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lost in the woods (driss)
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lost in the woods (driss) 100313

lost in the woods

Jade & Driss


C’est bien toi, ça. Tu n’as pas vu le temps passé, assise à même le sol et appuyée contre un arbre, ton carnet de dessins posé sur tes cuisses. Tu as simplement remarqué que tu devais peut-être penser à rentrer chez toi alors que le soleil commençait à décliner à l’horizon, projetant ainsi ton ombre devant toi, sur cette page précédemment blanche sur laquelle se trouvait désormais quelques traits de crayon ayant tenté de reproduire ce qui se trouvait sous tes yeux. D’ordinaire, c’est Jackson qui te rappelle à l’ordre, cependant, ce dernier a préféré s’endormir, appuyé contre toi, ce qui explique peut-être ce pourquoi tu as traîné aussi longtemps. Ce pour quoi tu as trop traîné, même, si tu te fis à l’obscurité qui se fait de plus en plus présente. - Jack ? Tu essaies de le réveiller doucement, un doux sourire sur tes lèvres tandis que tu le vois s’étirer un peu avant d’ouvrir ses yeux. - Va falloir qu’on pense à y aller. Tu veux m’accompagner ou retourner dans ta pokéball ? Tu lui as toujours laissé le choix, ne serait-ce que parce qu’il t’accompagne depuis toujours. Mais, à voir sa tête, la réponse ne te surprend pas et voilà que, l’instant suivant, tu es seule dans cette forêt, ton Riolu dans sa pokéball, le tout alors que les ombres des arbres te semblent soudainement être un peu plus menaçantes à chaque seconde qui passe.

T’es pas très rassurée mais bon, t’es pas non plus du genre à être rapidement effrayée. Il te suffisait simplement de quitter la forêt, de regagner la route et ainsi t’allais pouvoir rentrer chez toi sans trop d’encombre. Tu te dis que t’aurais peut-être pu aller moins loin, que tu n’avais pas besoin d’aller te perdre à Kishika pour ces quelques dessins tracés au fil de la journée, mais ça, c’est que t’aime voir de nouvelles choses, de te poser devant de nouveaux décors. Quant au fait que tu sois perdue… T’es forcée de constater que c’est effectivement le cas après quelques instants à tourner en rond sans trop savoir par où tu devais aller pour retrouver la route. - Ah, c’est un peu chiant ça. Tu te parles à toi-même, de vive voix, observant tout autour de toi sans être en mesure de te repérer.

Félicitation.
Tu t’es encore perdue.

Un soupir s’échappe de tes lèvres avant de finalement prendre une direction au hasard. Tu te dis que si tu continues dans une direction, éventuellement, d’allais bien sortir de la forêt. C’est peut-être pas l’idée du siècle mais bon, c’est toujours mieux que de rester immobile et d’attendre patiemment que l’aide ne vienne jamais. Pourquoi jamais ? Parce que personne ne savait que tu étais ici et un rapide regard à ton téléphone suffisait pour t’indiquer que tu t’étais enfoncée assez profondément dans la forêt pour ne pas avoir de réseau. Une énième fausse bonne idée de ta part. Pas que c’était la première puis, au final, tu t’en étais toujours sortie sans encombre. Du moins, sans trop d’ennui. Était-ce parce que tu étais terriblement chanceuse, parce que quelqu’un veillait sur toi ou tout simplement que tu étais une génie capable de te sortir de toute situation plus inusité les unes que les autres ? T’as envie de croire en la dernière théorie. Parce que t’aimes bien rappeler aux autres que t’es une génie.

Finalement, tu crois apercevoir de la lumière. Assez pour te dire que tu te rapproches sans doute du village. Tu accélères donc le pas, la lune ayant remplacé le soleil dans la ciel et, quelques instants plus tard, tu te retrouves face à une maison. Une seule. Est-elle habitée ? Oui, sûrement. Elle semble bien entretenue et, comme t’as pu entrevoir au travers les arbres, il y a de la lumière. C’est donc sans hésitation que tu t’approches de la porte d’entrée. Et, sans gêne aucune, tu toques à la porte. Ou, enfin, tu ne fais pas que toquer. À croire que tu n’as pas appris lorsque Nathan t’a disputé parce que voilà que tu te retrouves à frapper inlassablement dans la porte, et ce, jusqu’à ce que quelqu’un t’ouvre.
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“Lost in the woods”
Et à la lueur vacillante d’une lampe à l’huile à peine allumée, tu tires sur la ficelle des stores qui glissent sur eux-mêmes jusqu’à se refermer complètement.
La journée est terminée.
Et avec elle, les risques de croiser quelconque âme susceptible de venir gâcher le court instant de paix que tu peux gratter au cœur d’une semaine déjà trop chargée.
Libération.

Prenant une grande inspiration, libérant tes poumons de la pression, tu te retournes vers le salon afin de confronter ton regard aux sofas proprement usés et aux meubles un peu défraîchis.
La scène, sous l’éclairage tamisé d’une nuit profonde, dégage une délicieuse impression de tranquillité et de calme qui sied on ne peut mieux à ta bulle hors du temps. Elle te rappelle la raison pour laquelle tu t’es soustrait à la société et pour laquelle l’électricité des villes a cessé de te charmer. Elle te ramène aux fondements de tes choix, aux motivations premières qui t’ont donné envie d’élever Eden en dehors du cadre.
À chaque soir, c’est le même rappel, la même confirmation : tu as bien fait.
Il n’y a rien pour toi dans effervescence des villes, dans la violence des artères trop pleines et des squares noirs de monde. Ta réalité, elle prend racines en retrait des futilités urbaines, au cœur de ta propre capitale.

Passant une main sur ton visage afin d’effacer les traces tenaces de la journée qui vient de se terminer, tu jettes un œil au corps endormi de ta fille sur le sofa. La tête délicatement déposée sur le corps polaire de Lyca, les deux se sont abandonnées au même repos salvateur dont leurs traits paisibles témoignent à juste titre.
Tu sais que tu devrais normalement la renvoyer vers son lit, lui faire enfiler son pyjama ou écourter sa sieste afin de ne pas être réveillé aux petites heures par son agitation, mais tu n’as pas le cœur à la soumettre à tes désirs. Elle semble sereine et détendue, de quel droit peux-tu rompre cet instant de calme?

Tu t’attendris Driss.
Ce n’est pas nouveau, envers Eden il en a toujours été… Mais les années te rendent davantage père que homme et c’est une constatation dont la violence et l’importance te reviennent de plus en plus.
Tu ne sais pas à quoi ressemblera votre avenir, tu ne sais pas ce qu’il adviendra de vous le jour où Eden ne sera plus une enfant et que les obligations reviendront… Il te reste deux ans, au mieux trois, pour y penser, mais tu n’en as pas envie. Au fond, quelle importance?
Tu vis au jour le jour. On ne te changera pas.

T’avançant finalement vers la cuisine, tu attrapes le contenant de café moulu avant de remplir la carafe d’eau d’un geste habitué.
Tu as besoin d’un petit remontant. D’un peu de chaleur dans la froideur d’octobre, d’un souffle de réconfort au cœur les nuits trop longues et des jours désormais trop courts.
Et alors que le café coule et que l’arôme des grains filtrés empli la pièce… Des coups à la porte.

Et il n’est pas question de petits toques timides, de toques conscient de l’heure et du dérangement, non, mais de tambourinements incessants dont la violence te fait presque craindre le pire.
Inquiet, tu décroches un regard à Eden dont les traits se crispent et dont les paupières se mettent à papillonner d’inconfort. Elle ne comprend pas ce qui arrive, elle ne comprend pas la raison pour laquelle on la réveille, pour laquelle elle est si brusquement tirée des bras de Morphée…
Et toi non plus, tu ne comprends pas.

Tu sens seulement l’agacement monter à chaque nouveau coup, à chaque nouvelle preuve d’acharnement.
« Ne bouge pas. », lui indiques-tu d’une voix sévère, mais juste.
Parce que tu ne sais pas ce qui t’attend de l’autre côté de la porte, parce que tu te dis que personne ne manque à ce point de respect sans une bonne raison à la clé… Mais c’est que tu surestimes l’humanité, Driss – C’est rare que ça arrive, autant en profiter.

Laissant ton café suivre sa progression sans un regard pour l’agitation venue égoïstement rompe la tranquillité des des lieux, tu t’avances jusqu’à la porte.
« C’est bon, on a entendu! La maison ne fait pas 4500 pieds carrés, pas la peine de s’acharner. » Aboies-tu d’une voix mécontente en déposant ta main sur la poignée puis en l’ouvrant brusquement pour mieux y découvrir votre agresseur.

Une jeune femme.
Une jeune femme frêle et à l’air aussi menaçant qu’un vieux chat de foyer.

Intrigué, tu hausses un sourcils en la dévisageant en silence.
Les secondes s’égrènent sans qu’un mot ne sorte de ta bouche. Tu crains d’exploser si tu entrouvres les lèvres, si tu tentes de formuler le moindre son.
Tu ne fais pas confiance, Driss.
Et tu fais bien.

Ce n’est qu’au bout d’un moment et au prix d’efforts surhumains que tu réussis enfin à parler :
« Je te souhaite d’avoir une putain de bonne raison. »
Dis-tu tout simplement en la fusillant du regard.
Parce que tu n’accepteras qu’une question de vie ou de mort… Et encore.
(c) TakeItEzy
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lost in the woods (driss) 100313

lost in the woods

Jade & Driss


Il y a finalement une voix qui te répond après un court instant, t’amenant à cesser de malmener la porte se trouvant devant toi. Tu ne te soucis pas trop de l’animosité se dégageant des quelques paroles articulées, préférant te concentrer sur le fait que tu viens de trouver de l’aide et que t’allais enfin pouvoir rentrer chez toi après avoir passé un certain temps à arpenter cette forêt sans réel but. La porte s’ouvre et toi, tu affiches ton plus beau sourire, comme si tu ne venais pas de déranger un homme et son enfant alors que le soleil avait déjà disparu du ciel pour laisser place à la lune qui avait éclairé tes pas jusqu’ici. Bon, ton sourire n’obtient pas la réaction escompté, ne serait-ce que parce qu’il n’y répond pas mais tu ne baisses pas les bras. Après tout, t’es mignonne, t’as un joli sourire et tu sembles gentille, ça doit bien jouer en ta faveur, non ? Tu l’espères parce que t’aimerais bien pouvoir rentrer chez toi.

Bon. Impossible de nier cette fois-ci qu’il est complètement hostile à ta présence, mais bon, est-ce que c’est suffisant pour te décourager ? Absolument pas. T’as toujours trop eu confiance en toi et t’as toujours été beaucoup trop inconsciente du danger et ce n’était pas aujourd’hui que les choses allaient changer. Tu gardes donc le silence quelques instants, une main se posant sur ton menton comme pour te donner l’air intelligente avant que tu n’inspires profondément.

- Hm… Une pause pour l’effet dramatique. - Si je dis qu’un groupe d’Ursaring m’a poursuivi jusqu’ici et que j’ai donc dû courir pour ma vie sur des kilomètres, est-ce que c’est suffisament une bonne raison ? Tu pourrais presque être crédible si ce n’était pas de ce sourire stupide que tu avais accroché aux lèvres ou encore parce que tu ne semblais pas du tout avoir coursé un groupe de pokémons sur des kilomètres. Certes, t’es en forme physiquement parlant mais t’as rien d’une athlète olympique. Puis, tu ne sembles pas assez effrayée pour qu’il puisse croire un seul instant à ton histoire. - Pas que ça change quelque chose hein comme c’est pas ça qui est arrivé. Et tu peux pas retenir ce rire léger qui s’échappe de tes lèvres alors que tu affiches ce terrible manque de sérieux qui te caractérise si bien.

Tu secoues finalement la tête, tes cheveux suivant le mouvement avant de retomber sur tes épaules. - La vérité c’est que j’ai pas vu l’heure et que je me suis perdue et du coup je sais pas du tout comment retourner au village et j’aimerais bien pouvoir rentrer chez moi avant de mourir de faim dans cette forêt. Toujours aussi dramatique mais t’essaies quand même d’en faire moins. T’aurais peut-être juste pu éviter le passage où tu dis que t’allais mourir de faim si tu ne rentrais pas chez toi, mais bon, là encore, on ne te changeait pas. - Dooooonc, comme j’ai trouvé ta maison, très mignonne au passage, ça fait très rustique, un peu comme la maison dans Boucle d’Or et les Trois Ursaring si leur maison pouvait se déplacer, même si bon, je compte pas aller manger ta soupe ni dormir dans ton lit… Un peu plus et ça pourrait en devenir tendancieux. - Bah je suis venue chercher de l’aide. Et peut-être à boire aussi ? Ma bouteille d’eau est vide. Vite, un nouveau sourire, le genre de sourire rayonnant que tu sais offrir aux autres, le genre qui te permet bien souvent de te tirer de fâcheuses situations. T’espérais juste que lui aussi y soit sensible.
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“Lost in the woods”
Il n’existait en ce monde aucun sourire susceptible de transcender ton animosité envers le genre humain.
D’une part parce qu’il ne t’inspirait pas la moindre empathie et, d’une autre, parce que tu le connaissais malheureusement trop bien pour te laisser charmer par quelque parure superficielle. Ainsi donc, face au sourire de l’étrangère, tu n’esquisses pas le moindre geste d’attendrissement.
Ton regard de braise ne cesse de la foudroyer sur place alors que ton esprit cherche à comprendre ce qui – encore cette nuit – est en train de se passer. La dernière fois, c’était cette femme venue t’annoncer que son caninos se promenait librement sur ta propriété et qu’elle en avait « malheureusement » perdu la trace. Comme si c’était un accident, comme si sa seule bêtise n’était pas responsable de cette monumentale erreur.
Que serait-ce cette fois? Qu’allait-ton t’annoncer de suffisamment grave pour justifier un tel acharnement contre ta porte? Tu savais que les risques d’être déçus étaient élevés. À ce propos, tu ne voilais pas vraiment les yeux : tu n’avais aucune confiance en la légitimité de son comportement rustre.
Mais peut-être était-ce simplement parce que tu n’avais, de base, pas vraiment confiance en grand-chose qui soit digne de mention.

Une main sous le menton, l’air plus paumée que brillante, l’inconnue se met alors à réfléchir… À ton plus grand damne, bien entendu – que peut-elle prononcer d’intelligent désormais?
« Hm…  Si je dis qu’un groupe d’Ursaring m’a poursuivi jusqu’ici et que j’ai donc dû courir pour ma vie sur des kilomètres, est-ce que c’est suffisamment une bonne raison ? » Haussement de sourcil. Tu t’étais toujours promis que le jour où quelqu’un risquerait sa vie jusqu’à ta porte, tu ne réagirais pas.
Les cadavres à ton palier, ce n’était pas ton problème à condition qu’ils ne troublent pas la tranquillité de ton quotidien… Alors que dire une fois face aux faits – même en blague? « Non. » Parce que ne voulais rien savoir d’un groupe d’Ursaring à proximité de ta baraque. Non seulement ça risquait de faire fuir les clients – Clients que tu n’appréciais guère, mais à qui tu devais malgré tout ta vie et ton salaire –, mais aussi parce que tu craignais pour la sécurité de ta propre fille.

Sans grande surprise, il était établi que tu préférais largement sacrifier la vie d’une inconnue à celle de ta progéniture.
Sans rancune.

Et lorsque la véritable raison tombe, le découragement n’en est que plus grand.
La tête légèrement penchée, le regard aussi blasé que peu convaincu, tu attends la suite relatée des événements et d’une vérité que, au final, tu aurais peut-être préféré ne pas entendre. Perdue.
Et le souvenir n’en est que plus saisissant; les gens se perdent beaucoup trop souvent. « Et sinon, ça te semblait trop facile de rester sur le sentier balisé? Tant qu’à avoir un sens de l’orientation aussi merdique. » Soupir frustré, roulement de yeux et doigts crispés sur le bois d’une porte que tu te retiens de lui claquer au nez.
Tu n’as effectivement que faire de sa déplorable incapacité à différencier le nord du sud et à savoir vers où se diriger pour revenir sur ses pas sans s’enfoncer davantage. Et même si tu sais que le chemin est parfois complexe, que la topographie de la forêt rend la tâche de s’y retrouver particulièrement ardue… Eh bien, tu t’en fous.
Les excuses, ça va un temps.

« Bah je suis venue chercher de l’aide. Et peut-être à boire aussi ? Ma bouteille d’eau est vide. » Elle n’arrête pas de parler.
Pas une seconde. Et après son long monologue sur Boucle d’Or et l’indolence de son discours face au dérangement dont elle est l’origine, tu n’as franchement plus envie de l’entendre ouvrir la bouche une seule fois de plus. Accoté  dans le cadre de porte, victime d’une pie que plus rien n’arrête, tu fixes son sourire ridiculement rayonnant et solaire au travers la nuit étoilée.
C’est presque radioactif.
Ça te lève un peu le cœur. Tu ne trouves pas ça mignon ni charmant, pas même attendrissant.
Tu ne te sens pas l’envie de l’aider ni de lui tendre la main dont elle a désespérément besoin pour ne pas finir la fuir au cœur des bois. « Mais bien sûr! Tu veux que j’appelle tes parents aussi un coup parti? À ton âge, ils doivent être morts d’inquiétude. » Douce ironie, quand tu nous prends.
Tu te fichais réellement de connaître son âge, mais tu te doutais qu’elle n’était pas très vieille – sa voix, son vocabulaire, son énergie, son apparence : elle ne dégageait pas un once de maturité.

« Fais demi-tour et continue tout droit. Une fois au gros arbre tourne à gauche. Bonne chance. » Et la porte qui se claque dans un ultime geste de désespoir alors que te retournes vers Eden dont le regard toujours endormi te scrute de la tête aux pieds.
En espérant ne plus en entendre parler.
(c) TakeItEzy
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lost in the woods

Jade & Driss


De toute évidence, il ne t’apprécie pas. Tu te demandes alors pourquoi. Est-ce parce qu’il commence à se faire tard et que tu l’as embêté ? Est-ce parce qu’il est vieux et grognon ? Dans toutes les idées qui effleurent ton esprit quant au pourquoi se montre-t-il aussi hostile à ta présence, il n’y en a aucune qui te concerne. Après tout, tu es quelqu’un d’incroyable et d’extraordinaire et tu es aussi aimable que patiente en plus d’avoir un sourire rayonnant et chaleureux. Comment est-il possible de ne pas aimer quelqu’un comme toi ? Tu ne sais pas. Tout ce que tu sais, c’est que le problème ne vient pas de toi. Et puis, dans ta grande bonté, ce n’est pas parce que lui se montre désagréable envers toi que tu comptes en faire de même. Déjà parce que c’est pas ton genre et ensuite parce que t’as appris que les méchants pas très gentils aiment encore moins lorsque les autres sont gentils avec eux. Ça les fait sentir cons ou un truc du genre. Théorie ni testée ni approuvée mais en laquelle tu crois, pour une raison ou pour une autre.

- Bah oui. Le plus naturellement du monde, comme s’il te posait sincèrement la question et qu’il ne cherchait pas à se moquer de toi et de ton centre de l’orientation déplorable. - Pourquoi je resterais sur les sentiers balisés ? C’est pas très très inspirant, tout le monde y passe et moi, j’ai besoin de me nourrir de l’énergie de la nature pour mes tableaux. Et toc. Tu dis ça comme si tu venais de le remettre à sa place. Le petit et toc un peu trop arrogant qui t’a échappé alors que tu affiches pourtant toujours ce doux sourire innocent qu’on te reconnaît si bien.

Tu t’étales finalement un peu plus sur les raisons quant au pourquoi est-ce que tu as malmené sa porte, et ce, jusqu’à ce qu’il vienne t’ouvrir. T’en mets un peu trop, encore une fois, mais ça, tous ceux te connaissant diraient qu’on finit par s’y habituer. T’es comme ça et t’y peux rien. Ou, enfin, tu pourrais sans doute changer mais, franchement, c’est pas trop ce qui t’intéresse pour le moment. Tu t’aimes bien, Juniper t’aime bien et ça t’est suffisant. C’est ça que d’avoir confiance en soit. - Non, ça ça va. Le prenant toujours au premier degré. Pas que tu ne comprends pas l’ironie, t’as juste pas envie de t’y attarder. Et c’est peut-être aussi un peu par esprit de contradiction. Pour fâcher un peu. Parce que t’es une terrible gamine qui s’amuse un peu trop aux dépens des autres.

Fronçant un peu les sourcils, t’essaies tout de même d’enregistrer les informations qu’il te donne. - D’acc-... Pas le temps de le remercier que la porte se ferme. Ah bah, tant pis hein. Et qu’il n’aille pas dire que tu es impolie, c’est de sa faute si tu n’as pas pu en dire plus. Tentant de te remémorer ce qu’il t’a dit, t’essaies de prendre la direction désignée, espérant ainsi pouvoir enfin sortir de cette forêt.

Il était pourtant évident que tes pas allaient te ramener face à cette même porte s’étant refermée devant toi quelques instants plus tôt.

T’hésites entre soupirer ou étirer un sourire amusé. C’est peut-être cruel, le pauvre, il n’a rien demandé, mais toi, t’es coincée ici, dans cette forêt, alors autant te divertir un peu. Tu te retrouves donc à toquer à la porte, plus doucement cette fois-ci, trois coups seulement. Et t’attends. Une seconde. Deux secondes. Puis tu t’impatientes et recommences à taper continuellement sur le bois qui te fait face. - Monsiiiiiieur ?? Au travers ladite porte. - Il va me falloir des indications un peu plus précises que l’arbre à gauche puis celui à droite. Je m’appelle pas Pocahontas, on m’a pas encore appris à leur parler alors je comprends pas trop ce qu’ils racontent. T’es pas certaine qu’il t’ouvre une seconde fois mais bon. Tu ne peux qu’essayer. Après tout, c’est soit ça soit être prisonnière (peut-être pour l’éternité) de cette forêt. Alors tu préfères quand même être ici, c’est un peu plus rassurant.
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De toute évidence, tu ne l’apprécies pas.
Les raisons sont multiples, aussi évidentes que la présence d’un nez sur ton visage et le sien.
Derrière la porte de ton mobile home, tu pries silencieusement tous les dieux que tu connais pour qu’elle ne revienne pas, pour que tes indications suffisent à son sens de l’orientation pour retrouver le chemin de Kishika et le réseau. Ce serait tellement mieux que la audacieuse de toutes tes espérances. Mieux que de la voir revenir, complètement déboussolée et incapable de faire trois pas dans une direction sans revenir fatalement à son point de départ.
Le chemin vers le village, tu l’empruntais au minimum quatre fois par mois histoire de faire le plein de vivres pour la semaine. Pour toi, « l’arbre » était une indication claire dont tu revoyais autant la grosseur que la forme, avec ses branches centenaires et son feuillage impérial. Pour toi, tout faisait sens et logique.
Alors pourquoi n’en était-il pas ainsi pour les autres? Pourquoi devait-on t’embêter avec de telles futilités? Si on ne savait pas se repérer dans la forêt, on ne s’enfonçait pas dans la forêt. C’était une règle de base de la survie… Genre, de la survie en général.
Même pas besoin d’être en grande nature pour savoir que l’on vivait mieux sur des sentiers balisés et connus que dans l’immensité de l’inconnu. Surtout sans quelques notions de base.

Regardant Eden aux yeux gorgés d’incompréhension et Lyca lovée contre elle dans l’espoir de la réconforter, tu prends une grande inspiration : c’est terminé.
Elle ne reviendra pas. Dans le pire des cas, elle se perdra et … Et qui sait ce qui adviendra de son corps si elle ne retrouve jamais la plaisance d’une ville adaptée à ses besoins.  Toi, tu t’en fous.
Parce que tu te fous toujours de tout. T’es comme ça. Tu n’as que l’indifférence à ta solde, l’apathie comme religion. Les gens meurent tout autour de toi, Driss, et tu n’as pas la moindre main à tendre vers eux…

« Ne t’en fais pas, ce n’était rien d’important. » Et le pire, c’est que tu le penses.
Tu n’as même pas besoin de faire genre ou de moduler ta voix pour paraître rassurant, pour effacer l’inquiétude sur les traits de ta prunelle. Il te suffit de t’en foutre, de ne pas accorder le moindre intérêt à cette pauvre brebi égarée et faire ta vie comme si elle n’y avait jamais fait irruption.

Ça te parle tristement comme planning de la soirée.
Ça te parle un peu trop pour que ce soit sain, pour que ce soit normal.


Néanmoins, tes mots ne font pas mouches dans l’esprit d’une Eden bien plus empathique et soucieuse que toi. Inquiète, l’enfant glisse ses bras autour du coup de l’Eevee dans l’espoir d’y purger toutes ses craintes. Tu soupires doucement : la soirée était censée être calme et respectueuse, bercée par le sifflement régulier de sa respiration et par un bon livre. Comment en était-on arrivé là?
Te dirigeant vers la cuisine, tu attrapes ta carafe à moitié pleine puis te verses un café aux effluves corsées. Tu tentes de faire le vide, de ne plus penser à rien.
Machinalement, tu verses du lait dans le noir du breuvage puis tu te convaincs à chaque seconde passée que tout est termin-

Toc toc toc
Tu n’ouvriras pas. C’est dans ta tête tout ça.
Du moins, c’est ce que tu parviens à te répéter malgré tes doigts crispés sur ta tasse jusqu’à ce que les frappements deviennent plus réguliers et beaucoup moins gênés.
Agacé, tu l’es.

Déposant ta tasse sur la table basse du salon, tu te précipites vers la porte derrière laquelle des paroles s’élèvent à ton plus grand damne. Cette voix te hantera toute ta vie durant.
Secrètement, tu lui souhaites de s’étouffer avec l’énergie de la nature et de ne jamais s’en remettre.
Mais, même dans ton état, ce n’est pas le genre de chose que l’on peut se permettre de formuler de vive-voix.

De nouveau, tu ouvres la porte.
Même si tout ton être te répète de faire comme si de rien n’était, comme si elle n’existait pas. Elle finirait sûrement par se lasser après tout, suffisait d’attendre… Ou d’envoyer Pasidonie la chasser, qu’importe.

« Pourtant, c’est pas ce qu’elle fait, Pocahontas, « se nourrir de l’énergie de la nature » ? » Sont tes premières paroles lorsque tu retombes nez à nez avec elle.
Tu détestes les gens qui n’assument qu’à moitié, qui disent n’importe quoi et qui sont incapables de rendre justice à leur propre connerie.
« Apprend à te débrouiller seule dans la vie, ça t’aidera à l’avenir crois-moi. »
Sifflement de mécontentement, yeux plus ardents que la braise d’un feu de forêt, corps tendu et agacement persistent. Rien n’y fait : tu n’es pas capable de la moindre douceur ou compassion à son égard.

« Comment t’espérais t’en sortir si t’es pas fichue de différencier un arbre des autres? T’es débile ou quoi? Qu’est-ce que tu veux de plus? »
Il n’y aura jamais d’excuses pour ces paroles.
Jamais.
(c) TakeItEzy
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Jade & Driss


T’es de nouveau devant la maison mobile à te demander si c’est une bonne idée de retourner toquer à la porte. Même si bon, t’hésites pas longtemps avant de toquer une première fois. Quelques coups presque discrets, essayant même de te montrer polie. Toutefois, à croire que la politesse ne t’apporte rien parce que tu n’as pas de réponse. Qu’un long silence. Alors tu recommences, moins discrètement, inlassablement même, et ce, jusqu’à ce que la porte s’ouvre. Ce qu’elle finit par faire. Tant mieux ! Bon, elle ne s’ouvre pas toute seule par magie, il y a bien évidemment un homme se tenant désormais devant toi. Un homme pas particulièrement emballé par ton retour, si tu te fis au ton employé lorsqu’il s’adresse à toi ou encore à ce regard qu’il pose sur toi. C’est pas bien grave, ça t’importe pas vraiment pour le moment. Parce que ça ne t’empêche pas de lui adresser un léger sourire, tes prunelles pétillantes levées vers lui.

- Oh. Bon, finalement, peut-être que si. Peut-être que c’est un peu plus grave. Parce que voilà qu’il vient de réussir quelque chose qui n’est pas donné à tous. Il vient de te vexer. Chose que tu exprimes en fronçant légèrement les sourcils, les lèvres pincées et les bras croisés sous ta poitrine. - Alors ça, je te le permets pas. C’est même pas qu’il te traite de débile le soucis, ça vraiment ça te dérange pas, à chacun son opinion. Par contre, qu’il considère que tu ne puisses pas te débrouiller seule ? Ça, ça vient toucher une corde un peu plus sensible, assez pour te faire perdre ta bonne humeur naturelle. - C’est pas parce que je sais pas différencier l’écorce de Thérésa et de Georgia que je ne sais pas me débrouiller seule ?! Ouai, t’as donné des noms aux arbres, pour une raison ou pour une autre. Il y a pas toujours de sens dans ce que tu fais.

Tu soupirs finalement. - Et tu te prends pour qui en fait pour juger comme ça ? Ouai, ok, je me suis perdue. Tu veux que je m’excuse ? Voilà alors, je suis désolée. Tu l’es pas vraiment, ça s’entend à ta voix dégoulinant de sarcasme, mais bon, t’es un peu énervée. Juste un peu. Parce que t’essaies indépendante. T’as même quitté le foyer familial pour ne plus avoir à dépendre de ton père, pour qu’il n’ait plus à faire des sacrifices pour ton bien-être. T’essaies. T’essaies vraiment. C’est pas toujours très concluant mais c’est l’effort qui compte.

- Tu connais peut-être mon nom mais tu connais pas mon histoire. Tu marques une pause, les sourcils toujours froncés. - Jade. C’est Jade, mon nom. Parce que t’as réalisé qu’il ne le connaissait pas donc, autant s’assurer que ta phrase soit un minimum crédible. - Puis ouai, d’accord, je suis peut-être débile et j’ai pas fait attention mais franchement, t’es quoi toi ? T’es un vieux aigri ? T’es désagréable, t’es mauvais et t’es même pas capable d’aider quelqu’un qui s’est perdue ?! Maintenant que t’es lancée, difficile de t’arrêter (comme le petit castor). - Genre vas-y, tu me fais sentir comme une conne car je sais pas reconnaître deux arbres mais franchement, tes explications elles sont débiles. Admets juste que tu voulais pas vraiment m’aider et t’espérais juste que je me perde et que je crève dans la forêt.

Respire Jade. Respire. Bon, maintenant que t’es terminée, tes traits se font un peu plus détendus même si ton sourire pourtant si caractéristique est encore absent. - Je veux juste rentrer chez moi. Plus doucement. Même si bon, t’es lucide, tu penses pas qu’il va t’aider. Pas après l’avoir insulté et avoir haussé la voix. T’essaies quand même, au cas où, mais t’as pas trop d’espoir pour le coup.
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“Lost in the woods”
Les gens s’énervaient contre toi, crachaient ton nom comme une incantation… et toi, tu n’y voyais pas le moindre problème. Fidèle à toi-même, fidèle à tes valeurs archaïques, tu continuais de nourrir le démon de la colère avec la certitude de récolter ce que tu avais semé.
C’était un juste retour des choses, après tout : haïr et être haï en retour.
Ce n’était pas un poids sur ta conscience avec lequel tu avais du mal à composer. Ta capacité à assumer la merde dont tu étais responsable était fascinante, presque indolente. Tu étais un enfant.
Un enfant conscient des limites qu’il prenait plaisir à violer et qu’il n’entendait pas à respecter. Peu importait que l’on te tape sur les doigts ou que l’on te gronde : le prix a payer pour garder l’Humanité à distance ne te faisait pas peur.
Tu l’avais prouvé en présence de Léandre et tu n’hésiterais pas à remettre le couvert une fois de plus avec cette petite impertinente.

Petite impertinente dont l’expression change brusquement du tout au tout : lèvres pincées, sourcils froncés, bras croisés. Qu’as-tu fais, Driss? As-tu réussi à faire germer les graines de l’intelligence dans les pourtours de cette coquille vide? « Alors ça, je te le permets pas. » Surprise.
Surprise sur tes traits lorsqu’elle se met à formuler son plaidoyer, lorsque l’indignation gagne les traits insolents de son visage angélique.
Surprise lorsque l’amusement laisse place à l’énervement. Le véritable. Pas celui que l’on feint pour s’amuser, pour agacer, non, celui qui naît des profondeurs de l’exaspération et du désespoir de ne pas être écouté. Pendant toute la durée de son discours, tu te contentes de l’écouter d’une oreille attentive alors que les traits de ton visage se détendent un peu plus à chaque seconde : cette gamine en a dans le ventre.

Jusqu’à présent, elle se présentait comme un mioche sans cervelle… Mais tu réalises soudain au flot de ses mots dégoulinant de colère qu’elle est bien plus que cela. Ce n’est qu’une enfant, Driss.
Elle est l’adolescente et la jeune adulte qu’Eden deviendra sans doute tôt ou tard, elle est la progéniture de quelqu’un d’autre, de parents qui s’inquiéteraient sans doute de la savoir perdue en pleine forêt au cœur de la nuit. Saurais-tu pardonner si, un jour, quelqu’un refusait de tendre sa main à ta prunelle?  Si quelqu’un venait à l’abandonner à son sort?
Tu n’as même pas besoin d’y penser : tu connais déjà la réponse.

Prenant une grande inspiration, tu te redresses doucement alors qu’elle t’achève d’un simple : « Je veux juste rentrer chez moi. » Et c’est ce que l’humanité toute entière, seule entre les bras de la pénombre, souhaiterait. C’est ce que tu aurais aimé que Eden fasse à son âge. « D’accord, d’accord… J’ai compris. Tu peux te calmer. » Elle a réveillé quelque chose.
Un fragment endormi d’humanité et d’empathie que tu n’expliques pas, mais que son discours et sa colère sont parvenus à ranimer. Tu préfères qu’elle ne le sache pas, que ce sombre secret soit enterré avec toi le jour de tes funérailles.
Ou peut-être avant.

Sans un mot, tu prends une grande inspiration puis tu tasses de manière à la laissé entrer, lui faisant signe de franchir le seuil sur lequel elle est perchée depuis beaucoup trop longtemps pour que l’on puisse nommer ton geste « hospitalité ».
Si elle n’avait pas insisté, si elle n’avait pas eu les couilles de t’affronter, elle aurait sans doute été dévorée par la population locale. Elle avait raison : tu avais vraiment espéré qu’elle crève dans la forêt. Pas parce que tu souhaitais sa mort, mais parce qu’il était beaucoup moins compliqué pour toi de gérer un cadavre qu’une gamine insolente.
Malheureusement, les dés avaient été jetés et tu n’avais rien gagné.

« J’ai fais du café, tu en veux un? Tu dois avoir froid. » Proposes-tu sans la moindre chaleur dans la voix. Ta défaite ne te rendait pas aimable… Ton attitude ne changeait pas, mais tu venais d’accepter de mêler ton destin au sien – Ah, si seulement tu savais.
Jetant un coup d’oeil à Eden et Lyca non loin de toi, tu tentes de calmer l’agacement qui naît généralement d’un contact prolongé entre ta prunelle et quelconque étranger. Après tout, c’est toi qui a accepté de la laisser entrer… Néanmoins, la gamine ne comprend visiblement pas tes motivations et, intimidée, elle se contente de refermer ses bras autour de l’eevee au pelage polaire afin d’y cacher son visage. « File-moi ta bouteille d’eau, je vais la remplir. Tu n’as qu’à t’asseoir quelque part. » Le divan, un fauteuil, une chaise de cuisine; qu’importe.

À tes yeux, le choix n’a aucune importance. Tu ne sais tout simplement pas quoi faire de elle, de son existence, de sa présence… Alors si tu peux la ranger dans un coin, même temporairement, tu ne vois pas comment tu pourrais t’en plaindre. « Si tu veux appeler tes parents, on a un téléphone… Mais je ne te conseillerai pas de retourner dans la forêt à cette heure. » Parce que vos jérémiades et provocations ont suffi au soleil pour s’abandonner au sommeil et son éternelle rivale, la lune, n’a pas le moindre pouvoir sur l’épais feuillage des feuillus.

Alors sauf si quelqu’un vient la chercher... - Galère.
(c) TakeItEzy
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lost in the woods (driss) 100313

lost in the woods

Jade & Driss


C’est la tempête Wilson qui se présente à lui. Une tempête de flammes alors que tu t’emportes, posant sur lui un regard de braise animé d’une colère qui domine, le temps de quelques instants. Et si t’es un feu, ses paroles font office d’oxygène. C’est donc lorsqu’il se tait que tu parviens un peu à te calmer, après une longue tirade qui t’essouflerait presque. Tout y est passé, que ce soit des excuses sarcastiques ou alors quelques insultes à son encontre. C’est dommage. Dommage pour lui. Mais il a eu le malheur de toucher à une corde sensible. À ce manque flagrant de maturité que tu présentes bien souvent. À ce côté irresponsable sur lequel tu travailles. Parce que t’essaies de te comporter comme une adulte. Vraiment. Et lui a balayé tes efforts du revers de la main, a craché son jugement qui, bien malgré toi, a réussi à faire mouche. Pourtant, t’es pas du genre à te laisser influencer par ce que les autres racontent.

Mais tu restes humaine.
Toi aussi, tu as tes failles.

Il a cessé de parler. Ou, plutôt, tu ne lui as pas laissé l’occasion d’en placer une. Manquant donc de comburant, ce feu qui t’animait quelques instants plus tôt se calme. T’inspires profondément avant de lâcher une dernière phrase. Tu baisses même les yeux, semblant soudainement beaucoup plus vulnérable. Tu veux juste rentrer chez toi. Tu ne veux pas passer la nuit ici. Tu n’es pas vraiment du genre à craindre le noir mais la forêt n’a rien de rassurant. Les pokémons qui y vivent non plus. Une menace à laquelle tu as la présence d’esprit de ne pas vouloir faire face. T’es fatiguée aussi. Mais t’es prête à tourner les talons et à devoir affronter ces branches qui se referment au-dessus de ta tête. À affronter l’obscurité ambiante. Parce que t’es convaincue qu’il n’acceptera pas de t’aider. Il t’a déjà rembarré une fois. Il pourrait très bien le faire une seconde fois.

Mais il ne le fait pas. À ta plus grande surprise, il t’annonce qu’il a compris, que tu peux désormais te calmer. Mieux encore, il ouvre la porte et te faire signe de rentrer. Tu fronces un peu les sourcils, te demandant vaguement si ce n’est pas pour mieux te tuer avant de finalement faire quelques pas vers l’intérieur de la maison. Les inquiétudes face aux potentielles menaces que représentent les étrangers, tu laisses ça à Jun. C’est pas toi que de t’inquiéter pour si peu. - Merci. Un remerciement soufflé doucement, étirant par la suite un sourire chaleureux sur tes lèvres et ce, même s’il n’en trouve pas réponse chez l’homme.

Tu hoches doucement de la tête lorsqu’il te propose du café, confirmant par un - Oui qui se fait presque discret pour quelqu’un comme toi. Il a accepté de t’aider, tu peux au moins tenter de faire profil bas. Ou, enfin, tu peux tenter pour quelques instants, quelques brèves secondes avant que ton naturel ne revienne au galop. - OH MAIS IL EST TROP MIGNON ??? Tu t’exprimes alors qu’il te parle, ignorant donc sa demande concernant ta bouteille d’eau. T’es trop occupée à te laisser tomber sur tes genoux, face à la petite fille et son Evoli, posant sur les deux ton regard pétillant tout en leur offrant ton plus beau sourire. - C’est quoi son nom ?? Tu parles de la gamine ou du pokémon ? Qui sait. Les deux peut-être. C’est toujours difficile de te suivre, ne serait-ce que parce que tes pensées vont dans tous les sens, que tu te perds toi-même avec tout ce qui traverse ton esprit chaque seconde.

Tu reportes ensuite ton attention vers l’homme, toujours à genoux sur le sol. - Ehh… Un rire nerveux s’échappe de tes lèvres. - En fait, je ne vis plus chez mon père. Et il est à Port-Corail. Et j’ai pas trop envie de le déranger pour ça, surtout que je lui ai dit de pas s’inquiéter pour moi. Tu inclines légèrement la tête sur le côté, toujours en le dévisageant. - Donc ehh… Tu penses qu’il est possible d’appeler un taxi ? ‘Fin, ils peuvent se rendre jusqu’ici ? Parce que t’es dans la forêt donc, tu sais pas trop. Mais tu demandes quand même. Il a déjà été assez aimable pour t’offrir un café et même si c’est bien ton genre que d’abuser, t’allais au moins faire des efforts pour cette fois-ci.

T’as pas envie de finir ta vie comme dans Hansel et Gretel. Pas que son four soit assez grand pour t’y accueillir mais quand même. Ça pourrait être une façon de te faire taire et t’es pas très tentée de peut-être le risquer.
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