Dusk Lumiris

forum rpg pokemon ● region et intrigue originale ● strat basique (+ fair play)
keyboard_arrow_up
keyboard_arrow_down



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Répondre au sujet
❝ spring lullaby. (reika)
Abigaëlle Bellamy
https://dusk-lumiris.forumactif.com/t9350-bloom-aventures-d-abbie https://dusk-lumiris.forumactif.com/t9325-she-dreamed-about-fairy-tales-dossiers-d-abbie https://dusk-lumiris.forumactif.com/t9310-a-flower-among-flowers-abigaelle
Dresseur Pléiade
Messages : 132
Née le : 29/06/1998
Age : 23
Région : Kalos
Pokédollars : 1347
Stardust : 315
Stardust utilisés : 50
Equipe pokemon : ❝ spring lullaby. (reika) 6thi ❝ spring lullaby. (reika) Yabd ❝ spring lullaby. (reika) Abbie_meganium_1

❝ spring lullaby. (reika) Af4l ❝ spring lullaby. (reika) V8y5
Icone : A flower among flowers
Trophée Groupe - Bronze
Trophée Ancienneté - Bronze
Trophée Pokémon - Bronze
Trophée Boutique - Bronze
Dresseur Pléiade
Abigaëlle Bellamy
Identité du dresseur
Messages : 132
Née le : 29/06/1998
Age : 23
Région : Kalos
Pokédollars : 1347
Stardust : 315
Stardust utilisés : 50
Equipe pokemon : ❝ spring lullaby. (reika) 6thi ❝ spring lullaby. (reika) Yabd ❝ spring lullaby. (reika) Abbie_meganium_1

❝ spring lullaby. (reika) Af4l ❝ spring lullaby. (reika) V8y5
Icone : A flower among flowers
Trophée Groupe - Bronze
Trophée Ancienneté - Bronze
Trophée Pokémon - Bronze
Trophée Boutique - Bronze
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 132
Née le : 29/06/1998
Age : 23
Région : Kalos
Pokédollars : 1347
Stardust : 315
Stardust utilisés : 50
Equipe pokemon : ❝ spring lullaby. (reika) 6thi ❝ spring lullaby. (reika) Yabd ❝ spring lullaby. (reika) Abbie_meganium_1

❝ spring lullaby. (reika) Af4l ❝ spring lullaby. (reika) V8y5
Icone : A flower among flowers
Trophée Groupe - Bronze
Trophée Ancienneté - Bronze
Trophée Pokémon - Bronze
Trophée Boutique - Bronze
spring lullaby
« Sois naturelle, ma puce ! »

Naturelle, naturelle. Si simple à dire, beaucoup plus complexe à faire.

Comment pouvais-tu être réellement naturelle avec un objectif pointé sur toi ? Et puis, depuis quand fallait-il se montrer naturel en posant ? Tu avais déjà observé les photos de ton père, et les modèles n'étaient pas naturelles ; elles levaient les bras, étiraient les jambes de manière démesurée ; poser ce n'était pas naturel, c'était théâtral.
Mais si c'était ce que Elliot Bellamy désirait, tu allais te montrer « naturelle ». Tu faisais donc la moue, en croisant les bras et en fusillant la caméra du regard. Tu laissais ressortir ta tsundere intérieure.

« Mieux ? »

Tu le faisais rire. Son rire, il illuminait tes journées. Le rire de ton paternel, son sourire, sa bonne humeur, c'était ton objectif quotidien. Parce que lorsque tu le voyais heureux, tu avais envie de l'être toi aussi ; tu avais envie de goûter au bonheur, ce bonheur sans prise de tête. Tu avais envie de profiter de la vie dans sa simplicité, malgré sa complexité. Parce que la vie n'avait rien de simple. La vie n'avait rien de naturel.

« Je veux prendre des photos avec Calla et Lyca ! En plus, elles sont presque de la même couleur. C'est genre... tellement conceptuel, avec le printemps, les fleurs, tout ça. »

Lise Gray, la précédente Miss Lumiris, elle-même ancienne championne de type spectre et elle-même ex-championne de type fée - bordel, cette personne avait fait beaucoup trop de trucs, tu te sentais presque insignifiante à ses côtés - t'avait confié sa Méganium chromatique, que tu avais affectueusement surnommé Calla. Tu ne savais pas vraiment les détails, tout ce que tu avais compris, c'était que la jeune femme devait quitter la région, et qu'elle ne pouvait pas se permettre d'amener tous ses compagnons avec elle. Triste pour elle, mais ô joie pour toi qui n'a pu s'empêcher d'adopter le Pokémon rosé ; depuis qu'elle est à tes côtés, tu ne l'expliques pas, mais tu sens que ta vie s'est illuminée un peu plus. Calla, elle te fait du bien par sa présence. Tu voulais absolument qu'elle apparaisse dans ce shooting photo - tout comme Lyca, ta Phyllali ornée de teintes similaires. Tu pensais que, avec elles à tes côtés sur les clichés de ton papounet, il allait avoir du succès ; parce que tes Pokémons, ils étaient beaux. Beaux ? Non, pas seulement, ils étaient majestueux.

Devenir la modèle de ton père pour qu'il puisse améliorer son portfolio, ça te faisait toujours plaisir. Parfois, tu étais mal à l'aise, parce que tu ne te trouvais pas belle. Tu n'aimais pas tes formes, tes cheveux n'étaient pas assez bien coiffés, toutes tes imperfections étaient trop apparentes, elles te hantaient et devenaient le centre de toute ton attention. Mais aujourd'hui était un beau jour ; aujourd'hui tu te trouvais jolie, un peu. Tu en avais profité ; vous aviez profité de cette ambiance printanière pour aller au lac - le décor était magnifique, le reflet de l'eau se mariait parfaitement à la flore locale et elle t'apaisait.

La mélodie que tu entendais depuis quelques minutes t'apaisait aussi, puisqu'elle accompagnait parfaitement l'ambiance... Mais d'ailleurs, cette musique, d'où venait-elle ? Tu ne t'étais pas posé la question plus tôt, tu étais trop concentrée à poser et à admirer la magnificence de tes Pokémons. Mais vous aviez décidé de prendre une petite pause et maintenant, tu étais attentive. Et tu voulais savoir ; tu voulais connaître la source de ces notes mélodieuses qui virevoltaient au gré du vent.

« Oh ! Papa, je reviens, je veux aller voir d'où viens la musique. Elle est belle, je trouve. Genre elle est douce. Mais elle est aussi passionnée. J'aime bien le violon, mais ça a l'air compliqué à apprendre. Bref ! Je reviens, du coup. »

Au loin, sur un banc, il y avait une jeune fille avec son instrument. Un plus un ça fait deux, tu avais rapidement compris qu'il s'agissait de la source de cette mélodie incessante ; cette mélodie que tu ne voulais surtout pas cesser. Tu t'étais approchée délicatement pour l'écouter, sans l'interrompre. Tu n'avais jamais croisée de musicien.ne dans les parages, et ton premier réflexe a été de croire qu'il s'agissait d'une sans-abri. Ce n'était pas rare, les gens vivant dans la rue qui tentaient de se faire un peu d'argent et exposant leurs talents artistiques.

C'est donc avec innocence et générosité que tu avais sorti un billet de dix pokédollars de tes poches dans l'idée de le poser dans le récipient qui devait se trouver près de la demoiselle, mais qui n'était pas là. Il y avait seulement son étui à violon posé au sol, sans la moindre pièce à l'intérieur. Tu te sentais triste ; triste qu'aucun passant n'ait eu la gentillesse de l'encourager. Mais toi, Abigaëlle, tu allais le faire. Tu lui avais esquissé un doux sourire en tendant l'argent, et sans vouloir la déranger davantage, tu t'étais contentée d'un :

« C'est très joli, ne t'arrête pas. »

Mais quelque chose clochait.
Cette fille n'avait absolument pas l'air d'une sans-abri.

Au contraire, en voyant ce qu'elle portait, il y avait plusieurs options. Soit elle avait volé cette robe semblant provenir d'une boutique de haute couture, soit elle était riche, soit elle... venait d'une dimension parallèle, et toute cette scène était le fruit de ton imagination. Cette dernière théorie semblait tout de même peu probable.

Mais en te questionnant sur cette inconnue, tu avais simplement figée, le billet toujours à la main. Peut-être faudrait-il que tu fasses quelque chose... genre, parler. Ou laisser tomber le billet et repartir comme si tu n'avais rien vu. Si cette fille avait vraiment dérobée des vêtements chers, tu ne voulais pas, mais alors pas du tout être impliquée là dedans.
(c) TakeItEzy & Ellumya


Revenir en haut Aller en bas
Reika Watanabe
https://dusk-lumiris.forumactif.com/t9449-journal-de-bord-de-reika-quete-ardente-de-l-ideal#136947 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t9448-t-card-reika#136946 https://dusk-lumiris.forumactif.com/t9412-jamais-la-lumiere-ne-voit-lombre-termine
Dresseur Pulsar
Messages : 211
Née le : 03/08/2003
Age : 17
Région : Unys
Pokédollars : 289
Stardust : 577
Stardust utilisés : 200
Equipe pokemon : ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_156 ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_653 ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_662_EB ❝ spring lullaby. (reika) Sive ❝ spring lullaby. (reika) Mfjs ❝ spring lullaby. (reika) P36u ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_698_EB
Icone : ❝ spring lullaby. (reika) 90qg
Dresseur Pulsar
Reika Watanabe
Identité du dresseur
Messages : 211
Née le : 03/08/2003
Age : 17
Région : Unys
Pokédollars : 289
Stardust : 577
Stardust utilisés : 200
Equipe pokemon : ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_156 ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_653 ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_662_EB ❝ spring lullaby. (reika) Sive ❝ spring lullaby. (reika) Mfjs ❝ spring lullaby. (reika) P36u ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_698_EB
Icone : ❝ spring lullaby. (reika) 90qg
Trophéespassez la souris sur les icones
Messages : 211
Née le : 03/08/2003
Age : 17
Région : Unys
Pokédollars : 289
Stardust : 577
Stardust utilisés : 200
Equipe pokemon : ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_156 ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_653 ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_662_EB ❝ spring lullaby. (reika) Sive ❝ spring lullaby. (reika) Mfjs ❝ spring lullaby. (reika) P36u ❝ spring lullaby. (reika) Miniature_698_EB
Icone : ❝ spring lullaby. (reika) 90qg


❝ spring lullaby.Mes souvenirs sont colorés d'un crépuscule traversant timidement les vitraux des fenêtres pour caresser le bois des meubles, pour relayer les couleurs du verre sur les tapis brodés, pour illuminer le cadre d'or et de solitude de notre enfance. Dans cette immense maison, dans laquelle nous avons grandi, régnaient toujours une demi-pénombre, des rais de lumière dans lesquels la poussière semblait danser, ainsi qu'une odeur si spécifique, si familière et unique, que je ne saurais la décrire... Cette époque, si lointaine désormais, me revient toujours avec une nostalgie comparable au printemps.

Tu étais mauvais au piano. Même si désormais tout le monde se contraint à prétendre le contraire, tu finissais presque toujours ta mélodie sur une fausse note. Tu ne semblais pas aimer ça, ce qui ne t'a jamais empêché de suivre docilement tous les cours imposaient par nos parents. Chaque fois que tu le pouvais, ton regard se portait vers la baie vitrée au loin, celle qui donnait sur les jardins. Toi aussi, tu avais ressenti ce besoin vital de t'échapper... Tu aurais aimé sentir le vent dans tes cheveux, la chaleur bienveillante de l'astre du jour sur ta peau, respirer l'odeur des saisons... Oiseau captif, tu jouais. Tes doigts avaient été contraints de mémoriser cette valse destinée à ne satisfaire que les autres. Tes yeux bleus avaient perdu l'éclat de leurs rêves sur le cahier des partitions. Tu jouais, parce que c'était ce qu'on attendait de toi. J'étais à cette époque encore plus jeune que toi, trop jeune pour ressentir ta solitude.

Parce que tu étais le seul membre de la famille à te soucier de l'enfant que j'étais, le seul que je pouvais prendre pour modèle, j'avais voulu moi-aussi apprendre à jouer du piano. Mais mère me l'avait refusé, m'imposant la mélancolie du violon. On m'avait promis que lorsque je serais assez douée, je pourrais accompagner ton piano. Les saisons avaient défilé devant cette baie vitrée où nos rêves s'étaient écrasés tant de fois, où mon archet avait glissé chaque jour sur les cordes de mon instrument pour le faire pleurer, devant cette même porte par laquelle tu avais fini par t'évader. C'est sur une fausse note que ma dernière danse s'était conclue. Le vent avait emporté tous les pétales du printemps. Des flocons avaient chuté silencieusement, recouvrant le monde d'un tombeau blanc. Cet hiver dont j'ignorais si j'en verrais un jour la fin...

La dernière fois que j'ai joué du violon, c'était quelques jours après l'enterrement. J'avais effleuré le bois verni de ton piano du bout des doigts, parcouru ce clavier aux touches blanches et noires que tu avais si souvent actionné, sursautant presque lorsqu'un son avait dérangé le calme endeuillé de la pièce. Sous la chaleur illusoire d'un rayon filtré du soleil, j'avais posé la mentonnière de mon violon entre mon menton et mon épaule, cherchant la posture parfaite avant de commencer à frotter les cordes de l'instrument. Loin, dans les profondeurs de la mélancolie de ma complainte, il n'y a plus aucune différence entre le bonheur et le désespoir.

Un jour, après avoir ouvert la porte, j'ai réalisé que la saison avait changé. L'hiver était passé sans me dire un mot, sans se soucier de ses pêchés et de mon amour. Le ciel était si éblouissant et brillant qu'il semblait chanter des promesses. Des pétales se perdaient dans une danse légère menée par le vent. Les arbres s'étaient teintés de la couleur de leur floraison. Partout, la vie avait repris son cours. Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps. Qu'importe l'agonie de nos peines, rien n'empêche sa venue... Et si le printemps meurt, en vient un autre. Ce monde change et reste le même, comme si tout était destiné à renaître, comme si rien ne pouvait être perdu...

Le vent avait soufflé, transportant avec lui le parfum d'innombrables fleurs, emportant au loin mes souvenirs aux couleurs délavées. J'aimerais moi aussi pouvoir renaître, mais je crois que je suis trop lâche et égoïste pour aller de l'avant, pour ne pas me retourner en chemin... Durant un instant, égarée dans ce monde situé entre le passé et le présent, j'avais cru entendre à nouveau cette note solitaire de piano. Je m'étais tournée vers l'autre extrémité du banc, là où se tenait le petit être fait de fourrure et de flammes, celui qui semblait toujours sourire, les jours ensoleillés comme ceux faits de pluie et d'incertitude. Je n'avais pas le droit de me lamenter... J'avais longuement inspiré avant d'étouffer mon souffle dans la mélodie de mon instrument, lequel se souciait peu de la frontière entre la joie et la peine, me perdant dans une discipline éveillant des émotions discordantes. C'était comme si cette berceuse pleurait de joie.

J'avais entendu sa voix, mais ses mots avaient sonné comme vides de sens en se confrontant à la concentration que me demandait l'instrument. Mais elle était là, sa silhouette se dessinant doucement sur ma droite, dans mon angle mort. Ah, je suppose que je n'y pouvais rien... J'ai bon te critiquer, toi et ton piano, mais moi aussi, j'ai encore terminé sur une fausse note... Sans lâcher la tête du violon, mon regard ambré s'était posé avec curiosité sur la jeune femme, laquelle tenait un modeste un billet de dix Pokédollars... L'interrogation n'avait pas flâné longtemps dans mon esprit, car mon étui à violon posé au sol faisait presque écho à son geste. Presque... Baku, alors que la musique venait de cesser, s'était lancé dans une curieuse danse, laquelle semblait plus adaptée à une boite de nuit chaotique qu'au chant mélodieux d'un violon... J'avais souri avec gêne à la jeune femme, ne voulant pas me montrer grossière, bien que je venais - littéralement -, de la plus calme et la plus naturelle des façons, me faire insulter de clocharde...

- « Et bien, c'est gentil... J'apprécie le geste... Mais je ne pense pas être dans le besoin... ? » Murmurais-je, mon visage ne sachant pas trop de quelle manière il devait sourire.
:copyright: 2981 12289 0


And turn our hearts to the stars
The ending won't be forgotten. It's written in the stars.

Merci à la douce Jenna pour ce tendre et sublime avatar~
Revenir en haut Aller en bas

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Répondre au sujet
Outils de modération