Dusk Lumiris

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Aussi maladroite que je puisse paraître, je tends la main - PV Audrey
Reika Watanabe
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Aussi maladroite que je puisse paraître, je tends la mainLe crépuscule tombant brillait de manière imprudente sur le port. Au rythme enchevêtré du vent, quelques oiseaux effectuaient leur dernières manœuvres, s’en allant vers cet endroit que personne ne semblait pouvoir trouver. Des hommes fuyaient, dans une course masquée par une marche décidée, les rues étroites des ruelles marchandes, craignant en secret la loi non écrite de la nuit. Celle qui murmure les rumeurs de l’obscurité. Qu’importe le chemin parcouru, ce monde restait le même.

Assise sur une épaisse barrière de bois, j’assistais à l’achèvement de cette journée, appréciant toute la beauté des derniers instants du jour, peints dans des couleurs aussi chaudes que l’espoir. Le petit Héricendre était sagement assis sur mes genoux, faussement sage, son petit museau était tantôt pointé vers l’horizon du port et la mer, tantôt levé vers mon visage. Lui aussi, comme moi, craignait l’incertitude de demain. Cela ne faisait que quelques jours que le bateau, mon seul complice dans ma fuite, avait accosté au port de Sunrya, dans la région de Lumiris. Si les premiers jours avaient eu les couleurs et les saveurs d’une nouvelle vie, d’une aventure unique, de vacances palpitantes… La réalité n’avait pas tardé à ouvrir ses immenses ailes, et à voler par-dessus les flots pour venir me retrouver, moi, la fille qui avait profité du chaos de la tempête de mes émotions pour fuir tout ce que j’avais.

Je n’étais pas satisfaite. Je ne regrettais rien. Aussi loin que je me souvenais, j’ai toujours laissé ces sentiments bouillir en moi, les noyant dans le silence, n’ayant jamais eu le courage de les crier à voix haute. Je voulais tant crier. Mes journées n’avaient été que des calques transposés les uns sur les autres, m’offrant toute l’ampleur d’un labyrinthe sans fin, dans lequel on continue de marcher sans même rêver d’une destination. Si je ne m’étais pas détaché d’Unys, si je n’étais pas partie, je le sais, mon cœur aurait fini en cendres. Mais j’ai l’impression d’avoir attendu longtemps, trop longtemps. Mon cœur est déjà tordu et brisé. Je voulais seulement exister. Je voulais être aimé.

Mais ce n’était pas la fin. Contrairement à ce jour, je n’étais pas un livre qu’on venait de refermer. Mon histoire n’était pas terminée. Son début avait hâtivement été écrit sur la troisième page, comme s’il ne s’agissait que d’un titre ou d’un prologue. Tout était à faire. Je me sentais comme l’envoyée d’un rêve. Même si le monde autour de moi était tristement toujours le même, rien ne m’empêchait de changer. On ne peut pas changer le monde. Mais on peut se réinventer soi-même. Même si le résultat de ce voyage se solde par un échec, mon rêve ne se brisera pas à cause de quelques misérables fissures. J’avancerais avec cette flamme née des cendres de mon cœur brûlé. Ah, comme il est fascinant… Ce monstre appelé « rêve ».

La nuit effraie les honnêtes et rassure les criminels. D’après absolument tout le monde autour de moi, je n’étais qu’une gamine qui ne devrait pas se promener seule. J’aurai presque été d’accord avec ça, si on ne m’avait pas imposé quoi être et quoi faire. Néanmoins, je n’avais pas un esprit de contradiction assez puissant pour en devenir insouciante. Quittant mon petit perchoir de bois, j’avais serré mon petit Baku contre moi à l’aide d’un bras, chassant la poussière et les saletés de ma jolie robe à l’aide de ma main libre. Tout en gardant mon chaud petit partenaire contre moi pour lutter contre la brise qui se faisait soudainement plus mordante avec l’appel de l’obscurité, j’avais quitté le port pour emprunter une ruelle commerçante, là où du monde tardait encore. Mon hôtel n’était pas très loin alors, tout ne pouvait que bien se passer.

Peu de regards se tournaient vers ma petite silhouette qui avançait d’une démarche rapide et assurée. Je n’avais pas l’air d’une fille perdue. Je n’avais pas peur. Pas même lorsque les voix hautes de la dispute d’un quelconque couple troublèrent vaguement la ruelle encore colorée de vie. Les passants s’étaient contenté de tourner la tête en direction de l'endroit d'où provenaient les voix, avant de poursuivre le petit chemin tranquille menant à leur maison. Les commerçants s’étaient arrêtés un instant dans leurs tâches, avant de tirer simplement le rideau de fer de leur boutique ou de verrouiller leur porte à clés. Au milieu du petit chemin de pierre, oubliée de tous, je m’étais immobilisée. L’Héricendre avait pointé, de sa petite patte, une ruelle qui donnait inévitablement vers une autre, là d’où semblaient provenir les voix querellées. Dans son geste, Baku appuyait l’idée qui me traversait l’esprit. On ne pouvait pas continuer et faire comme si de rien n’était. J’avais cru entendre la voix d’une femme… Ce n’était pas de la curiosité pure et inutile, mais une forme de compassion aux allures de crainte. J'avais tout simplement peur, qu'à quelques pas de moi, quelque chose de terrible arrive.

Je m’étais aventurée dans la ruelle, m’éloignant des passants, des commerçants et des dernières lueurs du crépuscule, plongeant dans ce monde de murmures et de rumeurs qu’on se doit tous de craindre par bon sens. Après quelques minutes de marches, j’avais atteint ce qui semblait être un cul-de-sac, une petite cours de pierres usées, encadrée par des murs trop hauts pour laisser passer la lumière mourante de l’astre. Des hommes s’étaient retournés dans ma direction, ahuris, énervés, comme si ma présence représentait tout ce qu’ils n’avaient pas prévu. La scène n'avait rien à voir avec la simple dispute d’un couple… J’avais senti Baku se courber d’inquiétude dans mes bras. Mon regard n’avait pas flanché. J’avais fait un pas vers la direction du trouble.

- « Qu’êtes-vous en train de faire ?! »
Lançais-je d’une voix forte et autoritaire.
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Instants volés de rage sourde et de violence insoluble.
C'était le fardeau d'être née femme et par nature vaincue – c'était le prix à payer d'être née à leurs yeux proie, à leurs mains victime. Les regards farouches, les dents serrés et les sifflements insolents, les poings serrés et prête à frapper – c'était la réalité d'être née avec les mauvais accords, chienne ou salope, bonne ou trop laide, condamnée à l'appréciation de leurs yeux mouillés d'idées insalubres.

Des visages familiers et des rires aux intonations que je connais déjà par cœur pour les avoir trop entendus lézarder les couloirs du lycée – ces types-là ne sont pas ceux qu'on soupçonnerait d'être les clébards qui vous acculent dans les ruelles ; plutôt les fils de rien qui vous bousculent dans les couloirs et renversent vos plateaux dans les cafétarias. Les branleurs dont on laisse glisser l'existence à la surface des remparts d'indolence qu'on se forge à se briser les phalanges sur leurs egos envahissants.
Des mômes qui se croient tous les droits parce que c'est ce qu'on leur a appris – parce qu'ils ne savent pas le mal qu'ils engendrent quand ils sont persuadés d'être dans leur bon droit ; ils sont les mêmes qu'en public, les mêmes qu'au lycée,
simplement persuadés que le monde leur appartient
et, par défaut,
que je suis un peu leur chose aussi.

Éclats de voix qui ordonnent non, les insultes claquent et leurs rires répondent – et quand mon poing serré a frôlé de trop près le visage d'un autre c'est sa poigne qui m'a piégée. Dans mon dos le grillage rouillé d'un cul-de-sac, j'observe comme ses doigts impriment leur empreinte sur ma peau, puis je relève les yeux dans sa direction. Je n'écoute pas – je n'écoute plus.
La scène est surréaliste – l'imagination collective se persuade que ça n'arrive que la nuit, et dans des rues malfamées. Pas sous leur nez, pas à l'heure d'un crépuscule sublime, pas à côté de l'épicier le plus fréquenté de Sunyra – et ça fait bouillir la colère au dedans de savoir qu'ils entendent,
qu'ils entendent forcément et que, quoiqu'il arrive,
ils prétendront qu'ils ne savaient pas.
C'est si facile de s'aveugler aux horreurs qui arrivent au pied de chez soi.
Je lève les yeux aux fenêtres les plus proches – les volets sont ouverts, les vitres closes, les rideaux tirés.
Putain de monde aveugle et sourd.

Une rumeur sourde, l'emprise se relâche.

« Qu’êtes-vous en train de faire ?!
Wifi ! »

L'Emolga quitte le grillage sur lequel il s'était réfugié et se jette au visage d'un des types, mon genou heurte celui de mon assaillant et je m'échappe – je bouscule et profite de la stupeur ambiante pour échapper à leurs mains avides et violente. La mienne, dans ma course, saisit la tienne – regards croisés une seconde et je t'assimile à la voix qui a retenti dans le chaos de la rue. « Cours ! » Wifi réfugié dans mes cheveux, je ne m'arrête plus – j'ai l'impression que je ne m'arrêterais plus jamais.
Je cours jusqu'à ce que mon souffle ne me le permette plus, je cours jusqu'à ce que mes jambes tremblent et qu'il me faille m'appuyer contre un mur pour ne pas m'écrouler, je cours jusqu'à ce que l'adrénaline retombe et qu'il ne reste plus qu'une colère aveugle – une implosion qui me pousse à porter un coup au mur de béton qui rassurait mon équilibre. « Putain ! »

J'ignore les regards, j'ignore les murmures, j'observe d'où l'on vient et c'est les poings serrés et les yeux brûlants. « Connards… CONNARDS ! » Ils n'entendent pas, ils n'entendront jamais – ils ne sont plus là mais leurs regards me hantent encore, et leurs rires, et leurs audaces, et l'empreinte de ses doigts trop sûrs d'eux sur mon poignet. « Allez vous faire FOUTRE PUTAIN ! » Un sanglot qu'on étouffe, une inspiration tremblante et fébrile, deux pas en arrière et le mur comme un allié solide pour ne pas tomber.

Je relève la tête et,
au milieu du chaos
il y a toi.

Mon souffle qui s'apaise doucement, mon silence qui ne sait plus se rompre. J'ouvre la bouche et je la referme, j'inspire. Je crois que je ne saisis pas encore très bien tout ce qui vient d'arriver. « Désolée. » Je m'excuse mais je ne sais pas de quoi.
Je crois que j'aurais dû dire merci.

Je crois que c'est ça qu'on dit, normalement.
Comme si c'était normal, cette connerie.

« Désolée. »

Désolée.
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Reika Watanabe
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Aussi maladroite que je puisse paraître, je tends la mainMa voix avait porté, frappant dans l’oreille des prétendus sourds, ricochant sur les habitations des aveugles, mettant les mots sur ce que tous voulaient noyer dans la contemplation d’un crépuscule d’ignorance. J’avais en horreur cette main qui s’était emparée d’elle. J’avais cette rage, dans le creux de mes prunelles ambrées, qui s’était juré de combattre cette vue inacceptable.

Les regards ne mentaient pas. Ils étaient de ceux qui enferment les autres dans leurs plus étroites appartenances. Perçants et rancuniers, ils sifflaient une giclé de menaces silencieuses, que même un sourd aurait entendu. Leurs regards étaient aussi dérangeants qu’une claque. Ils ne m’étaient pas familiers, mais parlaient une langue que mon corps reconnaissait. J’étais en danger. Mais parce qu’elle était en danger, elle aussi, j’allais devoir accepter les tremblements qui me faisaient douter de mes jambes, ignorer la boule qui se formait dans ma gorge, et si c’était nécessaire, crier jusqu’à faire céder mes cordes vocales. Elle n’était plus seule face à ces types et leurs regards noirs trahissant des pensées putrides, nous étions désormais deux.

J’avais senti la tête de Baku, toujours blottit contre moi, se pencher d’interrogation sur un côté. Jeune et innocent, il ne comprenait pas toute l’horreur de la tension régnant dans cette petite cour délabrée, il ignorait à quel point les êtres humains pouvaient être malveillants. Les apparences et les bavardages m’ont toujours attribué cette image de fille à ses parents, trop riche pour subir les railleries qu’on réserve aux classes sociales basses, trop précieuse, depuis qu’elle est l’enfant unique de la famille, pour être confrontée à la cruauté qu’engendre la différence. Vous vous souvenez alors de ce qu’on dit au sujet du livre et de sa couverture… Je n’ai jamais été plus qu’une pauvre ratée qui traîne derrière, de ceux qu’on a même plus envie d’attendre une fois la ligne d’arrivée passé. Mais j’étais aussi condamnée à faire partie de ceux incapables de laisser quelqu’un derrière.

Minuscule, au point qu'un simple coup de poing pourrait lui briser les os, le rongeur n’avait pourtant pas hésité à bondir sur le visage fou du cerbère, dont la main de fer avait finalement lâché sa prise. Les événements s’étaient bousculés, prenant des raccourcis dans l’empressement et l’agitation, et c’était sa main, à elle, qui s’était frayée un chemin jusqu’à la mienne.

- « Cours ! » Cria-t-elle.

Mon bras autour de Baku s’était resserré avec force. J’avais aperçu les couleurs du rongeur nous rejoindre, et mes jambes avaient enfin obtenu ce qu’elles voulaient depuis que je m’étais égarée dans ces ruelles oubliées, depuis que je m’étais dirigé vers le danger. Je courrais. Je courrais aussi vite que l’écho de nos peurs entremêlées nous portait, je courrais jusqu’à sentir la violence de l’air dans mes poumons, je courrais jusqu’à ce qu’elle m’autorise à m’écrouler à moitié au sol, jusqu’à pouvoir soulager mon souffle devenu trop court, trop insuffisant. Le coup-de-poing porté au mur de béton m’avait contraint à relever les yeux, mon regard étant tombé au sol en même temps que moi, vers elle.

Cette colère, je la connaissais que trop bien. Je ne pouvais pas la craindre, même si je savais qu’elle pouvait subitement se retourner contre moi, sa violence n’en serait pas moins éphémère. Sa voix montait, agrippant les regards et escaladant l’inquiétude des passants. Trop tard. Il était désormais beaucoup trop tard pour ça… Silencieuse, spectatrice impuissante face à la blancheur d’un fer trop ardent pour qu’on l’approche, j’attendais, sentant mon Pokémon tirait vers l’avant, comme s’il voulait aller aider cette jeune femme qui criait, comme s’il voulait agir maintenant qu’il avait compris. Ces excuses étaient encore brûlantes et son souffle encore chaud, pourtant, je m’étais relevé, osant m’approcher et poser une main légère sur son épaule. Je n’avais pas peur de me brûler. Plus que la tempête qui faisait rage dans son regard, je craignais que nos poursuivants nous rattrapent, je redoutais ce qu’ils... Ce n’était pas fini, elle n’était pas à l’abri, et moi non plus.

- « Allons quelque part. N’importe où, à l’intérieur… Un bar, un restaurant, n’importe quoi fera l’affaire ! Allons quelque part au calme et en sécurité pour mettre de l’ordre dans nos idées ! » Décidais-je.

J’avais alors finalement peur d’elle. J’avais peur qu’elle m’envoie balader, qu’elle repousse ma pauvre main, et m’abandonne dans cette foule d’indifférence.
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Dernière édition par Reika Watanabe le Sam 27 Mar 2021 - 13:24, édité 1 fois
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Audrey R. Davis
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Et ils nous regardent, ces idiots, ces fous, ces insouciants ; ils nous dévisagent parce que j'ai hurlé, et c'est mon audace à les déranger dans leur sérénité toute aveugle qu'ils condamnent de leurs œillades stupéfaites. Je les déteste, je les déteste, tous autant qu'ils sont ; je les déteste ces abrutis bienheureux qui se moquent des drames lorsqu'ils se produisent et qui diront, plus tard, pour se donner bonne conscience, que c'est une tragédie – en forçant la voix tremblante et les yeux mouillés.
Mâchoire et poings serrés je soutiens leurs regards à tous, tous ceux qui osent me faire l'affront de juger l'éruption soudaine de ma rage à leur égard ; qu'un seul ose, qu'un seul ose hausser la voix, tenter un rire, qu'un seul ose et ma violence n'attend qu'une cible, ma colère qu'un réceptacle. Qu'un seul ose et je ne réponds plus de moi – qu'un seul ose et…

Mon sursaut est brusque – je voudrais reculer mais le mur dans mon dos m'empêche de me dérober. Mes prunelles se dardent dans ta direction, incendiaires et venimeuses, et il me faut un instant, quelques secondes de trop, pour réaliser que ce n'est que toi.
Lentement, je laisse la colère refluer – c'est ta voix qui me porte et m'apaise, et mon regard qui dérive. Le monde entier s'en est retourné à son silence absurde, et il ne reste plus que nous. Nous jamais sûres, nous toujours proies.
Je les déteste.

Je sens Wifi s'agiter contre ma nuque, ses petites pattes me toucher la joue, et quand je baisse les yeux dans sa direction les siens sont comme inquiets, pleins de questions que mes mots d'humains ne sauraient pas lui expliquer. « Ouais… Ouais, viens. » Faut qu'on bouge, c'est tout ce que je retiens, ma seule certitude ; faut qu'on bouge et c'est toi et moi – parce que tu n'es pas plus en sécurité que moi, livrée aux chiens des villes, aux clébards des rues. J'ai pas la force de te laisser pour compte alors que c'est pour moi que tu t'es mise en danger ;
alors que t'es la seule de cette putain de ville à avoir réagi.

D'habitude, les rues du crépuscule sont belles et apaisantes. Mais, ce soir, même la douce brise des allées fleuries de Sunyra n'apaise pas mon cœur serré ni ma nausée ; je me sens malade, malade et enragée, et j'ai l'impression que cette sensation ne me quittera plus jamais. Je balaye des yeux toutes les portes, toutes les vitrines, tous les trottoirs, et je regarde trop souvent dans notre dos ; j'ai peur et mes mains tremblent encore et je ne sais plus si c'est d'angoisse ou de colère, je ne sais plus, je ne sais plus,
je sais seulement que personne, jamais, ne devrait se sentir comme je me sens.

« Là. » Je bifurque presque sans préavis – je n'emprunte que des ruelles larges et fréquentées, des allées plus sûre même si aucune ne l'est. Mes mains tremblent encore quand je pousse finalement la porte de la première enseigne à l'air chaleureux qui croise notre route – petit café bibliothèque dont la terrasse a le mérite d'être fréquentée par plus de femmes et de quarantenaires concentrés que par les vieux pervers alcoolisés qui se donnent rendez-vous au PMU du coin tous les matins.
Il n'y a que lorsque la porte se referme dans notre dos en tintant que je m'autorise à respirer profondément – et je m'écroule sur une chaise libre, aux fins fonds de la boutique, loin des vitrines qui donnent sur la rue. « … Ils nous ont tous regardées, ces connards, putain… Ils étaient tous là à me regarder péter un plomb quand c'était trop tard, je… » Je ris, c'est fébrile et c'est nerveux. Ce monde est ridicule. « Pardon, c'est… » Je comprends simplement pas. Je ne comprends pas.

Je glisse mes mains dans mes cheveux, j'inspire, et je les balaie sur mon épaule en me redressant. « Je suis juste un peu secouée. Je… Ça va, toi ? » Parce que je ne me suis occupée que de moi, moi et ma violence en sourdine, moi et ma haine, moi et mon fiel.
Mais toi… Toi tu étais là, depuis le début.
« Merci… d'être intervenue. »
Je n'ai pas envie d'imaginer – tout ce qui aurait pu se passer, si tu n'avais pas été là, si ta voix ne les avait pas dérangé, si je n'avais pas fui, si on n'avait pas couru. Si tu ne m'avais pas entendue, si tu n'étais pas venue, qui l'aurait fait ?

Merci d'être intervenue, c'est tellement rien – tellement rien, quand on imagine le pire.
Tellement rien, quand on sait à quoi ressemble parfois la réalité.

Je crois qu'il faudrait dire
merci
de m'avoir sauvée.
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Reika Watanabe
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Aussi maladroite que je puisse paraître, je tends la mainLorsque j'étais enfant, on m'a appris que les jours de colère, il faut savoir se montrer patient, que rien ne convient mieux que le silence. Mes nuits d'orages, ces moments où les voix grimpaient puis éclataient dans les pièces d'à côté, celles qui n'épargnaient rien de leur tempête aux murs pourtant épais de ma chambre, ont laissé quelques cicatrices morales... La colère est comme un charbon ardent qu'on saisit avec l'intention de le jeter sur quelqu'un. Suis-je dans l'erreur de m'inquiéter pour cette main qui refuse de lâcher ce qui la meurtrit ? Je sais ce que ça fait. D'effleurer doucement la folie, de ne pas pardonner à ceux qui s'égarent, de ne pas accepter ce qui est inacceptable... Je connais ces regards accusateurs, ces visages sans âme jugeant les excès humains comme s'ils étaient de vulgaires monstres de foire, quand eux-mêmes refusent d'admettre qu'ils ont les mêmes démons intérieurs. C'est l'injustice qui a embrasé ta colère. Non, je ne resterais pas là, à attendre simplement que ça passe. Ces paroles que je voulais douces, je les avais murmuré dans l'espoir de te désamorcer. Je ne voulais pas que ta tempête te cause plus de souffrances que les faits eux-mêmes. Que le soleil ne se couche pas sur ta colère...

- « Tu n'as rien fait de mal... » Avais-je soufflé d'une voix qui semblait trop hésitante pour marquer l'instant présent, restant derrière nous, alors que notre fuite se poursuivait.

Tout semblait normal dans les places et ruelles sublimées par les couleurs nostalgiques du crépuscule, bien que le paysage au plus bas sombrait lentement vers les bleus des limbes. Quelques oiseaux poussaient leurs derniers cris du jour, rassemblant les leurs dans des sonorités lointaines pour se préparer à l'obscurité. Tout semblait normal dans les rues de Sunyra, on entendait même des éclats de rire indécents et on lisait des sourires sur ces visages qu'on réduisait aussitôt à néant. Tout semblait aller pour le mieux, sauf nous. Notre pas était trop pressant pour ne pas trahir qu'on fuyait quelque chose. Mon regard, dont les flammes étaient devenues cendres, s'attardait sur les groupes à l'allure trop délaissés ou enjouées pour ressembler à des honnêtes hommes. Baku s'était mis en boule dans mes bras, tant mon stress ayant fini par grignoter son innocence. Des regards différents s'étaient tournés vers nous, hésitant probablement à nous demander si tout allait bien, à un pas entre la pitié et la bienveillance. Le monde n'est pas que haine et violence, j'en étais persuadée.

Mais, pas toi...

Pas toi à qui les mains tremblées, faute de ne pas avoir pu se perdre dans une violence qu'on se serait plu à appeler justice... Je me sentais ridicule, encombrante et toujours aussi inutile... Combien de fois avais-je fait ça ? Agir sur l'instinct, lever la voix, imposer mes convictions, avant de finalement me terrer en boule dans un coin, une fois l'adrénaline redescendue, une fois qu'il fallait s'expliquer avec des mots, parler avec raison de tous ces actes déraisonnés, comme s'ils avaient été soigneusement prémédités. Je n'étais qu'une sotte arrogante et je ne pouvais que faire de mon mieux.

L'endroit qu'elle avait choisi, pour qu'on puisse y enterrer vos craintes, était un petit café bibliothèque. En temps normal, je me serais contentée de le trouver charmant. Mais la gorge serrée et le ventre noué, je le voyais comme un quelconque hôpital pour l'esprit. À l'intérieur, alors qu'une clochette à la complainte légère jouait de sa mélodie, les étagères en bois qui se dressaient aux murs m'avaient semblé réconfortantes. Ces rangées de livres étaient comme un sanctuaire, carrefour sans tabou de toutes les pensées et de tous les rêves de l'humanité... Bien qu'un peu rêveuse, je suivais la jeune femme sans m'en rendre compte, comme si notre fuite ne pouvait trouver de fin, comme si deux étrangères devaient à tout prix rester ensemble. Je m'étais assise maladroitement sur ma chaise, n'arrivant pas à comprendre pourquoi j'avais perdu tous mes moyens dans notre course. Même si la tempête était derrière nous, il en restait quelques nuages sombres.

- « ... Ils nous ont tous regardées, ces connards, putain... Ils étaient tous là à me regarder péter un plomb quand c'était trop tard, je... » Nerveusement, elle avait ri, pressant mon cœur. - « Pardon, c'est... Je suis juste un peu secouée. Je... Ça va, toi ? » Ce n'était pas le plus important, actuellement... - « Merci... D'être intervenue. » J'avais alors posé mes coudes sur la petite table en bois, ouvrant les mains et appelant les siennes à s'y loger. - « Tout va bien, maintenant ! C'est terminé. Ils ne nous retrouveront plus. Nous sommes en sécurité, ici... C'est terminé... » Soufflais-je tout doucement. Si mon regard pouvait être un écho, même infime, du crépuscule qui jouait son grand final dehors, alors j'en serais contente. S'il n'était pas suffisant, alors peut-être que mon sourire sincèrement tendre arrivera-t-il à mettre un peu de baume à ce cœur cassé.
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Merci à la douce Jenna pour ce tendre et sublime avatar~
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feat reika
Violence insoluble qui n'a pas trouvé cible ; colère désemparée qui ne remue que du vide. Je me sens pantin disloqué, bonne à trembler et trop proche de pleurer – la gorgée nouée et les pensées emmêlées, les sens alerte qui cherchent sans trouver une raison de continuer de s'acharner sur ces peut-être dont on a réchappé.
Je ne sais plus si je suis tout à fait désolée ; désolée d'être comme ça, déraisonnée, irraisonnable, tempête aveugle et sourde aux détresses qui l'entourent quand les miennes prennent trop de place. Est-ce qu'il faudrait encore que je m'excuse pour tout le mal qu'on m'a fait quand le monde qui m'entoure trouve à redire de mes insolences qui me protègent, de mes audaces en armure de verre – est-ce qu'il faudrait encore que je m'excuse de n'être que le fruit de la violence des hommes,

de ceux qui prétendent aimer mais qui, à l'aube, n'ont fait que prolonger des nuits de détresses insipides ?

Je masse mon poignet dans un geste nerveux, et mes rétines s'agacent à chercher par delà la vitre l'ombre des menaces qui rôdent au dehors. C'est ta voix, une nouvelle fois, ses intonations si douces qu'elles en feraient presque mal qui me tirent de ma torpeur. Tes mains tendues en offrande bienveillante, les miennes ne savent pas s'y abandonner. J'observe tes paumes mais mes doigts s'y soustraient – mon regard te fuit sans cesse et c'est plus fort que moi,
un coup sur deux je ne sais déjà plus comment te regarder en face.

« Je… Je suis pas très tactile. » je lâche dans un souffle – parce qu'au beau milieu du carnage de mes terreurs, je te dois au moins un peu d'honnêteté. « Ça va. » Je ne mens pas tout à fait – mais c'est pas si pire serait sans doute plus proche de la vérité. « C'est juste… Faut que ça redescende, j'imagine. » Je tends la main en direction de la carte de la boutique, pour laisser l'instant d'après filer mon regard sur l'interminable liste des boissons chaudes. « Tu veux quelque chose ? J'invite. » J'ose un sourire – une esquisse fragile qui peine à ne pas se fracasser sur les rebords acérés de mes idées noires.

Mon propre choix arrêté, je tends la carte dans ta direction et puis, le geste en suspens, une évidence me frappe – absurde et soudaine.
« Je ne connais pas ton nom ? »
Presque une question, l'interrogation murmurée – je ne sais plus ; les instants balayés par la rage et par l'angoisse, je ne suis plus certaine des réalités, des non-dits et des banalités.
Mes prunelles plongées au fond des tiennes, je me surprends à me laisser aller à un étrange sentiment de familiarité, un semblant de quelque chose que je connais ; peut-être tes yeux, ou les traits de ton visage – il y a un détail dans la simplicité de tes gestes qui me ramène à un déjà-vu que je ne saisis pas mais, pour une fois,
pour cette fois,
je me contente de ces je crois qui m'échappent à jamais.
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