Dusk Lumiris

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i'm a nightmare - isaac
Eleanore A. Idrys
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Sam 4 Jan 2020 - 22:42
nightmare
ft. Isaac
Le temps avait passé. Pas tant que ça non plus. Tu continuais de partir, de fuir, mais peu à peu, tu revenais. Tous les soirs. Tu revenais. Tu ne savais pas pourquoi, tu ne savais pas pourquoi tu revenais, pourquoi tu te posais toujours, que tu retournais dans cet appartement, que tu mangeais ce qu’il te faisait. Tu ne lui devais rien, il avait intérêt à le garder en tête parce qu’il avait beau te dire ce qu’il voulait, il devait forcément avoir quelque chose derrière la tête pour t’offrir tout ça. Mais tu revenais. Tu avais même apporté un peu de tout dans cette chambre. Tu avais trouvé une table de bois et tu l’avais traîné pour pouvoir construire dessus. Tu t’améliorais. Tu faisais des pokéballs. Tu en avais fait dix. Bon. Tu ne savais pas trop à quoi ça allait t’être utile, tu ne faisais pas de capture, mais ce n’était pas grave.

Quand tu travaillais les matières, tu ne voyais que ça, tu n’entendais plus rien, tu étais ailleurs. Ailleurs dans un monde calme, un monde qui n’a rien. Tout ce qui comptait à ce moment, c’était de finir le travail et c’était agréable. Vraiment. Tu ne regrettais pas d’avoir essayé. Enfin, faut dire que tu ne regrettais pas grand-chose. La seule chose que tu regrettais t’avait brisé en des morceaux acérés et t’avait détruit, mais ça avait été ton choix. Tu avais choisi la destruction. La misère, l’absence de joie, la violence, tu avais choisi.
Tu a s s u m a i s.

Et maintenant, tu étais de nouveau de sortie, tu ne restais pas la journée, tu t’en allais toujours. Tu avais besoin de respirer, de retrouver ce que tu connaissais, retrouver la rue, retrouver la misère que tu avais toujours tenue entre tes mains sans jamais la laisser s’en aller parce que c’était ta sécurité, elle était rassurante. Tu savais à quoi t’attendre avec. Alors que le bonheur, l’espoir, c’étaient instables, incertains, tu ne pouvais pas leur faire confiance.

Tu marchais dehors. Ailleurs. Enfin, tu marchais parce que tu avais cet urgent besoin de respirer. Ça ne te faisait pas d’avoir quelqu’un autour de toi bien trop gentil pour que ça ne cache rien, tu avais ce sentiment de toujours devoir être sur tes gardes, tu attendais le coup de couteau, tu attendais le revirement de la situation. Oui, tu attendais que ça revire. Ça ne pouvait pas être calme, ça ne pouvait pas être doux. Tu ne le croyais pas. Tu devais connaître ses limites, connaître ce qui se passait dans sa tête, ses idées, ce qu’il te cachait tout simplement parce qu’il ne pouvait pas être aussi bon. Y’avait anguille sous roches.

Ton regard finit par accrocher sur le bâtiment qui s’imposait devant toi et tu commençais doucement à trembler. Trembler jusqu’à avoir besoin de t’asseoir à même le sol. L’hôpital de Voltapolis. Tu frissonnais. Tu ne pouvais que voir cet enfant qui attendait l’amour d’une mère, ta pire erreur, la seule que tu regrettais, et celle qui te revenait toujours en pleine gueule dès que tu croisais l’hôpital. Tu ne pouvais pas supporter la vue de cet établissement. Tu ne savais pas. Tu ne savais pas dans lequel tu avais mis au monde ton erreur. Mais ça ne changeait pas le fait que la vue d’un hôpital quelqu’il soit te le rappelait. Te rendait inévitablement mal. Bien trop mal. Tu ne voulais pas y penser. Tu voulais tout simplement oublier.

Tu finis par accrocher rapidement le regard de quelqu’un qui sortait de l’hôpital et qui ne semblait pas en meilleur état que ta personne que tous les autres passants devaient contourner. Ils pestaient, certains t’insultaient même, sans obtenir de réactions de ta part. Ton monde s’était focussé sur l’existence de cette personne enrobée de bandages. Tu ne voyais plus que lui. C’était comme une bouée dans ta détresse. Tu avais besoin de quelqu’un pour ne plus voir l’hôpital et c’était tombé sur ce visiblement patient qui ne semblait pas avoir apprécié son séjour dans cet endroit maudit. Parce que oui, pour tout, les établissements de santé étaient des espaces frappés par une malédiction. Ça te permettait de ne pas mettre les pieds dedans. Enfin, de te justifier. Même si tu n’avais personne à qui te justifier.

Oui. Tu dérangeais tout le monde. Tu ne t’en souciais pas. « Hé l’pantin ! » T’avait-on déjà dit que ce n’était pas poli d’aborder les gens ainsi ? Bon. Vu ton éducation et ta façon de parler, on repassera sur la politesse. Tu voulais continuer de t’accrocher à la colère et la haine envers quelqu’un, n’importe qui, tu voulais t’accrocher à sa vision qui te permettait de survivre, de respirer, d’oublier ce qui se cachait derrière. Alors tu n’allais pas le laisser partir de sitôt, oh non, il n’allait pas pouvoir se débarrasser facilement de ta personne et du venin que tu injectais dans l’esprit des autres. « T’as pas l’air d’bien, t’as vu un fantôme ?» T’allais pas le lâcher. T’allais pas être gentille non plus, t’en avais rien à foutre de lui. Rien à foutre de comment il allait. Tu voulais juste t’accrocher.
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Isaac Hayashi
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Lun 6 Jan 2020 - 19:30




I'm a nightmare

"If you can't wake up from the nightmare, maybe you're not asleep." | Eleanore & Isaac


Il y avait ce petit bout de bonheur qui pointait le bout de son nez.
Il y avait cette petite lueur d’espoir au creux de mon cœur qui revoyait le jour.
Il y avait ce côté positif qui faisait de nouveau surface dans ma vie.
Et pourtant, il allait falloir une simple journée pour ruiner tous ces efforts, tous ces progrès réalisés durant ces derniers jours.

Une soirée avait suffi à me redonner pleinement l’envie de vivre, de me battre afin d’accepter celui que j’étais aujourd’hui. J’avais des amis maintenant, j’avais des appuis, des fondements plus solides. Jusque-là, je n’avais jamais voulu leur causer du souci, je n’avais jamais voulu les inquiéter – et c’était la cause de toutes ces fois où j’avais pu ignorer leurs messages ; je n’avais pas voulu qu’ils aient à supporter cette part de malheur, cette part de noirceur en moi –. Mais j’avais aujourd’hui compris que je pouvais compter sur eux et c’était bien évidemment réciproque. Je serais là quand ils en auront besoin. Je serais là s’ils ont besoin de pleurer, s’ils ont besoin de parler ou juste d’un simple réconfort. Je serais là pour eux, que ce soit dans la joie, les rires, les pleurs, le malheur. Aujourd’hui, je les avais à mes côtés et c’était tout ce qui comptait.

Mais voilà le problème : durant une session d’entraînement avec toute ma bande de pokémons, je suis tombé et je me suis écorché au niveau du bras. Or, maintenant, la moindre égratignure pouvait avoir des conséquences terribles. Il avait donc fallu que je me rendre à l’hôpital. En soit, j’aurais très bien pu aller à Artiesta ou même à Nemerya. Pourtant, j’avais décidé d’aller à Voltapolis. A me rendre dans un endroit que je détestais par-dessus tout, autant le faire là où je connaissais un peu le personnel – et où le personnel me connaissait également –. En plus, j’aurais mis ma main à couper que le docteur serait ravi de me prendre en charge – je ne comprenais vraiment pas pourquoi il tenait autant à surveiller ma santé ; c’était un véritable mystère, comme si tout était dans le flou –. Je haïssais clairement les centres hospitaliers mais c’était rassurant de savoir que cet homme ne faisait qu’attendre mon retour. Je n’étais déjà pas très à l’aise à l’idée de m’y rendre, alors avoir un soutien sur place, ce n’était pas de trop. Et puis, cela me permettrait également de faire un check-up de mes brûlures, de mes cicatrices – il y avait bien trop longtemps que je n’avais rien fais ; je ne suivais pas attentivement le protocole que l’on m’avait prescrit, quatre ans auparavant –.

Enfin, ne voulant pas imposer tout ce chemin à ma petite troupe – qui en plus s’inquiétait déjà trop pour moi – j’avais décidé de les laisser à Artiesta. En plus, l’hôpital n’était pas un endroit agréable, ni un endroit pour eux tout court. Ils n’y avaient pas leur place et il était préférable qu’ils restent à l’appartement. J’étais donc parti au petit matin, souhaitant revenir chez moi le plus vite possible. Le trajet, que j’avais fait en bus pour une fois, sembla durer une éternité. J’avais presque tremblé tout du long tant l’idée de passer le pas de la porte de ce bâtiment immense et froid me faisait frissonner – c’était une sensation désagréable et puis il y avait tous ces regards ; c’était pour ça que je ne voulais jamais prendre les transports en commun –. Nous avions fini par arriver – j’avais limite sauté du bus tant je n’étais pas à mon aise –. Puis je m’étais dirigé vers le centre hopistalier de Voltapolis, d’un pas très peu déterminé.

Une fois devant, j’avais inspiré un grand coup, comme prenant mon courage à deux mains. A l’accueil, la femme me fit un large sourire – visiblement, elle n’était plus autant effrayée que les autres fois où, si elle l’avait pu, elle serait très probablement partie en courant –. Les gens, à force de me voir, pouvaient donc cesser d’avoir peur ? Enfin, elle fit appel aussitôt au médecin qui voulait absolument me prendre en charge. On m’avait dit d’aller attendre quelques minutes sur une chaise – qui se transformèrent en quinze bonnes minutes – avant qu’il n’arrive. Il vint ensuite me chercher. Il s’occupa de mon écorchure qui n’était pas très belle à voir et, comme je l’avais prédit, me fis faire toute une batterie d’examens pour tout le reste. J’avais l’impression qu’il avait réellement pitié de moi et j’avoue que je ne savais pas vraiment comment le prendre. Mais bon, c’était un homme très agréable, sympathique et surtout très rassurant.

Les examens finit, je pus enfin quitter l’hôpital. J’avais beau eu garder ce sourire d’apparat, mon visage devint livide une fois sortie. Il me fallait un petit remontant, un petit quelque chose à grignoter. J’allais d’ailleurs me diriger vers la supérette la plus proche, lorsqu’une voix m’interpella – évidemment, elle ne connaissait pas mon prénom, mais rien que le simple mot employé me fit comprendre que c’était à moi qu’on parlait –. « Hé l’pantin ! » Je me stoppai net, avant de me tourner doucement vers la personne en question, une jeune femme. J’arquai un sourcil, le regard méfiant. Que pouvait-elle bien me vouloir ? « T’as pas l’air d’bien, t’as vu un fantôme ?» Je n’avais pas envie de parler. J’aurais donc pu tout simplement tracer ma route, continuer mon chemin. Mais mes jambes m’en empêchèrent – ou du moins elles décidèrent de se rapprocher un peu de cette femme –. Fichu corps qui n’obéissait plus à rien et qui n’en faisait qu’à sa tête.

« Si, ça va parfaitement bien. En revanche tu as raison, j’ai bien vu un fantôme, juste devant moi actuellement. » Lançais-je d’un ton cynique. Non, ce n’est plus toi, tu n’es plus comme ça. Pourtant, devais-je me laisser faire ? Toute personne intelligente aurait fait comme tel. Mais pas moi. Je préférai rester, chercher le conflit, plutôt que de m’éloigner et ne pas prêter attention à ses propos. « Qu’est-ce que tu me veux ? Tu veux te foutre de ma gueule, c’est ça ? J’ai pas que ça à faire et j’ai pas de temps à perdre. » Disais-je, mon regard planté dans le sien.


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