Dusk Lumiris

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Jade & Izaiah


C’est une période de l’année que tu affectionnes tout particulièrement. Noël. Le jour de l’an aussi. Cette semaine qu’il y a entre les deux journées où t’as presque l’impression que tous les tracas du monde disparaissent, et ce, pour quelques instants. Ou alors c’est peut-être juste que t’as toujours eu une vie tranquille, que les plus gros drames de ta vie sont soient tes nombreuses déceptions amoureuses ou, pire encore, le fait que ta meilleure amie refuse de te parler, tout ça parce que t’es peut-être bien tombée amoureuse de son frère. Peut-être. Parce que t’as pas envie, pas encore du moins, de te prendre la tête avec toutes ces histoires de sentiments. Alors que, pourtant, l’évidence est là. Tu préfères juste pas trop y porter attention, te complaisant dans cette relation que tu as avec l’aîné Shelby. Et ça t’est d’autant plus facile de profiter de sa compagnie, de te laisser bercer dans ses bras, maintenant que t’as plus l’impression que tout ça pourrait venir briser cette amitié que tu as depuis toujours avec Juniper.

Et donc, voilà. T’aimes bien cette période de l’année et, si généralement tu te tiens occupée, aujourd’hui tes deux personnes préférées en ce monde, trois si tu comptes ton père, sont occupées. T’aurais peut-être pu t’inviter chez les Shelby, si t’avais pris la peine de faire les yeux doux soit à Nathan soit à Juniper, mais lorsque cette dernière t’a fait savoir qu’il fallait se tenir tranquille parce que c’était avec une bonne partie de sa famille, t’as décidé qu’il valait mieux pour toi (et pour elle) que tu n’y ailles pas. Quant à ton père, tu le suspectes d’avoir une histoire avec une demoiselle qu’il se refuse de te partager parce qu’il est de moins en moins présent à la maison. Tant mieux pour lui que t’as envie de dire.

Juste que bah, ça te laisse seule pour la journée.

T’es donc dehors, à marcher dans les grandes rues de la ville, là où il y a encore certains stands ayant été installés là avant Noël. Puis bon, en vrai, t’es pas vraiment seule. T’as tes pokémons avec toi. Pas tous, certes, parce que ça occuperait sans doute trop de place dans la rue, mais quelques uns. Les plus tranquilles. Il y a Tomas sur ton épaule, qui s’est confortablement installé dans ton écharpe, Jackson qui se balade à tes côtés et puis, le nouvel arrivant de ton équipe, à savoir Hawkeye. Un imposant Braségali plus grand que toi qui semblait avoir déjà pris pour mission de veiller sur toi. Peut-être parce que ça ne lui a pas trop plu de te voir, deux jours plus tôt, un peu trop intoxiquée, tenter de prouver à ton père et à ta meilleure amie que tu savais jongler… Avec des couteaux. Peut-être.

Et c’est au détour d’une rue, un peu plus loin, devant un stand, que tu penses reconnaître quelqu’un. Tu t’arrêtes donc, quelques instants, observant avec attention cette personne tout en fronçant un peu les sourcils. - Tiens c’est marrant ça… Oui, c’est marrant. Parce que l’instant suivant, tu te décides d’appeler un ami à toi, espérant qu’il te réponde. Ce qu’il fait. - IZAIAH ! Ça fait plaisir d’entendre ta voix ! T’es toujours contente de lui parler, parce que, comme ça, ça te donne l’impression qu’il est pas bien loin. Il n’a peut-être pas été très longtemps dans ta vie mais ce serait mentir que de dire qu’il ne te manquait pas.

- Je te dérange pas longtemps, il fallait juste que je te partage un truc. Je suis à Port-Corail et genre, je tiens à t’annoncer que tu as un sosie à Lumiris ! Tu pouffes un peu de rire à tes mots. - Genre, imagine, il te ressemble tellement que je suis sûre qu’il aurait pu tenter d’usurper ta popularité montante. ‘Fin, quoique… Tu marques une pause, observant l’inconnu qui se trouvait un peu plus loin devant toi avec plus d’attention. - C’est pas tout à fait vrai. Il lui manque un bras à lui. Et tu dis ça le plus normalement du monde sans même remarquer que cet inconnu est au téléphone. Et qu’il n’est pas au téléphone avec n’importe qui, qu’il est au téléphone avec toi. Et, surtout, que ce n’est pas un inconnu mais bel et bien Izaiah, celui que tu venais tout juste d’appeler pour lui partager l’histoire.
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Jade
Décembre touchait doucement à sa fin et c’était un peu trop beau pour être vrai.
Les terres sur lesquelles étaient censées régner la désolation t’avaient apporté ce baume au cœur que le pragmatisme de l’esprit n’attendait plus. Lumiris te semblait un peu plus jolie chaque jour, un peu moins pâles et fatiguée par le sillon laissé des cicatrices sur sa peau…
Et si tu avais pris la bonne décision?
Et si, plutôt qu’une condamnation, prendre le large avait été une véritable solution?
C’était une réalité que tu peinais à accepter… Après tout, tu avais tant tenté de repousser, de réfuter ton besoin de reprendre le large, de reculer de trois cases. Tu avais tant tenté de te convaincre que le bonheur t’ouvrait les bras à Hoenn, que tu étais prêt à sacrifier la douceur de Lys, la chaleur de Ashura et l’impudence de Damien contre une vie avec elle.  L’échec faisait mal.

Presque autant que son absence.

La vie reprenait doucement son cours normal et même si l’ombre de Voltapolis ne quittait jamais ton regard, tu reprenais goût à cette existence… Et s’il existait vraiment quelque chose après tout cela? Existait-il une vie après la mort?
Malgré son cynisme, l’idée t’arrache un sourire discret auquel tu ne donnes pas suite.
Les nuits n’étaient pas plus calmes ni plus belles, mais les jours étaient plus doux qu’ils ne l’avaient jamais été depuis l’attentat… Alors pourquoi, pourquoi ton cœur se serrait-il à la simple vue d’un quai ou d’un navire au large?

Prenant une grande inspiration, tu ramènes doucement ton regard vers Pandore à tes pieds. Silencieux, celui-ci admire le port avec la même nostalgique douloureuse.
Tu sais qu’il réprime ses larmes, qu’il a du mal à accepter son absence… Et pour tout dire, toi aussi.

Et si on regardait pour lui acheter un cadeau… On pourrait lui expédier, tu en dis quoi?

Tu ne sais pas si la démarche est saine, si tu ne serais pas mieux de te faire oublier… Mais le manque de son corps et de son cœur te tue.
Hazel avait déstructuré le moindre de tes fondements. Depuis le premier jour, tu n’avais toujours eu de yeux que pour elle. Comment étais-tu censé reprendre le court de ta vie maintenant qu’elle n’était plus là? Tu regrettais… Non pas d’être parti, mais de ne pas avoir su la convaincre de t’accompagner.
D’avoir choisi Hoenn à vous. Et même si l’égoïsme d’une telle réflexion était navrante, tu ne pouvais chasser les nuages qui environnaient ton esprit.

Faisons ça… Tu viens?

Simple murmure abandonné dans le bruit des vagues venues mourir sur la berge.
Prenant une grande inspiration, tu t’arraches brusquement à ta contemplation et t’empresses de revenir sur tes pas. Tu te souviens des stands dans les rues, de la légèreté qui t’attend là-bas.
Tu avais trop marché, t’étais aventuré trop loin.
Tu avais pourtant senti l’air marin, entendu le sifflet des traversiers… Tu connaissais bien le chemin et, pourtant, tu n’avais pas tourné les talons avant de voir l’horizon à perte de vue.
Pourquoi? Parce que tu aimais te faire du mal, te rappeler que, désormais, il y avait plus d’un océan entre ton cœur et le sien.

Quelques minutes plus tard, en revenant vers le cœur grouillant de la ville portuaire, tu sens un poids quitter tes épaules. Pandore se démène pour suivre tes pas, pour ne pas être laissé pour compte, mais tu ne le remarques pas.
La détresse s’est emparée de toi.

Allons voir le stand là-bas… Il a l’air sympathique.

C’est surtout pour te rassurer, pour te donner l’impression d’avoir quelque chose à faire, quelque chose de suffisamment important pour occuper ton esprit.
Tu ne sais pas ce qu’ils vendent, mais ce n’est que superficiel. Tu n’es pas là pour acheter, simplement pour arrêter de penser… Et la vie ne tarde pas à t’offrir la fuite parfaite lorsque, quelques secondes plus tard, ton téléphone se met à sonner.
Surpris, tu regardes le nom de Jade sur ton écran.
Tu penches légèrement la tête : pourquoi maintenant?

Je te dérange pas longtemps, il fallait juste que je te partage un truc. Je suis à Port-Corail et genre, je tiens à t’annoncer que tu as un sosie à Lumiris !

Il lui manque un bras à lui.
Et tu ne peux t’empêcher de pouffer malgré toi.
Parce que même s’il est douloureux de se rappeler que ton corps est désormais gravé par l’imperfection, l’innocence et la joie avec laquelle elle met en lumière ton handicap est difficile à condamner.

Coucou Jade.

Affection. C’est de l’affection que ta voix trahit face à elle.

Vraiment? C’est incroyable! Est-ce que, à tout hasard, mon sosie serait au téléphone présentement?

Demandes-tu avec un sourire en coin, alors que tu te mets discrètement à balayer la foule du regard.
C’est à ce moment que tes yeux la croisent… Puis croisent ceux de Hawkeye, qui te rappellent honteusement ta fuite. Tu n’étais pas prêt à revoir Jade.
Tu n’étais pas prêt à lui expliquer que tu n’étais plus à Hoenn depuis de nombreuses semaines, mais que tu n’étais pas assez solide pour partir à la recherche du dresseur véritable de ton Braségali… Le mensonge que tu lui avais formulé cachait les grandes lignes d’une faiblesse navrante à laquelle tu craignais d’être confronté.

Pourquoi maintenant?
Et, surtout, pourquoi aussi rapidement?
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)
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Jade & Izaiah


Au téléphone avec Izaiah, tu lui partages ta nouvelle découverte, à savoir un sosie de sa personne que tu viens d’apercevoir à Port-Corail. Si seulement tu savais ce qu’il en était vraiment, ta réaction n’aurait sans doute pas été la même. Mais, pour le moment, tu te contentes de lui parler, d’avoir ce ton léger qu’on te reconnaît si bien, ce large sourire qui se fait entendre dans ta voix. Puis il te pose une question. Une question tu te fais un peu froncer des sourcils alors que tu observes le blond qui se trouve à quelques mètres devant toi, celui que tu avais identifié comme étant le sosie d’Izaiah. Après tout, Izaiah n’était pas ici. Il était à Hoenn. C’était ce qu’il t’avait dit. Ce qu’il te disait depuis plusieurs mois déjà. Ce qu’il t’avait dit quelques jours plus tôt alors qu’il te demandait de lui rendre service, de tenir cette promesse que lui ne pouvait plus respecter maintenant qu’il n’était plus à Lumiris. Et donc, ça ne pouvait pas être Izaiah.

Ou alors peut-être que si ?

Tu ne réponds pas à sa question, restant silencieuse alors que tu traverses la foule, tout ça jusqu’à arriver à la hauteur du jeune homme. Il s’est retourné vers toi et toi, tu as ton visage levé vers lui, les sourcils toujours froncés alors que tu sembles en plein débat intérieur. - Izaiah ? T’es surprise. T’es surtout confuse. Tu ne comprends pas trop ce qu’il se passe, pas certaine de si c’est vraiment lui ou pas. Et cette confusion se lit dans tes prunelles claires, dans tes traits presque embêtés alors que, vraiment, quelque chose t’échappe. - T’es à Lumiris ? C’est même pas une accusation. C’est une question toute simple. Une question sincère. Une question nécessaire pour tenter de remettre les choses en ordre, de mettre les pièces du puzzle à la bonne place.

T’es encore silencieuse, quelques instants. C’est rare que tu le sois, rare que tu te taises. Mais là, t’as besoin d’un peu de temps, quelques secondes, pour tout comprendre. Pour tout enregistrer ce qu’il se passe. Parce que t’as désormais la certitude qu’il s’agit bel et bien d’Izaiah qui se trouve devant toi. Pas tant par sa réponse que par la réaction d’Hawkeye face à son ancien dresseur. C’était rien de très visible, rien de très marqué, mais il est évident qu’il l’a reconnu. Que le blond qui vous fait face, ce n’est pas n’importe qui.

- T’es ici depuis quand ?? T’es venu passé le temps des fêtes ici ?? Le silence n’est plus alors que tu en viens à le bombarder de questions. C’est ce qui te semble le plus logique, qu’il soit venu passer les fêtes ici, sans doute le jour de l’an maintenant que Noël était passé. - Et genre tu passes à Lumiris et tu me dis même pas ! J’aurais pu venir t’accueillir à l’aéroport, te proposer une place où dormir, je sais pas, pour t’aider le temps de ton séjour. Son séjour, son passage que temporaire à Lumiris. Tu parles sans savoir. Comme à ton habitude, tu parles toujours trop, tu t’exprimes sans trop réfléchir à ce que tu dis. - On aurait pu aller manger ensemble et tu aurais pu me donner la pokéball d’Hawkeye en main propre ! À nouveau, tu ne l’accuses pas, t’essaies encore juste de comprendre. T’essaies de comprendre pourquoi est-ce qu’il ne t’a rien dit. Pourquoi est-ce qu’il s’est contenté de cet échange de message.

Pourquoi est-ce que les choses s’étaient passées comme ça ?

Il y a aussi une autre question qui te brûle les lèvres. Une autre question qui t’échappe. - Il s’est passé quoi avec ton bras ?? Sauf que celui à réagir, suite à tes mots, c’est Hawkeye. Hawkeye qui pose une main sur ton épaule, qui y fait légèrement pression, l’air de te dire que ce n’était pas une bonne idée de te lancer sur un tel sujet. Alors tu fronces un peu les sourcils, ton regard passant du Braségali au blond qui te fait face, encore un peu confuse, encore un peu surprise, alors que, finalement, tu acceptes de te taire. - T’es pas obligé de répondre. Que tu précises juste, au cas où. Parce que si t’es terriblement curieuse, si t’as toujours cette curiosité mal placée, au final, t’as pas non plus envie de le mettre mal à l’aise. Alors tu te tais.
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Jade
Tu ne v oyais pas comment justifier ce genre de comportement, un mensonge d’une telle ampleur.
Ça ne te ressemblait pourtant pas de mentir… Mais le karma t’avait rattrapé, une fois de plus. Comme quoi ça ne s’arrêterait jamais.
La vérité, c’est que tu n’avais pas la force. Pas la force de voyager aux quatre coins du pays, de partir en quête d’une vérité sans doute essoufflée, dont l’origine remontait à près d’une année… Les traces s’étaient sans doute dissipées, les évidences aussi. Tu n’étais rien de plus qu’un homme brisé.
Un homme brisé qui, six mois plus tard, n’arrivait toujours pas à oublier le regard de son protégé lorsqu’il lui avait ordonné de tuer pour lui. Mais était-ce vraiment quelque chose que tu pouvais expliquer à Jade? Hawkeye n’était pas mauvais, il ne le serait jamais.
Mais vous étiez liés par un secret impossible à effacer, impossible à enlever de vos mémoires.

Il ne te restait plus qu’à assumer en partie.

Le voyant arriver à ta hauteur, tu esquisses un léger sourire derrière lequel tu dissimules sans peine ta honte. Tu vois dans ses yeux qu’elle est confuse, qu’elle n’avait planifié ce genre de rencontre inopinée… Tu vois que quelque chose ne va pas, qu’elle n’a pas oublié que tu n’es pas censé être là.
Tout ça, tu le vois. Pour autant, tu ne dis rien. Tu te contentes de sourire comme si un éclat de joie et de chaleur sur ton faciès pouvait tout pardonner, tout virer des mensonges.
Tu es bien naïf, Izaiah.

Ça m’en a tout l’air…

Tu es à Lumiris et tu aimerais croire que c’est pour le mieux, mais c’est plus compliqué que cela.
Tu es revenu la queue entre les jambes et les oreilles basses sans savoir quoi faire de ta vie. Tu as abandonné la fille que tu aimes et l’esquisse d’une toute nouvelle vie dans le simple but … Dans quel but? Faire taire ce sentiment d’inachevé, ces regrets impossibles à oublier? Quelque chose comme ça.
Reprendre ta vie là où tu l’avais laissé, dans l’horreur des cendres et des traumatismes.

Acceptant son silence et l’information qui doit se faire un chemin dans son esprit, tu t’emploies à éviter le regard de Hawkeye. Tu lui avais tout expliqué.
Tu ne lui avais rien caché de ton impression de ne pas être à sa hauteur, de tes craintes de ne pas pouvoir lui offrir les réponses qu’il méritait… Tu avais joué franc jeu avec  ton ami et, pourtant, ça ne te suffisait pas : tu n’imaginais pas le revoir de si tôt, encore moins dans de telles circonstances.
Et même s’il te brûle les doigts de poser ta main sur son crâne, de sentir la douceur de ses plumes, tu n’en fais rien.
Tu n’as pas su respecter la promesse que tu avais fait à Lys… Ni à lui.
Tu n’étais pas le héros de l’histoire.

Tu n’étais rien.
Au mieux, un bon à rien.

T’es ici depuis quand ?? T’es venu passé le temps des fêtes ici ??

Et tu n’as pas le temps de répondre, de penser à une parade, que les questions tombent les unes à la suite des autres comme un véritable bombardement.
Honteux, tu baisses légèrement les yeux. Tu aurais pu.
Évidemment que tu aurais pu, si tu avais eu les couilles. Ce que tu n’avais pas eu.
Parce que expliquer par téléphone que, de Hoenn, tu ne pouvais rien faire pour Hawkeye était une chose… Dire, en personne, que même en étant à Lumiris, tu ne pouvais pas respecter tes engagements, c’en était une autre. Au final, tu n’avais pas échappé longtemps à l’inévitable confrontation avec Jade.

Mais, si c’était à refaire, tu aurais sans contexte gratté un jour ou deux de plus.

Pardon… Tu as raison.

Devais-tu pousser le mensonge à l’excès, oser dire que tu repartais bientôt, que tu n’étais que de passage? Devais-tu la conforter dans l’idée que tu n’étais définitivement pas de retour, que tu n’étais qu’ici que pour célébrer le temps des fêtes? À tes pieds, Pandore ne fait plus le moindre bruit et, pourtant, tu sens son regard sur toi.
Ainsi que celui de Hawkeye.
Pourquoi fallait-il que les deux soient là? Encore plus efficaces que le poids de ta conscience?

Je suis revenu sur une impulsion, je n’ai prévenu personne.

Conclus-tu.
Ce n’était pas un mensonge et, pour autant, tu ne la contredisais pas non plus. Elle tirerait d’elle-même ses propres conclusions ou, au pire, elle te couvrirait de nouveau de mille questions.

Du moins, tu crois que les choses seront aussi simples… Jusqu’à ce qu’elle soulève une question à laquelle tu ne t’attendais pas.

Il s’est passé quoi avec ton bras ??

… Tu bug alors.
Complètement. La fixant d’un œil abasourdi, tu réalises soudain que tout le monde ne sait pas, que tout le monde n’était pas là-bas.
Et au final, dans ta confusion, c’est Hawkeye qui réagit le premier en déposant une main sur l’épaule de Jade qui laisse alors son regard jongler entre toi et lui. Tu n’as pas honte de la manière dont tu as perdu ton bras ni des événements qui se sont déroulés pour en arriver là.
Ça fait parti de toi. Ce soir-là, tu avais sauvé des gens.
Tu avais sauvegardé des familles, tu avais sacrifié une partie de ton corps pour préserver leur vie… Comment pourrais-tu détester les traces indélébiles de ton seul acte de courage? Ce jour-là, tu t’étais prouver que tu pouvais encore aider.
Même si l’hôpital ne voulait plus de toi, même si les gens ne pouvaient plus compter sur ton soutien inébranlable. Tu n’étais pas destiné à disparaître, tu vivais et ce n’était pas complètement pour rien.

Laissant la surprise faire place à un sourire attendri, tu poses alors tes prunelles céruléennes sur Hawkeye que tu t’empresses de rassurer :

Ne t’en fais pas champion, il n’y a pas de souci...

Tu ne veux pas qu’il s’inquiète… Ou qu’il ne voit en toi que les terreurs nocturnes, que les traumatismes dont il a mainte fois été témoin.
Tu veux qu’il garde de toi une image positive. Au moins un peu.

C’est arrivé lors de l’attentat à Voltapolis…

Es-tu censé tout expliquer? Tout raconter?
As-tu vraiment envie de prendre le risque de jeter un froid sur la conversation, de prendre le risque qu’elle ne sache plus comment réagir? Que tes épreuves deviennent soudainement plus importantes que l’humain qui les as surmontées?

Trop de questions.
Beaucoup trop de questions.
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Jade & Izaiah


Il te répond et t’es juste plus confuse, en fait. T’es confuse parce que tu comprends pas ce qu’il fait là. Ou, tout du moins, tu comprends qu’il puisse vouloir revenir à Lumiris quelques jours, mais ça rend ton dernier échange par message avec lui quelques jours plus tôt presque bizarre. Parce que tu ne comprends pas pourquoi est-ce qu’il ne t’aurait pas remis Hawkeye en main propre, pourquoi est-ce que tu n’aurais pas pu lui promettre de poursuivre sa mission autour d’un café (ou plutôt d’un chocolat chaud dans ton cas). Tu ne comprends pas pourquoi est-ce qu’il ne t’a pas dit qu’il était là. Peut-être parce qu’il ne voulait pas te voir ? Ça pourrait faire du sens si ce n’était pas de la présence de son Braségali à tes côtés. Tu ne crois pas qu’il te l’aurait confié si, vraiment, tu n’avais pas un minimum d’importance parce que tu ne crois pas qu’il l’aurait confié à n’importe qui.

Alors pourquoi ?

T’essaies de faire du sens dans tout ça, dans ta tête, lui adressant même quelques questions auxquelles tu n’as pas la réponse. Auxquelles il ne répond pas vraiment non plus, t’adressant des excuses que t’es pas sûre de comprendre. Que tu ne comprends pas vraiment, en fait, ne serait-ce que parce que tu n’as pas voulu l’accuser. Ce n’était pas des critiques que tu lui adressais, que des questions dont la réponse t’échappait. Ou, enfin, non. Finalement, il te répond. Une impulsion. Il n’a prévenu personne. Et ça permet de calmer un peu ton flot de pensées, de te concentrer un peu plus sur lui et sur ce qu’il te dit, le tout avec un sourire aux lèvres. - C’est pas top hein pour faire des plans et revoir des amis ça, tu le sais ? Tu dis ça sur un ton léger. Toujours ce ton léger qu’on te reconnait si bien, toujours avec ce sourire qui se veut aussi agréable que chaleureux. À nouveau, ce n’est pas une critique. C’est plus un commentaire comme ça, c’est plus que tu te moques gentiment sans pour autant l’accabler. Après tout, t’es toi-même impulsive, il serait donc hypocrite de le juger pour ça.

C’est donc avec un naturel déconcertant que tu te mets ensuite les pieds dans les plats, posant une question sur un sujet qui, finalement, s’avère sensible. T’aurais dû t’en douter, après tout, la perte d’un bras n’a rien de joyeux, rien de vraiment bien, souvent lié à un événement traumatique. C’est, du moins, ce que tente de te faire comprendre Hawkeye en posant sa main sur ton épaule, ce qui t’amène alors à te raviser pour ne pas brusquer le blond qui te fait face. - Oh. Tu sais pas trop quoi lui répondre, ne serait-ce que parce qu’au final, tu as vu des gens tout autour de toi en être affectés, de cet attentat, alors que toi qui vivais dans ta bulle, ça te semblait si loin, presque irréel.

Tu ne sais donc pas trop sur quel pied danser mais, heureusement que t’es toi, que t’es pas du genre à te prendre la tête et donc, tu ne laisses pas le silence s’éterniser trop longtemps. - T’es venu faire quoi ici exactement ? Des cadeaux de dernière minute ? Ou alors t’as juste envie de manger un peu tout ce qu’il y a ici et là ? Franchement, toi t’es pas contre de goûter à tout ce qu’offrent les stands qui s’étendent devant vous. - Ça te dit qu’on se balade un peu ensemble ? C’est pas trop un choix que tu lui offres, en fait, parce que l’instant suivant, tu lui attrapes le bras pour l’entraîner à ta suite.

Ou, enfin, son bras.
Sa manche vide quoi.

Tu t’immobilises quelques instants avant de simplement éclater de rire. Un rire franc. Un rire joyeux. Rien de moqueur, rien de mauvais, tu ne fais que rire face à tes propres réflexes, face à la débilité de ton geste. - Je suis désolée. Tu sembles sincèrement désolée, même si le tout est noyé sous un éclat de rire. - Bref, donc, je disais donc, tu veux qu’on se balade ensemble ? Finalement, t’as pas trop le choix de lui donner le choix, parce que semblerait-il que tu ne peux pas simplement l’embarquer dans une aventure quelconque en le forçant à te suivre sans même lui demander son avis. - Puis comme ça, tu pourras me raconter comment c’est à Hoenn ! Parce que t’es curieuse. Parce qu’il t’a manqué. Parce que t’aimes bien entendre ses histoires alors bon, maintenant que tu t’étais imposée dans sa journée, il ne lui restait plus qu’à parler. Pour ça, tu ne lui laissais pas trop le choix.
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Izaiah
Jade
Il n’avait jamais été question d’être bon menteur.
Ou d’être bon, tout simplement.

Tu pagayais dans des eaux troubles, tentait de garder ton souffle dans les torrents indomptables… Mais tu voyais dans son regard que ni les excuses, ni les explications bafouillées ne venaient à bout de la confusion de Jade. Et ce n’était pas parce qu’elle était stupide ou un peu plus longue à la compréhension que la plupart des gens : tu étais simplement très exécrable dans l’art de peaufiner et crédibiliser ton tissu de mensonges.
Et il n’y a que lorsqu’il est question d’une impulsion, d’une idée prise sur le tard, d’un truc tout con, qu’elle relâche enfin sa vigilance.
Tu aurais sans doute pu prétendre que votre échange de messages t’avait inspiré l’escapade, que tu avais envie de revoir Lumiris de tes propres yeux une dernière fois, que tu te sentais impulsif… Mais ça n’aurait pas justifié ton silence. Si Jade motivait une telle décision, une telle prise de décision : quelle raison avais-tu de ne pas la contacter pour en profiter?

Dans la vraie vie, les choses n’étaient pas aussi belles que derrière le voile prétendu.
Pour être honnête, elles étaient même assez moches… Mais Jade ne méritait pas une telle charge émotionnelle sur ses épaules, l’aveu à demi-formulé que tu n’avais pas envie de la voir.
Ni elle, ni qui que ce soit.
Pas parce que leur présence était désagréable, mais tout simplement parce que tu n’assumais ni ton départ, ni ton retour. C’était compliqué, d’être dans ta tête.

Et, heureusement – ou malheureusement –, le sujet ne tarde pas à dériver des d’autres horizons plus obscurs.
Ton bras dont la perte était toujours aussi douloureuse, mais jamais autant que les souvenirs de la centrale. Le bras, c’était la cerise sur le Sundae. Le Sundae, c’était les larmes, l’état végétatif des otages, la folie de ton agresseur, l’écroulement de Voltapolis, le meurtre de Hawkeye, les sévices psychologiques, la responsabilité d’un groupe, les erreurs et les sacrifices. À côté de toutes les séquelles invisibles, une mobilité réduite te semblait ridiculement anecdotique.

T’es venu faire quoi ici exactement ? Des cadeaux de dernière minute ? Ou alors t’as juste envie de manger un peu tout ce qu’il y a ici et là ?

Quelque chose dans le genre.
Tu savais pas  trop, pour être honnête, mais tu t’étais découvert un but entre l’observation des bateaux et une nostalgie inappropriée lorsqu’elle venait de celui qui était parti.

J’espérais trouver un cadeau pour quelqu’un en effet… Si jamais tu as une idée.

Tu faisais avec Hazel comme avec Valencia : tu réclamais l’aide d’autrui.
Parce que t’étais nul dans les cadeaux, parce que ça ne te parlait pas du tout de trouver le présent parfait pour quelqu’un de spécial. Et encore, demander de l’aider pour quelqu’un que tu connaissais à peine n’était pas une mauvaise idée… Mais Hazel était – métaphoriquement parlant – ton âme-sœur.
C’était quoi ton excuse?

T’en avais pas.
C’était juste pour alimenter la conversation et donner un sens à ta présence.

Et la voyant attraper ta manche vide pour t’obliger à la suivre, tu ne peux t’empêcher de soupirer avec amusement alors que son rire retentit sur le marché.
Attendri et découragé, tu arques un sourcil en la dévisageant. Tu souris.
Tu souris beaucoup trop depuis ton retour à Lumiris. Beaucoup trop pour quelqu’un de psychologiquement détruit, brisé, déstructuré.
Beaucoup trop, tout simplement. N’étais-tu pas censé être dépressif, tétanisé à l’idée même d’exister? Si, en un sens, il n’existe pire vérité, il n’en reste pas moins que le tableau est beaucoup plus nuancé que dans tes souvenirs. C’est compliqué. C’est toujours compliqué.

Allons-y. Avec un peu de chance, on trouvera un restaurant pas trop horrible sur le chemin et je pourrai me faire pardonner de ne pas t’avoir invité plus tôt.
Et puis, l’inactivité de Pandore à tes pieds le rendait particulièrement insupportable.
Accroché à toi, le pauvre tourne en rond en tentant de s’activer un moindrement. À côté de d’autres membres de ton ancienne équipe, il n’avait jamais été spécialement le plus actif, mais tu pouvais comprendre qu’au cœur des températures négatives, être immobilisé était compliqué.

Hoenn…? C’est vert et y a beaucoup trop d’eau.

Sacré commentaire, Iza.
Digne d’un véritable commentateur télé, d’un narrateur d’exception.

Plus sérieusement, qu’est-ce que tu veux savoir? Je peux te parler de la nourriture, des activités, des mœurs, de l’ambiance générale, de la géographie, des champions d’arène, de l’importance de la coordination, des pokémons locaux et même des filles,… Mais je doute que tout ça t’intéresse vraiment.

T’amuses-tu.
Tu avais notifié beaucoup de différences entre Hoenn et Lumiris. Un paquet même, mais tu n’avais jamais pensé à les lister… Et tu doutais de l’intérêt qu’il y avait à le faire.
Ce n’était pas la même région, les mêmes coutumes et, de ce fait, les similitudes frôlaient le néant. Mais, pour Jade, tu étais prêt à te plier à l’expérience de toutes les souligner.
Mais c’était vraiment que pour elle.

Et parce que le regard de Hawkeye te rappelait que, comme bien de représentants de son espèce, il était peut-être bien originaire de là-bas finalement…
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Un cadeau ? Tu l’observes donc, toujours un peu curieuse, toujours aussi surprise de le savoir là. Toutefois, tu ne cherches pas non plus à l’accabler de plus de questions, te disant que tu pourrais simplement profiter de sa présence et de sa compagnie. Après tout, ça te fait plaisir de le revoir. Tu avais vraiment été triste lors de son départ, lorsqu’il a laissé Lumiris derrière lui. Et donc, par conséquent, lorsqu’il t’a laissé derrière lui. Parce que son sourire allait te manquer. Ses beaux yeux clairs allaient te manquer. Cette façon qu’il avait de te sourire allait te manquer. Ses cheveux en bataille aussi, lorsqu’il secouait la tête, un peu découragé de tes idées parfois un peu (trop) idiotes mais aussi attendri face à ton innocence déconcertante et ta bonne humeur constante. Lui allait te manquer, tout simplement, donc oui, t’avais été triste. Triste de le voir partir. Triste des occasions possiblement ratées. Pas que tu avais réellement cru avoir ta chance avec lui, parce que son regard était tourné vers une autre, mais il y a cette question qui t’était restée en tête, quelques temps suivant son départ.

Et si ?

Et si finalement, ça aurait pu donner quelque chose ? Et s’il avait voulu de toi ?
Et si ?

Est-ce que t’es déçue ? Non, pas vraiment. C’est la vie et la vie n’a pas voulu que vous soyez ensemble. Et maintenant qu’il est revenu ? Qu’il est seul ? Ton coeur appartient déjà à un autre. Et, finalement, peut-être qu’il appartenait à cet autre depuis déjà plusieurs années. Depuis la première fois où tu lui as offert sans qu’il soit pourtant intéressé de le garder.

Décidant alors que tu allais l’aider pour ce cadeau un peu en retard, tu as comme idée de t’aventurer avec lui, attrapant alors son bras pour l’entraîner à ta suite. Ou, du moins, c’est l’idée, jusqu’à ce que tu attrapes une manche vide. Jusqu’à ce que tu éclates d’un rire sincère en tentant pourtant de t’excuser. T’y as pas pensé. T’as agit rapidement, sous le coup de l’habitude, sans spécialement t’attendre à ne rencontrer aucune résistance. À rencontrer le vide. - Oh tu sais comment me parler ! Il t’a parlé d’un restaurant et donc, nécessairement, tu ne peux que déjà avoir faim. C’est pas que t’as toujours faim, mais presque. T’aimes surtout bien manger, et puis, s’il t’invite, c’est encore mieux. Parce que comme ça, t’as pas besoin de payer (duh). Et bon, toi qui vis sur un budget un peu limité comme t’as décidé de voler de tes propres ailes et de vivre d’indépendance et d’eau fraîche, c’est toujours apprécié lorsque quelqu’un décide de t’inviter dans un restaurant pas trop mal.

Reprenant alors ta route à ses côtés, tu t’intéresses aux derniers mois qu’il a passé loin d’ici, à Hoenn où il s’est retrouvé. Tu ris un peu à ce qu’il te dit avant de secouer un peu la tête. - Hm… Tu marques une pause, presque hésitante. - Bah tout ça en fait. Avant de rire à nouveau, faisant preuve de cette légèreté qu’on te reconnait si bien. Cette façon de vivre terriblement insouciante. Comme si le monde était beau. Comme si le monde était rose. Comme si le monde n’était pas écrasé d’injustes et d’horreurs. Comme si les flammes n’avaient pas menacé une ville de Lumiris.

Comme si tout allait bien.
Toujours aussi bien.

- Mais commence par la nourriture. Puis les filles. Sans même vraiment te soucier de si c’était un sujet délicat pour lui, si parler des filles pouvait s’avérer difficile. - ‘Fin, non. Parles-moi des mecs. T’as pas changé, et ce, quand même bien il n’y en avait qu’un pour hanter ton esprit à l’heure actuelle. Les hommes, une véritable passion pour toi, au même titre que la peinture. - L’ambiance aussi, ça peut être cool. AH, et je t’ai pas dit, mais depuis ton dernier message, j’ai remporté ma première arène ! Tu dis ça avec le sourire. - Donc vas-y, parles-moi aussi de celles d’Hoenn. Et t’as fait des concours là-bas ? T’es remonté sur scène ? L’histoire tragique, ça a toujours son petit effet sur les foules et les juges. Jeune homme venu tout droit de Lumiris, coordinateur d’exception qui se bat tous les jours face à la vie pour continuer à aller de l’avant malgré les épreuves. Franchement, tu trouves pas que ça a de la gueule ? Tu manques peut-être de tact, peut-être de considération, mais tu dis pas ça pour être méchante. Tu penses chacune des paroles qui s’échappent de tes lèvres, toujours en faisant preuve de cette innocence presque risible qui en est toutefois presque touchante.
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Jade
Tu avais toujours été d’une grande maladresse, d’une grande imprécision au cœur des relations humaines.
Lorsque l’on franchissait les frontières invisibles de la simple amitié pour verser dans d’autres sentiments plus intimes, tu étais toujours le dernier au courant et, surtout, le dernier à réagir.
Jade ne t’avait jamais confié les sentiments éphémères qu’elle avait couvé et, bien entendu, tu n’avais rien flairé… Quoi de plus étonnant. Ceci étant dit, les mots auraient-ils pu y changer quoi que ce soit? Lorsque tu avais fais la rencontre de la brunette, tes prunelles étaient déjà rivés sur celles de Hazel.
Ton cœur ne battait déjà plus que pour ses étourderies, que pour son cœur immense, mais ses mots étouffés.

Jade était gentille, drôle et détendue. L’énergie qu’elle irradiait était réconfortante, semblable aux rayons du soleil lorsqu’ils éclairaient les fenêtres de ton appartement.
Elle dégageait une joie aussi viscérale que sincère à l’image d’un monde qui n’avait de yeux que pour elle… Pour ça et pour la légèreté qu’elle portait comme une deuxième peau, le bonheur que l’on retirait de sa présence n’avait pas de pendant dans l’univers.
Jade était amusante, souvent plus bavarde que réflective, mais fondamentalement bien intentionnée.
Et elle souriait, tout le temps. Comme si les nuages n’avoisinaient jamais son esprit ou sa candeur inexplicable.
Le son de son rire emplissait l’air, chassait jusqu’à tes propres démons comme s’ils n’avaient jamais existés. Jade était incompréhensible. Ce n’était pas le genre  de douceur dont tu avais l’habitude, le genre de joie dans laquelle tu avais pris racines et stabilité… Et même si cela te paraissait parfois effrayant, la jeune femme te rappelait à quel point il est agréable de rencontrer quelqu’un de plus heureux que soit.

Sur la route sillonnant les stands aux devantures colorées, tu l’écoutes te parler.
Elle te parle de Hoenn qu’elle connaît peu, te demande des informations que tu n’es pas certain d’être en mesure de lui fournir. Positif malgré tout, tu tentes de faire la conversation, de ne pas emmurer tes souvenirs qui témoignent de ton absence.
Tu tentes d’effacer la honte, de ne pas garder l’amertume de ta fuite en mémoire.
Par tous les moyens, tu essaies de faire comme si de rien n’était, comme si tout était parfaitement normal… Mais Hawkeye autant que Pandore sont des témoins à charge et tu sais que le moindre mensonge sera sévèrement réprimandé. Mais n’est-ce dont pas ce dont tu as l’habitude désormais, de mentir? Il n’a jamais été question de passion.
Tu n’as jamais été mythomane ou tiré quelconque satisfaction des bobards que tu t’amuses à raconter. Au contraire, la honte t’étouffe… Mais jamais autant que la crainte et la peur du rejet.

2021 souffle à vos portes, n’est-il pas temps de faire table rase du passé, de tout oublier?
À cette idée, tu esquisses un sourire. Si seulement c’était aussi facile.

Tu ne perds pas le nord visiblement…., t’amuses-tu lorsqu’elle t’invite plutôt à lui parler des garçons que des filles.

Tu ne connaissais pas Jade sur le bout des doigts, pas mal de subtilités te manquaient pour prétendre tout savoir d’elle… Mais ce genre de réponse ne t’étonnait pas un moindrement.
Tu n’avais pas formulé ce genre de réflexion à la volée, sans y réfléchir  d’abord. Au contraire.

Donc vas-y, parles-moi aussi de celles d’Hoenn. Et t’as fait des concours là-bas ? T’es remonté sur scène ? L’histoire tragique, ça a toujours son petit effet sur les foules et les juges. Jeune homme venu tout droit de Lumiris, coordinateur d’exception qui se bat tous les jours face à la vie pour continuer à aller de l’avant malgré les épreuves. Franchement, tu trouves pas que ça a de la gueule ?

Et le sujet, soudain, se veut plus épineux et beaucoup moins léger.
Étouffant l’ombre qui traverse tes yeux, tu prends une grande inspiration. Les concours.
Encore et toujours.

… On ne va plus de l’avant après ce genre d’épreuve, Jade.

Ta voix n’est qu’un murmure étouffé qui ne manque pas de te faire grimacer.
Tu regrettes déjà, tu regrettes déjà de ne pas avoir pu t’en empêcher, de ne pas avoir réussi à feindre l’indolence… D’avoir étouffé le peu d’éclat qu’il te reste à faire voyager.
Te pinçant les lèvres, tu détournes brusquement ton regard de la brunette pour ne surtout pas confronter son incompréhension à l’affliction qui dégage ta propre douceur. Malgré tout, tu avais raison. Tes mots n’étaient pas le fruit du hasard : il était impossible d’avancer impunément après un tel traumatisme.
Les écrans de télévision, l’objectif des caméras, la moindre vidéo de toi… Tu n’arrivais plus à supporter le reflet de ton image sur une vitre noire.

À  chaque fois, tu revoyais les yeux gorgés de folie de Kotetsu, cette adoration sans fin dont la simple existence avait failli te coûter la vie et celle de pauvres malheureux. À chaque fois, tu réentendais le discours de sa folie et son fanatisme déraisonnable. À chaque fois, tu te demandais comment les choses auraient pu tourner s’il n’y avait pas eu Miss Lumiris, si tu n’avais pas eu l’égocentrisme navrant d’attirer autant d’attention sur toi.

Ce n'est pas un jeu., soupires-tu.

Parce que les concours sont devenus ta hantise, parce que tu ne vois pas comment tu pourrais confronter de nouveau l’oeil d’une caméra…
Et parce que c’est un mal dont tu n’as jamais été capable de parler, que tu n’as jamais su évoquer.
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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Jade & Izaiah


Ce n’est pas parce que tu es presque en couple désormais, que tu es tombée amoureuse d’un homme que tu as redécouvert ces derniers mois, que tu comptes abandonner l’un de tes sujets de discussion préférés, à savoir les garçons. C’est comme ça depuis toujours, depuis que t’es en âge de t’y intéresser. C’est comme ça depuis ton premier râteau, depuis que beaucoup trop d’autres relations éphémères ont suivi. Des relations de quelques jours, de quelques semaines tout au plus, desquelles tu te lassais beaucoup trop rapidement et que tu oubliais tout aussi rapidement. T’étais du genre à tomber amoureuse d’un sourire pour finalement passer à autre chose lorsque ce sourire perdait de son charme.

Ce fut le cas de tous, ou presque.
De tous, sauf de celui qui avait fait chavirer ton coeur sept ans plus tôt.

Toutefois, ce n’est pas des garçons dont vous vous retrouvez à parler. Peut-être que ça aurait été plus facile, moins éprouvant. Peut-être que tu aurais dû t’arrêter là dans ton discours quant à tout ce que tu voulais savoir sur Hoenn. Mais ce n’est pas ce que tu fais. Parce que tu continues de parler, encore et toujours. Des arènes. Des concours. Tu lui partages même ce que tu penses de tout ça, de l’histoire qu’il pourrait avoir, cette aisance qu’il aurait de charmer le public avec cette détermination à toute épreuve. Toutefois, il ne semble pas de cet avis et sa réponse te force à t’immobiliser. Il y a pourtant Hawkeye qui, d’une main posée dans ton dos, semble t’inviter à continuer de marcher, comme pour t’éviter d’ajouter quoi que ce soit sur le sujet. C’est toutefois mal te connaître que de croire que tu allais rester silencieuse, que tu allais te contenter d’accepter ces réponses vagues pour justifier le détachement dont il ne parvenait pas vraiment à faire preuve.

Tu ne prétends pas pouvoir comprendre sa situation, après tout, comment le pourrais-tu ? Le plus grand dam de ta vie a été ce râteau que t’a mis l’aîné Shelby il y a de ça sept ans. Ça et aussi l’absence de ta meilleure amie, ces dernières semaines, alors qu’elle a préféré t’ignorer plutôt que de faire face (avec toi) à ses problèmes. - Donc c’est quoi alors, si tu ne vas pas de l’avant ? La question se veut sincère et n’a rien de critique. Ce serait mal venu de ta part de juger ses choix alors que tu ne peux qu’effleurer la surface de tout ce qu’il a vécu. - Tu ne peux pas retourner en arrière. Quand bien même le voudrait-il. - Tu as donc l’intention de rester sur place ? De te figer dans le temps ?

Tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas l’immobilité dans laquelle il semble vouloir s’enliser. Tu ne comprends pas vraiment ses paroles, cette opposition qu’il a quant à aller de l’avant, affirmant qu’il ne pouvait pas. Pas après tout ça. Pas après tant d’épreuves. Alors tu gardes ton regard levé vers lui, les sourcils légèrement froncés alors qu’une certaine confusion vient se dessiner sur tes traits. Comme ça a été le cas lorsque tu l’as reconnu. Lorsque tu as réalisé qu’il était bien ici, à Lumiris. - C’est la meilleure façon de te retrouver seul, tu le sais ça ? Il y a aussi une certaine bienveillance dans ta voix alors que tu lui partages avec toute l’innocence dont tu peux faire preuve ta propre vision de la vie. - Parce que ce n’est pas parce que toi, tu refuses d’avancer, que les autres vont faire la même. Et, plus vite que tu le crois, tu vas regarder à gauche et à droite et il n’y aura plus personne. Un léger soupir s’échappe de tes lèvres alors que tu fais mine de réfléchir un peu.

- Ok, attends, dis-moi. C’est quoi, les concours, si ce n’est pas un jeu ? Tu reprends ta marche, le pas léger, ta voix aussi. - Parce que bah, un jeu, c’est une activité amusante. Et donc, par conséquent, les concours, c’est aussi un jeu. T’hausses les épaules, retenant toutefois de partager qu’à tes yeux à toi, la vie aussi était un jeu. Un jeu parfois dangereux, parfois un peu compliqué à suivre, mais un jeu tout de même.

Tu secoues ensuite la tête de droite à gauche. - Mais bon, la question c’est pas vraiment de savoir si c’est un jeu ou pas. C’est de savoir pourquoi est-ce que ça ne t’amuse plus ? Parce que t’as cru comprendre qu’il ne voulait pas remonter sur scène. Que l’histoire du jeune homme torturé ne lui plaisait pas trop (alors que, pourtant, le public en serait charmé). Tu te demandes donc pourquoi. Pour certains, ça serait peut-être évident, mais pas pour toi. Parce que t’es encore trop naïve, tu possèdes cette innocence de celle qui a trop longtemps été bercée par des illusions. T’es celle qui vit de rêve et d’espoir, qui vit mal l’échec mais accepte de s’en relever, considérant que tu n’as pas de temps à perdre à rester trop longtemps au sol. Tu t’arrêtes ensuite devant un petit stand pour attraper des chaussettes de laine. - Ça, ça peut faire un bon cadeau, non ? En ayant aucun mal à passer d’un sujet à l’autre, lui offrant du même coup ce doux sourire rassurant dont tu sais faire preuve, quelque chose de plus réconfortant, chaleureux aussi.
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Jade
Les garçons n’étaient pas forcément ton sujet préféré – peut-être était-ce dû à ton indifférence les concernant.
Mais, si tu avais eu le choix, si tu avais su faire le bon choix, tu les aurais quand même largement préféré à la Coordination.
La légèreté dans l’air, cette légèreté que tu tirais normalement de l’insouciance Jade, s’était dissipée au contact d’un sujet au-dessus duquel tu n’arrivais plus à voler. Tu y avais pensé, tu sais, à reprendre la scène comme épouse.
Mais, plus encore que ta passion pour les paillettes et la beauté, c’était la crainte d’être diffusé sur tous les écrans qui t’avait arrêté. C’était également pour cette raison, pour cette peur insensée, que tu avais brusquement annoncé la fin de ta chaîne Pokétube. Du jour au lendemain, tu avais tout supprimé sans même prendre la peine de t’expliquer auprès de tes abonnés… Et tu avais tenté d’exister.

Différemment. Privé de toutes tes bases et certitudes en ce monde.
De tous tes piliers désormais effondrés.

Tu savais que Jade n’était pas malintentionnée, que ses paroles n’avaient pas pour but de te blesser… Mais elle avait appuyé au mauvais endroit, sur ce centimètre carré qu’occupait ta sensibilité.
Tu n’avais pas voulu abandonner : tu t’étais seulement estimé incapable de continuer. La panique, la terreur dans le fond de tes yeux à la vue d’un bête objectif. Ce n’était quelque chose que l’on pouvait voler, emprunter.
Cette terreur, elle prenait racines dans les fissures de ton esprit brisé… Et tout le reste n’avait pu qu’en découler.

Donc c’est quoi alors, si tu ne vas pas de l’avant ?

Tes sourcils qui se froncent légèrement alors que tes yeux abandonnent le vide qu’ils contemplaient pour affronter de nouveau l’objet temporaire de leurs tourments.
Où voulait-elle en venir très exactement? Tu ne l’avais jamais entendu parler avec tant de sérieux, tant de gravité… Et plus les paroles franchissent les frontières de sa bouche, plus elles te font mal.
Parce que tu sais qu’elles sont vraies, parce que tu n’es pas étranger à tous les reproches qu’elle te fait.

Ce sont exactement les mêmes que ceux qui te martèlent l’esprit jour et nuit.
Exactement les mêmes que ceux que tu te répètes en boucle chaque jour et chaque nuit.

T’as jamais eu cette impression que quelque chose était tout simplement au-dessus de tes forces?

Soupires-tu en laissant tes prunelles céruléennes balayer les différents stands et marchants itinérants.
À bien y penser, tu ne savais même pas ce qu’ils faisaient ici, ce qui avait motivé leur déplacement une fois la période des fêtes passée.
À ce temps-ci de l’année, même le plus avare des hommes n’avait plus de babiole à acheter… Mais peut-être était-ce toi qui ne connaissait rien au marché, aux véritables saisons fortes et au profit que l’on pouvait gratter entre noël et le jour de l’an.
Peut-être. Peut-être que c’était toi le souci.

J’ai juste l’impression qu’un grand malheur va s’abattre si je retourne sur scène, que quelque chose va m’arriver… Et j’arrive pas à m’enlever ça de la tête.

Parce que tu t’imaginais qu’un autre détraqué allait s’amouracher d’une image projetée, que l’absence d’anonymat aurait tôt ou tard raison de ta vie ou, au mieux, de ta santé.
Tu t’imaginais qu’il y avait des centaines de milliers de Kotetsu qui n’attendaient que ça : que tu t’exposes à leurs yeux grands ouverts d’avidité, de folie prête à tout saccager.
Tu ignorais pourquoi tu manquais autant de réalisme, pourquoi tu n’arrivais pas à te faire une raison alors que tout te criait que les gens comme lui ne courraient pas les rues. Mais c’était ainsi.
Tu préférais encore mourir que de reposer les pieds sur une scène, que de t’exposer une fois de plus à l’objectif impersonnel d’une caméra.

Et tu ne savais pas si c’était quelque chose que Jade pourrait comprendre, si c’était un cri du cœur auquel elle pourrait être sensible.
Au fond, tu ne connaissais rien d’elle en profondeur. Votre relation, à défaut d’être construite sur les confidences, ne prenait vie que dans le partage de vos passions communes.
Tu étais, en quelque sorte, un mentor et elle était… pas ton élève ni ton apprentie, mais voilà.
Votre relation s’étendait-elle plus loin que ça? Les premiers balbutiements de votre amitié étaient maladroits, mais… Qui sait.

Penchant légèrement la tête sur le côté, tu esquisses finalement une grimace peu convaincue en admirant les chaussettes de laine pointée par Jade.

C’est plus le genre de personne à davantage s’enthousiasmer devant un nouveau processeur que devant une paire de chaussettes si tu vois un peu le tableau., t’amuses-tu sans la moindre malignité ou intention de te moquer.

Hazel avait toujours été comme ça.
Ta tendre moitié (ex tendre moitié) avait toujours été plus passionnée par les pokémons et la technologie que par les objets traditionnels de la vie courant.
Pour ça, au moins, tu la connaissais bien.

Mais elle aime beaucoup les pokémons… Donc peut-être qu’on pourrait creuser cette piste.

Hazel était comme Lys : elle t’avait tout appris.
Les gens comme elles avaient manqué à ta vie pendant d’innombrables années et c’était grâce à leur précieux enseignement que tu avais réussi à passer outre ton manque de connaissance navrant.
Maintenant, tu volais de tes propres ailes… Ou du moins, tu avais appris à le faire.

Sans même t’en rendre compte, le reste de la journée s’égraine alors d’un claquement de doigts. Lorsque, au moment de vous séparer, tu jettes un œil à vos sacs respectifs, tu ne peux t’empêcher de rigoler doucement :

On peut dire que ça a été productif…

Tu ne sais pas si le mot est bien choisi, si c’est vraiment ce que tu souhaites vraiment entendre… Mais qu’importe. Au final, tu as trouvé ce que tu souhaitais offrir à Hazel et c’est la seule chose qui compte vraiment. Le reste, à côté, n’est que superfétatoire.
Prenant une grande inspiration, tu relèves alors doucement ton regard vers Hawkeye qui, toujours aussi silencieux, se tient derrière votre amie commune comme un garde du corps derrière son client. Ton sourire ne disparaît pas et ce malgré la honte qui traverse alors ton regard céruléen.

Merci de prendre soin de lui… J’espère que vous vous entendrez bien. Je retourne à Hoenn bientôt, mais on aura peut-être la chance de se recroiser avant mon départ.

Le mensonge glisse de ta bouche comme une provocation aux oreilles de ton braségali, mais tu ne perds pas pied; ton regard soutient le sien comme pour le mettre au défi de te contredire.
Tu sais que Hawkeye sait… Mais Jade n’a pas besoin d’être au courant que tu es définitivement de retour. Pour aujourd’hui encore, tu mentiras… Mais peut-être qu’un jour viendra où ça cessera.

Quelques minutes plus tard, au détour des aurevoirs chalheureux, tu reprends le chemin vers Mirawen le pas lourd, mais le cœur léger.
Au moins, tout irait bien de leur côté.
(c) TakeItEzy (Ezekiel Fitzgerald)


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