Dusk Lumiris

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En eau trouble [RP PV] ~ feat Mana
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En eau trouble
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Aujourd’hui est un jour particulier. Aujourd’hui est un jour d’été mais aussi un jour où tu peux te reposer et souffler. Tu t’es octroyé un petit séjour à Port Corail laissant donc ton père aux bons soins de ton frère et de ta soeur. Bon, soyons honnêtes, ce sont eux qui t’ont mis dehors pour que tu prennes l’air et aille voir ailleurs quelques temps. Alors tu as bien tenté par d’innombrables calculs de probabilités, notamment le risque d’accident sur la route pour toi, accidents domestiques pour ton père et pour eux aussi. Tu as tenté de trouver milles et une raisons logiques et implacables pour ne pas partir jusqu’à énumérer de mémoire les quantités nécessaires à un repas équilibré pour ton père. Petit déjeuner, déjeuner, goûter et dîner.

Oui mais tu t’es aussi effondrée de fatigue il y a quelques jours à peine. De fatigue mentale et de fatigue physique aussi. Trop forcer n’était pas non plus bon pour la santé et c’est sur ça qu’ils ont joué.

Et ta valise qui s’est trouvée remplie sans toi, prête sur le perron de votre maison de Sunyra.

Et aussi quand tu as malencontreusement oublié le lait dans la casserole au petit déjeuner.

Ils ont su jouer, parce qu’ils te connaissent.

Si encore les choses S’étaient arrêtées là. Mais non, il fallait que ces deux là te choisissent une destination que tu n’aurais pas prise de toi-même. Un lieu où tu n’aurais pas mis les pieds sauf obligation professionnelle (et encore tu arrivais à trouver des excuses pour ne pas y aller). Le trajet fut un enfer. Tu as fermé les yeux tout le long, courant à l’hôtel une fois sur les lieux, Hydrogène sur tes talons. Tu t’es muré dans ta chambre, terrorisée.

Port Corail.

Mais quelle idée.

Oh tu sais bien pourquoi et si d’un côté tu maudis ta fratrie, de l’autre...il faut bien les remercier. Ton aquaphobie ne se soignera pas en restant enfermée sur terre. Alors tu as longuement inspiré, expiré. Tu as calmé tes nerfs et prit le temps d’apprivoiser ce nouvel environnement au gré des jours passant. Tu t’es dit qu’un peu de tourisme ne ferait pas de mal et indirectement peut-être glaner quelques informations concernant une affaire en cours.

Et travailler ta phobie.

C’est d’ailleurs à la terrasse d’un café, un matin ensoleillé que quelques mots échappés te parviennent. Tu entend le nom d’un pokémon qui t’es très familier et note dans ta mémoire le lieu.

Les chutes de Tallulah.

Tu as n’as pas esquissé un seul sourire. Evidemment. Mais tes pensées ne sont pas restées de marbre. Et Hydrogène l’a sentit. C’est sous une petite pluie de poudreuse que ton regard croise celui de la goupix d’Alola. C’est en te perdant dans les saphir de la renarde que tu saisis le défi qui t’attend. Alors que depuis le début du séjour tu évites soigneusement tout rapprochement avec l’élément aqueux.

Juste une petite promenade d’accord ?

La goupix avait émis un son ressemblant à un accord. Voilà comment tu t’es retrouvée aux chutes de Tallulah, Hydrogène à tes côtés, un panier de pique nique avec toi et collée à un arbre à regarder crispée l’eau, le son assourdissant des chutes résonnant dans tes oreilles. C’est collée à ton arbre, câlinant ta goupix, tournant mille fois dans ta tête ton courage pour aller affronter l’eau que tu vois passer un éclair de feu.

Un Hélionceau.

Un hélionceau qui semblait fuir quelque chose ou quelqu’un et qui fonçait droit sur l’eau. Cette information te parvient comme une alarme et tu te relèves, d’un bond, courant pour empêcher le pokémon feu de sombrer dans les abysses. Tu cours, vite, suffisamment pour arriver à faire dévier le pokémon de sa trajectoire mais pas assez pour t’empêcher toi de tomber.

Et tu le sens. Le contact glacial de l’eau sur toi. Tu sens tes muscles se crisper les uns après les autres alors que ton corps devient aussi lourd qu’une pierre. Tu sens ton cri vite avalé par l’eau des chutes. Ce cri qui se noie sous l’ondée.

Tu sens tout ça, puis le noir te happe.
(c) TakeItEzy (Mana'arii Ehu-kai)
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Mana'arii Ehu-kai
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Merci à toi de bien vouloir RP avec moi ♡
À ceux qui lui demandaient « Pourquoi » il aurait simplement répondu: « Pourquoi pas? »
Après tout, Mana’arii n’avait aucune attache, aucune responsabilité.
Alors, certes, il avait le boulot, les clients… Mais il était nécessaire pour quiconque souhaitant faire appel à ses services de réserver son créneau horaire au moins une semaine à l’avance histoire qu’il puisse se préparer et connaître son véritable emploi du temps autrement que sur l’impulsion désagréable d’une adolescente en manque d’affection. (Il ne jugeait pas. Au contraire... Mais il maudissait sincèrement la spontanéité caractéristiques des plus jeunes filles et leur manque d’expérience parfois irritant.)

Il savait donc de source sûre que sa journée était et serait uniquement composée de liberté.
Et il aimait ça.

Il aimait se savoir affranchit de ses propres chaînes morales, sans plus d’obligation à sa cheville que celle d’être simplement lui-même. C’était un sentiment dont il sous-estimait régulièrement l’importance depuis qu’il était à Lumiris (Cela remontait quand même à plus de trois mois...), mais qu’il prenait un malin plaisir à redécouvrir à chaque fois qu’il en avait l’opportunité. Aujourd’hui n’était qu’un exemple parmi tant d’autres.
En effet, Mana’arii se souvenait avec précision des semaines passées à errer à son arrivée et… S’il n’avait pas été question de son boulot chez Allure, il y serait sans doute encore.
Cette errance, cette immaturité qui ne lui correspondait pas du tout à Alola, l’avait aidé à se découvrir. Grâce à elle, il était toujours aussi peu branché sur le contenu de son avenir, aussi craintif de marcher dans les pas de ses parents et aussi radin. (Grosse évolution en perspective.)

Bref.
Port-Corail n’était pas la porte d’à côté (Le port d’à côté ptdr*). Il avait longuement admiré le trajet recommandé par Map Lumiris avant de prendre sa décision.
Un traversier ou une connerie du genre, c’était rarement abordable lorsque l’on vivait d’amour et d’eau fraîche. Considérant que même les trucs gratuits étaient souvent trop dispendieux pour lui, il se méfiait ouvertement des frais cachés.
Il avait pourtant un boulot stable et un revenu d’argent régulier. De quoi se plaignait-il? Les faits étaient là… Mais ses sombres appréhensions également. Mana’arii accumulait. Il accumulait pour ne jamais manquer, pour ne surtout pas suivre les traces de ses parents. Il accumulait pour garder la tête hors de l’eau, pour ne pas se noyer sous onze enfants et une ferme. Il en avait  fait une hantise, une phobie.
(Par pure relation de cause à effet, il en tirait également un peu de son ressentiment envers les gamins.)

Au final, il avait quand même décidé d’y aller.
Et voilà où le voyage l’avait mené. Les villes portuaires, tout ça, ça lui parlait peu. Il avait grandi sur une île, sur un îlot de terre entouré d’eau: Il en fallait plus, bien plus, pour l’impressionner.
Non, ce qui le marque le plus en ces jours de vacances, c’est l’odeur de l’air marin qui lui donne le sentiment d’être, justement, bel et bien en vacances. Même s’il n’était là que pour quelques jours (Au pire, il rentrait ce soir… Au mieux, il restait ici trois jours.), il appréciait cette bulle hors du temps et cette impression d’avoir temporairement abandonné la berge de Lumiris pour rejoindre d’autres horizons.
Le côté touristique des lieux l’interpellait. Il s’y retrouvait, avait l’impression d’avoir découvert une extension à l’archipel dont lui-même était originaire…

Prenant une grande inspiration, le jeune homme laisse l’humidité des lieux chatouiller ses narines une dernière fois avant d’abandonner la contemplation passive de la carte des lieux: Les chutes Tallulah.
Il avait entendu dire que c’était un incontournable, que l’épais rideau formé par les roches rendaient leur traversée impossible… Et, forcément, ça l’avait intrigué.
D’une part parce que les chutes ça lui parlait plus que les bateaux amarrés et d’une autre parce qu’il voulait voir de ses propres yeux le mastodonte naturel dont parlaient les brochures.

Et voilà qu’il y était.
Il avait longuement suivi les indications de son téléphone, évité les obstacles et dévié plusieurs fois du droit chemin… Mais le résultat était là. Cela faisait plusieurs minutes que le bruit de l’eau s’écrasant contre le fond marin parvenait à ses oreilles et, maintenant que les contours de la légende se dessinaient sous son regard ébahi, la cacophonie était… aux frontières de l’agression sonore. (Mais bon, Mana’arii était particulièrement doué pour se plaindre d’un rien. Rien de nouveau.)

Heureux des kilomètres franchis, l’insulaire s’apprête à se laisser choir contre une pierre lorsqu’un Helionceau leur passe sous le nez. Désintéressé, il l’est.
Il ne lui aurait normalement pas accordé la moindre attention si… si Kane n’en avait pas décidé autrement. En proie à l’incompréhension totale, le blondinet assiste à la scène sans rien pouvoir y faire : le chiot qui part sur les traces de l’hélionceau, celui-ci qui n’entend qu’à fuir l’amabilité malvenue de l’autre Pokémon.

Lorsque l’information finit de faire son chemin, il est déjà trop tard : Quelqu’un est déjà intervenu.
Et ce n’est pas lui. Lui n’a rien fait, s’est contenté d’admirer le bordel dont il est en parti responsable sans même lever le petit doigt.

Et lorsque l’honorable sauveuse du Hélionceau tombe dans le bassin à sa place, c’est la culpabilité plus que le courage qui le pousse à se relever brusquement. Sans s’accorder une seule seconde de réflexion, le jeune homme s’empresse de retirer son t-shirt et de tirer son portable sur la berge avant de plonger tête première.
Il venait des îles, il était un enfant de l’océan : il savait s’y faire.
Rejoignant la jeune femme à la nage, il glisse d’instinct ses bras sous ses aisselles afin de la tirer vers la surface et lui accorder l'air frais dont le remous des vagues l'a privé. Toujours, il ne réfléchit pas, laisse son corps agir sans jamais l’en contraindre.
Il ne comprend pas grand-chose à ce qui lui arrive. (Mais Mana’arii est souvent clueless.)

Et lorsqu’il parvient à tirer la victime (Sa victime*) sur la berge, il ne prend même pas le temps de réfléchir. Hey! Ça va?, mais quelle question conne à poser à quelqu’un qui vient de se noyer.
Grugé par l'inquiétude et la culpabilité, il tend l’oreille dans sa direction afin de vérifier son souffle puis, en cas de doute, s’empresse de joindre ses mains à la hauteur de sa poitrine, prêt à mettre en branle ses souvenirs (Absolument pas frais *) de RCP.
(c) TakeItEzy


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Le chant de la mer résonne dans tes oreilles. La berceuse des vagues qui se fracassent sur les rochers, cette odeur de sel et d'embruns qui vient chatouiller tes narines. Ce soleil si éclatant pour une journée froide d'hiver, pas suffisant pour réchauffer ton corps mais suffisamment pour réchauffer ton coeur. Le ballet coloré de quelques pokémons aquatiques, danse arc en ciel entre quelques anémones indolentes.

Et un mur noir.

Le soleil n'est plus là, la lune a prit sa place. Le chant de la mer remplacé par le chant des sirènes. L'arc en ciel devenu bleu, rouge et blanc, ces couleurs qui ne sont jamais associées au bonheur. Ce froid d'hiver devenu mordant, devenu froid d'un corps. La mer devenue tes larmes asséchées qui n'ont jamais roulées. Ce sel qui n'a jamais voulu sortir. Contenu par le barrage des responsabilités et ton voeu de ne jamais t'arrêter.

Tu te laisses sombrer, le corps figé, les pensées enfuies dans les méandres d'un passé qui te hante.

L'eau autour de toi n'est pourtant pas salée, elle est douce. En son sein nage quelques bargantua et quelques barpau. L'ombre d'un milobellus semblant veiller sur ce petit peuple. Mais peut-être n'est-il pas le seul. Nous ne retiendrons pourtant que celui-ci qui doucement ondule pour rejoindre le corps dérivant vers le fond. Jusqu'à ce qu'une autre forme humaine ne vienne, incitant la dame des chutes à se retirer sans un bruit, sans un mouvement visible.

Mais tout ceci tu ne le vois pas.

Le souffle lentement te quitte pendant que ton esprit s'enfonce de plus en plus dans les tréfonds des enfers.

Que la mort t'apparaît douce.

Et si le silence semblait de mise sur ce nouveau chemin, voilà que la musique de l'eau chantant sa chute parvient à tes oreilles. Une éclat de lumière vient percer le voile noir qui t'entoure pendant que l'apnée infligée s'éloigne doucement. Un imperceptible mouvement de tête, un léger gémissement comme en sortie d'un rêve.

Rêve ou réalité ?

Doucement tes paupières s'ouvrent dévoilant tes iris bleu/vert, papillonnant sous le jour.

Rêve ou réalité ?

Une voix qui se fraye un chemin jusqu'à toi. Étrangère. Inquiète aussi.

Rêve ou réalité ?

Dans ce jour devenu trop lumineux tu ne peux qu'apercevoir la silhouette de ton sauveur. A moins que ce ne soit le soleil personnifié. Après tout.

Es-tu dans un rêve ou dans la réalité ?

Ta voix chantante finie par sortir, une phrase que tu n'as guère l'habitude de dire. De mots que tu ne prononces pas vraiment. Toi si terre à terre.

- Un ange ?

Après tout.

Rêve.

Ou réalité ?

(c) TakeItEzy (Mana'arii Ehu-kai)
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Mana'arii Ehu-kai
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Il était paniqué et tétanisé par le poids des responsabilités qui lui incombaient sans qu’il ait rien demandé.
Mana’arii venait profiter de la cacophonie de mère nature, de l’humidité rafraîchissante des beautés de ce monde et  de la faune unique qui grouillait au creux du bassin comme au cœur d’une fourmilière… Il venait pour vivre.
Et voilà que sa maladresse (Celle de Kane dont il n’admettrait jamais la culpabilité) venait peut-être de coûter la vie d’une autre personne.
Mana ne comprenait pas.
Il ne comprenait pas comment une si belle journée avait si brusquement pu tourner au cauchemar, comment un tel drame avait-il pu se dérouler juste sous ses yeux sans qu’il ne réagisse. Il n’était pas quelqu’un de courageux, ça n’avait rien de nouveau… Mais jamais il n’avait été aussi tétanisé, aussi brutalement happé par l’horreur mis à nu.

Le souffle court, le cœur prêt à exploser, le jeune homme tente de contenir son envie de gerber.
Le stress est plus paralysant que la simple idée d’une vie entre ses doigts maladroits. Il ne sait pas quoi faire… Et encore moins comment le faire.
Ses souvenirs remontent, ses connaissances boiteuses de premier secours également… Vaguement, il a souvenir des étés sur la plage et de son initiative d’apprendre, mais, faute de pratique, l’information s’était éteinte au fil effiloché des années. Maintenant, il n’était que désillusion devant la fragilité de la vie qui battait péniblement la mesure sous sa volonté.

Jusqu’à ce que ses yeux s’ouvrent et que ses paupières papillonnent face à l’insistance de l’astre solaire.
Le regard baigné de larmes dont il n’avait même pas remarqué l’existence, l’insulaire se retire brusquement en soupirant de soulagement.
Le genre de soupir qui vous fend l’âme et le cœur: un « Merci » ridiculement sincère pour ce je-ne-sais-quoi qui domine en silence le monde des hommes.

« Un ange ? »…
(Une chance que personne ne l’avait entendu.)
Inattendu, ce l’était. Mana’arii n’avait pas grand-chose d’un ange… Il acceptait d’être un rayon de soleil ou la douce brise marine des océans, mais … Être un ange, c’était un compliment d’un tout autre calibre.
Non, Mana’arii n’était certainement pas un ange.
(Ou sinon, il s’apparentait davantage à un ange de la mort si on considérait que sa bêtise venait presque de lui coûter la vie...)

Rigolant doucement, sans la moindre malice, le jeune homme s’approche de la jeune femme à laquelle il tend une main assurée pour l’aider à se redresser. J’aimerais bien, crois-moi... Confie-t-il en glissant une main derrière son dos pour l’aider à se tenir en position semi-assise.
Il faisait de son mieux… En espérant que « son mieux » ne la tuerait pas. (Il en était bien capable tient...)

Comment tu te sens? Demande-t-il d’une voix douce malgré la culpabilité et la terreur qui ont pris nid dans son regard océanique.
La panique, la culpabilité et le soulagement se succèdent honteusement les uns aux autres dans ce cœur trop jeune, trop immature pour être confronté à ce genre de problématique.
Il aimerait dire qu’il se sent en contrôle, que rien ne peut l’atteindre et qu’il a une confiance absolue en ses capacités… Mais jamais son 8/10 ne lui a semblé aussi faux et lointain. Il n’a pour perfection que celle que lui accordent les regards qui se détournent sur son passage.
Dans la vraie vie, dans les moments où ça compte vraiment, Mana’arii n’a rien de l’homme idéal.
Pour l’une des rares fois de sa vie, il se sent vulnérable et outrageusement humain. Il n’a pas besoin d’expérimenter plus longtemps la sensation pour savoir que ça ne lui plaît pas spécialement « l’humanité » dans toutes ses failles et ses imperfections.

Je peux connaître ton nom?  En d’autres circonstances, il ne brillerait pas de la même fragilité.
En d’autres circonstances, il serait heureux de demander son nom à une femme aussi… Fin bref. (En d’autres circonstances, il l’aurait maté.)
Mais la situation n’a rien de drôle ou de légère. Il veut seulement vérifier l’état de conscience de celle qui l’a pris pour un ange… Il veut seulement s’assurer que tout est correct, qu’ils sont réellement sortis d’affaires et qu’il ne criera pas victoire trop vite.
Les déceptions, il connaît pas.
Il n’a pas envie de connaître une déception de cet acabit : J’ai crû qu’elle allait vivre, que tout était beau… L’idée suffit à le tétaniser.
Il doit secouer la tête pour réussir à oublier et se tirer de l’emprise de sa propre stupidité.

Calme-toi, Mana.

Dis, tu peux me dire on est quelle date aujourd’hui? Mana’arii suivait peu le déroulement des semaines.
Lui-même n’aurait pas pu dire (Alors qu’il était plus conscient que nature) la date qui les accueillait… Mais qu’importe. Tant qu’elle ne lui disait pas être en janvier, il allait la croire sur paroles.

Tout le monde n’avait pas la même désinvolture et le même désintérêt immature que lui.
Qu’un ange.
(c) TakeItEzy


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ft. Mana'arii Ehu-kai
Tes iris d’eau se perdent sur cette image aussi irréelle que tangible, l’onirique ayant décidé de fusionner avec le présent. Tu restes muette de surprise, de peur encore un peu, les fils sombres de cette toile qui t’emprisonne te retenant encore un peu dans le labyrinthe de ton passé. Ténèbres qui aujourd’hui semblent vouloir reculer, aveuglés et chassés par l’astre solaire et cet ange tombé de nul part.

Tes mots ne sortent pas de suite, tes idées ayant encore un peu de mal à se remettre à l’endroit. Tu attrapes malgré tout la main tendue pour te redresser avec douceur, le rire sonnant comme une musique apaisante à tes oreilles, dessinant peu à peu un doux sourire sur ton visage, allumant lentement une lueur de vie dans tes orbes d’eau, rassurante.

- Je vais bien, merci. Mais..et toi ? Tu as plongé si vite.

La note de l’inquiétude sonne dans ta voix chantante. L’inquiétude de lui avoir causé du tracas, des soucis. De lui avoir imposé un acte qu’il n’avait sûrement pas voulu. Toi qui a toujours refusé la moindre aide, refusant de paraître faible. Toi le coeur de glace à la carapace si épaisse à se demander si tu possédais un coeur. De ton aura si sérieuse habituellement, si analyste et logique.

Tu l’as appelé ange et tu t’inquiètes.

Tu es là, misérable, trempée de la tête aux pieds, laissant les perles d’eau goutter sur toi et entre vous. Faible, le masque tombé. Oh tu pourrais le remettre, tu pourrais faire briller l’étoile de la sévérité dans ton regard. Tu pourrais crisper tes lèvres, te reculer, t’éloigner. Te redresser d’un bond et mettre la distance entre vous. Briser le contact solaire. Combien de fois l’as tu fais ? Bien souvent. Trop souvent, t’isolant un peu des relations qui façonnent, qui réchauffent.

T’isolant de la douceur.

Et la chaleur de cette main que tu ne quittes pas, que tu ne veux pas lâcher comme si à elle seule elle représentait l’ancre t’amarrant au rivage. Alors doucement, comme sentant une tension panique, tu resserres avec douceur ta main sur la sienne, rassurante, chaleureuse, accompagnée d’un sourire et d’une lumière sur ton visage. Celle du soleil. Puis ta voix chantante reprend le fil des questions.

- Ketty, Ketty Soulblue et nous sommes un jour d’été, aux chutes de Tallhula. Je vais bien, mieux même. Tu veux bien me donner ton nom même si j’aime bien ange et partager quelques pas à mes côtés ? Nous sommes trempés.

Un rire très léger aux notes de carillon sort. Sans moquerie, sans malice. Un rire de bien-être en somme, détendu. Un rire que tu n’as pas fait entendre depuis longtemps, cette époque où tu étais enfant, une jeune fille vivante et pleine et de vie. Et si tu as bien vieilli aujourd’hui, si les épreuves ont fait fuir l’ombre de la petite fille, peut-être est-ce pour mieux laisser entrer le soleil.

Peut-être sous les traits d’un jeune homme que tu invites à venir partager un moment à tes côtés.

Toi qui n’as jamais laissé de place près de toi, peut-être pourrais-tu essayer ?

Dans ce rêve réel.

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Il ne l’aurait jamais laissé se noyer.
(Wow non, sa lâcheté l’aurait hanté pendant des années.)//ie>

Pour lui, c’était pire qu’une évidence, encore plus absolu que le soleil au centre de la galaxie. On dirait souvent que, pour sauver une vie, il ne fallait jamais mettre la sienne en danger… Et, soudain, l’insulaire réalisait à quel point il était impossible d’admirer en toute impuissance celle d’un autre s’éteindre.
Il aurait sauté, quel qu’en soit le prix à payer.
Il n’aurait pas pu continuer d’exister tout en sachant qu’il venait de voler ses années.
Et qu’importe comment il revirait la situation dans sa tête, qu’importe comment il tentait de résoudre le problème, la même conclusion lui sautait sans cesse au visage : Il aurait abandonné son dernier souffle pour repousser celui d’une parfaite inconnue.

Lui qui avait toujours été si égoïste…
Il n’y avait vraiment que lorsque l’on était dans le pétrin que l’on découvrait le véritable visage des gens.

« Je vais bien, merci. Mais..et toi ? Tu as plongé si vite. » C’est si soudain et stéréotypé que l’insulaire ne peut s’empêcher de soupirer délicatement.
Des intonations de soulagement dans la voix, un sourire au coin des lèvres, il acquiesce légèrement. Vous, les « victimes », vous devriez cessé de vous faire un sang d’encre pour d’autres gueules que la vôtre... Et même si le commentaire paraît condescendant, il vise surtout à lui faire réaliser que lui n’a pas flirter avec la grande faucheuse.

Lui a sauté. Voilà tout.
Il n’a jamais senti la peur lui paralyser les muscles ni le froid des profondeurs pénétrer ses poumons.
Il n’a rien connu de la terreur et le transe qui précède toute perte de conscience… Lui a vécu autre chose, certes, mais rien de comparable.
Et il est capable d’admettre que son malheur et sa peur n’arrivent pas à la cheville des siennes.

Je vais bien, merci…
Car il y a une certaine douceur à ne pas négliger dans cette inquiétude, dans cet intérêt pour son prochain. Il faut fondamentalement être bon pour prendre le temps et l’énergie de s’inquiéter pour un parfait inconnu.
Surtout en de telles circonstances.

Fier, il masque son trouble lorsque ses doigts se referment sur la paume d’une main tendue.
Il tente de garder son calme, de ne pas s’emporter, de ne surtout pas laisser son esprit dériver. Elle est encore déboussolée, qu’il ne cesse de se rappeler. C’est son ancre avec la réalité, le boulet qui séquestre le naturel derrière les barreaux.
Il est capable d’être adulte. (Il peut le prouver.)

« Ketty, Ketty Soulblue et nous sommes un jour d’été, aux chutes de Tallhula. Je vais bien, mieux même. Tu veux bien me donner ton nom même si j’aime bien ange et partager quelques pas à mes côtés ? Nous sommes trempés. » Rire.
Rire qui happe brusquement le cœur, qui emprisonne l’âme. Entrouvrant légèrement la bouche, l’Ehu-kai déglutit avant d’acquiescer.
D’entre eux deux, ce n’est définitivement pas lui l’ange.

Jamais il ne s’est senti si intimidé. Intimidé au point tel que, honteux, il l’est. Heureux de faire ta connaissance Ketty. (Et puis quoi encore...) Mana’arii… Mana’arii Ehu-kai. Petit pincement au cœur comme à chaque fois qu’il décline son identité et qu’il craint secrètement d’entendre le nom de sa sœur s’élever : Ehu-kai? Comme la DJ?
Oui, Ehu-kai comme Vai’ata Ehu-kai… Vai’ata dont il s’est complètement détaché jusqu’à scander qu’il n’était qu’un cousin éloigné. (Même pas honte.) Damien l’avait bien traumatisé. (Il n’était qu’un parmi tant d’autres.) Ça me ferait plaisir, vraiment, mais tu penses que ça ira…? ‘Fin, jveux dire : pour marcher. S’enquit-il au prix d’un éclat d’inquiétude ridiculement sincère au fond de ses saphirs.

Elle semble bien aller.
Trop bien aller. Ça lui paraît presque irréel, trop beau pour être vrai.
L’insécurité gronde fort fort aux creux de ses entrailles.

Tu ne préférerais pas que l’on prenne le temps de se sécher et de discuter un peu avant? J’ai une tonne de questions à te poser. Propose-t-il en désignant la pierre sur laquelle il pensait avoir trouvé refuse à son arrivée et qui, manifestement, pouvait accueillir bien plus qu’une âme errante en son sein. En commençant par : qu’est-ce qu’une aussi jolie jeune femme peut bien faire seule ici?
Lourd. Chassez le naturel, il revient au galop.
Lourd. Lourd. Lourd.
Il regrettait. Amèrement.
Il n’aurait pas dû formuler sa question ainsi, prononcer de telles paroles. Ce n’était pas de circonstance, ce n’était pas le bienvenue comme commentaire.
Après tout, qu’en avait-on à faire de l’apparence des gens lorsque l’on tournait dos aux portes de la mort?

Pardon… Je ne voulais pas. Oublie ça. Il se souvenait d’avoir un jour dit à Damien que, son assurance, il la tenait d’un faux-semblant. D’un rôle. D’une tromperie.
Eh bah, si tel était le cas, le masque venait définitivement de tomber.

Prend une grande inspiration Mana’.
T’es juste troublé par les derniers événements, tu ne réfléchis pas.

(Lui qui ne réfléchissait déjà pas beaucoup de base...)
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Tu aurais dû être vexée, tu aurais dû laisser des mots acides sortir, laisser ta glace geler l’ange en face de toi. Tu aurais dû mais face au soleil, elle ne pouvait que fondre, elle ne pouvait que disparaître, laisser la place à un cours d’eau limpide, clair. Un cours d’eau qui chante et se courbe en un sourire de réconfort. Qui se transforme en un rire de soulagement. Et si ton inquiétude vis à vis du jeune homme est sincère, tu distingue aussi une forme de courage à sauter tête la première pour sortir une parfaite inconnue d’un sort dont-elle est seule responsable.

Tu aurais pû le blâmer aussi.

Mais on ne blâme pas une lumière. Pas quand elle perce le voile des ténèbres, ces songes sombres dans lesquels tu étais. On ne blâme pas un ange à la chaleur solaire tout humain qu’il est.

On ne blâme pas quand la chaleur d’une main se fait sentir alors que tu continue de t’accrocher à cette dernière comme un fil d’Ariane, laissant la douceur prendre le pas lorsqu’il te rassure. Cette main que tu n’as pas envie de lâcher comme si briser le contact briserait le tableau de vous deux. Briserait le chemin des possibles. Briserait ce qui peut exister….après. Alors tu te concentres sur les mots, sur sa douceur.

Il va bien. C’est l’essentiel à tes yeux. Et ton visage l’exprime clairement.

- Enchantée Mana’arii !

Si le nom ne te parle pas plus que ça, c’est bien parce que ton univers est éloigné du sien. Ta musique, ce que tu aimes s’arrêtant à la caresse sonore des instruments bruts, la mélodie de ta flûte traversière lorsque tu en joue. Les notes de ta voix. Mais aussi parce que tu t’es bien souvent retranchée chez toi, à veiller et t’occuper de ton père ne consacrant ton temps qu’à lui, ton frère et ta soeur encore avec vous.

Et ton rire de clochette de nouveau audible aussi fluide que le cours d’eau. Aussi claire que cette glace fondue. Enchantée. Ce mot n’a jamais autant revêtu son sens complet, toi qui ne le prononçait que par convenance et politesse, te voilà à le dire avec le coeur et de façon sincère. Mais tu ne t’arrêtes pas là et l'inquiétude de Mana te touche ce qui ajoute à la palette de tes expressions la surprise changée en tendresse. Celle là même qui montre un coeur touché.

Et tu sens qu’une action sera plus parlante alors doucement, tu te relèves sans lâcher cette main. Doucement tu lui souris, laissant entrevoir un éclat de bonheur léger dans tes iris d’eau. Ancrant tes orbes ciel à celles de l’ange.

- Je peux marcher mais ton idée me plait bien aussi et si tu as une tonne questions, j’en ai autant à ton sujet.

Sans malice, sans face cachée. Pure et sincère prise d’intérêts pour Mana. Le rocher est suffisamment grands pour vous deux, suffisamment grands pour accueillir bien des mots et vous permettre de vous sécher si l’on s’arrêtait à une question purement pratique. Chose sur laquelle tu te serais normalement arrêtée. Normalement. Et quand la première question tombe, ce n’est pas une lueur vexée qui s’éveille. Oh tu es surprise, très surprise même devant la spontanéité de la question. Tu pourrais en prendre ombrage, soupirer de dépit. Mais tu restes devant cette expression de surprise et ne peut que sourire tendrement lorsque Mana se rattrape. Et si ta froideur semble avoir été réchauffée, tu gardes malgré tout cette aura calme d’une mer sans vagues. Doucement tu resserres un peu ta main sur la sienne comme pour lui indiquer d’un simple geste que tu ne lui en veut pas. Et pour cause tu répond simplement à sa question.

- Un frère et une soeur qui m’ont jeté dehors un premier jour de vacances au point d’avoir fait eux-même ma valise et l’avoir mise dehors, moi avec. Ils m’ont aussi fermé la porte au nez tout ça pour m’octroyer du temps pour moi. Je viens de Sunyra. Et toi, que fais-tu par ici ?

Tu amorces quelques pas vers le rocher désigné, laissant un rire amusé sortir en repensant à la scène et ta totale incompréhension avant d’émettre à haute voix une question à peine formée.

- Mmmmh….prendre du temps pour sois….à quoi ça te fait penser ?

Puis tu te rend compte que ta question peut sembler stupide. Qui aujourd’hui ignorait ce terme ? Qui aujourd’hui était capable de se poser ce genre de question ? Tu risquais plus de passer pour une attardée, dévoilant le bourreau de travail que tu es et la fille isolée que tu es.

- Ah..pardon...oublie cette question…..elle est absurde.

Tu en rougis un peu de maladresse d’ailleurs et tu te sens vraiment idiote. Voilà bien ta veine, montrer d’emblée tes lacunes sociales. Qu’allait-on penser de toi maintenant ? Une acariâtre sans vie qui passe son temps enfermée. Pas si loin de la vérité même si tu n’es pas spécialement acariâtre. Juste...préoccupée par ton passé, passé qui vient d’être remisé pour la première fois depuis longtemps.

Peux-tu commencer à apprendre à vivre ?


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Mana'arii Ehu-kai
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Merci à toi de bien vouloir RP avec moi ♡
Mana’arii était maladroit. (Parfois)
Maladroit et lourd, capable de balancer les pires clichés du flirt moderne (Les pires punchlined dont aucune fille ne rêvait) sans même s’en rendre compte… Et la seule chose qui le sauvait des plus humiliants râteaux, c’était sa gueule d’ange et son air ridiculement candide lorsqu’il ouvrait la bouche.
Il rayonnait. Et il le savait.
Il était conscient que son détachement jouait pour beaucoup et que la douceur avec laquelle il était capable de balancer « Est-ce que tu as un plan ? Je me suis perdu dans tes yeux. » lors d’une soirée en boîte était son seul atout. Il n’était pas un bon dragueur.
Il était seulement un bon être humain. Ça aidait au cinq étoiles qui accompagnait son profil sur le site d’Allure : On voulait le présenter à ses parents. Parce qu’il était doux, parce qu’il dégageait le charme inexplicable des îles, parce qu’il avait toujours le mot pour rire, parce qu’il était pauvre de toute malice…
Parce qu’il était lui-même. Et que ça pardonnait pour beaucoup de ses crimes.

Et pourtant, face à Ketty, il se sentait complètement pris au dépourvu. Il se sentait enfant plutôt qu’adulte, inexpérimenté plutôt que professionnel… Il avait l’impression de perdre ses ailes, d’être dépouillé de sa belle assurance.
Les mots s’asséchaient dans sa bouche, les sourires manquaient de spontanéité, les gestes étaient tremblants de nervosité… Et il s’en mordait les doigts autant de honte que de misère. (Manquerait plus qu’il se mette à bégayer tient.) « Enchantée Mana’arii ! » Enchantée.
Ni plus ni moins. Pas de commentaire supplémentaire, aucune addition au simple plaisir de rencontrer une personne nouvelle. Vai’ata n’existait pas entre eux.
Il n’y avait que Mana’arii et Ketty, parfaits inconnus liés par l’inébranlable besoin et désir de vivre. Tout le reste n’était que néant.
Et l’anonymat était incontestablement l’un des sentiments que l’insulaire estimait le plus.

Et tout aurait ainsi pu durer si sa bêtise ne s’était pas imposée à eux comme le ferait un vulgaire invité indésirable. S’il n’avait pas dit le mot de trop, si l’impression de ne pas être à la hauteur ne le rendait pas si maladroit et beaucoup moins charmant.
Mana’arii se trouvait rarement lourd ou importun.
Mais, aujourd’hui, il acculait les bourdes et les maladresses. Il se sentait dépassé par ses timings douteux, par son désir de plaire et les mots qui dépassaient sa pensée. Il n’avait pas la même justesse que d’ordinaire, la même aisance déconcertante à conquérir les coeurs autant en tant que simple ami qu’amant.

Ketty s’était présentée aux portes de la mort, prête à renoncer à la vie qu’elle avait connu, et lui, comment la rassurait-elle? En la draguant lourdement.
Il pensait avec la basse partie de son anatomie plutôt qu’avec sa tête et il s’en voulait cruellement. Elle méritait mieux que sa lourdeur, qu’une série de compliments pensés, mais indésirables. Elle méritait mieux qu’un idiot dans son genre... Car au final, quoi que puissent en dire sa candeur et sa légèreté, Mana’arii n’en restait pas moins un homme et un dragueur.
Il était le meilleur du pire.

« Je peux marcher mais ton idée me plait bien aussi et si tu as une tonne questions, j’en ai autant à ton sujet. » Une main resserrée sur la sienne, réconfort caché entre les lignes et soupir de soulagement qui ne franchit jamais la frontière de ses lèvres.
Son cœur rate un battement, mais son sourire reprend de sa légèreté. Elle ne lui en veut pas. Il va me faire plaisir de répondre à toutes tes questions. Sans filtre ni faux semblant, sans désir de plaire qui, pourtant, constitue quatre vingt-pourcents de son être.
Mana’arii était rarement désintéressé. Il aimait plaire et qu’on le lui dise.
Il épongeait son manque de confiance en soi dans les bras rassurants de ses conquêtes parce qu’il y voyait un paiement plus valeureux que l’or. Et jamais il n’oserait imaginer qu’il puisse en être autrement.

« Un frère et une soeur qui m’ont jeté dehors un premier jour de vacances au point d’avoir fait eux-même ma valise et l’avoir mise dehors, moi avec. Ils m’ont aussi fermé la porte au nez tout ça pour m’octroyer du temps pour moi. Je viens de Sunyra. Et toi, que fais-tu par ici ? » Sourire en coin, amusement aussi léger que sincère.
La dernière fois que l’une de ses sœurs avait fait ses valises, elle n’était jamais revenue. Et il lui en gardait encore rancœur. Mais Ketty n’était pas sa sœur.
Il n’avait aucune raison de faire la grimace ou de râler sur le départ des gens, même pour de simples vacances. (Parce que Kiana, elle aussi, ne partait que quelques semaines… Jusqu’à ce qu’elle demande à changer d’école ainsi qu’à faire sa véritable place à Lumiris.)
Sunyra hein… (Tout comme lui.) J’aime découvrir, c’est tout. J’avais quelques jours de congé à l’horizon et la sédentarité ne me convient pas alors je suis parti… Histoire un peu ennuyante d’un gamin incapable de rester en place.
D’un enfant en quête de lui-même et qui se répète que les voyages forment la jeunesse. Un gamin aux propos clichés qui plus est.
Elle n’est pas absurde. Conclut-t-il lorsqu’elle bégaie face à la stupidité (inexistante) de sa propre question. Aucune question n’est absurde… Répète-t-il en secouant la tête.
Les réalités étaient différentes, les expériences aussi.
Si elle l’avait pardonné de l’avoir dragué lourdement, il pouvait bien la pardonner de ne pas savoir prendre de temps pour soi et de se questionner… Après tout, que savait-il d’elle ou de sa vie? Faire ce que j’aime, passer mon propre bien-être avant celui des autres… Tu dois bien avoir des passions, non? On m’a dit un jour qu’elles sont essentielles, d’une part parce qu’elles nous font souvent vieillir, mais aussi parce qu’elles nous encouragent à nous isoler dans certains contextes.
Sages paroles d’un vieil ami dont Mana’arii avait perdu la trace, mais dont il n’oublierait jamais la maturité.
Cette même maturité qui lui faisait cruellement défaut malgré tous ses efforts.

Déposant ses mains sur la roche qui les accueille, l’insulaire penche légèrement sa tête en direction de la jolie blanche. Alors, c’est quoi tes passions?
(c) TakeItEzy


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Des iris d'eau encadré de neige. Une apparence froide renforcée par les tons pastels utilisés dans tes tenues. Ces iris où se lit un éclat aussi tranchant qu'une lame, ce sourire si fin qu'on le croit inexistants, d'ailleurs inexistants pour beaucoup. Des gestes toujours calmes et mesurés. Une rélfexion absolue sur chaque geste, chaque parole. Le hasard n'avait pas sa place, l'incertitude n'était pas une option et l'inconnue encore moins.

Tu aimes la logique. Tu vis de logique comme 1 + 1 = 2.

Comme ta goupix d'alola au nom d'Hydrogène, premier élément.

Toi qui navigues dans ce monde de blouses blanches, dans ce monde austère, froid où seule les preuves donnent une réponse fiable. Tu raisonnes tout le temps. Sans arrêt au point d'oublier que la vie est aussi faite d'imprévus. Que lâcher prise peut donner de belles surprises.

Et tu es là, avec Mana. Tu es là à avancer à l'aveugle. Tu es là avec un jeune, toi qui a toujours relégué les rendez-vous comme une distraction futile. Arrivant même à faire faux bond à une collègue pour un après-midi simple. Une perte de temps dans tes affaires. Voilà ce que représentait le temps passé auprès d'un autre que ta famille.

Comme tu te trompais. Et résonne dans ta tête tes propres paroles. Tu es enchantée, sans fard, sans tromperie, sans arrière pensées. Tu parlé avec spontanéité et tu t'étonne de tes propres gestes, de tes propres paroles.

Te voilà à parler de ta famille, même si ça se limite à ton frère et ta soeur. Tu en parles. De ta ville aussi. Toi si secrète, toi si pudique sur ta propre vie. Les mots sortent seuls comme guidés par une main invisible. Et une moue étonnée mêlée à une interrogation se peint sur ton visage.

- Sunyra oui, tu connais ?

Et tu l'écoutes, silencieuse, attentive. Tu découvres une facette de vie très différente de la tienne pour ne pas dire opposée lorsque Mana te parle de voyages et de sa non-sédentarisation. Étrangement tu te met à rêver, étrangement tu te mets à imaginer des paysages aux couleurs multiples, aux visages changeant. Vous êtes en vacances, tout les deux et si lui est partit de son plein gré, toi on t'as mise dehors. Situation amusante en un sens et tu ne peux que sourire avec tendresse à ses mots.

- les voyages.......ils apportent tellement de richesses, tu es chanceux.

Tu fais tinter une forme d'admiration dans ta voix. Certains tremblaient de peur en voyant une valise, d'autres n'allaient pas plus loin que leur jardin. Et il y a les gens comme toi qui ne prennent tout simplement pas le temps de le faire. Au final...ne serais-tu pas passée à côté de quelques années de vie ?

Et tu lui souris, un sourire illuminé par un rayon de soleil farceur. Sourire qui se transforme en surprise lorsque que ton ange sauveur réfute le côté absurde de ta question. Surprise de ne pas être jugée toi qui évolue dans un univers où le jugement prendre beaucoup de place. Surprise aussi d'entendre des paroles si sages et pleines de bon sens. Comme quoi, même à ton âge on en apprenait tout les jours. La connaissance était infinie. Tu en avais la preuve ici et loin de te vexer, cette vision des choses t'émerveille et te fait sourire, apprenante que tu es.

- Je devrais prendre exemple sur ses paroles. Passion, faire ce que tu aimes....

Tu répètes les parole du brun, réfléchissant. Et tu rougis légèrement en le regardant, il y avait un tu ne sais quoi de captivant, un éclat qui ne brillait pas ailleurs. Mana te rappelait une belle journée d'été, au bord de l'eau, lorsque les vagues venaient s'écraser avec douceur sur le sable chaud, le chant du vent comme musique et la chaleur des rayons de soleil pour venir réchauffer. Tu sens de nouveau l'odeur des embruns, cette douceur salée et revois les poissons aux couleurs chatoyantes nager dans les flots.

Ton passé.

Ta passion.

Il te rappel ce que tu étais, la source même de ta joie de vivre.

- Une passion....j'en avais une, enfant. Il y a longtemps. J'aimais....

Tu prend une inspiration. Il t'as sauvé des flots, il t'as arraché à un sort funeste. Doucement tu places tes jambes en tailleurs, attrape une feuille volante et joue avec, laissant le vert du végétal t'offrir ses couleurs. Et tu tournes la tête pour ancrer tes iris d'eau dans celles du brun, prête à un bout d'aveu, prête à montrer une part de toi, une petite part de toi.

- Je plongeais, enfant. Tout les jours. J'adorais ça, observer la faune et la flore, me laisser porter par le courant sans savoir où aller. Je me sentais...libre, je crois que c'est le terme oui. Libre. Et les choses ont changées. Je ne fais que chanter et jouer de la flute traversière, bien moindre comme activités.

Et tu ne peux qu'offrir un sourire d'excuse devant ce pitoyable tableau d'une jeune femme sans vie privée. Ce constat devient flagrant pour toi, plus encore l'information cachée car si tu savais plonger enfant, tu savais forcément nager, avant. Mais pour l'heure tu ne sais pas encore comment y remédier. Alors tu poses dans un coin ces tracas pour revenir au présent et reporter ton attention entière sur Mana.

- Tu m'as parlé de voyages. Je suis curieuse de connaître les endroits que tu as pu voir, découvrir. Tu es déjà allé hors de Lumiris ? Sur Kanto ? Ah, si je me montre trop curieuse arrête moi.

Et tu souris un peu gênée, les joues rosies, sans pour autant perdre ton sourire.

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Mana'arii Ehu-kai
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Il n’était pas logique.
Aucun de ses faits et geste ne l’était. Mana’arii vivait de passion et d’impulsion, agissait sous l’absurdité des idées trop courtes et des sensations trop intenses. Il ne contrôlait pas ses sentiments ni sa manière d’y répondre… Après tout, n’était-ce pas ainsi qu’il s’était retrouvé à abandonner sa stabilité et sa famille? Certains diront qu’il avait eu plusieurs mois pour y penser, pour estimer la faisabilité de son entreprise…
Mais c’était incontestablement trop beau pour être vrai.
Les mois qui avaient précédés son impulsion n’avaient été que noir et brume. Il ne s’était jamais arrêté, jamais questionné.
Plus programmé qu’une machine, il s’était contenté de mettre tout son argent de côté puis d’acheter son billet vers ailleurs sans jamais se remettre en question. Pendant de longs mois, Mana’arii n’avait été que colère et amertume, désireux de sortir de l’ombre de ces frères et sœurs plus games que lui.
Plus vivant sans doute aussi.

Il n’avait jamais été question de logique ou d’établir un quelconque plan.
Il était arrivé sur le mauvais bateau, c’était assuré que Vai’ata ne l’attendrait pas à la sortie… Puis il avait erré de motel miteux à chambre encore plus douteuse.
Il commençait tout juste à se sortir du mauvais pas dans lequel il s’était enlisé, des innombrables mauvaises décisions qu’il avait pris. Et maintenant que la haine n’accaparait plus l’ensemble de ses pensées, il commençait enfin à se questionner.

Ça avait été long.
Beaucoup trop long.

Un peu oui… J’y habite également., se contente-t-il de répondre d’un souffle léger.
Sunyra, sa terre d’accueil. Sa maison, son oasis. Il avait trouvé en elle tout ce dont Alola et sa fratrie l’avaient privé : l’indépendance, l’anonymat, l’égoïsme des jours passés à ne penser qu’à soi.
Dans une famille comme la sienne, ce genre d’égocentrisme n’avait pas lieu d’exister. Le bien être du clan prenait toujours le pas sur le confort d’une seule âme et demandait une implication énorme. C’était « nous » plutôt que « je ».
C’est nous contre le monde.
Sunyra lui avait appris à s’émanciper de cette mentalité tout comme l’avaient fait Ele’i, Kiana et Vai’ata avant lui. Et même s’il continuait de leur en vouloir, même si l’abandon n’était toujours pas pardonné, il arrivait à comprendre un peu mieux ce qui les avait poussé à quitter le nid familial. (Dommage qu’il ne se sente pas en droit de passer l’éponge sur les bavures de la trahison.)

Mais il y avait plus important que ses états d’âme et ses crisettes d’adolescent.
Il y avait Ketty. Ketty et ses motivations opposées aux siennes, Ketty et sa douceur inconvenable. Ketty qui lui retournait la tête, qui suffisait à lui faire oublier les autres. (Ketty qui le rendait beaucoup plus humain que surhomme.)

« Je plongeais, enfant. Tout les jours. J'adorais ça, observer la faune et la flore, me laisser porter par le courant sans savoir où aller. Je me sentais...libre, je crois que c'est le terme oui. Libre. Et les choses ont changées. Je ne fais que chanter et jouer de la flute traversière, bien moindre comme activités. » Intrigue dans ses prunelles captivées, dans son attention entièrement reportée sur le tintement de sa voix claire.
Mana’arii n’avait jamais dit adieu à une passion. (Peut-être parce qu’il n’avait jamais eu de véritable passion…)
Il imaginait difficilement les raisons pour lesquelles on en faisait le sacrifice, pour lequel on fermait ses bras à quelque chose d’aussi puissant et vivifiant. Le Nova avait toujours été ainsi fait; il écoutait son cœur plutôt que son esprit. Il craignait de devenir vieux et aigri, de sacrifier son existence au travail sans prendre le temps d’exister à côté.
Il en avait fait son obsession, le tombeau de toutes ses réflexions.

Pourquoi tu as arrêté? Indiscrétion. Enfin pardon, ça ne me regarde pas vraiment… Mais à t’entendre, tu semble regretter... Alors pourquoi? Murmure-t-il sans vouloir la brusquer. C’était vrai : ça ne le regardait sûrement pas.
Il ne savait même pas pourquoi il s’avançait sur un tel sujet, pourquoi il abandonnait la légèreté de leur conversation au profit d’une sensibilité qui pouvait se retourner contre lui. Vraiment, il ne savait pas.
Mais Ketty l’intéressait. Et ça, il n’y pouvait rien.

« Tu m'as parlé de voyages. Je suis curieuse de connaître les endroits que tu as pu voir, découvrir. Tu es déjà allé hors de Lumiris ? Sur Kanto ? Ah, si je me montre trop curieuse arrête moi. » De voyage.
Il avait parlé … de voyage. Mana’arii n’était pas un grand aventurier, il le réalisait enfin.
Il n’avait rien connu à l’extérieur d’une impulsion malhonnête. Comme bien d’autres avant lui, il s’était laissé charmé par les belles promesses d’une Lumiris encore meilleure que sa terre natale… Mais cela faisait-il de lui un voyageur? Pour être tout à fait honnête avec toi… Je ne suis pas un grand aventurier. Je n’ai connu que Alola et Lumiris, rien de plus. Je crois que j’essaie juste de tromper l’ennui en visitant la région, en sortant de mes anciennes habitudes de vie.
Avant, il sortait en boîte et s’abandonnait aux bras qu’il y rencontrait. C’était ça, sa passion : rencontrer une nouvelle fille ou un nouveau garçon tous les soirs et y retrouver un peu de réconfort factice, un faux sentiment d’appartenance et d’amour qui s’éteignait en même temps que la lune.
Mana’arii était la personnification de tous les problèmes de sa génération, de l’insouciance de son siècle et des relations superficielles.
La preuve : personne n’avait pris de ses nouvelles une fois sorti d’Alola. Les gens réagissaient à ses publications, pestiféraient de faux regrets face à son départ, mais personne ne prenait le temps de vraiment lui parler. Mana’arii dont le souvenir était censé survivre dans les mémoires de son cercle d’amis était mort.
Ce ne serait jamais vraiment pareil à Lumiris.

Tu as froid? Ton chandail est encore trempé… Si jamais tu veux le troquer, j’ai un pull sec avec moi.  Mais pas sur lui comme en témoignait sa semi-nudité. (Il avait complètement oublié.)
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De ta vie aventureuse, libre comme l'air, simplement rythmée par les flots ne restent que des cendres. De tes rires, ne reste que le silence. Tu as enterré, noyé ces images que l'on associe au bonheur, tu as détruit et enfermé ce qui te rappelle une époque où tout était simple, rayonnant, chaleureux. Tu as caché le soleil sous une épaisse couche de glace le jour où les flots ont emportés ta mère.

Ta terre natale oubliée, loin de Lumiris. Ironis d'un nom lumineux pour une jeune fille ayant perdu tout éclat, il y a longtemps de cela.

Et il a fallut que ta route croise celle d'un inconnu. Que ton chemin croise celui de Mana pour remettre en question tout ce que tu as établi jusque là. Qu'un ange vienne écarter la couche de glace, éloigner les nuages qui cachait la petite lumière.

Et la surprise teinte ton visage d'une expression douce lorsque tu apprend que Sunyra...est bien plus que ta simple ville d'adoption. Sunyra qui devient un pont entre vous. Sunyra...comme le son chantant du soleil.

" Comment ais-je pu ne pas te voir plus tôt ?"

Questio à l'écho des plus étrange. Pourquoi ne l'as tu pas vu avant ? Pourquoi t'es tu retrouvée enfermée dans ces ténèbres si longtemps, aveugle à la chaleur non loin de toi. Pourquoi as-t'il fallut tout ce temps ? La réponse est pourtant si simple, enfermée dans ton travail, enfermée dans ton laboratoire à ne t'occuper que de preuves, d'analyses sans fin, démelant l'échevaux des indices et de la vérité. Enfermée dans un monde blanc où rien ne devait passer.

La vérité. Tu la cherches sans relâche et pourtant, tu te mures dans le mensonge, te drapant de ce paradoxe comme un déguisement. Tout ce que tu dis détester, c'est tout ce que tu aimes. Ce mensonge dans lequel tu t'es tant abandonnée au point de le croire. Ce mensonge qu'un simple jeune homme réussi à briser alors que tu ancres tes iris aux siennes, refusant de le quitter.

Ce sentiment de pouvoir être toi, ce sentiment de te sentir de nouveau humaine, de nouveau là, présente dans un monde que tu fuis sans cesse. Plonger, c'était ta vie. Plonger c'était ton oxygène et sans avoir simplement prémédité tes paroles, voilà que le poids des regrets s'est immiscé et que Mana l'a entendu. Oh, tu pourrais te taire, contredire, trouver une analyse et un argument pour contrer. A la place, c'est une main douce qui vient se poser sur la joue de Mana, se voulant rassurante pendant qu'un léger sourire se dessine sur ton visage.

- Un souvenirs qui m'a longtemps enfermé dans une voie sans issue, me menottant au point de me faire couler dès que je met un pied dans l'eau.

Oh tu aimerais en parler, et tu cherches les mots, les phrases, l'histoire à raconter avant de laisser un sourire tendre, abaissant ta main pour la poser non loin de la sienne. Tu ne pouvais nier qu'il t'emmenait ailleurs, te retournais l'esprit. Tu ne pouvais nier vouloir te confier et pourtant.

- J'ai envie de t'en parler, de te raconter, sous un plaid avec un chocolat chaud ou n'importe quelle boisson chaude.....enfin.....un peu plus tard......ah pardon, oublie, c'est déplacé.

Et tu rougis un peu à cette proposition si peu conventionnelle, sortie si facilement comme si la simple idée de partager ce genre de moment privé était, naturel et normal. Non Ketty, ça ne l'était pas, surtout à une personne rencontrée il y a quelques minutes. Même si tes mots sont sincères, honnêtes. Même si tu ne ment pas et exprime réellement le fond de ta pensée, sans fard, sans masque, la demande était peu-être osée. Et sous-entendait aussi que tu appécierais grandement de le revoir.

Mana te réveillait, t'intéressait. Tu ne pouvais pas passer à côté. Et tu ne laisserais pas la fin d'une journée tirer le rideau de cette rencontre. Et à la lumière de ses révélations sur ses voyages, tu te rend compte que même opposés, vous aviez peut-être plus de points communs que tu ne le pensais. Et cette simple pensée te tire un sourire attendri.

- On cherche tout les deux notre chemin. Etrange et heureux hasard de croiser ta route. Tu crois qu'on peut y avancer ensemble, ce serait moins triste que seul ?

La demande est simple, sans faux semblant et tu te surprend encore une fois à la faire. A croire que tout était si simple et fluide avec Mana. Comme un cours d'eau filant sans entrave, à l'image du lieu où tu es. Et tu frissonnes un peu plus, un courant d'air venant rappeler à ta mémoire tes vêtements encore un peu trempés et la proposition de Mana.

Proposition qui te rappel sa semi nudité mais aussi que tu as ta veste laissée quelque part sur la berge.

- Je ne dirais pas non. Ma veste est restée quelque part sur le bord de la berge avec ma goupix. Tu te rappel où tu as laissé tes affaires ?

Et tu oublie également qu'à retirer ton vêtement mouillé, tu exposerais aussi une part de toi peu couverte.

Pensée finalement bien triviale et secondaire face au froid qui ronge ta peau.

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Mana'arii Ehu-kai
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Merci à toi de bien vouloir RP avec moi ♡
Il n’avait jamais eu les moyens de voyager.
Mana’arii était l’enfant d’une famille pauvre, d’une famille n’avait jamais eu les moyens de mettre autant d’enfants au monde. Il était le rejeton de l’égoïsme, d’un besoin irrationnel de s’entourer à l’excès plutôt que d’offrir les contours d’une vie décente aux survivants.
Il s’était souvent fait la réflexion un peu froide qu’il n’aurait pas dû naître. Pas parce qu’il n’aimait pas cette existence, pas parce qu’il possédait quelconque envie suicidaire… Mais simplement parce qu’il était irrationnel de créer onze fois la vie et de les abandonner dans la nécessité. Un jour, Léandre lui avait demandé qui de ses parents ou d’un bain de jus de moule glacé il choisirait… Et même s’il était inconcevable pour Mana’arii de ne pas  préférer sa famille à l’odeur des fruits de mer, il se remémorait souvent l’importance de la question.
Ainsi que ses motivations.
Il ne détestait pas l’homme et la femme qui l’avaient mis au monde. Il n’avait aucune dent contre eux, les appréciait à juste titre comme les parents qu’ils étaient.
Mais jamais il ne voulait marcher dans leurs traces. Mana n’aurait jamais d’enfants. Il n’était pas question d’être la figure paternelle d’une autre entité, de prendre le risque d’offrir le même genre d’enfance que la sienne à un autre être humain… Il ne voulait pas se porter garant et responsable d’une telle erreur consciente et volontaire. Personne ne méritait ça.
Surtout pas lorsqu’il était question d’amour.

C’est le contact réconfortant main doucement posée sur l’épiderme halée de sa joue qui le tire finalement de ses pensées, le redirige vers une réalité ironiquement beaucoup plus chaleureuse que ses songes.
Surpris par la tendresse dégagée par le geste, l’insulaire se borne au mutisme hypnotisé alors que son regard fixe Ketty sans jamais se détourner d’elle.
L’insulaire n’explique pas le magnétisme qu’elle dégage, mais tout son corps réagit à sa présence et il n’y peut rien. Il est l’objet d’une adoration insolente et irréaliste pour quelqu’un qu’il ne connaît que depuis quelques minutes. Ça ne lui ressemble pas.
Mana’arii n’est pas impressionnable, influençable ou atteignable. Et pourtant… « Un souvenirs qui m'a longtemps enfermé dans une voie sans issue, me menottant au point de me faire couler dès que je met un pied dans l'eau. »  Il aimerait tant lui demander des explications, pouvoir l’aider… Mais il sait que le désir est candide, irréaliste : il n’a rien d’un sauveur. Il ne la connaît même pas.
Il n’a pas le droit de poser des questions, de vouloir faire irruption dans sa vie sans même lui en avoir demandé l’autorisation. Il doit prendre ses distances, reconnaître sa place. « J'ai envie de t'en parler, de te raconter, sous un plaid avec un chocolat chaud ou n'importe quelle boisson chaude.....enfin.....un peu plus tard......ah pardon, oublie, c'est déplacé. » Surprise.
Sans même s’en rendre compte, le cramoisi de ses joues vient se joindre à celui de Ketty alors que son regard se dérobe imperceptiblement.

Ce n’est pas qu’il n’en a pas envie.
Il ne sait juste pas ce qu’il est acceptable de dire, ce qu’il a le droit de penser en de telles circonstances… Cette rencontre n’a rien de normal, elle ne répond à aucun code normalement instauré dans son quotidien volatile. Il y a comme un vent de fraîcheur et d’inconnu. (Une bourrasque même.)
Il ne sait pas comment ajuster ses voiles, comment en épouser la spontanéité et la nervosité. … Ça me ferait plaisir., murmure-t-il sans oser confronter son regard au sien.

Mana’arii flirtait. Il flirtait comme s’il n’y avait pas de lendemain, comme si chaque âme qu’il convoitait risquait de s’évanouir dans la nature, de disparaître… Il n’y avait que dans le balais des regards et des sourires qu’il prenait véritablement confiance.
Lorsqu’il était question de respect et de sincérité, il n’était plus tout à fait certain de savoir comment se positionner.

Ça faisait peur.
Ça faisait peur de ne pas contrôler, de ne pas savoir où cela allait nous mener.


C’est peut-être ce dont on avait besoin après tout… Qui sait? Trouver son chemin à deux, c’était toujours moins pénible que seul… Non?
Mana’arii y croyait. Même s’il n’avait jamais trouvé avec qui il souhaitait faire route, il croyait aux bénéfices qu’ils pouvaient en tirer… Et il se fichait bien de savoir que c’était naïf de croire. Le monde était cruel, le cœur des gens n’étaient plus ce qu’ils étaient : et alors?

Esquissant un sourire aux contours calmes et tendres, l’insulaire pointe finalement son sac non loin de la berge devant eux. J’étais assis juste ici quand je t’ai vu passer…, confie-t-il avec amusement.
Ignorant sa propre semi-nudité, le jeune homme se redresse alors pour s’avancer vers ses vêtements laissés sur la berge puis attrape le célèbre pull jaune sans lequel il ne sortait plus. Confiant, il revient vers la belle en le secouant pour mieux retirer les brins d’herbe qui y ont fait leur nid puis le lui tend sans rien perdre de son sourire.

Tiens, voilà. Dans un ultime témoignage de respect, il s’éloigne alors de quelques pas. Je vais me retourner… Ou je peux carrément me déplacer si tu préfères. Tu n’auras qu’à m’avertir lorsque tu seras prête. Propose-t-il.
Il ne va quand même pas resté ici à la fixer pendant une éternité… Mana’arii n’avait pas toujours main basse sur son équipe de neurones survivantes, mais il n’était pas stupide. Il aimait juste faire comme si -.
Croisant doucement les bras sur sa poitrine, il se retourne alors en attendant la réponse de Ketty. Qu’importe s’il doit rejoindre l’orée de la forêt pour qu’elle se sente confortable de se changer… Il ne veut juste pas qu’elle attrape froid. J’ai pris chambre dans un gite non loin d’ici... Quel commentaire douteux. C’est un endroit chaleureux, la propriétaire est une dame d’un certain âge et elle a ce truc dans les yeux. Cette étincelle. J’explique pas trop. Et toi? T’es logée où…? J’espère que tes frangins ont pensé à tout avant de te jeter dehors haha C’était… une conversation comme une autre pour tenter de détourner son esprit de la scène qui se jouait derrière lui.

Mana’arii avait l’habitude… et l’oreille. Le froissement du tissu, le bruit unique d’un vêtement tombant sur le sol, le hurlement des fermetures éclaires… Rien ne lui échappait.
Et il n’avait pas envie de s’abandonner à ce genre de violation. Il n’avait pas envie  d’être… D’être simplement lui-même. Pour une fois, il voulait être mieux.
Juste un peu mieux.
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Ton esprit est définitivement captif d'un soleil ardent, de cette chaleur et de cette lumière qui te faisait défaut. Ton coeur se retrouve enfermé dans une tempête que tu n'avais pas prédis, une tempête que tu n'avais pas prévu et pourtant, loin d'être destructrice, elle t'emporte vers un horizon où tu sens pouvoir réparer un bout de ton âme brisée. Et cette chaleur sur tes joues. Tu as bien du mal à garder le cap, tu as bien du mal à savoir comment avancer sans trébucher.

Et ta question, ton souhait, si spontané, si..imprévisible si peu...toi ou tellement le toi d'avant ? La réponse, le murmure de Mana te rend..étrange, cette petite flamme qui te réchauffe sans trop savoir d'où elle vient, ni pourquoi, encore moins comment elle a pu atterrir là. Tu te sens "toute chose", c'était cette expression n'est ce pas ? Et ton murmure sort à sa suite, tes joues toujours rosies et cette petite joie de savoir le plaisir partagé.

"...moi aussi...."

Tu as envie de ce moment, tu as envie de ce simple moment, ce simple partage. Cet échange dans une bulle hors du temps et loin des autres. Une bulle à vous. Un instant figé dans le temps, dans un futur qui n'a pour l'heure que des contours flous. Un moment qui n'a jamais existé pour toi, tes soirées étant baignées de ta solitude, tout au plus ton frère et ta soeur. Ton père trop fatigué pour rester éveillé trop longtemps, même les jours de fête. Toujours malade, toujours enfermé dans cette bulle que tu ne sais plus comment briser. Ou peut-être t'es-tu simplement résignée ? Quoiqu'il en soit, tu n'es pas chez toi aujourd'hui, tu n'es pas dans cette maison à cet instant précis alors tu reviens sur ce rocher, tu reviens auprès de l'insulaire.

Tu reviens auprès de ta lumière.

Cette lumière qui teinte ton sourire quand ce chemin de solitude s'agrandit pour offrir la place de deux âmes. Tu n'as pas de nouvelle réponse autre que cette expression critallisant à elle seule le fond de tes pensées et la voix de ton coeur. Tu veux y croire, à quoi tu ne sais pas encore trop mais tu veux y croire, tu veux espérer.

Pour une fois.

Mais bien sûr il faut qu'une brise de vent te rappel ta position, te rappel ta mésaventure et tes vêtements mouillés. Il faut que le vent vienne remettre dans tes pensées la possibilité de tomber malade pendant tes vacances, malgré le beau soleil et la température agréable. S'enquérir alors de tes affaires perdues tu ne sais plus où pendant que Mana te montre l'endroit où il était quelques minutes plus tôt, avant que tu ne chute, avant que tout bascule. Dire qu'il était si près, si près de toi et tu ne l'as pas vu. Pourquoi une tel évènement nécessaire pour croiser sa route quand te tourner et le saluer aurait été plus simple ? Et moins dangereux ? Tu le laisses donc retourner chercher ses affaires pendant que de nouvelles pensées font leur apparitions.

Les aléas du destin sûrement, un engrenage nécessaire pour la suite peut-être. Une ironie qui se dessine par un murmure alors que tes iris d'eau restent fixées sur lui, le regardant ramasser ses affaires.

"...me noyer pour trouver la lumière...."

Phrase peut-être un peu poétique mais pas que. Passer par ton cauchemars pour voir une voie nouvelle s'ouvrir. Une ironie qui fige ton visage à cette pensée, Mana revenant. Tu cueilles ses mots, attrapant avec douceur le pull offert et ta réponse fuse, sans réflexion. Elle sort si facilement, si intuitivement comme un refus de le savoir trop loin. Pourtant...il ne s'agissait que de pudeur.

"Ne t'éloigne pas."

Et tu te rend compte, encore une fois que ton coeur a parlé avant ta raison. Même si tes mots ne sont pas criés, même s'ils sont dit avec ton calme, les vibrations de ton coeur sont pourtant bien présentes dans chaque mot et tu baisses de suite le museau, rougissant un peu plus, tes mains se serrant sur le tissu. Quelques secondes te sont d'ailleurs nécessaires pour te reprendre, posant alors le pull sur le rocher et te tournant aussi.

"Te retourner..suffit...tu n'as pas besoin de t'éloigner..."

Dos à dos.

Tu ne veux pas t'éloigner, tu ne veux pas aller ailleurs. Tu es bien ici donc tu y restes et lentement enlève le tissu encore humide, le troquant contre quelque chose de plus chaud, de plus sec et de plus réconfortant aussi. Tout en te rhabillant, tu tend l'oreille, souriant, laissant même un léger rire de clochette sortir.

"Une étincelle qui te fait sentir un peu chez toi ? Ahahah, oui....à mon grand étonnement..ou je ne devrais pas l'être en fait, ils ont tout prévu. Absolument tout."

Tu étend rapidement ton haut sur le rocher, croisant les doigts qu'il sèche. Dans le fond tu ne voulais pas priver Mana de son pull trop longtemps même si.....tu dois bien avouer être bien dedans. Tu commences à te retourner quand ton regard accroche celui d'Hydrogène arrivant en courant vers toi, si discrète que tu ne l'as pas entendu plus tôt, ses petites pattes accrochant doucement l'herbe, une légère trainée poudreuse derrière elle. Elle ramène ta veste et ton panier à pique nique.

Un "oh" se dessine. Tu as oublié ce détail et un nouveau sourire vient se dessiner sur tes lèvres pendant que tu attrapes ta veste et te retourne pour la poser avec beaucoup de douceur sur les épaules de Mana. Tu ne veux pas qu'il attrape froid mais aussi un signe pour lui montrer que tu as finis que tu achèves par un baiser léger sur sa joue.

"Ils m'ont touvé un hôtel avec une jolie vue sur la mer, en pension complète, même le panier à pique nique que j'ai vient de l'hôtel. Que je ne m'occupe de rien, ils ont dû tout faire en ce sens."

Tu t'écartes doucement, un léger rire puis tu montres ta goupix et le panier posé à terre.

"Avec tout ça, il me reste de quoi manger dedans, tu veux partager avec moi ? Oh..et je te présente Hydrogène, ma goupix....Hydrogène...voici Mana un...un ami."

Et le mot porte une étrange tendresse en lui pendant que se dessine un sourire emplein de ce même sentiment su ton visage au moment où tu as cherché comment le présenter à ta plus fidèle amie. La goupix penche la tête sur le côté, intriguée puis esquisse une mimique de joie à la présentation. Si discrète et si calme. Tes orbes d'eau finissent leur course sur l'insulaire pendant que le vent joue doucement entre vous.

(c) TakeItEzy (Mana'arii Ehu-kai)
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Mana'arii Ehu-kai
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Mana’arii n’était pas aussi parfait qu’il aurait aimé l’être.
Derrière sa belle assurance, sa belle lumière, se cachait en réalité le cœur chaotique d’un maelström ininterrompu qui prenait autant racines dans sa réalité que dans celle du monde qui l’entourait. De ce fait, Mana’arii avait peur.
Constamment.
Il cachait bien son jeu, ne rendait jamais justice à ses sentiments négatifs… Mais rien ne suffisait à l’en débarrasser, à gommer les bavures de sa magnifique confiance en soi. Et même lorsqu’il se disait assuré et armé face à l’avenir, ses démons continuaient de gangrener sa réalité.

Il était voué à disparaître dans l’ombre de ses frères et sœurs.
Voué à combattre les prémices d’une vie pauvre et laborieuse.


L’avenir de l’Ehu-kai avait toujours été problématique et incertain, mais depuis qu’il était à Lumiris, il réalisait enfin à quel point sa dérive était sans fin : il ne possédait pas le moindre port auquel s’amarrer.
Son cœur était un objet dont tous pouvaient user, mais que personne ne souhaitait s’approprier. Il était la propriété de l’archipel : l’enfant, le frère, l’ami et l’amant de tous ses habitants.
Au coucher du soleil, Mana’arii ne possédait personne vers qui se retourner, auprès de qui se reposer. Sa maison ne possédait aucune chaleur, aucune douceur.
Elle n’était faite que de contreplaqués et de peinture, ne s’animait que de l’enthousiasme de Gaoma’Asa et de Kane. Ni plus, ni moins.

Dos à Ketty, il tente de se boucher les oreilles, de ne pas penser aux actions qui se jouent derrière lui.
Si cela avait été quelqu’un d’autre, homme ou femme, il aurait certainement risqué un regard indiscret, un commentaire aux portes de l’innocence. Mais pas elle.
Il ne savait pas pourquoi, il ignorait ses motivations à calmer ses propres pulsions : Mana’arii n’agissait normalement qu’en accord avec son penchant pour les belles choses. Il était reconnu pour être lourd, pour ne gagner le cœur des gens qu’en prétendant une fausse candeur. C’était sa fraîcheur qui charmait, pas ses agissements.
Alors pourquoi se retenait-il? Parce qu’il ne voyait pas Ketty comme ça? Impossible, elle n’était qu’inconnue après tout. Il n’y avait aucune forme attachement (Il n’y en aurait jamais) suffisamment sincère et poussée pour calmer ses ardeurs… Pour être franc : lui-même ignorait ses motivations.
Mais elles étaient là. Alors que Ketty se couvre de nouveaux vêtements, l’insulaire ne daigne ni regard ni commentaire dans sa direction.

Quelque chose comme ça oui... Il ne savait pas pourquoi il avait mentionné l’auberge dans lequel il séjournait, la propriétaire que l’y accueillait… Il avait voulu briser le silence, ne pas laisser la gêne s’installer en renfort. Tu as de la chance d’avoir une fratrie aussi attentionnée… Ils doivent beaucoup t’aimer., murmure-t-il en baissant légèrement le regard.
Ses relations avec les siens s’étaient énormément dégradées au fil des dernières années… Parfois, il se demandait si les graines de l’amertume méritaient d’être si cultivées, autant nourries. Mais à chaque fois que son regard recroisait celui de Vai’ata, la douleur de l’abandon le regagnait comme un véritable brasier.

Toujours dos à sa précieuse amie, le jeune homme ne daigne un regard dans sa direction qu’au moment où il la sent déposer quelque chose sur ses épaules ainsi qu’un baiser sur sa joue.
Surpris par le geste et le rose sur ses joues, il se retourne alors en remontant légèrement le vêtement afin qu’il ne s’écroule pas au sol. Merci… Je trouve les températures de la région assez peu clémentes alors ce ne sera pas de trop. confie-t-il avec une grimace pour sa région adoptive qu’il jugeait trop froide et trop humide à côté de son propre archipel.

« Avec tout ça, il me reste de quoi manger dedans, tu veux partager avec moi ? Oh..et je te présente Hydrogène, ma goupix....Hydrogène...voici Mana un...un ami. » Une goupix d’alola.
Attendri par ces présentations, l’insulaire ne peut s’empêcher de se pencher la hauteur de l’adorable renard blanc qu’il couvre d’un regard nostalgique et réconforté. Si, d’ordinaire, il n’aurait pas hésité à tendre une main dans sa direction afin d’aider aux présentations, la présence d’une cicatrice en demi-lune couvrant sa paume suffit à calmer sa familiarité indécente : plus jamais. Coucou toi… Tu sais, c’est la première fois que je vois un Pokémon originaire de ma région depuis que je suis arrivé ici. Confie-t-il d’une voix douce.
Le bonheur se situait dans les plus petites subtilités du quotidien, dans les petites rencontres et les petits gestes. Pour la première fois, il en prenait vraiment conscience, s’émancipait des œillères qui lui faisait rêver des choses en grand.

Je ne voudrais pas m’imposer... Relevant le regard pour ramener le bleu de ses iris sur Ketty, celui-ci tente vainement de lire le moindre petite embarras en elle, la moindre petite indication qu’il est peut-être temps de partir.
Il n’a pas envie de s’inviter au cœur d’une activité auquel il n’était pas sincèrement convier. De toujours, il veillait à ne jamais être au mauvais endroit au mauvais moment et il ne comptait pas en changer. Mais si tel ton souhait, ça me ferait sincèrement plaisir… D’un regard intrigué, il jette alors un œil à la topographie des lieux. Mais peut-être devrait-on s’éloigner un peu plus de la cascade… Afin de ne pas être importunés par d’autres touristes. Jusqu’à présent, la chance avait été de leur côté…
Mais Mana’arii savait que l’endroit était une destination prisée. Après tout, il n’en avait pas entendu parler par hasard.

(Et, avec Ketty à ses côtés, il ne couvrait pas l'envie d’être dérangé.)
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Distanciation, sobriété, discrétion, politesse. On t'as façonné selon une façon de faire, de penser. Les épreuves du passé ont façonnées cette coque de glace supplémentaire, ajoutant une aura donnant l'illusion d'une créature inaccessible. Tu te voulais hors d'atteinte, estimant que tout ce qui t'entourent n'est qu'un frein au but que tu poursuis. Logique froide et implacable que la moindre distraction te detournerait, te deconcentrerait. Penser à d'autres serait diviser ton attention, réduire tes capacités de réflexion.

À aucun moment tu n'as pensé que s'attacher aurait l'effet inverse.

Et tu es là, le coeur à l'envers, la sensation de flotter dans un ciel dépourvu de nuage. Tu as mis le pied sur un bateau inconnu qui t'emporte et tu regardes ce rivage qui s'eloigne doucement. Tu pourrais sauter, faire marche arrière, c'était toujours possible. Tes iris se posent sur ta goupix pendant que Mana se présente à elle. Le petite renarde émet un léger cri de joie. Visiblement  il n'était pas le seul heureux de trouver quelqu'un de son île natale.

Alola.

Et un sourire de tendresse infinie se dessine. Non, on ne faisait pas marche arrière quand une voie bien plus lumineuse s'ouvrait devant sois. Pas quand la perspective de voguer vers un inconnu se parant de couleur chaude se profile devant sois. Tu souris de tendresse alors que tu te sens enveloppée dans un cocon de douceur et de chaleur, bien dans ce pull, tes orbes saphirs dans l'océan du beau brun. Tu ne le quittes pas des yeux écoutant à la fois son doute, puis sa suggestion. Tu ne connais pas vraiment les lieux alors non seulement il y aurait moyen de prolonger cette rencontre mais aussi découvrir un peu plus cet environnement enchanteur.

"Tu ne t'imposes pas. J'ai sincèrement le souhait de prolonger ce moment à tes côtés. Et...je ne connais pas vraiment cet endroit alors je te suis avec grand plaisir."

Et comme pour appuyer tes paroles, Hydrogène se campe assise à côté de Mana, levant sa petite truffe vers l'insulaire, un air des plus heureux visible dans ses iris de glace. Et cette simple image te ravit, tu prend donc en main le panier de l'hôtel, fin prête à rejoindre ce nouvel oasis.

"Je crois qu'Hydrogene t'as adopté."

Un nouveau cri léger de contentement pendant qu'un rire de clochette t'échappe. Et tes oreilles discernent doucement quelques éclats de voix lointain. Tu te rend compte alors avoir réellement envie d'un coin où être seuls, à l'abri des autres. Tu as envie de préserver ce "vous deux" et cette simple pensée te fait dériver sur ta fratrie, cette maison où vous vivez ensemble, ces moments partagés. Et tu repasses mentalement le fil de votre vie commune te rendant compte qu'ils t'ont offert beaucoup de moments seule, des moments où souffler, où tu as pu simplement jouer de ta flûte dans le silence du jardin.

Des moments de paix.

Alors ton visage se tourne vers l'origine de la perturbation avant de revenir sur Mana. Tu gardes en mémoire ses paroles sur tes proches et attend donc de vous retrouver "à l'abri" avant d'y répondre. Ton ciel d'été sans nuage dans le regard, tu t'es doucement rapprochée du jeune homme, laissant ta main libre à prendre.

"Allons y ?"

(c) TakeItEzy (Mana'arii Ehu-kai)
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