la tête de cette organisation qui t’avaient arraché à la rue alors même que tu commençais à peine à la connaître à l’âge de quinze ans. Tu avais cherché à l’atteindre, à le briser, à le détruire, à franchir les limites, tu avais cherché à le rendre aussi perdue que tu l’étais. Et tout ça avait résulté en un dérapage, en un mauvais accident et à ta fuite. Tu n’avais pas pu rester. Tu étais partie. Tu avais fait de l’auto-stop. Tu avais marché. Tu avais erré. Un long moment avant de revenir ici, un moment avant d’atterrir dans une autre région que tu ne connaissais pas. Un long moment, consommant pendant tout ce temps. Donnant de ton corps dans la rue pour quelques moments de rêves. Tu avais eu besoin des substances pour survivre, encore une fois, tu avais laissé l’addiction prendre toute la place dans ta pauvre existence sans valeur tandis que tu t’égarais sans jamais faire attention à où tu te trouvais. Dans une région ou une autre, ton sort demeurait le même après tout.

Enfin. Qu’importe. Tu étais ici. Tu étais à Lumiris. Tu connaissais le nom, cette fois-ci, tu apprenais doucement à te repérer. C’était la première fois que tu restais aussi longtemps dans un endroit. C’était la première fois que tu prenais vraiment le temps de connaître une place, de retenir le nom des rues, des villes, de la région. Pourquoi ? Planifiais-tu vraiment rester à Lumiris ? Tu savais très bien que ce ne serait pas possible. Tu savais très bien que tu allais devoir fuir, que tu allais devoir trouver un autre endroit où vivre, que tu allais devoir faire de nouveau du stop. Parce que ce n’était pas possible que tout demeure paisible en ta présence. Tu allais provoquer un autre accident, tu allais peut-être même faire pire, n’est-ce pas ? Tu n’étais rien de plus ou de moins qu’une bombe à retardement et tu devais protéger tout le monde des éclats d’obus. Même si fallait le dire, tu n’en avais pas grand-chose à faire qu’ils se fassent blesser.

Tu ne te souciais que de toi et d’Asriel. Bien que tu devais admettre que quelque part, Izaiah faisait vraiment des efforts. À sens unique. Tu n’en faisais pas. Tu ne voyais pas pourquoi tu en ferais. Mais lui, ça semblait lui tenir à cœur. Il était vraiment têtu. Tu avais même fini par accepter de manger ce qu’il laissait sur la table pour toi. Il pourrait peut-être. Peut-être. Devenir un ami. Mais non. Tu ne voulais pas accepter une telle idée. Tu ne resterais pas à Lumiris. Il ne fallait se lier à personne et ne laisser personne se lier à ta personne, tu allais fuir un jour ou l’autre parce que tu ne pouvais pas rester tout simplement. Tu ne voulais pas t’expliquer. Et tu ne laisserais rien entraver ce simple fait. Tu ne resterais pas. Tu repartirais. Tu étais une vagabonde, une tornade qui n’était pas faite pour demeurer dans un seul lieu toute sa vie. Tu n’allais pas te laisser enchaîner.

Marchant sans faire attention où tu te rendais, tu finis par atterrir dans une grotte entièrement glacée, givrée. Le froid te prenait jusqu’aux os, mais tu avais l’habitude et ça ne t’empêchait aucunement de continuer, de persévérer, d’avancer. Asriel se blottissait dans son cou pour obtenir le plus de chaleur possible, se préserver du froid qui les entourait. Pas à pas. Tu passais ta vie à marcher. Tu avais de l’endurance. Même si ton corps pouvait être épuisé. Même si tu pouvais l’être toi-même. Tu étais épuisée de vivre avec ta haine, ta colère, mais tu ne pouvais pas gérer. Tu ne pouvais pas contrôler. Tu ne pouvais pas. Tu n’y arrivais pas. Tu avais peur. Tu avais mal. Tu avais ce besoin de tout détruire. Tout le monde. Y comprit toi-même.

Tu te figeas alors. Une vague de détresse avait empli la grotte, une solitude puissante qui te perturbait, qui te rappelait la tienne même. Une détresse que tu reconnaissais, mais qui ne t’appartenait pas. Mais tu la comprenais. Pas à pas. Asriel aussi avait ressenti cette vague puissante, et il se blottissait encore plus contre toi pour palier à l’inconfort qu’il ressentait alors. Tu finis par, en progressant dans la grotte, tomber sur un Ramoloss qui ne semblait pas en parfait état. Tu t’étais doucement approchée. Si les êtres humains pouvaient bien crever, même de tes mains ça ne te dérangeait pas, tu n’avais pas la même haine envers les pokémons, bien au contraire.

Et tu pouvais ressentir la douleur, la solitude, la détresse profonde de ce pokémon qui se retrouvait sans doute loin de chez lui. Tu ne connaissais pas son espèce, tu ne pouvais que voir une forme rose. Tu ne savais pas que c’était un Ramoloss. Tu savais seulement qu’il paraissait bien loin de chez lui et qu’au vu de ses pouvoirs, il avait forcément le type psy. Un double type était possible, mais tu ne savais pas trop ce que ce serait. Il te semblait que c’était un pokémon eau de base. Alors ça devait sans doute être un pokémon eau-psy et si c’était un pokémon eau, il était vraiment loin de chez lui.

Tu posas doucement ta main sur sa tête alors qu’il l’avait légèrement relevée pour pouvoir te regarder. Tu demandas à ton Statitik de former un tas de toile et regardas l’autre pokémon. « T’es un pokémon eau, non ? » Il hocha la tête suite à ta question. « Tu peux lancer un peu d’eau sur la toile ? » Le pokémon s’empressa de le faire et tu utilisas la toile comme une sorte de débarbouillette pour nettoyer les blessures qui se trouvaient sur le dessus de sa tête et sur ses pattes. Tu n’avais rien de plus pour aider, mais tu pouvais au moins nettoyer les saletés. Tu te relevas ensuite. Tu ne pouvais rien faire de plus, tu n’avais pas de maison, pas de foyer, tu n’avais rien pour lui. Tu décidas de faire demi-tour. Le froid devenait difficile à gérer, à tolérer. Mais tu entendis du bruit derrière toi et tu vis que le pokémon eau-psy te suivait. Tu continuas d’avancer, et tu l’entendais toujours. Tu finis par t’arrêter en soupirant. « Je n’ai rien de plus à t’offrir. Ça ne sert à rien de venir avec moi. » Mais tu ne pus qu’être frappée par la vague de solitude que le Ramoloss provoqua autour de lui, tu ne pus que comprendre ce besoin de ne pas être abandonné à soi-même encore une énième fois. Sans doute avait-il eu un maître qui n’avait plus voulu de lui. Tu haussas les épaules. « Fais ce que tu veux, t’es prévenu. » La vague de solitude s’éteignit alors que tu le laissais te rejoindre et il marcha à tes côtés tandis que tu sortais de la grotte.
deep deep down, i believe
i can bring you back to me
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)


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