Dusk Lumiris

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When we met (at the house of runaways) // Lua
Elyas N. Stark
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Mar 7 Jan 2020 - 19:57
Lua Amasis
At the house of runaways
Le monde est minuscule sous tes pieds.
C’est pour ça que t’aimes te percher dans les hauteurs : quand les autres sont à peine visibles si loin en-dessous, à s’activer comme une fourmilière aux galeries balisées de néons aveuglants, tout te semble un peu moins signifiant. Tu les vois, mais la réciproque est fausse ; tu les observes en te perdant dans tes pensées.

Qu’est-ce que ça faisait d’être l’un d’entre eux ? Tu anesthésies ta solitude et tiens son corps froid contre toi (elle te suivait sur tous les chemins même escarpés, tu lui dois bien ça à ta fidèle alliée). Oh tu sais que t’as ta place nul part, ni ci-bas, ni là-haut. Ce n’est que chimère éphémère, comme les astres illuminant la voûte céleste. parfois tu te demandes si ta venue au monde n’était pas simplement une erreur de calcul (t’es de trop, c’est évident).
Alors pourquoi pas te laisser tomber ? Si seulement personne ne s’en souciait. Si on ne t’avait pas sauvé une fois, te privant de l’illusion que ta disparition passerait inaperçue - tu sais pas ce que Gladys te veut, pourquoi elle tient autant à toi quand tu lui as apporté que des misères, tu pourrais penser qu’elle se réjouissait juste de te voir agoniser si tu la connaissais pas si bien. Quoi qu’il en soit lorsqu’elle a décidé de te retenir, elle t’a privé du courage de franchir le pas pour de bon.

Depuis tu te contentais de caresser l’idée de tes doigts avides (l’appât du vide).

Un souffle froid, comme t’en sentais souvent au sommet des grands bâtiments, fait naître un tremblement puissant à la base de ton épine dorsale. Instinctivement tu ressers les épaules pour préserver le peu de chaleur que ton corps produit en attendant que ce frisson atteigne ta nuque. C’est pas agréable mais t’es habitué.
Une fois décontracté tu tâtonnes le fond de tes poches pour en sortir de quoi te brûler une cigarette. Tu la commences doucement, prends le temps de savourer chaque centimètre cube de la vapeur toxique qui s’infiltrait dans tes bronches.

Avant d’expirer, tu te tords le cou pour contempler un point obscur pile au-dessus de toi. Et tu retiens ta respiration en te demandant combien de secondes tu pourrais contenir la nicotine dans ta gorge (le genre de question stupide que tu te posais parfois, quand la nuit était longue).  
Tu venais tout juste d’atteindre les limites de ton corps lorsqu’un crissement strident te parvint de l’arrière. T’as pas besoin de te retourner pour savoir : quelqu’un a eu la même idée que toi, à savoir se réfugier sur le toit le plus haut du quartier pour être en paix. Sauf qu’à deux ça marchait moins bien pour les gens de ton (votre) espèce.

Néanmoins tu lâches « Si tu cherches une planque, celle-ci est prise. » en espérant que tes intentions seraient claires (y’a pas la place pour deux âmes égarées ici ce soir). Un, deux, trois ; pas de nouveau bruit de porte. Tu tournes la tête en te demandant si tu t’étais pas trompé, jusqu’à trouver une silhouette gracieuse. Une femme, que la majorité considérerait sans doute comme jolie (toi t'étais dans la section "on s'en branle"), avec des cheveux d’une teinte similaire aux tiens.
Et pieds nus ; le détail incongru te fait hausser un sourcil.

C’est alors qu’un courant ascendant remonte la façade de votre perchoir, te déstabilisant légèrement (les risques du bord) pour ensuite souffler dans tes épis clairs. Tu fixes l’inconnue encore un peu, en vacillant doucement, avant de te détourner.

Elle finirait bien par partir. Mais parce qu’elle avait su piquer ta curiosité, tu insisterais pas pour la chasser.
(tant qu’elle se faisait oublier)
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Lun 27 Jan 2020 - 3:27
Elyas N. Stark
When we met (at the house of runaways)
Moment du jour :
Nuit

Température :
Fraîche
Elle était le souffle de l’hiver, le froid dans les cœurs solitaires.
Elle était indifférence et certitudes impassibles, sentiment d’avoir volé son existence à plus offrant qu’elle.
Lua existait parce qu’elle respirait, parce que son corps s’accrochait, parce que sa conscience errait… Mais elle était certaine d’être une toile tristement abandonnée et incomplète. Elle était le trésor caché d’un vieux grenier. Celui qui perdait de sa valeur sous une épaisse couche de poussière, celui que l’on jetait aux vidanges après des années sans une simple pensée… Elle n’avait sa place nulle part. Aucun mur pour l’afficher, aucun regard pour sa beauté inachevée.
Lua était parce qu’il fallait être, mais elle n’appartenait pas à ce monde.
Ni a aucun autre monde.

Abandonnée à la nuit, la jeune femme admire. Elle admire les tours en quête du ciel, admire la ville qui fourmille sous elles. Elle ferme les yeux, parfois un peu trop longtemps, elle bouscule un corps perdu dans la même insignifiance que la sienne. Elle voit plus qu’elle ne veut voir, mais elle se satisfait d’une ville endormie et amputée de ses ouvrières. Les couleurs s’estompent, l’agitation est moindre.
Elle ne peut exister qu’en dehors de la société. Elle ne veut pas voir, elle ne veut pas accéder à cette intimité décadente, à cette familiarité insolente. Elle ne veut pas s’enivrer de leur méconnaissance personnelle… Alors elle se restreint tristement. Lua vit quand eux ne vivent plus. C’est plus facile ainsi. Elle déteste un peu moins l’humanité lorsqu’elle n’y est pas confrontée…

Empruntant les escaliers d’un bâtiment qu’elle connait bien, Lua laisse ses pieds nus marteler l’indomptable froid du fer. Elle ne réagit pas, elle a l’habitude. Elle n’aime pas s'incomber de détails superflus, de vêtements dont elle ne voit pas l’utilité.
On disait d’elle qu’elle avait toujours été trop insouciante, qu’elle creusait elle-même le faussé qui la séparait du reste de la société. On lui avait toujours indiqué qu’elle devrait apprendre à se conformer, à s’incommoder du stricte minimum… Mais l’Amasis n’avait jamais écouté.
Peut-être se pensait-elle au-dessus de ces superficialités. Personne n’avait jamais su, pas même elle.
Sous ses pas, la structure résonne. Elle profite de ce son régulier, de cette impression d’être sur le chemin vers la maison… Vers l’endroit qu’elle a choisi pour être l’hôte de sa mélancolie, de ses pensées les plus confuses, indécises.

Malheureusement, en atteignant le sommet de la ville, un détail vient perturber sa douce euphorie. Elle se présente d’abord sous la forme d’une tache rouge, d’une douce aura incandescente à laquelle son corps réagit spontanément. Tensions, méfiance sourde. Lua sait. Elle sait les ravages d’une telle couleur sur une vie, sur une existence esseulée. Fronçant légèrement les sourcils, elle s’arme d’une curiosité suffisante pour voir.
Car derrière chaque aura se cache un homme, une femme, qu’elle efface plus souvent qu’autrement.
Mais pas aujourd’hui. Parce qu’elle ne s’attendait pas à perdre son trône, à abandonner son sommet aux mains d’une âme tourmentée. Sans s’en rendre compte, elle enfonce légèrement ses dents dans la peau de ses lèvres. Agacement. « Si tu cherches une planque, celle-ci est prise. » Esprit de contradiction, désir risible de garder une main ce qu’elle a la certitude de posséder. Enfant.

S’avançant silencieusement vers l’aura trouble qui danse sous ses yeux, elle admire plus en détails son propriétaire : un jeune homme à l’apparence harmonieuse avec la colère qui le dévore. Elle n’a pas envie de l’aider, d’être le gouffre capable d’avaler sa haine. Lua n’était pas venue pour ça ; elle voulait voir la ville danser sous elle, elle voulait profiter de sa soirée, de cet instant de calme avant qu’une représentation ne vienne tout gâcher.
C’est différent que d’être le souffre-douleur improvisé d’un punk en mal de vivre. Parce qu’elle se doute, elle se doute qu’une telle flamme ne naît pas d’une existence paisible… Et malgré elle, ça lui arrache un peu de son humanité de voir des gens aussi perdus.
Brebis égarée, existe-il une autre finalité que la falaise la plus escarpée ?

S’assoyant doucement à quelques mètres du jeune homme, la belle nourrit le silence. Elle n’est pas venue parler… Mais trouve-t-elle un peu de réconfort dans ce dialogue avorté ? Regardant la ruelle au pied de leur tour d’observation, la jeune femme laisse la fraîcheur nocturne s’infiltrer dans ses poumons… Puis elle ouvre la bouche. « Tu ne survivrais pas à cette hauteur. Personne ne survivrait. » Quelqu’un a-t-il déjà eu le cran d’essayer ? Une âme plus égarée que la leur est-elle déjà venue se libérer de ses chaînes sur le même rebord qu’eux ? « C’est pour ça que tu es venu ? Tu peux être franc, je ne compte pas t’en empêcher… » Parce qu’elle n’aimait pas s’immiscer dans d’autres vies que la sienne.
Elle laissait les gens être ou ne plus être, ce n’était pas à elle d’en décider.
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Elyas N. Stark
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Mer 29 Jan 2020 - 18:00
Lua Amasis
At the house of runaways
Qui serais-tu sans cette haine venimeuse ?
Que serais-tu sans cette rage destructrice ?
T’étais rien ni personne ; au mieux un grain de poussière dans l’univers, au pire un gouffre sans fond. Un ramassis sans but ni sens de matière organique, qui pour se mouvoir était devenu démiurge de des propres maux. Ce qui te définissait le mieux, c’était la violence sans nom qui t’animait. Tu savais plus faire sans elle et ses lames acérées que n’émoussaient les larmes.
T’étais si vide (tristement vide), que sans ta douce fureur tu ne serais même plus toi.

Or celle-ci vacillait ces derniers temps. Tantôt faible braise menacée d’extinction, tantôt brasier si intense qu'il se consumait lui-même. Tu la contrôlais pas vraiment, c’était même plutôt l’inverse : elle était depuis longtemps maîtresse de ton corps et bourreau de ton esprit (exécutive sans pitié de ta culpabilité).
Ce qui avait changé ? Pas grand-chose en soi, on avait simplement ravivé tes fantômes passés avec des lumières différentes. D'un côté l'espoir, le pardon que tu refusais ardemment ; de l'autre la colère et la pénitence recherchée depuis longtemps.

Mais finalement aucune de ces voies ne te satisfaisait pleinement. T'étais difficile.

Oh ça ne t'avait pas laissé indemne, ces retrouvailles avec Achille puis Ezekiel. Pourtant tu t'efforçais à l'indifférence. Tu voulais faire croire que leurs paroles n'avaient pas tant d'importance, parce que tu savais rien de mieux qu'attaquer et fuir (et les deux se succédaient dans un cycle sans fin). Elyas Nathanaël Stark, l'enfant téméraire à outrance, était devenu peureux ; timide envers les mains généreuses et les espoirs d'avenir.

Était-ce plus facile de se renfermer que de faire face ? Pour toi, oui. T'étais cloîtré dans ton autocratie aux frontières barbelées pour empêcher quiconque de franchir tes frontières. Personne ne pouvait explorer, encore moins te conquérir ; essayer c'était se mordre les doigts. Tu n'avais jusque-là croisé aucune âme assez masochiste pour aller jusq'au bout de l'expérience (ça t'allait très bien comme ça).

Cet étrange personnage qui était venu troubler ta retraite ne ferait pas exception - tu ne te posais même pas la question à vrai dire, ta solitude était comme une loi de la nature et qui remettrait en cause l'ordre du monde ?
(Toi ; toi tu le remettais en cause tous les jours ; toi t'avais envie d'arracher au destin toutes ses griffes pour les lui planter en pleine gorge et le plier à la volonté ; pour qu'enfin ce soit toi qui disparaisse et qu'enfin Kattie vive les heures que tu lui avais volées ; sauf que t'avais fini par comprendre, ça sert à rien de se débattre contre une chose aussi irrationnelle et omnipotente que le sort)

Le silence qui s'installa entre vous te convint. T'étais pas du genre sociable, sa présence ne te dérangeait pas tant qu'elle ne s'imposait pas. Aucune curiosité inutile, ni d'inquiétude de convenance. Ah oui c'est vrai qu'un mec qui se suspend 300 mètres au-dessus du vide, il faut forcément se demander si c'est pour admirer la vue ou se laisser tomber. Qui donc serait foutu de s'occuper de ce qui les regarde, quand ils peuvent vivre une histoire incroyable ? Quand enfin, on peut les libérer de leur quotidien barbant ? Ridicules.
T'espérais qu'au moins, ce drôle d'oiseau serait différent.

« Tu ne survivrais pas à cette hauteur. Personne ne survivrait. » Tu fermas les yeux en appuyant l'intérieur de ton poignet contre ton front, ta cigarette toujours allumée entre tes doigts à quelques centimètres de ton visage. Pourquoi avait-il fallu qu'elle l'ouvre ? Pour te dire ce que tout le monde savait, en prime. Belle manière de gâcher l'air. Tu pris même pas la peine de répondre, préférant tirer une nouvelle taffe. T'allais l'ignorer, simplement.
Sauf qu'elle continua.

« C’est pour ça que tu es venu ? Tu peux être franc, je ne compte pas t’en empêcher… » Cette fois-ci tu dardas les yeux sur sa silhouette, étrangement élégante bien qu'avachie au bord du vide. Un nuage de mauvaise augure obscurcit ton faciès. « Et ? » Un panache de nicotine se faufila entre tes lèvres quand tu pris la parole. Tu attendis quelques secondes, sans la lâcher du regard ; évidemment aucune réponse ne vint. « Exactement. Merci de m'avoir rappelé que la chute me tuerait, c'est vrai que je m'en doutais pas. » Sarcasme. « Mais j'ai pas besoin qu'une gosse sortie de nul part se la joue mentaliste avec moi. »
Aussitôt tu retournas à ta contemplation du monde, ne souhaitant pas te concentrer sur la demoiselle plus longtemps. Que ce soit de la pitié, de la curiosité ou de la politesse ; t'avais pas besoin qu'elle se mêle de tes affaires.
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Mana'arii Ehu-kai
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Mer 12 Fév 2020 - 0:18
Elyas N. Stark
When we met (at the house of runaways)
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Nuit

Température :
Fraîche
Elle comprenait.
Elle comprenait ce désir de sentir le vide sous ses pieds, cette envie de s’y abandonner corps et âme.
Plus jeune, elle s’était souvent demandé quelle émotion on pouvait retirer d’un tel saut… La peur ? L’excitation ? En dépit de ses longues heures de réflexion sur le sujet, elle n’avait jamais trouvé. Elle supposait que ça devait être une réponse fluctuante, qu’il y avait tout autant de façon de vivre la chute qu’il y avait de suicide dans le monde… Mais le geste, sans un regard pour les motivations derrière, était sans nul doute libérateur. Après tout, personne ne s’abandonnait aux portes de l’enfer sans la volonté de fuir quelque chose…

À cette idée, la belle esquisse un léger sourire qu’elle offre en sacrifice à la nuit.
Et lui, quelle fraction de cette réalité crue souhaitait-il fuir? Même si elle n’osait plus poser ses prunelles ambrées sur ce corps qui lui faisait barrière, elle voyait dans son aura trouble que quelque chose le tracassait, qu’une colère immense noyait tout ce qu’il lui restait d’humanité… Mais pourquoi ? La réponse ne l’intéressait pas vraiment, mais Lua avait toujours eu un faible pour les souffles courts et brisés. Elle en avait croisé un bon nombre, jamais elle n’avait tendu de main. Elle ne voulait pas s'ajouter à leur équation, devenir une variable influente. Sa sensibilité ne franchissait jamais pas le mur de son indifférence… Depuis des lustres, elle se fermait à l’idée de devenir le perchoir de quelqu’un, elle se battait contre ces esprits mis à nus sans leur consentement. Alors pourquoi serait-ce différent cette fois-ci ?

Ce n’était qu’une guerre de territoire.
Si son adversaire avait choisi de mettre un terme à leur affrontement y emportant sa vie, elle ne l’en empêcherait pas. Jamais elle ne s’opposerait aux cris de détresse d’un cœur lacéré, jamais elle ne serait le héros d’une âme en perdition. Lua n’était qu’une spectatrice, Lua n’était qu’admiration devant la complexité de l’homme.

« Et ? » Silence. Lua ne détourne pas ses yeux du vide, du gouffre dans lequel elle a jeté son esprit et son dévolu. Elle n’avait pas prévu de suite, de mots pour compléter sa pensée. Ignorant l’odeur de la nicotine traçant route jusqu’à ses narines, elle hausse à peine les épaules. Aucune réponse ne vient. Il n’y a pas de "Et" pour boucler la boucle, il n’y a rien. S’il souhaite partir avant elle, la jeune femme se contentera de lui offrir sa place au sommet du monde. Elle tournera les talons, admettra sa défaite et victoire des jours à venir. Tout simplement. « Exactement. Merci de m'avoir rappelé que la chute me tuerait, c'est vrai que je m'en doutais pas. Mais j'ai pas besoin qu'une gosse sortie de nul part se la joue mentaliste avec moi. » Avec un meilleur sens de l’humour en main, Lua aurait pu rigoler. Elle s’était préparée à ce genre de réaction, à cette colère redirigée contre elle. Il n’avait pas démenti, avait-elle eu raison de croire ?

Intrigué, l’Amasis relève son regard vers lui pour mieux l’observer. Elle n’en avait pas peur. Elle n’était pas… Comme ça. Elle ne s’inquiétait pas de la haine venimeuse des gens, de la retombée de ses mots. Lua assumait, tout simplement. Son existence ne faisait pas l’unanimité et personne ne l’en graciait. Même en se voulant détachée et indifférente, Lua parvenait à être envahissante et lourde. Elle détestait ces yeux, cette malédiction. Elle détestait de voir et de savoir tout ce qu’on ne voulait pas lui dire. « Pas besoin d’être mentaliste… » admit-elle dans un demi-sourire. Ramenant l’une de ses jambes contre elle, la belle l’entoura de ses bras avant d’y déposer son menton. Elle essuyait aussi rarement les paroles acerbes qu’elle s’intéressait à l’être humain… Elle ne savait pas comment réagir, quelle attitude adoptée. Elle se contente d’être elle-même, espérant que cela suffira, qu’il ne la poussera pas. « Il suffit de te voir pour comprendre. » Il suffit de voir ta couleur, d’admirer ce rouge ardent, cette colère qui te dévore.

Lua comprenait trop.
Elle comprenait plus qu’elle ne voulait comprendre et ça la dévorait. Si on lui en avait donné le choix, elle aurait largement préféré s’asseoir à côté de cet inconnu et s’indigner de la véhémence de ses paroles. Elle aurait aimé être en colère, être révoltée par la gratuité de ses propos. Mais elle n’y parvenait pas. Parce qu’envers et contre tous, Lua comprenait.
Et ça la faisait chier.

« Le regard, les vêtements, les cheveux, la posture, l’attitude, les mimiques… Tout chez toi est profondément usé. Même un enfant le verrait. » Admet-elle dans un murmure en détournant ses yeux de son interlocuteur. Lua n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, de confronter ton vis-à-vis à la vérité qui a creusé son nid dans son esprit. Elle parle peu, mais elle parle bien.
Ou pas.
« Si c’est vraiment ton intention, je ne compte pas jouer les héros. Dis-le-moi simplement pour que je puisse partir. Je ne compte pas admirer tes dernières minutes. » Il pouvait mentir, il pouvait prétendre pour avoir la paix, mais elle saurait. Lua savait toujours.
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Jeu 13 Fév 2020 - 17:36
Lua Amasis
At the house of runaways
Tu comptais pas vraiment sauter. Aussi tentantes puissent être les sirènes de ton affliction, aussi charmeuses soient leurs maudites voix, tu savais qu'elles ne t'auraient pas. Pas ce soir.
Qu'avais-tu en trop - ou en trop peu - pour résister ? En soi, t'étais persuadé que même si tu tombais ça changerait rien pour personne. Du moins pas en négatif.

(Et si on t’enterrait demain, combien te pleureraient ? Moins que ceux qui danseraient sur ta tombe)
Tu tenais d'un équilibre faillible.

Dans cet état profondément instable, sa présence te bousculait. Elle t'aurait à peine effleurée si le silence n'avait été brisé (accord tacite unilatéral, sa proximité était tolérée au prix de la discrétion). Mais c'était fait, de façon ennuyante en prime
Ainsi tu t'accordais le droit de balancer toute politesse par-dessus bord.

Cependant le calme avec lequel la demoiselle réagit te coupa en partie des sources de ta colère et ta malveillance. Tout, de sa posture détendue à son ton détaché, indiquait qu'elle ne s'offusquait pas le moins du monde. Ni qu'elle comptait bouger. Avec une honnêteté désarmante (une brutalité digne de la réalité), l'inconnue expliquait que même si tu te suicidais son premier souci était de ne pas être témoin.

Cette passivité te surprit assez pour que tu ne pipes mot pendant plusieurs secondes.
Tu en avais croisé, des âmes ; même dans ton confinement volontaire tu arrivais à tomber sur quelques semblables plus ou moins originaux. En revanche, ils étaient rarement aussi… naturellement directs. Les propos de la jeune femme n'étaient pas une preuve que la vie ne représentait rien à ses yeux, plutôt qu'elle ne comptait pas ingérer dans celle des autres.

Ce n'était ni le détachement total des hypocrites qui ne faisaient que parler, ni l'intolérance insupportable de ceux qui tenaient à imposer leurs valeurs. Et tu ne sentais ni la moindre curiosité, ni la moindre envie dans sa voix.
Qu'éprouvait-elle, alors ? Que pensait-elle ?

Voilà que c'était toi désormais qui t'interrogeais sur son compte. Fait assez rare pour le souligner. Tu n'avais jamais été le plus empathique ni le plus altruiste des Hommes ; au contraire, gamin tu avais tendance à prendre ce que tu voulais sans demander la permission ni vérifier que tu ne lésais personne. On te réprimendait souvent sur ce point.

Aujourd'hui, maintenant que le mal avait gangrené ton être, il était trop tard pour changer pas vrai ? Pourquoi te soucier des émotions ou des idées autres que les tiennes ? Tu ne savais que les écrabouiller, consciemment ou non.
Quitte à marcher, autant ne pas savoir si c'était sur de la pierre froide ou de belles fleurs ; ça n'allégeait pas tes crimes, mais au moins tu les ignorais.

En bref, tu ne savais vraiment pas pourquoi ton regard la chercha. Pourquoi tu voulais t'accrocher à son existence décalée, qui contre les auras des réverbères te paraissait aussi floue que la tienne.
Elle se découpait avec des bords sombres et des facettes secrètes, qui la rendaient incapable de cohabiter en phase avec le monde.
(Comme toi)

Vous étiez deux électrons bombardés dans l'univers sans proton à suivre, seuls jusqu'au bout de la nuit. Mais deux charges similaires ne devraient-elles pas se repousser ?

« Et toi, pourquoi t'es ici ? » Demandes-tu, sans la quitter des yeux cette fois. « J'en déduis que c'est pas pour sauter. Tu suggéras ensuite, railleur Une fugue ? Tu devrais rentrer avant que tes parents te retrouvent alors. »
Sauf si ce qu'elle fuyait, c'était le monde.

(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Mana'arii Ehu-kai
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Sam 15 Fév 2020 - 2:28
Elyas N. Stark
When we met (at the house of runaways)
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Nuit

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Fraîche
Elle ne jugeait pas.
Elle ne jugeait jamais. Qui était-elle pour se permettre d’arbitrer une autre vie que la sienne de toute façon ? Lua n’était pas dieu. Elle n’avait jamais aspiré à le devenir, à s’arracher ses droits divins de vie ou de mort. Au travers les couleurs, les dommages de la « maladie mentale », gérer sa propre existence était déjà un défi suffisant pour ne pas s'encombrer de celle des autres.
Les gens pouvaient bien s’embraser du vide et de la sensation du bitume froid contre leur corps inerte. Elle l’acceptait. Elle savait que ce genre de chose arrivait, que le bonheur pour tous les hommes était un rêve illusoire, que la perfection n’était pas ce de monde.
Elle espérait seulement ne pas en être témoin, ne pas graver ce genre d’image indélébiles dans les cases d’une mémoire beaucoup trop photographique.

Jamais elle n’avait su ce qu’il advenait des auras lorsque les dépouilles abandonnaient leur dernier souffle à l’univers. Disparaissaient-elles ? Se gravaient-elles à la manière d’un vieux CD, d’un souvenir du passé ?
Avait-elle vraiment besoin de savoir ?
Lua se posait trop de questions et elle obtenait trop peu de réponses en retour. Parfois, ça la saoulait. Ce soir, entre autres, elle exécrait un peu cet esprit qui ne cessait de s’interroger pour un peu de vide à combler.

Voyant le regard de son vis-à-vis se poser sur elle, la belle ne réagit pas. Elle ne sait pas quoi penser de lui, de ses paroles acerbes, de sa colère. Elle se sent plus près qu’elle ne l’est… C’est une malédiction qui lui colle à la peau depuis l’équivalent d’une éternité à ses yeux et elle n’en peut plus.
Mais elle ne dit rien.
Parce que les gens ne le croient jamais, parce qu’elle n’a pas besoin d’être étiquetée comme une illuminée... Être marginale suffit largement pour une vie de misères, nul besoin d’ajouter un peu de piment à sa réputation.
Qu’en était-il de lui ? Comment les gens le percevaient-ils ?
Elle aurait aimé le lui demander, combler le silence, effacer un peu la colère… Mais elle savait que le soumettre à sa curiosité risquait de mettre le feu aux poudres. Elle ne voulait pas essuyer une deuxième vague d’acidité. De toute manière, Lua n’avait jamais été curieuse.

« Et toi, pourquoi t'es ici ? » Oh ? Intriguée, la belle cesse d’admirer la ville qui dort sous elle. Nullement craintive, elle confronte ses pupilles ambrées à celle mentholées de son ami du soir. « J'en déduis que c'est pas pour sauter. » Bravo, Sherlock. Amusée, elle risque un sourire effacé. « Une fugue ? Tu devrais rentrer avant que tes parents te retrouvent alors. » Une fugue… Elle n’avait jamais eu ce genre de spontanéité, ce genre de courage. Si un jour elle partait, personne ne la rechercherait… Et pourtant, elle restait. Lua n’avait nulle part où aller, aucune vérité à épouser à l’extérieur de son cirque.
Elle détestait cette vie. De tout son cœur, de tout son âme.
Et pourtant, elle s’en contentait. Douce petite chose soumise à son maître et sa patrie.
Le bonheur n’était qu’accessoire à côté de la fidélité.

« Je te parais si jeune que ça ? » s’informe-t-elle avec amusement. « Je vais le prendre comme un compliment. » Parce que la quête de la jeunesse éternelle était un idéal qui avait transcendé à la fois les années et les époques… Si, à l’aube de la vingtaine, Lua en faisait encore seize, alors peut-être franchirait-elle tôt ou tard la cinquantaine avec la certitude d’un visage bien conservé.
Les gens l’envieraient sans nul doute.
Mais elle ne verrait pas les gens. Mais quelle bénédiction inutile que d’être jeune pour l’éternité quand on ne voulait croiser personne…
« J’aime voir la ville danser sous mes pieds. » Sans la moindre crainte, elle retourne sa tête et cesse d’admirer son admirateur d’un soir. Elle continue de sourire, apaisée malgré le rouge qui brûle de mille feux dans un coin de sa vision. « D’ici, je vois tout… » Ou plutôt, elle ne voyait rien.
Elle voyait les gens de si haut qu’elle les admirait comme une masse informe et incolore. Elle ne parvenait pas à distinguer la nature qui les animait, les sentiments qui les dominaient. Elle voyait les gens comme de petites fourmis dont elle ne discernait pas les détails… C’était agréable de se sentir normal, ne serait-ce que pour quelques minutes volées. « Tu n’as pas cette sensation d’être roi ce soir ? De tous les voir sans qu’eux ne te calculent ? » Peut-être n’est-il pas comme elle, peut-être ne s’alimente-t-il pas de la même fascination...
Ça ne change pas grand-chose au final. Lua ne s’attends pas à trouver en lui une personnalité semblable à la sienne ni une âme-sœur. « Ne t’en fais pas, la police ne débarquera pas d’une seconde à l’autre avec un avis de recherche à mon nom. Rien ne viendra briser ton moment de quiétude. » Ni la sienne.
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Elyas N. Stark
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Lun 17 Fév 2020 - 16:56
Lua Amasis
At the house of runaways
Comme un compliment, hein ? Difficile de dire si c'était sincère ou si elle se te taquinait l'air de rien. Et au fond tu t'en fichais un peu. Ça t'intéressait pas de savoir si elle se vengeait parce que tu la traitais comme une gamine ou si c'était un vœu sincère de jeunesse éternelle.

Si elle était assez vexée pour répliquer, c'est que t'étais pas si loin de la vérité ; si elle était l'une de ces femmes obnubilées par la beauté immuable, grand bien lui fasse.

Tu mimiquas son sourire en répondant « Qui te dit que c'en est un ? » tandis que vos regards se rencontraient, insondables l'un comme l'autre. Vous étiez passés maîtres dans l'art d'instaurer une fine couche de glace sur ces miroirs souillés, pour donner l'illusion que vos entrailles étaient vides (que vous n'étiez pas si étrangers, pas si esseulés).

Dans ton cas cela dit, cette couverture était si fragile ; elle se fissurait dès qu'un impudent marchait dessus pour laisser un geyser brûlant le blesser (tu étais un mélange de neiges éternelles et de volcans en éruption).
Quant à celle de ton interlocutrice, tu ne saurais voir à travers leur ambre fossilisée. Mais ils t'intriguaient, comme leur propriétaire en cet instant.

Ton intérêt n'était que passager, tu en étais certain.

Vous vous détournèrent ensuite pour revenir à votre contemplation commune, toi portant une nouvelle fois ta cigarette à tes lèvres.
Tu ne répondis pas à son premier commentaire. Son point de vue te parlait pourtant (ou était-ce justement parce qu'il résonnait en toi que tu gardais le silence, pour ne pas en dire trop ?), mais sur le moment tu te sentais pas de parler. Ainsi la jeune femme eut tout le loisir de continuer la conversation.

Un roi ? Quelle blague. Si belle qu'un ricanement résonna dans le vide à vos pieds.
Tu ne t'étais pas imaginé au sommet depuis longtemps ; il fut une époque où tu avais de l'ambition, des rêves plein les mains (t'avais tout ce qu'il te fallait, à en déborder sans t'en rendre compte). Maintenant ? Oh, même toi tu n'oserais attendre autant d'un rébus de l'humanité. D'une moitié d'homme.

« J'ai une tête à ce genre de conneries, peut-être ? Non, j'voulais juste avoir la paix. Le monde en bas est trop peuplé. Par des gens qui n'avaient pas conscience de leur chance. Enfin c'était le plan, avant que tu débarques. » Charrias-tu d'un ton sérieux.
Enfin, à moitié.

L'inconnue te rassura cependant en affirmant qu'au moins, la police ne débarqueraient pas pour ruiner définitivement la soirée. C'était une bonne nouvelle (d'autant plus que tu n'aimais ni les flics, ni les médecins). « Ou pas pour fugue, mais pour voyeurisme ? » A ta propre surprise, un rictus amusé s'afficha sur tes traits fins, avant que tu rajoutes « T'es marrante quand même, un moment t'expliques qu'on peut se suicider tant que c'est pas devant toi, l'autre que tu aimes épier des inconnus. Difficile de savoir si tu t'intéresses à ton prochain ou non. »

C'était du sophisme. Un non-sens. T'essayais de la jauger selon des standards trop répandus pour être utiles. Seulement tu savais pas comment satisfaire ta curiosité autrement que par ce Qui est qui.

T'allais t'accommoder de cette discussion, le temps d'une partie. Puis tu t'ennuierais et vos chemins se sépareraient à jamais. Tu connaissais le schéma ; tu comptais pas t'en faire une amie alors que t'étais pas fait pour ça (pour réunir entre tes mains quelques diamants précieux à chérir ; t'avais tout eu une fois et tout était perdu, hors de question de revivre cette torture)

(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Jeu 5 Mar 2020 - 0:56
Elyas N. Stark
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Elle n’avait jamais ressenti le besoin d’être désagréable pour se prouver, mais elle respectait ceux pour qui c’était une nécessité.
Lua était un être de contemplation, d’admiration. Elle ne voulait pas influer, elle ne voulait pas devenir une joueuse de plus sur l’échiquier. Elle faisait dans la subtilité, s’amourachait de son rôle de voyeuse. Lua n’était pas quelqu’un de compliqué : elle n’aspirait qu’à un peu de tranquillité. Elle était l’œil indécent qui mettait à nu l’âme des gens et ça ne lui plaisait pas.
Pourtant, en cette soirée d’accalmie, elle avait enfreint toutes ses règles.
Elle avait parlé à l’humanité, lui avait volé quelques mots. Elle ne savait pas si elle en tirait quelconque satisfaction, si elle se plaisait dans cet intérêt embryonnaire… Lua ne savait pas qui elle était ni quels rapports elle entretenait avec l’univers.
Lua ignorait beaucoup de choses sur elle-même et sur le monde.

Mais ça ne la dérangeait pas, Lua s’amusait de son ignorance, sa rupture volontaire avec les fondements de notre société… Parfois, elle succombait à quelque curiosité, mais ça ne pouvait durer. « Moi-même, je pense que ça suffira… » Elle n’avait pas besoin d’exister dans le regard des gens.
L’Amasis n’était personne. C’était une âme égarée, un fantôme venu hanter les rues endormies. Elle n’entendait pas à être admirée ou approuvée.

Jamais encore elle n’avait caressé une carapace aussi épaisse, un désir de déplaire aussi vif et vivant... Ça ne l’effrayait pas : Lua faisait partie de celles qui ne voulaient savoir. Elle se sentait en droit de ne pas intervenir si elle se berçait de l’ignorance la plus douce… Et ça lui plaisait.
Ce détachement, cette improbable satisfaction d’être éternellement dans les marges.
L’aveuglement volontaire était un cadeau dont elle n’avait jamais estimé la beauté avant d’être un paria. C’était le choix de ne pas voir, le choix de se fermer aux problèmes qui couvraient cette douce humanité… Et c’est en l’admirant danser sous ses pieds qu’elle réalisait à quel point elle était choyée. « J'ai une tête à ce genre de conneries, peut-être ? Non, j'voulais juste avoir la paix. Le monde en bas est trop peuplé. Enfin c'était le plan, avant que tu débarques. » Elle n’avait jamais espéré qu’ils puissent accorder leur violon. La belle n’avait pas ce genre d’ambition.
Haussant simplement les épaules, elle hoche doucement la tête.

Elle commençait à le comprendre à le cerner. Ça ne lui plaisait pas… Lua respirait mieux lorsque l’univers était un mystère, lorsqu’elle demeurait incapable mettre son doigt sur le cœur des gens.
Lua aurait pu devenir psychologue, mais elle avait en horreur l’être humain.
Parce qu’elle le comprenait que trop bien, parce qu’elle était capable de mettre des mots et des couleurs sur le fondement de leur âme… Au fond, c’était elle-même qu’elle détestait à ce point. Eux n’avaient rien faire : elle était le produit de tous les fléaux, de toutes les erreurs d’Arceus. Il avait offert ses yeux, son disfonctionnement, à la mauvaise personne. À quelqu’un de plus empathique qu’elle ne souhaitait l’être…

« Ou pas pour fugue, mais pour voyeurisme ? T'es marrante quand même, un moment t’explique qu'on peut se suicider tant que c'est pas devant toi, l'autre que tu aimes épier des inconnus. Difficile de savoir si tu t'intéresses à ton prochain ou non. » Lua ne relève pas la remarque, ni le sourire. Elle ne relève pas son regard, continue d’admirer la fourmilière sous elle. Que pensait-elle de son prochain ? Doucement, elle inspire. « Je ne veux pas y être mêlé… » Murmure-t-elle sans détourner ses yeux du point qu’ils fixent. « Je ne veux pas jouer de rôle dans sa vie, je ne veux pas influer le cours du temps. Tout simplement. » D’aussi haut, elle ne faisait de mal à personne.
Elle n’était qu’une voyeuse, qu’une inconcevable spectatrice de la grande histoire de la vie. D’ici, les gens ne la calculaient pas. D’ici, elle ne les voyait pas. Elle ne voyait plus les points lumineux, elle ne sondait plus l’insondable.
Lua était bien en retrait du monde.

« Mon prochain peut mourir, se reproduire, aimer ou détester… Tant qu’il ne le fait pas parce que je l’y ai aidé. » Lua était seule. Elle était une âme solitaire, un brin d’être humain qui ne savait plus où était sa place. Elle rêvait de partir, mais elle était enchaînée… Et, en réalité, c’était sa propre existence dont elle se sentait si détachée.
C’était son manque de discrétion, son incapacité à savoir où elle devait exister… Lua voulait se fuir elle-même, mais son corps et son âme étaient tristement liés.

Elle n’avait jamais pensé qu’il pourrait être bon de sauter, elle n’avait jamais imaginé la mort comme un soulagement à tous ses péchés… Mais parfois, elle s’imaginait une vie différente. Elle construisait, oubliait, vivait au travers d’autres personnes.
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Mar 10 Mar 2020 - 20:02
Lua Amasis
At the house of runaways
Vous vous teniez loin au-dessus du monde, tels deux souverains immuables sur leur piédestal d'acier. Si loin que même si votre royaume venait à brûler vous n'en sauriez rien (si détachés que même si vous le saviez, vous n'y feriez rien).

Tu attirais les autres, avant. Était-ce grâce à ton énergie ? Où que tu ailles ta présence ne passait jamais inaperçue, souvent on t'approchait comme si tu étais une étoile massive à la gravité inextricable. Tu finissais toujours entouré sans même t'en rendre compte.
Ta solitude actuelle n'en était que plus poignante.

Puis l'inévitable s'était produit ; tu t'étais éteint. Ou plutôt effondré sur toi-même comme une géante qui aurait laissé place à un trou noir. De l'extérieur tu paraissais bien vivant (toutes les étoiles meurent sans que nous le sachions), mais tu n'émettais plus aucune lumière.

Désormais tu absorbais impitoyablement tout ce qui t'approchait, déformant même l'espace autour de toi dans ta quête du néant.
D'astre tu étais devenu désastre.

Alors quelque part, tu reconnaissais la volonté de cette fille ; son désir de ne pas se mêler aux autres trouvait un écho en toi. Vous vous pensiez inaptes aux interactions, inadaptés à la vie en communauté. La différence étant, tu le saurais plus tard, que tu les fuyais parce que tu les empoisonnais (à ne plus te contrôler) là où elle les fuyait parce qu'ils l'empoisonnaient (à trop bien les comprendre).
Dans les deux cas c'était plus pour vous protéger qu'autre chose.

Dans tous les cas, pour au moins quelques minutes, vous étiez seuls à deux ce soir.

« Je ne veux pas y être mêlé… Je ne veux pas jouer de rôle dans sa vie, je ne veux pas influer le cours du temps. Tout simplement. » T'écoutas sans la regarder, cigarette aux lèvres, en essayant de mettre le doigt sur la sensation qui te dérangeait. Quelque chose dans sa réponse t'interpellait. « Mon prochain peut mourir, se reproduire, aimer ou détester… Tant qu’il ne le fait pas parce que je l’y ai aidé. »

C'était ce que tu cherchais. « T'es si importante que ça ? » Sur le coup t'en aurais presque ri. Tu n'aurais jamais parié que son existence pouvait bouleverser celles qui la croisaient.
Non, là tout de suite cette fille te paraissait surtout paumée. Et esseulée.
Et un peu étrange quand même. Est-ce que c'était une hippie ? Ça expliquerait les pieds nus. Non pas que ça t'importait.

« Tu as des pouvoirs magiques peut-être ? Comme voler, ou voir l'avenir ? Dans ce cas j'aurais besoin de toi, parce qu'on m'a dit plus jeune que ma ligne de vie était longue mais j'ai du mal à y croire. » Dérision. Tu te demandais même pas si ça pouvait l'offusquer, si t'exagérais pas un peu. Tu t'en foutais, moins parce que c'était pas réaliste que parce que tu restais toi : un pauvre con.

Elle venait d'avouer à demi-mots vouloir rester recluse, or il y avait forcément une cause derrière. T'étais juste incapable de pousser la réflexion à ce point. A la place tu gardas ton cap.
« Et je dois t'appeler comment, madame Irma ? »
Encore ton indiscrétion. Voyais-tu seulement son mal-être ?
T'étais pas en mesure de la consoler de toute façon.

(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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