Dusk Lumiris

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paralyzed - izaiah
Lys Aiden
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paralyzed
i lost myself and it's killing me inside
When did i become so numb, when did I lost myself ?

Sur ton bloc-notes, quelques esquisses qui se perdent ;
Sur ton bloc-notes, quelques esquisses qui n’ont aucun rapport avec le sujet ; et ton esprit qui se perd – et ton esprit qui s’égare. Tu n’es pas là ; tu ne l’as jamais été – seulement prétendue ; seulement essayé.
Depuis que t’es revenue, t’as tout d’un fantôme. Tes colocataires sont les uniques au courant de ton retour pour l’heure – tu n’as averti personne. Quand tu vas retourner au refuge, ce sera Ethan qui sera au courant ; quand tu y retourneras. Si tu y retournes ; y as-tu seulement encore ta place ?
Tu as tout abandonné, tout délaissé. Tu as tout perdu – tellement de pertes quand Lumiris a perdu sa lumière en éteignant la tienne au passage ; tellement de pertes quand Lumiris s’est éteint pour une nuit, tellement de pertes que tu n’as pas su supporter ; tout a été saccagé. Rien de ce que tu construits ne peut demeurer intact.

Tu lèves la tête quand les applaudissements retentissent. Tu veux te couvrir les oreilles – tu ne veux pas entendre les bruits qui résonnent, qui t’entourent, qui t’étouffent. Trop violents, trop brusques, ils entrent dans ta bulle et l’éclatent et soudainement, tu te lèves. Tu n’y arrives pas. C’était une mauvaise idée. Qu’est-ce qui t’a pris putain ? Tu n’y arrives pas. Avant que tout le monde se soit levé – alors que les gens posaient encore des questions au conférencier – toi, tu te lèves et tu sors, au pas de course, en ignorant tous les regards qui se posent sur toi, tu fuis. Rapidement, tu sors de là et l’air frais – l’air froid – de Lumiris est une bouffée accueillie avec soulagement alors que tu respires à plein poumons.
C’était une mauvaise idée. Et ça se répète dans ta tête : une mauvaise idée, une mauvaise idée. Une mauvaise idée à laquelle tu avais cédé pour ne pas rester dans la maison, pour ne pas rester seule avec toi-même ; mais rien n’était jamais bien. Seule, tu étouffais. Entourée, tu étouffais encore plus. Qu’est-ce que tu pouvais bien faire ? Tu étais paumée.
Ta main plonge dans ton sac alors que Pixel arrive derrière toi, t’ayant suivi et posant sa tête contre ta hanche pour te rassurer – te dire que malgré tout ce qui se passait t’étais pas seule, tu le serais jamais. Il était là.

Tu attrapes la boîte d’anxiolytiques et tu prends un cachet pour calmer les palpitations, pour calmer le souffle court et tu te laisses glisser contre le mur froid, et tu laisses les frissons parcourir ce corps malmené en attendant le calme artificiel qui allait t’envahir d’ici peu. Tu prends Pixel dans tes bras – tu enfouis ta tête dans son cou, laissant une larme solitaire couler de ton œil valide.
Doucement, l’air revient – doucement, tu parviens de nouveau à respirer correctement et tu prends une grande respiration en te levant et en faisant signe à ton Umbreon de te suivre. Même si tu savais très bien que t’avais pas besoin de lui dire, il le ferait de lui-même, ne te laissant jamais seule. Tout comme toi, tu ne le laissais jamais seul. Ces derniers temps, sa présence avait été salvatrice et tu ne savais pas ce que tu aurais fait sans lui loin de Lumiris, loin d’Unys, enfermée avec toi-même, entourée de ton unique personne ; celle que tu n’avais jamais su supporter.
Pas à pas, dans la ville de Mirawen, tu ne savais pas ce que tu cherchais, tu ne savais pas ce que tu espérais. Tu avais mis tes écouteurs, tu avais laissé la musique dérouler – des titres tout aussi déprimants les uns que les autres ; tu avais marché longuement sans trop savoir où te poser. Sans trop savoir où aller. Puis tu étais tombée sur ce petit café, au milieu d’autres bâtiments.

On ne disait jamais non à un bon latte lait écrémé, pas vrai ?
La chaleur avait englobé ton corps frigorifié quand tu avais mis les pieds dans le petit endroit qui avait l’air si accueillant, Pixel à tes côtés. Pas à pas, lentement, tu avais avancé dans cette file jusqu’à être celle qui devait commander et ton regard s’était perdu quelques instants sur la vitrine des pâtisseries interdites – trop de sucres. Trop malsain. Fallait seulement se contenter de ce que tu méritais – ton latte lait écrémé. Et ce fut tout ce que tu commandas. Ton latte lait écrémé, et tout ce que tu reçus également – ce qui était assez logique à vrai dire.
Aller s’asseoir sur une table le plus loin possible de la porte, le plus à l’abri possible des regards et seulement passer son temps à scroller les pages Facebook, Instagram et Tumblr. Un jour, t’allais devoir te plonger dans la paperasse du refuge, voir tout ce que tu avais manqué en partant comme une voleuse, ce jour de septembre. Mais tu n’en avais pas la force présentement, alors tu te contentais de tuer le temps comme tu le pouvais, jusqu’à mettre une vidéo d’un Pokétubeur quelconque.

Jusqu’à ce que tu lèves la tête – jusqu’à ce que le Destin te frappe.
Et ton cœur qui manque quelques battements ; et toi-même qui te demandes seulement si tu rêves. Trop longtemps, tu l’avais imaginé ; il accompagnait tes cauchemars et les mots s’entassaient dans ta boite mail. J’espère que tu es heureux Izaiah, à Hoenn. J’espère que tes tourments se sont apaisés, loin de Lumiris. ; mais revenir à Lumiris, c’était se plonger dans la noirceur qui a frappé la région quelques mois plus tôt.
Qu’est-ce qu’il faisait ici ?
« … Izaiah ? » ; et ta voix si frêle ; et ta voix si faible, si peu assurée alors que tu déglutis, décides de prendre une gorgée de ton café pour te donner une meilleure contenance, pour afficher un sourire – pour afficher sourire qui essayait de ne pas sonner faux. (Vous étiez désormais deux enfants brisés tentant de faire croire à l’autre que vous alliez bien.)

(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Izaiah L. Silvērsteiń
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Paralyzed
Izaiah
Lys
Tu étais étranger à Mirawen tout comme Mirawen était étrangère à ton cœur.
Tu n’étais pas fait pour cette vie, pour l’air marin au lever du soleil… Tu avais toujours ressenti en toi la nécessité inexplicable d’être au cœur de l’action, de te perdre au travers la masse des corps indivisibles et des bruits de klaxon tard la nuit.
Cette proximité entre toi et l’humanité, elle n’avait jamais été discutable, jamais été une option : tu vivais à travers elle. Tu n’étais pas fait pour les petites communes, pour la tranquillité des rues et des ruelles au coucher du soleil.
Et pourtant, tu avais trouvé en Mirawen le refuge que tu n’avais jamais su honorer…

Tu pensais que ce serait facile, que la tâche serait d’une simplicité désarmante, mais tu n’avais pas réussi.
Tu n’avais pas trouvé en toi le courage de confronter ton regard à celui bercé de larmes de Voltapolis, de te tenir face au théâtre de tant d’atrocités.
Tu avais choisi la ville côtière pour croire aux limites de la terre, à la fin du monde, derrière cet horizon baigné d’eau et de lumière. Tu l’avais choisi pour fuir même au cœur des problèmes.

Tu n’étais pas quelqu’un de courageux, Izaiah : l’idée de remettre les pieds dans le tombeau de ton insouciance te paralysait.
Six mois s’étaient écoulés et, pourtant, l’horreur de cette soirée ne s’émancipait ni de ton cœur, ni de tes pensées. Tu te revoyais, déterminé à échanger ta vie contre celle de parfaits étrangers et face à la démence qui t'avait arraché à toute beauté. Tu n’étais plus le même.
Il n’était plus question de l’être ou de te convaincre que demain serait mieux qu'hier : la candeur s’était effacée de tes yeux.

Tu ne pouvais plus faire semblant, te tenir avec la même indécence sur les lieux de tant de souffrance.

Fervent admirateur des ambiances chaleureuses de Staribucks et esclave des traditions que l’on ne saurait changer, tu tentes d’ignorer le brouhaha des voix tout autour de toi. Le doigt posé sur le trackpad de ton ordinateur, tu laisses les informations défiler sous tes yeux avides de connaissances creuses et de passions inavouées.
Tu avais eu besoin de te changer les idées, de te mêler aux rares éclats d’euphorie dont Mirawen était porteuse.
Tu ne parlais plus beaucoup, Izaiah… Mais tu entendais tout. Le murmure du couple à ta droite, la voix énergique et beaucoup trop aiguë de la caissière, le mécontentement de l’homme dans la file d’attente, le rire d’un enfant, … Rien n’échappait à ta vigilance nostalgique.
Tu étais venu travailler, te soustraire à l’ambiance glaciale de ton appartement dans lequel seul le bruit des sanglots de Pandore faisait écho.
Tu avais eu besoin d’exister parmi eux, de ne plus être qu’un morceau brisé de casse-tête mal fignolé.

Et même si leur présence ne te provoquait plus le même bonheur qu'autrefois et que la chaise vide face à toi te ramenait à tes échecs passés, la légèreté de l’endroit te faisait le plus grand bien.
Elle vidait ton esprit des nuits torturées et des jours trop sombres.

Portant l’ouverture de ton gobelet à tes lèvres, tu prends une grande inspiration en tentant de faire abstraction de l’inconfort que ton manque de polyvalence t’inspire.
Ne pouvoir faire qu’une seule chose à la fois était une torture pour quelqu’un qui ne restait pas en place. Tu n’étais pas heureux d’être handicapé, d’être dans une situation de vulnérabilité permanente… Et en même temps, qui pouvait l’être ? Qui, de tous les hommes, était capable de dire qu’il ne reviendrait jamais à sa vie d’avant, à un corps complet ?
Pas toi… Car, même si tu savais faire preuve de résilience, il y avait des regrets qui ne s’effaçaient jamais.


… Izaiah ?

Voix qui, d’entre toutes, te frappe de plein fouet, brise la contemplation dans laquelle tu vivais.
Sentant ton coeur se priver d’un battement, tu hésites une fraction de seconde ; une fraction de seconde de trop, pendant laquelle tu n’hésites pas à te demander si tu désires véritablement mettre un visage sur les tonalités de surprise et de douceur dans cette voix.

... Lys.

Je pars pour Hoenn… C’est loin, j’en ai bien conscience.
Lumiris t’avait fait mal, t’avait privé de tes années de bonheur… Et pourtant, tu étais là. Et tu voyais dans son regard que ce n’était pas normal, que quelque chose n’allait pas.
Tu n’étais pas censé être ici, de retour sur les lieux de vos tristesses respectives. Ce n’était pas censé se passer comme ça.

Je pensais être heureux, tu sais. J’espérais que mes tourments s’apaiseraient, que je trouverais les réponses loin de Lumiris… ; ce n’était pas arrivé.
La distance avait exacerbé ta peine et c’était un mal contre lequel même Hazel ne pouvait rien…

Ça fait longtemps… Tu as l’air en forme.

Mensonge.
Mensonge. Mensonge.

Mais qu’étais-tu censé dire ? Quel genre de discours préformulé devais-tu lui offrir… ?
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)
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Lys Aiden
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paralyzed
i lost myself and it's killing me inside
Avant même qu’il ne parle ; alors même que son nom s’était échappé, mourant sur tes lèvres ; tu avais su. Tes cauchemars s’étaient dissipés jusqu’à ne jamais exister – et si tu avais vécu Voltapolis, tu en étais sortie quelque part indemne. Physiquement peut-être moins, mais mentalement parfaitement bien.
Devant Izaiah, tu reprenais des forces. Ce n’était pas important qu’elles ne soient pas réelles ; ce n’était pas important que tu te noyais dans les cauchemars. Parce que devant Izaiah, tu allais sourire. Devant Izaiah, tu allais dire que tout allait bien – devant Izaiah, tout allait bien aller (et tu allais silencieusement hurler ; ce n’était pas important). Izaiah était important.

Tu avais presque défailli ; tu avais presque cédé aux résolutions que tu venais de prendre ; quand sa voix avait retenti, quand ton nom avait été prononcé. Tu l’avais revu, silhouette lointaine, alors que tu voulais hurler son prénom de tous tes poumons, mais que même pas un souffle s’était échappé. Tu avais revu son ombre s’envolant entre les autres personnes, sans t’avoir vu un seul instant – quand tes jambes cédaient sous ton poids, quand tes forces te quittaient et que l’ombre s’abattait, t’entourait.
Je suis désolée ; et tu te serais excusée pendant des heures, tu l’aurais supplié de te pardonner d’avoir échoué, de ne pas avoir réussi à le protéger, de ne pas l’avoir empêché d’être brisé par Lumiris, par Voltapolis – quand là-bas, tous aviez dû lutter pour votre vie. Qu’avait-il vu ? Que s’était-il passé ?
Tu voyais sur son corps les résidus de la centrale ; tu voyais sur son corps les traumatismes de l’été – et tu n’avais pas su le protéger. Des heures durant, tu te serais excusée. Des heures durant, tu te serais mise à genoux pour qu’il te pardonne, tu aurais tout donné, tout aurait tout fait, tu aurais tout promis – pour qu’il te pardonne de ne pas avoir su le protéger. C’était ton petit frère, ton petit frère que tu aurais dû prendre dans tes bras, tu aurais dû le bercer en sortant de la centrale, en lui disant que tout allait bien aller. Tout va bien aller, Izaiah, je suis là, ne t’en fais pas ; je suis là maintenant, je ne te laisserais plus partir, je suis désolée ; et tu aurais tellement voulu avoir été capable d’attraper sa main, et d’un murmure torturé lui dire que tu serais toujours là pour lui.

Mais il était parti trop vite ; il s’était évaporé dans la masse de gens qui vous entourait et tu t’étais écroulée ; tu avais perdu ta lumière, tes repères.
Mais maintenant – ça n’importait plus, ça n’importait pas. Devant Izaiah, ton sourire s’imposait sur tes lèvres, toujours aussi doux, toujours aussi apaisant – comme si rien n’avait changé, comme si rien ne s’était passé. Tu t’étais approchée. Peut-être un peu plus doucement, peut-être un peu plus lentement, que tu l’aurais fait auparavant, avec une crainte qui n’existait pas auparavant ; comment pouvais-tu t’adapter à ce champ de vision limité, perdu, réduit de moitié ?
« C’est vrai, je m’en sors bien. Tu es de retour. Tu as pris quoi comme café ? Je me souviens plus ce que tu prenais. » Mémoire affectée ; mémoire touchée. Une semaine de coma n’avait pas aidé les fonctions neurologiques.
Je suis là maintenant, je ne te laisserais plus. Je te le promets, Izaiah, je ne t’abandonnerais plus ; et tu ne pouvais que te souvenir des mots qui s’entassaient aujourd’hui encore dans un serveur informatique quelconque et dans ta boite mail.
« Je peux me joindre à toi ? »
Peut-on réapprendre à se côtoyer ? Voltapolis vous avait brisé ; Voltapolis vous avait détruit ; vous n’étiez que des morceaux traînant sur le sol, mais tu n’allais pas le laisser voir le dégât que tu étais. Pas alors que tu voulais le prendre dans tes bras, pas alors que tu voulais le serrer doucement, pas alors que tu voulais lui promettre que tout allait bien aller, que t’allais tout réparer, que t’allais tout arranger ; mais de ne plus jamais partir. Non, Izaiah, ne pars plus jamais. J’ai besoin de tes mots, j’ai besoin de ta voix ; ne pars plus jamais.

Il était revenu – il était revenu à Lumiris et ça ne te disait rien qui vaille.
Parce que tu étais revenue puisque fuir ne t’avait pas offert le refuge que tu avais espéré – parce que tu étais revenue quand les cauchemars ne s’effaçaient pas. Portant le contenant à tes lèvres, tu attends sa réponse ; s’il ne te voulait pas, tu t’en irais. Seulement, t’accrocher à l’espoir qu’il ne rejetait pas ta présence était ce qui te fournissait l’énergie nécessaire de ne pas t’écrouler maintenant, de toujours lui sourire ; de toujours sourire, doucement, toujours aussi doucement qu’avant.
S’ébroue Pixel à tes côtés, et sa présence unique est témoin des changements qui ont eu lieu dans ton existence. Izaiah n’avait pas eu besoin de le savoir – Izaiah n’avait pas besoin de savoir que tu n’avais toujours pas remis les pieds dans le refuge, qu’ils n’étaient même pas au courant de ta présence à Lumiris, pas même au courant d’où tu étais partie. Izaiah n’avait pas besoin de savoir que tu étais partie, toi aussi, que septembre avait annoncé ton départ de la région : destination inconnue.
Tu étais partie. Mais Izaiah n’avait pas besoin de le savoir. Et tu ne comptais pas lui dire.
« Laisse moi te proposer un repas, ils font de bons sandwichs ici. »
Laisse-moi t’offrir quelque chose ; tu lui souriais toujours. Tu allais bien, et c’était ce que tu comptais lui faire croire ; c’était la défense que tu comptais présenter. Tu allais bien ; mais il pouvait te faire condamner pour mensonge à répétitif. Tant que ton masque ne s’effritait pas, tout allait bien se passer.

(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Izaiah L. Silvērsteiń
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Izaiah
Lys
Croyais-tu au karma, Iza?
Tu sais, en cette force omnipotente dont la principale occupation était de faire payer aux mortels le fruit  doux amer de leurs erreurs et de leurs réussites… Y croyais-tu? Tu n’avais pas eu le courage.
Pas eu le courage d’annoncer ton retour aux gens, de confronter leur déception et leur colère… Pas eu le courage d’assumer que, du haut de toute ta souffrance, tu n’avais pas trouvé d’autre solution que de partir. Loin d’eux, loin de cet imperturbable soutien qu’ils auraient pu t’offrir.
À une réhabilitation bien entourée et saine, tu avais préféré l’exile – tu avais préféré Hoenn à eux.
Et il était difficile de savoir comment composer avec ce genre de trahison, avec cet égoïsme sans précédent… Alors autant dire que le karma venait de frapper fort.

Tu étais au pied du mur, tu ne pouvais plus fuir. Ta joie de revoir Lys, d’admirer de nouveau les traits de son visage, faisait écho à ta honte d’avoir été surpris à Lumiris, d’être revenu la queue entre les jambes et les oreilles basses.
Comment étais-tu censé expliquer, justifier? Tu n’avais pas tenté de la revoir.
Tout comme tu étais demeuré sourd à ton besoin de serrer à nouveau Kiana, Ashura, Isaac, Kisara et tant d’autres gens dans tes bras – ton bras.

Quel con tu étais, Izaiah.

C’est vrai, je m’en sors bien. Tu es de retour. Tu as pris quoi comme café ? Je me souviens plus ce que tu prenais.

Un sourire déchire la commissure fermée de tes lèvres alors que tu ramènes ton regard vers ton breuvage encore fumant. Tu te souvenais des rencontres au refuge, du café toujours prêt… Et de ce bonheur bien trop éphémère.
Tu n’avais rien oublié de la douceur, du temps qui s’arrêtait.
Rien.

J’ai raffiné mes goûts pendant les six derniers mois… Je prend un latté sans sucre désormais.

Parce que, Arceus savait, tu avais mis du temps à apprécier les arômes de café et de le goût velouté de la boisson. Tu l’avais trop souvent masqué sous le goût du sucre à outrance et… C’était désormais derrière toi.
Et c’était peu dire que tu en ressentais une certaine fierté. Développer tes goûts, te donner des objectifs, c’était l’un des petits plaisirs de cette vie.

D’un mouvement de la main, tu n’hésites alors pas à lui faire signe de s’asseoir à ta table.
Tu es heureux de la revoir. Même si les mots te manquent et que ta gorge se serre face aux retrouvailles inattendues, tu ne parviens pas à chasser l’éclat dans ton regard. La relation qui t’unissait à Lys n’avait pas de pendant dans l’univers. Elle avait toujours été là.
Autant lorsque le ciel était beau que lorsqu’il ne l’était plus.
Pourquoi avais-tu ressenti le besoin de te soustraire à sa bonté? La question demeurerait sans réponse. Ce n’était pas quelque chose de logique, d’explicable… Le cerveau avait déconné, les pensées s’étaient obscurcies. Pouvait-on vraiment t’en vouloir? Les horreurs que tu avais vécues à Voltapolis étaient inexplicables. À l’hôpital, on avait voulu te forcer à rencontrer un psychiatre, à tenter d’accepter ce que tu avais vécu… Et tu n’avais pas pu.
Tout comme Ezekiel à une époque, tu avais fuis face à l’idée de découvrir l’ampleur des dégâts. Et ça n’avait pas aidé.

Si tu venais à le recroiser, pourrait-il comprendre? Te jugerait-il pour cette fuite honteuse?
Cela faisait longtemps que tu n’avais pas repensé au kalosien. Comment allait-il?
Tu ne le savais pas, tu n’avais jamais réussi à le retrouver, à briser le silence et l’anonymat qui s’était dressé entre vous. Votre amitié était de l’histoire ancienne… Et c’était vers l’avenir que tu devais désormais te tourner.
Même si le soleil n’était plus aussi beau qu’autrefois à l’horizon.

Même si je dis non, tu ne me laisseras pas me défiler… Alors, que me conseilles-tu aujourd’hui?

Voix trop légère pour les ténèbres qui obscurcissent ta vie… Mais qui se dissipent un peu à son contact.
Contre toutes attentes, Lys ne semble pas en colère, ne semble pas animée de la moindre animosité, mais peut-être est-elle trop pure pour cette réalité.
Amusé, tu étouffes un léger ricanement que tu t’empresses de cacher sous un sourire affectueux.
Tout va bien, elle est là et, ensemble, vous pouvez surmonter n’importe quoi.
C’est ça, ton lien avec Lys.

Refermant l’écran de ton ordinateur, tu t’empresses de le ranger dans ton sac.

Alors… Comment va le refuge?

Tu n’as pas envie de mettre en lumière ton absence, de demander un rapide résumé des six mois que tu as eu le culot de manqué… Tu as envie de faire comme si de rien n’était, comme si jamais la vie n’avait changé.
Tu as envie de vivre de déni et d’aveuglement volontaire, de dresser des murs entre toi et les conséquences de l’attentat.
Et tu te fiches bien de savoir si ton comportement est sain ou s’il ne l’est pas…
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)
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Lys Aiden
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paralyzed
i lost myself and it's killing me inside
Et je t’aurais tenu dans mes bras;
Et je t’aurais tenu jusqu’à demain;

Pas-à-pas, doucement, l’atteindre de nouveau – pas-à-pas, doucement, tenter d’effacer les cauchemars qui habitent son regard. Il ne te viendrait jamais à l’idée de lui reprocher son absence de Lumiris, jamais à l’idée de lui dire qu’il aurait pu t’appeler, te le dire. S’il était revenu avant le début du moins, il serait tombé sur une boîte vocale qui aurait précieusement conservé son message jusqu’à ce que tu reviennes et que tu supprimes tout sans jamais écouter; parce que ce serait trop difficile de te confronter à la réalité que tu avais tenté d’abandonner.
Alors aujourd’hui, devant lui, plus rien d’autre ne comptait que de lui redonner un sourire qui pourrait briller dans ses yeux ; quelques étoiles à garder près de son cœur pour illuminer les nuits les plus sombres. Alors aujourd’hui, devant lui, plus rien d’autre ne comptait que le bonheur de ce frère qui avait fui Lumiris quelques temps avant que tu n’en fasses de même.

Quand tu prends place sur la chaise, tout est comme avant – mais tout est différent. Vous êtes là; rescapés d’un attentat, d’une centrale, rescapés de Voltapolis, tous deux aux prises physiques de cette volonté d’aider. Bien sûr, Izaiah devait confronter cette différence non-seulement au travers de son propre regard et son quotidien, mais devant tous les autres, les inconnus, les enfants qui devaient sans doute parfois s’arrêter, tirer la manche de leur mère et demander quelque chose comme « Maman, pourquoi le monsieur n’a pas de bras là ? ».
Ton cœur se serrait légèrement, imperceptible douleur émotionnelle qui rayonne sans doute uniquement dans le fond de ton regard, derrière le voile de bonheur et d’énergie dont tu l’as recouvert. Voile tellement fin, tellement fragile, que quelques bourrasques pourraient le faire s’envoler. Mais non. Tout allait tenir en place alors que ton sourire éclairait ton visage. « C’est clairement meilleur sans sucre ! Je suis ravie que tu sois enfin d’accord avec moi ! »
Un jour, il y a tellement longtemps, tu avais banni le sucre dans ton alimentation – le sucre ajouté dans les boissons, tu ne touchais plus au sucre, quelconques agents sucrants ; pas même le miel. Alors tu avais pris goût en ces boissons dénuées de sucre et aujourd’hui, ça te semble la norme.

Pendant les six derniers et le temps qui résonne dans tes oreilles. Six mois de torture, six mois de fuites. À quel point s’était-il donc senti seul ? À quel point l’avais-tu donc abandonné ? Pas de messages, pas d’appels, pour lui dire que tu pensais à lui. Pas une seule tentative de renouer le contact – et ce n’était pas faute de ne pas posséder son numéro, celui-ci brillait terriblement le soir quand tu regardais la liste de tes anciens SMS. Tellement de souvenirs doux, magnifiques, qui demeuraient dans ton esprit quand tu regardais Izaiah. Tous ces jours, tous ces soirs, passés dans ton refuge à boire du café, à parler de pokémons – tellement de jours à seulement exister dans la même pièce, à t’occuper de lui, te préoccuper de lui comme n’importe quelle grande sœur le ferait.
Il était même venu t’aider à décorer le sapin de noël du refuge. Elle avait ça de magnifique votre relation – tout était toujours aussi doux aujourd’hui, et tu avais toujours autant besoin de le rassurer, de le protéger ; de l’aider de toutes les façons possibles. Elle avait ça de douce, votre relation. Ni le temps ni la distance ne pouvaient la briser, la fissurer, la fracturer, quand vous vous retrouviez de nouveau en face-à-face.

Un petit rire qui s’échappe de toi quand il te dit que tu ne le laisserais pas se défiler. « Je suis flattée que tu n’aies pas oublié comment je suis ! Il y a de bons commentaires sur celui au bacon. » Tu fais signe à la serveuse que tu veux quelque chose et le temps qu’elle arrive, tu te concentres de nouveau sur Izaiah parce qu’il mérite toute ta concentration.
Et il t’a fallu boire rapidement une gorgée de café pour déglutir discrètement ; pour cacher le trouble dans lequel sa question venait momentanément te plonger et ce brouillard qui s’étend autour de toi. Ton esprit travaillait rapidement à formuler une réponse sans devoir forcément mentir. Parce que tu n’aimais pas mentir – encore moins à Izaiah.
« Les pertes ont beaucoup secoué le refuge, mais il se remet sur pied doucement. » C’était le cas quand tu étais partie. C’était son état en septembre, quand tes cauchemars t’épuisaient trop, quand t’avais cessé de sortir de ton appartement. Tu osais espérer qu’il faisait plus que se remettre sur pied actuellement, qu’ils étaient parvenus à aller mieux, à se rattraper – contrairement à toi qui n’y avais toujours pas remis les pieds. Mais ça… Izaiah n’avait pas à le savoir, pas vrai ? Tout comme tu ne comptais pas lui dire que tu y avais été à la centrale – et que celle-ci t’avait volé une semaine entière de ton existence.

Quand la serveuse arrive, tu fus rapidement perturbée. Elle était du mauvais côté et tu distinguais très mal ce qu’elle te disait ; ce qui te força à tourner la tête davantage pour la voir écrire sur son carnet. Le noir dans ton champ de vision était épuisant – était angoissant. « C’est moi qui invite ! Alors, alors, à quoi occupes-tu tes journées ? J’ai envie de tout savoir, m’épargnes pas de détails. Je suis contente de te reparler, vraiment. »
Tu flattas la tête de Pixel à tes pieds tout en déplorant l’absence de certains pokémons qui avaient pour habitude de t’accompagner.
« C’est un beau coin, Mirawen. C’est calme. Ce doit être apaisant. »


(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Izaiah L. Silvērsteiń
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Lys
Faire comme si de rien n’était, comme si tout allait bien.
Vos retrouvailles étaient une véritable pièce de théâtre pendant laquelle l’un tentait de faire croire à l’autre que les nuages étaient partis, que le soleil s’en était remis.
Mais qui pouvait croire à de telles inepties? S’il existait un Dieu quelque part, il devait hurler devant votre hypocrisie. Et tu ne pouvais pas vraiment lui en vouloir de te juger si durement, de t’en vouloir personnellement.

Tu n’étais pas beau à voir, Izaiah.
Tu souriais et prétendais à des jours meilleurs alors que tu n’avais plus connu de nuit reposante depuis le soir de l’attentat, depuis le deuil de ta stabilité. Chaque soir, tu t’endormais avec la peur au ventre et les larmes aux yeux… Et ça, c’était quand le sommeil voulait bien te gagner.
Souvent, c’était d’épuisement que tu tombais. Souvent, c’était par inconfort que tes paupières se fermaient.

Mais tout allait bien.

Votre belle hypocrisie était écœurante…
Mais votre joie de vous revoir était sincère. Même si votre manque de franchise était criant, certains éclats de joie ne s’improvisaient pas : revoir Lys était un véritable cadeau.
Ces retrouvailles inattendues, mais Ô combien salvatrices étaient une raison suffisante de revenir à Lumiris et de confronter le tas de cendre qui recouvrait tes souvenirs de la région. Pourquoi ne l’avais-tu pas compris plus tôt? Pourquoi avais-tu préféré fuir? Tu ne comprenais pas.
Et ça ne ferait désormais jamais assez de sens à tes yeux.

Lys… On est en Décembre. Tiendrais-tu le même discours si tu avais un Chestnut Praline entre les mains?

Demandes-tu d’une voix taquine, mais douce.
Tu connaissais les travers de ton amie, ce qu’elle avait de meilleur et de pire à offrir et  à montrer… Mais c’étaient surtout ses faiblesses qui te restaient en mémoire. Non pas que tu souhaitais à tout prix pouvoir la confronter ou la prendre en défaut, mais tu aimais cette manière qu’elle avait de se justifier aussitôt que quelqu’un prenait le temps de lui souligner une incohérence.
Lys était douce. Bien plus douce que toi.

Va pour ça, tu as tout ma confiance.

Parce que, peu importe ce qu’elle pouvait t’offrir, tu ne serais jamais déçu.
Parce que c’était elle, parce qu’elle prenait le temps de faire quelque chose pour toi… Et parce que ce sentiment d’inclusion, d’être au bon endroit au bon moment, t’avait cruellement manqué.
Tu avais oublié ce que ça faisait, de faire partie d’un tout. Depuis six mois, il n’y avait que toi et Hazel… Vos univers étaient entrés en résonance, tu avais sincèrement été heureux auprès d’elle, mais cette vie là n’était pas pour toi.

Elle ne suffisait pas.
Ce n’était pas ce dont tu avais besoin.

Les pertes ont beaucoup secoué le refuge, mais il se remet sur pied doucement.

Tu étais heureux de l’entendre.
Cet endroit comptait pour toi. Ce n’était pas qu’un toit et quatre murs… Ses pensionnaires avaient été les premiers Pokémon avec lesquels tu avais pu socialiser et sa porte avait été un symbole de protection pendant de nombreux mois. Tu ne pouvais pas dire que l’avenir du refuge t’importait peu, que tu te fichais de savoir s’il allait bien ou s’il lui était arrivé quelque chose : le mensonge serait trop gros, définitivement impossible à croire.
Non. Il fallait se rendre à l’évidence : tu n’aurais pas supporté d’apprendre que cet endroit si cher à ton cœur de Lumirien n’avait pas su se remettre de … de tout.
De la vie, de la mort et de tout ce qu’il y avait entre l’un et l’autre.

Je viens tout juste de revenir… Alors, pour le moment, je tente simplement de reprendre mes marques. Je prend décembre pour m’installer confortablement et, normalement, je devrais entamer les démarches nécessaires à la reconstruction de mon réseau de contacts en Janvier. Comme ça, je pourrai reprendre mes activités de photographe… Si tout va bien.

Tu avais beaucoup expérimenté à Hoenn, mais photographier la splendeur des gens te manquait.
Ton portfolio était complet, ton nom avait commencé son voyage de bouche à oreille au travers la région… Tu n’avais plus besoin de te limiter, de partir en quête de la beauté telle que personne ne la connaissait.
Tu souhaitais simplement l’apparition d’une vie calme, d’un travail stable.
Les idées de grandeur et les grandes aventures, ce n’était pas pour les gens brisés. Pour les révolutionnaires que la vie avait eu tôt fait de casser.

C’est pas mal ouais… On est loin de l’effervescence de Voltapolis.

Regret.
Regret d’avoir dû mettre la clé sous la porte, d’avoir dû quitter ton ancien appartement animé par la froideur d’Eleanore et la malédiction de mille spectres.
Ta vie d’avant n’était pas parfaite… Mais elle n’avait rien à envier à ce que le destin t’avait réservé.

Ça te dirait de visiter le quartier? J’habite pas trop loin d’ici… Enfin, après que j’ai mangé bien entendu.
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Lys Aiden
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Et j'aurais tout fait;
tout donné;
pour te préserver


C’était une drôle de danse; un drôle de jeu, auquel vous vous investissiez - l’un devant l’autre, à sourire comme si le temps s’est effacé, comme si jamais rien ne s’était produit. C’était un drôle de jeu que vous jouiez, brisés, détruits, mais tentant de faire comme si tout allait bien - c’était un jeu malsain, un jeu épuisant, épuisé. C’en était presque ridicule, presque grossier. Pour autant, vous vous acharniez à garder le rôle que vous vous étiez incombé sans jamais vouloir y faillir. Sourire sur tes lèvres quand tu le regardes, sourire sur tes lèvres assise sur cette chaise - bien heureuse de le revoir, de pouvoir lui parler de nouveau. Sincères sentiments dans ton coeur, sincères sentiments brillant dans ton regard (oeil droit, unique puits de ton être désormais).
Le revoir était doux; le revoir était apaisant. C’était doux, tu n’avais pas eu conscience avant de le voir que tu avais besoin de sa présence de nouveau - et les mots qui s’entassaient dans une boite mail; emails qui ne seraient jamais envoyés. Tu le savais.

Tout allait bien
- et c’est ce mensonge que vous alliez continuer de perpétuer, quand l’autre savait pertinemment les teneurs et aboutissements de cette phrase. Quand on s’acharnait à faire croire que tout allait bien, rien n’allait. Et vous étiez la preuve vivante d’un tel fait.
Cet oeil qui ne suivait plus, et l’autre qui s’enfonçait dans des tourments. Mais devant Izaiah, tout ça n’importait pas. N’est-ce pas ? Tout ça, ça n’importait pas. Parce que le plus important, c’était de le tenir dans tes bras et ne pas le laisser s’en aller de nouveau, le tenir dans tes bras et lui promettre que tu serais là - vraiment là. Que tu ne partirais pas, que tu ne partirais plus. Tu voulais lui dire - tu voulais lui assurer, mais le pouvais-tu ? Pouvais-tu assurer que tu ne partirais plus ? Oui. Parce que ne pas avoir pu le sauver, ne pas avoir pu l’aider, apaiser les nuits les plus sombres, ça venait assombrir tes propres jours.

Et ce sourire qui s’étire sur tes lèvres alors que tes joues rosissent légèrement. « C’est le seul qui est beau sucré ! » C’est vrai, le Cheslnut latte était une faiblesse. C’était tellement bon, et son goût avait le don d’apaiser ton esprit épuisé, de te réconforter. Il avait la légèreté des flocons de neige et la chaleur du foyer, les notes de noix qui en sortaient étaient délicieuses et ravivaient l’esprit.
Ta voix avait monté légèrement dans les aiguës, toujours quand tu t’expliquais - quand on notait que tu te perdais dans des contradictions et que tu essayais d’expliquer ton point. Mais ça, Izaiah le savait et tu demeurais persuadée qu’il avait cherché une telle réaction. « Alors c’est pas pareil d’accord ? »

Izaiah t’avait manqué.
La dynamique entre vous deux avait manqué à ton quotidien et tu te demandais comment tu avais fait, comment tu avais fait pour y arriver, sans lui, loin de lui, sans jamais lui écrire.
Tu hoches la tête, tu lui souris et tu espères. Tu espères que ton choix sera apprécié par sa part - c’était quelque chose que tu prenais, avant ; avant que la noirceur reprenne les reines de ton existence, avant que le vide ne t’englobe, avant que tu ne te perdes dans les ténèbres.
Tu hochas légèrement la tête de nouveau - écoutant ce qu’il avait à te dire, ce qu’il avait vécu. Ce qu’il faisait ici. Tu voulais tout savoir de son quotidien, tout savoir et oublier le tien. Et tu ne peux que le comprendre. Revenir à Lumiris, ça a dû lui demander tellement d’énergie, tellement… de détermination et tu ne pouvais qu’imaginer à quel point son coeur devait être perdu, paumé, à quel point ça devait être intimidant. Revenir ici après tout ce qui s’était passé et toutes les pertes qui ont été provoquées - à commencer par la perte de soi. « Ce sont de beaux projets, vraiment ! Tu me montreras les photos ? Tu as mon téléphone et je peux toujours te fournir mon email. Janvier approche quand même bientôt. Vas-y doucement, hein ? Hésite pas à m’appeler. »

Tu t’inquiéterais toujours pour Izaiah. Sincèrement. Tu ferais toujours tout pour t’assurer qu’il prenne soin de lui. Tu serais toujours là pour lui, à n’importe quelle heure, à n’importe quel moment, tu décrocherais toujours si son numéro apparaissait à l’écran. Ne jamais le laisser déraper dans le vide qui te dévore.
« Voltapolis… » Et le murmure qui t’avait échappé. Comme un lieu interdit, tu n’y avais pas plus remis les pieds; toujours la regardant de loin, condamnée. Tu n’avais pas eu le coeur de te plonger dans la ville qui avait provoqué le retour des cauchemars, et cette descente dans les enfers qui n’attendaient que ton retour. Voltapolis - tellement de gens avaient vu leur esprit se fragmenter. Izaiah et toi; vous en faisiez partie.
« Oui ! Je te laisserais être mon guide. » C’était presque comme inverser les rôles, toi qui avais tellement appris à Izaiah, l’avais guidé dans le monde des pokémons et toutes les différences, les évolutions, la chromaticité. Toi qui avais pris tout le temps nécessaire pour répondre aux multitudes questions; toujours avec la même patience, toujours avec le même désir de lui apprendre. Toujours avec la même douceur.

Tu remercies la serveuse quand elle ramène le sandwich et tu le donnes à Izaiah, trempant tes lèvres dans ton café. « Je suis encore chez Ellende et Lilith personnellement… enfin, je passe plus de temps dans les cafés que dans l’appartement. Ignis va bien, d’ailleurs. Il est content d’être avec Ifrit, ils ont bien grandi. C’est la première fois que je venais à Mirawen, il y avait une conférence sur les pokémons. »

Si tu m'avais donné la chance;
éteindre les flammes sous tes pieds;
éclairer la nuit qui te garde prisonnier

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Izaiah L. Silvērsteiń
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Lys
C’était comme si la séparation n’avait jamais existé.
Comme si les six mois de fuite n’avaient jamais véritablement pris racines dans la réalité.
C’était un sentiment que tu n’expliquais pas, que tu peinais à définir avec de véritables mots… Mais Lys te donnait le sentiment d’avoir toujours été là.
Et c’était précisément ce dont tu avais besoin, de l’exacte lumière que ton cœur réclamait.
Et qu’importe que tout soit feint, que vous exacerbiez un bonheur qui avait cessé d’exister : la gravité elle-même avait moins d’emprise en sa présence. L’éleveuse avait toujours eu cet effet sur tes songes que les nuages obscurcissaient.
Elle avait toujours été une voix à écouter, une recommandation à suivre.
Là où tu t’étais toujours entêté à porter des lunettes roses capable de dissimuler toutes les horreurs de ce monde, ton amie avait toujours été très consciente de ce qui composait cette réalité… Les deux pieds bien ancrés sur terre, tu n’avais jamais trouvé conseil plus précieux qu’à ses côtés.

Et voilà que, pour la première fois depuis de nombreux mois, tu te surprenais à croire qu’il était peut-être possible pour toi de retrouver un peu de cette tranquillité disparue, de cette vie abandonnée.

Parce qu’il n’y avait pas que Voltapolis dont les cendres constituaient le gros de tes souvenirs de Lumiris.
Il y avait aussi Lys, Jade, Lyanora, Damien, Iris, Ashura, Kisara, Eleanore et tout un tas d’autres âmes dont le souvenir t’était doux et la présence réconfortante.
Jamais tu ne les avais oublié, jamais tu n’avais évincé leur existence de ta mémoire… Mais tu n’avais jamais imaginé qu’il puisse être possible pour toi de reprendre votre histoire à la ligne où tu l’avais abandonné.
Excepté Ashura, tu avais fuis tout le reste. Par honte, tout simplement.

Ce sera avec plaisir… Et ne t’en fais pas pour moi, je ne me surmènerai pas.

Et il y avait les réalités que tu taisais, dont tu ne voyais pas l’intérêt de faire mention.
Parce que, en tant que photographe, tu n’avais jamais été aussi paumé. L’être humain avait perdu de sa saveur, tu ne t’en sentais plus aussi digne qu’autrefois.
Alors tu allais tenter, explorer.
Tu envisageais déjà la photographie événementielle comme une possibilité, les paysages comme une autre… Mais, en toute honnêteté, tu ne savais définitivement plus où te jeter. Ton truc à toi, ça avait toujours été l’humanité.
En dehors d’elle, que te restait-il de passion et d’amour profond? Tu étais perdu. Perdu à des lieux d’ici, dans les souvenirs abîmés d’une ancienne vie dans laquelle tu n’étais même plus certain d’avoir été un jour heureux.

Tu en avais marre de ne plus être toi-même, marre d’être le fantôme d’un ancien rayon de soleil.

Au final, tu es heureux lorsque la conversation dévie de son chemin, lorsque tu cesses de t’inquiéter pour te concentrer sur cette Mirawen à la fois si peu aimée et si essentielle.
Tu ne sais pas ce que tu souhaites lui montrer, quelle facette de la ville tu souhaites lui dévoiler… Mais Mirawen t’a fait du bien et tu veux lui partager. La douceur des vents marins, la chaleur des habitants et même la légèreté dans l’atmosphère : la ville est bourrée de qualités qu’il te tarde de lui montrer, de lui faire goûter.
Car même si tu n’as jamais été fait pour la douceur des trains trains quotidiens, il y a malgré tout une base réconfortante à se tenir loin de l’agitation des villes trop animées.

La remerciant d’un mouvement et d’un merci murmuré dès que le Sandwich quitte ses mains pour rejoindre la tienne, tu t’empresses de déballer le papier d’un geste malhabile.
Six mois, ce n’est pas assez.
Ce n’est pas assez pour réapprendre à vivre, pour s’adapter à la perte d’une partie de son identité.
Même si tu ne l’évoquais jamais, même si la simple mention ton handicap te semblait trop anodin pour être souligné, c’était un combat au quotidien de retravailler tous les gestes que tu avais pris pour acquis.

Ça fait plaisir à entendre…

Et c’est sincère.
Tu ne regrettais pas d’avoir confié Ifrit à Lys, d’avoir offert la chance à ton pokémon de rester dans un environnement bénéfique. Auprès de toi, il n’aurait jamais grandi.
Auprès de toi, il n’aurait jamais pu s’épanouir.

Prenant une bouchée du sandwich, tu hoches alors la tête en le désignant du menton.

Excellent., confirmes-tu. Ah oui? C’était intéressant? Sans vouloir paraître maladroit ou te donner l’impression de placer trop d’attentes en toi, je ne pensais pas qu’il te restait encore des choses à apprendre..., murmures-tu d’un doux sourire taquin.

Parce que, dans ton monde à toi, Lys elle sait tout ce que tu n’as jamais su.
Elle connaît les détails de toutes les questions que tu n’aurais jamais crû te poser un jour.

Visiblement, tu n’as pas beaucoup changé...

Et le ton est affectueux, presque reconnaissant.
Parce que tu aurais eu en horreur d’apprendre que Lys n’était plus celle dont tu t’étais pris d’affection, ce rayon de tranquillité auquel tu t’étais toujours raccroché.
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Lys Aiden
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paralyzed
i lost myself and it's killing me inside
hold me closer, don't made me go over

Parce que la douleur ne s’effaçait pas;
Parce qu’au contraire, elle prenait de plus en plus de temps. Parce qu’elle avait la volonté d’empoisonner ton corps et ton âme, de t’entraîner vers des sentiers un peu trop sombres pour que tu puisses te diriger. Sans lumière, tu te perdais.
Et tout se perdait dans un brouillard éclipsant tous les souvenirs qui auraient pu compter. Parfois, c’était comme si tu n’avais rien vécu et que tu n’allais rien vivre. Tout l’amour des autres s’effaçait au profil d’un vide qui t’entraînait. Comme si jamais ça n’avait existé - comme si tu n’avais jamais compté.
Et souvent, si souvent, tu te disais que ce n’était pas possible de véritablement compter pour qui que ce soit. Compter pour une autre vie que la tienne - était-ce seulement possible ? Tu n’en étais pas certaine. Même si les autres pouvaient penser tenir à toi. Ils se trompaient.
Se trompaient-ils ?

Ce n’était pas toujours évident à dire - à savoir, à déterminer. Les émotions tendaient à se perdre, se mélanger et les certitudes à se dissimuler derrière nombreux nuages trop sombres pour que tu puisses voir au travers.
Et tu avais fui Lumiris en espérant trouver le soleil autre part, t’enfonçant dans l’ambiance glaciale qui rythmait désormais le quotidien que tu menais.
Est-ce qu’Izaiah avait le potentiel de faire briller quelques rayons d’un soleil chaud qui manquait cruellement à ta vie ? Tu aimerais bien croire que c’était bel et bien le cas, t’accrocher à cette idée, à cette pensée. Tu aimerais bien espérer qu’à ses côtés, tout pouvait être un peu plus doux, un peu plus simple à affronter. Mais parfois, quand le vide semblait un peu trop profond, c’était difficile à y croire.

Cligner quelques fois des yeux pour effacer quelques tourments dans le regard; sans jamais vouloir admettre la faiblesse qui étreint le coeur, les démons qui étouffent. Tu portais un masque que tu avais confectionné avec tant d’attention, comblant toutes les fissures qui apparaissaient ici et là pour que rien ne paraisse.
S’enfoncer dans une fausse conviction d’un monde où tout allait bien et mettre de côté le fait que tu n’avais toujours pas remis les pieds au refuge ni même répondu à ton téléphone depuis que tu étais revenue à Lumiris. Parce que parfois, vivre était beaucoup trop complexe pour l’énergie que tu possédais. Mais Izaiah n’avait pas à le savoir et il était évident que tu allais lui épargner ce qui dérangeait tes nuits.

« Je m’en ferais toujours. » L’inquiétude serait toujours présente dans tes veines, dans tes poumons, dans chacune de tes respirations et tu ne pouvais pas faire autrement. Parce qu’Izaiah était important, parce qu’il comptait bien plus qu’il ne pouvait sans doute l’imaginer, tu allais toujours t’inquiéter pour lui. Chercher à rendre sa vie un peu plus douce, un peu moins épuisante tout en mettant de côté tes propres problèmes - parce qu’ils n’étaient pas importants.
’cause losing me is better than losing you
Tu ne pouvais oublier ce besoin de le prendre dans tes bras, de le bercer, de lui promettre que tout allait bien aller. Tout ne pouvait oublier sa silhouette qui s’éloignait sans te voir à la sortie de la centrale, et tes forces qui t’abandonnaient, t’empêchaient de lui hurler de se retourner. T’empêchant de lui dire que tout allait bien aller, que vous alliez passer au travers ensemble, que tu étais là. Votre monde à tous les deux s’était effondré, avait volé en éclats, et alors que tu étais encore occupée à ramasser les miettes de ce qui restaient de ton existence, tu souhaitais l’aider à faire de même.
Aider les autres avait toujours été plus simple que s’aider soi-même.

Ton regard avait quitté le sandwich sur lequel il s’était posé peut-être un peu trop longtemps, peut-être un peu trop insistant, pour s’étendre sur l’environnement autour de vous. Mirawen était doux, Mirawen était paisible; loin des horreurs de ton esprit et de la tornade de ta vie. Mirawen semblait être un refuge pour les âmes errantes, un peu trop bousculées et un sourire avait légèrement étiré tes lèvres en te disant que c’était exactement le cas de ton ami, et de toi-même.
Deux âmes perdues essayant de comprendre comment vivre malgré tout ce qui avait pu se passer. Tu avais confiance en Izaiah, tu avais toujours eu confiance en lui, et tu savais qu’un jour il allait pouvoir passer au-dessus des événements. Et jamais ton regard ne s’était attardé sur le bras manquant - de la même façon que tu n’appréciais pas un regard soutenu envers cet oeil qui ne servait plus qu’à l’esthétisme.
Parfois, tu pouvais entendre des enfants parler à leurs parents. “Maman, la dame elle a un oeil bizarre.” L’innocence des enfants ne manquait pas à ton quotidien et leurs questions naïves demeuraient quelques souvenirs amers que tu aimerais pouvoir balayer du revers de la main. Pourtant, ta mémoire avait cette fâcheuse tendance à toujours se souvenir de ce qui pouvait faire du mal, en oubliant les moments un peu plus salvateurs.

Une gorgée de café pour réchauffer l’intérieur;
Tu avais la peau glacé et le coeur un peu trop enneigé. Et là, maintenant, alors qu’un frisson te parcourt, tu ne peux t’empêcher de te souvenir de toutes les fois où on t’avait reproché d’être froide.
Les nombreuses fois où on demandait si la chaleur trouvait sa place dans ton coeur, si tu savais être autrement - tu ne pouvais oublier quand on te disait que ton coeur était aussi glacé que l’étaient tes mains.
Une gorgée de café pour réchauffer le coeur alors que tu marches aux côtés d’Izaiah. Une situation qui semblait si similaire à tant d’autres moments que vous aviez passé ensemble et qui pourtant, se retrouvait terriblement différente.
hold me closer, lock it away, keep my heart at your place

Tu secoues légèrement la tête en écoutant les mots d’Izaiah, laissant un léger rire s’échapper. Pour connaître le contenu de la réunion, il aurait fallu que tu l’écoutes véritablement. Mais ton attention s’envolait toujours vers d’autres contrées, et des “et si” tournant en boucle dans ton esprit torturé. « On peut toujours en apprendre plus, de nouvelles choses de nouveaux détails, mais je t’avouerais que le présentateur n’a pas réussi à captiver mon attention. »
Nouvelle gorgée de café pour déglutir sans se faire remarquer. Tu n’avais pas changé, Lys. Et bien que ce n’avait pas été prononcé pour être un reproche, ton coeur avait manqué quelques battements puisque c’était un constant que tu t’étais déjà fait, encore et encore. Tu n’avais pas changé, Lys. Tu ne changeais pas. La douleur et les doutes étaient les mêmes qu’à ton arrivée à Lumiris, tu n’avais pas spécialement avancé. Toujours la même peur de l’abandon, toujours la même propension à détruire ton propre quotidien, toujours les mêmes doutes, la même angoisse paralysante.
« Je n’y arriverais pas, même si j’essayais. »

Hausser très légèrement les épaules pour chasser le sujet.
Tu regardais autour de vous, cherchant quoi dire, sur quel sujet te lancer. « Oh ! Maple a évolué ! Elle reste à mes côtés assez souvent et elle devenue une magnifique Espeon ! Tu te souviens de Maple, Izaiah ? Tu l’avais confondu avec Pixel, en te demandant si un pokémon pouvait devenir soudainement chromatique. »
Souvenirs qui te font doucement rire. Tu te souvenais des moments passés avec Izaiah et ils étaient toujours aussi doux.

I’m a mess and it’s all wrong without you here
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Elle prenait de plus en plus de place avec le temps.
Tu avais toujours été reconnu comme un pilier, comme un perchoir; une ode de toutes ces âmes blessées.
Tu avais toujours eu cette confiance dans le regard, le dos droit comme si le poids du monde n’était pas suffisant pour te faire plier. Tu avais toujours été fort et brave au nom de tous ceux qui ne l’étaient pas. Devant le mutisme terrorisé des plus faibles, tu t’empressais de hurler pour les faire entendre.
Tu étais la voix qu’ils n’avaient plus; les mains qui guérissaient blessures et incertitudes.

Putain.
Qu’étais-tu devenu?

Tu étais fade, aussi inintéressant qu’incomplet.
Tu te laissais arrêter par les peurs et les doutes qui s’étaient installés. Tu n’avançais plus : ta vie stagnait comme l’eau isolé d’une rivière incapable de rejoindre son lit. Tu étais minable… Et ça ne t’avait jamais ressemblé.
Tu avais vaincu la peur de naître pour mourir, vaincu l’idée selon laquelle tu étais déjà condamné. Tu avais surmonté des chaînes de complications et de problèmes, des ciels perdus de douleurs censées t’être inconnues.
Alors pourquoi? Pourquoi le souvenir de la centrale était-il trop pour toi, trop pour l’audace de ton courage? Tu savais.
Tu savais qu’on n’était pas censé se relever d’une telle épreuve, qu’il était beaucoup plus facile de s’abandonner plutôt que de lutter… Tu savais que, ton effort de guerre, tu l’avais déjà réalisé en choisissant de vivre plutôt que capituler. Tu le savais… Mais ça ne te suffisait pas.
Parce que tu n’étais pas ce genre de personne, parce que tu avais passé ta majorité de ta nouvelle vie à partager convaincre les cœurs désabusés qu’il était bon d’exister.

Parce que tu ne voulais pas survivre.
Tu voulais vivre.
Comme il en avait toujours été.

Et si tu étais capable de supporter les regards navrés lorsqu’ils se posaient sur ce bras amputé, alors tu étais capable de te relever…
Mais quand?

Prenant une bouchée de ton sandwich, tu gardes pour toi le soupir qui veut s’échapper à cette simple idée.
De belles promesses sans date butoir n’étaient que des sacrifices destinés à la bonne conscience. Que faisais-tu vraiment pour aller mieux? Tu voyais un psychologue; tu tentais de surmonter le traumatisme.
Était-ce vraiment suffisant pour te féliciter, pour prétendre au nécessaire?

Je suis désolé pour lui...

Murmures-tu avec un sourire à la mention de ce présentation incapable de capter son auditoire.

Je n’ai jamais été bon orateur, je ne peux qu’imaginer ce que ça fait. Tu as déjà connu l’effervescence des exposés oraux lorsque personne ne t’écoute? Grisant, vraiment., amusement.

Tu mentais.
L’assurance et la voix portante qu’il fallait, tu les possédais. C’étaient des qualités que tu ne te connaissais pas, dont tu préférais ne pas user… Mais tu dégageais un truc.
C’était sans doute la raison pour laquelle Freya t’avait nommé à la tête de votre groupuscule.  Une autre belle erreur à ne pas en douter.

De toute façon, tu avais toujours détester les oraux.
Et même si tu n’avais jamais usé de ta condition pour en être exempté, ce serait mentir de prétendre que tu n’y avais jamais pensé. Les conversations t’avaient toujours été plus douces, plus favorable à l’expression que ces fichus exposés rythmés, calculés et notés.

Je n’y arriverais pas, même si j’essayais.
Alors n’essaie pas, tout simplement… Après tout, c’est pour qui tu es maintenant que tu es tant appréciée., murmures-tu au tac tac.

Tu avais toujours crû, soutenu, répété qu’il ne servait à rien de changer.
Même si c’était un processus inévitable, certaines choses ne méritaient pas d’être effacées. Tu avais toujours trouvé plus simple l’idée de devenir une meilleure version de soi-même à celle du changement.
L’idée même qu’il soit obligation dans le regard des gens de virer une partie de soi t’attristait plus que de raison. Tu craignais qu’un jour, les gens que tu aimes ne soient plus là.
Que l’avidité les ait remplacés.

Ah oui...

Cette conversation.
Cette conversation passée sous le couvert de la honte et d’une bonne envie de pleurer. Te mordillant la lèvre inférieure, tu redresses légèrement le nez puis chasse l’ennui de ton visage presque aussitôt.
Tu avais connu l’ignorance. Ce n’était pas une honte, mais un passage inoubliable.
Tu devais t’en remettre, cesser de remuer le passé.

Ça fait plaisir. J’espère avoir la chance de la revoir! Elle doit être magnifique… Et ça me fait réaliser que les choses ont l’air d’avoir beaucoup bougé. Comment va Casper?
Parce que ce Mimikyu t’avait permis de réaliser, en quelque sorte, que tous les spectres n’entendaient pas à dévorer ton âme.
C’était probablement sous le couvert de l’ignorance que tu avais accepté une telle proximité avec lui, mais, désormais, son souvenir t’était agréable. Plus agréable que celui de Paradox, Agape ou même Ifrit.

Terminant enfin ton sandwich, tu t’étires en essuyant ta bouche du coin d’une serviette de table posée non loin.

C’était vraiment délicieux, merci pour la recommandation…

Douceur.
Douceur dans ta voix et dans tes mots.

C’est quand tu veux, du coup, pour la visite guidée.

Parce que tu avais un peu hâte d’y aller, un peu hâte de te dégourdir les pattes et de lui montrer ce coin de paradis dans lequel tu avais décidé d’habiter.
Parce qu’il ne fallait pas être devin pour savoir que Mirawen était magnifique.
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Lys Aiden
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Tu étais partie. Tu étais partie de Lumiris dans la futile idée que tout s’apaise, que tout s’évapore. Tu étais partie dans l’espoir qu’en étant loin, tu n’aies plus à penser à tout ce que tu abandonnais - tout ce que tu avais abandonné à l’instant où tu avais pensé la rejoindre, écouter sa voix, attraper sa main. Tu avais pris le large en te disant que ça pouvait tout régler miraculeusement. Les miracles n’existaient pas, Lys, et rien de ce que tu feras ou diras n’éteindra la souffrance brillant dans ton coeur, dans ton corps. Rien ne viendra apaiser les tourments qui t’entouraient, rien ne viendra chasser les ombres qui te pourchassaient.
Quelque part, tu étais condamnée et tu le savais. Tu en étais hautement consciente. Les barreaux de ta propre prison étaient aussi froids que le contact glacé de ta main. Les secouer, chercher le cadenas, chercher la clé, ça ne menait à rien.
Tu étais condamnée.

Mais cette condamnation ne te semblait pas aussi mal, si mauvaise, lorsque tu étais auprès d’Izaiah. Elle ne te semblait tout de suite plus aussi cruelle et solitaire, quand tu lui parlais - tu pouvais presque l’oublier, à vrai dire.
Cette condamnation, à ses côtés, était presque possible à supporter. Tu ne pouvais pas dire comment il faisait, ni même ce qui expliquait la facilité que tu avais à agir légèrement alors que tout s’effondrait - lorsque tu te retrouvais en sa compagnie. Tu y arrivais, c’était simplement le cas. Tu avais besoin de lui en te demandant constamment s’il avait besoin de toi. Que ferais-tu, si ce n’était pas le cas ? Que ferais-tu si Izaiah n’avait pas besoin de toi comme tu avais besoin de sa présence ?
Si un jour, il se retrouvait à décider que ta présence ne lui était plus essentielle… que ferais-tu ? Tu ne savais pas. Tu ne savais pas comment tu réagirais. Mais tu accepterais. Aussi douloureux que la situation serait, aussi compliqué que ce serait, tu accepterais.

Peu importe ce qu’Izaiah déciderait, peu importe à quel point ça te blesserait, te ferait du mal, tu accepterais.
Même s’il n’avait plus besoin de toi et décidait de t’éloigner de sa vie, tu accepterais. Mais clairement, tu espérais qu’un tel moment ne viendrait jamais. Tu espérais qu’il ait toujours autant besoin de toi, qu’il ne cesse de te poser les questions qui lui venaient en tête - tu espérais qu’il vienne toujours te voir dès qu’il en avait besoin.
Comment ferais-tu sans lui ? Tu ne savais pas. Tu ne voulais pas y penser, non plus. Tu ne voulais pas penser à une telle situation. C’était beaucoup compliqué. Et la simple pensée de le perdre venait provoquer une angoisse étouffante. Alors pourquoi ne pouvais-tu pas faire autrement que d’y songer ?

« Je n’essaie plus. » Tu avais essayé, autrefois, de ne plus être la personne que tu étais. Tu avais tellement détruit de choses, tu avais tellement perdu de personnes qui comptaient pour toi - que tu avais essayé de ne plus être la même personne.
Toutes tes tentatives s’étaient soldées en un échec lamentable. Chassez le naturel et il reviendra au galop, qu’ils disaient. Ils avaient raison - et tu les maudissais de tout ton être d’avoir raison.
Parce qu’il n’y avait rien à aimer de la personne que tu étais. Rien à aimer de la noirceur qui t’entraînait sans raison dans un océan trop profond où tu te débattais pour seulement respirer une gorgée d’air. Parce qu’il n’y avait rien à aimer de ton instabilité, rien à aimer de tout ce qui te composait et que tu ne comprendrais jamais comment on faisait pour s’attacher à toi sur le long terme. Jusqu’à tous leur dire de te laisser tomber.
C’était le seul déroulement logique aux histoires qui te concernaient.

Izaiah pouvait se rassurer - jamais tu n’essaierais de changer de nouveau. Tu demeurais la même qu’il a rencontré jusqu’à la fin des temps - et ce peu importe à quel point la haine brûlait tes veines.
Battement de coeur manqué et quelques clignements de paupières avant de boire une et puis deux gorgées de café. Casper ne faisait plus partie de ton quotidien depuis que tu n’avais pas su la protéger. Depuis qu’elle s’était perdue et qu’elle avait rencontré ce dresseur qui semblait lui être bénéfique, qui semblait pouvoir l’aider davantage que ta propre personne un peu trop renfermée. « Oh, euh… Casper va bien. »
Oyaris - parce qu’il se nommait comme ça - avait demandé à avoir ton numéro de téléphone pour pouvoir te tenir au courant de l’état de Casper. Tu avais même eu le droit à une photo d’elle la première fois qu’elle était montée sur scène et tu étais tellement fière de ta Mimikyu chromatique. Mais elle était définitivement mieux là où elle était.
« J’ai une photo de Maple si tu veux ! Je m’attendais pas à la voir évoluer, je dois t’admettre. Il y a eu tellement de mouvements ces derniers temps alors, je me doutais pas qu’elle était heureuse. Mais elle est devenue magnifique ! » Tu sors ton téléphone en mettant de côté le sujet du spectre-fée, espérant de tout coeur qu’Izaiah ne ramène pas le sujet sur le tapis, pour effacer la culpabilité pesante et étouffante qui demeurait.
Qui restait.
Tu sors ton téléphone en cherchant rapidement une photo de Maple et lui montras alors.
« Il y a eu un problème dans son évolution par contre, comme tu peux le voir. Je pense qu’elle ne s’est pas entièrement déroulée et du coup, il lui manque une queue. Mais, elle va très bien et ça ne semble pas la déranger ! » Parler pour oublier. Parler parce que tu aimes parler de tes pokémons, mais pas de ceux que tu ne possédais plus. Parler de Maple parce que le sujet était léger.

« Je suis contente que le sandwich t’ait plu. » Once upon a time ; tu en mangeais. C’était même régulier. Tu ne pouvais pas dire depuis combien de temps tu avais cessé. Depuis combien de temps le froid était revenu, depuis combien de temps le vide dévorait ton estomac - les tremblements étaient de retour.
Un regard sur le café et une respiration en prenant une gorgée du latte pour faire taire un estomac un peu trop demandant à ton goût. Tu aurais aimé pouvoir te nourrir de café uniquement.
« Allons-y ! Je te suis Izaiah, c’est toi qui connais le chemin ! » Ignorer les plaintes du corps et les vertiges. Tu mangerais, mais plus tard. Peut-être demain, ou un autre jour - tu ne savais pas.
Tu mangerais, peut-être. Mais pas maintenant. Pour le moment, tu allais te concentrer sur les retrouvailles qui apaisaient les blessures encore béantes, et pourtant invisibles.
« Tu as rencontré des gens, ici ? »
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Dernière édition par Lys Aiden le Dim 17 Jan 2021 - 0:27, édité 1 fois
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Les choses changeaient, mais pas trop.
C’était comme suivre le courant tranquille d’une rivière répétant le même cycle depuis des millénaires. Il suffisait de laisser le temps faire son œuvre, de s’abandonner à la contemplation d’un monde en constante évolution.
Les choses changeaient, mais jamais trop rapidement.
La  vie n’était pas une chute ni un torrent d’idées continu. Même si, parfois, elle rencontrait ses drames et difficultés, elle ne s’empressait jamais d’arriver au point B.
Les pages de son histoire ne se tournaient jamais avec précipitation, ne sautaient jamais de chapitre dérangeant.

En un sens, la vie était un bon modèle de patience et de résiliation à suivre.
Si tu avais été un peu plus attentif à son déroulement, à la manière dont elle inscrivait chaque nouvelle ligne de son épopée, tu aurais sans doute pu réaliser. Réaliser que tu accordais trop d’importance aux changements ainsi qu’aux progressions jugées trop rapides.
Tu aurais pu apprendre de sa tranquillité, de cette manière dont elle ressentait chaque jour comme si c’était le dernier. La vie ne connaissait aucun raccourci… Alors pourquoi t’ennuyais-tu à lui en trouver?

Tu supposais que les épreuves étaient une part intégrante de l’évolution, de l’existence humaine.
Tout comme le désir de les ellipser plutôt que de les vivre.


Chiffonnant d’un automatisme pur le papier de ton sandwich, tu te remémores la photo de Maple et de son évolution.
Tu tentes de te remémorer celle de Paradox, mais il n’y a que celle de Agony qui tourne en boucle dans ta mémoire. Agony et Eleanore, dont le souvenir était le plus criant qu’il te restait de Lumiris.
Tu savais qu’elle t’en voulait, qu’elle hurlait de colère à ton encontre… Et tu la comprenais. Cette animosité redirigée contre toi, tu la ressentais également.
Tu n’y étais pas étranger.
Mais tu ignorais comment te faire pardonner, comment tu étais censé à la fois assumer et réparer les pots cassés. Comme à ton habitude depuis ton renvoie de l’hôpital, tu étais complètement étranger aux solutions qui se défoulait à tes doigts avides d’elles.

Elle est heureuse, c’est tout ce qui compte… Et puis, j’ai toujours eu un faible pour les abîmés., rigoles-tu d’une voix douce.

Les abîmés.
Les corps et les âmes abîmées. Alors pourquoi les tiens ne t’inspiraient-ils aucune tendresse, aucune affection? Tu étais bon pour apprécier les épreuves, les corps brisés, quand ce n’étaient pas les tiens… Mais sur ton terrain, le combat était ma foi bien différent.  

Elle est magnifique…

C’est tout ce sur quoi tu peux conclure.
Parce que Maple est belle, parce que tu as fini par comprendre que ce n’était pas Pixel dont il était question, mais un tout autre pokémon avec ses propres qualités et défauts.
Ça a été long. Mais tu y es parvenu.
C’est tout ce qui compte.

Croisant le regard de ta tendre amie, tu retiens un pincement au cœur en admirant le papier chiffonné dans le creux de ta main.
Tu ne parles ni n’insistes. Ce n’est pas ton rôle, ce n’est pas à toi de la convaincre ou de la briser.
Tu es une oreille, une main… Et parfois, même les héros doivent apprendre à rester à leur place. Tu es un sauveur, pas un forceur. Et tu espérais qu’elle le savait; qu’elle savait que tu serais toujours là, que tu l’écouterais toute les nuits durant, qu’elle ne serait jamais de trop.
Et tant qu’à ne pas dormir, tant qu’à revoir le visage de Kotetsu au plus profond de tes songes, c’est son rire et sa voix que tu préférais entendre. Lys, tu la choisirais.
Encore et encore. Tant que vos cœurs battraient, tant que son sourire balayerait les nuages opaques sous tes yeux.

Te levant pour jeterle papier, tu ne tardes pas à revenir afin de refermer l’écran de ton ordi et le glisser dans ton sac.
D’un geste mécanique, tu passes la bandoulière autour de ton cou puis récupère ton latté avant de hausser légèrement les épaules :

Ici genre… à Mirawen?, souffles-tu avec une pointe d’incompréhension.  Non, pas du tout. Pour être totalement honnête, en dehors d’une connaissance à Kishika, tu es la première personne avec qui je prend le temps de discuter depuis mon retour…

Toi qui étais si sociable, si brillant et avide de rencontrer des gens.
La finalité de ta propre histoire était aussi lamentable que triste à s’en crever le cœur.

Disons que je me fais un peu discret...

Mais qu’est-ce que cela changeait?
Lys méritait d’apprendre que, si elle ne t’était pas tombé dessus, tu ne serais pas parti à sa recherche? Tu n’étais plus capable de faire face aux gens que tu aimais.
Leur présence te pesait, écrasait ce cœur gorgé de culpabilité. À la simple idée de recroiser la totalité de ces amitiés abandonnées, l’angoisse suffisait à t’étouffer.
Tu ne ferais pas exprès. Et s’ils pouvaient  t’oublier, ce serait sans doute encore mieux…

En arrivant à l’extérieur du Staribucks, tu prends une grande inspiration.
Surtout, ne rien laisser paraître du trouble qui t’habite. Surtout, camoufler toute trace d’insécurité.
Par habitude maintenant , tu empruntes une rue résidentielle.

J’habite tout ou plus à cinq minutes à pied… C’est assez pratique tu verras.

Surtout quand l’on savait que elle et toi aviez l’habitude de perdre beaucoup trop de temps dans ce genre de café. Là où votre portefeuille maudissait chaque minute gaspillée, votre moral, quant à lui, prenait du mieux à chaque fois que vous franchissiez la porte d’entrée.

Ça fait déjà un moment que tu habites à Sunyra… Non? Tu n’as jamais eu envie de changer d’air?

Tu ne savais pas d’où te venais cette question ni quelle importance elle revêtait, mais tu l’avais entendu dire qu’elle ne passait désormais que très peu de temps dans la sécurité de chez elle…
Et s’il y avait un message, une évidence quelconque, à en tirer?
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Lys Aiden
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paralyzed
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Ton regard avait dérivé sur le décor qui vous entourait.
Sur Mirawen et son caractère paisible, sur les quelques personnes qui vous entouraient, une moitié d’informations disponibles - un manque, un vide. Plus rien ne serait plus jamais pareil peu importe à quel point tu espérais. Peu importe à quel point tu essayais.
Ce masque si bien ficelé ne serait jamais plus que factice, que facettes de mensonges perpétués au détriment d’une vérité un peu trop compliquée. Tu n’assumais pas la faiblesse qui s’investissait dans chaque pore de ta peau, et tu n’oserais jamais craquer devant Izaiah.
Pas quand tu devais être le pilier sur lequel il pouvait se reposer, pas quand tu devais être la main à attraper en cas de problème, en cas d’ennui. Toujours essayer d’atténuer les problèmes pour éviter de le voir te tourner les talons. Toujours faire en sorte de le faire sourire - parce que son sourire était précieux pour toi.

you see, I feel sad when you’re sad

Et les informations coupées en deux, enregistrées par ton cerveau, matérialisées en image pour te renvoyer le paisible quotidien de ceux vivant à Mirawen. Paisible vie loin de l’enfer brûlant de la tienne - loin des questions de ton esprit, loin des cauchemars, des nuits à tourner en rond, pas à pas, dans la froideur d’un appartement solitaire. Et la solitude bruyante qui t’entourait, ne cessait de t’accompagner.
Même en compagnie d’Izaiah, la solitude reprenait ses droits alors que tu souriais. Que d’un geste invisible de la main, tu chassais les démons qui t’entouraient - cette compagnie froide, glaciale, qui ne te laissait pas. Tu étais seule et cette solitude te tuerait un jour. Tu te demandais même quand. Jusqu’à presque attendre cette terrible sentence qui semble inévitable, irrévocable.
Une condamnation à mort que tu ne pouvais oublier.

Parfois, tu pensais pouvoir oublier la solitude dans les bras d’Izaiah - ou plutôt en sa compagnie. Parce que tu n’avais jamais vu Izaiah autrement qu’un petit frère à protéger. Un petit frère à qui apporter tout le soutient que tu pourrais, un ami. Si précieux ami que tu ne pouvais pas supporter de perdre. Que tu ne saurais supporter.
Tu ne l’avais jamais vu autrement qu’un ami tellement important, tellement précieux - que tu n’échangerais jamais. Pour rien au monde. Qui pouvait trouver refuge dans le lieu que tu avais construit, bâti, mais refuge en ta vie. Peu importe combien de temps il décidait de rester, il pouvait foutre le bordel autant qu’il le désirait que tu le laisserais faire. Mais tu souhaitais que jamais il ne décide de partir. Parce que ton coeur ne saurait réellement s’en remettre.
Tu t’étais trop attachée.

I feel glad when you’re glad;
If you only knew what I’m going through


Et tellement de mots écrits,
Tellement de mots rédigés, jamais envoyés.
Des mots qui s’entassaient dans une boîte mail, dans des brouillons, à son adresse, à son égard, sans jamais qu’il ne soit au courant de leur existence. Sans jamais qu’il ne sache que tu avais autant pensé à lui - que son absence n’avait jamais effacé sa présence à tes côtés. Son absence te rappelait simplement le vide de ta propre existence et le côté un peu trop glacial de la solitude qui serrait ta main.
Ces derniers mois, tu avais renoué avec la solitude et tu avais presque peur de la laisser partir. Parce que tu ne voulais pas la voir revenir - et pourtant, pourtant, c’était inévitable. Parce que personne ne restait jamais vraiment à tes côtés. Personne ne t’aimait jamais vraiment. Pas sur une longue période, pas pour l’éternité, pas pour toujours; toujours que quelques mois, quelques années tout au plus; jusqu’à ce que tu sois trop. Trop ou pas assez. Trop toi, pas assez ce dont ils avaient besoin.
Ils partaient toujours et tu avais fait le deuil d’une existence aux côtés de personnes que tu aimais.

« J’essaie de la rendre heureuse. »

Quand tout s’effaçait, quand tout s’effondrait; quand ta vie éclatait en milles morceaux - tu ne pouvais rien contrôler.
Ni les autres, ni toi-même ; seulement la nourriture. La nourriture et les efforts constants pour améliorer la vie de tes protégés, des pokémons qui partageaient ton appartement, qui t’accompagnaient. Pour qui tu avais tout abandonner, pour qui tu étais revenue aussi.
Même si tu te demandais toujours pourquoi tu étais revenue et tu serais restée loin de Lumiris si ça avait pu te promettre le bonheur de tous ceux que tu avais aimé - et que tu aimais toujours.
Mais devant Izaiah, tu voyais l’absence d’une telle promesse. Alors tu ne pouvais que tenter de réparer ce qui avait été mis en pièces. Réparer le coeur des autres même quand tu n’étais pas à l’origine des blessures, réparer leur vie, leurs peines, et leur décerner quelques étoiles pour faire briller leurs regards. Parce que tu donnerais ta vie pour leur bonheur.

you came along just like a song

Des sourires sur les visages qui t’entourent et des sursauts quand tu ne les vois pas arriver, dans ton nouvel angle mort de ton champ de vision alors que tu tournes la tête vers Izaiah. Tu le regardes quelques secondes, quelques instants. Et tu sais que tu donnerais tout pour lui offrir un bonheur éternel, un soleil brillant au-dessus de lui, chassant toutes les ombres, tous les démons. Tu donnerais tout pour un tel pouvoir jusqu’à donner ton âme au diable. « Je ne sais pas si la discrétion est une chaussure qui te convient, Izaiah. » Vraiment, est-ce que ça lui convenait ? Il était un soleil. Un soleil beaucoup plus fade aujourd’hui - mais tu espérais le revoir briller de toutes ses forces un jour.
Tu te faisais la promesse de l’aider à y arriver. Tu ne savais pas comment, tu ne savais même pas quand. Tu savais seulement que tu serais toujours là pour qu’il se repose sur toi en attendant que tu trouves le moyen parfait de l’aider. « Mais peut-être que c’est ce qu’il te faut. Tu le sais mieux que moi, après tout. » Toujours essayer de ne pas blesser, toujours essayer d’être délicate - sans pour autant t’empêcher de dire ce que tu penses.

« Je ne suis pas pressée » lui avais-tu dit quand il t’avait dit que ce n’était pas long. Vous auriez pu prendre tous les détours du monde, prendre des heures, que ça ne t’aurait pas dérangé. Personne ne t’attendait parce que tu avais fait en sorte que personne n’ait conscience que tes pas foulaient la terre de Lumiris en cet instant même.
Personne ne m’attend Izaiah, je ne suis pas pressée;
On peut prendre notre temps, je n’irais nulle part;
Tant et aussi longtemps que tu ne me demandes pas de partir;
Je n’irais nulle part, ma place est à tes côtés


Tes sourcils se froncent. Enfin, ton sourcil droit se fronce naturellement et ce qui reste du sourcil gauche essaie de suivre le mouvement - plusieurs poils n’ont pas repoussé.
La question… tu ne l’avais pas vu venir. Avais-tu déjà eu envie de changer d’air Lys ? « Parfois… » Ton oeil qui se pose sur les passants tout autour de vous et tu portes à tes lèvres le gobelet de café, tu en prends une gorgée. « Je me dis que je pourrais sauter dans le premier bus qui passe, et descendre au terminus. Sans savoir où. Puis m’établir là où ça me dépose. » Sunyra était le refuge des démons, et l’appartement que tu louais à Ellende et Lilith n’était plus que solitude et silence. Ellende et Lilith venaient toujours te voir, mais tu étais différente - le sommeil ne venait plus. Tu avais toujours autant besoin de tes amies, mais tu n’y arrivais plus.
Sunyra était à l’image de Voltapolis, le puits des démons. Et le refuge des cauchemars.
« Je pense que j’ai fait le tour de Sunyra, parfois. Pourquoi, Iza’ ? »

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Lys
Mirawen resplendissait et tu ne savais pas pourquoi il t’était interdit de briller du même éclat solaire.
Pourquoi devais-tu caresser les affres de la guerre, porter un masque pour cacher les cernes qui creusaient ton regard et qui faisaient de l’ombre à ton soleil d’antan?
Tu ne savais pas. Cette vie, cette vie de héros torturé, tu ne l’avais pas demandé.
Tu t’étais précipité au chevet des mourants pour les en sortir, pour empêcher l’injustice d’une mort précipitée par l’égoïsme de l’humanité… Mais toi? Qu’avait-on sauvé de toi, de ton rire et de ta beauté énigmatique? Rien. Tu n’étais qu’un fantôme, qu’un pantin articulé par un désir de vivre qui commençait à s’essouffler.
Comme ton cœur à l’époque.
Et si… Et si, au final, tu n’étais pas censé exister? La question, elle te revenait souvent en mémoire depuis ton renvoie de l’hôpital. Tu t’étais toujours promis d’exister pour sauver ceux qui ne voulaient plus vivre, mais si, au bout du compte, ce n’était pas vraiment ta place ni ton rôle?
Alors où et quel étaient-ils?

Avec Lys à tes côtés, tu as l’impression de toucher la réponse du bout des doigts… Mais ce n’est pas encore totalement ça. Les subtilités t’échappent, mais il y a un monde auprès d’elle.
Une place rien que pour toi. Et c’est tout ce dont tu as besoin pour gratter quelques années; un endroit où exister.

De tous tes souvenirs de Lumiris, Lys était celui dont la marque était la plus indélébile : elle avait toujours été là. Lorsque le soleil brillait, oui, mais aussi lorsque les nuages le recouvraient.
Elle avait écouté les battements brisés de ton cœur lorsque Hazel t’avait claqué la porte au nez puis t’avais accompagné lorsqu’il avait été temps d’attraper le taureau par les cornes. En corps ou en pensées, Lys avait toujours été dans un coin de ton esprit. Tu n’imaginais pas Lumiris une fois privée de sa douceur.
Cette fois, il n’en resterait vraiment que quelques cendres ardentes.

Dans les rues de la ville, tu laisses tes poumons s’emplir d’air.
Sans les arômes de café pour agresser ton nez et la cacophonie des clients pour heurter tes tympans, la journée te semble déjà plus calme et plus ensoleillée.
T’asseoir à la table d’un Staribucks, ça avait toujours été votre truc… Il n’existait en ce monde aucune autre circonstance plus désignée pour vous rejoindre, pour vous retrouver. À l’extérieur des vas et viens incessantes des passants, il n’existait que le refuge pour te donner le sentiment d’être chez toi.
Mais le refuge était à Sunyra. Toi pas.
Et Lys non plus, manifestement.

Parfois…

On avait dit de Voltapolis qu’elle portait sur ses épaules le fardeau de ses échecs, qu’elle avait troqué ses airs de métropoles pour celles d’un tombeau… Aurais-tu pu y retourner?
Tu t’étais longtemps posé la question. Pendant un moment, tu avais crevé d’envie de te poser face au théâtre de tant d’atrocités et de tourner la page sur le sol encore hurlant de douleur… Mais tu n’avais jamais trouvé le courage. Tu avais préféré t’éloigner, choisir Mirawen comme refuge et la tranquillité pour mode de vie.
Ça ne te rendait pas malheureux. L’anonymat et l’air marin te soustrayaient à tes imperturbables démons.

Je me dis que je pourrais sauter dans le premier bus qui passe, et descendre au terminus. Sans savoir où. Puis m’établir là où ça me dépose.

Esquissant les grandes lignes d’un sourire gorgé de nostalgie, tu hoches doucement la tête en admirant le jeu d’enfants non loin. Leur rire, leur insouciance, se fraie un chemin jusqu’à vos tympans, vous rappelle qu’il y a une vie en dehors de tout cela.
Vous n’êtes pas morts sous les débris de la centrale… Et même si vos cœurs y sont restés, est-il vraiment trop tard pour les rapatrier? Pour reprendre l’histoire où vous l’avez laissé?
Tu aimes croire qu’il n’y a pas de point final, que ce n’est qu’une virgule… Mais la vérité, c’est que tu n’en sais rien. L’avenir est gorgé de brume et d’incertitudes, tu es incapable d’en apercevoir même les plus grandes lignes.

On dit de Voltapolis qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, c’est vrai?, murmures-tu sans détourner tes yeux de la simplicité des gamins qui courent non loin devant vous.

Tu avais aimé Voltapolis, aimé les souvenirs qu’elle t’avait laissé… Savoir qu’elle était devenue une ville malfamée te brisait le cœur, mais que pouvais-tu y changer?

Mirawen me fait du bien. Ce n’est pas la vie dont j’ai toujours rêvé, mais elle est complètement isolée de l’archipel et les vapeurs de la mort n’atteignent pas les côtes…

Tu ne rigolais pas.
L’odeur de cadavre, les hurlements de douleur de ta région bien aimée: tu les entendais encore. Mais pas ici, pas à Mirawen… Parce que vous étiez en dehors du temps, sur un bout de terre qui n’avait pas été souillé par l’égoïsme de la team Mistral.

Je crois qu’il est nécessaire, parfois, de faire table rase du passé et de s’éloigner des lieux gorgés de souvenirs et de fantômes… Je n’aurais pas pu être heureux sur les lieux de tant d’atrocités. Je crois que j’avais besoin de recommencer à zéro, de recomposer les pages de demain dans un cadre vierge d’identité...

Prenant une grande inspiration, tu glisses ta langue sur ses lèvres en glissant ta main dans la poche de ton manteau.
Tu parlais pour toi-même, mais aussi pour elle et pour toutes les âmes tourmentées qui avaient eu le malheur de survivre à la centrale.
Et si l’avenir n’étaient pas dans les traces du passé?
Mirawen ne te disait rien… Et c’était sans doute ce que tu aimais le plus d’elle.
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Lys Aiden
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Tu avais frissonné dans la nuit éternelle qui régnait sur ton univers. Tu avais pleuré dans le silence, quand toutes les lumières étaient éteintes, tu avais hurlé sans un seul son en espérant qu’on t’attrape, que des bras entourent ton être et te disent que tout va bien aller - n’attendent rien de toi. Seulement une présence rassurante qui n’était jamais venue. Tu avais longtemps crains les bruits, le plancher qui craque, les pas imaginés - attendu que la porte s’ouvre à la volée, brusquement, et que sa silhouette se fasse voir, se glisse dans ton lit. Quand les cauchemars ont été ravivés, la souffrance avait pris une nouvelle prise sur ta personne à laquelle tu n’avais pu échapper. Et Voltapolis avait été à l’origine du réveil de tes démons enterrés. Tu pensais les avoir vaincus, les voilà libres et furieux.

Et quand tu avais revu Izaiah, la douceur de sa voix et de son regard avaient adoucis la brûlure de tes blessures qui ne se refermaient pas. Tu avais pu mettre de côté tes propres peurs et craintes pour t’occuper de celui qui avait trouvé le moyen d’être si important pour toi. Davantage qu’un ami, sans être un copain - votre relation n’avait pas de mots et tu ne souhaitais pas lui coller d’étiquettes. Vous saviez ce que vous étiez et c’était tout ce qui comptait pour vous - et tu n’allais jamais cesser de vouloir le protéger, apaiser les tourments dans son regard, nager dans le même océan que lui pour attraper sa main si fort et le remonter à la surface chaque fois qu’il manquait de se noyer.

Aucuns doigts ne s’emmêlaient aux tiens, mais tu pouvais entourer Izaiah de tes bras pour l’empêcher de tomber, de s’effondrer. Tu pouvais être son pilier, son roc - tu pouvais être la personne sur qui il se reposait comme tu l’avais été auparavant. Quand Hazel avait laissé quelques cicatrices douloureuses sur son coeur et que tu l’avais écouté, consolé. Quand il venait dans ton refuge te poser milles et unes questions tourmentant son esprit - tu serais toujours là pour lui. Le serait-il pour toi ?
Dans la solitude d’une existence qui s’éternisait, avoir soudainement quelqu’un qui demeurait éternellement semblait irréalisable. Semblait être un mirage. Tu ne pouvais pas y croire - tu ne pouvais qu’attendre le moment où Izaiah allait tourner les talons et quitter ta vie. En attendant, tu lui offrirais tout ce que tu savais sans compter.
Cette erreur, tu l’avais fait auparavant. Donner sans compter, donner à t’épuiser. Donner sans jamais reprendre - tu l’avais déjà fait, mais tu le referais pour Izaiah sans une once de regret, donner tout ce que tu avais reconstruit jusqu’à n’être définitivement plus que quelques pièces d’un fantôme errant sur cette terre.

Tu allais porter sur tes épaules le poids d’un monde qui ne t’appartenait pas. Tu allais porter sur tes épaules la peur que la solitude chasse Izaiah de ton quotidien, les craintes que tu sois un peu trop toi, pas assez de ce dont il avait de besoin. La crainte de cligner des yeux pour voir qu’il n’était qu’une construction éphémère de ton esprit en désespérant quête de quelconque tendresse.
Parce que cette finalité semblait inévitable et que ton esprit ne parvenait pas à cibler une seule raison pour laquelle il resterait.
Mais ici, présentement, à Mirawen, tu essayais d’oublier quelques instants ce qui te terrassait et te réveillait en sueur la nuit, ce qui te laissait le coeur battant à en sortir de ta cage thoracique, la bouche sèche et le sommeil bien loin de toi.

« C’est ce que j’ai cru entendre. » Voltapolis était à votre image : rien ne restait que des vestiges de ce qu’elle avait été. Elle était fantôme tout comme vous, dans un jeu que vous vous acharniez presque à persévérer. Deux êtres brisés essayant de paraître un peu moins fragmentés devant le regard indiscret de l’autre. « Mirawen est apaisant. » Tu le pensais vraiment. Tu pouvais comprendre pourquoi Izaiah disait que les vapeurs de la mort ne l’atteignaient pas, ici. « C’est peut-être l’eau, ou encore les habitants, ou le fait qu’elle soit aussi isolée… je ne sais pas. Mais je suis d’accord avec toi. Elle est un attrape-rêve. » Saurait-elle filtrer les cauchemars qui rythmaient tes nuits depuis que tu t’étais réveillée sur e lit d’hôpital ? À vrai dire, tu en doutais sincèrement. Peu importe où tu allais, l’angoisse collait à ta peau et les molécules chimiques elles-mêmes échouaient à apporter un véritable apaisement.

Mais Izaiah - Izaiah pouvait peut-être se trouver à être la réponse à tous tes problèmes. Izaiah était peut-être ce dont tu avais de besoin. Mais avais-tu seulement le droit de lui imposer ton existence ?
Il ne te viendrait jamais à l’esprit de t’imposer et c’est sans doute ce qui laissa suspendu à tes lèvres des paroles que tu aurais autrement prononcé.
« Ton choix est judicieux. Mirawen est parfaite pour ça. Et leur café est bon ! » C’était un peu ta façon de détendre l’atmosphère, de laisser une légèreté vous entourer. « Sunyra n’a plus la même saveur depuis… depuis tout ça. » - et soudainement, c’est un cri étouffé qui s’échappe d’entre tes lèvres alors que tu te masses l’épaule gauche qui venait d’entrer en collision avec un panneau “stop” ; dans cette partie qui était désormais entièrement sombre, des ténèbres violentes. Là où auparavant, tu possédais un oeil fonctionnel - alors que maintenant, ce n’était rien de plus qu’un choix esthétique, de verre. Un petit rire. « J’ai pas échappé mon café au moins ! »

(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Parfois, tu te demandais si ce n’était pas toi le problème… Pendant les nombreux mois qui avaient succédés à ta fuite, tu t’étais longuement questionné.
Et si ce n’était pas l’accusé, mais la victime le coupable ? Cette idée t’effrayait et, pourtant, elle te revenait sporadiquement en mémoire. C’était la raison pour laquelle tu avais posé tant de questions à Lys… Comme si sa réponse pouvait justifier ton propre ressenti, tes propres démons. C’était ridicule, tu le savais, de se reposer ainsi sur l’opinion des gens pour se déculpabiliser, pour expliquer que l’on ait choisi une vie en marge de la société à une autre bien mieux entourée.
Mais ça faisait du bien de l’entendre.
Comme si ça se justifiait, comme si tu avais besoin que quelqu’un te dise que tes sentiments et tes nuits ombragées étaient parfaitement légitimes… Tu n’avais plus cette aisance d’autrefois, cette facilité déconcertante à te mêler aux foules les plus denses.

Ça te faisait du mal de savoir que Voltapolis n’était plus qu’un spectre désuet dont le souvenir flottait au-dessus de Lumiris.
Cette ville avait été le berceau de ta vie. Après dix mois passés à arpenter les rues, tu la connaissais déjà presque autant que Doublonville et, honteusement, tu la préférais largement à sa cousine de Johto.
Tu regrettais de ne plus être capable de la confronter, d’apercevoir l’ombre encore fumante de ce fichu théâtre encore vivant de vos hurlements… Tu regrettais d’être faible, tout simplement.
Il y avait, parmi les décombres, le cadavre de Kotetsu et les traces de sang de bien trop d’innocents. Comment pourrais-tu vivre à proximité d’un lieu aussi sinistre ?

Non. Mirawen était mieux.
Largement mieux. Pas aussi vivante que tu l’aimais, mais plus sincère et plus calme… Et c’était tout ce dont tu avais besoin.

Acquiesçant doucement, tu esquisses un sourire en coin lorsque Lys te confirme la douceur de ta ville adoptive.
Oui. Tu ne savais pas ce qui, de ces habitants ou du bruit régulier des vagues, était le plus charmant en elle… Mais on y restait difficilement indifférent. Ce n’était pas excitant de vivre à Mirawen, mais c’était agréable. Il y avait en elle un goût de retraite préventive.
Peut-être que tu t’y serais plus épanoui à soixante ans qu’à vingt-trois.

Lorsque, t’arrachant du même fait à tes pensées, Lys accroche un panneau, tu ne peux t’empêcher de grimacer légèrement. Soucieux, tu plisses légèrement le nez en tendant instinctivement ta main dans sa direction comme si tu pouvais lui être de la moindre aide.
Si Lys devait tomber, un seul bras ne suffirait pas à la retenir… Et, pourtant, ça ne t’empêcherait pas d’essayer. Toutefois, c’est un rire qui sort plutôt de sa bouche alors que le soulagement s’insinue en toi.

Tu as toujours les priorités aux bonnes places à ce que je vois…, réponds-tu sans la moindre malice.

Lys et le café, ça avait toujours été une sacrée histoire.
Avant de la connaître, tu étais plutôt frileux : l’odeur te déplaisait – te déplaisait encore un peu aujourd’hui, et l’amertume te tombait sur le cœur comme une véritable brique.
Peu à peu, tu t’étais accoutumé.
Avec un latté sucré, puis un peu moins… Puis avec un véritable café toujours aussi sucré jusqu’à l’éliminer entièrement. Bien sûr, ton appréciation n’atteignait pas un centième de la sienne… Mais il y avait eu tout un chemin parcouru et tu lui devais en grande partie.

Détournant ton regard d’elle, tu balaies alors le quartier du regard. Vous n’étiez plus très loin de chez toi, mais c’était sans importance…
La température était clémente, l’air était doux et décembre, même sur les côtes, ne transissait pas vos os de froid. Tu appréciais.
Au cœur de ce quartier résidentiel, c’était le calme qui régnait d’une main de fer… Alors pourquoi ne pas en profiter ?

Amusé, tu décroches alors un regard à Lys avant d’attraper sa main dans la tienne puis de la tirer délicatement dans la direction de ton choix.

Allez, viens., l’invites-tu.

Non loin, un parc pour enfants.
Désert à cette heure clé de la journée, il possédait en son sein quelques balançoires, glissades et autre modules toujours très appréciés par les plus – et moins – jeunes.
C’était l’endroit rêvé.
Lys sur les talons, tu la guides alors vers les balançoires qui, au loin, avaient attiré ton attention. Sous vos pieds, les températures avaient solidifié le sable qui s’apparentait désormais plus au béton armé qu’à un tapis de grain.
Tu ne t’en plaindrais pas.

J’ai toujours détesté le sable qui s’insinue dans les souliers…, formules-tu de vive-voix sans même t’en rendre compte.

Quelques secondes plus tard, tu te laisses tomber sur le banc de plastique inconfortable puis relâche la main congelée de Lys pour saisir l’une des chaînes du module de jeu. Doucement, tu te balancignes sans te presser, sans te jeter au ciel ni à la terre.
Tu souris, presque imperceptiblement.

Viens vivre chez moi.

Tu formues de vive-voix beaucoup trop d’idées qui n’ont pas pris racines dans la réalité.
Tout sort de nulle part, mais tu t’en moques.
Tu as toujours été ce genre de personne à dire de vive-voix ce que la majorité des gens se contentaient de penser et de ressasser par dix fois avant de trouver le courage de les exprimer.
C’était comme ça que tu avais fait pour Hazel la plus ridicule des déclarations d’amour… -- et c’était aussi comme ça que tu t’étais retrouvé aux portes de la mort.

J’ai un cinq et demi… Je pensais déjà prendre collocation.

Même si tu ignorais si c’était vraiment possible de partager le quotidien de quelqu’un lorsque le sien était aussi éteint.
Mais Eleanore s’était imposée dans ta vie… Et même si tu l’avais lâchement abandonnée, croyant qu’elle serait en mesure de se débrouiller, tu espérais pouvoir refaire la même chose avec quelqu’un d’autre.
Lys n’était pas ta tendre amie, mais elle en était une autre au moins tout aussi importante… Et même si ce n’était pas la rue qui la guettait, c’étaient des souvenirs cent fois pires.
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Lys Aiden
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paralyzed
i lost myself and it's killing me inside
i don’t wanna let go
i know i’m not that strong

Ton monde avait des craquelures, des fissures, que tu ne pouvais combler, que tu ne pouvais effacer - des multitudes abandons et pertes dont il était composé, tu nageais dans un océan dont tu ne connaissais ni la profondeur ni les créatures qui s’y trouvaient, qui attrapaient tes chevilles pour te tirer vers le fond et te retirer tout oxygène.
Tes nuits avaient revêtues le masque de l’insomnie et des cauchemars pour dessiner sous tes yeux des cernes - témoins des fantômes hantant ton appartement.

Aussi discret que ceux-ci, Pixel vous suivait, à tes côtés, jetant des regards un peu aux horizons - alors que ton propre regard se posait sur Mirawen et sa douceur. Mirawen et sa tranquillité; Mirawen et l’effluve marine qui vous entourait, qui vous protégeait, qui vous posait dans une bulle qui semblait vous amener bien loin des horreurs de Votapolis.
Tu y avais vu la mort de près - tu avais vu la souffrance de tout un peuple, tu l’avais ressenti, on te l’avait imposé. Des pièges et de cette marelle malsaine demeuraient quelques séquelles aujourd’hui encore - et sous tes paupières closes, tes hurlements qui se répercutaient empêchant tout repos.

i just wanna hear you
saying “baby let’s go home”


Sur vos consciences, une Voltapolis qui avait perdu sa splendeur d’autrefois. Des rumeurs qui se répandaient comme une traînée de poudre - ancienne ville qui n’avait plus rien de ce qu’elle avait été. Tu ne pouvais que te souvenir des moments où tu t’y promenais, où tu y allais. Tu ne pouvais que te souvenir des promenades à Voltapolis - des beaux souvenirs, des cafés, de son énergie. Bien différente de celle de Mirawen - beaucoup plus animée, beaucoup plus illuminée, tu n’oubliais pas l’ancienne beauté de Votlapolis qui avait été emportée en vous entraînant avec elle dans sa descente.
Et tu ne savais pas à qui tu devais en vouloir; tu ne savais pas à qui le reprocher - Mistral avait provoqué l’attentat vous poussant à y aller, mais c’était Hestia qui avait piégé ton esprit dans des pièges malsains te ramenant à des souffrances d’autrefois.

Tu ne savais pas qui tu devais blâmer - des deux puissances ; et d’Hestia dont tu ne te souvenais que trop vaguement. D’un souffle qui mourrait sur tes lèvres, de la douleur à ton épaule quand tu avais heurté le panneau - tes pensées s’étaient emmêlées et elles avaient perdu leur fil. Alors tu avais doucement ri en hochant la tête aux paroles de ton ami - ami si proche que tu avais envie de serrer dans tes bras, de ne pas le lâcher pour lui promettre de toujours être là. De ne plus jamais l’abandonner ; de ne plus jamais partir. Mais Izaiah ne savait pas que tu avais pris d’autres rivages pour ton refuge pendant quelques temps, espérant d’eux la guérison que Lumiris ne t’apportait pas. Izaiah ne savait pas que - tout comme lui - tu avais pris la fuite parce que la lumière dans ton esprit n’avait pas été rallumée en même temps que celle de Lumiris. Il ne savait pas que de toutes les excuses qu’il pouvait prononcer, tu pourrais en prononcer autant - et il n’avait pas conscience des milliers de mots s’entassant dans ta boîte mail à son adresse.

Alors tu avais ri - tu avais ri doucement suite au commentaire qu’il avait lancé, parce que bien entendu, à ton oeil (pas à tes yeux - n’est-ce pas ?) ; ne pas échapper de café avait été le plus important suite à ta collision avec un panneau de signalisation. « Mes priorités n’ont pas changé ! Le café demeure # 1 ! Comment veux-tu que je survive sans ? C’est ce qui me sauvait pendant mes études et - » Et quand tu t’occupais des paperasses d’un refuge dont tu n’avais toujours pas remis les pieds ne serait-ce que dans la rue où il se trouvait.
Par lâcheté, par honte - par culpabilité.

La culpabilité prenait place dans ton être, brûlait tes veines, nouait ta gorge - et tu attendais de tous qu’ils te laissent, te délaissent, parce que tu n’étais pas fiable; parce que tu ne valais pas une miette de leur attention. Mais Izaiah était toujours là. Izaiah était toujours là - et Ethan continuait de t’envoyer des messages auxquels aucune réponse ne venait. Parce que tu n’osais pas l’affronter - parce que tu craignais d’être confrontée à autant de reproches que tu te faisais; mais plus encore, tu craignais qu’il ne t’en veuille pas. Qu’il ne te déteste pas. Il avait toujours été plus facile d’être détesté que d’être aimé - quand personne ne tient à toi, rien ne t’oblige à respirer.

let’s go
home


Tu avais suivi Izaiah sans mettre faire d’histoire, sans t’opposer, sans le tirer en arrière, ta main dans la sienne - la serrant même doucement (parce que toujours tu serais là pour lui et tu voulais qu’il le comprenne; même si d’une simple étreinte, rien ne pouvait être communiqué). Tu avais même souri quand tu avais compris où il voulait vous amener. Sous vos pieds, le sable avait les apparences de roche sous l’influence de la température - ce qui t’attristait, mais ce n’était visiblement pas un sentiment partagé. « J’enlevais mes souliers et je marchais pieds nus. J’ai toujours aimé la sensation du sable chaud sous mes pieds; je m’amusais aussi à le faire glisser entre mes doigts, en me disant que c’était un sablier. » Tu regardais les secondes doucement s’écouler, grains de sable après grains de sable; plus jeune. Mais aujourd’hui, tu pouvais presque les entendre en arrière plan, dans tes oreilles, dans un tintement désagréable te rappelant que jamais vous n’aviez assez de temps pour tout faire. Pour ne serait-ce que respirer adéquatement.  
Tu avais pris place à ses côtés quand il s’était assis sur une balançoire et ton regard s’était posé sur le sol - te rappelant les nombreuses soirées passées à laisser le vent emporter tes cheveux vers l’arrière, les yeux fermés pour te plonger dans un univers qui t’appartenait.

take me…

Mais tu n’avais pas fermé les paupières et tu avais tourné ta tête en le dévisageant de ton oeil bleu, ton seul oeil valide, tu avais posé ton regard - ce que tu avais de champ de vision restant dans le sien. Tes lèvres s’étaient entre-ouvertes comme dans une vaine tentative de formuler une réponse qui resta suspendue dans les airs - sans avoir été formulée.
Tu n’avais pas prévu que la discussion s’enligne ainsi. « Tu - tu es sûr de toi Iza’ ? » De vouloir habiter avec toi, avec tes fantômes et tes démons ? Était-il vraiment sûr de vouloir s’encombrer de toi et tes problèmes, et tout ce que tu apportais avec toi ? Était-il vraiment sûr de vouloir que tu ailles le rejoindre dans son appartement, avec tes cauchemars et tes insomnies ?
- ne risquait-il pas de ne plus pouvoir te supporter après quelques semaines de collocation ? De te dire de partir, de t’en aller ? De ne plus vouloir de toi dans sa vie ? - tu n’étais pas un monstre, mais c’était tout comme, selon toi.


home


« Bien sûr que je veux. J’emménage quand ? » Pixel s’était approché de vous deux en vous regardant - alors qu’il semblait comprendre que votre quotidien s’apprêtait à changer - dans une certaine mesure tout du moins. « Je… merci, Izaiah. »
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Parfois, tu te sentais enfant.
Tu avais l’impression d’être le roi du monde, de pouvoir en atteindre le ciel sans la moindre difficulté… Assis sur le banc glacé de la balançoire, tu laisses ton esprit vagabonder sans y mettre de chaîne.
Tu te souvenais des années à Doublonville, de l’amour contrôlant d’une mère incapable d’aimer sans étouffer… Mais aussi des éclats de rire dans la chaleur de votre modeste foyer et de l’éclat dans les yeux de ses habitants. Tu avais toujours été un enfant heureux, un enfant épargné par tous les nuages… Destiné à mourir, destiné à ne jamais connaître la majorité, tu t’étais fait très tôt la promesse de profiter de cette vie aussi longtemps qu’elle te le permettrait.
Alors pourquoi était-ce si difficile aujourd’hui? Pourquoi ne parvenais-tu plus à rire avec la même spontanéité, la même facilité? Pourquoi tes nuits étaient-elles si courtes? Pourquoi ta joie de vivre avait-elle laissé place aux terreurs nocturnes?
Tu n’avais jamais été destiné à vivre… Alors pourquoi te permettais-tu de ne plus en profiter? De quel droit crachais-tu sur ton sursit, sur ton droit illégitime de respirer?

À cette idée, ton cœur se sert légèrement dans ta poitrine.
C’était celui d’un autre… Un cœur volé à quelqu’un qui n’avait pas eu ta chance, qui avait dû mourir pour te permettre de vivre. Réalisais-tu l’ampleur du sacrifice?
Tes années étaient les siennes, ta santé aussi.
Et même si ce n’était pas facile tous les jours, même si tu te surprenais parfois à penser qu’il aurait mieux été que l’opération soit un échec, tu ne pouvais pas baisser les bras. C’était un luxe que l’on réservait aux biens pensants, à ceux à qu’il ne coûtait rien d’exister.

Refermant instinctivement tes doigts sur la chaîne métallique de ta balançoire, tu te pinces les lèvres avec amertume. L’interdiction d’être malheureux. Voilà ce qu’il t’en coûtait de vivre.

'cause losing me is better than losing you…

Doucement, tu esquisses un sourire lorsque Lys, à tes côtés, te parle de son enfance… L’idée du temps s’écoulant t’avait toujours été particulièrement anxiogène, mais tu pouvais imaginer le plaisir de le voir s’écouler entre ses doigts.
Et même si l’image ne t’était pas salvatrice, qu’elle te rappelait que ta vie n’était rien de plus qu’un sablier fissuré, tu parvenais à te mettre à sa place sans trop de difficulté.

Et ça lui collait parfaitement, à ce brin de femme éphémère et a la douceur volatile.

Fermant doucement les yeux, tu utilises alors ton pied pour te faire balancer légèrement. Le mouvement répété de va et viens te réconforte, te rassure, te ramène aux années heureuse et, derrière, tu as presque l’impression d’entendre l’inquiétude de ta mère : ne t’épuise pas, n’en fait pas trop, ne va pas trop haut, ne tombe sur tout pas.
Cette mère qui avait aimé jusqu’à s’oublier, qui n’avait repris contact avec la réalité qu’au moment où son oisillon s’était jeté en bas du nid… Aujourd’hui, les contacts étaient réguliers, mais elle t’avait rendu ta liberté.
Et tu lui étais désormais bien secret, fort étranger…

Entendant Lys te demander si tu es certain de toi-même, de ta décision, tu ne peux t’empêcher de froncer légèrement les sourcils. Es-tu certain de la vouloir à tes côtés au quotidien? La question ne se pose même pas.
Lys t’était agréable, sa présence t’était réconfortante.
C’était sans conteste un geste d’un grand égoïsme, mais c’était surtout pour toi que tu la voulais à tes côtés. Pour te permettre d’être heureux, d’être aux côtés de quelqu’un d’essentiel à ce bonheur auquel tu étais soumis… Lys avait eu le malheur d’être irremplaçable dans un monde où les gens craignaient de se perdre les uns les autres.
Maintenant que l’avenir vous avait réuni, que vos fuites respectives vous avaient renvoyé dans les bras l’un des l’autre, tu ne voyais plus comment te soustraire à sa présence.

Certain.

Sinon, je ne le dirais pas…

Je n’ai pas encore fini d’ouvrir mes propres boîtes…

Parce qu’il n’avait jamais été question de s’attarder trop inutilement…

Que penses-tu de début janvier? Ça te permettrait de mettre dans l’ordre dans tes affaires et moi dans les miennes.

Le temps que tu prennes possession de ton appartement, que tu installes ton studio et que tu te mettes à exister dans un monde qui ne t’a jamais désiré...

Le plan ne te semblait pas boiteux ni désagréable.
Cela vous laissait trois semaines, trois semaines pour dire adieu à vos anciennes vies, à vos démons un peu trop tenaces… Tu ne savais pas ce que l’avenir vous réservait, mais tu savais qu’il ne saurait être pire que le passé.

Pas avec Lys à tes côtés, pas séparé de Voltapolis ta bien aimée…

Mais si c’est trop tôt ou trop tard pour toi, n’hésite pas à me le dire...

Parce que tu n’étais pas seul dans toute cette histoire.
Parce que son avis comptait désormais autant que le tien…
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Lys Aiden
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the clock stop ticking forever ago
Enfant aux doigts écorchés, perdue, égarée ; enfant aux espoirs volatilisés qui a cessé de croire qu’ils pouvaient revenir, aux monstres cachés au plus profond d’elle et non pas sous son lit, yeux éclatés, larmes asséchées, coeur éclaté
- enfant qui n’a jamais grandi; adulte mensonger, adulte amer et le goût qui reste sur le palais de gamine, gamine aux journées trop courtes et aux nuits trop longues, à la vie éternellement figée dans un hiver trop violent, douloureux;
- et aujourd’hui, enfant qui s’enferme dans une cage de verre, sourires brillants d’une fausseté affirmée pour essayer de survivre, un pas à la fois

Tu étais cette gamine perdue, aux poignets écorchés et rêves abîmés, tu étais cette gamine qui continuait de sourire, qui n’avait jamais grandi, éternellement enfermée dans un passé qui ne te laisse pas t’envoler - alternant entre les couleurs vives et le monochrome.
Cette gamine qui essayait encore de comprendre comment évoluer dans un univers qui n’avait jamais voulu d’elle; qu’elle n’avait jamais compris; qu’elle n’avait jamais voulu (trop de fois, avait tenté de le quitter) - oui, Lys, tu étais cette gamine et tu n’avais jamais changé en tant d’années. Toujours la même.
Toujours la même qu’Izaiah avait doucement, lentement, appris à connaître - même si tu l’avais toujours épargné des plus violents éclats de ton esprit; de ta personne (ces éclats, Caël les encaissait) - ces éclats étaient trop souvent réservés à la solitude de la nuit, quand le mur devenait la cible de ta rage.

please can I be colorful and free ?

Le vent soufflait doucement sur tes joues quand tu laissais la balançoire doucement aller, sans trop donner trop de pression, d’élan. Autrefois, autrefois, tu fermais les yeux - tu fermais les yeux et tu rêvais d’autres parts, d’autres mondes, d’autres existences - tu rêvais d’un endroit où tu étais forte, où tu étais quelqu’un d’important, tu rêvais d’ailleurs et de contrées merveilleuses, tu rêvais de paix et d’apaisement. Tu n’avais jamais trouvé cette place; et tu marchais dans les cendres de tout ce que tu avais espéré trouver toute ta vie.

Toujours échouer - tu avais enchaîné les échecs sur tous les plans, dans toutes les sphères de ta vie. Toujours essayer d’être la meilleure, d’approcher cette perfection; toujours rater, toujours te retrouver plus bas que terre à chaque fois, jusqu’à ne plus savoir comment vivre, comment exister, comme respirer.
Respiration douloureuse et coeur épuisant, coeur épuisé. Coeur pour lequel battre était parfois que trop compliqué. Mais il se battait - tu te battais.

Tu ne savais pas comment. Tu ne savais pas comment tu faisais pour avancer dans la lumière parfois, quand le soleil te faisait plisser les yeux, te donnait envie de fuir, de te cacher six pieds sous terre et prétendre jamais n’avoir existé. Mais tu avançais, pas à pas, maladroitement, dans une existence cruelle.

Tu avais observé ces grains de sable, tu les avais laissé si souvent s’évaporer entre tes doigts, doucement, rejoindre le sable sous tes pieds - « Je me demandais toujours comment le temps fonctionnait, en le regardant aller. Et je me demandais si, en me concentrant suffisamment fort, ou si j’arrivais à faire que le sable ne coule pas, si je pouvais faire en sorte que le temps se fige » parce que le temps passait bien trop rapidement, vous laissant à peine le temps de comprendre d’où vous arriviez en vous lançant là où vous deviez aller (vous laissant vous tromper de chemin indéfiniment par manque de temps de réflexion).

Et tu avais doucement souri quand il t’avait affirmé être certain de sa demande. Pourtant, toi, tu hésitais - toi, tu te disais qu’il ne pouvait pas l’être autant qu’il le pensait. Que forcément, sans même qu’il ne le réalise, il devait y avoir un doute ou si vraiment il n’y avait rien de tout ça, que ça n’allait pas durer. Qu’en habitant avec toi, il allait comprendre pourquoi tout le monde était parti et allait partir à son tour - tu te disais que ça ne pouvait pas être autrement, tout le monde partait et pourtant… t’avais envie de lui faire promettre de ne jamais partir (le genre promesse que personne ne respectait, qui ne voulait strictement rien dire, tu l’avais appris, à force).
Tu n’avais pas pu t’empêcher d’hausser un sourcil quand il laissa entendre qu’il n’avait pas fini d’ouvrir ses propres boîtes. Pourquoi ? Qu’est-ce qui justifiait un tel délais, où pensait-il aller, qu’est-ce qui était si compliqué ? Pourtant, tu ne dis rien de tout ça. Il t’en parlerait lorsqu’il le désirerait, lorsqu’il serait prêt et pas avant. En attendant, en attendant Lys, tu restais à ses côtés, toujours là, toujours douce et présente - jamais très loin quand il avait besoin de toi. Tu n’étais jamais vraiment loin de ceux que tu aimais.

« Non, non, c’est parfait ! » Parfait. Janvier, ça te laissait quelques temps pour dire au revoir à des lieux qui t’ont longuement vu - ça te donnait du temps pour dire à Ellende et Lilith que tu irais habiter ailleurs, que tu tentais d’expier tes propres démons en changeant de maison. Mais tu savais, Lys, que ça ne fonctionnait pas ainsi. Tu souhaitais seulement t’accrocher à l’idée qu’auprès d’Izaiah, peut-être que ce serait un peu plus doux, un peu plus supportable, peut-être qu’il te supporterait et que ça pourrait être quelque part, quelques petites touches de magie dans un quotidien si sombre.

« Début janvier, c’est vraiment parfait. » Le répéter pour le rendre réel. Généralement, tu essayais d’oublier la réalité des événements, mais pas maintenant. Maintenant, tu voulais te convaincre que ce n’était pas un rêve qui s’effacerait la seconde d’après. « Je pourrais t’acheter des cafés plus facilement qu’avant. » Tu avais doucement souris. Le café était toujours important pour toi, on ne pouvait pas te changer. « Tu penses qu’on peut réapprendre à vivre ? »

Tu penses qu’on peut réapprendre à vivre ?
Ensemble ?


(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Lys
Et toi, tu croyais en lui.
En l’avenir, en des jours meilleurs. Tu ne savais pas exactement de quel droit tu te permettais de croire que les nuages s’estomperaient et que la tempête s’essoufflerait… Mais tout ton être se nourrissait de cet espoir esseulé.
S’il te restait quelques dizaines d’années à respirer, tu ne pouvais pas envisager de les confiner à la seule possibilité d’être tristes à en crever. Ce n’était pas toi. Tu n’étais pas comme ça.
Ton cœur était un soleil, une putain d’étoile qui n’était pas censée s’éteindre et qui, surtout, n’en possédait pas le moindre droit. La tristesse, c’était pour les gens destinés aux affres d’une longue vie déjà toute gravée.

Tu n’étais pas de ceux-là. Alors souris.
Souris avant qu’on ne te reprenne le plus beau cadeau dont tu ais été décoré.


Tu voulais de Lys à tes côtés, de sa douceur à tous les matins et de sa solidité à toutes les nuits… Tu savais que c’était un désir égoïste, qu’il était incroyablement égocentrique de demander à quelqu’un de partager un quotidien aussi fade que le tien… Mais une partie de toi te soufflait que s’il était possible pour quelqu’un de comprendre les démons qui te tourmentaient, c’était bien elle.
Vos blessures étaient les mêmes et vos corps souffraient des mêmes martyrs.
Et même s’il y avait des choses dont il t’était impossible de murmurer la moindre réminiscence, tu savais que les mots étaient aussi futiles entre vous que l’était un steak à une fleur – non, je suis toujours pas doué en métaphores et alors?
Lys savait et comprenait comme nul autre en ce monde.

C’était la raison pourquoi partager son quotidien te semblait aussi doux, aussi… évident.
Tout simplement.

Bercé par le crépitement du sable sous vos semelles, tu esquisses un sourire lorsqu’elle t’indique que, début janvier, c’est parfait.
Tant mieux. Ça te laisserait juste assez de temps pour emménager les lieux, pour tenter d’y exister un peu. La venue de Lys était d’une inspiration insoupçonnée, comme si tu avais désormais une raison.
Une raison pour défaire les boîtes, pour accepter l’éventualité selon laquelle tu allais véritablement habiter cet appartement aux murs toujours trop blancs. L’éclat de vie qu’il manquait à cet endroit, c’est elle qui le lui offrirait.
Et ce qu’importe ce qu’elle en disait.
Toi tu savais.

Tu voulais simplement lui laisser le temps de mettre de l’ordre dans ses affaires, de faire ses adieux à Sunyra et de préparer ses boîtes… Trois semaines, c’était suffisant.
C’était un souffle, un moment de suspension dans le temps.
D’un point de vue extérieur, c’était peut-être un peu trop lent… Mais, au fond, qu’est-ce qui urgeait tant? Depuis les cendres de Juin, vos vies étaient en suspension.
Vous étiez des trois petits points à l’affût d’une suite, dans l’impatience de continuer un récit dont vous ignoriez jusqu’à la prochaine lettre. Votre vie, elle n’avait plus le moindre sens.
Travail, famille et amis revêtaient la même fadeur, s’armaient du même filtre gris. S’il y avait un après à la souffrance, alors vous étiez dans l’attente d’en découvrir le sens. D’ici là, vous n’aviez que vos joues pour éponger vos larmes et que vos cœurs pour supporter le poids de l’indécence.

C’est une promesse alors..., murmures-tu avec douceur en étendant ta jambe pour mieux reculer ta balançoire.

Une promesse pour elle, mais surtout pour toi-même.
Pour que l’espoir jamais ne s’évade, pour que vos idées se rejoignent. Tu ne savais pas vraiment à quoi t’attendre d’une telle cohabitation, mais tu étais impatient d’y goûter.
Ne serait-ce qu’un peu.

Grimaçant légèrement à l’idée de recevoir quelque café non réclamé et – surtout – impayé de ta poche, tu ne peux t’empêcher de décrocher un regard en biais à la bleutée.
L’air sévère, tu fronces légèrement les sourcils avant de sourire doucement. Malice fatiguée, amusement étouffé.

Ne m’oblige pas à t’enfermer dans ta chambre…, pour ne pas dire séquestrer.

Tu refusais que Lys t’offre quoi que ce soit.
Ce n’était pas ton intention, ce n’était pas ce que tu attendais d’elle.
Mais qu’attendais-tu vraiment d’elle?
Sa présence, tout simplement. Sa solidité feinte, sa tendresse réelle. N’importe quoi… Qui soit d’elle.

Perdant légèrement de ton sourire à la suite de ses mots, tu hausses doucement les épaules. Tu ne savais pas… Tu ne connaissais rien de l’avenir, de ce qui vous attendait.
Le chemin serait long et boiteux, tu ne pouvais pas promettre la cicatrisation d’une âme scarifiée par tant d’horreur. Tu savais que tu voulais réapprendre à vivre, que tu voulais faire honneur à celui ou celle qui avait rendu l’âme pour te permettre d’exister… Mais était-ce seulement possible d’y arriver?

Oui, souffles-tu, Je crois qu’on y arrivera… Tu sais, Lys, il y a un après à tout ça.

Ne disait-on pas du temps qu’il guérissait toutes les blessures?  

Nous sommes encore jeunes… Un jour, la souffrance s’estompera. Les cris, les larmes et la douleur deviendront de simples échos du passé et… Il faudra avancer. Un jour, je te le promets, ça fera moins mal d’y penser.

Était-il vraiment sage de le promettre?
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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« Je veux y croire… »

Tu veux y croire. Que le monde n’est pas condamné à être divers nuages si épais, si foncés, si épuisants. Tu veux y croire, que le monde n’est pas cette souffrance qui brille dans ton oeil - cette souffrance qui crépite sous ta peau; que ce n’est pas ça, que ce n’est pas pleurer le soir, sur le sol, que ce n’est pas espéré jamais ouvrir la paupière le lendemain. Tu veux y croire, que ce n’est pas supposé être comme ça, que ce n’est pas ne plus pouvoir respirer, asphyxié, à ne rien pouvoir faire quoi que ce soit - immobilisé. Tu voulais croire qu’il y avait un après, une fin, un soleil caché derrière tout ça - croire tout simplement en quelque chose, en quelqu’un; croire aux paroles d’Izaiah et à une vie un peu plus douce, un peu moins épuisante.

Croire que la gamine perdue, effacée, égarée, pouvait un jour trouver sa place et que les poignets écorchés; un jour, allaient définitivement guérir. Mais tu n’y arrivais pas, peu importe à quel point tu essayais, l’espoir sonnait faux. Comme si éternellement, tu étais condamnée aux mêmes erreurs, aux mêmes gestes, aux mêmes cauchemars - indéfiniment. La gamine d’avant était celle d’après.

Les échos du passé se perdaient dans le gouffre de l’avenir et tu ne savais pas. Tu ne savais pas où tu en étais, tu ne savais pas où tu allais - tu ne savais rien, tu ne savais même pas comment vivre. Tu te demandais. Tu te demandais comment Izaiah pouvait y croire - tu te demandais comment il pouvait en être aussi sûr; mais de toujours, il avait été plus optimiste que toi. De toujours, il avait été la douceur nécessaire, la lueur dans la tempête la plus sombre, l’éclat remplaçant l’étoile perdue de ton ciel noir.

I am barely breathing

Le souffle du vent quand tu poussais sur le sol, te balançant, et ton léger sourire qui ne se perdait pas sur ton visage. Sur tes lèvres épuisées, asséchées, sur tes lèvres abîmées, lessivées. Autrefois, tu fus enfant - mais l’enfant n’avait pas été plus heureuse que la personne qui se tenait présentement à sa place; l’enfant n’avait pas sautillé partout dans l’insouciance qui leur est réservé, à cet âge. Elle avait été isolée, elle avait été asséchée - de larmes qui ne savaient plus couler et de secrets muselés.

Le temps brillait par son absence de preuve et d’apaisement, se démarquait par son inaction brûlante, ardente ; par la souffrance qui envahissait toujours ta respiration hachurée et les doutes empoisonnés. L’espoir s’était en allé, soufflé par le vent sur d’autres contrées et tu restais là;
Immobile, vaincue, atterrée, émiettée et anéantie - de rêves déchirés, lacérés et d’une vie qui n’en était pas une. Fantôme errant, cherchant continuellement une place pour se reposer; et de vos doutes, et de vos douleurs, une mise en commun.

Tu ne savais pas. Tu ne savais pas si Izaiah allait supporter vivre avec toi - avec le passé que tu portais en fardeau sur tes épaules; malgré tous les efforts pour le dissimuler. Tous les efforts pour ne laisser que les pires facettes de ton être dans le silence de la nuit, quand personne ne pouvait te voir, ne pouvait t’entendre - dans la solitude cruelle qui t’entourait de sa poigne mortelle depuis toujours. Tu ne savais pas s’il avait être en mesure de te côtoyer aussi souvent sur le long terme - et tu craignais. Tu craignais que ce ne soit pas le cas; tu voyais déjà la finalité de votre essai : son échec.

Tout ton être aspirait à ce que ça fonctionne; et tu n’étais pas en mesure de supporter le perdre, le voir s’en aller - encore une fois, observer sa silhouette se détacher au loin sans pouvoir l’appeler; sans pouvoir le rattraper. Ça te détruirait bien trop - trop pour que tu ne puisses le supporter. Alors tu voulais croire que ça puisse durer.
Puis, que tu l’admettes ou non, tu avais terriblement besoin de sa présence. Ça t’effrayait. Avoir besoin de quelqu’un te faisait toujours tellement peur - parce que du jour au lendemain, la personne pouvait s’en aller, s’évaporer - parce que la vie ne tenait qu’à un fil et que tu faisais partie des personnes les mieux placées pour le savoir. Tenir à quelqu’un te figeait, te laissait sans voix; parce que tu voyais toujours la finalité que te semblait la seule possible : son départ. Et tu avais tellement perdu que tu n’avais plus rien à perdre.

these tired wings are falling

Tu avais posé tes pieds sur le sol - tu avais pris maladroitement place sur ce sable qui tenait place - les étourdissements ignorés et ton oeil posé sur la personne qui allait partager tes jours ; qui allaient partager tes nuits (parce que tu ne dormais pas, Lys, tu ne dormais plus) ; cette personne dont tu avais toujours eu besoin - le soleil qui avait toujours manqué à ton existence et dont tu ne pouvais pas te passer. Le retrouver avait été une bouffée d’oxygène. Sans lui, tu asphyxiais.

Tu avais fait une moue légèrement boudeuse en le dévisageant. « Jamais tu n’oserais m’enfermer ! Le café est bien trop précieux ! » Qu’il le veuille ou non, il en aurait. Izaiah devait bien avoir conscience que la bataille était gagnée avant même d’être livrée, non ? Personne ne pouvait se mesurer à ton entêtement lorsque tu t’y mettais. Pas même lui. Il ne pouvait que te rembourser avec d’autres cafés - et tu râlerais en lui disant que tu ne faisais pas ça pour être remboursé, et vous alliez rire. Parce que tu respirais encore et que tu pouvais encore rire.

Parce que tu avais tout perdu - mais tu l’avais retrouvé lui et c’était comme trouver une pièce maîtresse d’un casse-tête dont un souffle violent, un courant d’air trop brusque, avait éparpillé toutes les morceaux. « Je ne peux rien promettre. » Tu n’avais jamais plus fait de promesse, tant celles qui t’avaient été faites n’avaient jamais été respectées. « Mais je peux t’assurer que je veux y croire et qu’ensemble, on peut y arriver. Si on est ensemble, Izaiah, je pense qu’on peut tout faire. » Il était la force dont tu manquais cruellement - et tu pensais être celle dont il manquait. Ensemble, vous pouviez vous dresser contre les bâtiments invisibles d’une Voltapolis décharnée.

L’oxygène serait peut-être un jour plus facile à obtenir; et peut-être qu’un jour, la souffrance ne sera plus aussi vive - tu n’en pensais rien, mais pour Izaiah, tu voulais bien faire un effort. Tu tendis ta main libre, le sourire toujours aussi doux - toujours aussi hanté. À croire que tu étais toi-même un pokémon spectre. « Tu me présentes cet appartement ? »

I need you to catch me
[13.07.20
Subject : 13.07 (Draft)
Content : attrape-moi, Izaiah, peu importe où tu es, attrape-moi sinon je me perds, sinon je m’écrase;
Sur le sol, sur le ciment, corps disloqué et coeur éclaté - attrape-moi izaiah et sauve-moi des démons qui ne me laissent aucun repos - je n’ai jamais eu davantage besoin de toi qu’en ce moment]

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