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Thérapie par la parole [ft. Izaiah]
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Suffering bring Happiness !

Ou comment les pokémons nous rendent accro à la souffrance et à la guérison.

"Je m'appelle Narcisse. J'ai vécu une.. Importante période de dépression dans laquelle, j'ai perdu la fille que j'aimais.. Et, pour en guérir, je demandais à mon Pokémon d'aspirer mes émotions négatives, jusqu'à en devenir dépendant."
"Bonjour Narcisse !" crièrent-ils tous en coeur.

Comment me suis-je retrouvé ici, là ?

Un peu plus tôt dans la journée...

Je me suis arrêté à une boulangerie dans la matinée, après une longue nuit assez difficile. Le mois de Février est considéré comme la saison des amours, et en dépit de ce que l'on peux en penser, tous n'ont pas l’occasion de pouvoir fêter la Saint Valentin dignement, en particulier, les Pokémons. Concernant les miens, justement.. Beaucoup sont ceux qui souffre de peine amoureuse, ou de ne pas pouvoir retrouvé les siens.
Si ils m'ont tous rejoints de leurs bon vouloirs, ils ont du abandonner derrière eux, leurs familles et amis. Certains se sont accommodés à tout ceci, d'autres moins. Principalement les plus récents des coéquipier de mon équipe. Plus principalement encore.. Nebiros, mon Polichombr.

Il appartenait à une dresseuse qu'elle adorait, réellement. Mais après que cette dernière fut incarcérée, il a été abandonné. Il l'a très mal vécue et en pleure souvent. Et depuis peu, depuis qu'il a découvert que j'ai moi-même, perdue la personne que j'aimais... Et bien..
Il use de ses stratagème pour faire apparaitre des illusions d'elle, encore et encore. J'ai fini par déambuler dans la ville de Sunyra, de quatre heures du matin jusqu'à maintenant.

Nuit courte, difficile. Le cœur en peine, l'estomac dans les talons.

Si j'ai conscience que ce ne sont que des hallucinations, je rentre toujours dans le panneau. Et je n'arrive pas à en vouloir à Nebiros qui, ne cesse de me tourmenter pour d'obscures raisons, me fait me sentir responsable de sa peine. Suis-je trop gentil pour lui exprimer mes émotions ? Non. Il me les dévorent, dans mes moments les plus difficile.

Déambulant à l'aurore, une viennoiserie et un café amer en main, je m'installe à une table, aprés avoir récupérer cette vile créature. Le destin est taquin, et à ce moment précis, mes yeux endoloris par la fatigue se pose sur un prospectus.

"La Thérapie par la parole ! Exprimez-vous sur vos soucis, nous sommes là pour vous écouter ! RDV a 11h, place des Émois !"

En toute honnêteté, je n'apprécie aucunement les groupes de parole, ou la sophrologie, dans sa globalité. Se mettre face à des problèmes que l'on acceptes mais que l'on souhaite taire, font un mal de chien. Mais voilà maintenant trop longtemps que je souffre de son départ.

Et sans m'en rendre compte ou l'accepter, je m'y suis retrouvé.
Une grande salle, blanche et dans son jus. Des chaises en rondes, dans un environnement vide mais lumineux. Quelques personnes étaient déjà présentes, faisant la queue dans la machine à café. La plupart semblaient être des personnes dans la trentaine, les cernes visibles, le visage maussade. Et dans le groupe, une personne, attirant ton attention par ses cheveux peu commun, d'un blanc neige.

Peut-être serait-il bon de faire connaissance, avant que tout ne commence ? Je n'y arrive pas. Un simple sourire en sa direction trahie ma faiblesse.
J’espérais qu'on ne me reconnaisse pas. Que les rumeurs ne fusent pas. Je n'en ai pas encore conscience mais une certaine popularité se forme, une image se créer. Une image difficile à accepter.
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Emil S. Leroy
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Thérapie par
la parole
They'll always haunt me
Izaiah
Narcisse
Tu gardais tout pour toi.
C’était le constat de Lys, mais aussi celui de ta mère et de ta psy -ton ancienne psy-. Certes, jamais personne ne l’avait formulé en ces termes, mais c’était probablement ce qu’ils entendaient à dire lorsqu’ils te reprochaient ton manque de communication ou lorsqu’ils te tendaient des prospectus pour des groupes de discussions. (Bravo Sherlock, excellente déduction.)
Bref, t’étais un grand silencieux, une huitre qui ne s’ouvrait que pour offrir un abri aux âmes en perdition. Pour le reste, on passait son chemin : il n’y avait rien à voir ou à apprendre sur ce qui se cachait derrière les lunettes roses qui filtraient ta vision. Le mal qui te grugeait, on n’en parlait jamais. On ne parlait jamais de ton besoin de te jeter corps et âme dans les problèmes des autres pour mieux en oublier les tiens… Ta certitude que demain serait bien n’était en réalité que le fruit de ta crainte que demain n’existe pas.

Sauf que tu te refusais le droit de l’admettre.
Le luxe de t’inquiéter, d’avoir peur.
Si personne ne te disait de le faire, alors il y avait fort à parier que tu pourrais continuer de te voiler les yeux avec force et détermination jusqu’à apporter ce déni avec toi dans ta tombe. C’était si… Mal ? Oui voilà.

Tous les moyens étaient bons pour ne pas admettre tes faiblesses, pour être le roc indestructible dont tu vantais tant l’existence et l’utilité… Si toi-même, tu possédais tes failles et tes défauts, alors que restait-il aux gens qui attrapaient ta main ? Tu sacrifiais ta vie pour celle des autres… Parce que c’était la mission dont tu avais été investi, la tâche qu’Arceus t’avait confié au moment de te sauver des griffes de la mort.
Ou, du moins, si ce n’était pas exactement ça, c’était sans doute un truc dans le genre.
Qui savait vraiment ?

Re-Bref.

En arrivant à Sunyra, tu avais senti l’inquiétude te nouer le ventre.
Tu ne savais pas vraiment si c’était une bonne idée de te rendre là-bas, d’affronter l’impitoyable réalité qui t’y attendait. C’était pour Lys que tu avais accepté de te prêter au jeu, de prendre le risque de faire le point sur ta vie… Mais une part de toi redoutait énormément ce que tu t’apprêtais à entendre. Faire face à des problèmes que tu tentais d’enterrer depuis plus de trois ans, c’était sans doute un peu trop pour toi et ta fragilité… Mais c’était également nécessaire, que tu le veuilles ou non.
Tu devais confronter l’inimaginable réalité qui régissait ta vie si tu voulais avancer.
Mais voulais-tu vraiment avancer… ? Depuis toujours, n’étais-tu pas que l’esclave d’un passé trouble ?
À cette idée, un sourire déchire douloureusement ton faciès alors que tu repousses doucement la porte de votre lieu de rencontre à tous.

Contrairement à tes habitudes, tu ne lâches pas un SMS à Lys pour lui indiquer que tout va bien et que tu es bien arrivé… Exceptionnellement, tu lui offres le silence en guise de remerciement. Tu verrais après la rencontre quel genre de retour tu lui offrirais… Car même si la proposition était fondamentalement bien, tu ne parvenais pas à taire la peur. La peur qui dirigeait chacun de tes faits et gestes, celle-là même qui t’empêchait de la remercier pour cette initiative.
Sans elle, tu ne l’aurais jamais fait. Lys prenait soin de toi pendant que tu étais trop occupé à prendre soin des autres pour le faire… Elle était plus qu’une amie. Beaucoup plus qu’une amie.

Quelques minutes plus tard, au cœur de la salle, tu jettes d’indicibles regards sur la pièce et l’organisation. Blanc, impersonnel, froid… Des chaises installées en rond, une communauté prête à parler alors que tu n’avais toujours pas la moindre idée des mots qui sortiraient de ta bouche. Tu n’avais pas réfléchi un seul instant au discours que tu tiendrais ni au problème que tu exposerais… Parler de toi, tu ne le faisais jamais.
On ne t’entendait jamais parler de la maladie, de ta peur de la mort, de ton besoin excessif de rendre au prochain… Jamais tu ne posais de termes sur les travers de ton quotidien. Tu préférais largement répéter à tout le monde que tu n’y connaissais rien aux Pokémons. C’était beaucoup plus drôle. Non ?

Retenant un soupire, tu attrapes un verre en carton que tu t’empresses de remplir de café avant qu’un autre ne prenne ta place.
Et c’est alors que tu en sirotes distraitement le contenu que ton regard finit par croiser celui d’un autre.
Intrigué, tu stop net ton geste tout en gardant tes lèvres sur le rebord du gobelet pendant d’interminable secondes. Tu jettes distraitement un œil autour de toi, cherches désespérément à savoir si ce sourire est adressé à un autre que toi… Mais les gens qui t’entourent sont manifestement trop occupés à parler entre eux ou à fixer leur café pour s’en soucier.
Alors tu réponds. Cessant enfin de boire, tu offres au jeune homme un sourire assuré. Un sourire effrontément léger et décomplexé… Pendant quelques secondes, t’en oublie presque où tu es.
Tu te sens de nouveau toi-même, à mille lieux d’ici. Tu es « Izaiah », l’heureux ami des désespérés. T’es le sauveur des suicidaires, l’incroyable héros des temps modernes… T’es « Izaiah » le mec qui donne tout dans l’espoir d’y gagner son droit de vivre.
C’est le rôle qui te convient, le rôle qui te détruit.

Prenant ton courage à deux mains, tu approches le jeune homme d’un pas léger. Ton sourire ne quitte pas ton visage, il y reste installé comme s’il venait d’y trouver le lit le plus confortable du monde. C’est… presque effrayant, à bien y penser.
Mais c’est toi, c’est comme ça.

- Je pensais que je serais le seul de mon âge… C’est réconfortant d’avoir tort pour une fois !

Tu rigoles légèrement, te tais.
Ce n’était vraiment pas si drôle.
Que devait-on dire à quelqu’un venu parler de ses problèmes au grand jour ?
Tu n’allais quand même pas lui demander quel bon vent l’amenait ici après tout… Votre rencontre n’était pas le fruit du hasard, mais de vos problèmes. C’était beaucoup moins beau, beaucoup moins doux.

- Ah oui, pardon. Je ne me suis pas présenté : Izaiah Lux Silv… Tu sais quoi ? Iza’. Juste Iza’.

De toute manière, personne ne retenait ton nom de famille. Inutile de s’acharner à le répéter à chaque fois.
Iza’. Iza c’était bien. C’était aussi facile à retenir qu’à prononcer, les gens aimaient bien d’ordinaire.
Toi, ça te plaisait en tout cas.
C’était largement suffisant au bonheur de tous et chacun.
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)



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Suffering bring Happiness !

Ou comment les pokémons nous rendent accro à la souffrance et à la guérison.

Pourquoi prétendre ? Nous ne sommes personne pour juger.

Le garçon que j'ai aperçu, avec qui j'ai échangé un sourire, est venu en ma direction avec un grand sourire, ornant son visage. Un sourire se voulant rassurant, de ceux qui donne la pêche, auquel on ne peux décidément pas dire "non". Je n'aurais pas cru voir une telle réaction dans ce genre de réunion. Jamais non plus, je n'aurais pensé qu'il puisse venir me voir pour se présenter.

Je ne m'y étais aucunement attendu, et pourtant..
C'était plaisant. Vraiment.
On oubli un instant que nous sommes là pour embrasser notre peine. Pour l'affronter, peut-être, pour céder à ses coups, face à des oreilles qui n'ont pour vérité,que ce que l'on leurs souffle.

"Ca me rassure aussi un peu, je t’avoue ! On se sent tout de suite, un peu moins seul !"

Il n'y a rien de rassurant de savoir que la détresse nous touche aussi jeune.
Est-ce parce que nous sommes plus fragiles que nos parents ? Plus sensible aux douleurs et à la souffrance ?
Ou que le destin se veux plus cruel encore, pour les prochains qui fouleront la terre.

J’oublie un instants mes sombres pensées, y réfléchir n'apporte ni la sérénité, ni ne rendra hommage à ce magnifique sourire qui m'est offert. Je le lui rends a nouveau, faisant disparaitre le présent pour en laisser place à un nouveau, un peu plus fébrile mais honnête.
En excuse, il se présente à toi, sous le nom d'Izaiah Lux.. Bon, tu n'avais pas retenu son nom en entier, malheureusement. Il souhaite que je m'adresses à lui par le surnom d'Iza et ma foi, je n'y vois aucun inconvénient. N'est-ce pas étrange de faire une rencontre pareille dans un tel lieu ? Mes attentes étaient peut-être loin de la réalité, mais je pensais qu’après ce "rendez-vous", qui sera probablement le dernier, chacun partirait dans son coin, mener à nouveau son petit quotidien. On en parle puis, c'est fini. "Pas l'temps niaiser !"

Je voulais me tromper.

"Ca ne me gène pas de t'appeler par ton nom complet si tu le souhaites ! Je m'appelle Narcisse Lether, enchanté de te rencontrer." ai-je conclu en lui tendant la main.

Les organisateurs ne semble pas encore-là. Est-ce le début de la thérapie, d'apprendre à connaître ses pairs pour mieux en parler ? Plus les secondes avançaient, et moins j'en avais envie. Je ne voulais juste plus. Oui, mes maux n'ont rien d'une douce caresse, mais peut-être sont-ils dérisoires face à celle des autres ? Devrais-je seulement être ici à me plaindre, alors que tout ses gens ont vécu bien pi-

"Poohiiii !"

Sortant de ma pokéball, un petit spectre aussi blanc que ses murs vient se poser prêt de mes cheveux, les mordillant avec insistance. Je vous présente Nebiros, ma Polichombr. Mon Cancer et mon remède. Les regards se tournent vers-nous.

"H-Ha, Nebi ! Pardon, excusez-moi, je vais la renvoyer.. J'espère qu'elle ne t'a pas surprise, Iza.. Elle est.. Assez joueuse ! Nebi', s'il te plait, reste dans la pokéball !"

Elle finit par disparaitre, mais dans la pièce, sans que je ne puisse la voir. Ni qui que ce soit d'autre, d'ailleurs... Mince.
RECENTRONS LA CONVERSATION.
Il fallait trouver un moyen d'apaiser tout ceci. A la vue de certains, l'idée qu'un pokémon rode dans les environs n'est pas une idée douce, malheureusement, je ne pouvais plus rien faire. L'arrêter, la crier, oui, c'était possible, mais elle se cache, elle n'en a que faire. Elle à toujours été ainsi. Et bien que j'ai du mal avec elle.. Je l'aime, de tout mon cœur.

Je m'empresse, par gène, de prendre le gobelet que j'avais récupéré précédemment, pour le porter à mes lèvres. Vide. Tristesse.

J'allais lui poser une question, pour apaiser l'ambiance. Savoir si il vivait à Lumiris depuis longtemps, quel était son problème, la raison de sa venue ici. Mais en y réfléchissant, je préfèra me taire. Deux erreurs dans le même instant, ça ne pardonne pas.
Mon sourire lui est alors toujours adressé, silencieux...

Ce n'est pas une thérapie dont j'ai besoin, mais d'un psy.

@feat Izaiah
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Emil S. Leroy
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Narcisse
Vulnérables.
Vous étiez vulnérables ; deux pauvres âmes en perdition venues mettre des mots qu’elles ne voulaient pas entendre sur des problèmes dont elles ne voulaient pas prendre conscience. C’était ainsi que tu te sentais et, en dépit de tous les efforts que tu plaçais en l’idée de paraître normal, c’était une sensation qui ne te quittait pas.
Tu souriais parce que c’était tout ce dont tu étais capable, tu abordais les gens parce que tu avais toujours voulu apprendre à les connaître… L’humanité te fascinait depuis trop longtemps maintenant pour que tu fasses, soudainement, semblant d’y être désintéressé.
Mais en toi, le volcan menaçait d’entrer en éruption. Tu étais effrayé à l’idée de parler des travers de ton esprit, des instants de faiblesse qui marquaient ton quotidien, mais dont tu n’assumais pas la gravité avant que Lys ne te mette l’évidence sous le nez.
Pouvais-tu dire que tu voyais ce qu’elle avait vu, que tu avais compris ses raisons de s’alarmer ? Non. Tu étais venu pour lui faire plaisir -tu avais mis trois semaines à trouver le courage- et tu n’avais pas pensé que ça pourrait être vraiment bénéfique.
Par peur, sans nul doute.

Mais maintenant que tu étais là, tu comptais te prêter au jeu.
Parler de toi, c’était quelque chose que tu ne faisais jamais, c’était un exercice qui t’horripilait au plus haut point. La semaine passée, tu avais parlé avec un moumouton… Tu aurais pu lui ouvrir ton cœur (après tout, ce n’était qu’un moumouton ; qu’aurait-il pu en faire ?) et te décharger d’une partie de ton fardeau, mais les mots ne s’étaient pas accordés et, au final, tu t’étais contenté de raconter quelques souvenirs un peu superficiels.
Ta rencontre avec Agony, la peluche posipi que t’a mère t’avait offert.
Bref, des trucs sans importance.
Cette fois, il fallait que ce soit différent.

Dans l’attente de vider ton cœur, tu étais heureux d’avoir au moins quelqu’un avec qui discuter. Un garçon de ton âge avec qui créer une parenthèse à l’avenir qui vous attendait au tournant.
Tu pourrais presque en oublier les circonstances de votre rencontre.
Souffler un bon coup, respirer : exister.

Le voyant répondre à ton sourire, tu sens un poids quitter tes épaules. Et s’il y avait moyen d’en tirer un mur ? Tu n’étais pas quelqu’un de très sombre, mais tu ne voulais pas découvrir les travers de ton cœur. Tu voulais avoir quelque chose de positif auquel te rattacher, une ancre à laquelle penser lorsque viendrait ton tour de t’exprimer.
Tu aurais pu penser à Hazel, Kiana, Lys, Kisara ou même Eleanore (franchement, tu fréquentais beaucoup trop de filles), mais l’idée d’un nouveau visage te réconfortait. Tu n’étais pas seul. Vous n’étiez pas seuls.
N’était-ce pas un cadeau plus grand encore que votre droit à la parole ?

- Oh non, non ! Vraiment, ne t’embête pas : tout le monde m’appelle Iza’. Ça me convient parfaitement. Heureux de faire ta connaissance Narcisse !

Tu lui serres la main. Souris.
Légèreté. Légèreté un peu feinte, mais sincère. C’était toi, tu étais comme ça ; il fallait l’accepter. Même dans les moments les plus tristes, les plus sombres, jamais tu ne cesserais d’être un soleil. C’était ce que les gens attendaient de toi et c’était ce que tu t’évertuais jour après jour à leur offrir.
Tu voulais être un pilier pour l’humanité. Tu voulais que l’on se repose sur toi, tu voulais être quelqu’un de solide pour supporter le poids de leur peine. Si tu t’effondrais maintenant, c’était fini. Il n’y aurait pas de suite à ton histoire : si tu n’étais pas capable de faire face à tes propres problèmes alors à quels problèmes pourrais-tu le faire ?

Tu t’apprêtes à dire quelque chose -n’importe quoi- pour relancer la discussion, pour oublier la risée de tes tourments, mais l’occasion ne se présente pas.
À la place, c’est le cri d’un pokémon qui vient interrompre le fil de tes pensées. Étonné, tu recules légèrement avant de poser tes yeux sur… Un polichombr. (Un peu étrange d’ailleurs, comme polichombr)
Tu prends une grande inspiration, incapable de savoir comment réagir aux regards qui se pose sur vous et… à la peur qui paralyse tes membres au contact du spectre. Tu étais ridicule. Mais ça commençait à remonter, cette phobie ridicule… Et, depuis le temps, tu avais cessé de vouloir lui faire face. Tu avais accepté Ifrit, Paradox et Agape parce « qu’il le fallait bien » mais tu ne te sentais toujours pas confortable en présence des autres pokémon spectre.
Et ça t’ennuyait.

Sans quitter la chose des yeux :

- Il n’y a aucun souci je te rassure, mensonge. Non seulement, elle t’avait surprise, mais en plus elle te donnait envie de prendre un aller simple vers N’IMPORTE OÙ EN DEHORS D’ICI, je connais bien ça !

Parce que ta propre équipe n’était pas fichue de respecter ta peur d’elle.
Parce qu’Agape avait passé huit siècles en liberté et l’idée d’être confiné dans une pokéball après huit cents ans de mauvais coups ne l’enchantait pas. Lui aussi te faisait souvent la blague. Ils s’entendraient bien. (Mais tu n’allais pas leur offrir la chance de le confirmer) Alors tu pouvais difficilement condamner ce genre de manquement.

Tu n’étais pas mieux.

La voyant disparaître derrière un mur, tu ne peux t’empêcher de pencher légèrement la tête. Allait-il vraiment la laisser se promener ainsi ? Reposant tes yeux sur lui, tu attends… Une, deux, trois secondes jusqu’à comprendre l’intensité du malaise qui s’est installé entre vous.
D’accord.
Glissant ta main libre dans la poche de ton pantalon, tu en ressors une pokéball dont tu appelles le contenu… Non sans une légère appréhension.

- Coucou Paradox…

Soupires-tu lorsque ton propre polichombr -la sienne était plus jolie, mais tu allais t’abstenir de le lui dire si tu ne voulais pas alimenter l’enfer qui régnait déjà à l’appartement- pose ses yeux sur toi. D’un mouvement assuré, tu t’empresses de pointer le jeune homme qui te fait face afin de recentrer l’attention sur lui.
Tu prends une gorgée de café : ça ne t’enchantait vraiment pas de savoir qu’il y avait un spectre en liberté. C’était viscéral, complètement irrationnel, mais omniprésent : c’était un sentiment semblable à celui qui nous paralyse lorsque l’on perd une araignée du regard.

- Je te présente Narcisse… Il possède un polichombr comme toi, si jamais ça t’intéresse.

Le pokémon penche légèrement la tête, s’approche de ton ami du jour. Tu pourrais pleurer. Le moment serait mal choisi, mais tu pourrais.

- Mais elle est partie on-ne-sait-trop-où dans le bâtiment. Tu pourrais essayer de la retrouver et de la ramener ? Je te laisse carte blanche sur la méthode… Au pire, use de tes charmes.

Charmes auxquels tu ne croyais pas du tout, mais un petit boost de confiance en soi ne pouvait pas lui faire de mal.
Néanmoins, l’idée de retrouver l’une de ses congénères semble suffisamment emballer le polichombr pour que celui-ci s’excite puis disparaisse dans le plafond.
Inconfortable, tu soupires.

Difficile de sourire, n’est-ce pas ?

- Ça va aller. Avec un peu de chance, il la retrouvera avant le début de la réunion…

Ah oui, la réunion.

- Sinon, tu as fait beaucoup de chemin pour venir jusqu’ici ou tu habites la ville ?

Bancal.
Mais bon, que pouvais-tu dire de plus après tout ça ?
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