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you can't be the angel you seem to be - izaiah l. silverstein
Eleanore A. Idrys
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Dim 3 Nov 2019 - 22:29
a rose by any other name
ft. Izaiah L. Silverstein
Tu avais marché. Longuement marché. Jusqu'à ce que tes pieds brûlent, que ta respiration ne soit plus qu'un filament sifflant, que tes côtes te rappellent cet événement que tu passais ton temps à fuir. Ton corps entier n'était plus que douleur aiguë qui ne te dérangeait pas. Elle venait rappeler à la carcasse que tu étais que la vie coulait encore dans tes veines. Même si parfois, tu te disais que les choses auraient dû être autrement. Tu étais encore en vie. Pas lui. Son corps était en train de se décomposer enterrer six pieds sous terre et tu n'avais même pas eu la décence d'assister à son enterrement. C'était lui l'ange, ça n'avait jamais été ta personne et tu n'avais jamais tenté de le prétendre, bien au contraire, tu avais tout fait pour qu'il te laisse et ne t'approche pas. Il avait insisté et en avait payé le prix. Et il y avait eu cet enfant, dommage collatéral. Pourtant, à y penser, tu revoyais cette petite forme se battant pour respirer et ta gorge se serrait, les larmes venaient à tes yeux. Tu secouas la tête. La décision prise avait été la bonne. Jamais tu n'aurais été une mère pour lui. Seulement son bourreau. Tu avais bien fait de le laisser là.

Au bout d'un moment, tes jambes se dérobèrent et tu dus te rattraper in extremis à une borne d'incendie pour ne pas vraiment heurter le sol et ne pas empirer les blessures qui tentaient de se guérir seules. Fermer les yeux alors que tu te laissais glisser doucement sur le sol, le dos contre la borne d'incendie. L'égoïsme du monde ne te surprenait pas alors que tous ceux qui passaient ne s'attardaient même pas à ta personne. C'était le contraire même pour toutes les mères de famille. Au vue de tes vêtements déchirés qui laissaient voir de vilaines longues cicatrices sur ton dos et d'autres multiples sur ton corps, sans parler des traces d'aiguilles, les parents éloignaient les enfants de ta personne. Pourtant. Pourtant, jamais tu ne leur aurais fait du mal, c'étaient les seuls qui n'avaient pas à subir ta haine. On leur avait imposé de vivre et de penser. C'étaient les seuls qui en valaient la peine. Et ils te rappelaient ta soeur.

Les yeux fermés, les scènes composant ton passé se rejouaient. Coupée du monde, tu entendais les hurlements retenir dans cet endroit humide et sombre, et tu entendais de nouveau ton coeur battre à tes tempes, cette adrénaline qui avait pris tout le contrôle de ta personne et la détente poussée. Tu ne pouvais pas oublier. Ce n'était pas toi. Ça n'avait pas été ta personne, tu ne pouvais pas accepter que tu ais été l'initiatrice d'un tel acte. Ils t'avaient transformé en un monstre. Un monstre qui errait maintenant en cherchant une victime et en tentant d'épargner les autres de sa faim insatiable. Tu avais tellement mal, et ils étaient tous responsables de cette douleur brûlante, étouffante, si responsables qu'ils devaient payer et souffrir avec toi. Tu voulais leur infliger les lacérations qu'on t'avait imposé à ton âme, à ton coeur et ton corps, tu voulais leur infiltrer ce poison qui te torturait tous les jours, toutes les nuits. Que leur âme craigne la tombée de la nuit, ait une terrible panique des songes parce que les cauchemars reviennent. Tu voulais qu'ils craignent leur reflet dans les miroirs, parce qu'ils verraient alors le monstre qu'ils étaient devenus contre leur gré. Projeter ta vie en eux. Leur infliger tout ce qu'on t'avait fait subir. Parce que c'était tout ce qu'ils méritaient, tous.

Tu finis par ouvrir les yeux, tenter de te retirer des hurlements qui t'entouraient, qui te donnaient envie de sauter à la gorge du premier venu pour le faire taire, mais personne n'hurlait. Autour de toi, il n'y avait pas le moindre cri. Pas la moindre personne qui parlait moindrement trop fort. Les hurlements venaient d'ailleurs, de plus loin, d'un endroit profondément enfoui dans ta mémoire que tu ne pouvais pas faire taire. Tu pouvais entendre la voix de ta mère supplier cet homme de la laisser tranquille, de ne pas lui faire de mal. Tu pouvais entendre les supplications qui finissaient en suffocations. Tu pouvais. Tu ne voulais plus les entendre. Tes mains se posèrent contre tes oreilles, comme si le bruit était extérieur. Tu ne voulais plus les entendre. Tu te serais coupée les oreilles si ça avait pu être efficace. Si ça ne cessait pas, tu allais devenir folle. Ou peut-être que tu l'étais déjà. Tu n'en savais trop rien. Ça n'avait pas d'importance.

Inspirer. Longuement. Inspirer et expirer. Essayer de faire ce que Raziel t'avait dit de faire quand tout devenait trop intense, quand le monde dérapait, quand la réalité te fuyait et que le passé te rattrapait. Une pause, tu aurais tellement voulu une pause de ce qui te dévorait de l'intérieur, de cette haine, de cette rage à toute épreuve. Mais tu étais condamnée. À ne pas pouvoir te séparer de ce monstre qu'on avait fait de toi. Mais, au moins, les yeux perdus dans le vague, tu étais parvenue à les faire taire. Et tu n'étais maintenant rien de plus qu'une énième sdf qui ignorait le monde et était ignorée par le monde. C'était tout ce que tu méritais, après tout, et ça t'allait ainsi. Tu préférais qu'on ne fasse pas attention à toi, c'était bien plus simple à gérer. Tu devais seulement te gérer toi.

Tu finis par te relever et te traîner jusqu'à un banc plus loin. Toujours bien plus confortable que le sol. Asriel apparut alors, auparavant masqué dans tes cheveux blancs longs, comme attiré par une odeur que ton corps bien trop faible et fatigue, et ton esprit ailleurs, n'avaient pas capté. Un peu plus, dans cette route, un jeune homme s'était accroupi en laissant temporairement sur le sol un sandwich enveloppé pour refaire, sans doute, les lacets de ses chaussures. Tu suivis Asriel du regard quand le petit Statitik s'était décidé de descendre de ton épaule et se faufiler jusqu'à la nourriture pour la prendre dans ses crocs. Un paquet qui était plus gros que lui et le força à revenir vers toi en sautillant alors que tu l'attendais patiemment. Il ne t'était jamais venu à l'esprit de l'empêcher de commettre ce vol, non, tu n'en avais pas grand chose à faire qu'un être humain perdre son repas si ça te permettait de te nourrir.
mauvais souvenirs qui reviennent comme un thème, qu'est-ce que vous venez foutre à cette heure dans ma tête ?
cette putain de vie qui se crash trop souvent comme un test et je suis bien trop fier pour demander ne serait-ce qu'un peu d'aide
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)




Dernière édition par Eleanore A. Idrys le Mer 25 Déc 2019 - 16:34, édité 1 fois
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Izaiah L. Silvērsteiń
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Jeu 7 Nov 2019 - 13:47

YOU CAN'T BE THE ANGEL YOU SEEM TO BE
The only person you are destined to become is the person you decide to be.
Ton quart de bénévolat à l’hôpital commençait normalement dans deux trois heures.
Tu disais normalement, car tu avais décidé de te présenter en avance.
Anormalement en avance.

Depuis le petit jour, tu bossais sur une vidéo dont le montage te déplaisait particulièrement. Toi qui, normalement, avait un mode operandi assez passe partout et efficace, tu te retrouvais pour une énième fois avec le sentiment que quelque chose ne collait pas. Le résultat final, ou presque final, n’était pas assez dynamique, pas assez attrayant et, franchement, tu avais l’impression d’avoir fait la même vidéo, au mot près, que des dizaines de personnes avant toi. Et tu ne voulais pas devenir l’un de ceux-là. L’un de ces vidéastes amateurs incapable de sortir son épingle du lot et qui ressentait le besoin de surfer sur la même vague que l’internet pour cartonner.

PokéTube, ce n’était pas ton métier. Ce n’était qu’un passe-temps, qu’un moyen pour toi de t’exprimer librement sans craindre d’être écrasé par un vis-à-vis un peu trop agressif. Sur Pokétube, tu avais eu la chance de parler de la maladie, de ton quotidien, de tes craintes, de tes passions, de la photographie… Tu avais trouvé un auditoire, des gens prêts à t’écouter monologuer sur des sujets pour lesquels ils n’avaient véritablement que peu d’intérêt. Tu avais aussi réussi à insuffler un peu d’espoirs à des gens qui partageaient ta réalité et c’était un accomplissement qui n’avait aucune valeur monétaire. PokéTube n’était pas entré dans ta vie pour te faire accéder à la richesse et à la reconnaissance du plus grand nombre. Alors pourquoi ? Pourquoi te retrouvais-tu à faire ce que tous les autres faisaient mieux que toi ? Parce que tu n’avais plus d’idées ? Parce que parler de prévention du suicide, de la dépression, de la réalité d’un greffé et de la photographie ça ne suffisait plus ? À bien y penser, cette vidéo ne verrait sans doute jamais le jour. Mais si elle n’existait pas, alors qui savait quand serait ton premier éclat de génie ? Tu t’épuisais. Depuis ton arrivée à Lumiris, trois mois auparavant, tu n’avais rien posté… Ou presque. Tu avais fait une vidéo rapide pour montrer ton nouvel appartement, pour expliquer à tes abonnés que tu avais quitté ton Johto natal, qu’une nouvelle vie débutait pour toi et que tu avais besoin d’un peu de temps avant de leur revenir entièrement. Sauf que trois mois sur PokéTube, c’était long. C’était suffisant pour tomber dans l’oubli, pour perdre le neuf dixième d’une communauté qui n’avait, en réalité, que peu d’intérêt pour toi aussitôt que tu cessais de leur apporter le divertissement qu’ils réclamaient. Bientôt, ce serait la fin.

Si tu voulais continuer d’utiliser la plateforme pour t’exprimer, tu devais trouver un filon à exploiter.
Mais pas aujourd’hui visiblement.

Découragé, tu esquisses soudain une grimace d’inconfort quand tu sens quelque chose commencer à te fouetter le tibia à chaque pas. Détournant ton attention de la route, tu baisses légèrement les yeux pour mieux remarquer ton lacet défait. Tu soupires. Tu n’es pas spécialement en retard et, même si c’était le cas, un lacet défait n’est pas vraiment un gros obstacle à ta vie… Mais c’est embêtant quand même. Te penchant, tu déposes alors ton sandwich du jour (On t’avait fait savoir que d’attendre quotidiennement les restes de la cuisine pour manger n’était pas très sain) sur ta gauche puis tu t’attaques à refaire la boucle détachée de ton soulier. Sur ta droite, Agony ne t’accorde aucune attention. Fidèle à lui-même, il attend patiemment que tu sois prêt à marcher à nouveau pour … pour exister en fait. C’est aussi simple que cela avec Agony. Pas de mouvement, pas d’existence.

Néanmoins, les choses ne se passent pas totalement comme prévu. Une fois ton malheureux imprévu corrigé, tu t’apprêtes à reprendre ton sandwich lorsque tu remarques soudainement … qu’il n’est plus là. Surpris, tu jettes un œil rapide autour de toi puis tu redresses pour mieux faire le tour de toi-même. Aucune trace du sandwich. Agony, quant à lui, semble prendre conscience de ton désarroi puisqu’il se précipite brusquement derrière toi en sifflant. Tu cesses aussitôt ton manège, étonné de voir le pokémon réagir de la sorte. Curieux, tu lèves les yeux juste à temps pour voir une… très petite araignée bondir jusqu’à une jeune femme, traînant ton sandwich sur son sillage. Au contraire d’Agony, tu te détends aussitôt en remarquant la scène. Malheureusement, ton partenaire ne semble pas partager ton soulagement puisque celui-ci continue d’approcher le duo d’un air menaçant. Tu voudrais lui crier de se calmer, de prendre sur lui, que ce n’est pas si grave : ce n’est qu’un sandwich après tout! Mais les mots restent bloqués dans ta gorge devant cette attitude inhabituelle. Est-ce une sorte de combat pour le territoire ? Est-ce un truc d’araignées ? Ça réagit comment une araignée face à une congénère ? Pourquoi tu ne t’es jamais interrogé à ce sujet avant aujourd’hui ?

Et lorsque, enfin, tu trouves le courage de parler, tes yeux voient alors ce qu’ils ne pensaient jamais voir. Alors que quelques mètres, à peine, séparent ton pokémon du duo tu vois alors une … lumière émaner de ce premier ? Son corps entier se recouvre d’une douce lueur blanche carrément inhabituelle qui te force à plisser légèrement les paupières pour mieux y voir. Mais rien n’y fait. Les contours indéfinis de la lumière te prennent de court et que tu ne sais plus où jeter ton attention. Une part forte de toi n’y comprend plus rien. Et lorsque, enfin, tout ceci s’arrête, tu remarques enfin que Agony… n’est plus tout à fait le même. C’est l’élément déclencheur qu’il te faut pour enfin faire plus qu’un pas maladroit vers le trio improvisé.

- Agony ! Calme-toi !

Ton ami cesse sa progression, retourne sa toute nouvelle tête dans ta direction, te fixe d’un regard que tu lui reconnais bien malgré son changement soudain d’état. Soulagé, tu prends une grande inspiration puis te penches à sa hauteur afin de déposer une main sur son crâne, veillant tout de même à ne pas t'empaler la main sur la nouvelle beaucoup plus grande corne qui y trône.

- Bon sang tu m’as fait peur…

Tu aimerais lui reprocher son attitude, mais tu ne peux pas. Agony n’a jamais défendu quoi que ce soit te concernant. Il n’a jamais réagi comme ça, il n’a jamais montré de l’intérêt pour tes problèmes. Tout ça, c’est nouveau. Et l’idée qu’il ait été assez défensif pour … pour en évoluer (? C’est bien ça l’évolution ?) te sidère complètement. C’est si soudain, si nouveau, si inattendu !

- Je te prie de bien vouloir le pardonner… Ce n’est pas dans ses habitudes de réagir aussi… De réagir comme ça. Ça ne lui ressemble pas.

Tu adresses enfin un sourire et un regard à la jeune femme. Tu espères seulement que Agony ne lui a pas fait peur ou, pire, qu’il l’ait poussée à la défensive. Tu ne te le pardonnerais pas si le mauvais comportement de ton pokémon venait de créer des sentiments négatifs chez quelqu’un, un inconnu de surcroît.

C’est hors de l’ordinaire, loin de vos habitudes, loin de l’image que vous dégagez d’ordinaire.
Agony, sans même le savoir, vient d’expliquer pourquoi les gens craignent tant les pokémon insectes.
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)



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Eleanore A. Idrys
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Mer 20 Nov 2019 - 13:56
you're not an angel
ft. Izaiah L. Silverstein
Tu n’avais rien fait. Tu n’avais rien fait pour empêcher ton propre pokémon d’aller voler le petit sandwich de cet étranger qui s’était seulement penché pour refaire son lacet, qui n’avait, au final, strictement rien demandé de ce qui se produisait actuellement. Tu n’avais pas esquissé le moindre mouvement pour tenter de dissuader Asriel. Tu avais faim. Tu avais froid. Tu avais peur. Et la colère régnait dans ton cœur, paysage de glace et de flamme. Les extrêmes y trouvaient leur compte.

Te regarder aujourd’hui ne laissait pas croire que tu avais pu être une petite fille joyeuse, joueuse. Une petite fille heureuse et insouciante. Te regarder aujourd’hui ne laissait pas croire que tu avais pu être autre chose que la désolation que tu représentais. Que cette pauvre femme que tu étais. Parce que tu n’étais rien. Depuis un long moment, tu n’étais que des lambeaux, des morceaux de cœur arrachés gisant sur le sol dans une flaque poisseuse d’un sang coulant constamment. Mais tu ne faisais rien pour recoller les morceaux. À croire que la médiocrité était ce que tu préférais. C’était seulement que la souffrance était prévisible. Tu t’y accrochais. Parce que tu la connaissais. Tu étais sur un terrain connu, non pas miné comme celui du chemin du bonheur. C’était plus simple. Plus évident.

Asriel finit par te rejoindre et sauter sur tes jambes. Tu pris le sandwich dans tes mains et le caressas doucement. Asriel était la seule petite touche de couleur, de positif, dans cette existence que tu traînais, fardeau lourd pesant sur tes épaules. Et pourtant, jamais l’idée du suicide ne t’avait effleuré l’esprit, jamais l’idée de tout foutre en l’air, ta vie plus particulièrement, ne s’était arrêté dans tes pensées. Parfois, tu t’étais dit que ça aurait été plus simple de ne seulement plus exister, mais tu n’avais jamais un seul instant songer être l’initiatrice d’une telle pause. Tu avais seulement espéré qu’on te tire une balle en pleine tête. Parce que rejeter les torts sur les autres était toujours plus simple que de les assumer. C’était ce que tu faisais aujourd’hui encre. À la différence où, aujourd’hui, tu assumais. Tu assumais leur faire du tort, tu assumais qu’ils ne l’avaient pas demandé, tu assumais qu’ils n’avaient pas fait d’erreurs. Pas d’autres erreurs que celle de respirer, d’être potentiellement heureux. Tu t’étais auto-désignée comme le démon qui allait leur bouffer les quelques traces de joie qui pouvaient résider dans leur âme, comme le Skélénox qui allait les guider dans les bois les plus sombres de leur existence. Un labyrinthe dont personne ne sortait vivant. Intact, tout du moins. Parce qu’encore aujourd’hui, tu avais cette incroyable chance de respirer. Pas Raziel. Et alors ? Il l’avait cherché.

Il avait voulu t’aider. C’était la plus grande des erreurs, celle qu’il n’aurait jamais dû commettre et dont il a payé de sa propre existence. Enfin. Asriel s’était retourné vers la victime de son méfait tandis que tu prenais une bouchée dans ce sandwich qui avait très bon goût. Il savait choisir sa nourriture. Et tout aurait pu en finir là. L’étranger aurait pu repartir simplement et vous auriez vécu votre vie chacun de votre côté sans accrocs. Mais le Mimigal de cet inconnu n’avait pas voulu que ça se passe ainsi. Il avait décidé que tout en serait autrement. Asriel se campait sur tes genoux. Tendu au maximum. Alors que l’autre arachnide avait décidé de le pourchasser en sifflant. Asriel tremblait. Pourtant, il semblait bien décidé à te défendre jusqu’au bout malgré la peur qui prenait dans tout son corps devant cet autre insecte bien plus imposant que lui, bien plus en mesure de se battre. Asriel était adorable. Tu ne pouvais pas t’empêcher de le penser, mais tu te disais que le Mimigal cesserait son cirque bientôt, que ça ne pouvait pas aller aussi loin rien que pour un pauvre petit sandwich volé. Mais tu compris rapidement que tu avais entièrement et totalement tort parce que l’assaillant venait de s’enrouler d’une lumière blanche qui annonçait une évolution. Tu le savais seulement parce que le pokémon de ta sœur avait déjà évolué quand vous étiez plus jeunes. C’était un Caterpie. Enfin, là, c’était un Mimigal qui allait se transformer en un Ariados. Si tu ne te trompais pas. Tu ne connaissais pas les pokémons, tu ne cherchais même pas à les connaître. Disons seulement que tu étais beaucoup moins réticente à leur présence qu’à celle des humains.

Maintenant tout près de vous deux se trouvait un Ariados en colère qui s’apprêtait à attaquer ton Asriel qui se tenait toujours sur ses pattes, tendu, tremblant, et pourtant totalement décidé à combattre jusqu’au bout même si clairement, il ne connaissait que trop peu d’attaques pour faire le poids. Ce fut le déclencheur qui te fit recouvrir Asriel de ta main. Pour le protéger. Tu te fichais bien de te prendre une attaque. Tu ne laisserais pas cet autre pokémon attaquer le tien. C’était tout simplement hors de question. Mais le propriétaire de cette arachnide intervint finalement en lui clamant de se calmer, provoquant automatiquement une réaction de la part de l’Ariados. Ton regard accusateur regardait tous les gestes posés par ce jeune homme alors qu’il s’était penché pour poser une main sur la tête de l’Ariados alors que toi, tu découvrais lentement Asriel qui prenait une bouffée d’air. Ton Statitik ne tremblait plus, mais demeurait entièrement tendu et figé sur tes genoux. Et tu en voulais à l’Ariados de lui avoir ainsi fait peur. Tu en voulais au maître qui l’avait laissé faire.

Tu en voulais à la terre entière d’exister. Et ça revenait toujours sur cette haine terrible que tu vouais à chaque âme existante et frôlant ta propre personne. Chaque âme qui semblait penser pouvoir avoir un impact sur ta vie, te changer, faire en sorte que tu sois quelqu’un d’autre. Personne ne pouvait impacter ta pauvre vie, cette médiocrité dans laquelle tu vivais. Tes ailes étaient noires, tâchées, pourries tout comme ton cœur. Plus rien n’existait en toi et personne n’avait le pouvoir de changer les choses peu importe à quel point ils pensaient pouvoir. Et il avait le culot de s’excuser. De se justifier. Il n’aurait pas juste pu se taire et s’en aller ? La laisser en paix. Dans une fausse paix, tout compte fait. La douleur qui résonnait dans ses muscles, dans ses os, et les hurlements qu’elle entendait toujours en fond, comme une mélodie constante rythmant son existence. Oui, une fausse paix qui n’était rien de plus qu’un champ de bataille dans lequel elle s’était faite à l’idée d’y mourir.

Il avait intérêt de ne pas t’approcher, de ne pas faire plus de pas faire toi, de ne pas s’immiscer dans ta bulle. Qui était très grande, il fallait l’admettre. Tu le dévisageais. Tu n’avais toujours rien dit. Toujours rien fait. « Il a fait peur à Asriel. » Pas à toi. Mais à Asriel. Et c’était pire que tout. Ta voix avait retenti, froide, cruellement tranchante, accusatrice même. Tu n’allais certainement pas le pardonner. Tu n’allais pas l’excuser. Que ce soit dans ses habitudes ou non, le pokémon était fautif et avait terrorisé le tien. Pourquoi tu le pardonnerais ? Pour les beaux yeux de son maître ? Tu n’en avais strictement rien à faire de ses beaux yeux. Tu en voulais à l’Ariados. Tu lui reprochais son existence même. Mais tu ne l’avouerais jamais à voix haute. Pas tout de suite, du moins. « Pourquoi je le pardonnerais ? » Mais ça, tu pouvais le dire. Tu ne te demandais pas une seule seconde si le jeune homme allait être affecté par ce refus catégorique. En fait, tu le souhaitais presque. Qu’il le soit. « Il est beau, évolué. »Ça n’avait été qu’un murmure. Parce que tu aimais tout de même les pokémons. C’était un peu tout ce que tu aimais. Et il fallait dire qu’il était beau, Ariados. Tu espérais que ton petit Statitik évolue rapidement. Il serait fort et n’aurait plus peur.
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Jeu 5 Déc 2019 - 0:00

YOU CAN'T BE THE ANGEL YOU SEEM TO BE
The only person you are destined to become is the person you decide to be.
Tu n’avais rien à faire du sandwich. C’était deux tranches de pain parmi tant d’autres et elles n’avaient aucune valeur sentimentale ou vitale à tes yeux. L’abandonner aux mains de cette inconnue ne te dérangeait absolument pas... Alors pourquoi Agony n’avait-il pas été capable du même détachement ? Pourquoi avait-il senti le besoin de te défendre alors que lui et toi n’aviez jamais eu ce genre de relation fusionnelle ? À tes yeux, ça ne faisait aucun sens. C’était aussi absurde que s’il commençait à pleuvoir du sucre plutôt que de la pluie. Tu ne comprenais plus ton propre Pokémon et c’était, en toute bonne foi, un peu déroutant que de se dire qu’un compagnon de toujours pouvait encore prétendre à un effet de surprise... Heureusement, tu t’étais affairé à calmer le jeu. Tu n’avais pas laissé la surprise tourner au drame et tu avais posé une main sur sa tête dans l’espoir que ce soit suffisant, car si ce ne l’était pas, tu ne saurais pas quoi faire de plus.

Tu aurais aimé prendre un peu de ton temps pour expliquer au pokémon qu’un sandwich ne méritait pas une telle réaction, mais l’opportunité manquait. Pour la première fois de ta vie, ton araignée avait failli attaquer une autre bestiole de son espèce ainsi que sa dresseuse… Et ça, c’était beaucoup plus préoccupant que de lui offrir une morale à deux balles sur l’importance du partage. Surtout qu’au final, tu n’avais pas partagé, mais on t’avait volé. Même si le résultat final était le même, la méthode de procuration de l’objet et le consentement derrière était radicalement différent d’une technique à l’autre. Tu ne pouvais pas blâmer Agony pour son soutien. Il avait fait ce qu’il pensait être juste et il l’avait fait pour toi qui plus est. En quoi était-ce condamnable ? Cette situation, tu t’en mordais littéralement les doigts tellement tu n’étais pas préparé à y faire face. Toi, tu lui aurais volontiers donné ton sandwich… Mais pourquoi avait-il fallut que cette petite boule électrique décide pour toi ?

Un sourire timide aux lèvres, tu prends quelques secondes pour admirer l’individu à qui tu as à faire. Tu sais déjà que les choses risquent de mal tourner… Ce n’est pas défaitiste de ta part, mais plutôt réaliste. La douleur des gens, tu la sentais comme si c’était la tienne. Tu en avais vu des yeux, tu en avais admiré des regards criant de détresse. Derrière toute la colère, derrière tout le dégoût, tu avais appris à discerner les appels à l’aide comme personne ne le faisait. C’était la raison pour laquelle tu continuais, la raison pour laquelle tu t’accrochais aussi désespérément à ton bénévolat au centre hospitalier : cette douleur sourde, cette quête non-assumée d’une main tendue, elle te rejoignait ; elle t’appelait. Souvent, on t’avait dit que tu allais tôt ou tard t’y perdre. Souvent, on avait craint que leur mal être devienne le tien… Sauf que tu n’étais pas comme ça. Tu ne pouvais tout simplement pas supporter l’idée que des gens puissent ne pas apercevoir la valeur et la chance qu’ils avaient d’être vivants alors que d’autres mourraient sans jamais l’avoir demandé.

Ta propre vie avait failli être plus éphémère qu’une brise automnale… Et tu ne pouvais plus accepter de voir des gens emprunter consciemment le même chemin que le tien.
Cette vie méritait d’être vécue, même si les nuages obscurcissaient le soleil et que le froid saisissait les âmes égarées.

- Je suis profondément navré si ton pokémon a été effrayé… C’est ma faute, j’aurais dû me montrer plus vigilent. Ce ne serait pas arrivé si j’avais été plus attentif et réactif. Comment puis-je me faire pardonner ?

Tu savais parfaitement que ses accusations étaient insensées. T’accuser de la réaction disproportionnée d’Agony alors que c’était son araignée qui avait ouvert les hostilités, c’était aussi logique que d’accuser un propriétaire de se défendre contre un voleur ayant violé sa propriété… Mais toi, tu t’en fichais. Tu avais toujours été bon pour prendre sur toi les blâmes les plus incohérents du monde. Ça te ramenait à un quotidien bien rodé, à une situation que tu avais déjà connu à de multiples reprises par le passé ; les gens étaient rarement ravis de te parler. Te voir ramenait au visage du plus pitoyable des hommes son plus gros échec ; celui d’avoir survécu. Et personne ne voulait admirer au quotidien la gueule d’un petit blond beaucoup trop bavard et heureux quand les nuages annonçaient la tempête.

Cette jeune femme n’était pas différente.  

Gardant une distance raisonnable d’elle, tu admires en silence les cicatrices qui zèbrent son corps et que les lambeaux de tenues qu’elle porte dévoilent sans le moindre filtre. As-tu peur ? Non… Mais cela t’inquiétait. Tu étais inquiet de connaître les secrets qu’elle cachait, le chemin que ce corps lapidé avait pu emprunter par le passé. Ce n’était pas beau, ce n’était pas glorieux, mais c’était tristement humain. Cette vue te ramenait au corps martyrisé d’Ezekiel, au jour de votre rencontre ; les ecchymoses, le bandage qui recouvrait son poignet massacré, sa maigreur cadavérique. Les corps des gens qui souffraient parlait d’eux-mêmes… Et c’était ça le plus effrayant. C’était l’histoire qu’ils laissaient sous-entendre sans prononcer le moindre mot, c’était le témoignage aussi silencieux qu’effroyable dont ils étaient le centre. Ça ne te plaisait pas de savoir que le monde pouvait être mauvais et, pourtant, tu continuais de le côtoyer en pensant pouvoir y changer quelque chose. Tu étais naïf, Izaiah.

- Oui, je trouve aussi… Il faut dire que je ne m’attendais pas du tout à ça ce matin haha !

Tu savais que ton éclat de joie risquait d’être mal accueilli, mais tu t’en foutais. Personne ne pouvait t’empêcher d’être toi-même, d’être simple et aimable. Espérer trouver les mots pour te mettre hors de toi et te faire perdre cette candide douceur qui te caractérisait était peine perdue. La colère, ce n’était pas quelque chose qui te concernait.

Tu en avais déjà trop vu, trop entendu.
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Jeu 5 Déc 2019 - 15:14
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Il aurait pu s’en aller, ne pas t’adresser de regard, ne pas détourner son attention sur ta personne, ça aurait été mieux, plus simple. Tu serais retournée à ton quotidien fade qui n’avait rien à envier à ceux des autres, mais c’était ce que tu connaissais et appréciais. Parce que c’était stable. Certain. Tu t’accrochais à ta haine virulente, elle était ta bouée dans cet océan dont tu te perdais, dans lequel tu manquais toujours de te noyer. Cette haine te permettait de survivre, de ne jamais lâcher, de ne jamais arrêter de respirer, de ne pas te couper, de ne pas te perdre et tu ne pouvais que t’y attacher, t’y accrocher, ce n’était même pas une question, seulement un fait. Un besoin. Un instinct. Comme l’enfant serrant son doudou pour s’endormir.

Heureusement, il avait cette décence, ce bon état d’esprit, pour tenir une distance entre lui et toi. Trop prêt, tu aurais perdu contrôle, tu aurais éclaté, tu serais devenue physiquement violente même parce que tu n’étais pas dans un état d’esprit où tu acceptais qu’on te frôle, qu’on entre dans ta bulle, encore moins quand le pokémon de la personne venait de manquer d’attaquer le tien, et de t’attaquer également par la même occasion. Les torts ? Tu les rejetais uniquement envers cet Ariados. Asriel n’avait rien fait de mal, non. Hors de question de l’admettre. Tout n’était que la faute de l’autre, de sa présence ici, de son malheureux sandwich qui était maintenant dans ta main, aucunement de la tienne. Tu n’avais aucun rôle dans tout ce qui venait de se produire, de se dérouler, non. Absolument aucun.

Et tu lui en voulais encore plus à lui de prendre tous les torts, d’accepter. De courber l’échine. D’être faible face à toi. Tu le détestais de ne pas prendre sa place, de ne pas poser le pied par terre, de ne pas te reprocher les gestes de ton pokémon qui avait démarré les hostilités. D’accepter ton venin, d’accepter d’être empoisonné. Comme Raziel l’avait fait. Rien de ce qu’il faisait n’était bon, n’était adéquat, il se trompait constamment. Il était là devant toi et c’était déjà une erreur. Tu voulais qu’il parte, mais il ne semblait pas décidé à te laisser tranquille. Toute cette haine vibrant en toi te poussa à lui lancer un regard noir, et si tes yeux avaient pu lancer des éclairs, il ne serait déjà plus de ce monde. Par chance, pour lui, ce n’était pas une capacité que tu possédais.

« T’peux foutre le camp, ce serait déjà un bon début. » marmonnas-tu plus pour toi-même que pour lui. Il s’attendait à quoi ? Qu’avec son attitude si faible et douce, tu te calmes, tu t’apaises ? C’était qu’il te connaissait bien mal. Et tout compte fait, il ne te connaissait pas du tout alors bon. Mais ce détail, tu ne t’en préoccupais drôlement pas. Tu détestais te justifier, tu ne le faisais jamais. Tu détestais aussi admettre que ton comportement n’ait pas de raison d’être, et tu ne le faisais pas plus. Tu existais et tu imposais aux autres ton poison. C’était bien mieux ainsi.

Cependant. Cependant, tu te devais d’admettre que le froid prenait, que le froid envahissait et que ça faisait drôlement mal aux blessures qui n’étaient point cicatrisées parce qu’elles ne dataient que de trop peu de temps. Et puis, l’hiver n’était plus très loin, le vent était glacial et tu n’aimais pas trop cette sensation qui t’envahissait. Alors tu te devais d’admettre que cet inconnu dont la présence te dérangeait hautement pouvait se révéler davantage utile que tu le pensais de prime abord. Tu haussas légèrement les épaules, comme capitulant. « P’t’être que tu pourrais m’acheter un café ? Ça me donnerait une raison de rester dans leur endroit de merde où faut consommer pour s’asseoir à une table. »

Asriel avait repris sa place sur ton épaule en observant l’Ariados d’un œil mauvais et inquiet. Il n’était pas de taille à se battre et n’avait clairement aucune confiance en le calme retrouvé de l’arachnide. Et tu ne pouvais qu’être en accord avec ta petite bestiole jaune fluo : tu ne faisais pas plus confiance en l’Ariados. Tu soupiras avant de te lever de ton banc et manger encore quelques bouchées du sandwich. « Surveilles-le mieux à l’avenir, m’forces pas à t’confirmer que t’es un mauvais maître. » ou l’art de dire quelque chose sans le dire forcément. Tu étais très douée dans cet art, fallait le dire. C’était amusant, d’ailleurs. Dire quelque chose en le détournant, souvent ça passait mieux, mais ça, ce n’était pas trop ton problème. À partir du moment où les paroles sortaient de ta bouche, c’était le problème de celui qui les entendait. « Bon, on y va, oui ou non ? » Oui, tu avais décidé qu’il avait accepté de te payer le café. Qu’il le veuille ou non, il te le devait.

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Lun 30 Déc 2019 - 15:39

YOU CAN'T BE THE ANGEL YOU SEEM TO BE
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Tu étais beaucoup trop habitué d’encaisser Iza’.
Ce n’était pas sain d’essuyer les insultes comme des petites remarques routinières et de ne jamais t’en formaliser… Un jour, ça finirait forcément par te dévorer de l’intérieur. Combien de temps pourrais-tu supporter que l’on te méprise, que l’on rejette sur toi une haine qui ne t’était pas destiné ? À te porter garant de la souffrance de tout le monde, tu finirais par y abandonner ta propre santé. Tu n’étais pas un surhomme. Tu aimais te donner l’illusion d’être différent, d’être quelqu’un de solide… Mais tu ne t’étais jamais autant menti à toi-même. Tu n’appréciais pas être détesté pour des crimes que tu n’avais pas commis. C’était nocif, difficile à encaisser pour une estime aussi faible et fragile que la tienne… Tu gardais toujours la tête haute, supportant sans broncher, mais dans ta tête les choses ne se passaient pas toujours aussi bien qu’en apparence. Parfois, ça faisait mal d’accuser les insultes. Même si elles ne te regardaient pas, les mots étaient malgré tout dirigés vers toi.

Quand cette inconnue crachait son venin, c’était tes barrières qu’il consumait. Il s’en délectait, les brûlait jusqu’à y percer une brèche, jusqu’à t’atteindre directement. Ton bouclier n’était pas absolu, il finirait forcément par se fragiliser… Combien de temps pourrais-tu le tendre devant toi avant qu’il n’en reste que des cendres ? Les secondes s’égrenaient, son efficacité réduisait constamment un peu plus.

Lorsque la jeune femme t’invite à foutre le camp, tu hésites à tourner les talons et à accéder à sa demande. Tu aimes tendre des mains et aider les gens dans le besoin, mais tu n’es pas non plus le dindon de la farce. Des gens qui ne veulent pas s’aider, tu en fréquentes déjà au quotidien alors tu n’as pas absolument besoin d’allonger ta liste de petits protégés à ce point… Tu as déjà beaucoup donné de toi-même sans rien attendre en retour. Pour une fois, tu peux te permettre d’être faible, de ne pas vouloir de cela pour toi… Sauf que tu ne fais rien. L’idée de partir te brûle l’esprit, mais ton corps ne bouge pas. Abandonner, ce n’est pas dans ta nature. Tu connais assez le mécanisme d’autodéfense qui protège les gens dans le besoin pour ne pas tomber dans le piège qu’ils te tendent…

Tu ne pourrais pas la laisser ainsi. Les nuits étaient fraîches à ce temps-ci de l’année et avec le peu de vêtements couvrant son corps, tu craignais le pire pour elle.
Quand cesserais-tu de t’inquiéter pour tout le monde excepté toi, dis ?  Tu n’avais pas les moyens de subvenir au confort de quelqu’un. Tu n’étais pas un sain, tu devais arrêter de penser que tu étais redevable à la terre entière et que tu resterais là peu importe le traitement que l’on te réservait. On te croyait souvent plus naïf que bon et ce n’était pas pour rien : tu ressemblais davantage à un imbécile qu’à un gentilhomme.

Mais un café, c’est dans tes moyens si c’est pour laver ton affront, n’est-ce pas ?
Ton honneur est sauvé. L’inconnue que tu as sauvagement agressée a accepté que tu lui paies un café pour te faire pardonner de ton manque de délicatesse et de manières. Tu es un homme très chanceux dit donc ! Si tu avais été un peu plus farouche, tu n’aurais pas hésité à lui répliquer que le sandwich qu’elle t’avait lâchement volé était déjà un paiement suffisant… Mais tu n’étais pas comme ça. Encore une fois, la faiblesse suintait par tous les pores de ta peau et ça ne t’agaçait même pas d’être aussi mou. On te marchait dessus et tu l’acceptais parce que c’était le chemin le plus rapide vers le cœur des gens… Et parce que tu parvenais à te convaincre que tu savais reconnaître tes propres limites. Le jour où quelqu’un les franchirait, tu saurais lui mettre des barrières. N’est-ce pas ? La bonne blague.

Plongé dans tes pensées et dans tes incertitudes, tu regardes distraitement la jeune femme se lever en prenant une bouchée de ton sandwich. Conscients de ton égarement mental, tu secoues la tête juste à temps pour te prendre par la gueule un commentaire particulièrement acerbe sur Agony non loin de toi. Curieux, tu jettes un œil à ton pokémon. Il ne bouge plus, il est redevenu lui-même, mais dans une version dix fois plus grosse. Le migalos n’avait jamais été une grosse source d’ennui. C’était un pokémon effacé, une bête silencieuse qui détestait attirer l’attention sur lui… S’il avait réagi à ce vol, ce n’était pas par amusement, mais par instinct. Tu ne pouvais pas le blâmer pour ça. Normalement les gens ne le remarquaient même pas. Enfin, tu disais cela, mais tu ne pouvais plus miser sur ça à l’avenir. Une araignée d’un mètre se fondait beaucoup moins qu’une de cinquante centimètres.

- Sincèrement, je ne pense pas être un bon maître alors ça ne me dérangerait pas. Mais ne t’inquiète pas pour ça ; il ne fera plus rien de mal !

Tu étais un peu trop conscient. Conscients de ne rien être, de ne pas avoir les connaissances suffisantes pour t’indigner d’une insulte sur tes capacités à prendre soin d’un pokémon. Elle ne parviendrait pas à te blesser sur ce sujet : longtemps tu t’étais dit que tu aurais dû confier Agony à un refuge afin qu’il trouve un dresseur qui lui correspondait vraiment… Mais après cette mésaventure dans la quête du sandwich, ta perception des choses venait d’être complètement renversée. Et si, au fond, il n’était pas aussi malheureux que tu l’estimais depuis trois ans… ? Et s’il en avait quelque chose à faire de toi ? Tu ne savais pas quoi penser de tout cela. C’était trop.

- Oui, absolument. Je connais un café sympa pas loin d’ici, il est sur le chemin…

Puis, la regardant de la tête aux pieds, tu prends une grande inspiration.

- Ne prend pas ça pour de la pitié, mais tu veux mon manteau ? Sans vouloir te vexer, je ne pense pas qu’ils vont nous laisser entrer avec ton accoutrement…

Tu savais que le refus risquait d’être virulent, mais tu t’en foutais. T’étais prêt à encaisser sa haine. Tu étais toujours prêt à encaisser la haine de tout le monde… Pourquoi, putain, était-ce aussi normal pour toi ?

En silence, tu prends le chemin vers le café. À peine cinq minutes de marche vous séparent de votre destination. Sur votre passage, les regards se détournent et la curiosité s’élève comme un nuage au-dessus de vos têtes. Tu les ignores. Tu as l’habitude de traîner avec des gens plus… marginaux que toi. C’est quelque chose qui ne t’atteint pas et qui ne suffit plus à te rendre mal à l’aise.

Ouvrant la porte de l’établissement à l’inconnue, tu lui désignes alors le comptoir de commandes.

- Prend ce que tu désires… N’hésite pas si jamais mon sandwich n’a pas suffi à te rassasier.

Trop bon, trop con. Tu ne pourras jamais dire non à quelqu’un qui souffre. Tu ne pourras jamais imposer tes limites, mettre un frein à l’abus que tu peux subir. Tu es taillé dans ce bois, dans cette nécessité absolue de donner aux autres plus qu’à toi-même.
Alors qu’elle se gâte : ton cœur a une fois de plus gagné sur ton esprit.
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Jeu 2 Jan 2020 - 15:24
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Sa faiblesse te répugnait, t’horrifiait. Tu avais envie de le secouer dans tous les sens, de lui hurler de se ressaisir, d’arrêter de faire le putain de sain qu’il n’était pas. Parce que personne ne pouvait être un sain. Tu voulais atteindre ses limites, les provoquer, les dépasser, mais surtout : les voir. Parce qu’il devait forcément avoir des limites à ne pas franchir. Il ne pouvait pas ne pas en avoir, ce n’était pas humain. Et ce n’était rien de plus qu’un pauvre être humain qui serait si facile de briser en plusieurs morceaux. Tu voulais le briser en plusieurs morceaux. Tu avais besoin de le briser, de voir son regard s’émietter. Tu avais besoin qu’il te hurle dessus, qu’il te remette à ta place.

Il n’avait rien fait de mal, ni même son pokémon. Asriel et toi étiez ici les seuls en faute, et pourtant, il prenait tout sur lui, il acceptait les accusations à tort que tu lui balançais sans broncher. Il pliait l’échine, acceptait son rôle de bourreau, alors qu’il n’était qu’une vulgaire victime dans tout ça et ça te mettait hors de toi. Tu ne supportais pas de le voir accepter comme ça tout ce que tu pouvais bien lui balancer sans même réagir, sans tiquer, sans te dire que tu exagérais, que tu allais trop loin. Tu avais besoin qu’il pose un pied à terre, qu’il s’impose, pas qu’il s’efface bordel ! Qu’il prenne de la place ! Il devait arrêter de jouer le sain, de se prendre pour un sain. Franchement, ça ne lui réussissait pas. Parce que ça ne devait qu’être un rôle, pas vrai ? Impossible de prendre autant sur soi pour vrai, sans jamais oser prendre sa place, exposer aux autres leurs torts. Impossible. Tu ne pouvais pas le concevoir.

Toi, tu étais une bombe. Tu prenais plus de place que ce qui te revenait, tu grugeais sur la place des autres, alors tu ne pouvais pas imaginer que d’autres personnes pouvaient ne pas prendre de place du tout, que des personnes pouvaient vraiment tout donner pour les autres sans penser à ce qu’ils perdaient, à leur propre cœur, leurs propres blessures. Non, ça ne te semblait aucunement logique et tu ne pouvais pas l’accepter. Alors tu voulais le voir réagir, jusqu’à même le voir te frapper. Mais s’il n’était même pas capable de te dire de fermer ta gueule parce qu’au final, il ne te devait rien et que sans ton Statitik, rien de tout ça ne serait arrivé, comment pourrait-il seulement être en mesure de te toucher d’une quelconque façon ?

Toi, tu serais capable de le frapper. Tu serais capable de le frapper pour le faire réagir, pour qu’il te repousse enfin, pour qu’il s’énerve, pour qu’il te dise des quatre vérités. Tu serais capable de le frapper pour provoquer une putain de réaction normale dans une telle situation. Mais non ! Il devait paraître angélique ! Il devait te faire chier à pavaner sa pseudo bonté devant tes yeux remplis de colère et de haine. Tu le détestais. Tu voulais qu’il te déteste autant que tu le faisais à son égard. Autant que tu le détestais. Pour sa présence, pour sa mollesse, pour cette faiblesse. Pour cette échine courbée comme si tu étais le loup Alpha et qu’il n’était qu’un loup de la meute se devant de t’obéir. Mais il ne te devait rien. Pas de sourire. Pas de douceur. Rien. Pas cette gentillesse bien trop imposée.

Tu ne le connaissais pas. Tu ne pouvais donc pas savoir s’il était vraiment un mauvais maître. Tu avais seulement cherché à l’atteindre, chercher à sans doute à le faire réagir. Ou seulement à le blesser. Parce que tu n’étais pas une sainte. Tu tentais en permanence de blesser ceux qui t’entouraient, de telle sorte à ce qu’ils ne s’approchent pas de toi, de telle sorte à ce qu’ils te laissent seuls. Parce que la solitude, tu pouvais la gérer. Mais pas la compagnie, pas la présence de personnes sur qui tu n’avais pas le moindre contrôle. Pas la présence de personnes qui pouvaient facilement te poignarder aussitôt le dos tourné. Tu refusais de prendre la chance qu’on te fasse du mal une fois de plus alors que tu pensais être en sécurité. Ainsi, tu choisissais la voie de la violence. Tu savais qu’on allait tenter de te blesser, parfois psychologiquement, mais surtout physiquement. Mais tu n’hésiterais pas à frapper en retour.

Mais lui, il ne frapperait pas. Il ne chercherait même pas à te renvoyer la balle de ta méchanceté. Il acceptait tes mots, ton venin, il acceptait de se faire empoisonner et tu ne parvenais pas à le comprendre. Ça te rendait folle. Mais bon, tu pouvais te dire qu’au moins, tu allais avoir un café et c’était toujours agréable un liquide chaud dans le froid qui prenait toute la place. Tu n’allais pas cracher sur la possibilité de boire quelque chose d’apaisant, et de te trouver dans une pièce réchauffée. « Parfait alors, allons-y ! » Bien sûr qu’il connaissait davantage la place que toi, tu venais d’arriver, tu ne savais même pas où tu te trouvais. Cette région t’était totalement inconnue.

Tu tournas légèrement la tête vers le jeune homme, ton regard toujours aussi glacial, la haine toujours aussi présente dans toutes les fibres de ton corps. Tu ne pouvais pas faire autrement. Un bouclier, une armure que tu portais jour après jour pour que jamais personne ne puisse voir qu’à l’intérieur, ce n’était qu’un champ de bataille, ce n’était que des cendres, des corps gisant ici et là, que ce n’était rien de beau, rien de merveilleux, et que la haine était majoritairement dirigée vers ta propre personne, vers l’adolescente naïve qui pensait que survivre seule dans ce monde était possible. « Sérieusement ? » C’était un fond de colère qui perçait dans ta voix, qui la rendait légèrement tremblante. « C’quoi ces humains qui ont peur d’un peu d’peau nue ? » Cynisme. Ta voix, si elle avait eu une couleur, aurait été clairement noire en cet instant présent. « Bon. Si c’est c’qui faut pour qu’j’puisse entrer, fine. Mais t’habitues pas à ce que j’capitule si facilement. » Tu avais froid. Tu mourrais de faim. Tu avais besoin de chaleur.
…. Tu avais besoin d’un ami. Mais ça, tu ne l’admettrais jamais.

Quand des regards curieux croisaient ton propre regard, tu ne lâchais pas. Jusqu’à les rendre mal-à-l’aise, jusqu’à ce qu’ils détournent le regard. Tu avais même vu une mère prendre son enfant par le bras, pour s’en aller plus loin. Coup au cœur. Mais extérieurement, rien ne demeurait que la haine la plus puissante. Comme toujours. Tu te calmais pas, de temps en temps ? Tu ne pouvais pas prendre une putain de pause parfois ? Non. Fallait toujours que tu sois aussi bornée dans ta rancœur. Son manteau sur le dos, tu entras dans le petit café et tu regardas le comptoir des commandes, figeant légèrement. Tu n’avais plus l’habitude de la civilisation. Tu n’avais plus l’habitude de faire les choses normalement, non. Tu avais appris à voler, à faire des méfaits, pour te nourrir, assurer ta survie. Et avec Raziel, c’était lui qui faisait tout. Alors tu te trouvais démunie. Tu ne comprenais pas la moitié des termes du menu parce qu’on ne t’avait pas scolarisée à partir de tes huit ans. IL ne voulait pas que tu sortes de peur que tu parles. Alors. Lire n’était pas ton fort.

« Tu commandes quoi habituellement, à manger ? » T’allais certainement pas admettre que tu n’étais pas en mesure de comprendre le plus gros du menu et que lire te prenait beaucoup de temps. Non. Hors de question d’afficher une faiblesse. Et s’il ne venait pas ici souvent, tu allais seulement commander une soupe, tout le monde avait des soupes. Tu prendrais la sécurité. C’était plus simple comme ça. « Et, pourquoi y’a plusieurs types de café ? C’est quoi la différence ? » Tu ne connais pas le monde. Tu as été enfermée, retirée de ce monde bien trop longtemps pour parvenir à le comprendre, à savoir ce qui le compose. Et tu regardais ailleurs, ne posais même plus ton regard sur ce jeune homme.


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Lun 13 Jan 2020 - 9:57

YOU CAN'T BE THE ANGEL YOU SEEM TO BE
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Tu n’avais pas peur d’elle.
Une part de toi connaissait les revers de l’humanité avec trop de justesse pour t’en dégouter ou t’en inquiéter. Tu ne savais pas qui était cette jeune femme, mais ses mécanismes de défense coulaient sur ton dos comme sur celui d’un couaneton : tu n’y réagissais même pas. Tu ne savais pas si l’acerbité de ses mots était sincère ou si elle l’utilisait seulement pour se protéger, mais ça n’avait pas la moindre importance. Tu comptais encaisser, encore et encore tant que vos chemins ne se seraient pas séparés. Parce que tu avais pour vocation de ne jamais laisser tomber quelqu’un, de ne jamais rendre les coups que l’on offrait à ton visage et ton corps.
Et dire que tu ne connaissais même pas son nom… Tu étais beaucoup trop bon, Izaiah. Laisser une connaissance pourrie par la vie nous cracher dessus était une chose, laisser un parfait inconnu nous accuser de la faim dans le monde en était une autre… Mais pas pour toi. Parce que dans tes yeux à toi, l’égalité prenait racine dans nos relations avec les autres terriens. Il n’y avait pas plus d’inconnus que d’amis dans ton entourage ; tout le monde méritait le même respect ainsi que ta gentillesse ridicule. Ce n’était pas pour rien que beaucoup de gens se jouaient de toi comme d’un vulgaire pion, tu sais… Il suffisait de paraître seul et dans le besoin pour que tu cèdes à la manipulation de ce coeur si pur qui battait en toi. Tu étais ton ennemi juré, la première personne à te causer plus de tort que de bien… Et tu t’en moquais éperdument. Parce que toi, tu ne voyais rien de tout ça. Toi, tu écoutais ce que ton instinct te dictait et tu te réjouissais de chaque nouveau sourire né de tes agissements, de tes sacrifices. La vérité derrière, tu ne l’entendais pas. Tu te mettais des oeillères, imaginais que le billet de 100pokédollars offert à un sans-abri serait capable de lui offrir un repas plutôt qu’une bouteille d’alcool. Le déni te suffisait à voir la vie en rose. Il te rendait heureux et ça te réussissait bien, le bonheur, ça réglait tous tes problèmes de conscience.

La réaction de la jeune femme lorsque tu lui proposes ton manteau ne t’étonne pas ouvre mesure. Le morceau de vêtement dans une main, une moue amusée sur le visage, tu attends patiemment qu’elle mette un terme à son monologue, à ses faibles protestations d’usage, et qu’elle l’enfile. Tu ne peux pas vraiment dire que tu la connais… Mais sa manière de réagir négativement à tous tes mots ne t’est pas étrangère. Elle te rappelle Ezy, Ezy et sa certitude que les mois partagés ensemble n’évoquaient pas le début d’une amitié, Ezy et sa manière de refuser ton aide peu importe la situation, Ezy et son agressivité ridicule. Pour une fois dans ta vie, tu étais content de réaliser que le bleuté n’était pas à tes côtés pour cette rencontre houleuse. Autrement, tu n’imaginais même pas les étincelles qui auraient pu naître entre eux.
Pour aujourd’hui seulement, tu remerciais le Fitzgerald d’être où il était, peu importe ce que cela signifiait.

- Je n’espère rien de toi, je te rassure. Je n’ai simplement pas envie d’être viré du café parce qu’on voit de toi plus de peau que de vêtements…

Si elle ne voulait pas être prise en pitié, alors tu ne comptais pas la traiter comme une chose fragile. Tu étais capable de t’adapter, de cacher ta sympathie derrière un miroir plus intéressant aux yeux de ton interlocuteur. Ça, c’était l’hôpital qui t’avait appris à faire. Tu avais fini par comprendre que tout le monde ne voulait pas de ta gentillesse, de tes paroles mièvres et de tes encouragements… Pour certain, le fruit de leur indépendance et de leur force de caractère était un trésor qu’il ne fallait surtout pas souiller et si tu souhaitais te faire une place près d’eux, c’était à toi de t’adapter. Tout simplement. Cela ne les empêcherait pas de t’insulter et de te haïr, mais au moins ils n’auraient pas l’impression que tu te pensais supérieur à eux…

et ça, c’était une jolie corde à ton arc.

Dans la vraie vie, tu es simplement heureux de voir la jeune femme enfiler le manteau que tu lui tends. Avec des températures pareilles, même le cours des jours sont frisquets… Alors que dire de la matinée ou de la nuit ? Inconsciemment, tu sais déjà que tu ne comptes pas le lui réclamer à la fin de votre rencontre. Tête en l’air comme tu l’es, tu feras sans doute semblant de l’oublier ou peu importe, histoire de ne pas la froisser… Ça devrait beaucoup mieux passer ainsi.

En arrivant au café, tu décides de la laisser passer devant toi histoire qu’elle puisse prendre ce qui lui chante. Malheureusement, les choses ne se passent pas totalement comme tu l’avais imaginé et les deux questions qui s'enchaînent te prennent un peu au dépourvu. Intrigu, tu t’avances sur sa gauche avant de glisser tes mains dans les poches de ton pantalon. En silence, tu analyses un moment l’étendu du menu. Comme d’habitude ou pas ?

- Normalement je prend un croissant et un latté à la vanille… ou selon les saveurs printanières, je me permets un peu d'exotisme. Épices d’automne par exemple.

C’était la bonne période pour ça.

- Mais les sandwichs déjeuners sont un excellent choix si je peux me permettre. Un bon ami m’a longtemps recommandé celui au chorizo et je ne regrette pas de l’avoir écouté, c’est beaucoup plus “fun” qu’un simple croissant au beurre.

Iza, expert des Staribuck. Tu devrais sans doute te reconvertir dans la promotion de la chaîne de cafés plutôt que de perdre ton temps derrière un appareil photo. À cette idée, un sourire amusé vient éclairer ton visage ; tu serais un bien mauvais promoteur. Te connaissant, tu finirais toujours des affirmations par tout un cas de conditions et de remises en question qui finiraient par davantage décourager les gens qu’autre chose. Après tout, qui voulait vraiment entendre un vendeur dire “Je vous conseille un latté à la vanille… mais je comprendrais si ça ne vous plait pas, ce n’est pas forcément le truc de tout le monde. ;;”
Potentiel zéro.
Tu venais d’être renvoyé avant même d’avoir postulé, d’avoir imaginé à quoi pourrait ressembler une entrevue avec eux.

- La composition des mélanges. Par exemple, les lattés contiennent plus de lait que d’expresso, les mokas sont plus sucrés et sont fait avec du cappuccino, les cappuccinos, eux, ressemblent aux lattés, mais la mousse est pas mal plus crémeuse avec un goût sucré… Enfin tu vois un peu le genre, il y en a beaucoup trop pour tous les expliquer. Mais si ça ne te parle pas, il y a toujours les cafés réguliers si tu veux.

C’était, ma foi, tout à fait décousu. Tu avais bien fait de ne pas venir porter ton CV ici lorsqu’il avait fallu faire un choix de carrière. Au final, tu aurais peut-être dû demander à la jeune femme derrière le comptoir de s’y mettre plutôt que toi… Le résultat aurait été beaucoup plus clair et satisfaisant pour les oreilles de ton invité.
Mais bon, la vie en avait décidé autrement.
Prenant une grande inspiration, tu sors tes mains de tes poches puis tu t’avances vers l’employée et son comptoir.

- Je te prendrais un latté vanille format venti avec un sandwich déjeuner classique… Plus un moyen latté aux épices d’automne avec un croissant, s’il-te-plait. Au nom d'Izaiah. Avec un Z et un H à la toute fin.

Tu avais choisi pour elle, ce n’était pas pour mal faire.
Feeling, tout simplement.
Et puis, tu voulais lui faire découvrir les joies du menu et ne pas la voir se cantonner à un café deux laits deux sucres parce que l’immensité de la question faisait peur. Dans le meilleur des cas, elle admettrait que tu avais bon goût… et sinon, elle t’insulterait.

Tu n’étais pas à ça près, si ?
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Dim 23 Fév 2020 - 15:30
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Soudainement, tu n’avais plus rien de l’être ignoble reportant le blâme de tout ce qu’il avait provoqué sur la personne l’accompagnant. Soudainement, tu étais de nouveau l’enfant perdue qui avait prié si longtemps Arceus pour une rédemption (qui n’était point venue), dans le noir de sa chambre, lorsqu’elle entendait les hurlements de sa mère se répercuter sur les murs. Soudainement, tu étais redevenue l’enfant tremblante dans ses couvertures, entendant les pleurs de cette mère et les bruits de verres brisés. Tu étais de nouveau l’enfant incertaine du monde s’ouvrant à elle, cette jeune fille enfermée dans une maison, n’ayant plus le droit d’en sortir, cette petite fille aux yeux rougis par les pleurs et le manque de sommeil, par la peur et l’incertitude.
Difficile à croire qu’un jour tu fus un être doux, un être capable de s’intéresser aux autres, une personne capable de s’inquiéter pour quelqu’un d’être, capable de s’occuper des plus faibles, de s’occuper des plus jeunes. Tu t’étais occupée de cette petite sœur qu’on t’avait offert, de cette petite sœur qui était devenue ton monde et qu’on t’avait arraché pour te pousser dans les flammes de l’enfer.
Difficile à croire, en te regardant dans la vie de tous les jours, que tu aies pu être quelque chose que la haine que tu dégageais, que la rage brillant dans tes prunelles et dans ce corps malmené, ce corps si maigre et couturé de cicatrices témoignant d’une existence rude et cruelle qui t’avait transformé en un monstre dévorant les rêves et espoirs des petits et plus grands. Mais, fut un temps, tu avais été une petite fille perdue, aux espoirs insensés. Une petite fille tremblante dans un coin de sa chambre quand le monstre se présentait devant elle, une petite fille tentant d’échapper au monstre que la mère avait laissé entrer dans la maison.

Devant tant de choix, d’incertitudes, devant une vague d’inconfort, le feu de ta haine s’était éteint. On avait soufflé dessus, on avait laissé la pluie l’éteindre pour ne laisser que des braises attendant le bon coup de vent pour faire renaître l’incendie. Tes bras étaient venus se croiser sur ta poitrine dans une étrange tentative de réconfort, de protection. Protection contre l’ignorance que tu possédais concernant le monde qui t’entourait, cette ignorance qu’on t’avait obligé à avoir en te tenant éloigner de toutes les possibilités d’éducation durant ton enfance et ton adolescence, durant ta vie entière.

Distraitement, tu écoutais ce que ce jeune homme venait à te dire. Tu ne connaissais rien, ne comprenais rien. Tellement tu avais eu l’habitude de voler pour survivre quelques tranches de jambons par-ci, quelques petits morceaux de noix par-là, ta connaissance de la gastronomie frôlait le zéro. Tu connaissais, au moins, ce qu’était un croissant, mais tu ne pouvais pas imaginer ce qu’était un latte, ni même quel goût ça pourrait avoir. Tu te contentais toujours d’un café noir sans sucres. Le goût n’était pas le meilleur, il était suffisamment amer pour laisser quelques fois des grimaces se dessiner sur ton visage, mais la chaleur en valait la peine. Vivre dans la rue poussait à ne pas être difficile. Et puis, c’était une sécurité, une commande simple. Il ne te serait jamais venu en tête de commander un latte.
(Tu te contentais de ce que tu connaissais)

Tu avais tenté de suivre et démêler les explications de l’inconnu qui avait dû supporter la boule de rage que tu étais, qui avait plié sous tes accusations, qui s’était montré terriblement faible jusqu’à te donner envie de le secouer pour obtenir une quelconque réaction davantage brusque. Donc, y’avait de la mousse sucrée, et de la mousse moins sucrée, et quelque chose qui composait les cappuccinos et les cappuccinos étaient la base des mokas. Tu n’étais pas certaine de vraiment comprendre.
Tu n’avais pas réagi quand il s’était avancé pour commander à ta place. Tu étais figée. Incertaine de comment assimiler les informations. Il était davantage aisé pour un enfant d’apprendre qu’un adulte ayant traversé l’enfer pieds nus.

« C’est quoi, du chorizo ? Tu en as parlé tout à l’heure. » Ce fut la première phrase qui franchit tes lèvres quand tu t’étais finalement avancée pour le rejoindre et attendre la commande avec lui.
Il n’allait pas falloir qu’il s’habitue à cette accalmie. Quelques instants et le feu reprendrait. Tu haïssais laisser transparaître une quelconque faiblesse, tu savais si bien qu’on allait en profiter pour te détruire encore un peu plus, pour te planter un couteau dans le dos. Et celui-là serait sans aucun doute le premier avec ses faux airs d’ange. Comme si tu n’allais pas voir que ça ne cachait pas quelque chose. Tu avais que trop l’habitude de traîner avec des personnes qui attendaient qu’on leur fasse confiance pour trahir. Tu n’allais pas lui donner une occasion de pouvoir le faire.

« Ça a intérêt à être bon. » Tu reprenais de ta hargne, tu replongeais dans les flammes qui brûlaient ardemment dans tout ton être. Ça n’aurait pas été long, le moment de calme. Mais c’était toujours plus.. sécuritaire pour toi, cette rage que tu pouvais sentir rongeant tes os. Tu ne pouvais pas la contrôler, mais elle te permettait de survivre. Cette hargne était tout ce à quoi tu pouvais te raccrocher.
Tout ce qui te restait.

Quand la commande arriva, tu la pris sans demander à celui qui avait payé pour et tu t'étais dirigée vers une table vide assez éloignée de la porte pour te préserver du coup de vent froid qu'il y aurait moindrement quelqu'un allait entrer.  « J'espère que la place te va. Fin', pas que je me soucie de ton avis, mais bon. »
Allais-tu cesser un jour ce comportement ?
Sans doute pas.
Asriel sauta sur la table et s'approcha du sandwich dégageant une merveilleuse odeur. Tu le laissas en prendre une bouchée. Il semblait se régaler.
« Asriel approuve tes goûts, en tout cas. »

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Mer 11 Mar 2020 - 21:54

YOU CAN'T BE THE ANGEL YOU SEEM TO BE
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Tu étais un éternel coupable.
Et quelque part, ça te plaisait. C’était sans doute une forme de masochisme en soit : être détesté et l’accepter… Mais c’était plus simple ainsi. Plus simple que la rébellion, plus simple que de lever les armes au nom d’une justice surfaite. Tu t’en foutais d’être vu comme un fléau. Ça ne t’atteignait pas, ça ne te parlait pas. Tu savais ce que tu valais. Et même si tu venais à apprendre que tout n’était que du feu, que le monde se porterait mieux en ton absence : quelle importance ? Tu étais là, c’était un fait, c’était indéniable. Tu ne comptais pas te soumettre aux mêmes bassesses d’esprit que les gens que tu t’évertuais à aider alors… Il faudrait faire avec. Tu ferais de ton mieux, continuerais d’aider en espérant ne pas nuire puis verrait ce que l’avenir en penserait.
Tu vivais simplement, Izaiah, en avais-tu conscience ? Jamais tu ne te prenais la tête, jamais tu ne t’énervais contre une réalité sur laquelle tu n’avais aucune emprise. Tu aimais être aimé, mais ne t’arrêtais pas à l’amour de tes pairs pour avancer. Tu avais été seul bien trop longtemps pour t’en soucier.
Tu avais passé la bague au doigt de la solitude, t’étais embrasé de son affection ardente, t’étais amouraché de sa passion silencieuse.
C’était la vie que tu menais, rien n’y changerait. Ton déménagement était encore trop récent pour que tu réalises à quel point il était bon d’être apprécié et de ne pas perdre les gens aussitôt qu’ils sortaient de l’hôpital.

Les relations durables -inatteignables- deviendraient bientôt ta drogue et ton salut… Mais pas aujourd’hui.
Pour aujourd’hui encore, tu parvenais à te convaincre que ce n’était pas grave si les gens partaient, s’ils se lassaient de toi ou s’ils te détestaient. Tu les comprenais, reconnaissais les mécanismes de défense qui dictaient leurs mots, agissais en silence en leur nom. Cette fille, dont le nom t’était toujours inconnu, était une parmi toutes les autres. C’était une âme écorchée par la dure vie, cette ennemie commune à tous ceux et celles qui n’avaient pas su l’apprivoiser.
Tu ne pouvais pas prétendre la connaître, mais ses vêtements en lambeaux et son regard hostile, embrasé, déchiré parlaient pour elle. Tu ne faisais qu’admirer les évidences.

- Une sorte de saucisson il me semble… À base de piments, excellent. Je te ferai essayer une prochaine fois, si ça t’intéresse.

Prochaine fois, prochaine fois de quoi ? Probablement que jamais vous vous ne vous reverriez. Une fois son repas terminé, la jeune femme allait sans doute disparaître dans la nature comme un animal sauvage en fuite face au chasseur. Tu ne pouvais pas garantir qu’elle allait prendre le temps de discuter avec toi, d’apprendre à te connaître (et vice versa) ou même qu’elle allait te remercier. Rien n’était moins garanti que les réactions d’une personne comme elle.
Et ça te suffisait.

- Je ne m’inquiète même pas. Si tu as réussi à apprécier le sandwich le plus crade et fade que l’humanité ait porté sur ses épaules, un jambon beurre quoi (t’avais manqué de temps pour penser à ta santé et tes papilles gustatives), alors je suis convaincu que tu vas être capable d’apprécier un sandwich déjeuner.

Tu ne manquais pas d’assurance, c’était peut-être un défaut. Mais quelle importance ? Le constat était bon et, surtout, très vrai. Tu avais préparé ton sandwich sans te prendre la tête histoire que ce soit vite terminé… Et voilà où ça vous avait mené.
Si un œuf, une galette de saucisse et du fromage l’interpellaient moins qu’une tranche de jambon callée sous deux tranches de pain beurrées, c’est ta vie que tu allais remettre en question. Sincèrement.

Lorsque ton nom est appelé, tu réagis à peine et laisse la demoiselle saisir son sandwich ainsi que son latté. Tu ne t’indignes pas du manque de délicatesse ou de la permission que tu aurais pu (dû ?) lui accorder pour se servir dans tes affaires.
Au fond, plus rien ne t’étonne.
Ce n’était péjoratif, c’est juste… Comme ça. La personne qui te fait face est facile à cerner ; ce genre de rage te rappelle celle de certains patients, elle te parle. Tu aurais aimé la comparer à Ezekiel, mais le constat n’était pas le même : lui aurait refusé ton aide puis t’aurait envoyé bouler. Il l’avait fait. Plus d’une fois.
Mais quelle que soit leur réaction respective, les deux ne manquaient pas de toupet lorsqu’il était temps de répliquer. Ils se ressemblaient, un peu. Dans la forme, moins dans le contenu ou dans la manière de l’appliquer. Voilà.

La talonnant jusqu’à une table, tu tires une chaise avec légèreté avant de t’y asseoir. La distance avec la porte te convenait. Puisque tu avais perdu ton manteau au combat, l’idée de te jeter dans les bras du froid ne t’enchantait pas particulièrement. Au moins, maintenant, c’était régler.

- C’est parfait !

Mais bon, ton avis, on s’en foutait.
Tu savais que ce n’était qu’une façade, que c’était le rôle qu’elle se donnait, le mur qu’elle construisait face à l’humanité.
Il te faudrait plus que quelques heures en sa compagnie pour réussir à la calmer… Mais c’était une durée et du temps que tu ne possédais pas. La blanche ne te le permettrait pas. Il n’y avait aucun risque pour que ça arrive. Aucun.

En voyant le … truc, l’araignée (Une sorte de Mimigal, en plus petit et plus jaune) sauter sur la table puis goûter au sandwich, tu ne peux retenir un léger sourire d’amusement. À tes pieds, Agony s’est couché, histoire de ne pas déranger. Mais tu sens son regard qui pèse sur vous, qui vous scrute en silence. Ça ne t’embête pas.
Enfin, pas trop.
Tu ne sais pas quel est son problème aujourd’hui ni d’où cette méfiance provient, mais elle est soudaine et inhabituelle. Tu ne sais pas comment l’apprivoiser, comment la gérer. C’est trop… C’est trop, tout simplement. Et si Agony devenait un pokémon dangereux…? Et s’il attaquait quelqu’un !? À cette idée, un frisson te parcourt.
Tu pourrais presque en pleurer. Presque.

- Heureux que ce soit validé !

Balances-tu avec entrain. Tu espérais que son avis rejoindrait le sien, sincèrement. Sinon, tu aurais l’air bien con. Mais bon, en dépit de son attitude agressive et de la dureté de ses mots, tu te doutais que ton vis-à-vis restait un être humain comme les autres.

- Alors, tu connais mon nom, mais je ne connais pas le tien. C’est pas très fair play, t’en penses quoi ?

Tu en pensais que tu allais sans doute te faire envoyer foutre. Dans trois, deux, un…

- Tu n’es pas obligée de me le dire. J’essaie juste de comprendre ce que tu foutais là-bas… Pas que je désire à tous prix me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais ça m’interpelle sans doute plus que ça ne le devrait.

Admets-tu en baissant légèrement ton regard vers ton latté. Tu te sentais un brin gêné d’admettre que sa situation te préoccupait. Elle te couvrait d’insultes depuis la première seconde de votre rencontre et, comme un idiot, tu t’inquiétais de la savoir dans la rue depuis on-ne-sait-combien-de-temps.
Tu avais la main sur le cœur Iza, ce n’était plus une question depuis le temps, mais quand allais-tu arrêter de vouloir sauver la veuve et l’orphelin ?
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Eleanore A. Idrys
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Mer 8 Avr 2020 - 0:03
you're not an angel
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Rejeter tes torts, tes fautes, sur le monde entier, sur ceux qui t’entouraient, était l’essence même de ta respiration.
Ce n’était jamais toi, la coupable. C’était le monde qui gravitait autour de ta personne qui l’était. Tu étais le résultat de leurs dires, le résultat de leurs vices, de leurs tourments. Tu étais le monstre qu’ils avaient construit, un par un, qu’ils avaient façonné. Le monstre des placards des enfants.
Une inspiration, une faute de plus de rejetée, une expiration, le monde qui quitte tes épaules. Tu n’avais jamais été celle qui acceptait d’être en faute. Celle qui acceptait d’être la raison du pourquoi rien ne venait à fonctionner. Tu n’étais pas le maillon faible. Tu n’étais pas la faiblesse. Si celui devant toi ne t’aimait pas, c’était qu’il ne faisait pas les efforts. (Mais qui pourrait bien t’aimer ?)

Cette façon que tu avais d’être provoquait ton malheur, ta misérable existence, t’envoyait dans les bas fond d’une vie que tu t’acharnais à mener sans rien changer. Ta personne même était la raison de toutes les explosions, tu étais la mine dans la vie des autres, celle qui explosait quand on relevait le pied. Et eux ? Des dommages collatéraux. Mais qu’en était-il réellement ? Tu n’étais pas inhumaine, Eleanore. Seulement détruite. Seulement en morceaux, morceaux acérés se levant contre toute forme menaçante. Et l’être humain en général l’était.
Rejeter tes torts sur les autres était l’essence même de ta respiration et ta perte à la fois.
Qui pourrait bien aimer le monstre que tu étais, qui pourrait bien aimer ce concentré de haine, de rage, cette bombe à retardement ? Personne. Tu ne comprendrais pas qu’on puisse véritablement s’attacher à toi, que l’on puisse désirer ta présence. Jamais ça ne viendrait faire de sens.

Et comme on ne pouvait pas t’aimer, tu n’allais pas les laisser t’approcher.
Tu allais te nourrir de leur douleur, de leur peur, tu allais te nourrir des tourments des autres pour grandir, pour les détruire à leur tour. Imposer dans leur regard la rage qui dévore le tien. Cette flamme immortelle qui brûle ton être seconde après seconde. Torture éternelle.
i want to watch you change from a butterfly and into chains
Tu n’avais désir que de les rendre aussi fous que toi. Désir de te vengeance au-delà des espérances, d’importer cette fragmentation dans toutes les âmes qui auraient eu le malheur de te croiser.
Izaiah n’allait pas y échapper, n’est-ce pas ? Tu ne comprenais pas pourquoi il s’était arrêté. Il aurait pu passer son chemin, après l’altercation, mais non. Il avait ployé les épaules, accepté ta présence, laisser ton poison s’inviter dans ses veines. Pourquoi ? Izaiah t’échappait. Tu ne parvenais pas à saisir ce qui l’animait, à croire en cette beauté, cette conscience angélique. Un démon devait bien se tapir à l’intérieur, quelque part. Et tu allais le pourchasser jusqu’à le créer.
Tu ne pus que froncer les sourcils suite à sa phrase. La prochaine fois de quoi ? Il ne pensait quand même pas être suffisamment intéressant pour que tu souhaites continuer de le voir, le revoir même ?  Il avait beaucoup trop d’assurance. « Quelle prochaine fois, Izaiah ? »
Quelle prochaine fois ? Tu ne comptais pas prolonger votre contact, tu ne comptais pas le laisse t’approcher. Avait-il cette douce illusion de pouvoir te connaître ? Il se trompait ouvertement, lourdement. Jamais il n’aurait le loisir de t’approcher. Tu allais le laisser en pièces avant qu’il n’effleure ne serait-ce que la surface de tes sombres pensées, de tes propres démons qui se mouvaient sous ton regard, à la vue de tous et pourtant, si impossible à atteindre.

Il allait se noyer bien avant de pouvoir comprendre ce qui se passait. Ton regard s’était posé sur Izaiah quand vous vous étiez assis, sans que tu n’aies répliqué sur sa phrase disant que si tu avais su apprécier le sandwich qui lui avait autrefois appartenu, il ne doutait pas que tu saurais aimer celui-ci. Parce que ce n’était pas à lui de décider ce qui était étonnant, ce qui ne l’était pas. Ce n’était pas à lui de décider tout simplement. Sur tout et rien, non, ce choix ne lui appartenait pas. Ça aussi, tu le lui avais volé à l’instant où il avait décidé de prolonger le contact avec ta personne et tu te promettais qu’un jour, il allait s’en mordre les doigts.
« Tant mieux. Parce qu’on n’aurait pas changé de place si ce n’avait pas été le cas. » Ton confort passait avant le sien. Ton confort passait avant celui des autres sur tous les plans (quel confort, très chère ? quel putain de confort pouvais-tu bien trouver dans cet univers où tout ce qui apparaissait de toi était une rage sans fin ?) Picotements dans tes veines. Haine dans le regard. La précédente faiblesse que tu avais eu, l’hésitation, l’effacement, n’existaient plus et il avait bien intérêt à ne pas le ramener sur le tapis ou tu te ferais un malin plaisir de lui montrer qu’une table, ça se mange. Et des insultes aussi. Même s’il ne semblait pas très réactif aux bousculades orales.

Tu n’avais rien d’un être humain, pas vrai ? Tu étais rythmée par la violence des hurlements résonnant dans ton esprit, hurlements que tu voulais faire taire, souvenirs que tu voulais noyer dans l’océan, brûler dans le plus grand feu de forêt n’ayant jamais existé. Tu n’étais que cette souffrance qui ne cessait de croître, encore. Et encore. Tu ne pourrais jamais te considérer comme un être humain, comme quelque chose d’aimable. T’étais détestable et t’allais le rester. Tu ne saurais même pas comment faire pour changer. Tu étais enchaînée dans la colère vibrante dans tout ton être.
Tu ne savais pas t’arrêter. Au fond, tu ne pouvais juste pas prendre une pause , tu ne pouvais pas souffler, et tu te détruisais tout en détruisant les autres, pièces par pièces, tu allais faire de cette planète un désert.
« Comme si je me souciais de ce qui fair play ou non. »

Ta voix tranchait. Elle tranchait toujours, représentatrice de la haine qui bouillonnait en toi. « Et t’es sûr que c’pas c’que tu désires ? C’l’impression que tu donnes actuellement ! »
Une pause. Quelques secondes. Une gorgée de café prise et une bouchée de sandwich avalée. « Eleanore. Mon prénom est Eleanore. » Une nouvelle gorgée de café. Tu devais admettre qu’il avait bon goût pour choisir la nourriture et le breuvage, mais tu ne prendrais jamais le temps de le dire. Ni même de le remercier. « Qu’est-ce que ça peut bien t’foutre à toi, où j’vis et pourquoi j’vis là ? J’parie que t’as ton appartement tout beau tout propre. Et ton confort. »
Tes yeux lançaient de nouveau des éclairs alors que tu le fixais. Tu ne pourrais jamais comprendre cette main tendue, tu ne pourrais jamais l’accepter sans.. la rejeter et l’abîmer de prime abord. C’était trop simple de vouloir t’aider. Trop simple de s’inquiéter pour toi. « Tu devrais pas t’contenter d’avoir tout ça, de l’argent, ta vie bien rangée et faire comme tout le monde : passer ton chemin ? »

Parce que quelque part, Izaiah avait toujours été tout ce que tu détestais.
Tout ce que tu fuyais.

there's nothing to save, nothing to hide.
(c) TakeItEzy (Izaiah L. Silvērsteiń)


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