Dusk Lumiris

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walls of anxiety - ayama
Lyra S. Amasis
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Lyra S. Amasis
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Mer 12 Fév 2020 - 22:08

walls of anxiety
i had another scar to my collection
Les douces notes mélodieuses de la musique classique résonnaient dans tes écouteurs alors que tes mains pianotent sur les touches de ton clavier. La lumière du café et de ton écran étaient filtrées par tes lunettes de soleil, lunettes que tu gardais toujours sur ton visage. Bien trop complexée par la teinte bleutée de ce qui aurait dû être blanc, bien trop complexée par les méfaits de la maladie avec laquelle tu vivais tous les jours, celle qui t’empêchait d’exister correctement. Celle qui faisait de toi un poids . Non, il n’y avait pas que la maladie qui était en cause, il y avait également ton caractère tout simplement. Tu ne méritais rien, tu ne méritais personne.

Tu étais en train de préparer un cours autour de la légende des trois oiseaux, lui de glace, de foudre et de feu ou autrement dit, Articuno, Zapdos et Moltres. Tu les aimais bien. Même si ton pokémon légendaire demeurait avant tout Jirachi. Il exauçait les vœux. Il n’avait rien d’égoïste. Contrairement à toi, contrairement à ta personne, parce que tu étais totalement et entièrement égoïste, incapable de penser au prochain comme il le faudrait, prendre soin des autres plutôt que de toi. Gladys y arrivait, elle, elle prenait soin de toi, elle prenait soin de ton être délicat et fragile, de la poupée de glace que tu étais. Mais toi, tu étais nullement en mesure de le faire, seulement capable de te morfondre sur ta vie minable .

Oui, c’était le mot. Tu étais minable.
Et tu ne pouvais rien faire pour le changer, rien faire pour modifier ta personne, rien faire pour déranger ta personnalité et la faire s’élever sur un autre plan. Tu étais condamnée à une vie dont tu te serais passée dans un esprit déplorable, pathétique [misérable].
Touche après touche, le cours prenait forme. Si jeune et déjà enseignante, déjà chercheuse. On pouvait dire que tu avais rapidement gravi les échelons du savoir et que intelligence ainsi que ta mémoire n’étaient plus à prouver. Pourtant, tout le reste l’était encore, sinon davantage désormais. Tu devais prouver que tu avais les capacités d’être une véritable chercheuse. Pourtant, tu n’oserais jamais poser les pieds sur un terrain de recherche, de fouilles, tu n’oserais jamais sortir tout simplement davantage que dans les lieux que tu connaissais. Comme ce petit café tout mignon et gentil, assez calme avec une musique suffisamment douce pour ne pas enterrer la mélodie jouant dans tes oreilles.

Tu avais bien trop peur. Bien trop peur de te casser en deux si tu faisais quelque chose de nouveau. Bien trop peur que le monde autour de toi te bouscule et te briser en milles morceaux, atteignent ce corps de glace et le fragilise davantage. Et davantage peur de ne pas être à la hauteur des attentes que l’on pourrait placer en ton être si faible et si décevant. Tu ne voulais pas décevoir, tu ne pouvais pas décevoir. Tu détestais exister aux yeux des autres parce que tu ne savais même pas comment respirer sans te blesser.
Tu étais faible et l’avais toujours été, si bien que tu ressentais le besoin urgent de rentrer dans cette maison où résidaient tes parents pour te réfugier dans les bras de ta mère, te faire bercer, qu’on te protège encore comme on avait eu le loisir de le faire. Mais en même temps, les romans que tu dévorais dans tes heures de perdition te donnaient cette envie de faire comme les héroïnes, et d’un jour trouver quelqu’un pour surélever ton existence à un niveau aujourd’hui encore inconnu.

Tu relevas la tête quand tu entendis le caissier parler d’un manque d’argent et enlevas tes écouteurs pour les poser sur une silhouette féminine se tenant devant, le prix affiché sur la caisse. Tu ne manquais pas d’argent, toi, ça n’avait jamais été un problème. Tes parents (adoptifs, mais tu n’avais jamais fait cette distinction) étaient tout de même riches en un sens, religieux certes, mais sans manque d’argent, et c’était ce qui les avait aider à prendre soin de l’enfant que tu avais été avec tous les rendez-vous médicaux pris et toutes les attelles achetées. Tu te levas et te dirigeas d’un pas mesuré, mais vif, vers la caisse, arrêtant à une distance plus que raisonnable pour éviter qu’elle se retourne brusquement et ne te heurte. Te rendre à l’hôpital ne te tentait pas. Parfois, tu pensais te mettre dans une bulle de verre pour te protéger, mais si tu tombais dedans, tu finirais tout de même dans ce lieu aseptisé qui te rendait malade.
« Je vais payer la différence ! » Tu reçus un sourire de la part du caissier qui te connaissait et qui avait l’habitude de te voir passer des heures ici, avec tes écouteurs, à préparer tes cours, corriger des copies ou encore te plonger dans des histoires qui te donnaient le sentiment d’un cœur battant réellement, d’une vie intrépide, dangereuse et sans effroi. Tout ce que tu souhaitais, tout ce que tu ne possédais pas.


(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)
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