Dusk Lumiris

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Les mots n'ont pas toujours besoin d'exister || Ft. Camille
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And sometimes, I feel like I'm broken inside and it hurts so bad

Les mots n'ont pas toujours besoin d'exister | Camille

    Ça fait quelques mois que la nuit et le jour se sont inversés.
C'est pas que je dors particulièrement mal ;
mais les insomnies sont restées.
J'ai accepté ton départ,
du moins j'ai essayé.
Et peut-être que j'ai moins d'angoisses, peut-être que j'ai trouvé des choses pour me motiver, peut-être que j'arrive à t'oublier pour quelques instants et à me dire que j'étais pas responsable -j'oublierais jamais le rêve que j'ai fait.
Mais certaines habitudes ne se sont pas effacées, tu sais.
J'ai toujours des absences,
je suis toujours distrait.
Des jours ça va et d'autres, je m'effondre en larmes sans la moindre raison, j'explose de colère au visage de celui qui a trop éprouvé ma patience ; la sensibilité n'a pas disparu et je crois même qu'elle s'est décuplée -c'est pas ma faute, l'estime je l'ai jamais regagnée. Et la journée la fatigue ne s'est pas effacée. Le moindre effort m'éprouve, croiser du monde m'épuise. J'ai jamais autant d'énergie que la nuit et mes cernes se creusent toujours, chaque seconde qui s'écoule me malmène et je me demande parfois si tout ce que je fais a seulement encore un sens.
    Recroquevillé sur le canapé sur lequel je dors sans cesse je lève les yeux,
et mes pupilles se perdent dans la pièce trop vaste que j'habite, celle qu'on m'a gentiment prêtée alors que j'avais plus les moyens de payer mon loyer. La douce lumière de la lune filtre au travers des vitres ; elle noie le sol de sa lueur alors qu'elle glisse par delà la grande fenêtre, que j'ai laissée grande ouverte comme chaque soir parce que l'air frai du dehors m'apaise.
Et c'est dans ces moments que je me rends compte à quel point l'appartement est grand et vite, malgré tout ce qu'il contient ;
il est comme moi, c'est sans doute pour ça que je m'y sens pas très bien.
Souvent j'occupe mes nuits à jouer,
d'autres fois je les occupe à rêver.
Rêver à d'autres horizons comme quand j'étais gamin,
à d'autres univers qu'on voulait bâtir rien qu'en tendant la main.
Je sais la cruauté de la vie, parce que j'y ai trop vite été confronté ; et je sais que j'aurais beau faire tout les efforts du monde rien ne changera la douleur et les cris, rien n'effacera les angoisses et les tromperies.

    Une autre fois la brise souffle un peu fort à l'intérieur et je frissonne,
je me laisse retomber en arrière.
Balayé par la fraîcheur j'attrape la couverture et me recroqueville dedans, pas vraiment tremblant mais sa légèreté laisse déjà passer trop de choses sur mon corps sensible -et pourtant je porte un pull, j'ai toujours trouvé que j'étais trop fragile.
Un soupir et mes yeux se rivent sur le plafond ;
y'a rien à y contempler, tout à imaginer.
Et je suis plus rien au cœur de l'ombre, silhouette avalée par les ténèbres j'attends. C'est pas grand chose, c'est juste le temps qui passe et je le regarde s'écouler, comme si je voyais les minutes s'écouler entre mes doigts et les bribes des secondes se dessiner sous mon regard. Je crois même que mes paupières se ferment pour quelques minutes -mais je m'endors pas vraiment.
Mon esprit s'est jamais reposé depuis quelques mois,
et même dans mes rêves il continue de s'agiter, de les rendre un peu trop lourds à porter.
    Pourtant d'un coup, dans le silence auquel je m'étais habitué j'entends un son se dégager ;
il me tire de ma transe, de ma rêverie sans joie,
me fait sursauter mais je ne bouge pas.
Je suis prudent -j'écoute, j'essaie de percevoir ce qui est là.
Mais durant quelques instants il n'y a rien,
rien d'autre que le calme,
le vent,
le bruit lointain d'une voiture qui roule,
des hululements,
et des pas qui reviennent.
J'en suis presque sûr quand je fouille dans ma mémoire ; le rideau s'est soulevé bien trop brusquement pour que le vent l'ai fait.  
Peut-être que je suis un peu trop paranoïaque ce soir -c'est pas ma faute, personne voudrait que quelqu'un s'introduise chez soi. La fenêtre n'est pas si haute et quelqu'un d'assez habile pourrait l'atteindre. Elle donne sur un toit, je crois, même moins je pense que je pourrais grimper dessus avec un peu d'attention, et ça n'est pas si éloigné du sol.
Et le peu de courage qui me reste parle finalement.
Je tente de rester silencieux comme je peux ;
je parle pas de ma voix, je parle de mes pas. Parce qu'être muet je sais faire, ça fait partie de moi. Mon corps bouge tout seul -c'est rare que je sois aussi entreprenant, d'habitude quand j'ai peur j'attends. Mais cette fois c'est différent ; c'est comme s'il y avait une présence et que je la sentais, sans même qu'elle ne se soit montrée.
Et debout dans le salon, je contourne le canapé,
et je mes yeux se posent sur une silhouette entrain de fouiller.

« Eh merde. »

De là où je suis je la distingue pas très bien ;
c'est une femme, je crois, en tout cas sa carrure me le laisse penser.
Quelques pas encore et j'avance,
mais pour faire quoi au juste ?
Je peux même pas lui signaler ma présence.
Un coup d'oeil et je constate qu'elle semble pas armée. J'ai peur, je crois, mais je dois la faire sortir d'ici, je dois l'arrêter. Et puis qu’aucun mot ne peut sortir de ma gorge je n'arrive à rien faire d'autre que de me précipiter, rendant d'un coup ma présence plus lourde ;
et mes maigres forces attrapent son poignet,
et je tire dessus avec tout les efforts que mon corps me permet.
Ft. Camille
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-Arya écrit en gras
-Arya pense entre « »
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La nuit était tombée sur la ville. Camille avait rejoint tardivement l’appartement qu’elle occupait pour la semaine, après avoir répété dans une salle de cabaret pour l’anniversaire du lieu. La représentation était pour dans deux jours, et son passage de dix minutes était presque parfaitement rôdé. Ses Pokémons se débrouillaient très bien et avait bien retenu leur rôle, surtout Furo, Lyra et Rita, qui avaient évolué. Leur changement de forme avait aussi fait évoluer leur rôle dans le spectacle et ils s’en étaient très bien accommodés. Leurs nouvelles compétences apportaient de nouvelles choses aux prestations de la troupe magique, pour le plus grand plaisir de Camille et émerveillement du public.

La magicienne était fière de son travail et de celui de son équipe. Elle était rentrée et s’était affalée sur le divan de la pièce. Elle contempla le plafond, sur le dos pendant que ses Pokémons s’égayaient un peu partout dans l’appartement. La jeune femme n’était pas fatiguée. Il lui arrivait rarement d’être fatiguée ces derniers temps. Sa vie nocturne se voyait rallongée, tous les soirs un peu plus.

Il y a peu, Camille avait décidé d’arrêter d’être constamment terrifiée, et de laisser la peur guider sa vie. Elle voulait arrêter d’avoir une vie normale, linéaire, alternant entre répétition, spectacle de magie et repas. Elle voulait plus. Mais elle ne savait pas encore ce qu’elle voulait, mais elle cherchait. Elle avait essayé les combats Pokémons. Ça avait plu à ses Pokémons mais pas à elle.

Elle avait longtemps évité de voir la vérité, mais depuis le jour où elle s’était introduite chez Iris par accident, avec toute l’adrénaline qui en avait découlé, cette tension et cette libération, quelque chose avait germé chez elle. Et puis, il y a le jour où elle a volé des fossiles à des voleurs, forçant la serrure de leur appartement, s’introduisant sans bruit là-bas. Elle avait eu l’impression de voler dans les airs, en plus de voler des objets. S’introduire chez quelqu’un avait fait naitre chez elle des sensations nouvelles et depuis quelques temps, presque tous les soirs, elle s’amusait à visiter la maison des gens. Généralement, elle ne faisait qu’ouvrir les portes, se balader et ressortir sans laisser de trace. Parfois, elle repartait avec un petit objet qui avait attiré son regard. Parfois avec des choses qu’elle ne se souvenait pas avoir prise.

Elle bondit sur ses pieds et allait se changer dans sa chambre. Elle enfila un pantalon, un haut à manche longue, des gants, une cagoule et un loup, tout de couloir noir. Elle mit aussi des chaussures d’escalade, elles aussi noires. Puis dans un petit sac, elle mit des affaires de rechange.

Elle s’approcha de sa fenêtre. Pas question qu’on la voit descendre les escaliers de l’immeuble habiller ainsi. La fraicheur de la nuit la fit frissonner. L’hiver n’était pas complètement terminé et la tenue de Camille était faite pour être discrète, invisible et sans bruit. Elle n’avait pas pensé à du rembourrage.

Elle se laissa glisser le long de la gouttière. Glisser était le terme poétique. Sans un bruit, elle descendit le long du mur, mi-glissant, mi-escaladant vers le bas, la gouttière qui avait déjà vu la jeune femme faire des aller-retours nocturnes. Elle avait bien vérifié que personne n’était en vu avant de descendre, puis elle disparu dans l’enfilade des rues.

Jamais elle ne s’était encore dit que bien que discrète dans les ombres, si une personne la voyait glisser ainsi dans la nuit, elle aurait trouvé ça bizarre. Elle pariait surtout sur le fait qu’on ne le verrait pas. Jusqu’à présent, ça lui avait bien réussi.

Plutôt dans la journée, elle avait repéré un lieu qui serait peut-être intéressant. Facile d’accès, l’habitation paraissait jolie, et la jeune femme était curieuse de découvrir les pièces et l’agencement de l’endroit.

Elle cacha son sac quelques ruelles plus loin, dans l’ombre. En cas de problème, elle pourra toujours s’y cacher, s’y changer et reprendre son chemin comme si tout allait bien.

Elle grimpa le mur, marcha sur un premier toit et atteignit une fenêtre. Les rideaux étaient tirés à l’intérieur, la fenêtre fermée. Ce n’était pas un vrai problème. Le verrou cède sans un bruit sous les mains expertes de la voleuse, qui se glisse silencieusement à l’intérieur. La fenêtre s’entrouvre à peine, et Camille entre avec une brise.

Elle longe les murs, dans les ombres. Elle passe un rapide coup d’œil dans la pénombre pour se repérer. Il n’y a pas beaucoup de signe de vie ici. L’endroit n’était pas aussi merveilleux qu’elle ne le penserait, même dans la pénombre. C’était presque décevant.

Elle ne remarqua pas l’ombre allongée sur le fauteuil alors qu’elle s’arracha au mur pour marcher sans un bruit au milieu de la pièce. Elle avançait doucement, veillant à ne pas percuter un objet ou faire grincer le sol.

Son oreille remarqua alors un bruit de respiration et elle se figea. Les respirations étaient les pires bruits à entendre. Elles étaient trop légères pour être sûre de l’avoir entendu, mais aussi pour savoir si elles étaient lointaines ou proches. Trop discrètes pour réussir à la localiser et trop irrégulière pour les suivre.

Un bruit de pas, à moins d’un mètre d’elle.

Camille bondit en arrière, retira son bras juste avant que l’autre ombre ne la saisisse. L’adrénaline fit accélérer le rythme cardiaque de la voleuse, et la pièce sembla s’allumer d’une vive lumière. Pourtant, aucune ampoule ne s’allumait. Ce n’était que l’effet de la surprise qui décuplait la puissance sensorielle de la jeune femme.

Elle n’eut aucun temps de latence. Elle bondit à travers la pièce et par la fenêtre ouverte, dans un silence complet.

Courant sur le temps, elle fila vers la rue, courant aussi vite qu’elle le pouvait. Elle vérifia où était son poursuivant. Un virage, puis un autre, puis il n’était plus en vue. Elle entra dans la rue où était dissimulé son sac. Elle ne pouvait traverser la ville en courant, tout de noir vêtu. Elle aurait été trop facile à suivre, trop facile à retrouver. Elle ouvrit son sac avec la précision de la pratique.

Elle était magicienne, et un de ses tours consistait à changer de tenue à très grande vitesse. Ce n’était pas très compliqué quand on avait l’habitude et la tenue qu’elle portait, comme celle qu’elle avait prise lui permettait une permutation rapide. En quelques secondes, sa tenue noire au grand complet était ranger dans son sac à dos, et la jeune femme était habillée dans une tenue tout ce qu’il y avait de plus normale.

Ses cheveux noirs flottaient derrière elle, alors qu’elle prenait deux grandes inspirations et retourna dans la rue. Elle marchait d’un bond pas, la tête baissée et percuta par mégarde un jeune homme.


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Camille dialogue par écrit en italique et par signe juste en couleur.
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